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 La prière du vendredi

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Oum Mouqbil
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MessageSujet: La prière du vendredi   Dim 9 Nov 2008 - 17:58

Le cas des dispensés de la prière du Vendredi

Al-Imâm Muhyî ad-Dîn Abî Zakaria Yahyah Ibn Charaf an-Nawawî




Nos compagnons considèrent que les fidèles dispensés de la prière du Vendredi se divisent en deux catégories :

D’une part, ceux dont l’excuse va probablement disparaître et pour qui la prière du Vendredi sera à nouveau obligatoire, comme l’esclave, le malade, le voyageur, etc. Ceux-là vaut mieux qu’ils attendent d’être certains de ne pas pourvoir assister à celle du vendredi. D’autre part, ceux dont la dispense est permanente, comme la femme ou le malade chronique : il existe deux positions à leur sujet, la plus valable étant qu’il leur est recommandé de faire la prière de « dhouhr » au début du temps qui lui est imparti, puisqu’il est préférable d’accomplir les prières le plus tôt possible.

la deuxième position considère qu’ils font mieux d’attendre que l’heure de la prière du vendredi soit passé comme la première catégorie, car ils s’efforcent de se rendre à la prière du vendredi, et car c’est la prière du vendredi qui est effectuée par ceux qui accomplissent intégralement les devoirs et il est préférable qu’elle ait lieu la premièr [...] Nos compagnons considèrent qu’il est recommandé aux bénéficiaires de dispenses, d’assister à la prière du vendredi même s’ils ont déjà fait la prière de « dhouhr » car elle est plus complète. Ils ajoutent : Nous avons dit que pour les bénéficiaires de dispenses, comme l’esclave, la femme ou le voyageur, c’est le « dhouhr » qui est obligatoire : s’ils l’accomplissent, leur action est valide, et s’ils n’accomplissent pas le « dhouhr » mais accomplissent la prière du vendredi, cela est unanimement reconnu comme suffisant

[...]

L’on peut demander, s’il est obligatoire pour eux d’accomplir les quatre Raka’ah de « dhouhr », comment cette obligation est effacée par l’accomplissement des deux Raka’ah de la prière du vendredi : c’est que, même si la prière du vendredi ne comporte que deux Raka’ah, elle est indubitablement plus complète que celle de « dhouhr » ; elle est donc obligatoire pour ceux qui accomplissent intégralement les devoirs, et les bénéficiaires de dispenses en sont exemptés pour les soulager, mais s’ils l’accomplissent quand même c’est bien et suffisant, comme le dit le classificateur à propos du malade qui se lève ou de celui qui se lave les pieds lors des ablutions au lieu d’essuyer ses souliers [...] [1]


Notes
[1] Kitâb « Madjmu’ Charh al-Mouhhadhab »de L’Imâm an-Nawawî, vol-4
http://www.manhajulhaqq.com/spip.php?article10
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: La prière du vendredi   Dim 9 Nov 2008 - 18:01

Est-il permis de faire le sermon du vendredi en une autre langue que l’arabe ?

al-Lajnah ad-Dâ-ima & SHeikh Ibn ’Uthaymîn




Certains des gens de science soutiennent l’interdiction de la traduction des sermons du vendredi et des deux fêtes en langues autre que l’arabe. Ils souhaitent par ceci (rahimahum Allâh) préserver la langue arabe et la sauvegarder à l’instar du Messager (sallallahu ’alayhi wa sallam) et de ses Compagnons (radhiallâhu ’anhoum) qui prononçaient leurs discours en arabe dans les pays non arabes comme ailleurs. C’est aussi pour encourager les gens à apprendre l’arabe et à en prendre soin.

D’autres des gens de science soutiennent la permission de traduire les sermons en langues autre que l’arabe, si les interlocuteurs ou la majeure partie d’entre eux ne comprennent pas l’arabe, compte tenu de l’objectif pour lequel Allâh a institué le sermon. En effet, il s’agit bien de faire comprendre aux gens les dispositions qu’Allâh leur a prescrites et les choses qu’Il leur a proscrites et leur orientation aux bonnes choses et aux nobles qualités et leur mise en garde contre ce qui est contraire à cela.

Nul doute que le sens et la portée « du sermon » sont plus importants que les mots. Ceci est surtout vrai quand on s’adresse à des gens qui ne comprennent pas l’arabe et qui ne seraient pas touchés par le sermon et que l’usage de l’arabe ne pousserait pas à apprendre cette langue et à s’en occuper, ce qui est surtout le cas à notre époque, car les Musulmans sont en retard tandis que les autres sont en avance et que la langue du vainqueur progresse, et celles des vaincus régressent dans le monde.

Si l’objectif visé à travers la transmission des connaissances et de la Loi islamique aux gens ne pourra se réaliser au sein des non-arabes que grâce à la traduction des sermons en leurs langues, l’avis qui autorise la traduction des sermons dans les langues des gens qui écoutent et qui leur permettent de comprendre le discours et d’en saisir la portée mérite mieux d’être suivi. Ceci est d’autant plus vrai que la non traduction peut provoquer disputes et querelles. C’est pourquoi la traduction s’impose dans ce cas parce qu’elle permet de réaliser un avantage et d’écarter un préjudice.

S’il existe au sein de l’auditoire des gens qui comprennent l’arabe, le prêcheur doit utiliser les deux langues alternativement ; Il prononce le sermon d’abord en arabe, ensuite il le répète dans l’autre langue comprise par les autres. Ce qui permet de réaliser deux avantages et d’écarter le préjudice et d’écarter toute dispute au sein de l’auditoire.

Cela s’atteste dans de nombreux arguments tirés de la Législation. Citons-en les propos d’Allâh - Subhânahu wa ta’âla :


« Et Nous n’ avons envoyé de Messager qu’avec la langue de son peuple, afin de les éclairer. Allâh égare qui Il veut et guide qui Il veut. Et, c’est Lui le Tout Puissant, le Sage. » [1]

Citons encore l’ordre donné par le Messager (sallallahu ’alayhi wa sallam) à Zayd Ibn Thâbit d’apprendre la langue des Juifs pour l’utiliser dans ses correspondances et pour leur expliquer les preuves, et pour pouvoir lire leurs messages et en expliquer le contenu au Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam).

Citons aussi le fait que, quand les Compagnons (radhiallâhu ’anhoum) envahirent les territoires persan et byzantin, ils invitèrent les gens en arabe à se convertir à l’Islâm par le biais d’interprètes avant de les combattre. Quand ils conquirent lesdits territoires, ils appelèrent les gens vers Allâh - Subhânahu - en arabe et leur donnèrent l’ordre d’apprendre cette langue. Ceux qui ignoraient celle-ci étaient appelés dans la langue qu’ils comprenaient. C’est ainsi qu’il fut possible de leur administrer la preuve [de la validité de l’Islâm]. Nul doute que c’est le chemin qu’il faut suivre à la fin des temps, au moment où l’Islâm est, et redeviendra étranger, et où les gens sont accrochés à leurs langues respectives.

La traduction est devenue nécessaire et le prêcheur ne peut plus s’en passer dans son prêche. L’orateur doit choisir ce qui est mieux pour l’auditoire. S’il s’avère utile de diviser le sermon et de traduire les parties l’une après l’autre jusqu’à la fin, il doit le faire. S’il juge plus utile de tout traduire après le sermon arabe ou après la prière, il peut procéder de cette façon. Wa Allâh - Ta’âla - A’lâm. [2]

Question :

Quel est le jugement concernant le fait de faire le sermon du Vendredi, en une autre langue que l’arabe ?

Réponse :

Ce qui a été authentifié à ce sujet, c’est qu’il n’est pas permis au prêcheur du Vendredi, de faire le prêche dans une langue qui n’est pas comprise par les auditeurs. Et si ces gens ne sont pas arabe, et ne comprennent pas la langue l’arabe, et bien certes, il prêchera dans la langue qu’ils comprennent. Car cela est un moyen d’éclaircissement [de la religion] pour eux. Car l’objectif du sermon est l’éclaircissement des limites d’Allâh - Subhânahu wa ta’âla - envers Ses serviteurs et leurs exhortations, ainsi que leurs guidés. Par contre, les versets du Qor’ân doivent être récité en arabe, et ensuite ils doivent être traduit dans leur sens rapprochés. Et la Parole d’Allâh - ’Azza wa Djal - indique que le prêcheur, doit prêcher dans la langue de son peuple :


« Et Nous n’avons envoyé de Messager qu’avec la langue de son peuple, afin de les éclairer. Allâh égare qui Il veut et guide qui Il veut. Et, c’est Lui le Tout Puissant, le Sage » [3]

Et Allâh a bien fait voir que le moyen d’éclaircissement se fait par la langue que les gens comprennent. [4]



Notes
[1] Coran, 14/4
[2] Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-’Ilmiyyah wal-Iftâ, 8/251-255
[3] Coran, 14/4
[4] Kitâb « Fatâwa Arkân al-Islâm » du Sheikh Ibn ’Uthaymîn, p.393


http://www.manhajulhaqq.com/spip.php?article30
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: La prière du vendredi   Dim 9 Nov 2008 - 18:05

Réciter la sourate « La Caverne » le vendredi

Les règles et principes à la lumière de la science





L’éminent savant SHeikh Ibn BâZ (rahimahullâh) a été interrogé sur le fait de réciter la sourate « La Caverne » (al-Kahf) le jour du vendredi ainsi que sa nuit, et est-ce que cela est une chose recommandée ?



SHeikh Ibn BâZ (rahimahullâh) a expliqué qu’il y a sur cela des hadîths élevés dont les chaînes de transmission se compensent les uns des autres ; et toutes indiquent le fait qu’il est légiféré de réciter la sourate « La Caverne » le vendredi. Certes, il a été certifié d’après Abî Sa’îd al-Khoudrî (radhiallâhu ’anhu) que cette pratique fait partie des actes conformes à la Sounnah. A l’exemple de cela, rien n’était appliqué dans ce sens sur la base d’un point de vue (personnel), et bien au contraire, tout indique que cela était une Sounnah [dans sa pratique].

SHeikh (rahimahullâh) a souligné ce qui a été rapporté sur la récitation de la sourate « al-Kahf » le jour du vendredi, et certains de ces hadîths sont faibles. Ceci dit, les gens de science ont indiqué que (ces hadîths) se renforcent les uns des autres pour confirmer la pratique [de cette récitation]. Et il a été certifié [comme précisé plus haut] que Abî Sa’îd al-Khoudrî (radhiallâhu ’anhu) appliquait cela.

Le fait donc de faire cela est une bonne chose nous dit SHeikh. Il y a un suivi de ce noble Compagnon (radhiallâhu ’anhu), en plus du fait que les hadîths sur cette pratique renvoient à cette tradition. Ils se renforcent les uns les autres pour confirmer ce qu’a fait le Compagnon comme cela a été rappelé. Quant au fait de la réciter dans la nuit du vendredi, SHeikh Ibn BâZ dit qu’il ne connait pas de preuve qu’il le légifère. [1]

Outre l’avis de SHeikh Ibn BâZ (rahimahullâh), voici quelques hadîths que SHeikh al-Albânî (rahimahullâh) a authentifiés sur le sujet :

D’après Abû Sa’îd al-Khoudrî, le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :
« Quiconque récite la sourate de la Caverne au cours de la nuit du vendredi, on lui éclairera l’espace qui le sépare de la Maison antique » [2]

Le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :
« Quiconque récite la sourate de la Caverne le vendredi bénéficiera d’un éclairage (divin) jusqu’au vendredi suivant » [3]

D’après Ibn ‘Oumar (radhiallâhu ‘anhu) le Messager d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :
« Quiconque récite la sourate de la Caverne le vendredi recevra une lumière qui jaillira de ses pieds pour se répandre vers les horizons célestes et l’illuminera au jour de la Résurrection. Et il lui sera pardonné (les péchés commis) entre deux vendredi ». [4]



Notes
[1] Madjmu’ Fatâwa de Sheikh Ibn bâZ, 12/414-415
[2] Rapporté par ad-Darâmî. Le hadith est jugé authentique par SHeikh al-Albânî dans « Sahîh al-Djâmi’ ».
[3] Rapporté par al-Hâkim et al-Bayhaqî. Il est déclaré authentique par SHeikh al-Albânî dans « Sahîh al-Djâmi ».
[4] Authentifié par SHeikh al-Albânî dans « Sahîh at-Targhîb wat-Tarhîb ».
http://www.manhajulhaqq.com/spip.php?article494
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: La prière du vendredi   Lun 24 Mai 2010 - 10:55

Autour de la prière du vendredi

Cheikh Al-’Uthaymîn




Voici deux avis juridiques de Cheikh Al-’Uthaymîn, rahimahou Allah, relatifs au fait de dire « amin » après les invocations de l’Imam alors qu’il est sur la chaire (minbar) et le fait de lever les mains à ce moment-là lors de la prière du vendredi. N’hésitez pas, Barak’Allâhu fîkum à propager ces avis juridiques en espérant la récompense d’Allah Seul, car, comme vous le constatez, beaucoup de nos frères et soeurs sont en contradiction avec la sunna à ce sujet-là. Qu’Allah nous guide et les guide :



Question :

Est-ce que le fait de dire « amin » suite aux invocations prononcées par l’Imam après le sermon (khutbah) du vendredi relève des innovations ?



Réponse :

Ceci ne fait pas partie des innovations. Le fait de dire « amin » après les invocations de l’imam lorsqu’il se met à en faire est recommandé. Cependant ceci ne doit pas être effectué en groupe et à haute-voix mais plutôt chacun dit « amin » seul et à voix-basse pour ne pas gêner ceux qui sont autour de nous ou élever la voix. Donc, chacun dit « amin » aux invocations de l’imam discrètement (sirân) et seul indépendamment des autres.



Question :

elle est la règle religieuse quant au fait de lever les mains alors que l’imam fait son sermon du vendredi ?



Réponse :

Lever les mains alors que l’imam fait son sermon du vendredi n’est pas légiféré. Les compagnons ont même désapprouvé ’Ali Bachir Ibn Maruan au moment ou il leva les mains pendant le sermon du vendredi. Ceci n’est pas légiféré à l’exception de l’invocation de la demande de pluie car il a été rapporté de façon authentique que le prophète, ’alayhi salat wa salam, avait levé les mains en demandant à Allah qu’Il fasse decendre la pluie pendant le sermon du vendredi. Les gens présents firent de même.

Et il ne convient pas de lever les mains au moment des invocations pendant le sermon du vendredi en dehors de ce cas-là.






Source : Fatawa arkân al-islâm, Question 322 & 323, Page 392 et 393.

Auteur : Sheikh Al-’Uthaimîne
Traduction : Abou Abdillah.
Source : www.sounna.com/
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Oum sajida
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MessageSujet: Re: La prière du vendredi   Mar 25 Mai 2010 - 16:58

Abandonner la prière de vendredi à cause du travail
Cheikh Mohamed Ali Ferkous (Qu' Allah le préserve)


Question :
Certains services privés obligent leurs fonctionnaires à assurer une permanence dans leurs entreprises le vendredi.

Devraient-ils alors faire la prière du Dhouhr (prière de midi) ou accomplir la prière du vendredi ?

S’ils sont enjoints de faire la prière du Dhouhr, devraient-ils l’accomplir en groupe ?



Réponse :
Louange à Allah, Maître des Mondes; et paix et salut sur celui qu'Allah a envoyé comme miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection.

Ceci dit :
Sachez que la prière du vendredi est un devoir individuel envers chaque homme musulman libre, sain, pubère, résident, pouvant se déplacer pour y assister et n’ayant pas d’excuses valables lui autorisant de ne pas y assister. Ceci fait l’unanimité, car Allah a dit :
يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِذَا نُودِي لِلصَّلاَةِ مِن يَوْمِ الْجُمُعَةِ فَاسْعَوْا إِلَى ذِكْرِ اللهِ وَذَرُوا الْبَيْعَ ذَلِكُمْ خَيْرٌ لَّكُمْ إِن كُنتُمْ تَعْلَمُونَ﴾ [الجمعة : 9].

(Ô vous qui avez cru! Quand on appelle à la prière du jour du Vendredi, accourez à l’invocation d’Allah et laissez tout négoce[1]. Cela est bien meilleur pour vous, si vous saviez!﴿ [El-Djoumou`a (Le Vendredi) : 9].

Le Prophète a dit : « Que les gens ne laissent jamais la prière de vendredi, sinon, Allah mettra un sceau sur leurs cœurs, puis ils seront inscrits parmi les distraits »[2].

Le Prophète a dit aussi : « Celui qui abandonne la prière de vendredi trois fois par négligence, Allah mettra un sceau sur son cœur »[3].

Ceci dit, il est valable d’accomplir la prière de vendredi en tous lieux, que ce soit en ville, en village, dans une mosquée, dans une construction élaborée à cet effet ou dans un espace qui y est annexe.

Donc, la prière de vendredi fait partie de l’ensemble des prières à l’unanimité, et elle ne peut prendre le statut des autres actes que s’il y a une preuve établissant l’exception, car le Prophète a dit : « On m’a fait la terre un lieu de prière et un moyen de purification »[4].

`Omar Ibn El-Khattâb a envoyé une lettre aux gens de Bahreïn en leur disant : « Accomplissez la prière de vendredi où que vous soyez »[5].

Ce propos englobe tous les endroits, comme il comprend également les nomades, tel qu’il est rapporté par les Compagnons du Prophète .

Cependant, s’il n’est pas possible d’assister à la prière de vendredi pour une raison donnée, il y a lieu de dire qu’il a été sus-cité que parmi les conditions de l’obligation d’assister à la prière de vendredi est que la personne n’ait pas d’excuses valables justifiant son abandon ; en somme, toute personne susceptible de subir un mal ou un dommage en se rendant à la mosquée pour l’accomplir est comptée parmi les gens ayant des excuses valables, conformément au hadith où le Prophète :saws: a dit : « Celui qui entend l’appel à la Prière et ne vient pas prier, sa prière ne sera pas valide sauf s’il a une excuse [valable] »[6].

Par ailleurs, l’excuse valable, consistant dans la difficulté, le besoin et la nécessité, qui est la cause de l’autorisation [de ne pas assister à la prière de vendredi], est une chose relative et non pas absolu. Ainsi, la détermination de l’excuse valable dépend de l’effort personnel ; la personne est laissée à sa foi et à sa piété pour la délimiter, car tout être religieusement responsable est connaisseur de sa propre personne ; donc, il sait quand est-ce qu’il recoura à l’autorisation, tout en tenant compte des limites assignées par la Charia.

En outre, et à titre d’information complémentaire, il y a lieu de dire que le dit hadith indique – aussi – que parmi les conditions de l’obligation de la prière de vendredi et de la prière en groupe est le fait d’entendre l’appel à la prière. Ceci englobe forcément celui qui se trouve à l’extérieur d’une agglomération et, à plus forte raison, celui qui se trouve à l’intérieur.

Du reste, ce qui doit être tenu au compte en ce qui concerne l’écoute de l’appel à la prière est que le muezzin ait une haute voix, qu’il n y ait pas de bruit [empêchant l’écoute], que le vent soit paisible et que tout autres empêchements soient inexistants.

Ceci dit, il est établi en science de jurisprudence que ceux pour qui la prière de vendredi n’est pas obligatoire, et n’y ont pas assisté, doivent l’accomplir en tant que prière de Dhouhr.

Le savoir parfait appartient à Allah, et notre dernière invocation est qu'Allah, Seigneur des Mondes, soit Loué, et que prière et salut soient sur notre Prophète, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection.


________________________________________________
Note :
[1] Laissez tout négoce : abandonnez toutes vos occupations pour pouvoir accomplir votre devoir religieux.
[2] Rapporté par Mouslim, chapitre du « Vendredi », de la gravité du péché commis en négligeant la prière et le prône de vendredi, Ed-Dârimi, chapitre de « La prière », concernant celui qui abandonne la prière de vendredi sans excuse valable et El-Baghawi dans « Charh Es-Sounna », chapitre du « Vendredi », concernant la menace pesant sur celui qui abandonne la prière de vendredi sans excuse valable, par l’intermédiaire d’Abou Hourayra .
[3] Rapporté par Abou Dâwoûd, chapitre de « La prière », concernant la classification des traditions relatives au vendredi, de l’avertissement de la négligence de la prière de vendredi.
Ce hadith est aussi rapporté par Et-Tirmidhi, chapitre du « Vendredi », concernant la négligence de la prière de vendredi sans excuse valable, par Ibn Mâdjah, chapitre de « L’établissement de la prière et l’application de la Sounna en prière », concernant ce qui est rapporté au sujet de celui qui abandonne la prière de vendredi sans excuse valable, par Ahmed (3/424-425) et par Ibn Hibbâne, chapitre de « La prière », concernant la prière de vendredi (hadith 2775), par l’intermédiaire d’Abou El-Djâ`d Ed-Dhamri . Ce hadith est jugé authentique par El-Albâni dans « Sahîh Et-Targhîb Wet-Tarhîb » (hadith 727).
[4] Rapporté par El-Boukhâri, chapitre de « La prière », concernant le propos du Prophète : « On m’a fait la terre un lieu de prière et un moyen de purification » et Mouslim, chapitre des « Mosquées et des endroits de la prière », par l’intermédiaire de Djâbir .
[5] Rapporté par Ibn Abi Chaybah, concernant celui qui dit que la prière de vendredi est valable dans les villages et ailleurs. El-Albâni a dit dans « Ed-Da`îfa » : « Sa chaîne de narration est authentique selon les conditions établies par les deux Cheiks (El-Boukhâri et Mouslim).
[6] Rapporté par Ibn Mâdjah, chapitre des « Mosquées et de la prière en groupe », concernant l’avertissement de la négligence de la prière en groupe, par Ibn Hibbâne, chapitre de « La prière », concernant la prescription de la prière en groupe et les excuses valables justifiant le fait de ne pas y assister, et par El-Hâkim, chapitre de « La prière » (1/363)

Voir : « El-Irwâ' » (2/337), « Tamâm El-Minna » (hadith 367) et « Sahîh Et-Targhîb Wet-Tarhîb » (1/301) (hadith 436).

Source :
http://www.ferkous.com
http://salafidunord.over-blog.com/1-categorie-1038939.html
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: La prière du vendredi   Ven 5 Nov 2010 - 15:04

La prière du Vendredi

Cheykh 'Abdel 'Adhdim El Badawi


Chapitre de la prière du Vendredi :

Les savants donnent 2 explications au nom donné à ce jour de « Joumou’a » :
1- Certains savants disent que c’est le jour où Allah (soubhanna wa ta’ala) a rassemblé la création de Adam (‘alayhi salam)
2- D’autre ont dit que « el joumou’a » est appelé ainsi car c’est le jour où les gens se rassemble.



Jugement de la prière du Vendredi :

Assister à la prière du vendredi est obligatoire pour chaque musulman, sauf 5 personnes : l’esclave, la femme, l’enfant, le malade et le voyageur. La preuve de cela est la parole d’Allah (soubhanna wa ta’ala) : « Ô vous qui avez cru, lorsqu’on appelle à la prière du jour du vendredi, accourez vers le rappel d’Allah et délaissez tout négoce. Cela est bien meilleur pour vous, si vous saviez ! » (sourate El Joumou’a, v. 9)

« accourez vers le rappel d’Allah » : C’est-à-dire la prière et la khoutba (le sermont)

« délaissez tout négoce » : Ceci est valable pour tout autre occupation, pas seulement pour le commerce. Allah (soubhanna wa ta’ala) a cité le commerce ici car c’est le métier de beaucoup de gens.


Selon Târiq Ibnou Shihâb (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Le joumou’a (c-à-d la prière du vendredi) est une obligation et un devoir pour chaque musulman, en groupe, sauf pour 4 personnes : l’esclave, la femme, l’enfant ou le malade. » (rapporté par Abou Dawoud et d’autres)

Et selon ‘Oumar (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Il n’y a pas de prière du vendredi pour le voyageur. »



Les mérites de cette prière :

Like a Star @ heaven Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Celui qui se lave le jour du vendredi, puis se rend à la prière et prie ce qu’Allah lui aura destiné, puis écoute jusqu’à ce que l’imam termine sa prière et prie avec l’imam, Allah lui pardonnera ses péchés entre ce vendredi et le précédant, et 3 jours de plus. »

« prie ce qu’Allah lui aura destiné » : C’est-à-dire les prières surérogatoires avant la khoutba (car nous allons voir que faisait partie de la sounnah de prier avant la khoutba, autan qu’on le souhaite et il n’y a pas de limite au nombre de rak’at)

« et 3 jours de plus » : Donc 10 jours en tout. Les savants ont dit que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit cela car la bonne action est multipliée par 10 au minimum.


Like a Star @ heaven Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه) également, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Entre les 5 prières, du vendredi jusqu’au vendredi, du Ramadan jusqu’au Ramadan, sont des période où les péchés sont expiés et pardonnés, tant que la personne s’abstient des grands péchés. » (rapporté par Mouslim et A-Tirmidhi)

« tant que la personne s’abstient des grands péchés » : car les grands péchés ne sont pardonné qu’avec at-Tawba (le repentir)



La mise en garde contre son délaissement :

Like a Star @ heaven Selon Ibnou ‘Oumar et Abou Hourayra (رضي الله عنها), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit alors qu’il était sur le Minbar : « Que les peuples cessent de délaisser le vendredi (= les prières du vendredi), ou Allah tamponnera leur cœur et ils feront partie des personnes négligentes. »  (rapporté par Mouslim et An-Nassa-i)

« Allah tamponnera leur cœur » : c’est-à-dire que leur cœur ne sera plus atteint par les bonnes paroles et les bonnes actions.

Les savants ont déduit de ce hadith :
1- Que de délaisser la prière du joumou’a fait partie des grands péchés. En effet, à partir du moment où il y a un châtiment, une malédiction ou une sentence cités pour une chose, alors c’est qu’il s’agit d’un grand péché. Et dans ce hadith le châtiment est
2- Que d’assister à la prière du joumou’a est obligatoire pour chacun des musulmans, car le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a mis en garde contre celui qui la délaisse. S’il s’agissait d’une obligation pour une partie des musulmans seulement, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) aurait obligeait de la faire mais n’aurait pas réprimandé ceux qui la délaissent.


Like a Star @ heaven Selon ‘Abdallah Ibnou Mas’oud (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « J’ai eu l’intention d’ordonner à un homme de diriger la prière à ma place, puis de me rendre chez des hommes qui délaissent la prière du vendredi et de les brûler dans leur maison. » (rapporté par Mouslim)
On connaissait ce hadith dans le cadre de la prière en groupe, car il y a 2 versions de ce hadith, une où il est dit : « 3anil jama’a » (délaissent la prière en commun), l’autre où il est dit : « 3anil joumou’a » (délaissent le vendredi). Les 2 versions sont authentiques.

Like a Star @ heaven Selon Abou-l Ja’d Ad-Doumari (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Celui qui délaisse 3 prières du vendredi, en les négligent, Allah tamponnera alors son cœur. » (rapporté par Abou Dawoud et A-Tirmidhi)

Like a Star @ heaven Selon Oussama Ibnou Zayd (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Celui qui délaisse 3 vendredis sans excuse, il sera inscrit parmi les hypocrites. »

Et beaucoup pensent que ce hadith signifie 3 joumou’a d’affilés. Or ceci est faux, dans aucun hadith le Prophète (صلى الله عليه و سلم) n’a dit « 3 joumou’a d’affilés ».



L’heure du joumou’a :

Son heure est l’heure du Dohr.
La preuve est le hadith de Anas (رضي الله عنه) qui dit : « Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) priait le joumou’a lorsque le soleil dépassait le zénith. » (rapporté par Al Boukhari, Abou Dawoud et A-Tirmidhi)

Il est même autorisé de faire le joumou’a avant l’heure de Dohr.
La preuve de cela est le hadith de Jâbir Ibnou ‘Abdillah (رضي الله عنه) qui dit qu’il a été question sur l’heure où le Prophète (صلى الله عليه و سلم) priait le joumou’a. Il a répondu : « Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) priait, puis nous sortions et allions vers nos chameaux pour les abreuver, au moment où le soleil avait dépassé son zénith. » (rapporté par Mouslim)

On comprend de ce hadith, que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) avait déjà le khtouba et la prière du vendredi lorsque le soleil dépassait son zénith, donc autrement, il avait commencé avant l’heure du Dohr.



El Khoutba (le discours du Vendredi) :

C’est une obligation, car le Prophète (صلى الله عليه و سلم) l’a toujours fait et ne l’a jamais délaissé. Et dans un de ces hadith il (صلى الله عليه و سلم) nous dit : « Priez comme vous m’avez vu prier. » Et ce qui est connu du Prophète (صلى الله عليه و سلم) c’est qu’il précédait toujours la prière du vendredi de 2 khoutba.


Comment faisait-il (صلى الله عليه و سلم) le khoutba ?

Il (صلى الله عليه و سلم) disait pour le khoutba, comme cela est rapporté dans sahih Mouslim : « Le fait qu’un homme allonge la prière du vendredi et raccourci le discours, est une preuve de sa compréhension de la religion. Allongez donc la prière et réduisez le discours, et il y a dans l’explication une sorcellerie. » (rapporté par Mouslim)

« Allongez donc la prière » : Et cet allongement est jugé en fonction de la sounnah. Or le Prophète (صلى الله عليه و سلم) récitait dans le prière du joumou’a soit :
- sourate El Joumou’a dans la 1ère rak’at et sourate El Mounafiqoun dans la 2ème ou,
- sourate El A’lâ dans la 1ère rak’at et sourate Al Ghâchiya dans la 2ème

« réduisez le discours » : De même la mesure est de prendre la sounnah, et le Prophète (صلى الله عليه و سلم) lorsqu’il faisait la khoutba il avait pour habitude de lire la sourate Qaf. Et il a également lu la sourate At-Tawba.

« il y a dans l’explication une sorcellerie » : Les savants ont dit qu’il faut prendre le terme « sorcellerie » dans son sens littéraire. En arabe « sahara » (sorcellerie) ça veut dire « dévier », « détourner ». En effet si une personne est éloquente dans sa khoutba, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit que cela est un bien car les yeux et le cœur des gens sont détournés vers ce bien.


Jâbir Ibnou Samoura (رضي الله عنه) a dit : « Je priait avec le Prophète (صلى الله عليه و سلم) les prières, et ses prières étaient « qassdan » et ses discours étaient « qassdan ». » (rapporté par Mouslim)

« qassdan » : c’est-à-dire « le juste milieu », donc ses prières étaient ni longues ni courtes et ses khoutbas étaient ni longs ni courts.


Jâbir Ibnou ‘Abdallah (رضي الله عنه) dit : « Le Prophète (صلى الله عليه و سلم), lorsqu’il exhortait, ses yeux devenaient rouges, sa voix s’élevé, sa colère s’agrandissait, comme s’il mettait en garde une armée en leur disant : « Attention l’ennemi arrive ce matin » ou « Attention l’ennemi arrive ce soir. » »  (rapporté par Mouslim et At-Tirmidhi)


El Khoutbatou-l Hâja (le discours du besoin ou aussi la dou’a d’ouverture) :

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) débutait ses khoutbas, ses exhortations, et ses cours par cette formule connu sous le nom de « koutbatoul Hajâ », et ceci est préférable.

Cette formule est la suivante :

إِنَّ الحَمْدَ للهِ ؛ نَحْمَدُهُ وَنَسْتَغْفِرُهُ، وَنَعُوذُ بِاللهِ مِنْ شُرُورِ أَنْفُسِنَا وَمِنْ سَيِّئَاتِ أَعْمَالِنَا، مَنْ يَهْدِهِ اللهُ فَلاَ مُضِلَّ لَهُ، وَمَنْ يُضْلِلْ فَلاَ هَادِيَ لهُ.
وَأَشْهَدُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللهُ -وَحْدَهُ لاَ شَرِيكَ لَهُ-. وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّداً عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ.
{يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اتَّقُوا اللهَ حَقَّ تُقَاتِهِ وَلاَ تَمُوتُنَّ إِلاَّ وَأَنْتُمْ مُسْلِمُونَ} [آل عمران : 102].
{يَا أَيُّهَا النَّاسُ اتَّقُوا رَبَّكُمُ الَّذِي خَلَقَكُمْ مِنْ نَفْسٍ وَاحِدَةٍ وَخَلَقَ مِنْهَا زَوْجَهَا وَبَثَّ مِنْهُمَا رِجَالاً كَثِيراً وَنِساءً وَاتَّقُوا اللهَ الَّذِي تَسَاءَلُونَ بِهِ وَالأَرْحَامَ إِنَّ اللهَ كَانَ عَلَيْكُمْ رَقِيباً} [النساء : 1].
{يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اتَّقُوا اللهَ وَقُولُوا قَوْلاً سَدِيداً. يُصْلِحْ لَكُمْ أَعْمَالَكُمْ وَيَغْفِرْ لَكُمْ ذُنُوبَكُمْ وَمَنْ يُطِعِ اللهَ وَرَسُولَهُ فَقَدْ فَازَ فَوْزاً عَظِيماً} [الأَحزاب : 70-71].
أَمَّا بَعْدُ :
فَإِنَّ أَصْدَقَ الحَدِيثِ كِتَابُ اللهِ، وَخير الهَدْيِ هَدْيُ مُحَمَّدٍ صلى الله عليه وسلم، وَشَرَّ الأُمُورِ مُحْدَثَاتُهَا، وَكُلَّ مُحْدَثَةٍ بِدْعَةٌ، وَكُلَّ بِدْعَةٍ ضَلاَلَةٌ و كُلَّ ضَلاَلَةٍ فِي النَّارِ

"Louange à ALLAH, nous le louons et nous lui demandons pardon, et nous cherchons refuge auprés d'ALLAH contre nous même, et contre nos mauvaises actions. Celui qu' ALLAH guide, il ne sera point perdu, et celui qu' ALLAH égare, il ne sera point guidé. Et je témoigne que LE Seul qui mérite l'adoration est ALLAH et que Mouhammed est Son serviteur et Son messager. "O vous qui avez cru!Craignez ALAH comme IL doit être craint. Et ne mourez qu'en pleine soumission." (sourate ali imran v102) "O vous les hommes!Craignez votre Seigneur qui vous a crées d'un seul être, et a crée de celui-ci son épouse, et qui de ces deux-là a fait répandre beaucoup d'hommes et de femmes. Craignez ALLAH au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes ALLAH vous observe parfaitement." (sourate annissa v1) "O vous qui avez cru! Craignez ALLAH et parlez avec droiture afin qu'IL améliore vos actions et vous pardonne vos péchés. Quiconque obéit à ALLAH et à Son Messager obtient certes une grande réussite." (sourate al ahzab v70-71)
Puis : La plus véridique des paroles est celle d'ALLAH, et la meilleur des voies est celle du prophète, et la plus mauvaise des choses est la nouveauté, et toute nouveauté est innovation et toute innovation est égarement, et tout égarement est au feu."



L’obligation d’écouter et l’interdiction de parler pendant la khoutba :

Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Lorsque tu dis à ton compagnon, le jour du vendredi : « Ecoute », alors que l’imam est en train de faire son prêche, tu dis une mauvaise parole. » (rapporté par An-Nassa-i et Ibnou Majah)

On déduit de ce hadith 2 choses :
1- qu’il est obligatoire d’écouter l’imam pendant la khoutba
2- le faite de dire à son compagnon, que l’on voit en train de parler, de se taire, cela est considéré comme une mauvaise parole pendant la khoutba (alors qu’au fond ce n’est pas une parole comportant du mal).



Quand rattrape-t-on le pripère du joumou’a :

La prière du joumou’a est de 2 rak’at et se prie obligatoirement en groupe. Celui qui n’assiste pas à la prière en groupe parmi ceux pour qui elle n’est pas obligatoire, ou celui qui a une excuse valable, il doit prier Dohr en 4 rak’at.
Quant à celui qui n’est pas de ceux pour qui la prière n’est pas obligatoire et qui n’a pas d’excuse valable, alors il doit faire at-Tawba (il ne prie ni le joumou’a ni le Dohr)

Celui qui arrive a prier une rak’at avec l’imam, il a atteint la prière de joumou’a, comme cela est dit dans le hadith de Abou Hourayra (رضي الله عنه), où le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Celui qui a atteint une rak’at de la prière du joumou’a a atteint la prière (dans sa totalité) » (rapporté par An-Nassa-i)



La prière avant et après la prière du vendredi :

Avant la prière du vendredi :
Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Celui qui se lave le jour du vendredi, puis se rend à la prière et prie ce qu’Allah lui aura destiné, ... »

On déduit de ce hadith qu’il est autorisé de prier avant la prière du joumou’a autant de rak’at qu’on le peut.
Cependant, le fait de faire 2 rak’at en pensant que se sont 2 rak’at sounna en relation avec la prière de joumou’a, ceci est une innovation. On peut faire autant de rak’at qu’on le veut, mais il n’y a pas de prière sounnah particulière.

Après la prière du vendredi :
Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Lorsque l’un d’entre vous a prié le joumou’a, qu’il prie après 4 (rak’at). »
Et selon Ibnou ‘Oumar (رضي الله عنه) : « Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) ne priait pas après le joumou’a jusqu’à ce qu’il parte et il priait 2 rak’at chez lui. » (rapporté par Al Boukhari et Mouslim)

Donc selon les savants, soit tu pries 4 rak’at à la mosquée, ou soit tu pries 2 rak’at en rentrant chez toi.



Les comportements à adopter le Vendredi :

Selon Salman El Fârissi (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Un homme qui se lave le jour du vendredi, puis se purifie autant qu’il le peut, qui peigne ses cheveux avec de l’huile, ou qui mette du parfum de sa maison, et qui sort (se rend à la mosquée) sans séparer 2 personnes, puis prie ce qu’Allah lui a écrit, puis écoute lorsque l’imam parle, Allah (soubhanna wa ta’ala) lui pardonnera alors ses péchés du vendredi au vendredi suivant. » (rapporté par Al Boukhari)

Selon Abi Sa’id (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Celui qui se lave le jour du vendredi, et mets ses plus beaux vêtements, et se parfum s’il a du parfum en sa possession, puis se rend à la prière du vendredi sans passer au-dessus des épaules des gens, puis prie ce qu’Allah lui a écrit, puis écoute l’imam lorsqu’il sort jusqu’à ce qu’il est terminé sa prière, sa sera alors pour lui une expiation des péchés entre ce vendredi et celui qui l’a précédé. »

Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Le jour du vendredi il y a devant chaque porte, parmi les portes de la mosquée, des anges qui inscrivent les gens selon leur degrés, le premier puis le suivant. Et lorsque l’imam s’assoie, les anges referment les feuilles et viennent pour écouter le rappel. El Mouhajir (c’est celui qui se rend à la prière avant les gens) est comparable a celui qui fait l’aumône d’un chamelle, puis celui qui vient après c’est comme s’il avait donné en aumône une vache, puis celui qui vient après c’est comme s’il avait donné en aumône un mouton, puis celui qui vient après c’est comme s’il avait donné en aumône une poule, puis celui qui vient après c’est comme s’il avait donné en aumône un œuf. » (rapporté par Al Boukhari et Mouslim)

Il y a d’autre comportement à avoir le jour du vendredi que l’auteur n’a pas cité qui sont : l’utilisation du siwak, aller à la mosquée à pied (sans utiliser de monture)



Les invocations et rappels à dire le Vendredi :

1- Accentuer les prières et le salut sur le Prophète (صلى الله عليه و سلم) :

La preuve est le hadith de Awss Ibn Awss (رضي الله عنه), qui dit que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Parmi les meilleurs de vos jours, il y a le jour de vendredi, c’est le jour où Allah a créé Adam, c’est le jour où il est mort, c’est le jour du soufflement dans la Trompe (le 2ème souffle), c’est le jour de « As-Sa’qa » (c’est le 1er souffle dans la trompe), et multipliez sur moi les prières, car vos prières me seront exposées. » Les compagnons ont dit : « Ô Messager d’Allah, comment elles te seront exposées alors que tu seras mangé par la terre (mort) ? » Il (صلى الله عليه و سلم) répondit : « Allah a interdit à la terre de manger les corps des envoyer et prophètes. »


2- La lecture de la sourate El Kahf (sourate La Caverne) :

Selon Abou Sa’id El Khoudri (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Celui qui lis sourate la Caverne le jour du Vendredi, Allah soubhanna wa ta’ala l’illuminera par une lumière, entre les 2 vendredis. »

« le jour du Vendredi » : il débute du fajr jusqu’au maghreb.

Dans une autre version authentifiée par Cheykh Al Albani (rahimahoullah) il est dit : « Celui qui lis sourate la Caverne la nuit du Vendredi, Allah soubhanna wa ta’ala lui accordera une lumière entre lui et la ka’ba. »

« la nuit du Vendredi » : qui est donc le jeudi soir à partir de maghreb, jusqu’au fajr


3- Multiplier les invocations en espérant qu’elles coïncident avec l’heure d’exaucement :

Selon Jâbir (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Il y a dans le jour du vendredi 12h. Il n’y pas de serviteur musulman qui demande à Allah durant une de ces heures sans qu’Allah ne lui donne ce qu’il a demandé. Et rechercher-la (cette heure) durant la dernière heure après la prière de ‘Asr. »



La prière du joumou’a dans la grande mosquée :

Selon ‘Aïcha (رضي الله عنها) : « Les gens, au temps du Prophète (صلى الله عليه و سلم), le jour du vendredi, venaient de chez eux par groupe, et ils venaient de « al ‘awâli » »

« al ‘awâli » : ce sont des contrées à l’extérieure de Médine, dont la plus proche est à environ 6  km. Cela veut dire que ces gens étaient éloigné de Médine, mais ils venaient quand même assister à la prière du vendredi dans la mosquée du Prophète (صلى الله عليه و سلم).


Selon Az-Zouhri (رضي الله عنه) : « Les gens de Dhoul Houlayfa priaient le joumou’a avec le Prophète (صلى الله عليه و سلم), alors qu’ils sont éloignés de Médine de 6 « amyal » (environ 10 km). »

Et selon ‘Atâ (رضي الله عنه) : « Les gens de Mina assistaient à la prière du vendredi à Mekka. »

Donc ce qui est connu c’est que les gens, le jour du vendredi, se rassemblaient le plus dans une seule mosquée, celle du Prophète (صلى الله عليه و سلم). La prière du joumou’a doit donc se faire dans la grande mosquée de la ville, sauf dans des cas particuliers, comme par exemple dans une grande ville où la mosquée ne peut pas contenir tout le monde.

Et El Hafidh Ibnou Hajar a dit dans son livre « At-Talkhiss » : « Il n’a pas été rapporté que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) ait autorisé à quiconque de faire la prière du vendredi dans quelconque mosquée de Médine, ni dans les contrées avoisinantes. »



Lorsque le Vendredi coïncide avec l’un des deux jours de fêtes :

Lorsque le Vendredi coïncide avec l’un des deux jours de fêtes, la prière du vendredi n’est pas obligatoire pour celui qui a prié la prière de l’Aïd. La preuve est le hadith de Zayd Ibnou Arqam (رضي الله عنه)  qui dit : «  Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a prié la prière de l’Aïd, puis a autorisé à ne pas assister à la prière du vendredi. Il a dit : « Celui qui veut prier, qu’il prie. » »

Il est préférable à l’imam de faire la prière du vendredi, pour qu’y assistent ceux qui le veulent, ou ceux qui n’ont pas prié la prière de l’Aïd. Car la condition pour ne pas prier joumou’a c’est d’avoir prié El ‘Id.

Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Il  a été réuni dans ce jour 2 fêtes, pour celui qui le désire, la prière de l’Aïd l’exempte de la prière du vendredi. Quant à nous, nous prierons le joumou’a. » (rapporté par Abou  Dawoud et Ibnou Majah)




Source : EL-WADJÎZ FI FIQHI AS-SOUNNATI WA AL-KITÂBI EL 'AZÎZ DU CHEIKH 'ABDEL-'ADHDIM EL-BADAWI - Le livre de la prière -
Cours audio du frère Abou Anas  http://www.lavoiedroite.com/index.php?option=com_content&view=article&id=109&Itemid=43
retranscrit par Sevamel, Oum Sulaym & Oum Mouqbil
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MessageSujet: La prière du vendredi pour le voyageur   Ven 10 Déc 2010 - 12:29

La prière du vendredi pour le voyageur

Sheikh Mohamed Ali Ferkous




La question :

Une personne a fait un voyage de la wilaya d'Alger vers la wilaya de Chlef où elle était restée trois jours. Le deuxième jour était un vendredi. Pouvait-elle, alors, accomplir la prière du vendredi dans la mosquée ou non ?


La réponse :

Louange à Allah, Maître des Mondes; et paix et salut sur celui qu'Allah عزّ وجلّ a envoyé en miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection. Ceci dit :

Cette personne peut accomplir la prière du vendredi comme elle peut faire la prière du Dhohr en la raccourcissant. Cependant, il y a une divergence d'opinion entre les Ulémas à propos de ce qui est le plus préférable des deux actes.

Personnellement, je vois que le fait d'assister à la prière du vendredi et les prières en groupe est préférable, tant que la personne ne soit pas en voyage constant; car dans ce cas, il est préférable pour lui d'accomplir la prière du Dhohr en groupe en la raccourcissant, vu qu'il n'y a aucun texte rapporté prouvant que le Prophète صلّى الله عليه وسلّم ou l'un des Califes bien guidés qui lui ont succédé ont accompli la prière du vendredi lors d'un voyage. D'autre part, il n'est aussi pas rapporté qu'ils ont laissé la prière en groupe que ce soit en cas de résidence; de voyage ou en cas de Djihad.

Le savoir parfait appartient à Allah عزّ وجلّ, et notre dernière invocation est qu'Allah, Seigneur des Mondes, soit Loué et que paix et salut soient sur notre Prophète Mohammed, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection.


Source :
http://www.ferkous.com/fra/Bd13.php
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MessageSujet: Par quoi commencer le vendredi en entrant à la mosquée pendant l’adhân ?    Dim 19 Fév 2017 - 17:18

Par quoi commencer le vendredi en entrant à la mosquée pendant l’adhân ?


Shaykh Al-Albani



Question: Un homme entra à la mosquée le jour du vendredi et l’adhân fut lancé. Doit-il (…) ou rester debout à lui répondre ou s’asseoir ou prier 2 rakaas (de la salutation de la mosquée)?

Shaykh Al Albânî: la réponse est que lorsqu’il entre à la mosquée et que le muadhin fait l’adhân et qu’il veuille prier la salutation de la mosquée, il commence par elle directement.
Et il n’attend pas à ce que le muadhin finisse, occupant son esprit à lui répondre, car s’il le fait alors lui échappera une partie du sermon durant sa prière de la salutation (de la mosquée); tandis que s’il s’occupe de la salutation (de la mosquée) alors lui échappera la réponse (à l’adhân). Et l’écoute du sermon est plus forte en terme d’obligation qu’écouter l’adhân!

Q: belle parole!

Shaykh: telle est la réponse.

Source : http://www.sounnah-video.com/quoi-commencer-vendredi-entrant-a-mosquee-pendant-ladhan-shaykh-al-albani/
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MessageSujet: Prie t-on sur le Prophète à la suite de sa mention par l'imam lors du sermon du vendredi   Dim 19 Fév 2017 - 17:32

Prie t-on sur le Prophète à la suite de sa mention par l'imam lors du sermon du vendredi


Shaykh Al Albani


Questionneur:

Cheikh quelle doit être notre position lorsque le sermonneur du vendredi dit: "le prophète salallahou 'aleyhi wa sallam", disons nous (aussi) "salallahou 'aleyhi wa sallamou ou nous gardons le silence ?

Cheikh Al Albani: Non nous restons silencieux

Questionneur: Donc non

Cheikh:

Parce que si on dit lorsque est mentionné le Prophète Muhammad: "salallahou 'aleyhi wa alihi wa sallam", il incombe aussi de mentionner le Créateur du Prophète en disant: "djalla djalalouhou" ou "soubhanahou wa ta3aalaa" ou toute phrase qui montre la grandeur d'Allah azza wa jel et si cette porte est ouverte les gens sortiront du but qui est de s'abstenir (de quoi que ce soit: parler, discuter etc) pour eux le jour du vendredi et le sermonneur sermonne et c'est le bénéfice de ce rappel auquel il nous a été ordonné d'assister  ((Lorsque l'appel à la prière du vendredi retenti alors accourez à l'invocation d'Allah)), surtout si quelqu'un est venu et il a passé le salaam et nous lui avons répondu: "wa 'aleykoum salaam" et puis une quatrième personne éternue alors nous lui disons: "yarahmak Allah" alors qu'est ce qu'il reste de l'affaire? Ce qui est dit.

Questionneur:

Si est mentionné le messager d'Allah salallahou 'aleyhi wa sallam, nous disons salallahou 'aleyhi wa sallam , par contre il ne nous a pas été enjoint si est mentionné Allah que nous disions djalla djalalouhou ... dans le hadith du commandement de si est mentionné le Prophète Muhammad salallahou 'aleyhi wa sallam?

Cheikh:

Tayyib, la réponse à ta parole a deux aspects, le premier si il nous a été ordonné de prier sur le Prophète, alors glorifié Allah par Sa Majesté et de le vénérer, cela ne passe t il pas en premier? au contraire ceci passe en premier et l'autre aspect: n'avons nous pas été enjoint à ordonner le convenable et interdire le blâmable? Tayyib, donc est ce que tu ordonnes le convenable et interdit le blâmable lorsque le sermonneur est entrain de faire son sermon?

Questionneur: Non


Cheikh:

Effectivement a fortiori, aussi parce que cette affaire est authentique, qu'il est obligatoire mais il y a une grande différence: la prière sur le prophète est elle obligatoire à chaque mention de celui-ci ou suffit il que tu pries sur le prophète lors de l'assise une seule fois?

Puis il est possible que tu fasses cela en toi même sans que tu le prononces et que tu te préoccupes de prononcer la prière sur le prophète 'aleyhi salaam ou de rendre le salaam ou que tu invoques pour celui qui a éternué ainsi de suite

Questionneur: C'est à dire

Cheikh: Invoquer pour celui qui a éternué, sommes nous obligés de le faire?

Questionneur: Oui.

Cheikh: Aussi nous ouvrons la porte du sujet de fiqh concernant l'invocation pour celui qui a éternué et ne lui a t on pas ordonné de répondre à notre invocation par sa parole: "yahdikoum Allah wa youslah balakoum". Tout cela fait parti des ordres.

Traduit par Abdoullaah Abu Edem

السائل : شيخ ما موقفنا نحن من خطيب الجمعة إذا قال رسول الله صلى الله عليه وسلم هل نقول صلى الله عليه وسلم أم نسكت ؟
الشيخ : لا نصمت .
السائل : فلا .
الشيخ : لأنه إن قيل أخي عند ذكر الرسول صلى الله عليه وآله وسلم فلا بد من أن نقول عند خالق الرسول جل جلاله أو سبحانه وتعالى أو أي عبارة فيها تعظيم لله عز وجل وإذا ما فتح هذا الباب خرج الناس حينذالك عن القصد الذي امتنعوا من أجله يوم الجمعة والخطيب يخطب وهو الاستفادة من هذا الذكر الذي أمروا بحضوره (( إذا نودي للصلاة من يوم الجمعة فاسعوا إلى ذكر الله )) وخاصة إذا جاء واحد وسلم وقلنا له وعليكم السلام ورابع عطس قلنا له يرحمك الله فيعني خرجت بقى القضية عن إيش؟ ما وُضع له .
السائل : بس نحن عم ... إذا ذُكر الرسول الله صلى الله عليه وسلم أن نقول صلى الله عليه وسلم أما لم نُؤمر إذا ذكر الله أن نقول جل جلاله يعني ... في حديث مأمورين بإذا ذُكر الرسول صلى الله عليه وسلم ... ؟
الشيخ : طيب، الرد على كلامك من ناحيتين، الناحية الأولى إذا كنا أمرنا بالصلاة على الرسول يعني ذكر الله بجلاله وتعظيمه أليس من باب أولى ؟ بلى، هذه الأولى، الأخرى ألم نؤمر بالأمر بالمعروف والنهي عن المنكر؟ طيب فهل تأمر بالمعروف والنهي عن المنكر والخطيب يخطب ؟
السائل : لا .
الشيخ : إيه هذا من باب أولى أيضا لأنه هذا أمر صحيح أنه واجب لكن في خلاف كثير هل يجب الصلاة على الرسول كلما ذُكر وإلا يكفي أن تصلي على الرسول في المجلس مرة واحدة، ثم يمكن أن يحصل هذا في نفسك دونما أن تتلفظ وتشغل نفسك بالتلفظ بالصلاة على الرسول عليه السلام أو برد السلام أو تشميت العاطس أو نحو ذلك .
السائل : يعني .
الشيخ : تشميت العاطس أيضا ألسنا مأمورين بذلك ؟
السائل : نعم .
الشيخ : أيضا نفتح باب التشميت وهو مش مأمور أنه يرد علينا التشميت بقوله " يهديكم الله ويصلح بالكم " كل هذا من الأوامر

http://cheikhalalbani.com/prie-t-on-sur-le-prophete-a-la-suite-de-sa-mention-par-limam-lors-du-sermon-du-vendredi/
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MessageSujet: Est-il permis de faire le sermon du vendredi en une autre langue que l’arabe ?   Mar 28 Fév 2017 - 20:31

Est-il permis de faire le sermon du vendredi en une autre langue que l’arabe ?


Quel est le jugement concernant le fait de faire le sermon du Vendredi, en une autre langue que l’arabe ?

Certains des gens de science soutiennent l’interdiction de la traduction des sermons du vendredi et des deux fêtes en langues autre que l’arabe. Ils souhaitent par ceci (rahimahum Allâh) préserver la langue arabe et la sauvegarder à l’instar du Messager (sallallahu ’alayhi wa salam) et de ses Compagnons (radhiallâhu ’) qui prononçaient leurs discours en arabe dans les pays non arabes comme ailleurs.

 C’est aussi pour encourager les gens à apprendre l’arabe et à en prendre soin. D’autres des gens de science soutiennent la permission de traduire les sermons en langues autre que l’arabe, si les interlocuteurs ou la majeure partie d’entre eux ne comprennent pas l’arabe, compte tenu de l’objectif pour lequel Allâh a institué le sermon. En effet, il s’agit bien de faire comprendre aux gens les dispositions qu’Allâh leur a prescrites et les choses qu’Il leur a proscrites et leur orientation aux bonnes choses et aux nobles qualités et leur mise en garde contre ce qui est contraire à cela.

 Nul doute que le sens et la portée « du sermon » sont plus importants que les mots. Ceci est surtout vrai quand on s’adresse à des gens qui ne comprennent pas l’arabe et qui ne seraient pas touchés par le sermon et que l’usage de l’arabe ne pousserait pas à apprendre cette langue et à s’en occuper, ce qui est surtout le cas à notre époque, car les Musulmans sont en retard tandis que les autres sont en avance et que la langue du vainqueur progresse, et celles des vaincus régressent dans le monde. Si l’objectif visé à travers la transmission des connaissances et de la Loi islamique aux gens ne pourra se réaliser au sein des non-arabes que grâce à la traduction des sermons en leurs langues, l’avis qui autorise la traduction des sermons dans les langues des gens qui écoutent et qui leur permettent de comprendre le discours et d’en saisir la portée mérite mieux d’être suivi. 

Ceci est d’autant plus vrai que la non traduction peut provoquer disputes et querelles. C’est pourquoi la traduction s’impose dans ce cas parce qu’elle permet de réaliser un avantage et d’écarter un préjudice. S’il existe au sein de l’auditoire des gens qui comprennent l’arabe, le prêcheur doit utiliser les deux langues alternativement ; Il prononce le sermon d’abord en arabe, ensuite il le répète dans l’autre langue comprise par les autres. Ce qui permet de réaliser deux avantages et d’écarter le préjudice et d’écarter toute dispute au sein de l’auditoire.

Cela s’atteste dans de nombreux arguments tirés de la Législation. Citons-en les propos d’Allâh - Subhânahu wa Ta’âla : « Et Nous n’ avons envoyé de Messager qu’avec la langue de son peuple, afin de les éclairer. Allâh égare qui Il veut et guide qui Il veut. Et, c’est Lui le Tout Puissant, le Sage » [1]

Citons encore l’ordre donné par le Messager (sallallahu ’alayhi wa salam) à Zayd Ibn Thâbit d’apprendre la langue des Juifs pour l’utiliser dans ses correspondances et pour leur expliquer les preuves, et pour pouvoir lire leurs messages et en expliquer le contenu au Prophète (sallallahu ’alayhi wa salam). Citons aussi le fait que, quand les Compagnons (radhiallâhu ’) envahirent les territoires persan et byzantin, ils invitèrent les gens en arabe à se convertir à l’Islâm par le biais d’interprètes avant de les combattre. Quand ils conquirent lesdits territoires, ils appelèrent les gens vers Allâh - Subhânahu - en arabe et leur donnèrent l’ordre d’apprendre cette langue. Ceux qui ignoraient celle-ci étaient appelés dans la langue qu’ils comprenaient. 

C’est ainsi qu’il fut possible de leur administrer la preuve [de la validité de l’Islâm]. Nul doute que c’est le chemin qu’il faut suivre à la fin des temps, au moment où l’Islâm est, et redeviendra étranger, et où les gens sont accrochés à leurs langues respectives. La traduction est devenue nécessaire et le prêcheur ne peut plus s’en passer dans son prêche. L’orateur doit choisir ce qui est mieux pour l’auditoire. S’il s’avère utile de diviser le sermon et de traduire les parties l’une après l’autre jusqu’à la fin, il doit le faire. S’il juge plus utile de tout traduire après le sermon arabe ou après la prière, il peut procéder de cette façon. Wa Allâh - Ta’âla - A’lâm. [2]

Ce qui a été authentifié à ce sujet, c’est qu’il n’est pas permis au prêcheur du Vendredi, de faire le prêche dans une langue qui n’est pas comprise par les auditeurs. Et si ces gens ne sont pas arabe, et ne comprennent pas la langue l’arabe, et bien certes, il prêchera dans la langue qu’ils comprennent. Car cela est un moyen d’éclaircissement [de la religion] pour eux. Car l’objectif du sermon est l’éclaircissement des limites d’Allâh - Subhânahu wa Ta’âla - envers Ses serviteurs et leurs exhortations, ainsi que leurs guidés. Par contre, les versets du Qor’ân doivent être récité en arabe, et ensuite ils doivent être traduit dans leur sens rapprochés. Et la Parole d’Allâh - ’Azza wa Djal - indique que le prêcheur, doit prêcher dans la langue de son peuple : « Et Nous n’avons envoyé de Messager qu’avec la langue de son peuple, afin de les éclairer. Allâh égare qui Il veut et guide qui Il veut. Et, c’est Lui le Tout Puissant, le Sage » [3]

Et Allâh a bien fait voir que le moyen d’éclaircissement se fait par la langue que les gens comprennent. [4]

Notes
[1] Coran, 14/4

[2] Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-’Ilmiyyah wal-Iftâ, 8/251-255

[3] Coran, 14/4

[4] Fatâwa Arkân al-Islâm du Sheikh Ibn ’Uthaymîn, p.393

 Source : https://www.manhajulhaqq.com/spip.php?article393
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ummaryam
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MessageSujet: Concernant le sermon du vendredi    Lun 18 Sep 2017 - 13:17

Concernant le sermon du vendredi
et des fêtes religieuses en langues autres que l’arabe


 Cheikh Mohamed Ali FERKOUS



Question :

Quel est le jugement relatif aux sermons du vendredi et des fêtes religieuses faits en tamazight, sachant que certains habitants des régions kabyles ignorent la langue arabe ? Éclairez-nous sur cette question et qu’Allâh vous récompense !


Réponse :

La louange est à Allâh, le Seigneur des Mondes ; que les prières d’Allâh et Son salut soient pour celui qu’Allâh a envoyé comme miséricorde pour les créatures, ainsi que pour sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Rétribution. Cela dit :


L’objectif du sermon du vendredi est d’orienter les gens vers le bon comportement, de les éloigner de la mauvaise moralité et de les exhorter à appliquer les règles de la Charia dans ses commandements et ses interdits et dans ce qu’elle a prohibé, d’enseigner un jugement (religieux) ou bien de corriger une croyance, un culte ou un comportement.


Il est notoire que la méthode d’éclairer les gens et de leur faire parvenir le message, par le moyen d’une langue qu’ils ignorent, ne peut se faire que par la langue qu’ils comprennent, et étant donné qu’ils ne connaissent pas la langue arabe, il est permis, alors, de s’adresser à eux par le langage qu’ils comprennent afin de réaliser l’objectif religieux et d’atteindre le but de l’appel à Allâhسبحانه وتعالى (le Très Haut) vu qu’Il a dit :



﴿وَمَا أَرْسَلْنَا مِن رَّسُولٍ إِلاَّ بِلِسَانِ قَوْمِهِ لِيُبَيِّنَ لَهُمْ﴾ [إبراهيم: 4].

Sens du verset :


﴾Et Nous n’avons envoyé de Messager qu’avec la langue de son peuple, afin de les éclairer.﴿ [s. Ibrâhîm : v. 4]


Le moyen d’expliquer ne s’arrête pas (aux enseignement du texte) sauf dans le cas où il s’arrête au Texte comme dans la Khoutbat Al-Hâdja (l’élocution du besoin) (1), des versets coraniques ou bien des hadiths du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم qu’il faudrait réciter comme parvenus ; car ils sont des révélations [divines]. Ensuite, il lui appartient de les expliquer dans la langue de sa communauté si cela est nécessaire.


Et le savoir est auprès d’Allâh. Nous concluons en disant : la louange est à Allâh, le Seigneur des Mondes, qu’Allâh prie et salue notre Prophète Mouhammad, sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Rétribution.


([1])C’est une invocation préliminaire que le prêcheur dit au début de son sermon. (NDT). 

Source :
http://ferkous.com/home/?q=fr/fatwa-fr-540
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