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 La prière du Witr

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Oum Mouqbil
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MessageSujet: La prière du Witr   Ven 21 Mai 2010 - 17:44

SALAT AL WITR


La prière du witr se fait avec une seule rak'at, après salat al 'icha. Lors de cette prière, le Prophète lisait Sourate al Ikhlass et, parfois, rajoutait Sourate al Falaq et Sourate An nass.


Jâbir (رضي الله عنه) a dit que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit :
"Celui qui craint de ne pas se réveiller à la fin de la nuit, qu'il accomplisse le witr à son début. Mais celui qui croit pouvoir se réveiller, il vaut mieux le faire à sa fin car les anges assistent à la prière de la fin de la nuit et elle a plus de valeur".

(Mouslim, Ahmad, at-Tirmidhi, Ibn Mâja)

Jâbir (رضي الله عنه) a dit que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a demandé à Abou Bakr (رضي الله عنه) :
"Quand fais-tu la prière du Witr ?"
Il dit : "Au début de la nuit, après la prière de al-'Icha",
il dit :
"Et toi, Ô 'Omar ?"
Il dit : "A la fin de la nuit".
Il dit alors :
"Toi Abou Bakr, tu fais preuve de prudence, quant à toi 'Omar, tu fais preuve de force".


(Ahmad, Abou Dâwoud, al-Hâkim qui dit: selon les conditions de Mouslim)


http://www.alminhadj.fr/modules/newbb/viewtopic.php?forum=6&topic_id=137
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: La prière du Witr   Lun 24 Mai 2010 - 9:28

Ne pas accomplir le « witr » pour cause d’oubli ou de sommeil...

Chaykh Muhammad bn ‘Umar bn Sâlim Bâzmûl






Chaykh Muhammad bn ‘Umar bn Sâlim Bâzmûl - qu’Allâh le préserve - a dit :

Il est parvenu au sujet de celui qui s’endort [sans accomplir] la prière de nuit alors qu’il avait former l’intention de l’accomplir, la parole d’Abî Dardâ’ - l’Agrément d’Allâh sur lui - [qui dit] :

« Celui qui se couche et forme l’intention de se lever pour prier au cours de la nuit et que [finalement] le sommeil prend le dessus jusqu’à ce qu’il se réveille au matin, il lui sera inscrit ce qu’il a eu comme intention et son sommeil sera [compté comme] une aumône de la part de Son Seigneur - à Lui la Puissance et la Gloire -. »

(Rapporté par An-Nasâ î et Ibn Mâdjah [1])



Et ce athar [2], s’il est « arrêté » (mawqûf), il doit avoir le statut d’ « élevé » (marfû’) [3].

Il est légiféré (machrû’) au musulman qui [n’a pu accomplir le] witr [à cause du] sommeil ou d’un mal (wadja’) qui s’est emparé de lui et autres [causes]… de le prier durant la journée (nahâr) et il pourra opter sur le choix (mukhayyar) du nombre de rak’ât, [ceci] parmi deux aspects (amr) :


Le premier :

Il prie son witr de la même façon [qu’il à l’habitude] de le faire et ceci, [d’après] sa parole - Prière et Salut d’Allâh sur lui - du hadîth d’Abî Sa’îd Al-Khudrîyy qui dit : « Le Messager d’Allâh –Prière et Salut d’Allâh sur lui a dit :

« Celui qui s’endort [sans l’accomplissement] de son witr ou qu’il l’oublie, qu’il le prie lorsqu’il s’en rappelle. »

(Rapporté par Abû Dâwûd et At-Tirmidhî [4]).



Le deuxième :

Il prie durant la journée 12 rak’ât et ceci, [d’après] ce qu’a transmis ‘Âichah - l’Agrément d’Allâh sur elle - sur la pratique du Messager d’Allâh –Prière et Salut d’Allâh sur lui- lorsqu’elle dit :

« Si le sommeil s’emparait de lui ou qu’il avait du mal à accomplir les prières de nuit, il priait au cours de la journée douze rak’ât. »

(Rapporté par Muslim [5]).




___________________

Certaines notes sont du Chaykh (sur l’extraction des ahâdîth) et les autres, de nous.

[1] : C’est un athar authentique (sahîh) rapporté par An-Nasâ î dans le livre « la prière de nuit et [les actes] spontanés (tatawwu’) de la journée », chapitre : « celui qui se couche et a l’intention de se lever mais s’endort » (3/258), Ibn Khuzaymah (2/195-197), hadîth n°1172-1175 et Ibn Mâdjah (6/323, hadîth n°2588 – « al-ihsân »).

Et le hadîth a été authentifié par Al-Albânî dans « irwâ u-lghalîl » (2/204, hadîth 454) […], « djâmi’ al-usûl » (6/73) […].

[2] : Paroles des Pieux Prédécesseurs…

[3] : Pour plus de détails : http://www.ibnothaimeen.com/all/book...le_16873.shtml

-Le hadîth « marfû » (élevé) c’est ce qui est attribué au Prophète - Prière et Salut d’Allâh sur lui - (« J’ai entendu le Prophète - Prière et Salut d’Allâh sur lui - dire : « … » »).

-Le hadîth « mawqûf » (arrêté), c’est ce qui est attribué à un Compagnon et qui n’a pas le statut du « marfû’ » mais parfois, il peut avoir sa valeur sous certaines conditions.

[4] : Rapporté par Abû Dâwûd dans le livre : « la prière », chapitre : « l’invocation après le witr », hadîth n°1431 et ce sont ses termes, rapporté [aussi] par At-Tirmidhî dans le livre : « la prière », chapitre : « sur l’homme qui s’endort [sans] le witr ou qui l’oublie », hadîth n°466 et Ibn Mâdjah dans le livre : « l’exécution de la prière et de sa sunnah », chapitre : « celui qui s’endort [sans] le witr ou qui l’oublie », hadîth n°1188.

Et le hadîth a été authentifié par l’érudit Ahmad Châkir dans sa vérification [des ahâdîth] de At-Tirmidhî […], « djâmi’ al-usûl » (6/60).

[5] : Rapporté par Muslim dans le livre : « la prière des voyageurs et son abrègement », chapitre : « l’ensemble des prières de nuit et celui qui s’est endormit ou est tombé malade [sans les accomplir] », hadîth n°746 […], « djâmi’ al-usûl » (6/91-96) et « fathu al-bârî » (2380).



Traduction : L’équipe www.mukhlisun.com

Source de la fatwah : « bughyatu-lmutatawwa’ fî-ssalâti-ttatawwu’i », du Chaykh Muhammad bn ‘Umar bn Sâlim Bâzmûl, page 75-76, éditions « dârul-imâmi ahmad », le Caire – Egypte.

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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: La prière du Witr   Lun 24 Mai 2010 - 10:32

La Description du Witr

Cheykh Ahmad bnou Yahya An najmi




Question :

Si une femme veut retarder la prière du witr et le prier en 12 rakaats, doit elle prier 11 rakaats ensemble sans séparer entre elles et ensuite priere la douxième avec les autres ?



Réponse :

Si l'adorateur veut prier la nuit 13 rakaat avec le witr il peut le faire de plusieurs manières :

La première manière :

Il prie 12 rakaats avec 6 salutations après chaque prière de deux rakkats et ensuite il prie une rakaa pour faire le witr (impair)et ceci est authentique et rapporté dans les deux sahihs d'après le hadith d'Ibn Abbas (qu'Allah l'agré) qui dit : "Il pria 2 rakaat puis 2 rakaat puis 2 rakaat puis 2 rakaat puis 2 rakaat puis 2 rakaat puis 1 rakaa."

La deuxième manière :

Qu'il prie 8 rakaat, soit 2 rakaat puis 2 rakaat puis 2 rakaat puis 2 rakaat, soit 4 rakaats puis 4 rakaats, puis qu'il prie après les 8 rakkats (pour faire 13) sans s'assoir jusqu'à la dernière rakaa où il fait le tachahud et a salutation et ceci est authentique comme cela est rapporté dans les deux Sahihs par Aicha (qu'Allah l'agrée).


Deuxième chose :

Il n'a pas été rapporté du Prophète 'alayhi sallatou wa sallam qu'il ait prié une prière paire autre qu'une prière obligatoire avec 2 tachahuds mais certains savants ont autorisés cela à condition que l'on ne prie après le premier tachahud que 2 rakaats.

Selon cet avis, si tu veux prier 12 rakaats avec 2 tachahuds tu dois alors priere 10 rakaats puis faire le premier tachahud ensuite te lever et faire encore 2 rakaat avant de saluer mais il est meilleur de s'en tenir à ce qui a été rapporté par le Prpophète 'alayhi salatou wa sallam.


Troisième chose :

Il a été rapporté de notre Prophète 'alayhi salatou wa sallam qu'il a prié le witr avec 2 tachahuds pour les prières de 7 et de 9rakaats et cela n'a pas été rapporté dans d'autres cas. Il ('alih salat wa salam) priait 6 rakaats et s'asseyait après la sixième pour faire le tachahud puis se levait pour faire une rakaa puis faire le dernier tachahud et puis saluer.

Il ('alih salat wa salam) faisait de même pour la prière de 9 rakaats où il s'asseyait après la huitième rakaa pour faire le tachahud, puis se levait pour la neuvième rakaa puis faisait le tachahud puis il ('alih salat wa salam) saluait.

Quant aux prières du witr de 3 et de 5 rakaats, il 'alayhi salatou wa sallam les priait avec un seul tachahud et une seule salutation. Quant aux 11 rakaats, il les priait 2 par 2 ou 4 par 4 et il faisait le witr avec une seule rakaa ou trois rakaats.






Source : Tiré du livre Fath arrabi alwadoud fi al fatawa wa arrassail wa ar roudoud page 210-211.

Traduit par le frère Abou Abdirrahman Mehdi

Soure : http://www.salafs.be
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: La prière du Witr   Lun 24 Mai 2010 - 10:35

L’invocation du witr

Shaykh Muhammad Ibn Sâlih Al-‘Uthaymîn



Question :

Pour l’invocation du witr, nous voyons certains imams ajouter à ce que le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a enseigné à Al-Hasan Ibn ‘Alî Ibn Abî Tâlib. Et cette négligence est très courante chez les étudiants, et chez d’autres. Ainsi, est-il permis d’ajouter à ce que le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a enseigné à Al-Hasan Ibn ‘Alî Ibn Abî Tâlib, ou non ?


NdT : la question porte sur l’invocation lors de la prière de Tarâwîh pendant le mois de Ramadan, mais peut également s’appliquer au reste de l’année, puisque cette invocation n’est pas spécifique à ce mois, mais qu’elle est liée à la prière du witr. Une des formulations de cette invocation est la suivante : « Ô Allah ! Guide-moi parmi ceux que Tu as guidés, accorde-moi le salut parmi ceux auxquels Tu l’as accordé, prends-moi comme allié parmi ceux que Tu as pris comme alliés, bénis ce que Tu m’as accordé, épargne-moi le mal que Tu as décrété, car c’est Toi qui décrète et Tu ne subis le décret de personne. Celui que Tu prends comme allié ne sera jamais humilié et celui que Tu prends comme ennemi ne sera jamais honoré. Béni sois-Tu, ô Sei­gneur et sois exalté. Il n’est nul refuge contre Toi si ce n’est auprès de Toi et que les éloges [d’Allah] soient sur le Prophète illettré. »



Réponse :

Nous pouvons répondre en disant qu’il n’y a aucun mal à ajouter, car s’il est authentique que c’est un moment où on peut invoquer et qu’aucune limite qu’il serait interdit de dépasser n’a été fixée, la base est que chaque individu peut invoquer comme bon lui semble. Cependant préserver ce qui a été rapporté – c’est-à-dire ne pas le délaisser – est prioritaire. Donc nous débutons par ce qui a été rapporté, puis si quelqu’un veut ajouter à cela, il n’y a aucun mal. C’est pour cela qu’on rapporte que les Compagnons maudissaient les mécréants dans leurs invocations [du witr pendant Ramadan], alors que cela n’est pas rapporté dans ce que le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a enseigné à Al-Hasan Ibn ‘Alî Ibn Abî Tâlib. Ainsi, il n’y a aucun problème sur cette question.


Ceci, alors que les termes du hadith débutent par : « Enseigne-moi une invocation que je puisse adresser lors de la prière du witr. » (Abû Dâwûd : 1425), et on pourrait dire qu’apparemment il existe une invocation autre que celle-ci, car il dit : « une invocation que je puisse adresser lors de la prière du witr. » A ceci nous répondons : il n’y a aucun mal à ajouter à cela, et à adresser une invocation en relation avec les préoccupations des musulmans, que cela touche à leur religion ou leur vie d’ici bas.


Nous entendons donc dans cette invocation du witr : « Ô Allah ! Guide-nous parmi ceux que Tu as guidés » Quelle est donc le sens de cette guidée ? Le sens est-il : guide-nous vers la vérité parmi ceux que Tu as guidés ? Ou guide-nous vers la vérité et permets-nous de la suivre ? La deuxième réponse est la bonne. Le sens est : guide-nous vers la vérité et permets-nous de suivre la vérité. Ceci car la guidée complète et bénéfique est celle en laquelle Allah réunit la science et la mise en pratique, car la guidée sans science n’est d’aucune utilité, au contraire c’est un mal, car l’individu ne met pas en pratique ce qu’il a appris, et ainsi ce qu’il sait devient nuisible pour lui.


L’exemple de la guidée scientifique sans mise en pratique est celui donné dans la Parole d’Allah : « Et quant aux Thamûd, Nous les guidâmes; mais ils ont préféré l’aveuglement à la guidée. » (Fussilat : 17) C’est-à-dire que Nous les avons guidés, autrement dit Nous leur avons exposé la voie et transmis la science, mais ils ont préféré l’aveuglement à la guidée. Dans le même registre de la guidée qui désigne la science et l’exposé de la vérité, la Parole d’Allah : « Et en vérité tu guides vers une voie droite » (As-Shûrâ : 52) Le sens de « Tu guides » est : tu exposes et enseignes aux gens la voie droite.


Quant à la guidée dans le sens de l’application de cette vérité, on le trouve par exemple dans la parole du fidèle en prière : « Guide-nous sur la voie droite. ». Donc lorsque nous disons : « Guide-nous sur la voie droite. », demandes-tu à Allah une science sans mise en pratique ? Une mise en pratique sans science ? Ou à la fois une science et une mise en pratique ? Quoi qu’il en soit, il convient que lorsqu’une personne dit : « Guide-nous sur la voie droite. », il faut qu’elle garde à l’esprit qu’elle demande à son Seigneur la science et la mise en pratique, la science qui est l’orientation (vers la vérité), et l’acte qui est sa mise en pratique. Et je pense – et la science est auprès d’Allah – que cela échappe à beaucoup de gens lorsqu’ils disent : « Guide-nous sur la voie droite. »


Et lorsqu’Allah dit au Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) : « Et en vérité tu guides vers une voie droite » il s’agit de la guidée d’orientation et d’exposé, alors que Sa Parole : « Tu ne guides qui tu aimes » désigne la guidée vers la mise en pratique de la vérité. Donc, le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) lui-même ne peut accorder à personne de pratiquer des œuvres pieuses, et s’il le pouvait, il aurait guidé son oncle Abû Tâlib qu’il a tenté de guider jusqu’à lui dire au moment de son décès : « Ô mon oncle ! Témoigne qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, parole par laquelle je pourrai intercéder pour toi auprès d’Allah. » Mais le décret d’Allah était déjà fixé à son sujet, et il devait être des gens de l’Enfer, qu’Allah nous en préserve. Il n’a donc pas dit : « Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah » et sa dernière parole fut : « (je meurs) sur la religion de ‘Abd Al-Muttalib. » Mais Allah a permis au Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) d’intercéder pour lui, non parce qu’il est son oncle, mais pour l’effort louable qu’il a fait pour protéger le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) et l’islam. Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a intercédé pour son oncle, et c’est pourquoi il est sur une flaque de feu, portant des sandales portant à ébullition son cerveau, et c’est là le moindre châtiment des habitants de l’Enfer. Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « Sans moi, il aurait été au plus bas degré de l’Enfer. » (Al-Bukhârî : 3883, Muslim : 509)


Je dis : Lorsque nous disons lors de l’invocation du witr : « Ô Allah ! Guide-nous parmi ceux que Tu as guidés », nous demandons à Allah les deux guidées : de la science et de la mise en pratique.


Mais pourquoi dit-il : « parmi ceux que Tu as guidés » ? Si quelqu’un dit : « Ô Allah ! Guide-nous. » Le sens est le même, mais pourquoi dit-on : « parmi ceux que Tu as guidés » ? Ceci, afin que cela entre dans la recherche d’intermédiaire à travers les bienfaits d’Allah sur ceux qu’Il a guidés, afin qu’Il nous accorde à nous également le bienfait de la guidée. En d’autres termes : nous Te demandons la guidée, car c’est ce qu’impliquent Ta miséricorde et Ta sagesse, et qu’elle est Ton premier bienfait. Tu as guidé d’autres personnes, alors guide-nous parmi ceux que Tu as guidés.


« Accorde-nous le salut parmi ceux auxquels Tu l’as accordé » La préservation désigne-t-elle ici la préservation contre les maladies du corps ou du cœur ? Ou à la fois contre les maladies du corps et du cœur ? Il s’agit des deux, en d’autres termes : préserve-nous des maladies du cœur et des maladies du corps. Quelle est la première chose qui vous vienne à l’esprit lorsque vous adressez à Allah cette invocation : « Accorde-nous le salut parmi ceux auxquels Tu l’as accordé » ? Apparemment il s’agit des maladies corporelles, mais ce qu’il faut que tu gardes à l’esprit est qu’Allah te préserve des maladies du corps et du cœur. Et les épreuves font partie des maladies, c’est pourquoi nous disons dans l’invocation du witr : « Et ne nous mets pas à l’épreuve dans notre religion » Les maladies du corps sont connues, mais que sont les maladies du cœur ? Elles tiennent en deux choses :


Premièrement : Les maladies des désirs qui naissent des passions. L’individu peut connaître la vérité mais ne pas la vouloir, ses passions étant contraire au message du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam).


Deuxièmement : Les maladies des ambiguïtés qui naissent de l’ignorance. L’ignorant pratique le Faux mais pense qu’il s’agit de la vérité, et c’est une maladie.


Ainsi, tu demandes à Allah de te préserver des maladies du corps et des maladies du cœur que sont les maladies des désirs et des ambiguïtés. Lorsque nous disons maladie des désirs, ne pense pas que nous parlons des désirs naturels – le désir du mariage – mais nous parlons de tout ce que l’individu peut vouloir de contraire à la vérité. Les désirs portent donc ici le sens de la volonté : vouloir innover dans la religion d’Allah, transformer les Textes du Coran et de la Sunna en fonction de ses passions, voler, boire de l’alcool, forniquer, ou d’autres choses de ce genre.


« Prends-nous comme alliés parmi ceux que Tu as pris comme alliés » c’est-à-dire soit un allié pour nous, d’une alliance spécifique aux croyants : « Allah est l’allié de ceux qui ont la foi : Il les fait sortir des ténèbres vers la lumière. Quant à ceux qui ne croient pas, leurs alliés sont ceux qu’ils adorent en dehors d’Allah, et qui les font sortir de la lumière vers les ténèbres. » (Al-Baqarah : 257), « Vos alliés ne sont qu’Allah, Son messager, et les croyants qui accomplissent la prière, s’acquittent de la Zakât, et s’inclinent (devant Allah). » (Al-Mâ’idah : 55)


Lorsque nous disons : « parmi ceux que Tu as pris comme alliés » nous demandons à Allah une alliance spécifique qui implique de porter une attention particulière à ceux qu’Allah a pris comme alliés. Mais Allah est aussi le Maître de tous : « Jusqu’à ce que la mort atteint l’un de vous, alors Nos messagers (les anges) lui enlèvent son âme et ils ne sont nullement négligents. » (Al-Ancâm : 61), et cela englobe tout le monde « Puis, ils sont ramenés vers Allah, leur véritable Maître. » (Al-Ancâm : 62), c’est-à-dire le Maître de tous. Et lorsque nous disons : « Ô Allah, mets-nous parmi Tes alliés. » nous voulons par cela l’alliance spécifique qui implique la réussite et le secours, et l’éloignement de tout ce qui amène la colère d’Allah.


« Bénis ce que Tu nous as accordé » Mais que signifie la bénédiction (Al-Barakah) ? Les savants disent que ce terme désigne le bien abondant et durable, expliquant cela par l’étymologie du terme qui est tiré du mot Birkah qui désigne la grande étendue d’eau (l’étang) stable. Ainsi, Al-Barakah désigne les bienfaits abondants et durables. « ce que Tu nous as accordé » mais quoi ? L’argent ? Les enfants ? La science ? Toute chose. Pour toute chose qu’Allah t’accorde, tu dois demander qu’Allah la bénisse, car si Allah ne bénit pas ce qu’Il te donne, tu seras privé d’un grand bien.


Comme sont nombreux ceux qui ont beaucoup d’argent parmi les pauvres, pourquoi ? Car ils ne tirent aucun profit de leur argent, alors qu’ils ont de l’argent à foison, mais on les voit restreindre les dépenses pour leur famille et pour eux-mêmes, et ils ne tirent aucun profit de leur argent. Généralement, ceux qui sont dans ce cas et ne donnent pas ce qui leur est obligatoire, Allah fait en sorte qu’un malheur atteigne leurs biens et les fasse disparaître.


Nombreux sont ceux qui ont des enfants, mais ces derniers ne leur sont d’aucune utilité, au contraire ils ont un mauvais comportement et sont vaniteux vis-à-vis de leur père. Ceci, au point qu’on trouve des enfants rester avec leurs amis de longues heures, discuter avec eux, être proches d’eux, leur confier leurs secrets, mais lorsqu’ils s’assoient avec leur père, ils sont comme des oiseaux en cage. Ils ne cherchent pas à se rapprocher de leur père, ne parlent pas avec lui, ne lui confient aucun secret, et la seule vision de leur père leur est pénible. Y a-t-il une bénédiction dans les enfants de ces gens ? Non.


La bénédiction touche aussi la science. On voit certaines personnes à qui Allah a accordé une grande science mais qui sont semblables à l’analphabète. Les signes de leur science n’apparaissent ni dans leurs adorations, ni dans leur comportement, ni dans leur attitude, ni dans leur manière d’agir avec les gens. Plus encore, cette science peut les amener à s’enorgueillir face aux serviteurs d’Allah, à les regarder de haut et à les mépriser. Ceux-là ne savent pas que Celui qui leur a accordé cette science est Allah, et si Allah l’avait voulu, ils seraient comme ces ignorants. Allah leur a accordé de la science, mais les gens n’en profitent pas, ni par l’enseignement, ni par les conseils, ni par l’écriture, mais cette science se limite à leur propre personne. Allah n’a pas mis de bénédiction dans leur science, et c’est là une privation d’un grand bien. Car la science est parmi les choses les plus bénies qu’Allah puisse donner au serviteur, car si tu enseignes la science aux autres, que tu la propages dans la communauté, tu en seras récompensé de plusieurs points de vue :


Premièrement : En propageant la science, tu propages la religion d’Allah, tu seras considéré comme le combattant sur le sentier d’Allah, car celui-ci libère pays après pays pour y propager la religion, et toi tu conquières les cœurs pour propager la religion d’Allah.


Deuxièmement : Parmi la bénédiction de la propagation et de l’enseignement de la science est que c’est une protection et une préservation de la religion d’Allah, car sans la science, la Législation n’aurait pas été préservée, car elle n’est préservée que par ses adeptes, les adeptes de la science. Il n’est possible de préserver la Législation que par les adeptes de la science. Ainsi, si tu propages la science et que les gens tirent profit de ta science, tu réalises cette préservation et protection de la Législation d’Allah.


Troisièmement : Tu es également bienfaisant vis-à-vis de celui à qui tu enseignes car tu lui montres la religion d’Allah, et s’il adore Allah avec science, tu auras une récompense similaire à la sienne. Ceci, car c’est toi qui lui a indiqué le bien, et celui qui montre le bien est semblable à celui qui le pratique. Il y a donc un bien et une bénédiction dans la propagation de la science, pour celui qui la propage et celui à qui elle parvient.


Quatrièmement : La propagation de la science la fait croître, et lorsque le savant enseigne aux gens, sa science augmente, car il révise ce qu’il a appris et cela l’amène à apprendre ce qu’il ne connaît pas. Et combien de fois le savant a-t-il tiré profit des étudiants autour de lui, car ils ont parfois à l’esprit des choses dont lui n’avait pas conscience, il profite ainsi d’eux alors que c’est lui qui leur enseigne. Et c’est une chose connue. C’est pourquoi il convient que lorsque l’étudiant ouvre une voie de recherche au savant, qu’il l’encourage et le remercie. Contrairement à ce que pensent de nombreuses personnes qui disent que lorsque l’étudiant indique une chose à l’enseignant, cela est pénible à ce dernier. Ils disent : c’est un jeune et il enseigne à cet homme âgé, cela lui est pénible et il se gêne de débattre avec lui par la suite, de peur de tomber sur une question qui lui échappe. Penser ainsi est un manque de science et un manque de raison. Car si Allah t’accorde des étudiants qui te rappellent ce que tu as oublié, et te permettent d’apprendre ce que tu ignores, c’est un grand bienfait d’Allah. Et fait partie des bienfaits de la propagation de la science que celle-ci augmente lorsque tu enseignes la science, comme l’a dit le poète en comparant l’argent et la science : « Elle augmente si tu la donnes abondamment, et elle diminue si tu la retiens. » Si tu la retiens elle diminue, c'est-à-dire que tu l’oublies, et au contraire si tu la propages, elle augmente.


Lorsqu’on transmet la science, il faut être sage dans son enseignement, en proposant aux étudiants des questions qu’ils peuvent comprendre et en ne leur posant pas de problèmes inextricables. Au contraire, l’enseignant les éduque par la science, petit à petit. C’est pourquoi certains ont défini le savant éducateur (Al-‘Âlim Ar-Rabbânî) : il est celui qui éduque les gens en leur apprenant les bases avant les questions plus complexes. Nous savons tous qu’on ne pose pas une construction d’un seul coup sur terre, et que cela soit un palais orné, mais cela est bâti brique par brique jusqu’à ce que la construction soit complète. L’enseignant doit tenir compte de l’esprit des étudiants afin de leur proposer ce qu’ils peuvent cerner, et c’est également la raison pour laquelle on doit parler aux gens en fonction de leur compréhension. Ibn Mas’ûd a dit : « Si tu dis aux gens une chose qu’ils ne peuvent saisir, cela sera une épreuve pour certains d’entre eux. » De même que l’enseignant doit accorder une attention particulière aux fondements et règles, car c’est sur cela que l’on fonde la science. Les savants ont dit : celui qui est privé des fondements n’arrive pas à bon port, c'est-à-dire qu’il n’atteint pas son but. Ainsi, il convient d’enseigner aux étudiants les règles et les fondements desquels découlent les questions annexes. Ceci car celui qui apprend la science à travers les questions annexes ne peut connaître le jugement d’une question difficile que se présenterait à lui, car il est privé de fondements.


Après cette digression, revenons à notre propos qui est le hadith : « Bénis ce que Tu nous as accordé », il faut donc que tu demandes à Allah qu’Il bénisse ce qu’Il t’accorde comme biens, comme enfants et science.


« Épargne-moi le mal que Tu as décrété » Allah décrète le bien et le mal. Ce qu’il décrète comme bien est un bien pur dans son décret et sa réalisation. Par exemple : si Allah décrète pour les gens une large subsistance, la sécurité, la sérénité, la droiture, le secours… c’est un bien dans le décret et sa réalisation. Quant à ce qu’Il décrète comme mal, c’est un bien dans le décret et un mal dans sa réalisation. Par exemple : la disette et la sécheresse, c’est un mal, mais le fait qu’Allah le décrète est un bien. Allah dit : « Le désordre est apparu sur la terre et dans la mer à cause de ce que les gens ont commis de leurs propres mains, afin qu’Allah leur fasse goûter une partie de ce qu’ils ont œuvré, peut-être reviendront-ils (vers Lui). » (Ar-Rûm : 41)


Ainsi, le décret d’Allah a un but louable qui est le retour vers Allah, le délaissement de la désobéissance pour l’obéissance ; C’est de cette manière que le décret est un bien mais que sa réalisation est un mal. Et nous disons : « le mal que Tu as décrété » car Allah peut décrété le mal pour une grande sagesse louable.


« Car c’est Toi qui décrète et Tu ne subis le décret de personne » Allah décrète toute chose, car c’est à Lui qu’appartient le Jugement total et parfait. « Tu ne subis le décret de personne » personne ne peut décrété une chose pour Toi, les serviteurs ne peuvent décider pour Allah, mais c’est Allah qui décide pour eux. Les serviteurs sont interrogés sur leurs actes, alors qu’Allah Lui : « Il n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait, mais ce sont eux qui devront rendre compte de leurs actes. » (Al-Anbiyâ’ : 23)


« Celui que Tu prends comme allié ne sera jamais humilié et celui que Tu prends comme ennemi ne sera jamais honoré » Cela rejoint ce que nous avons dit plus tôt « prends-moi comme allié parmi ceux que Tu as pris comme alliés » Si Allah prend quelqu’un pour allié, il ne sera jamais humilié, et si Allah prend quelqu’un pour ennemi, il ne sera jamais honoré, et le sens est que nous devons chercher la puissance auprès d’Allah, chercher protection contre l’humiliation auprès d’Allah.


Certains imams disent dans cette invocation une phrase sur laquelle il y a de nombreuses questions et qui est : « Accorde aux pécheurs d’entre nous les bienfaisants. » S’ils le disent, nous disons Âmîn (qui signifie : Ô Allah exauce cela) tout en sachant que la plupart de ceux qui disent Âmîn ne connaissent pas la signification de cette invocation, la preuve en est qu’ils la demandent souvent. Nous disons Âmîn en ayant une bonne opinion de celui qui invoque, en se disant qu’il n’invoque que par ce en quoi il y a un bien. L’avis le plus juste pour moi ­ – et Allah est plus savant – est que cette invocation doit être comprise dans le sens de l’intercession, car parmi ces gens il y a des bienfaisant et des pécheur, alors fais du pécheur un présent pour le bienfaisant afin qu’il intercède pour lui et accepte son intercession.



Source : Fatâwâ Al-Haram Al-Makkî (p.34)
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: La prière du Witr   Ven 22 Oct 2010 - 22:01

La prière du Witr

Cheykh 'Abdel 'Adhdim El Badawi


La prière du Witr


Jugement de la prière du Witr :

C’est une sounnah fortement recommandé, c’est-à-dire que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) l’a conseillée et a insisté dans cela.
La preuve de cette prière est le hadith d’Abou Hourayra (رضي الله عنه) qui dit que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Allah est witr (impaire, c-à-d unique) et Il aime el witr (c-à-d les chose qui sont impaires). » (rapporté par Al Boukhari et Mouslim)
Et selon ‘Ali (رضي الله عنه) : « Le Witr (la prière du witr) n’est pas une chose obligatoire et ce n’est pas une chose prescrit obligatoire comme le sont les prières obligatoires. Mais le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a fait le witr et a dit : « Ô vous les gens du Coran ! Faites Al Witr car Allah est unique et Il aime les choses qui sont impaires. » »
Et le Prophète (صلى الله عليه و سلم) s’est adressé ici aux gens du Coran, ceux qui le connaissent par cœur ou le connaissent en grande partie, car ce sont ceux qui prient le plus la nuit et qui préservent cette sounnah. Et les savants ont dit que la meilleure des prières surérogatoires est celle qui est faite la nuit. Et dans ce hadith il y a la preuve que l’amour est un des caractères d’Allah (soubhanna wa ta’ala), mais Il aime pas comme ses serviteurs, car rien en Lui ressemble.


L’heure de la prière du Witr :

Il est autorisé de prier el witr après la prière de ‘Icha jusqu’à l’apparition de l’aube. Et le meilleur moment est le dernier tiers de la nuit car c’est à ce moment qu’Allah (soubhanna wa ta’ala) descend jusqu’au 1er ciel et Il dit : « Y a-t-il une personne qui M’invoque afin que Je l’exauce, y a-t-il une personne pour Me demander afin que Je lui donne, y a-t-il une personne qui me demande le pardon afin que Je lui pardonne. » Et le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Et Allah ne cesse de dire cela jusqu’à l’apparition de l’aube. »
Et Aïcha (رضي الله عنها) a dit que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a fait el witr à tous les moments de la nuit, au début, au milieu et à la fin.
Il est conseillé de faire le witr au début de la nuit pour celui qui craint de ne pas se réveiller à la fin de la nuit, comme il est préférable de retarder le witr à la fin de la nuit pour celui qui pense se lever.

Selon Abou Qatâda (رضي الله عنه), Prophète (صلى الله عليه و سلم) a demandé à Abou Bakr : « Quand fais-tu le witr ? » Il a répondu : « Je fais le witr avant de dormir. » Et le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a demandé à ‘Oumar : « Quand fais-tu le witr ? » Il a répondu : « Je dors puis je fais le witr. » Alors le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit à Abou Bakr : « Tu as pris tes précautions. » Et il a dit à ‘Oumar : « Tu as pris par la force (c-à-d tu as préféré utiliser la force de ta volonté et de ta motivation pour faire le witr à la fin de la nuit). »

Et Aïcha (رضي الله عنها) a dit : « le Prophète (صلى الله عليه و سلم) priait alors que je dormait sur le lit. Lorsqu’il voulait faire le witr (autrement vers la fin de la nuit) il me réveillait et faisait mon witr. » (authentique rapporté par Al Boukhari et Mouslim)
De ce hadith les savants ont déduit qu’il n’est pas obligatoire de réveiller sa famille pour prier, car le Prophète (صلى الله عليه و سلم) priait alors que sa femme Aïcha (رضي الله عنها) dormait. Cependant ceci est préférable de temps en temps.

Concernant celui qui a prié le witr au début de la nuit car il craignait de ne pas se réveiller, puis qui finalement s’est réveillé, celui-ci peut prier 2 rak’at mais il ne lui est pas permis de refaire un witr car le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Il n’y a pas 2 witr dans une nuit. »


Le nombre de rak’at du witr ainsi que sa description :

Le nombre minimum de rak’at lors de la prière du Witr est de une. La preuve de cela est le hadith d’Abdoullah Ibnou ‘Oumar (رضي الله عنه) qui dit que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « La prière de nuit se fait par deux. Si l’un d’entre vous à peur de ne pas se lever avant le Sobh qu’il prie alors une rak’a qui sera considérée pour lui comme le witr de ce qu’il a prié auparavant. »
Et il est autorisé de faire le witr en 3, 5, 7 ou 9 rak’at.

Like a Star @ heaven La preuve qu’il est permis de faire le witr en 3 rak’at est le hadith de Aïcha (رضي الله عنها) qui dit : « Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) ne faisait pas plus de 11 rak’at que ce soit pendant ou en dehors du Ramadhan. Il priait 4 rak’at. Ne demande pas sur leurs perfection ou sur leur longueur. Puis il priait encore 4 rak’at. Ne demande pas sur leurs perfection ou sur leur longueur. Puis il priait 3 rak’at. » (rapporté par Al Boukhar et Mouslim)

Donc dans ce hadith on en déduit que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a fait le witr en 3 rak’at.
Et concernant le witr en 3 rak’at, il y a 2 façons différentes rapportées dans la sounnah du Prophète (صلى الله عليه و سلم) :
1- soit de faire les 3 rak’at d’affilées, de s’asseoir et de faire le taslim
2- soit de faire 2 rak’at de s’asseoir et de faire taslim, puis de se lever et de faire une rak’a.

Like a Star @ heaven La preuve qu’il est aussi permis de faire le witr en 5 rak’at est le hadith de Aïcha (رضي الله عنها) qui dit : « Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) priait la nuit 13 rak’at. Il faisait le witr en faisant 5 rak’at et ne s’asseyait, durant ces 5 rak’at, qu’à la dernière. » (rapporté par Mouslim, Abou Dawoud et at-Tirmidhi)
Dans d’autres hadith Aïcha (رضي الله عنها) a décrit les 8 rak’at précédant les 5 du witr en disant qu’il les avait faite 2 par 2.

Certains savants ont dit que parmi ces 8 rak’at, il y en a 2 qui sont sounnat el ‘icha, les 2 rak’at après la prière de l’Icha, et qui ne rentre pas dans la prière de la nuit. D’autres savants ont dit que ce sont 2 rak’at que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) faisait en guise d’ouverture de la prière de la nuit. Il n’y a donc pas de contradiction entre les 2 hadith de Aïcha (رضي الله عنها) ou elle dit d’une part que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a fait 13 rak’at et d’autre part qu’il ne dépassait pas 11 rak’at.

Like a Star @ heaven La preuve qu’il est aussi permis de faire le witr en 7 et 9 rak’at est le hadith d’Aïcha (رضي الله عنها) également, lorsqu’un jeune tabi’i (*) est venu lui demander comment le Prophète (صلى الله عليه و سلم) priait la nuit. Elle lui a répondu : « Nous lui préparions son siwak ainsi que l’eau avec laquelle il faisait ses ablutions, puis le Prophète (صلى الله عليه و سلم) dormait ce qu’Allah (soubhanna wa ta’ala) Lui avait permis de dormir. Puis il se réveillait, utilisait le siwak, faisait ses ablutions et il priait 9 rak’at. Il ne s’asseyait que durant la 8ème, puis il faisait le rappel d’Allah, Le remerciait et L’invoquait (autrement dit il faisait at-Tachahoud), puis il se levait sans taslim pour prier la 9ème rak’at. Puis il s’asseyait, faisait le rappel d’Allah, Le remerciait et L’invoquait (= at-Tachahoud), puis il faisait at-taslim à voix haute. Puis il priait 2 rak’at en étant assis. Ce qui fait un total de 11 rak’at ô mon enfant ! Et lorsque le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a vieilli et pris du poids il faisait le witr en 7 rak’at. Il priait 6 rak’at d’affilés s’asseyait pour le tachahoud, puis il se relevait pour la 7ème rak’a, s’asseyait, faisait le tachahoud et le taslim. Puis il faisait 2 rak’at en étant assis. Ce qui fait un total de 9 rak’at ô mon enfant ! » (rapporté par Mouslim, Abou Dawoud et an-Nassa-i)

(*) tabi’i = c-à-d une personne qui est venue après les compagnons, qui n’a pas eu la chance de rencontrer le Prophète (صلى الله عليه و سلم) mais qui a cru en lui.



Ce que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) récitait dans la prière du witr :

Selon Abdoullah Ibn ‘Abbas (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) lisait dans le witr (en 3 rak’at) « sabbihi ssmi rabbikal a’la » (sourate al A’lâ), et « qoul ya ayyouhal kafiroun » et « qoul houwallahou ahad », chacune dans une rak’at.
Il y a d’autres hadiths qui disent que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) rajoutait dans la dernière rak’at « qoul a’oudhou birabbil falaq » et « qoul a’oudhou birabbin nâss » en plus de la sourate Al Ikhlass. Il est également rapporté qu’il a récité durant le witr les 100 premiers versets de la sourate An-Nissa.



Le qounout durant le Witr :

Le qounout est une invocation. Selon Al Hassan ibnou ‘Ali (رضي الله عنه) : « Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) m’a enseigné des paroles à dire durant el witr : « Ô Allah ! Fais que je sois du nombre de ceux que Tu as embrassés de Ta guidé, de ceux à qui Tu as accordé la santé et de ceux que Tu as pris en charge. Accorde-moi la bénédiction dans ce que Tu m’as octroyé et préserve-moi du mal que Tu m’as destiné. C’est à Toi que revient la décision et personne ne pourrait décider de quoi que ce soit à Ta place. Celui que Tu prends en charge ne pourrait se voir humilié [alors que celui que Tu prends pour ennemi ne pourrait se voir honoré] Béni et Elevé sois-Tu, ô Toi qui est notre seigneur ! » »

اللّهُـمَّ اهْـدِنـي فـيمَنْ هَـدَيْـت، وَعـافِنـي فـيمَنْ عافَـيْت، وَتَوَلَّـني فـيمَنْ تَوَلَّـيْت ، وَبارِكْ لـي فـيما أَعْطَـيْت، وَقِـني شَرَّ ما قَضَـيْت، فَإِنَّـكَ تَقْـضي وَلا يُقْـضى عَلَـيْك ، إِنَّـهُ لا يَـذِلُّ مَنْ والَـيْت، [ وَلا يَعِـزُّ مَن عـادَيْت ]، تَبـارَكْـتَ رَبَّـنا وَتَعـالَـيْت


Et la sounnah dans cette invocation est de la faire avant l’inclinaison (donc après la récitation du Coran). La preuve est le hadith de ‘Oubayd ibn ka’b (رضي الله عنه) qui dit que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a fait le qounout pendant le witr, avant l’inclinaison.
Et il n’est pas légiféré de faire le qounout dans les prières obligatoires, si ce n’est lorsqu’un mal atteint les musulmans.

Par conséquent il y a 2 sortes de qounout :
Like a Star @ heaven 1 - qounout el witr : elle se fait dans la prière du witr, avant l’inclinaison
Like a Star @ heaven 2 - qounout an-nazila : elle se fait lorsqu’un mal atteint les musulmans dans la dernières rak’a de n’importe quelle prière obligatoire, après l’inclinaison.

La preuve est le hadith d’Abou Hourayra (رضي الله عنه), qui dit que lorsque le Prophète (صلى الله عليه و سلم) voulait invoquer contre quelqu’un ou en faveur de quelqu’un, il faisait le qounout après l’inclinaison.

Quant au fait de faire le qounout systématiquement lors de la prière de Fajr, l’avis le plus sure est que cela est une innovation comme l’ont démontrés les compagnons du Prophète (صلى الله عليه و سلم). La preuve de cela est le hadith de Abi Malik el Achjâ’i Sa’d ibnou târiq (رضي الله عنه) qui dit : « Ô père ! Tu as prié derrière le Prophète (صلى الله عليه و سلم), derrière Abou Bakr, derrière ‘Oumar, derrière ‘Othman et derrière ‘Ali, ici (en irak) pendant 5 ans (et les 5 ans font uniquement référence à ‘Ali), est-ce qu’il faisait le qounout au fajr ? » Il a répondit : « Ô mon fils ! Ceci est une innovation. » (hadith authentique rapporté par Ibn Majah et Ahmed)

L’Imam Al Qayyim (rahimahoullah) a dit : "Il est inconcevable que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) ait pu faire el qounout dans toutes les prières du Fajr et qu’aucun compagnon n’a pratiquait cela, et que cela soit une chose inconnue de la communauté à tel point que des compagnons aient parlé d’innovation."




Source : EL-WADJÎZ FI FIQHI AS-SOUNNATI WA AL-KITÂBI EL 'AZÎZ DU CHEIKH 'ABDEL-'ADHDIM EL-BADAWI - Le livre de la prière -
Cours audio du frère Abou Anas
retranscrit par Sevamel & Oum Sulaym
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: La prière du Witr   Mer 15 Déc 2010 - 9:16

Une personne a déjà prié El Witr puis désire reprendre les prières à la fin de la nuit

Cheikh ibn Baz





Question :

« Si j’ai effectué le witr au début de la nuit puis désirais reprendre les prières par la suite, que faudrait-il faire ? ».


Réponse :

« Si vous avez effectué le witr au début de la nuit et si Allah vous a facilité la reprise des prières à la fin de la nuit, effectuez autant de chaf’a qu’Allah vous en aura donné la possibilité, mais n’y ajoutez pas de witr compte tenu de la parole du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) : « Il ne peut pas y avoir deux witr au cours de la même nuit » et compte tenu encore de ce hadith rapporté par Aïcha (رضي الله عنها) selon lequel le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) accomplissait deux raka’a après le witr en restant assis. Ceci visait mais Allah le sait mieux – de montrer aux gens la permission de prier après avoir effectué le witr. »




Voir Madjmou’ fatawa Cheikh Ibn Baz, 11/311.
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Umm-Loqman
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MessageSujet: Si je manque la prière du witr, puis-je la rattraper après le fajr ?   Lun 2 Mar 2015 - 12:27

Si je manque la prière du witr, puis-je la rattraper après le fajr ?
Cheikh Othman As-Salimi




Question :

Qu’Allah soit bienfaisant envers vous. Si je manque la prière du witr, puis-je la rattraper après le fajr ?

Réponse :

Tu la rattrapes après que le soleil se soit levé (après le chourouq), il n’y a pas de mal. Tu l’accomplis d’un nombre pair d’unités de prière et non pas d’un nombre impair. Si le mouadhin fait l’appel à la prière et que la personne se rend compte à ce moment, il n’y a pas de mal à ce qu’il accomplisse une unité de prière au moment de l’appel à la prière ou après celui-ci.

Fin de la réponse de Cheikh Othman As-Salimi, qu’Allah le préserve.
http://salafidunord.over-blog.com/si-je-manque-la-prière-du-witr-puis-je-la-rattraper-après-le-fajr
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La prière du Witr
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