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 Le voile du visage

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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Le voile du visage   Mar 14 Aoû - 11:23

Enlever le Niqab dans certaines situations


Cheykh Mohamed Ibn Ramzan




Question:

Ma femme porte le jilbab depuis quelques années. Elle aimerais porter le nikab. Est-il permis à une femme de l'enlever dans certaines situations ?comme: Police, Ecole des enfants, Banque, Aéroports, Etc.
J'ai entendu parler d'hypocrisie...  Barakallah oufikoum wa salam alaykoum


Réponses de Cheykh Mohamed Ibn Ramzan (3/05/1428) :

"Ceci n'est pas de l`hypocrisie mais rentre dans le domaine de ce qui est considéré comme nécessité (a-dharoura), dans ce cas alors la femme ne tombe pas dans le péché lorsqu'elle découvre son visage, par contre elle découvrira, dans la mesure du possible, le strict minimum (bas du front et nez). Le péché revient à ceux qui ne facilitent pas ou interdisent le port du niqab".


.


Dernière édition par Oum Mouqbil le Sam 8 Nov - 15:08, édité 1 fois
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Le voile du visage   Mar 14 Aoû - 14:12

L'avis de Shaykh Nasir al Dine Al Albani (rahimaho Allah)


Dans : "Le Jilbab de la femme musulmane"



LES ARGUMENTS CORANIQUES

La parole d’Allah ‘Azawajal :
« Et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît » [24 : 31]

Ibn ‘Abbas (r.a) a dit : « Il s’agit du visage, des mains et de la bague ».



LES ARGUMENTS DANS LA SOUNNAH

Qu'il couvre l'ensemble du corps excepté le visage et les mains
Il y a plusieurs hadiths qui prouvent que la femme peut montrer son visage et ses mains.

Jabir bin 'Abdullah (raa) rapporte:

«J'ai assisté à la prière de la fête (al 'aïd) avec le Messager d'Allah, il fit la prière avant le prône sans appel à la prière majeur (adhan), ni mineur (iqama). Ensuite, il (saws) se leva, s'appuya sur Bilal, et ordonna aux gens la crainte d'Allah, les exhorta à son obéissance, les sermonna et leur fit le rappel.
Ensuite, il se rendit auprès des femmes, les prôna et leur fit le rappel. Il (sas) leur dit: "faîtes l'aumône car la plupart d'entre vous seront en Enfer."
Une femme aux joues foncées se leva dans l'assemblée et elle dit : "Pour quelle raison ? Ô Messager d'Allah !"
Il (saws) dit : "car vous vous plaignez beaucoup et méconnaissez les bienfaits que vous recevez."
Il dit : "elles se mirent à faire l'aumône de leurs bijoux et jetèrent leurs anneaux et leurs bagues dans le vêtement de Bilal."»


Ce hadith est une preuve claire (que la femme peut montrer son visage et ses mains), et c'est pour cette raison que nous l'avons cité car dans le cas contraire, le narrateur n'aurait pas pu décrire cette femme, en disant qu'elle avait les joues foncées. (Rapporté par Moslim)



Ibn 'Abbas (raa) rapporte d'Al Fadl bin 'Abbas :
« Une femme de Khath'am questionna le Messager d'Allah (saws) lors du pélerinage d'adieu (le jour du sacrifice), al fadl bin 'Abbas était derrière le Messager d'Allah, al Fadl était un homme radieux...Le Prophète s'arrêta pour répondre aux gens.»
Al fadl bin 'Abbas se tourna vers elle, c'était une belle femme."

Selon une autre variante : "une femme radieuse."
Et selon une autre variante : "Al Fadl se mit à la regarder, elle lui plût [et elle le regardait aussi], le Messager d'Allah (saws) le prit par le menton et tourna son visage de l'autre côté." (Rapporté par Bokhari & Moslim)
Et selon une autre variante: "Je la regardais" Le Prophète (saws) m'a vu et a détourné mon visage du sien, ensuite je l'ai regardé (une deuxième fois) et il (saws) détourna mon visage du sien ; il (saws) fit cela trois fois et moi je n'ai pas arrêté." (Les narrateurs de ce hadiths sont sur, mais si Al Hakam bin 'Otayba ne l'a pas entendu d'Ibn 'Abbas alors il est discontinue (monqati').

Cette histoire est aussi rapportée par 'Ali bin Abi Talib (raa), qui dit:
«Que le Messager d'Allah fut questionné après avoir lapidé les stèles.»
Il (raa) ajouta: «Al 'Abbas lui dit alors: "Ô Messager d'Allah! Pourquoi as tu tourné la tête du fils de ton oncle?" Il (saws) répondit: "J'ai vu un jeune et une jeune, et j'ai voulu les protéger du diable." (Rapporté par Al Tirmidhi, Ahmad et Al Diha' avec une chaîne de narrateur authentique)


Ce hadith, comme celui qui le précède prouve que le visage de la femme n'est pas une nudité ('awra).

Ibn Hazm (raa) a dit:
«Si le visage était une nudité ('awra), pourquoi n'a t'il pas réagit alors qu'elle avait le visage dévoilé devant les gens et pourquoi ne lui a t'il pas ordonné de le couvrir, car si elle avait le visage couvert, Ibn 'Abbas n'aurait pas su si elle était belle ou non.»


Sahl bin Sa'd (raa) rapporte:
«Une femme est venue chez le Messager d'Allah (saws) (alors qu'il était à la mosquée), elle dit : "Ô Messager d'Allah ! Je suis venu m'offrir à toi!"
Le Messager d'Allah (saws) la regarda de haut en bas, puis baissa la tête. Lorsqu'elle vit qu'il ne la désirait pas, elle s'est alors assise.» (Rapporté par Bokhari & Moslim)



'Aïcha (raa) rapporté:
«Les femmes croyantes voilées par leurs habits, assistaient à la prière du matin avec le Prophète, puis elles rentraient chez elles sans que personne ne les reconnaissent, tellement qu'il faisait noir.»

La preuve dans ce hadith c'est, sa parole :
« sans que personne ne les reconnaissent, tellement il faisait noir.» Ce qu'on peut comprendre c'est que s'il ne faisait pas noir on les aurait reconnues et habituellement on reconnaît quelqu'un par son visage.

Ensuite, je suis tombé sur une autre variante qui éclaira (les autres):
« sans que personne ne reconnaisse le visage de l'autre.» (Rapporté par Abou Y'ala dans son Mosnad avec une chaîne de narrateur authentique selon 'Aïcha)


Fatima bint Qays (raa) rapporte :
«Qu'Abou 'Amr bin Hafs (raa) la répudia définitivement.»
Et selon une autre variante :
«Pour la troisième et dernière fois» Lors de absence... Elle alla chez le Messager d'Allah (saws) et lui expliqua cela...
Il (saws) lui ordonna de passer la période (al 'ida) chez Oum Sharik, ensuite il (saws) a dit :
"C'est une femme dont mes Compagnons ont peur, va plutôt chez Ibn Oum Maktoum ; car c'est un homme aveugle, tu pourras retirer ton voile chez lui.»
Et selon une autre variante :
«Va chez Oum Sharik ! Oum Sharik est une femme Ansar très riche, très généreuse et qui a beaucoup d'invités."
Je dis alors: "Je vais le faire !" Il (saws) a dit : "Ne le fais pas, car elle a beaucoup d'invités et j'ai peur que ton voile glisse ou que tes habits ne découvrent tes jambes et que les gens voient de toi ce que tu n'aimeras pas (qu'ils voient), mais va plutôt chez le fils de ton oncle 'Abdullah bin Oum Maktoum (l'aveugle)...
...et si tu retires ton voile, il ne te verra pas."
Je suis donc allée chez lui, lorsque ma période ('ida) fut terminée. J'ai entendu l'appel à la prière, je suis alors allée à la mosquée et j'ai prié avec le Messager d'Allah. Après avoir terminé la prière, il (saws) s'est assis sur la chaire (minbar). Il (saws) dit alors: "Je ne vous ai pas rassemblé dans le but de vous faire des recommandations ni des avertissements, mais je vous ai rassemblé car Tamim al Dari était un chrétien et il est venu me prêter allégeance et s'est converti à l'Islam. Il m'a raconté une histoire sur l'Antéchrist ; qui correspondait à ce que je vous avais dit à son sujet...» (Rapporté par Moslim)


Ce hadith prouve que le visage n'est pas une nudité ('awra) (apparente), car le Prophète (saws) a permit à Bint Qays que les hommes la voient avec un khimar, c'est-à-dire, ce qui couvre la tête qui doit être couverte et pas le visage.
C'est pour cette raison que le Prophète (saws) avait peur que son khimar glisse et dévoile ce qui est interdit. Il lui ordonna alors ce qui était meilleur pour elle, c'est-à-dire, d'aller chez Ibn Oum Maktoum (l'aveugle) car il ne la verrait pas si elle enlèverait son khimar.
Il faut savoir que cette histoire a eu lieu vers la fin de la vie du Prophète (saws), car Fatima bint Qays (raa) à la fin de 'ida, a entendu le Prophète (saws) raconter l'histoire et la conversion de Tamim Al Dari.
Et, il est rapporté dans la biographie de Tamim qu'il s'est converti à la neuvième année de l'hégire.

Cela prouve que cette histoire a eu lieu après la révélation des versets du jilbab, donc ce hadith est une preuve que le visage n'est pas une nudité ('awra).



Ibn 'Abbas (raa) rapporte :
«Qu'il fut questionné : "As-tu assisté à une fête (al 'aïd) avec le Prophète (saws)?" "Oui" Répondit-il, mais grâce à mon jeune âge.» Je l'ai vu au moment où il arriva au signal qui était auprès de la maison de Kouthayyir bin al Salt, arrivé-là, il pria.»
Il dit : "Le Prophète (saws) est arrivé et je le vis prendre place parmi les hommes. Ensuite, il se rendit chez les femmes en compagnie de Billal."
Il (saws) récita aux femmes le verset suivant :
"Ô Prophète ! Quand les croyantes viennent te prêter serment d'allégeance, [et en jurent] qu'elles n'associeront rien à Allah, qu'elles ne voleront pas, qu'elles ne se livreront pas à l'adultère, qu'elles ne tueront pas leurs propres enfants, qu'elles ne commettront aucune infamie ni avec leurs mains ni avec leurs pieds et qu'elles ne désobéiront pas en ce qui est convenable, alors reçois leur serment d'allégeance, et implore d'Allah le pardon pour elles. Allah est certes, Pardonneur et Très Miséricordieux." (Sourate Al Moumtahanah Verset 12)
Il (saws) récita ce verset jusqu'au bout, et dit ensuite : "Acceptez-vous cela ?" Une des femmes présente répondit - et c'était la seule qui répondit : "Oui, ô Prophète d'Allah !" Ensuite il (saws) leur adressa des admonestations et des exhortations et leur ordonna de faire l'aumône.
Il dit : "Bilal étendit son vêtement ; et je vis alors les femmes puiser avec leur mains (les aumônes) et les lancer dans le vêtement de Bilal."


Et selon une autre variante:
«Elles se mirent à lancer leur anneaux et leur bagues dans le vêtement de Bilal, ensuite Bilal accompagna le Prophète chez lui." (Rapporté par Bokhari)

Cette histoire eut lieu, lorsque les femmes prêtaient allégeance au Prophète (saws), et c'est une preuve qu'elle eu lieu après l'ordre du jilbab. Et cet ordre eu lieu à la troisième année de l'hégire alors que le verset du prêtement d'allégeance avait été révélé à la sixième année de l'hégire.



Soubay'a bint Al Harith (raa) rapporte:
«Qu'elle était marié à Sa'd bin Khawla. Il décéda lors du pèlerinage d'adieu, (il participa à la bataille de Badr). Elle accoucha avant la fin de la période de quatre mois et dix jours du deuil de sa mort.
Abou al Sanabil bin Ba'kak la rencontra à la fin de ses lochies, elle s'était mise du collyre dans les yeux et (s'était fait belle). Il lui dit alors : "Soit bonne envers toi même !" - ou une parole semblable. "Peut-être cherches-tu à te marier ? Mais cela (ne t'ai permit) qu'après une période de quatre mois et dix jours après la mort de ton mari. Elle dit alors : "Je suis allée voir le Prophète (saws) et je lui ai raconté ce que m'avait dit Abou al Sanabil bin Ba'kak. Il (saws) me dit : "Son deuil a pris fin lorsqu'elle a accouché."»
(Rapporté par Ahmad par deux voies, selon 'Aïcha la première est authentique (sahih) et la deuxième est bonne (hassan). Il se trouve aussi dans les deux Authentiques, c'est-à-dire : Sahih Bokhari et Sahih Moslim)


Ibn 'Abbas (raa) rapporte :
«Une femme priait derrière le Messager d'Allah (saws), c'était une très belle femme, (Ibn 'Abbas a dit : "Par Allah! Je n'ai jamais vu une femme semblable.") Certains hommes se m'étaient au premier rang pour ne pas la voir tandis que d'autres tardaient à venir pour être dans les derniers rangs, et lorsqu'ils s'inclinaient, ils regardaient en dessous de leurs bras (et ils écartaient leurs bras).» (Rapporté par Ashab al Sounnan et al Hakim et il a été authentifié et approuvé par al Dhahabi)

C'est alors qu'Allah (swt) révéla :

"Et c'est bien Nous qui donnons la vie et donnons la mort, et c'est Nous qui sommes l'héritier [de tout]." (Sourate Al Hijr Verset )


Tous ces hadiths prouvent clairement qu'il est permit à la femme de montrer son visage et ses mains et appuient le hadith de 'Aïcha cité précédemment et explique le sens du verset :
« que ce qui en paraît »

Comme il a été cité précédemment jusqu'à ce qu'Il dise (swt):
« et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines »

Et ceci prouve, tout comme les ahadiths cités précédemment qu'il n'est pas obligatoire pour la femme de couvrir son visage car le voile est ce qui couvre la tête.


Sources : "Le Jilbab de la femme musulmane"

http://www.darwa.com/forum/showthread.php?t=12130&highlight=compagnons+paradis+sans+jugement
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Le voile du visage   Mar 14 Aoû - 17:28

Suite ...

Sheykh al Albani :
[...] Certes, certains savants et leurs étudiants - en particulier ceux qui s’attachent à suivre une des écoles juridiques [al-Mouqalidîn] - furent choqués, tout en reconnaissant la force de ses preuves [du livre] ainsi que ses arguments, par mon affirmation que le visage de la femme n’est pas une partie du corps qu’il faut cacher [‘Awrah]. Et certains professeurs ont écrit sur cela dans le cadre de leur cours, certains de Syrie et du Hidjâz, et il y avait parmi eux deux groupes :

Ceux qui considèrent encore que le visage de la femme est une partie à dissimuler, et il n’y a pas sur cela [de leur part] de preuves légiférées exposées [...]

Et :

Ceux qui sont du même dogme [Madhhab] que nous sur le fait que le visage n’est pas une partie à dissimuler [‘Awrah], mais qui voit tout de même qu’il n’est pas permis de faire connaître cette opinion, invoquant la corruption des mœurs de notre époque [Fassâd az-Zamân] et la prévention des risques. A ceux-là je réponds : Le jugement légiféré [Hukm ach-Char’î] authentifié dans le Livre et la Sounnah affirment qu’il est interdit de dissimuler à la connaissance des gens une prescription divine. Que ce soit sous prétexte de la corruption des mœurs ou sous quelque autre prétexte. Les textes établissant cette interdiction de dissimuler le savoir ont en effet une portée générale, à l’exemple de la Parole d’Allâh :


« Certes ceux qui cachent ce que Nous avons fait descendre en fait de preuves et de guide après l’exposé que Nous en avons fait aux gens, dans le Livre, voilà ceux qu’Allâh maudit et que les maudisseurs maudissent »
[1]


Et la parole du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) :
« Celui qui dissimule une connaissance, Allâh le marquera le Jour Dernier d’une marque de feu. »
Rapporté par Ibn Hibbân dans son « Sahîh », al-Hâkim et authentifié par adh-Dhahabî et d’autres textes, réprouvant également la dissimulation du savoir. Si la Loi divine prescrit effectivement, comme nous en sommes convaincus, que le visage de la femme n’est pas une partie à dissimuler, comment peut-il être permis de dissimuler cette prescription et ne pas en informer les gens ? Qu’Allâh nous pardonne. Si quelqu’un considère qu’il vaut mieux ne pas appliquer cette prescription sous prétexte de la prévention des risques, c’est à lui à son tour d’expliquer son avis aux gens, sans dissimulation, et de donner les preuves [Adillah] justifiant son point de vue et ainsi de suite [...] [2]



Notes :

[1] Coran, 2/159

[2] Kitâb « Djilbâb al-Mar’a al-Mouslima fîl-Kitâb was-Sounnah » du SHeikh al-Albânî, p.26-28


http://www.manhajulhaqq.com/spip.php?article386


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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Le voile du visage   Dim 5 Oct - 17:20

La divergence d'avis provient surtout du verset 31 de la sourate An-Nur
(Voici les différents tafsir)





« Et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît »

Ibn al-’Arabî - al-Qourtubî - Ibn Kathîr - ach-Chawkânî






- vendredi 25 juillet 2003, par Ibn Abd Al-Hâdî
BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

ALLâh Ta’âla a dit :


« Et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît »
[1]


Al-Qadhî Abû Bakr Ibn al-’Arabî [2] a dit :

« Il existe trois avis différents quant aux atours apparents :

1/ Le premier : ce sont les vêtements, et cela signifie que ce qui paraît de la femme, ce sont surtout ses vêtements : c’est l’avis d’Ibn Mass’oud.

2/ Le second : ce sont le kohôl et les bagues : c’est l’avis d’Ibn ’Abbâs et al-Miswar.

3/ Le troisième : ce sont le visage et les mains.

Le second avis considère aussi que ce sont le kohôl et les bagues portés sur le visage et les mains, mais la différence est que ceux qui considère que le visage et les mains sont les atours apparents disent : Cela vaut mieux tant qu’ils ne portent pas de kohôl ni de bague ; mais avec du kohôl ou des bagues il faut couvrir, et ils deviennent des atours cachés.

[...]

Les avis diffèrent quant aux bracelets : selon ’Aisha (radhillahu ’anha), ils font partie des atours apparents car ils sont sur les mains ; mais selon Mudjâhid, ils font partie des atours cachés car ce n’est pas aux mains qu’on les porte mais aux bras.

[...]

En réalité, les atours apparents, de quelque façon qu’on les comprenne, sont ceux qui se trouvent sur le visage et les mains, car c’est ce qui paraît dans le culte lors de la prière [salât] et de l’ihrâm [état de sacralisation lors du pèlerinage], et qui est apparent dans vie courante. » [3]


--------------------------------------------------------------------------------


Al-Imâm al-Qourtubî [4] a dit :

« Allâh Ta’âla ordonne aux femmes de ne pas montrer leurs atours aux hommes, sauf à ceux mentionnés dans la suite du verset, par crainte de la tentation [fitnah]. Il fait exception de ce qui paraît de ces atours : les avis diffèrent quant à ce dont il s’agit.

[...]

Puisque le visage et les mains sont le plus souvent découvert dans la vie courante et lors du culte, pendant la prière et le Hadj [pèlerinage], cela peut bien être eux que l’exception concerne [...] Cet avis a le mérite de prendre avantage en compte la prudence et la corruption des mœurs. La femme ne montre de ses atours que ce qui paraît de son visage et de ses mains.

[...]

Les atours sont deux sortes : naturels [khilqiyat] et artificiels [mouktasabat]. Les ajouts naturels, c’est le visage de la femme, dont les assentiments et la disposition à la connaissance en font la base de la parure et de la beauté physique et l’expression de la sensualité. Les atours artificiels sont, eux, ce que la femme met pour embellir, comme les vêtements, les bijoux, le kohôl et la teinture au henné [al-khidhâb], et sur cela Allâh Ta’âla dit :
« Portez votre parure [vos habits] ». [5] » [6]


--------------------------------------------------------------------------------


Ibn Kathîr [7] a dit :

« Les mots :
« Et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît » signifient que les femmes ne doivent rien montrer de leurs atours aux étrangers, sauf ce qu’il est impossible de cacher. Ibn Mass’oud a dit : « Comme le manteau et les vêtements... » L’avis d’Ibn Mass’oud est aussi, celui, entre autres, d’al-Hassan, Ibn Sîrîn, Abû al-Djawzâ, Ibrâhîm an-Nakha’î. Al-A’mach rapporte d’après Sa’îd Ibn Djoubayr d’après Ibn ’Abbâs, que celui-ci a dit : « Et ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît » : il s’agit du visage, des mains et des bagues ».

On rapporte qu’Ibn ’Omar, ’Atâ, ’Ikrima, Sa’îd Ibn Djoubayr et d’autres ont émis un avis semblable. Cela peut permettre d’expliquer quels sont les atours qu’il est interdit aux femmes de montrer [...] az-Zouhrî a dit : « Que ce qui en paraît » se réfère aux bagues et aux anneaux de cheville. Il est possible qu’Ibn ’Abbâs et ceux qui ont suivi son avis aient voulu expliquer [ou commenter] ce qui en paraît par le visage et les mains, ce qui est l’avis généralement admis par l’ensemble [des savants] ». [8]


--------------------------------------------------------------------------------

Al-Imâm ach-Chawkânî [9] a dit :

« On n’est pas sans savoir que le sens explicite des prescriptions coraniques est l’interdiction de montrer les atours, sauf ce qui en paraît comme le manteau, le voile et d’autres choses du même ordre, comme les bijoux portés aux mains et aux pieds par exemple. Et si les atours représentent les parties du corps portant la parure, l’exception porte sur ce qu’il est difficile à la femme de couvrir, comme les mains et les pieds.

[...]

Ibn Moundhîr rapporte qu’Anas a dit que la Parole d’Allâh :
« Que ce qui en paraît » désigne le kohôl et les bagues. Sa’îd Ibn Mansoûr, ’Abd Ibn Hamîd, Ibn Djarîr, Ibn al-Moundhir, et al-Bayhâqî dans ses « sounans », rapportent qu’Ibn ’Abbâs a dit du verset : « Que ce qui en paraît » qu’il désigne le kohôl, les bagues, les boucles d’oreilles et les colliers. ’Abd ar-Razzâq et ’Abd al-Hamîd rapportent également qu’il a dit ; il s’agit de la teinture au henné de la main et des bagues. Ibn Abî Chayba et ’Abd al-Hamîd rapportent aussi qu’Ibn ’Abbâs a dit : ce qui en paraît, c’est le visage et la paume de la main. Ibn Abî Chayba, ’Abd al-Hamîd, Ibn al-Moundhîr, et al-Bayhâqî dans ses « sounans » rapportent que ’Aisha a dit en réponse à une question sur les atours apparents : « ce sont les bracelets et l’anneau du doigt », tout en resserrant l’extrémité de sa manche. » [10]




[1] Sourate an-Nûr, v.31
[2] Il est Abî Bakr Muhammad Ibn ’Abdallâh al-Ma’rouf Ibn al-’Arabî - 543 - 568 H, Grand juriste Musulman, exégète du Coran, et spécialiste du hadîth.
[3] Kitâb Ahkâm al-Qor’ân, de Ibn al-’Arabî. Vol-3 p.383
[4] Il est Abî ’Abdullâh Muhammad Ibn Ahmad al-Ansârî al-Qourtubî - 671 H. Grand savant et exégète du Coran.
[5] Sourate A’raf, v-31
[6] Al-Djâmi’ li-Ahkâm al-Qor’ân, de Al-Qourtubî. Vol-12 p.152
[7] Il est al-Imâm al-Djalîl al-Hâfidh ’Imâd ud-Dîn Abî al-fidâ Ismâ-îl Ibn Kathîr ad-Dashmiqî - 774 H. Grand savant exégète du Coran, son commentaire est plus populaire, et la majorité des musulmans le qualifie meilleur référence.
[8] Moukhtasar Tafsîr Ibn Kathîr, vol-2 p. 728
[9] Il est Muhammad Ibn ’Alî Ibn Muhammad ach-Chawkânî - 1250 H.
[10] Fath al-Qadîr al-Djâmi’ bayna fannay ar-Riwâya wa ad-Dirâya min ’Ilm at-Tafsîr, de ach-Chawkânî. Vol-4 p.33


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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Le voile du visage   Sam 8 Nov - 15:08

La divergence des savants sur le voile du visage

SHeikh Ibn Uthaymîn - Sheikh Ibn BâZ - al-Lajnah ad-Dâ-ima - SHeikh al-Fawzân - SHeikh al-Albânî




Allâh - Ta’âla - dit :

« Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines ; et qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs soeurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu’elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu’elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l’on sache ce qu’elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Allâh, O croyants, afin que vous récoltiez le succès. » [Coran, 24/31]



Question :

Il y a deux frères mariés qui habitent dans un seul appartement. Est-il permis pour les femmes de découvrir leur visage devant le mari de l’autre, sachant que les deux sont vertueux ?

Réponse :

Si les familles vivent ensemble, alors il est obligatoire de porter le voile devant ceux qui ne sont pas leurs « mahrâms » [personnes avec qui elles n’ont pas le droit de se marier]. Il n’est pas permis pour la femme d’un frère de se dévoiler devant le frère [de son mari], car son frère est comme tout autre homme dans la rue qui peut la voir et qui ne lui est pas interdit [au mariage]. Il n’est aussi pas permis au frère [du mari de la femme] de se retrouver seul avec elle, quand son mari est à l’extérieur de la maison. C’est un problème qui touche beaucoup de personne, à l’exemple des frères qui vivent dans la même maison et que l’un des d’eux se marie. Il n’est pas permis pour celui qui se marie de laisser sa femme avec son frère s’il sort travailler ou étudier, car le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :
« Aucun homme ne doit s’isoler avec une femme [non-mahrâm]. » Et il a dit : « Méfiez-vous d’entrer parmi les femmes. » Ils ont dit : « O Messager d’Allâh, et qu’en est-il du beau-frère ? » Il dit : « Le beau-frère, c’est la mort [aussi grave que la mort]. »

Il y a toujours des questions liées à l’adultère dans de telles situation, l’homme sort et laisse sa femme et son frère dans la maison, alors Satan les tente et ils commettent l’adultère - Et on recherche la protection d’Allâh contre cela. Et commettre l’adultère avec la femme de son frère est pire que de le faire avec celle de son voisin, plus encore, c’est plus terrible que cela. Dans tous les cas, ce que je veux dire par ces mots, c’est que c’est une chose pour laquelle je me décharge de la responsabilité auprès Allâh. Il n’est pas permis pour la personne de laisser sa femme auprès de son frère dans la maison seule, peu importent les circonstances, quand même son frère est le plus sûr des gens et le plus digne de confiance des gens, Chaytân circule à travers le fils d’Adam comme son sang circule, et le désir sexuel ne fait pas de liens, et plus particulièrement parmi les jeunes.

Ceci dit, que devrions nous faire si deux frères vivent dans la même maison et que l’un d’eux se marie ? Est-ce que cela veut dire que quand il le sort, il doit sortir avec sa femme pour travailler avec lui ?

La réponse est non, mais la maison peut être divisée en deux, une partie pour le frère dans laquelle il reste seul, avec une porte qui peut être fermée à clé que le mari peut prendre avec lui quand il sort pour travailler. Et la femme sera donc ainsi dans une partie séparée de la maison et le frère sera dans une autre partie séparée de la maison. Mais il est possible que le frère dise à son frère : « Pourquoi est-ce que tu fais cela ? Est-ce que tu n’as pas confiance en moi ? » La réponse à cela est de lui dire : « Je fais ceci dans ton propres intérêt, car certes Chaytân circule à travers le fils d’Adam comme son sang circule. Il se peut qu’il te tentera et qu’il incitera ton âme au point de te vaincre ou t’affaiblir, faire dominer tes désirs sur ta raison, dans quel cas tu tomberas dans l’illicite. Je fais cela pour te protéger. Et cela est dans ton intérêt aussi bien que pour moi. » S’il se fâche à cause de cela - Il faut le laisser dans son irritation et il ne faut pas s’inquiéter.

Cette question à laquelle [je réponds] et vous avertis me décharge de responsabilité auprès d’Allâh, et certes votre compte sera auprès Allâh - ‘Azza wa Djal.

Quant à ce qui est de découvrir le visage, cela est interdit ; il n’est pas permis pour une femme de se découvrir devant le frère de son mari parce qu’il est un étranger pour elle [ce n’est pas un mahrâm], il est pour elle comme tout autre homme dans la rue, semblable. [1]

Question :

Est-il permis à une femme pudique de découvrir seulement son visage et ses mains ?

Réponse :

Il n’est pas permis à une femme de découvrir son visage sauf à ses « mahârim » [personnes avec qui elle n’a pas le droit de se marier] ou son mari. Allâh - Ta’âla - dit :


« Et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines ; et qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris » [2]

Et le visage est l’ensemble de la beauté. Il est rapporté d’après al-Bukhârî que ‘Aicha (radhiallâhu ‘anha) a dit
: « Qu’Allâh accorde Sa miséricorde aux femmes des premiers hommes qui ont émigré, car quand est descendu le verset « Et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines » Elles ont déchirées leurs manteaux et se sont voilées avec. » [3]

Question :

Certains disent que le fait de découvrir le visage n’est pas interdit. Et qu’il n’est pas obligatoire de le couvrir tout le temps. Et au Hadj, est-ce une caractéristique particulière ? Je vous prie de bien vouloir nous conseiller - Djazâkoum Allâhu Kheyrân !

Réponse :

Ce qui est le plus authentique comme l’indiquent les preuves, c’est que le visage de la femme est une « ’Awrah » [partie à dissimuler] et qu’il est obligatoire de le couvrir. C’est la partie la plus forte en tentation de son corps, car le regard d’une personne est ce qui est le plus [marquant] sur le visage, [et le visage] est donc le centre même de la beauté. Certes le visage est la plus grande « ‘Awrah » [partie à dissimuler] de la femme. Et parmi ce qui peut être cité comme preuve dans la législation islamique, il y a ce qu’Allâh - Ta’âla - dit :


« Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines » [4]

Rabattre le voile sur « Djouyoûb » implique le fait de couvrir le visage. Quand Ibn ’Abbâs (radhiallâhu ‘anhumâ) fut interrogé sur le verset :
« De ramener sur elles leurs grands voiles » [5] - il a couvert son visage, en commençant d’un seul oeil. Cela indique que ce qui a été signifié par le verset, c’est de couvrir le visage. C’est aussi le « Tafsîr » de Ibn ’Abbâs (radhiallâhu ‘anhumâ) de ce verset, comme rapporté de lui par ‘Ubaydah as-Salmânî quand il l’a interrogé sur le sujet.

Dans la Sounnah, il y a beaucoup de traditions comme le prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :
« On interdit à la femme pendant « al-Ihrâm » [état de sacralisation en période de Hadj] de voiler son visage ou de porter la « burqa’ ». Ceci indique que quand les femmes n’étaient pas en état de « Ihrâm », les femmes avaient l’habitude de couvrir leur visage. Cela ne signifie pas que si une femme enlève son « niqâb » ou « burqa’ » en état de « Ihrâm » qu’elle devrait laisser son visage découvert en présence d’hommes étrangers. Plutôt, il est obligatoire pour elle de couvrir [son visage] de quelque chose autre que le « niqâb » ou la « burqa’ », sur la base du hadîth de ‘Aisha (radhiallâhu ‘anha) qui a dit : « Nous étions avec le prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) en état de « Ihrâm », et quand les hommes passaient près nous, nous abaissions notre « khimâr » sur nos têtes au-dessus de nos visages, et après qu’ils soient passés, nous le relevions. » Les femmes en état de sacralisation et en dehors de cet état doivent obligatoirement couvrir leurs visages devant les hommes étrangers, car certes le visage est le centre même de la beauté, et c’est l’endroit que les hommes regardent. De plus, il n’y a pas de preuve authentique pour ceux qui voient que le visage de la femme n’est pas une « ‘Awrah » [partie à dissimuler]. Mais plutôt, les preuves authentiques sont pour ceux qui disent que son visage est une « ‘Awrah ». Wa Allâhu - Ta’âla - A’Lam. [6]

SHeikh al-Albânî (rahimahullâh) dit que certes, certains savants et leurs étudiants - en particulier ceux qui s’attachent à suivre une des écoles juridiques - furent choqués, tout en reconnaissant la force de ses preuves [du livre] ainsi que ses arguments, par mon affirmation que le visage de la femme n’est pas une partie du corps qu’il faut cacher. Et certains professeurs ont écrit sur cela dans le cadre de leur cours, certains de Syrie et du Hidjâz, et il y avait parmi eux deux groupes :

Ceux qui considèrent encore que le visage de la femme est une partie à dissimuler, et il n’y a pas sur cela [de leur part] de preuves légiférées exposées [...]

Et :

Ceux qui sont du même dogme que nous sur le fait que le visage n’est pas une partie à dissimuler, mais qui voit tout de même qu’il n’est pas permis de faire connaître cette opinion, invoquant la corruption des mœurs de notre époque et la prévention des risques. A ceux-là je réponds :

Le jugement légiféré authentifié dans le Livre et la Sounnah affirment qu’il est interdit de dissimuler à la connaissance des gens une prescription divine. Que ce soit sous prétexte de la corruption des mœurs ou sous quelque autre prétexte. Les textes établissant cette interdiction de dissimuler le savoir ont en effet une portée générale, à l’exemple de la Parole d’Allâh :


« Certes ceux qui cachent ce que Nous avons fait descendre en fait de preuves et de guide après l’exposé que Nous en avons fait aux gens, dans le Livre, voilà ceux qu’Allâh maudit et que les maudisseurs maudissent » [7]

Et la parole du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) :
« Celui qui dissimule une connaissance, Allâh le marquera le Jour Dernier d’une marque de feu. » Rapporté par Ibn Hibbân dans son « Sahîh », al-Hâkim et authentifié par adh-Dhahabî et d’autres textes, réprouvant également la dissimulation du savoir. Si la Loi divine prescrit effectivement, comme nous en sommes convaincus, que le visage de la femme n’est pas une partie à dissimuler, comment peut-il être permis de dissimuler cette prescription et ne pas en informer les gens ? Qu’Allâh nous pardonne. Si quelqu’un considère qu’il vaut mieux ne pas appliquer cette prescription sous prétexte de la prévention des risques, c’est à lui à son tour d’expliquer son avis aux gens, sans dissimulation, et de donner les preuves [Adillah] justifiant son point de vue et ainsi de suite [...] [8]



Notes
[1] Kitâb « Fatâwa al-Mar’a al-Mouslima » - SHeikh Ibn ‘Uthaymîn, p.419-421
[2] Coran, 24/31
[3] Fatâwa Al-Lajnah ad-Dâ-ima lil-Bouhouth al-‘Ilmiyyah wal-Iftâ, 17/151-152
[4] Coran, 24/31
[5] Coran, 33/59
[6] Kitâb « Fatâwa al-Mar’a al-Mouslima » - SHeikh Sâlih al-Fawzân, p.396-397
[7] Coran, 2/159
[8] Kitâb « Djilbâb al-Mar’a al-Mouslima fîl-Kitâb was-Sounnah » du SHeikh al-Albânî, p.26-28

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MessageSujet: Re: Le voile du visage   Sam 8 Nov - 15:09

Le niqâb de la femme tel qu’il est connu aujourd’hui …


Chaykh Sâlih Ibn Fawzân Al-Fawzân




As-salâmu ‘alaykum wa rahmatu-llâhi wa barakâtuh.
Le mardi 19 du mois de Chawwâl de l’an 1428 H..



Le « niqâb » tel qu’il était connu à l’époque de notre bien-aimé –Prière et Salut d’Allâh sur lui - est différent de celui d’aujourd’hui.
Cette fatwâ s’adresse aux femmes qui portent ce faux « niqâb » (voir dessins à ce lien : http://mukhlisun.over-blog.com/article-13442116.html ) seul sans dissimuler le visage entièrement.
Laisser apparaître les yeux est attirant et c’est de cela que le Chaykh fait allusion lorsqu’il dit : « ... il se peut même qu’il soit [un objet] qui attire les regards vers les femmes ainsi qu’une incitation des gens à la tentation (iftitân). ... »
Après, il y a quelques femmes qui le portent avec un voile par dessus (connu sous le nom de « sitâr ») et d’autres, sont obligées de le porter seul à cause du port de lunettes, car elles ont du mal à voir avec le voile en plus de ces dernières... wa-llâhu a’lam.






Au nom d’Allâh le Tout Miséricordieux, le Très-Miséricordieux.



La louange est à Allâh et puis ;

J’ai présenté ces styles variés de niqâb et de burqâ’ à son Eminence le Chaykh Sâlih Ibn Fawzân Al-Fawzân, membre du corps des Grands Savants et du Comité Permanent pour l’Avis Juridique. La réponse fut la suivante – Qu’Allâh le récompense par tout bien - :

Que la Paix et la Miséricorde d’Allâh soient sur vous ainsi que Ses Bénédictions et puis ;


Antérieurement, j’ai déjà répondu à plusieurs reprises sur l’interdiction (tahrîm) pour la femme de porter le niqâb tel qu’il est connu aujourd’hui auprès d’elles et ce, sous tous ses styles (achkâl) car il est une modification (tahawwul) du hidjâb légiféré [par Allâh] (char’î) pour un hidjâb stylé (chaklî) et [cela] est une progression (tadarrudj) vers l’exhibition [des charmes] (sufûr) et il se peut même qu’il soit [un objet] qui attire les regards vers les femmes ainsi qu’une incitation des gens à la tentation (iftitân).
Donc, s’il est ainsi, il n’est pas autorisé de permettre aux femmes de le porter, de le commercialiser et de le répandre et il a été annoncé dans certains journaux que le Ministère du Commerce a prohibé sa fabrication, de même que sa vente dans les marchés d’après la fatwâ du Comité Permanent de l’Avis Juridique et ceci est une mesure saine.
Nous sollicitons Allâh [pour] qu’Il réalise [cette opération] et la parachève afin que les musulmans se tranquillisent de ce trouble (fitnah) et de ses maux.

Qu’Allâh accorde le Succès à nos Détenteurs de l’Autorité dans ce qu’il y a de bien pour la Communauté, son bon état (salâh) et sa réussite (falâh).

La louange est à Allâh Seigneur des Mondes et que la Prière et le Salut d’Allâh soient sur notre Prophète Muhammad, sa Famille et ses Compagnons.

Et que la Paix et la Miséricorde d’Allâh soient sur vous ainsi que Ses Bénédictions.

Votre frère :
Sâlih Ibn Fawzân Al-Fawzân

Autorisation du Chaykh de répandre cette fatwah plus sa signature.

Le 01/2/1419 H..





Traduction : L’équipe MUKHLISÛN
Lien de l’article : http://mukhlisun.over-blog.com/article-13442116.html
Wa-llâhu ta’âlâ a’lam – Des remarques sur la traduction ? Contactez-nous : ici
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MessageSujet: Re: Le voile du visage   Jeu 4 Déc - 15:18

Concernant le voile du visage dans les pays de mécréance



Voici une question posé à cheikh el othaimine :


http://www.dailymotion.com/relevance/search/islam%2Bfrance/video/x7io9o_uthaymin-nikab-franais_webcam
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Le voile du visage
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