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 Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan)

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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan)   Mer 28 Sep 2011 - 8:48

Cours n°25



Septième annulation



Le sheikh Mouhammad ibnou 'Abdil Wahhâb a dit :

"La Septième [annulation] : La sorcellerie, qui inclut le Sarf et le ‘Atf, celui qui la pratique ou l’agrée est un mécréant, et cela est prouvé par le verset : « …mais les démons on mécru car ils enseignent aux gens la magie… » (Sourate Al Baqara, verset 102) "






Explication de Sheikh Al Fawzan :



 Septième annulation : La sorcellerie.

La preuve de cette annulation se trouve dans la parole d’Allah (تعالى) : « Et ils suivirent ce que les diables racontent contre le règne de Solayman. Alors que Solayman n'a jamais été mécréant mais bien les diables : ils enseignent aux gens la magie ainsi que ce qui est descendu aux deux anges Harout et Marout, à Babylone; mais ceux-ci n'enseignaient rien à personne, qu'ils n'aient dit d'abord : "Nous ne sommes rien qu'une tentation : ne soit pas mécréant"; ils apprennent auprès d'eux ce qui sème la désunion entre l'homme et son épouse. Or ils ne sont capables de nuire à personne qu'avec la permission d’Allah. Et les gens apprennent ce qui leur nuit et ne leur est pas profitable. Et ils savent, très certainement, que celui qui acquiert [ce pouvoir] n'aura aucune part dans l'au-delà. Certes, quelle détestable marchandise pour laquelle ils ont vendu leurs âmes ! Si seulement ils savaient ! 103. Et s'ils croyaient et vivaient en piété, une récompense de la part d’Allah serait certes meilleure. Si seulement ils savaient ! » (Sourate Al Baqara, verset 102 et 103)

Le cheykh Al Fawzan entre donc dans l’explication de ces versets.


Explication du terme « Sihr » :

Dans la langue arabe, on utilise le terme « Sihr » pour décrire toute chose qui est subtile ou cachée, et dont la cause est difficilement perceptible.

Il existe 2 catégories de sorcellerie ou magie :

1- La magie réelle :

C’est une forme de magie qui a un effet sur le corps et sur le cœur. L’effet sur le corps se fait soit par la maladie ou par la mort, soit sur la pensée de sorte que la personne imagine avoir fait tel ou tel acte alors qu’elle ne l’a pas fait. Et l’effet sur le cœur se fait de sorte que la personne se met à aimer ou détester une chose de façon qui n’est pas naturelle et de façon subite.
Cette catégorie est mentionnée dans sourate Al Falaq : « contre le mal de celles qui soufflent (les sorcières) sur les nœuds. » (Sourate Al Falaq, verset 4)

« An-Nafassat » : c’est le pluriel de an-nafassa, c’est-à-dire, celle qui souffle sur des nœuds, et ceci dans le but de faire du tort à la personne ensorcelée. C’est ce qui est arrivé au Prophète (صلى الله عليه و سلم), lorsqu’il fut ensorcelé. Mais Allah (سبحانه وتعالى) lui envoya deux anges afin de lui faire rouqiya avec cette sourate, ainsi que la sourate An-Nass.  
Or, cette catégorie de magie existe réellement comme le témoigne le récit de l’ensorcellement du Prophète (صلى الله عليه و سلم). Mais certaines sectes égarées ont renié cela.


2- La magie illusoire :

Ce sont des tours de magie faits par des gens que l’on appelle des illusionnistes. Le but est de tromper les yeux des gens afin de leur faire croire des choses qui ne sont pas réelles.
Cette catégorie est mentionnée dans le récit de Moussa (عليه السلام) contre Pharaon. Allah (تعالى) raconte dans le Coran : « Puis lorsqu'ils eurent jeté, ils ensorcelèrent les yeux des gens et les épouvantèrent, et vinrent avec une puissante magie. » (Sourate Al A’raf, verset 116)

 « ils ensorcelèrent les yeux des gens » : ici ce sont les yeux qui ont été ensorcelés et pas les gens.
De même Allah (تعالى) dit : « Et voilà que leurs cordes et leurs bâtons lui parurent ramper par l'effet de leur magie. » (Sourate Ta-Ha, verset 66)


La sorcellerie, qu’elle soit réelle ou illusoire, est une chose très ancienne dans l’humanité. Allah (سبحانه وتعالى) a dit que cela existait à l’époque de Pharaon, car des sorciers travaillaient à son service. Lorsque Moussa (عليه السلام) a défié ces sorciers, c’était à l’aide de Miracles. Or, les miracles ne sont que l’œuvre d’Allah (سبحانه وتعالى) et non celle des Prophètes. Allah (سبحانه وتعالى) leur envoie ces miracles afin de fortifier le message pour lequel ils ont été envoyés. En effet, Allah (عز وجل) a dit : « Et ils dirent : "Pourquoi n'a-t-on pas fait descendre sur lui des prodiges de la part de son Seigneur ?" Dis : "Les prodiges sont auprès d’Allah. Moi, je ne suis qu'un avertisseur bien clair". » (Sourate Al Ankabout, verset 50)

Concernant la sorcellerie, elle est réalisée par des hommes et elle provient des actes des diables parmi les hommes et les jinns. Contrairement aux miracles qui ne peuvent être réalisés que par Allah (سبحانه وتعالى).
Ainsi, Allah (سبحانه وتعالى) a donné la victoire à Son Prophète Moussa (عليه السلام) sur les sorciers. Allah relate ce récit : « Ils dirent : "Ô Moïse, ou bien tu jetteras (le premier), ou bien nous serons les premiers à jeter". 116. "Jetez" dit-il. Puis lorsqu'ils eurent jeté, ils ensorcelèrent les yeux des gens et les épouvantèrent, et vinrent avec une puissante magie. 117. Et Nous révélâmes à Moïse : "Jette ton bâton". Et voilà que celui-ci se mit à engloutir ce qu'ils avaient fabriqué. 118. Ainsi la vérité se manifesta et ce qu'ils firent fût vain. 119. Ainsi ils furent battus et se trouvèrent humiliés. 120. Et les magiciens se jetèrent prosternés. 121. Ils dirent : "Nous croyons au Seigneur de l'Univers, 122. au Seigneur de Moïse et d'Aron." » (Sourate Al A’raf, verset 115 à 122)



 Les circonstances de la révélation de ces versets :

Parmi les récits du Coran, on trouve également l’histoire du prophète Soulayman (عليه السلام), qui était à la fois prophète et roi, et à qui Allah (سبحانه وتعالى) avait assujetti les hommes, les jinns, et les a’farites (une catégorie de chaytan parmi les jinns). C’est un royaume qu’Allah (سبحانه وتعالى) n’a donné à personne d’autre en dehors de lui. « Il dit : "Seigneur, pardonne-moi et fais-moi don d'un royaume tel que nul après moi n'aura de pareil. C'est Toi le grand Dispensateur". » (Sourate Sad, verset 35)
Ainsi, il utilisait ces chayatins (diables) à son service pour bâtir de grandes constructions et toutes sortes de travaux. Allah (سبحانه وتعالى) a dit : « Nous lui assujettîmes alors le vent qui, par son ordre, soufflait modérément partout où il voulait. 37. De même que les diables, bâtisseurs et plongeurs de toutes sortes. 38. Et d'autres encore, accouplés dans des chaînes. » (Sourate Sad, verset 36 à 38)
Cependant, après la mort de Soulayman (عليه السلام), les diables ont inventé des mensonges disant que Soulayman (عليه السلام) avait le contrôle sur les jinns et les chayatins à cause de la sorcellerie. Mais Allah (سبحانه وتعالى) a innocenté Son Prophète en faisant savoir que la sorcellerie est une mécréance et qu’il n’est pas permis pour un Prophète de faire cela. En effet, Allah a dit : « Et ils suivirent ce que les diables racontent contre le règne de Solayman….  »(jusqu’à la fin du verset) (Sourate Al Baqara, verset 102 et 103)



Dans ces versets, il y a la preuve à différents endroits que la sorcellerie est du koufr :

1- « Alors que Solayman n'a jamais été mécréant » : Et dans ce verset, Allah (سبحانه وتعالى) a appelé le koufr par le terme « as-Sihr ».

2- « … mais bien les diables (qui ont mécru) : ils enseignent aux gens la magie » : Cette 2ème partie du verset nous indique qu’enseigner la sorcellerie est du koufr, et que cela fait partie de l’enseignement des chayatins et non de l’enseignement des prophètes.

3- « mais ceux-ci n'enseignaient rien à personne, qu'ils n'aient dit d'abord : " Nous ne sommes rien qu'une tentation : ne soit pas mécréant " » : Les deux anges Harout et Marout disaient au gens de ne pas apprendre la sorcellerie car ils sont une fitna, et donc de ne pas apprendre le koufr. Cela nous prouve donc qu’apprendre la sorcellerie est koufr, tout comme l’enseigner.

4- « Et ils savent, très certainement, que celui qui acquiert [ce pouvoir] n'aura aucune part dans l'au-delà » : Or c’est uniquement le kâfir qui n’a pas de part dans l’au-delà. La sorcellerie est une chose qui empêche l’entrée au Paradis, donc il s’agit de koufr.

5- « Et s'ils croyaient et vivaient en piété… » : Cela prouve qu’ils n’avaient pas la foi et la crainte justement, car la sorcellerie s’oppose à cela.

En conclusion, quiconque apprend ou enseigne la sorcellerie a mécru, a échangé la foi contre la mécréance, et n’a pas de part dans l’au-delà. Et quiconque apprend la sorcellerie n’a pas de foi, et annule son Islam.

Une personne pourrait demander : Comment les anges peuvent-ils enseigner la sorcellerie alors que cela est du koufr ? La réponse à cette question est que ceci est une épreuve d’Allah pour les êtres humains afin de voir lesquels seraient croyants et lesquels seraient mécréants. Et la preuve de cela c’est que les anges, avant de leur enseigner, leur disaient : « Nous ne sommes rien qu'une tentation : ne soit pas mécréant », c’est-à-dire qu’ils les avertissaient de cette épreuve, et les avertissaient que cela est une mécréance.



L’explication de la parole du cheykh Mohammed Ibn AbdelWahab « …ou l’agrée » :

Ce détail dans la parole du cheykh est très important, car il montre que même si une personne n’a pas appris la sorcellerie, ou ne l’a pas enseigné, mais qu’on l’a fait pour lui et qu’il en a été satisfait, alors cette personne entre également dans le koufr. En effet, quiconque agrée le koufr est lui-même kâfir, car le croyant ne peut pas accepter le koufr.



La peine du sorcier :

Ainsi la sorcellerie est du koufr, que ce soit de la pratiquer, de l’enseigner, de l’apprendre ou même de l’agréer. Il est donc obligatoire de l’interdire, et d’éliminer les sorciers en raison du mal qu’ils répandent. C’est pourquoi, dans des ahadith, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a donné comme peine pour le sorcier l’exécution. Trois parmi les sahabas ont appliqué cette peine :
1- ‘Omar Ibnou Khattab (رضي الله عنه), lors de son Khalifa, a envoyé une lettre à tous ses ministres afin qu’ils fassent exécuter tout sorcier ou sorcière. (rapporté par Ahmed, et Abou Dawoud).
2- Hafsa (رضي الله عنها) a ordonné qu’on exécute une de ses servantes qui l’avait ensorcelé (rapporté par l’Imam Ahmed, et Al Bayhaqi)
3- Jounoub Ibnou Ka’b (رضي الله عنه), a exécuté lui-même un sorcier en présence du khalifa de l’époque, car il donnait l’illusion aux gens qu’il tuait quelqu’un et qu’il le faisait revivre. (rapporté par Al Boukhari et Al Bayhaqi)

Si le sorcier nous montre qu’il s’est repenti à Allah, cela ne veut pas dire qu’on ne doit pas appliquer sur lui la peine. Le cheykh explique que le sorcier fait partie de la catégorie de ceux qu’on appelle « zindiq ». Et le zindiq signifie l’hérétique ou le mounafiq (hypocrite) qui se repent chaque fois qu’il est attrapé, puis qui recommence. Donc au bout d’un moment son repentir n’est plus accepté. Donc, concernant le sorcier, s’il est sincère dans son repentir, Allah (عز وجل) l’acceptera, mais la punition doit être appliquée.



Le traitement de la sorcellerie :

Il est évident que la personne qui souffre de la sorcellerie a besoin d’un traitement. Or, lorsqu’Allah fait descendre une maladie, Il fait toujours descendre avec un remède. Le traitement de la sorcellerie se fait par la rouqiya chari3a, qui consiste en la récitation de versets et de dou’as mentionné dans les ahadith authentiques.
Quant au fait de guérir la sorcellerie par la sorcellerie, ceci n’est pas permis car le remède utilisé est haram et koufr. En effet, selon Abou Darda (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Et lorsque vous cherchez un remède, ne cherchez pas un remède illicite. » (rapporté par Abou Dawoud)
‘Abdellah Ibn Mas’oud (رضي الله عنه), a dit : « Allah n’a pas mis votre guérison dans ce qui est haram pour vous. »


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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan)   Jeu 13 Oct 2011 - 15:35

Cours n°26







Questions/réponses au sujet de ce qui annule l’Islam :

Question 1 : Si je trouve une chose relative à la sorcellerie (comme un objet dans lequel on a mis un sort, ou bien une corde contenant des nœuds…), que dois-je faire avec ?

Réponse : Si tu trouves une chose de sorcellerie, il est important de t’en débarrasser et de le détruire, soit en la brûlant, soit en la déchirant ou autre.


Question 2 : Dans certaines villes, les gens se réunissent afin d’assister à des genres de spectacles au cours desquels une personne se rentre un couteau dans le ventre, qui ressort de l’autre coté, et d’autres choses de ce genre. Quel est le verdict de la chari3a au sujet de cela ?

Réponse : Ceci est du mensonge et cela fait partie de la sorcellerie, comme Allah a mentionné au sujet des sorciers de Pharaon (puis il mentionne les versets déjà mentionnés précédemment Sourate Ta-Ha verset 66 et Sourate Al A’raf verset 11). Ceux-là donnent l’illusion aux gens de voir autre que la réalité, et il n’est pas permis aux musulmans d’accepter ces pratiques car cela peut affecter les plus ignorants dans leur croyance.
[…]


Question 3 : Est-ce que les personnes qui assistent à ces spectacles sont sorties de l’Islam même s’ils n’ont pas agréé cela ?

Réponse : Si ces personnes n’agréent pas ces spectacles, alors elles ont certes commis un péché en y assistant. Mais si elles agréent cela en sachant que cela est de la sorcellerie, alors elles sont sorties de l’Islam.


Question 4 : (Une femme demande :) Avant que je sois guidée et que je pratique régulièrement mes prières et que je récite le Coran, je suis allée voir une sorcière pour lui demander d’apporter l’union entre mon mari et moi. Elle m’a demandé d’étrangler (avec les mains) un poulet pour que cela se réalise. Ai-je commis un péché pour cela ? Et comment me débarrasser de cette crainte qui me pèse ?

Réponse : Premièrement, il faut savoir qu’il est interdit de se rendre chez les sorciers et sorcières. C’est un très grand péché car la sorcellerie est une forme de koufr.
Deuxièmement, ce que tu as mentionné concernant l’étranglement du poulet est un autre grand péché, car tu as torturé un animal et cela est haram en Islam. De plus, cette bête a été sacrifiée pour autre qu’Allah (عز وجل), ce qui est une façon de se rapprocher d’autre qu’Allah, c’est donc du shirk.
Etant donné que tu t’es repentie sincèrement pour tout ce que tu as pu faire dans le passé, Allah va te pardonner, mais ne recommence pas ces choses-là dans l’avenir.


Question 5 : Quelle est votre opinion concernant ceux qui ouvrent des centres spécialisés dans la rouqiya et la lecture du Coran, pour les gens ensorcelés ?

Réponse : Les salafs ne faisaient pas cela, et ceci ouvre la porte à beaucoup de mal. En effet, certains font cela uniquement pour l’argent et d’autres n’ont pas réellement les compétences pour faire cela.







Huitième annulation



Le sheikh Mouhammad ibnou 'Abdil Wahhâb a dit :

"La huitième [annulation] : Secourir les polythéistes et les aider contre les musulmans, cela est prouvé par le verset : « Ô croyants, ne prenez pas pour alliés les juifs et les chrétiens, ils sont alliés les uns des autres. Et quiconque d’entre vous les prend pour alliés est alors un des leurs, certes Allah ne guide pas les gens injustes. » (Sourate Al Ma-idah, verset 51) "






Explication de Sheikh Al Fawzan :


Huitième annulation : Supporter les Moushrikines contre les musulmans :

Dans ce nâqid, le cheykh Mohammed Ibn ‘Abdel Wahhab a choisi une des catégories de ce qu’on appelle « prendre pour alliés les kouffar », qui est de les supporter. Parmi les autres catégories, il y a le fait d’aimer les kouffar avec le cœur pour leur mécréance, le fait de les aider contre les musulmans, le fait de les glorifier et de dire du bien d’eux, etc. Il y a des catégories qui font sortir de l’Islam et d’autres non.

Al mouDhahara (مُظَاهَرَةُ) signifie supporter, venir en aide, etc.

Dans la parole d’Allah (تعالى) « et quiconque d’entre vous les prend pour alliés est alors un des leurs », il y a la preuve que cela est du koufr. En effet, la parole « il est l’un des leurs » implique qu’il est comme eux.



Les différentes catégories d’aide contre les musulmans :

Concernant le fait de venir en aide aux kouffars, il y a différentes catégories :

1- Celui qui supporte les mécréants en raison de son amour pour eux (amour pour leur égarement) :

Il n’y a aucun doute que cela est du koufr majeur qui fait sortir de l’Islam.


2- Celui qui est contraint d’aider les mécréants contre les musulmans parce qu’il s’est établi auprès d’eux :

Celui-là est sous une menace sévère et on craint pour lui qu’il soit dans le koufr qui le fasse sortir de l’Islam. En effet, à l’époque du Prophète (صلى الله عليه و سلم), il y avait un groupe de musulmans qui avait été contraint par les moushrikin à participer à la Bataille de Badr contre les musulmans. Alors Allah (سبحانه وتعالى) les a réprimandés du fait qu’ils avaient abandonné la hijra et qu’ils étaient restés auprès des moushrikins : « Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant : "Où en étiez-vous ?" (à propos de votre religion) - "Nous étions impuissants sur terre", dirent-ils. Alors les Anges diront : "La terre d’Allah n'était-elle pas assez vaste pour vous permettre d'émigrer ?" Voilà bien ceux dont le refuge est l'Enfer. Et quelle mauvaise destination ! 98. A l'exception des impuissants : hommes, femmes et enfants, incapables de se débrouiller, et qui ne trouvent aucune voie : 99. A ceux-là, il se peut qu’Allah donne le pardon. Allah est Clément et Pardonneur. » (Sourate An-Nissa, verset 97 à 99)
Quiconque a abandonné la hijra alors qu’il est capable de la faire, et qui a été contraint par les kouffar de combattre les musulmans, alors il est sous une sévère menace. Excepté ceux qui sont réellement faibles parmi les hommes, les femmes et les enfants et donc incapables de faire la hijra. Et Allah (سبحانه وتعالى) ne donne pas à une âme une charge plus lourde que ce qu’elle n'est capable de supporter.


3- Celui qui supporte les mécréants contre les musulmans de son plein gré tout en détestant leur religion :

Celui-là, il n’y a pas de doute qu’il commet un grand péché et on craint pour lui qu’il tombe dans le koufr. Cependant, il ne sort pas de l’Islam.


4- Celui qui supporte les mécréants contre d’autres mécréants qui ont une entente de paix avec les musulmans :

Ce n’est pas permis également, car cela représente une sorte de trahison. En effet, il a trahi la protection et la parole des musulmans et le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Quiconque tue un kâfir qui a une entente de paix avec les musulmans, ne sentira pas l’odeur du paradis. »
Il est obligatoire de venir en aide aux musulmans excepté dans un cas, où Allah (تعالى) a dit : « Ceux qui ont cru, émigré et lutté de leurs biens et de leurs personnes dans le sentier d’Allah, ainsi que ceux qui leur ont donné refuge et secours, ceux- là sont alliés les uns des autres. Quant à ceux qui ont cru et n'ont pas émigré, vous ne serez pas liés à eux, jusqu'à ce qu'ils émigrent. Et s'ils vous demandent secours au nom de la religion, à vous alors de leur porter secours, mais pas contre un peuple auquel vous êtes liés par un pacte. Et Allah observe bien ce que vous œuvrez. » (Sourate Al Anfal, verset 72)
Cela montre l’importance en Islam de respecter sa parole et ses pactes.


5- Celui qui aime les kouffar pour leur koufr, ou les moushrikin pour leur shirk, sans pour autant les aider :

Ceci fait sortir de l’Islam comme nous l’avons vu dans le nâqid n°3
Puis le cheykh mentionne à nouveau les versets qui prouvent cela et que nous avions déjà mentionnés, qui sont :
- Sourate Al Moujadalah, verset 22
- Sourate At-Tawba, verset 13
- Sourate Al Moumtahana, versets 1 à 4 et la sourate en entière.





Dernière édition par Oum Mouqbil le Dim 30 Oct 2011 - 13:55, édité 2 fois
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan)   Mar 18 Oct 2011 - 16:11

Cours n°27





En quoi une personne peut-elle être excusée concernant le fait qu’elle montre qu’elle est d’accord avec les moushrikin ?

Le fait de montrer aux moushrikin qu’on est d’accord avec eux se présente dans 3 situations différentes :

1- Celui qui est d’accord avec les moushrikin intérieurement (dans son cœur) et extérieurement. Celui-là a quitté l’Islam.
2- Celui qui est d’accord avec la mécréance et qui penche vers eux intérieurement, mais qui ne le montre pas extérieurement. Celui-là est également kâfir, car il s’agit du mounafiq (l’hypocrite)
3- Celui qui montre extérieurement qu’il est d’accord avec les mécréants, mais qui n’est pas d’accord intérieurement. Dans cette situation, il y a 2 cas :
a- Celui qui est contraint d’agir ainsi parce qu’il est sous leur autorité et qu’il est menacé. Dans son cas, il est permis pour lui de montrer en apparence aux moushrikin et aux kouffar qu’il est d’accord avec eux, à condition qu’il ait la foi dans son cœur. C’est ce qui est arrivé à ‘Ammar Ibn Yasir (رضي الله عنه) au sujet duquel Allah (سبحانه وتعالى) a fait descendre le verset : « Quiconque a renié Allah après avoir cru... - sauf celui qui y a été contraint alors que son cœur demeure plein de la sérénité de la foi - mais ceux qui ouvrent délibérément leur cœur à la mécréance, ceux-là ont sur eux une colère d’Allah et ils ont un châtiment terrible. » (Sourate An-Nahl, verset 106)
b- Celui qui agit ainsi sans contrainte et qui espère, de la part des kouffars, une position particulière ou des biens de la douniya. Celui-là est sorti de l’Islam, car il agit uniquement pour la douniya et non pour sa vie ou sa personne. En effet Allah (سبحانه وتعالى) a dit : « Il en est ainsi, parce qu'ils ont aimé la vie présente plus que l'au-delà. Et Dieu, vraiment, ne guide pas les gens mécréants. » (Sourate An-Nahl, verset 107)


Ensuite le Cheykh Al Fawzan rappelle les règles dans nos relations avec les kouffars qui ont déjà été citées dans le 3ème nâqid.

1- Le jugement du mariage d’un mécréant avec une musulmane

Il n’est pas permis à une musulmane de se marier avec un kâfir, qu’il soit juif, chrétien ou de tout autre religion. Si un homme marié à une femme musulmane apostasie, ou fait un acte le faisant sortir de l’Islam, alors sa femme doit le quitter car il ne lui est plus permis en tant qu’époux. De même, si une femme chrétienne mariée à un homme chrétien se convertie à l’Islam, elle doit quitter son mari.
Quant à l’homme, il a le droit d’épouser une musulmane, une juive ou une chrétienne, à condition qu’elle ne commette pas la fornication. Ainsi, il est permis à l’homme d’aimer son épouse mécréante, si cela est dû à des choses de la douniya, comme par exemple que son épouse ait un bon comportement ou qu’elle soit belle. Mais il n’est pas permis de l’aimer pour sa mécréance.


2- Être bon envers les mécréants, lorsqu’ils sont bons envers nous :

Cela ne fait pas partie des annulations de l’Islam d’être bons envers les mécréants, tout comme le bon comportement envers les parents mécréants. Cependant, il n’est pas permis d’agir en bien avec eux et de les aimer pour leur mécréance, ceci est différent.


3- Il est permis de faire du commerce avec les mécréants :

En effet, faire des échanges commerciaux avec les mécréants ne fait pas sortir de l’Islam.


4- Faire el moudara :

Ceci est permis car cela permet de protéger sa religion. Et il faut bien faire la distinction entre El moudara et El moudahana.
El moudâhana : C’est le fait de faire des compromis dans sa religion, pour plaire aux kouffars. C’est-à-dire que le musulman abandonne des choses de sa religion pour la douniya.
El moudara : C’est le fait de donner quelque bien de la douniya aux kouffars afin de protéger et de garder sa religion.
El moudara est permis alors que El moudahana ne l’est pas, Allah (عز وجل) a dit : « N'obéis pas à ceux qui crient en mensonge, 9. Ils aimeraient bien que tu transiges avec eux afin qu'ils transigent avec toi. » (Sourate Al Qalam, verset 8 et 9)

Il a été rapporté que lorsque les moushrikins ont demandé au Prophète (صلى الله عليه و سلم) d’adorer une année Allah avec lui, puis qu’il (صلى الله عليه و سلم) adore une année les idoles avec eux, Allah (عز وجل) a interdit cela et a révélé la sourate Al Kâfiroun : « Dis : "Ô vous les infidèles ! 2. Je n'adore pas ce que vous adorez. 3. Et vous n'êtes pas adorateurs de ce que j'adore. 4. Je ne suis pas adorateur de ce que vous adorez. 5. Et vous n'êtes pas adorateurs de ce que j'adore. 6. A vous votre religion, et à moi ma religion". »
Ibn Kathir dans son Tafsir de cette sourate, cite en complément les versets : « Ils ont failli te détourner de ce que Nous t'avions révélé, [dans l'espoir] qu'à la place de ceci, tu inventes quelque chose d'autre et (l'imputes) à Nous. Et alors, ils t'auraient pris pour ami intime. 74. Et si Nous ne t'avions pas raffermi, tu aurais bien failli t'incliner quelque peu vers eux. 75. Alors, Nous t'aurions certes fait goûter le double [supplice] de la vie et le double [supplice] de la mort; et ensuite tu n'aurais pas trouvé de secoureur contre Nous. » (Sourate Al Isra, verset 73 à 75)

Ce point est donc d’une grande importance, car dans la communauté nous sommes confrontés à 2 extrêmes. Ils y a ceux qui disent que ce n’est pas grave si on montre notre accord avec les kouffar, car ils veulent leur montrer une bonne image de l’islam et leur faire penser qu’il n’y a pas de haine mais que de l’amour. Or, comme le cheykh le précise, cela est une parole qui est fausse, car dans l’Islam, il y a l’amour et la haine, l’allégeance et le désaveu. Il n’y a pas que l’un ou que l’autre, mais les 2 ensemble. En réalité, il n’y a pas d’amour sans haine, ou de haine sans amour, car si tu prétends aimer la vérité, cela implique forcément que tu détestes le mensonge, et vice versa.
Ainsi, cette religion contient à la fois de la miséricorde et de la dureté, Allah (تعالى) a dit : « Ô vous qui croyez ! Combattez ceux des mécréants qui sont près de vous ; et qu'ils trouvent de la dureté en vous. Et sachez qu’Allah est avec les pieux. » (Sourate At-Tawba, verset 123) Et Il (تعالى) a dit aussi : « Ô les croyants ! Quiconque parmi vous apostasie de sa religion... Allah va faire venir un peuple qu'Il aime et qui L'aime, modeste envers les croyants et fier et puissant envers les mécréants, qui lutte dans le sentier d’Allah, ne craignant le blâme d'aucun blâmeur. » (Sourate Al Ma-idah, verset 54)
Et Allah (سبحانه وتعالى) dit également : « Muhammad est le Messager d’Allah. Et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux. » (Sourate Al Fath, verset 29)
Quand Allah dit que l’on doit être dur envers les mécréants, cela est vrai, mais cela ne veut pas dire qu’on ne doit pas interagir avec eux, ou qu’on ne doit pas être bon envers ceux qui agissent correctement avec nous.



Questions/réponses au sujet de ce qui annule l’Islam :

Question 1 : Il y en a qui font des fatwas qui autorisent de tuer les mécréants se trouvant dans la péninsule arabe et ils utilisent comme argument le fait que ces mécréants-là ne sont pas parmi ceux avec lesquels les musulmans ont une entente de paix et parce que leur état tue des musulmans au nom du terrorisme. Est-ce que cette fatwa est correcte ?

Réponse : Il n’est pas permis de tuer les mécréants qui sont entrés sur le territoire avec une entente de paix avec les musulmans, même si c’est dans la péninsule arabe, du moment qu’ils ne s’installent pas définitivement. Et c’est au dirigeant de gérer cela est de faire sortir les mécréants de la péninsule arabe. Et si le dirigeant n’applique pas les règles de l’islam, c’est lui le seul responsable, et ce n’est pas aux gens du peuple d’appliquer les lois de la shari3a à sa place.


Question 2 : Concernant les différentes catégories de Mouwalat, qu’est-ce qui fait sortir de l’Islam et qu’est-ce qui ne fait pas sortir de l’Islam ?

Réponse : Il y a deux grandes catégories. La première est de les prendre pour alliés en raison de leur religion. Ceci est un koufr qui fait sortir de la religion. Quant à la deuxième catégorie, c’est de les prendre pour alliés afin d’obtenir des choses de la douniya, tout en détestant leur religion. Ceci est haram mais n’est pas koufr.


Question 3 : Celui qui déclare le dirigeant musulman kouffar et qui demande aux musulmans de se rebeller contre leur dirigeant, est-ce que celui-là est un khawarij ?

Réponse : Ceci est la voie des khawarij de demander aux musulmans de se rebeller contre leur dirigeant. Et de les déclarer kouffar, est encore pire.
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan)   Ven 21 Oct 2011 - 16:20

Cours n°28



Neuvième annulation



Le sheikh Mouhammad ibnou 'Abdil Wahhâb a dit :

"La neuvième [annulation] : Celui qui croit au fait que certaines personnes peuvent sortir de la législation de Mohammad (صلى الله عليه و سلم), de la même manière qu’al Khadir pouvait sortir de la législation de Moûssâ (عليه السلام), est un mécréant"




Explication de Sheikh Al Fawzan :

Neuvième annulation : Croire que certains ont le droit de sortir de la Shari’ah comme l’a fait Al-Khidr de la révélation de Moussa (عليه السلام).


Le Prophète a été envoyé à toute l’humanité sans exception :

Il n’y a pas de doute qu’Allah (سبحانه وتعالى) a envoyé le Prophète (صلى الله عليه و سلم) à toute l’humanité, aux arabes et aux non arabes, aux gens du Livre et à ceux qui n’avaient pas reçu de livre, aux jinns et aux hommes. Et c’est là une des caractéristiques spécifiques du Prophète (صلى الله عليه و سلم).

A tous les hommes :

En effet, selon Jâbir Ibn ‘Abdillah (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Les prophètes avant moi furent envoyés à des peuples en particulier, alors que moi j’ai été envoyé à toute l’humanité. » (rapporté par Al Boukhari et Mouslim)

De plus Allah (عز وجل) a dit : « Et Nous ne t'avons envoyé qu'en tant qu'annonciateur et avertisseur pour toute l'humanité. Mais la plupart des gens ne savent pas. » (Sourate Saba, verset 28) Et Il (تعالى) a dit : « Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu'ils trouvent écrit (mentionné) chez eux dans la Thora et l'Evangile. Il leur ordonne le convenable, leur défend le blâmable, leur rend licite les bonnes choses, leur interdit les mauvaises, et leur ôte le fardeau et les jougs qui étaient sur eux. Ceux qui croiront en lui, le soutiendront, lui porteront secours et suivront la lumière descendue avec lui ; ceux-là seront les gagnants. 158. Dis : "Ô hommes ! Je suis pour vous tous le Messager d’Allah, à Qui appartient la royauté des cieux et de la terre. Pas de divinité à part Lui. Il donne la vie et Il donne la mort. Croyez donc en Allah, en Son messager, le Prophète illettré qui croit en Allah et en Ses paroles. Et suivez-le afin que vous soyez bien guidés". » (Sourate Al A’raf, verset 157 et 158)
Les juifs et les chrétiens ont donc reçu l’obligation de suivre le Prophète (صلى الله عليه و سلم). D’ailleurs, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, il n’y a pas un juif ou un chrétien qui n’ait entendu parler de moi sans avoir cru en mon message, qui ne soit parmi les gens de l’Enfer. » (rapporté par Mouslim)

Un jour, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a vu dans les mains de 'Oumar Ibnoul Khattab (رضي الله عنه) des pages de la Torah. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) l’a réprimé pour cela et lui a dit : « Ô fils de Khattab, si mon frère (le Prophète Moussa) était encore en vie aujourd’hui, il n’aurait d’autre choix que de me suivre. » ‘Oumar Ibnoul Khattab (رضي الله عنه) a répondu : « Je suis satisfait d’Allah comme Seigneur, je suis satisfait de l’Islam comme religion, et je suis satisfait de toi Mouhammed (صلى الله عليه و سلم), comme prophète et messager. » (rapporté par Ahmed et d’autres)
Ainsi, ce hadith est une preuve que, même si les Livres précédents n’avaient pas été falsifiés, nous n’aurions pas le droit de les suivre aujourd’hui.

Les prophètes ont pris l’engagement envers Allah (سبحانه وتعالى) que si le Prophète (صلى الله عليه و سلم) était envoyé alors que l’un d’eux était encore vivant, ils n’auraient pas d’autre choix que de le suivre. En effet, Allah (عز وجل) a dit : « Et lorsqu’Allah prit cet engagement des prophètes : "Chaque fois que Je vous accorderai un Livre et de la Sagesse, et qu'ensuite un messager vous viendra confirmer ce qui est avec vous, vous devez croire en lui, et vous devrez lui porter secours. "Il leur dit : "Consentez-vous et acceptez-vous Mon pacte à cette condition ?" - "Nous consentons", dirent-ils. "Soyez-en donc témoins, dit Allah. Et Me voici, avec vous, parmi les témoins. 82. Quiconque ensuite tournera le dos... alors ce sont eux qui seront les pervers". 83. Désirent-ils une autre religion que celle d’Allah, alors que se soumet à Lui, bon gré, malgré, tout ce qui existe dans les cieux et sur terre, et que c'est vers Lui qu'ils seront ramenés ? » (Sourate Ali ‘Imran, verset 81 à 83)

Donc, la preuve est claire concernant le fait que le message du Prophète (صلى الله عليه و سلم), s’adresse à toute l’humanité et qu’il abroge toute religion précédente.


A tous les jinns :

Le cheykh mentionne ensuite les versets montrant que même les jinns doivent se soumettre à la législation de Mohammed (صلى الله عليه و سلم).
Allah (تعالى) a dit : « (Rappelle-toi) lorsque Nous dirigeâmes vers toi une troupe de jinns pour qu'ils écoutent le Coran. Quand ils assistèrent [à sa lecture] ils dirent : "Ecoutez attentivement"... Puis, quand ce fut terminé, ils retournèrent à leur peuple en avertisseurs. 30. Ils dirent : "Ô notre peuple ! Nous venons d'entendre un Livre qui a été descendu après Moussa, confirmant ce qui l'a précédé. Il guide vers la vérité et vers un chemin droit. 31. Ô notre peuple ! Répondez au prédicateur d’Allah et croyez en lui. Il [Allah] vous pardonnera une partie de vos péchés et vous protégera contre un châtiment douloureux. 32. Et quiconque ne répond pas au prédicateur d’Allah ne saura échapper au pouvoir [d’Allah] sur terre. Et il n'aura pas de protecteurs en dehors de Lui. Ceux- là sont dans un égarement évident. » (Sourate Al Ahqaf, verset 29 à 32)
Et Il (تعالى) a dit également : « Dis : "Il m'a été révélé qu'un groupe de djinns prêtèrent l'oreille, puis dirent : "Nous avons certes entendu une Lecture [le Coran] merveilleuse. » (Sourate Al Jinns, verset 1)
La sourate Al Jinn, dans sa totalité, évoque le fait que le message du Prophète (صلى الله عليه و سلم) est général pour les hommes et les jinns.


Par conséquent, quiconque pense qu’il est permis à quelqu’un de sortir de la chari'a du Prophète (صلى الله عليه و سلم), a démenti ce que nous venons de voir.



L’argument du récit d’Al Khidr avec le Prophète Moussa (عليه السلام) :

Le récit d’Al Khidr :

Celui qui prend comme argument le récit d’Al Khidr avec le Prophète Moussa (عليه السلام), est un faux argument. Il faut connaître ce récit comme Allah l’a révélé dans le Coran à la sourate Al Kahf. Moussa (عليه السلام) se leva pour s’adresser à son peuple, puis on lui demanda : « Y a-t-il quelqu’un de plus savant que toi sur cette terre ? » Et Moussa (عليه السلام) a répondu : « Non. » Alors, Allah lui révéla que si, il y avait un serviteur plus savant que lui en un endroit précis. Moussa (عليه السلام) a donc voulu trouver ce serviteur afin d’apprendre la science auprès de lui.

Allah (تعالى) a dit : « (Rappelle-toi) quand Moïse dit à son valet : "Je n'arrêterai pas avant d'avoir atteint le confluent des deux mers, même si je dois marcher de longues années". 61. Puis, lorsque tous deux eurent atteint le confluent, ils oublièrent leur poisson qui prit alors librement son chemin dans la mer. 62. Puis, lorsque tous deux eurent dépassé [cet endroit,] il dit à son valet : "Apporte-nous notre déjeuner : nous avons rencontré de la fatigue dans notre présent voyage". 63. [Le valet lui] dit : "Quand nous avons pris refuge près du rocher, vois-tu, j'ai oublié le poisson - le Diable seul m'a fait oublier de (te) le rappeler - et il a curieusement pris son chemin dans la mer". 64. [Moïse] dit : "Voilà ce que nous cherchions". Puis, ils retournèrent sur leurs pas, suivant leurs traces. 65. Ils trouvèrent l'un de Nos serviteurs à qui Nous avions donné une grâce, de Notre part, et à qui Nous avions enseigné une science émanant de Nous. 66. Moïse lui dit : "Puis-je suivre, à la condition que tu m'apprennes de ce qu'on t'a appris concernant une bonne direction ?". 67. [L'autre] dit : "Vraiment, tu ne pourras jamais être patient avec moi. 68. Comment endurerais-tu sur des choses que tu n'embrasses pas par ta connaissance ?". 69. [Moïse] lui dit : "Si Dieu veut, tu me trouvera patient ; et je ne désobéirai à aucun de tes ordres". 70. "Si tu me suis, dit [l'autre] ne m'interroge sur rien tant que je ne t'en aurai pas fait mention". 71. Alors les deux partirent. Et après qu'ils furent montés sur un bateau, l'homme y fit une brèche. [Moïse] lui dit : "Est-ce pour noyer ses occupants que tu l'as ébréché ? Tu as commis, certes, une chose monstrueuse !". 72. [L'autre] répondit : "N'ai-je pas dit que tu ne pourrais pas garder patience en ma compagnie ?". 73. "Ne t'en prend pas à moi, dit [Moïse] pour un oubli de ma part ; et ne m'impose pas de grande difficulté dans mon affaire". 74. Puis, ils partirent tous deux; et quand ils eurent rencontré un enfant, [l'homme] le tua. Alors [Moïse] lui dit : "As-tu tué un être innocent, qui n'a tué personne ? Tu as commis certes, une chose affreuse !" 75. [L'autre] lui dit : "Ne t'ai-je pas dit que tu ne pourrais pas garder patience en ma compagnie ?" 76. "Si, après cela, je t'interroge sur quoi que ce soit, dit [Moïse,] alors ne m'accompagne plus. Tu seras alors excusé de te séparer de moi". 77. Ils partirent donc tous deux ; et quand ils furent arrivés à un village habité, ils demandèrent à manger à ses habitants ; mais ceux-ci refusèrent de leur donner l'hospitalité. Ensuite, ils y trouvèrent un mur sur le point de s'écrouler. L'homme le redressa. Alors [Moïse] lui dit : "Si tu voulais, tu aurais bien pu réclamer pour cela un salaire". 78. "Ceci [marque] la séparation entre toi et moi, dit [l'homme,] Je vais t'apprendre l'interprétation de ce que tu n'as pu supporter avec patience. 79. Pour ce qui est du bateau, il appartenait à des pauvres gens qui travaillaient en mer. Je voulais donc le rendre défectueux, car il y avait derrière eux un roi qui saisissait de force tout bateau. 80. Quant au garçon, ses père et mère étaient des croyants; nous avons craint qu'il ne leur imposât la rébellion et la mécréance. 81. Nous avons donc voulu que leur Seigneur leur accordât en échange un autre plus pur et plus affectueux. 82. Et quant au mur, il appartenait à deux garçons orphelins de la ville, et il y avait dessous un trésor à eux ; et leur père était un homme vertueux. Ton Seigneur a donc voulu que tous deux atteignent leur maturité et qu'ils extraient, [eux- mêmes] leur trésor, par une miséricorde de ton Seigneur. Je ne l'ai d'ailleurs pas fait de mon propre chef. Voilà l'interprétation de ce que tu n'as pas pu endurer avec patience". » (Sourate Al Kahf, verset 60 à 82)


Qui était Al Khidr ?

1- Est-ce un prophète ou un homme pieux ?
Les savants ont divergé sur cette question. Ceux qui penchent pour la thèse du prophète s’appuient sur le fait qu’il faisait des miracles. En effet, il a dit : « Je ne l'ai d'ailleurs pas fait de mon propre chef » : Cette parole montre que cette science que détenait Khidr provenait d’Allah (تعالى). Or, il n’y a que les prophètes qui peuvent accomplir des miracles.
Quant à ceux qui prétendent qu’Al Khidr était un wali (homme pieux), ils disent que les choses qu’il a faites ne sont autres que des Kalimat (prodiges qu’Allah permet à certains hommes pieux).

2- Est-il vivant ou mort actuellement ?
Les preuves concernant cette question, nous montre qu’Al Khidr est mort. En effet, Allah (سبحانه وتعالى) a dit : « Et Nous n'avons attribué l'immortalité à nul homme avant toi. Est-ce que si tu meurs, toi, ils seront, eux éternels ? » (Sourate Al Anbiya, verset 34)
De plus, en admettant qu’Al Khidr ne soit pas mort, il serait obligé de se soumettre à la législation du Prophète Mouhammed (صلى الله عليه و سلم) au même titre que tous les hommes. Car le message du Prophète (صلى الله عليه و سلم) concerne toute l’humanité, contrairement au message de Moussa (عليه السلام) qui avait été envoyé à un peuple en particulier. Or, il n’a jamais été relaté que Khidr était venu voir le Prophète (صلى الله عليه و سلم) ou qu’il s’était converti à l’Islam, ce qui prouve à nouveau qu’il soit mort.
Quant à ceux qui prétendent qu’Al Khidr serait encore vivant, ils n’ont avec eux aucun argument clair.

3- Pourquoi Al Khidr n’a-t-il pas suivi Moussa (عليه السلام) qui était le Prophète ?
La principale raison est que le message de Moussa (عليه السلام) n’est pas général mais spécifique à son peuple : les fils d’Israël. Ainsi, on ne peut même pas dire qu’Al Khidr soit sorti de la Chari'a de Moussa (عليه السلام), car il ne faisait même pas partie de son peuple.



Les différentes façons de sortir de la chari'a du Prophète (صلى الله عليه و سلم) :

Certaines catégories font partie du koufr qui fait sortir de l’Islam, et d’autres sont des égarements qui ne font pas forcément sortir de l’Islam.
Celui qui sort de la chari'a, ou d’une partie de la chari'a, en prétendant que cela est halal (licite), est un kâfir. Alors que celui qui sort de la chari'a sans prétendre que c’est halal, est un égaré, mais il ne sort pas de l’Islam.

1- Les soufiyas :
Parmi ceux qui pensent que certaines personnes peuvent sortir de la chari'a du Prophète (صلى الله عليه و سلم) comme Al Khidr avec Moussa (عليه السلام), il y a les soufiyas parmi les extrémistes. Ces derniers, pensent qu’une fois le plus haut degré atteint, ils n’ont plus besoin de se limiter à la chari'a. Ils peuvent donc faire tout ce qui est haram (interdit), et ne sont plus obligés de faire ce qui est obligatoire. […] Cependant, personne ne peut sortir de la chari'a quel que soit le degré qu’il ait pu atteindre. En réalité, ce qu’ils prétendent est l’opposé de la réalité, car plus une personne augmente en science et plus son obéissance envers le Prophète (صلى الله عليه و سلم) augmente également.

Toutes ces explications nous permettent d’expliquer la parole du Cheykh Mohammed Ibn ‘AbdelWahhab : quiconque croit qu’il est permis de sortir de la chari'a du Prophète (صلى الله عليه و سلم) est un apostat qui a quitté la religion de l’Islam, car il a mécru au Coran et en la sounnah. […]

2- Les laïques :
La position des laïques est un point qui est impliqué dans cette annulation de l’Islam. Ceux-là disent qu’il faut séparer l’état et la religion, donc que tout ce qui concerne les adorations c’est pour la mosquée, alors que tout ce qui concerne la politique, l’économie et autre n’a rien à voir avec la religion du Prophète (صلى الله عليه و سلم). Ils pensent que dans ce domaine, c’est aux gens de faire leurs propres lois.

3- Les théologiens :
Parmi ceux qui ont également une partie dans le fait de sortir de la législation du Prophète (صلى الله عليه و سلم), il y a ceux qu’on appelle les théologiens, ceux qui sont savants dans « ‘Ilmou kalam » (la philosophie). Ceux-là, se basent sur la raison pour essayer de connaître Allah et ne prennent pas des textes du Coran et de la Sounnah qui, selon eux, ne sont pas des preuves sûres. Alors, on pourrait leur demander : Comment cela se fait-il qu’Allah ait envoyé des prophètes et messagers si on peut comprendre tout, uniquement par la raison ? Ainsi, ils sortent de la chari'a du Prophète (صلى الله عليه و سلم) par ce qu’il y a de plus important : la croyance islamique.
Il est obligatoire pour le musulman de suivre le Coran et la sounnah dans tous les domaines de la vie, que ce soit dans les bonnes manières, dans la croyance, dans les règles concernant les interactions entre les hommes, etc. Le message du Prophète (صلى الله عليه و سلم) est un message complet qui est valable en tous lieux, toutes époques, pour tous les hommes et jusqu’à la fin des temps. En effet, Allah a dit : « Ceux qui ne croient pas au Rappel [le Coran] quand il leur parvient... alors que c'est un Livre puissant [inattaquable] ; 42. Le faux ne l'atteint [d'aucune part], ni par devant ni par derrière : c'est une révélation émanant d'un Sage, Digne de louange. » (Sourate Foussilat, verset 41 et 42)


Dernière édition par Oum Mouqbil le Dim 30 Oct 2011 - 14:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan)   Mer 26 Oct 2011 - 0:22

Cours n°29





4- Ceux qui prétendent que la chari'a n’est plus applicable aujourd’hui :
Ceux-là prétendent qu’il y a de nouvelles choses qui sont venues, qui n’existaient pas au temps du Prophète (صلى الله عليه و سلم), et qu’elles ne peuvent pas être expliquées par la chari'a. Cela signifie qu’ils considèrent la chari'a comme incomplète, et donc qu’elle ne provient pas de El Hakîm (Celui qui est sage), El Hamîd (Celui qui est digne de Louange). Or, celui qui est El Hakîm et El Hamîd, c’est Allah, et s’Il a établi ces règles et ces lois, c’est qu’elles sont capables d’être appliquées jusqu’à la fin des temps.
Ainsi, il n’y a pas de doute que ceux qui prétendent cela sont kouffar et font partie de la catégorie de gens qui sortent de la chari'a du Prophète (صلى الله عليه و سلم).
L’Imam Malik (رضي الله عنه), disait : « On ne pourra pas réformer la oumma à la fin des temps, excepté si on utilise les mêmes moyens qui ont été utilisés pour réformer les premiers de cette oumma. ». Or, ce que les sahabas ont utilisé pour réformer la ouma de l’époque était le Coran et la Sounnah.
Allah (سبحانه وتعالى) a dit : « Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J'agrée l'Islam comme religion pour vous. » (Sourate Al Ma-idah, verset 3)

5- Toute personne qui invente une adoration en pensant qu’elle est meilleure ou qu’elle peut la rapprocher d’Allah :
Ceci est également une façon de sortir de la chari'a du Prophète (صلى الله عليه و سلم), parce que celui qui agit ainsi pense qu’Allah (عز وجل) n’a pas amené une religion complète et qu’il faut donc inventer ce qui la complètera. Et même si cette personne ne le dit pas directement, son acte implique cela.
Mais, bien entendu, on ne va pas dire que ce que cela implique s’applique à toute personne qui pratique une bida'a, cela dépend des individus.
La mère des croyants, ‘Aïcha (رضي الله عنها) rapporte que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Quiconque innove dans notre religion ce qui n'en fait pas partie, (son acte d'innovation) sera rejeté. » (Rapporté par Al-Boukhâri et Mouslim)
Dans une autre version de Mouslim, il y a les termes : « Quiconque fait un acte non conforme à notre religion, son acte sera rejeté. »
Et selon Abou Najih al ‘Irbad Ibn Sâriya (رضي الله عنه) rapporte que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Gardez-vous des choses inventées, car toute choses inventées est bida'a (innovation), et toute bida'a est égarement. » (rapporté par Abou Dawoud et At-Tirmidhi)
Le cheykh précise que les innovations concernent uniquement le domaine des adorations et non pas ce qui inventé dans le domaine de la douniya.



Jugement selon les cas :

- Celui qui sort entièrement de la chari'a est kafir, et lorsque la chari'a du Prophète (صلى الله عليه و سلم) est venue, elle a abrogé toutes les autres chari'a antérieures.

- De même, celui qui prétend que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a été envoyé uniquement aux arabes, est un kâfir. Ceci est le cas de certains parmi les chrétiens qui reconnaissent que Mohammed (صلى الله عليه و سلم) était un Prophète, mais qu’il n’aurait été envoyé qu’aux arabes.

- Encore, celui qui prétend être un prophète après la venue de Mohammed (صلى الله عليه و سلم) est un kâfir, car Allah (عز وجل) a dit : « Mouhammad n'a jamais été le père de l'un de vos hommes, mais le messager d’Allah et le dernier des prophètes. Allah est Omniscient. » (Sourate Al Ahzab, verset 40) Et le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Il y aura après moi 30 faux prophètes. Chacun d’entre eux déclarera être un prophète, mais c’est moi le dernier des prophètes et il n’y a pas de prophète après moi. » (rapporté par Ahmed, At-Tirmidhi, Abou Dawoud, Ibnou Majah et Al Hakim)







Dixième annulation



Le sheikh Mouhammad ibnou 'Abdil Wahhâb a dit :

"La Dixième [annulation] : L’indifférence envers la religion d’Allah, ne pas l’apprendre ni la pratiquer, et cela est prouvé par le verset : {Qui est plus injuste que celui à qui les versets d'Allah sont rappelés et qui ensuite s'en détourne ? Nous nous vengerons certes des criminels} (Sourate 32 verset 22)"






Explication de Sheikh Al Fawzan :



Dixième annulation : Se détourner complètement de la religion d’Allah.


« L’indifférence envers la religion d’Allah » :

Le cheykh mentionne beaucoup d’autres versets qui mettent en évidence cette annulation :
Allah (تعالى) a dit : « Ceux qui ont mécru se détournent de ce dont ils ont été avertis. » (Sourate Al Ahqaf, verset 3)
« Quel pire injuste que celui à qui on a rappelé les versets de son Seigneur et qui en détourna le dos en oubliant ce que ses deux mains ont commis ? » (Sourate Al Kahf, verset 57)
« Et lorsqu'on leur dit : "Venez vers ce qu’Allah a fait descendre et vers le Messager", tu vois les hypocrites s'écarter loin de toi. » (Sourate, An-Nissa, verset 61)
« Et quiconque s'aveugle (et s'écarte) du rappel du Tout Miséricordieux, Nous lui désignons un diable qui devient son compagnon inséparable. » (Sourate Az-Zoukhrouf, verset 36)
« Et quiconque se détourne du rappel de son Seigneur, Il l'achemine vers un châtiment sans cesse croissant. » (Sourate Al Jin, verset 17)
« Il dit : "Descendez d'ici, (Adam et Eve), [Vous serez] tous (avec vos descendants) ennemis les uns des autres. Puis, si jamais un guide vous vient de Ma part, quiconque suit Mon guide ne s'égarera ni ne sera malheureux. 124. Et quiconque se détourne de Mon Rappel, mènera certes, une vie pleine de gêne, et le Jour de la Résurrection Nous l'amènerons aveugle au rassemblement". 125. Il dira : "Ô mon Seigneur, pourquoi m'as-Tu amené aveugle alors qu'auparavant je voyais ?" 126. [Allah lui] dira : "De même que Nos Signes (enseignements) t'étaient venus et que tu les as oubliés, ainsi aujourd'hui tu es oublié". » (Sourate Ta-Ha 123 à 126)
« Et quand une Sourate est révélée, ils se regardent les uns les autres [et se disent] : "Quelqu'un vous voit-il ?" Puis ils se détournent. Qu'Allah détourne leurs coeurs, puisque ce sont des gens qui ne comprennent rien. » (Sourate Tawba, verset 127)
« Ne considérez pas l'appel du messager comme un appel que vous vous adresseriez les uns aux autres. Allah connaît certes ceux des vôtres qui s'en vont secrètement en s'entre cachant. Que ceux, donc, qui s'opposent à son commandement prennent garde qu'une épreuve ne les atteigne, ou que ne les atteigne un châtiment douloureux. » (Sourate An-Nour, verset 63)



« Ne pas l’apprendre » :

Dans ces versets on voit donc la menace qui pèse sur ceux qui se détournent du Coran et de la sounnah. Et d’un autre coté, Allah (سبحانه وتعالى) a incité les gens à acquérir la science, ainsi que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a incité à apprendre la science bénéfique et d’agir selon cette science. Puis, le cheykh mentionne le verset : « Les croyants n'ont pas à quitter tous leurs foyers. Pourquoi de chaque clan quelques hommes ne viendraient-il pas s'instruire dans la religion, pour pouvoir à leur retour, avertir leur peuple afin qu'ils soient sur leur garde. » (Sourate At-Tawbah, verset 122)
Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Celui d’entre vous auquel Allah veut du bien , Il lui donne la compréhension de la religion. »

Les différentes catégories de science :

Il existe 2 catégories de science :

1- La science obligatoire pour chaque musulman (fard 'ayn) :
C’est la science qu’aucun musulman n’a le droit d’ignorer afin d’être droit dans sa religion. C’est-à-dire connaître la 'aquida correcte, ce qui l’annule, ce qui s’y oppose ou la diminue, ou encore les règles de la salat, la zakat, du jeûne, du hajj et de la ‘oumra…


2- La science obligatoire pour une partie de la communauté (fard kifâya) :
Cela concerne le reste des sciences islamiques. Si certains de la communauté les connaissent, les autres seront dispensés de l’obligation de les connaître. Cependant, si tous les membres de la communauté abandonnent ces sciences, ils seront alors dans le péché.
De même, parmi les sciences qu’il n’est pas obligatoire de connaître pour chaque musulman, il y a les sciences de la douniya. Ce n’est pas obligatoire à tous les musulmans de connaître ces sciences, mais il faut un minimum d’entre eux qui les sachent, comme par exemple la médecine.

Ainsi, si une personne ne veut rien apprendre de la religion car cela ne l’intéresse pas, et non par fainéantise, alors c’est qu’elle est kâfir.



« Ni la pratiquer » :

De même, celui qui apprend la science mais ne la pratique pas, est également kâfir. En effet, celui qui ne pratique pas la salat, la zakat, le hajj, qui ne fait aucune obligation, qui ne s’éloigne d’aucune interdiction, et n’a aucun intérêt pour tout ce qui concerne la pratique de la religion, celui-là est un kâfir. Et ceci est une réponse aux Mourji'a qui prétendent que l’action n’est pas obligatoire dans la croyance, et que tout se situe dans le cœur. Or, il faut qu’il y ait à la fois la connaissance de la religion et sa pratique. Allah (سبحانه وتعالى) dit : « Quiconque a mécru en la foi, ses actions sont devenues vaines, et dans l’au-delà il sera parmi les perdants. »

Et Il (تعالى) a dit : « C'est Lui qui a envoyé Son messager avec la bonne direction et la religion de la vérité, afin qu'elle triomphe sur toute autre religion, quelque répulsion qu'en aient les associateurs. » (Sourate At-Tawbah, verset 33)
Et le cheykh dit que « la bonne direction » (el houda) c’est la science bénéfique et « la religion de la vérité », c’est la bonne action. Or, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a été envoyé avec les 2 et non pas un seul des 2.

Ceux qui ont pris la science et ont abandonné les actions, sont les juifs. Alors que ceux qui ont pris uniquement les actions et ont délaissé la science, sont les chrétiens. Or, le but de la science est de la pratiquer.



Les différentes façons de se détourner de la religion :

Il y a des gens qui refusent d’accepter la science lorsqu’elle est transmise, et ceci par orgueil et arrogance => ceux -là sont parmi les motakbirin (ceux qui sont fiers et orgueilleux) et ceci est une forme de kouffr.

Et il y a des gens qui refusent d’apprendre la religion car ils n’on pas envie de l’apprendre => ceux-là sont parmi ceux qui se détournent et rentre dans le verset : « Ceux qui ont mécru se détournent de ce dont ils ont été avertis. » (Sourate Al Ahqaf, verset 3)

Il y a également, ceux qui refusent d’accepter la vérité car ils préfèrent suivre ce sur quoi étaient leurs ancêtres. Ceux-là refusent toute argumentation et n’acceptent rien qui vient du Coran et de la sounnah. Ceci est une façon de se détourner de la religion de vérité, et Allah (تعالى) a dit à ce sujet : « Et quant à ceux qui croient au faux et ne croient pas en Allah, ceux-là seront les perdants. » (Sourate Al ‘Ankabout, verset 52)
Nous avons comme exemple Abou Talib, à qui le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a demandé de dire « lâ ilaha illa llah » au moment de mourir, et qui a refusé car il préférait suivre la religion de ses ancêtres.
Selon Abou Waqid El-Laythi : « Trois hommes sont entrés dans la mosquée. Le premier s’est assis pour apprendre la science, le deuxième s’est assis car il était gêné (il n’osait pas ressortir), et le troisième est retourné et est sorti. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Voulez-vous que je vous informe au sujet de ces trois (personnes) ? » Ils ont dit : « Certes oui, Messager d’Allah. » Et Il (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Le premier s’est assis et Allah l’a aidé afin qu’il profite de cette science. Le deuxième était gêné alors Allah a été gêné de lui. Et le troisième, il s’est détourné alors Allah s’est détourné de lui. » » (rapporté par Al Boukhari, Mouslim et At-Tirmidhi)



Donc, en réalité, lorsqu’on parle de se détourner de la religion on parle de ne pas apprendre sa religion. Car la religion n’est pas une chose qui s’acquière par l’héritage ou l’environnement, mais plutôt par la science et l’apprentissage. Ainsi, celui qui ne l’apprend pas et ne l’applique pas (même quand il l’a appris), il s’est détourné de la religion.
Or, se détourner de la religion peut-être kouffr ou non. Si la personne délaisse l’apprentissage des fondements de la ‘aquida parce qu’elle n’a pas envie de l’apprendre, cela annule son islam. Mais si une personne délaisse l’apprentissage des détails de la religion, et ceci par paresse ou par manque de temps, cela est un péché mais ne fait pas sortir de la religion.
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan)   Lun 14 Nov 2011 - 21:09

Cours n°30




Le sheikh Mouhammad ibnou 'Abdil Wahhâb a dit :

" Et il n’y a aucune différence concernant ces annulations de l’islam, entre celui qui les commet pour plaisanter, sérieusement, ou par peur, seul celui qui y est contraint est excusé. Chacune de ces annulations fait partie des choses les plus dangereuses, et les plus commises. Il faut donc que le musulman y prenne garde et qu’il en ait peur pour lui-même. Nous cherchons protection auprès d’Allah contre les causes de Sa colère et la douleur de Son châtiment. "





Explication de Sheikh Al Fawzan :

« Et il n’y a aucune différence concernant ces annulations de l’islam, entre celui qui les commet pour plaisanter, sérieusement, ou par peur, seul celui qui y est contraint est excusé. » :

Il n’y a donc pas de différence entre la personne sérieuse et celle qui plaisante. La preuve de cela est le récit de l’homme qui s’était moqué du Prophète (صلى الله عليه و سلم) et des Sahabah (رضي الله عنهم) (récit que nous avons évoqué lors du 6ème nâqid). Et, c’est à cette occasion qu’Allah (سبحانه وتعالى) a révélé : « Et si tu les interrogeais, ils diraient très certainement : « Vraiment, nous ne faisions que bavarder et jouer. » Dis : « Est-ce d’Allah, de Ses versets (le Coran) et de Son messager que vous vous moquiez ? » (65) Ne vous excusez pas : vous avez bel et bien rejeté la foi après avoir cru. » (Sourate At-Tawba, verset 65 et 66)
Ainsi, même celui qui plaisante n’est pas excusé.

De même pour la personne qui a peur, celui qui dit une parole de kouffr ou qui fait un acte de kouffr, ne sera pas excusée parce qu’elle a peur des kouffar. Par exemple, celui qui égorge une bête pour autre qu’Allah ou qui fait toutes sortes de compromis parce qu’il a peur des kouffar, cela n’est pas une excuse. En effet, Allah (عز وجل) a dit : « Ils aimeraient bien que tu transiges avec eux afin qu'ils transigent avec toi. » (Sourate Al Qalam, verset 9) Et Il dit : « Et si Nous ne t'avions pas raffermi, tu aurais bien failli t'incliner quelque peu vers eux 75. Alors, Nous t'aurions certes fait goûter le double [supplice] de la vie et le double [supplice] de la mort ; et ensuite tu n'aurais pas trouvé de secoureur contre Nous. » (Sourate Al Isra, verset 74 et 75)

Ainsi, le musulman doit être fort dans sa foi et ne pas tomber dans el Moudahana (le fait de faire des compromis afin de plaire aux kouffar), même s’il a peur, tant que cela n’atteint pas le degré de la contrainte. Par contre si le stade de la contrainte est atteint, comme être menacé de mort, torturé, ou tout autre mal, dans ce cas là il est permis de dire ou faire du kouffr.
Donc, pour être excusé de parole ou d’acte de kouffr, il y a 3 conditions :

1- Être contraint : La peur seule ne suffit pas. Et il ne pas chercher à obtenir des avantages de la douniya auprès des kouffars

2- Avoir le cœur en paix et en sérénité avec la foi : C’est-à-dire que lorsque le musulman prononce la parole de kouffr, lorsqu’il est contraint, il l’a dit uniquement avec sa langue, et son cœur reste rempli de foi.

3- L’intention du musulman doit être de repousser la contrainte et non pas de faire plaisir aux kouffar : Comme cela est arrivé à ‘Ammar Ibn Yâssir (رضي الله عنه), lorsqu’il a été torturé par les kouffar. Ceux-ci ne l’ont pas laissé jusqu’à ce qu’il prononce une parole de kouffr et il l’a dite. Ensuite, il est allé voir le Prophète (صلى الله عليه و سلم) pour lui raconter ce qu’il s’était passé. Et le Prophète (صلى الله عليه و سلم) lui a demandé : « Comment te sens-tu dans ton cœur ? » ‘Ammar (رضي الله عنه) a répondu : « Je suis en paix avec la foi. » Alors, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) lui a dit : « S’ils reviennent et te font subir la même chose, dit-le encore. »
Et c’est au sujet de cette histoire que les versets 106 à 107 de la sourate An-Nahl ont été révélés. Allah (عز وجل) a dit : « Quiconque a renié Allah après avoir cru... - sauf celui qui y a été contraint alors que son coeur demeure plein de la sérénité de la foi - mais ceux qui ouvrent délibérément leur coeur à la mécréance, ceux-là ont sur eux une colère d’Allah et ils ont un châtiment terrible. 107. Il en est ainsi, parce qu'ils ont aimé la vie présente plus que l'au-delà. Et Allah, vraiment, ne guide pas les gens mécréants. » (Sourate An-Nahl, verset 106 et 107)

Lorsque ces conditions sont respectées, la parole ou l’acte de kouffr est « permis ». Mais il existe un degré qui est meilleur que cela, qui est de résister malgré la contrainte, comme ce fut le cas pour l’Imam Ahmed. En effet, au temps des Mou'tazilas, le khalif forçait les gens à dire que le Coran est une chose créée, mais l’Imam Ahmed a refusé de dire cela bien qu’il ait été battu et torturé, il a résisté jusqu’au bout.



« Chacune de ces annulations fait partie des choses les plus dangereuses, et les plus commises. » :

Ces 10 annulations, le Cheykh Mohammed Ibn ‘Abdel Wahhab les a choisies pour 2 raisons :
1- Car ce sont celles qui sont le plus commises chez les gens.
2- Car ce sont les plus dangereuses.



« Il faut donc que le musulman y prenne garde et qu’il en ait peur pour lui-même. » :

Il est obligatoire pour le musulman de craindre de tomber dans ces nawaqid. Cela signifie qu’il doit prendre ses précautions, en apprenant ce qui a rapport avec ces nawaqid, et ne pas se croire à l’abri de ce danger. Ibrahim (عليه السلام), lui-même, avait peur de tomber dans l’adoration des idoles, alors qu’il était le Messager d’Allah. En effet, il demandait à Allah dans ses dou’as de l’écarter de l’adoration des idoles, de même que ses enfants.
Et combien de savants se sont égaré, ou d’hommes pieux se sont égaré ?



« Nous cherchons protection auprès d’Allah contre les causes de Sa colère et la douleur de Son châtiment. » :

L’auteur de cette rissala (petit livre) termine ce livre en cherchant le refuge auprès d’Allah, contre sa colère et son châtiment. Or, ceci fait partie de ce qui donne au musulman la crainte d’Allah (سبحانه وتعالى) et du fait de ne pas se faire confiance à soi-même. ‘Abdallah Ibn Mas’oud (رضي الله عنه) a dit : « Celui qui veut suivre un exemple, qu’il suive l’exemple de ceux qui sont morts. Car les vivants ne sont pas protégés de la fitna. »
En effet, même si un homme est le plus pieux et le plus savants des hommes, tant qu’il est vivant il peut toujours être tenté et mis à l’épreuve, et s’égarer.



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AmatoullahOummAbdirrahman
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MessageSujet: Re: Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan)   Lun 14 Jan 2013 - 20:07

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Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan)
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