Directive du Prophète en ce qui concerne le manger et le boire
La nourriture du Prophète (salallahou ‘alayhi wa salam) :Il mangeait ce que les habitants de son pays avaient l’habitude de manger : de la viande, des fruits, du pain et des dattes et autres que nous avons mentionnés dans ses directives pour le manger.
S’il a deux aliments, dans l’un d’eux il y a une qualité qui a besoin d’être apaisée ou modifiée, il l’apaisera et la modifiera par le contraire ; tel que l’apaisement de la chaleur des dattes par de la pastèque. S’il n’en trouve pas, il les mange au besoin selon l’appétit de l’âme sans exagération, afin que la nature ne soit pas endommagée.
Si son âme refusait la nourriture, il n’en mangeait pas et ne se contraignait à la prendre avec dégoût. C’est un grand principe de la protection de la santé, car lorsque la personne mange ce qui l’a dégoûte, sans aucun désir, la nourriture lui sera plus nuisible qu’utile.
Anas dit :
« L’Envoyé de d’Allah (salallahou ‘alayhi wa salam) n’a critiqué aucun aliment ; il en mangeait quand il en avait envie, sinon, il le laissait sans en manger. » Et quand on lui a offert le lézard grillé, il n’en mangea pas ; on lui demanda : « Est-il interdit ? » Il répondit :
« Non ! Mais il n’existait dans mon propre pays, c’est pourquoi je le déteste ! »Il se conformait donc à son habitude et à son envie ; et puisqu’il n’en mangeait pas dans son propre pays et que son âme n’en avait pas envie, il s’est abstenu d’en manger, mais sans qu’il interdise à celui qui en a envie, et qui a l’habitude d’en manger.
Il aimait la viande, et sa partie préférée était l'épaule et la partie avant de l'agneau, et c'est pourquoi on y mît du poison. On rapporte qu'on apporta au Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم de la viande et qu'on lui présenta l'épaule, et il aimait cela.1
Abou ‘Oubayd et d’autres ont mentionné d’après Dhouba’ah fille de Az-Zoubair « qu’elle a égorgé chez elle un brebis, et l’Envoyé d’Allah (salallahou ‘alayhi wa salam) lui a demandé :
« Présente-nous de ta brebis. » Elle dit à celui qui transmis le message : « Il ne nous en reste que le collet, et j’ai honte de l’envoyer au messager d’Allah (salallahou ‘alayhi wa salam) »
Lorsqu’il revint en informer le Messager d’Allah il dit :
« Retourne à elle et dis-lui : envoie-le car il est le guide de la brebis et le plus proche du bien, et le plus loin du tort. »-------
1- Al-Bukhârî (3340) et Muslim (194).
Source : Tiré de « La Médecine Prophétique » d’Ibn Qayyim Al-Jawziah, p. 179
voir page 178 aux éditions Tawbah