L'apprentissage de la science religieuse islamique selon la compréhension des pieux prédécesseurs
 
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 Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan)

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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan)   Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 I_icon_minitimeMer 25 Mai - 20:20

Cours n°15



Troisième annulation



Le sheikh Mouhammad ibnou 'Abdil Wahhâb a dit :

"La troisième [annulation] : Celui qui ne considère pas les polythéistes mécréants ou doute de leur mécréance ou authentifie leur doctrine, devient mécréant."






Explication de Sheikh Al Fawzan :



Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 79841 Troisième annulation : Ne pas déclarer kouffars les moushrikines ou douter de leur koufr ou valider leurs croyances.

Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698 Ne pas déclarer kouffars les moushrikines :

Celui qui ne déclare pas les moushrikines comme étant des kouffar a mécru, car il est obligatoire pour un musulman de déclarer kouffar ceux qu’Allah et son Messager ont déclarés kouffar. Or nous avons expliqué dans les 2 premiers nawaqid que toute forme quelconque d’adoration pour autre qu’Allah est du Shirk. Et Allah (سبحانه وتعالى) et Son Messager (صلى الله عليه و سلم) ont déclaré kouffar tout ceux qui font le shirk, de même que ceux qui n’ont pas cru aux Messagers ou à certains d’entre eux, ainsi que tous les moushrikines parmi les juifs, les chrétiens et les idolâtres. En effet, Allah a dit : « Certes sont mécréants ceux qui disent : « Allah, c’est le Messie, fils de Marie ! » » (Sourate Al Ma-idah, verset 17) Et Il (تعالى) a dit à propos des Juifs : « Et les Juifs disent : « La main d’Allah est fermée ! » Que leurs propres mains soient fermées, et maudits soient-ils pour l’avoir dit. » (Sourate Al Ma-idah, verset 64) Par « La main d’Allah est fermée ! » ils ont voulu dire qu’Allah était avare et ne donne pas. Allah les a maudit pour cela.
Et Allah (تعالى) a dit : « Allah a certainement entendu la parole de ceux qui ont dit : « Allah est pauvre et nous sommes riches.» Nous enregistrons leur parole, ainsi que leur meurtre, sans droit, des prophètes. Et Nous leur dirons : « Goûtez au châtiment de la fournaise. » » (Sourate Ali ‘Imran, verset 181)
Et il y a beaucoup de versets qui nous montrent que ces gens sont des kouffars.

Et concernant les gens du Livre, le simple fait qu’ils n’aient pas cru en Mohammed (صلى الله عليه و سلم) suffit pour les déclarer kouffars. Or la venue du Prophète (صلى الله عليه و سلم) est mentionnée dans la Torah et l’Evangile. Allah (تعالى) a dit : « Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu’ils trouvent écrit (mentionné) chez eux dans la Thora et l’Evangile. Il leur ordonne le convenable, leur défend le blâmable, leur rend licites les bonnes choses, leur interdit les mauvaises, et leur ôte le fardeau et les jougs qui étaient sur eux. Ceux qui croiront en lui, le soutiendront, lui porteront secours et suivront la lumière descendue avec lui ceux-là seront les gagnants. * Dis : « Ô hommes ! Je suis pour vous tous le Messager d’Allah, à Qui appartient la royauté des cieux et de la terre. Il donne la vie et Il donne la mort. Croyez donc en Allah, en Son messager, le Prophète illettré qui croit en Allah et en Ses paroles. Et suivez-le afin que vous soyez bien guidés ». » (Sourate Al A’raf, verset 157 et 158)
Ainsi, le Messager a été envoyé à tous les hommes, comme l’a dit Allah : « Et Nous ne t’avons envoyé qu’en tant qu’annonciateur et avertisseur pour toute l’humanité. » (Sourate Sabah, verset 28) Donc celui qui ne croit pas que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a été envoyé à tous les hommes, est un kaffir. Et il n’est pas suffisant de croire qu’il est un messager pour une partie des gens (les arabes).

Il est donc obligatoire de croire que les moushrikines, qui adorent autre qu’Allah (عز وجل), sont des kouffars, peu importe qu’ils soient parmi les arabes ou autres, et peu importe qu’ils soient parmi les juifs, les chrétiens ou ceux qui se disent musulmans.


Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698 Douter de leur koufr :

Celui qui doute que les moushrikines soient des kouffars, c’est comme s’il hésitait dans sa religion entre la mécréance et la foi, il ne sait pas faire la distinction entre les deux.


Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698 Valider leurs croyances :

Celui qui dit que la religion des kouffar est correcte, a mécru également. Et cela est encore pire que de ne pas les déclarer kouffar ou de douter de leur koufr. Souvent les gens qui pensent cela, ne pratiquent pas le shirk eux-mêmes, mais défendent ceux qui le font. En particulier, les gens d’aujourd’hui qui défendent les juifs et les chrétiens. Ils ont établi une da’wa qui prétend vouloir réunir les trois grandes religions.

Nous leur répondons que les juifs ne suivent pas Moussa (عليه السلم), et les chrétiens ne suivent pas ‘Issa (عليه السلم), comme ils le prétendent. Ils ont changé et déformé les messages de ces deux prophètes. Et même si leur message était resté intact, nous n’aurions pas le droit de les suivre, car Allah (تعالى) a averti de la venue de Mohammed (صلى الله عليه و سلم) dans la Torah et l’Evangile, comme nous l’avons vu dans la Sourate Al A’raf, verset 157.
Et Allah dit également : « Et quand ‘Issa fils de Marie dit : « Ô Enfants d’Israël, je suis vraiment le Messager d’Allah [envoyé] à vous, confirmateur de ce qui, dans la Thora, est antérieur à moi, et annonciateur d’un Messager à venir après moi, dont le nom sera ‘Aḥmad’.». » (Sourate As-Saff, verset 6) Et le Messager qui est venue après Issa (عليه السلم) est Mohammed (صلى الله عليه و سلم), et il a plusieurs noms.
Et Allah dit aussi : « Ceux à qui Nous avons donné le Livre, le reconnaissent comme ils reconnaissent leurs enfants. Or une partie d’entre eux cache la vérité, alors qu’ils la savent ! » (Sourate Al Baqara, verset 146) En effet, dans la Torah et l’Evangile on ne trouve pas obligatoirement le nom du Prophète (صلى الله عليه و سلم), mais on trouve de nombreuses descriptions claires de lui. Or ceux qui lisent ces descriptions savent pertinemment que ça ne peut être que lui.
Donc le judaïsme et le christianisme sont deux religions qui ont été abrogées par la venue de l’Islam. Allah n’accepte pas d’autre religion que l’Islam.

[…]

Ainsi, ces soit disant rassemblements interreligieux, n’ont pas pour but de démontrer la vérité, mais plutôt de faire des accords pour se satisfaire les uns les autres. Mais Allah (سبحانه وتعالى) a dit : « Ni les Juifs, ni les Chrétiens ne seront jamais satisfaits de toi, jusqu’à ce que tu suives leur religion. » (Sourate Al Baqara, verset 120)
Cependant il est permis de faire certains accords dans les limites de la chari’a, comme l’a fait le Prophète (صلى الله عليه و سلم) avec les Qouraych. Et ces accords concernent des choses de la douniya, il n’est pas permis de dire aux kouffars que ce qu’ils font est correct, que leur croyance est correcte ou d’autres choses de ce genre.

Il est important également de préciser que tous les juifs et les chrétiens ne sont pas tous jugés kouffars en tout temps. En effet, les juifs du temps de Moussa (عليه السلم) qui ont cru en lui, n’ont pas fait de shirk, sont sur la vérité et sont donc musulmans. De même pour les chrétiens qui ont suivi ‘Issa (عليه السلم) sans faire de shirk avant la venue du Prophète (صلى الله عليه و سلم). Quant à ceux qui sont arrivés après l’Islam, qui ont entendu parlé du Prophète (صلى الله عليه و سلم) mais ont refusé d’accepter l’Islam et qui sont morts dans leur religion, ceux-là sont des mécréants.
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MessageSujet: Re: Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan)   Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 I_icon_minitimeVen 27 Mai - 14:45

Cours n°16




Après avoir compris l’obligation de déclarer les moushrikines comme étant des kouffars, peu importe qui ils sont, il faut absolument que le musulman fasse une distinction entre les musulmans et les kouffars. Lorsque le musulman s’adresse à d’autres musulmans, il peut très bien employer le terme kaffir, tout simplement car c’est par ce terme qu’Allah (سبحانه وتعالى) a qualifié les non musulmans. Cependant si le musulman s’adresse à des kouffars afin de les appeler à l’islam ou autre il ne va pas les interpeller en disant : « Ô vous les kouffars. ». Donc il y a des règles qui s’appliquent sur le fait de déclarer les kouffars comme kouffars, que nous allons voir.


Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698 Quelques règles dans nos relations avec les kouffars :

1- Il est obligatoire de détester les kouffars, et de ne pas les prendre comme alliés :

Allah (سبحانه وتعالى) a dit : « Ô vous qui avez cru ! Ne prenez pas pour alliés Mon ennemi et le vôtre, leur offrant l’amitié, alors qu’ils ont nié ce qui vous est parvenu de la vérité. Ils expulsent le Messager et vous-mêmes parce que vous croyez en Allah, votre Seigneur. Si vous êtes sortis pour lutter dans Mon chemin et pour rechercher Mon agrément, leur témoignerez-vous secrètement de l’amitié, alors que Je connais parfaitement ce que vous cachez et ce que vous divulguez ? Et quiconque d’entre vous le fait s’égare de la droiture du sentier. * S’ils vous dominent, ils seront des ennemis pour vous et étendront en mal leurs mains et leurs langues vers vous; et ils aimeraient que vous deveniez mécréants. * Ni vos proches parents ni vos enfants ne vous seront d’aucune utilité le Jour de la Résurrection, Il [Allah] décidera entre vous, et Allah est Clairvoyant sur ce que vous faites. * Certes, vous avez eu un bel exemple [à suivre] en Ibrahim et en ceux qui étaient avec lui, quand ils dirent à leur peuple : « Nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez en dehors d’Allah. Nous vous renions. Entre vous et nous, l’inimitié et la haine sont à jamais déclarées jusqu’à ce que vous croyiez en Allah, seul ». Exception faite de la parole d’Abraham [adressée] à son père : « J’implorerai certes, le pardon [d’Allah] en ta faveur bien que je ne puisse rien pour toi auprès d’Allah ». « Seigneur, c’est en Toi que nous mettons notre confiance et à Toi nous revenons [repentants]. Et vers Toi est le Devenir. » » (Sourate Al Moumtahana, verset 1 à 4)

Il faut détester les kouffars par rapport au fait qu’ils aiment le shirk, qu’ils défendent le koufr et qu’ils adorent d’autres en dehors d’Allah, et non parce qu’ils nous font du mal ou des injustices. Cela signifie donc qu’on déteste pour Allah et non pour leur personne. Et à partir du moment où ils disent « lâ ilaha illa-Llah, mohammed rasoulou-Llah », et qu’ils entrent en Islam, alors on les aime pour Allah.

Et Allah (تعالى) dit également : « Tu n’en trouveras pas, parmi les gens qui croient en Allah et au Jour dernier, qui prennent pour amis ceux qui s’opposent à Allah et à Son Messager, fussent-ils leurs pères, leurs fils, leurs frères ou les gens de leur tribu. Il a prescrit la foi dans leurs cœurs et Il les a aidés de Son secours. Il les fera entrer dans des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, où ils demeureront éternellement. Allah les agrée et ils L’agréent. Ceux-là sont le parti d’Allah. Le parti d’Allah est celui de ceux qui réussissent. » (Sourate Al Moujadalah, verset 22)
Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 72560 « Tu n’en trouveras pas » : Cela signifie que cela est impossible. En effet, il est impossible d’être croyant, « parmi les gens qui croient en Allah et au Jour dernier » et en même temps de prendre « pour amis ceux qui s’opposent à Allah et à Son Messager ».

Et Allah (تعالى) a dit : « Donc, quiconque mécroit au Taghout tandis qu’il croit en Allah saisit l’anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Allah est Audient et Omniscient. » (Sourate Al Baqara, verset 256)
Cela signifie que pour qu’une personne soit véritablement croyante, il faut qu’elle ait rejeté le Taghout, c’est-à-dire tout ce qui est adoré ou obéi en dehors d’Allah (عز وجل). Et elle doit s’opposer à tous ceux qui adorent et défendent le Taghout, et donc les détester.

Allah dit aussi : « Il n’appartient pas au Prophète et aux croyants d’implorer le pardon en faveur des associateurs, fussent-ils des parents alors qu’il leur est apparu clairement que ce sont les gens de l’Enfer. * Ibrahim ne demanda pardon en faveur de son père qu’à cause d’une promesse qu’il lui avait faite. Mais, dès qu’il lui apparut clairement qu’il était un ennemi d’Allah, il le désavoua. Ibrahim était certes plein de sollicitude et indulgent. » (Sourate At-Tawba, verset 113, 114)
Lorsque ce verset fut révélé, les musulmans étaient tristes car beaucoup d’entre eux avaient demandé pour leur père mort dans le shirk. Ils avaient donc peur d’entrer dans le blâme qu’Allah a fait. Mais Allah dit juste après dans le verset 115 : « Allah n’est point tel à égarer un peuple après qu’Il les a guidés, jusqu’à ce qu’Il leur ait montré clairement ce qu’ils doivent éviter. Certes, Allah est Omniscient. » Cela signifie que ce qu’ils ont pu faire avant la révélation du verset ne leur sera pas tenu pour compte.



2- Le musulman ne doit pas s’occuper des funérailles du kaffir, excepté s’il ne trouve personne pour l’enterrer :

Le kaffir ne doit pas être lavé, ni entouré dans un linceul, ni être enterré dans le cimetière des musulmans. Allah (عز وجل) dit : « Et ne fais jamais la Ṣalāt sur l’un d’entre eux qui meurt, et ne te tiens pas debout auprès de sa tombe, parce qu’ils n’ont pas cru en Allah et en Son messager, et ils sont morts tout en étant pervers. » (Sourate At-Tawba, verset 84)
Par contre si le kaffir est malade, il est permis de le visiter mais uniquement dans le but de l’appeler à l’Islam. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) est allé visiter des malades dans ce but, comme un jeune juif qui s’est converti juste avant de mourir. Il a également visité son oncle Abou Talib durant la maladie qui a précédé sa mort et lui a dit : « Ô mon oncle, dis « lâ ilaha illa-Llah, mohammed rasoulou-Llah » » Mais il est mort mécréant, et le prophète (صلى الله عليه و سلم) ne s’est pas occupé de ses funérailles. Il a simplement ordonné à son fils ‘Ali Ibn Abi Talib (رضي الله عنه) d’aller l’enterrer.

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MessageSujet: Re: Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan)   Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 I_icon_minitimeVen 27 Mai - 14:49

Cours n°17




3- Le musulman n’hérite pas d’un kaffir et le kaffir n’hérite pas d’un musulman :

Allah (عز وجل) a coupé les liens qui existent entre les musulmans et les kouffars. Selon Oussama Ibnou Zaïd (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Le musulman n’hérite pas du kaffir et le kaffir n’hérite pas du musulman. » (rapporté par Al Boukhari et Mouslim)
Selon les ‘oulama, le kouffr est donc une chose qui empêche l’héritage.



4- Il n’est pas permis pour un musulman de donner sa fille musulmane à un kaffir :

Ceci car on doit craindre pour la religion de cette femme, et pour ne pas qu’un kaffir ait une autorité sur une femme musulmane. Allah (سبحانه وتعالى) a dit : « Et ne donnez pas d’épouses aux associateurs tant qu’ils n’auront pas la foi, et certes, un esclave croyant vaut mieux qu’un associateur même s’il vous enchante. » (Sourate Al Baqara, verset 221) Et Il (تعالى) dit aussi : « Si vous constatez qu’elles sont croyantes, ne les renvoyez pas aux mécréants. Elles ne sont pas licites [en tant qu’épouses] pour eux, et eux non plus ne sont pas licites [en tant qu’époux] pour elles. » (Sourate Al Moumtahanah, verset 10)

Donc, il n’est pas permis à une musulmane d’épouser un kaffir, que ce soit un juif, un chrétien, ou n’importe quelle autre religion. Quant à l’homme musulman, il n’a pas le droit d’épouser une kafira si c’est une wathaniya, c’est-à-dire une idolâtre, athée, ou toutes celles qui ne font pas partie des gens du Livre. Allah (سبحانه وتعالى) a dit : « Et n’épousez pas les femmes associatrices tant qu’elles n’auront pas la foi, et certes, une esclave croyante vaut mieux qu’une associatrice même si elle vous enchante. » (Sourate Al Baqara, verset 221) Cependant, il est permis au musulman d’épouser une femme parmi les juifs ou les chrétiens, à condition que ce soit une femme chaste, ou honorable. La preuve de cela est la parole d’Allah (سبحانه وتعالى) : « Vous est permise la nourriture des gens du Livre, et votre propre nourriture leur est permise. (Vous sont permises) les femmes vertueuses d’entre les croyantes, et les femmes vertueuses d’entre les gens qui ont reçu le Livre avant vous. » (Sourate Al Ma-idah, verset 5)

Quant à cette différence qui existe entre le musulman et la musulmane, cela s’explique par le fait que le chef de famille est toujours l’homme. Ainsi si l’homme est musulman son autorité est valable sur une non croyante. Tandis que si l’homme n’est pas croyant, alors il n’est pas permis en Islam qu’un non croyant ait l’autorité sur un croyant, comme le dit Allah : « Et jamais Allah ne donnera une voie aux mécréants contre les croyants. » (Sourate An-Nissa, verset 141)



5- Il est obligatoire pour le musulman de faire la hijra vers un pays musulman :

Si le musulman vit dans un pays dans lequel il ne peut pratiquer ouvertement et librement sa religion, il est obligatoire pour lui de quitter ce pays pour un pays musulman, comme l’ont fait le Prophète (صلى الله عليه و سلم) et ses sahabas. Allah (سبحانه وتعالى) a dit : « Ceux qui ont fait du tort à eux-mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant : « Où en étiez-vous ? » (à propos de votre religion) - « Nous étions impuissants sur terre », dirent-ils. Alors les Anges diront : « La terre d’Allah n’était-elle pas assez vaste pour vous permettre d’émigrer ? » Voilà bien ceux dont le refuge est l’Enfer. Et quelle mauvaise destination ! * A l’exception des impuissants : hommes, femmes et enfants, incapables de se débrouiller, et qui ne trouvent aucune voie : * A ceux-là, il se peut qu’Allah donne le pardon. Allah est Clément et Pardonneur. » (Sourate An-Nissa, verset 97 à 99)

Les savants ont classé la question de la hijra en différentes catégories par rapport aux moyens que la personne possède. Si le musulman est capable de pratiquer ouvertement et librement sa religion et qu’il est capable de faire la hijra, dans son cas celle-ci n’est pas une obligation pour lui, mais elle lui est préférable. Quant au musulman qui n’a pas la liberté et la capacité de pratiquer ouvertement sa religion, et qui est capable de faire la hijra, il doit obligatoirement faire la hijra et rester dans un pays de koufr est un péché pour lui. Par contre s’il n’est pas capable de faire la hijra, car il n’en a pas les moyens ou autre, alors il est excusé.

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Je me désavoue de toute personne qui s’installe au milieu des moushrikines. » (rapporté par Abou Dawoud, An-Nassa-i, et At-Tirmidhi) Et dans certains versets, Allah (سبحانه وتعالى) a relié la hijra avec le jihad fissabilillah, comme dans ce verset : « Certes, ceux qui ont cru, émigré et lutté dans le sentier d’Allah, ceux-là espèrent la miséricorde d’Allah. Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » (Sourate Al Baqara, verset 218)



6- Il n’est pas permis au musulman de précéder le kaffir dans le salam :

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Ne soyez pas les premiers à saluer les juifs et les chrétiens par le salam. Et s’ils vous saluent, répondez : « Wa ‘alaykoum (et sur vous) ». » (rapporté par Al Boukhari, Mouslim, Abou Dawoud, At-Tirmidhi et Ahmed)



7- On ne laisse pas les 1ères places au kaffir dans une assemblée et on ne leur ouvre pas le chemin en premier :

Selon Abou Houreyra (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Lorsque vous les rencontrez sur le chemin, laissez leur prendre le côté le plus étroit de la route. » (rapporté par Al Boukhari, Mouslim, Abou Dawoud, At-Tirmidhi et Ahmed)



8- Les kouffars ne doivent pas entrer à Mekka :

Allah (سبحانه وتعالى) a dit : « Ô vous qui croyez ! Les associateurs ne sont qu’impureté : qu’ils ne s’approchent plus de la Mosquée sacrée, après cette année-ci. Et si vous redoutez une pénurie, Allah vous enrichira, s’Il veut, de par Sa grâce. Car Allah est Omniscient et Sage. » (Sourate At-Tawba, verset 28)
Lorsqu’Allah révéla ce verset, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) envoya ‘Ali Ibn Abi Talib (رضي الله عنه) pour dire aux moushrikines, qu’après cette année, aucun d’entre eux ne pourra faire le hajj et personne ne pourra faire le tawaf sans vêtement. A partir de ce moment, il a été interdit aux moushrikines de pénétrer sur la terre al Haram (sacrée), et ceci jusqu’au jour Dernier.



9- Le dirigeant musulman doit faire sortir les kouffars de la péninsule arabe :

Le fait de faire sortir les moushrikines de la péninsule arabe fait partie des responsabilités du dirigeant musulman, et il n’est pas permis à un individu de prendre cette responsabilité de faire sortir ces gens par lui-même. Aujourd’hui certains jeunes, influencés par les opinions des khawarijs, font exploser les maisons où vivent les kouffars qui sont entrés en paix dans le pays musulman et qui ont une entente avec les musulmans. En faisant cela, ils ont trahi le pacte des musulmans d’accorder leur protection à ces kouffars. Et le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit dans un hadith authentique : « Celui qui tue un non musulman qui a une entente de paix avec les musulmans, il ne sentira jamais l’odeur du Paradis. »

La péninsule arabe, c’est la source de la révélation. Donc il n’est pas permis pour une religion autre que l’Islam de demeurer dans cet endroit. C’est pourquoi, on ne doit leur permettre de rester de façon permanente dans la péninsule arabe. Toutefois, s’ils viennent en voyage, pour faire du commerce, pour les relations internationales (comme les ambassadeurs etc.), ou pour faire un travail qu’eux seuls connaissent, alors ceci est permis.
Selon ‘Abdoullah Ibn ‘Abbas (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Faites sortir les moushrikines de la péninsule arabe. » (rapporté par Al Boukhari, Mouslim et Abou Dawoud)
Et selon ‘Omar Ibnou-l Khattab (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Je vais faire sortir les juifs et les chrétiens de la péninsule arabe et je ne laisserai que le musulman. » (rapporté par Mouslim et Abou Dawoud)

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a laissé cette consigne peu avant sa mort, et elle a été accomplie par le khalif ‘Oumar ibnou-l Khattab (رضي الله عنه) qui a expulsé les juifs et les chrétiens. Aujourd’hui si des juifs ou des chrétiens vivent dans les pays musulmans, ils n’ont pas le droit d’exposer leur religion, ni de construire des églises ou autre. Et ceci est valable pour tous les moushrikines, même les adorateurs des tombes, ils ne doivent pas construire de mosquée ou de dôme sur les tombes.



10- Il n’est pas permis de glorifier les kouffars :

Allah (سبحانه وتعالى) a dit : « Allah est l’ennemi des kafirines. » Il y a certains, parmi les musulmans qui disent : « Les kouffars sont des gens honnêtes, ils sont de confiance… Alors que les musulmans sont des traîtres et font beaucoup d’injustice… » Nous devons répondre à cela en disant que les musulmans, même s’ils font des péchés, des tricheries ou des trahisons, ce sont les meilleurs êtres sur la terre. Quant aux mécréants, peu importe les bonnes qualités qu’ils peuvent avoir, le koufr qu’ils ont et le shirk qu’ils font sont tellement graves en soit que cela efface tout le bien qu’ils peuvent avoir. Lorsqu’Allah (تعالى) mentionne certains kouffars en particulier dans le Coran, comme pharaon, Abou Jahal, ou Abou Lahab, Il (تعالى) ne commence jamais par évoquer leurs bonnes qualités. Au contraire, Il (تعالى) n’évoque que le mal qu’ils avaient par rapport à sa mécréance, car le but c’est toujours de ramener les gens aux bases de l’Islam : c’est-à-dire au Tawhid et l’Iman.



11- Il est interdit aux musulmans d’imiter les kouffars dans leur tradition et habillement :

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Quiconque ressemble à (ou imite) un peuple devient un des leurs. » (rapporté par Ahmed et Abou Dawoud, et authentifié par Cheykh AL Albani)
En réalité lorsque quelqu’un essaie de ressembler à un peuple dans son apparence extérieure, c’est qu’au fond de lui, il les aime. En effet, personne n’essaiera de ressembler à quelqu’un qu’il déteste. Il faut donc avoir de la fierté pour sa religion et ne pas ressembler aux kouffars.
Et le fait de leur ressembler dans leur religion est encore pire que de leur ressembler dans leur vêtement et leur tradition, car cela amène toute sorte de bida’a dans l’Islam. Comme par exemple le fait de célébrer la naissance du Prophète Mouhammed (صلى الله عليه و سلم).


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MessageSujet: Re: Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan)   Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 I_icon_minitimeSam 28 Mai - 18:49

Cours n°18





Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698 Les choses permises entre le musulman et le kafir :

1- Faire du commerce avec les kouffars :

Peu importe leur religion, il est permis de faire du commerce avec les moushrikines, du moment que ce qui est acheté ou vendu est Halal.


2- Profiter de leur expérience ou leur science :

Si les musulmans ont besoin des kouffars dans certains domaines de la douniya, il est permis d’avoir recours à eux, en achetant leur service. Par exemple que ce soit pour la construction d’un barrage ou d’autres choses de ce genre. Cependant, il n’est pas permis de leur accorder des positions dans lesquelles ils pourraient connaître des secrets concernant les musulmans, telles que la place de ministre ou de conseiller.
La preuve de cette permission est que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a employé un moushrik pour lui montrer le chemin lors de la Hijra.


3- Faire des ententes de paix avec les kouffars :

S’il y a un bienfait pour les musulmans cela est permis. La preuve de cela est que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a fait des traités avec les juifs de Médine, de même que le traité d’Al Houdaybiya avec les moushrikines. Mais il y a une différence entre faire ce genre de traité et les accords concernant l’acceptation de clause en rapport avec la foi. Comme par exemple l’acceptation du principe de laïcité.


4- Rendre aux kouffars le bien qu’ils nous font, et être bon envers eux :

Allah (سبحانه وتعالى) a dit : « Allah ne vous défend pas d’être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables. » (Sourate Al Moumtahana, verset 8)
Le musulman doit donc bien se comporter envers les kouffars, même s’il ne les aime pas pour leur koufr (comme nous l’avons vu au cours précédent) Ainsi, si un musulman a des parents qui ne sont pas musulmans il doit tout de même être bon envers eux. Allah a dit : « Nous avons commandé à l’homme [la bienfaisance envers] ses père et mère; sa mère l’a porté [subissant pour lui] peine sur peine: son sevrage a lieu à deux ans. « Sois reconnaissant envers Moi ainsi qu’envers tes parents. Vers Moi est la destination. * Et si tous deux te forcent à M’associer ce dont tu n’as aucune connaissance, alors ne leur obéis pas; mais reste avec eux ici-bas de façon convenable. Et suis le sentier de celui qui se tourne vers Moi. Vers Moi, ensuite, est votre retour, et alors Je vous informerai de ce que vous faisiez. » (Sourate Louqman, verset 14 et 15)
L’amour est une chose et de bien agir envers les gens en est une autre. Il faut bien distinguer entre les deux et ne pas tomber dans un extrême ou dans un autre. La mère de Asma Bint Abi Bakr (رضي الله عنهما), qui n’est pas musulmane, est venue voir sa fille pour lui demander une aide financière. Asma en a informé le prophète (صلى الله عليه و سلم) et lui a demandé : « Est-ce que je dois lui venir en aide ? Et est-ce que je dois garder le lien de parenté ? » Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) lui a répondu : « Oui, donne-lui de l’aide et garde le lien de parenté avec elle, même si c’est une moushrika. »






Quatrième annulation




Le sheikh Mouhammad ibnou 'Abdil Wahhâb a dit :

"La quatrième [annulation] : Celui qui a la conviction qu’une guidée, autre que celle du Prophète (صلى الله عليه و سلم) est plus parfaite que la sienne, ou qu’un jugement autre que le sien est meilleur, comme ceux qui préfèrent le jugement des tawâghît à son jugement, est un mécréant."




Explication de Sheikh Al Fawzan :


Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 79841 Quatrième annulation : Croire qu’il y a une voie meilleure ou un jugement meilleur que celui du Prophète.


Ce sujet comprend deux questions :

1- Première question : La guidance.

Tout d’abord il est utile de préciser que la guidance dont il est question ici est la guidance vers l’Islam tel que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) nous l’a enseigné à travers sa façon d’agir dans l’adoration, dans son comportement, dans son caractère et dans sa façon d’appeler les gens à la religion, etc.
Selon Jâbir Ibn ‘Abdallah (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) disait : « La meilleure parole est la parole d’Allah (تعالى), et la meilleure guidance est la guidance de Mouhammed (صلى الله عليه و سلم). » (rapporté par Mouslim)

Allah (تعالى) dit au sujet du Prophète (صلى الله عليه و سلم) : « Et tu es certes, d’une moralité éminente. » (Sourate Al Qalam, verset 4) Et Il (تعالى) dit aussi : « C’est par quelque miséricorde de la part d’Allah que tu (Muḥammad) as été si doux envers eux! Mais si tu étais rude, au cœur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage. Pardonne-leur donc, et implore pour eux le pardon (d’Allah). Et consulte-les à propos des affaires. » (Sourate Ali ‘Imran, verset 159) Cela signifie que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) avait de la miséricorde envers les gens, cela fait partie de son comportement.

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) n’utilisait pas la dureté et la colère dans sa façon d’enseigner. Un exemple qui illustre cela est le récit rapporté selon Anas (رضي الله عنه) : « Un jour, un bédouin est venu et a uriné dans la mosquée. Des compagnons se sont levés vers lui, et le Prophète (صلى الله عليه و سلم) leur a dit : « Laissez-le. Ne lui coupez pas son urine. » Et lorsqu'il eut fini, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a demandé qu'on amène un seau d’eau et qu'on le verse sur son urine. » (rapporté par Al Bukhari, Muslim) Le bédouin était étonné par la réaction du Prophète (صلى الله عليه و سلم), de sa gentillesse et de sa douceur.

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) endurait beaucoup de mauvais comportements de la part des gens, mais il ne se mettait pas en colère. Toutefois, lorsqu’on dépassait les limites d’Allah (سبحانه وتعالى), alors là il se mettait en colère, non pas pour lui-même, mais pour Allah. Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه), un homme est venu voir le Prophète (صلى الله عليه و سلم) afin qu’il juge à son sujet concernant une dette qu’on lui devait. Cet homme a mal parlé au Prophète et a été dur envers lui, ce qui énerva les Compagnons. Mais le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Laissez-le, il a le droit de parole. » Puis il (صلى الله عليه و سلم) a ordonné qu’on lui donne ce qu’il demandait et même plus, et a dit : « Le meilleur d’entre vous est celui qui juge de la meilleure façon. » (rapporté par Al Boukhari et Mouslim)

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) était également celui qui avait le meilleur comportement avec sa famille. Et selon ‘Aïcha (رضي الله عنها), il (صلى الله عليه و سلم) disait : « Le meilleur d’entre vous est celui qui agit de la meilleur façon avec sa famille. Et moi, je suis le meilleur envers ma famille. » (rapporté par At-Tirmidhi, Ahmed, et authentifié par Cheykh Al Albani)

Qui pourrait donc être meilleur que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) ? Quiconque croit qu’il est meilleur que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) dans son comportement est un kâfir, coupable d’une mécréance majeur qui le fait sortir de l’Islam.



2- Deuxième question : Le jugement.

Quiconque croit que son jugement est meilleur que le jugement du Prophète (صلى الله عليه و سلم), est un kafir. Le Messager d’Allah (صلى الله عليه و سلم), c’est celui qui transmet le message d’Allah, donc en réalité, le jugement du Prophète (صلى الله عليه و سلم) n’est autre que le jugement d’Allah (عز وجل).
En effet, Allah (تعالى) a dit : « Nous avons fait descendre vers toi le Livre avec la vérité, pour que tu juges entre les gens, selon ce qu’Allah t’a appris. » (Sourate An-Nissa, verset 105) Et Allah (سبحانه وتعالى) n’a pas dit : « selon ce que tu as appris. » mais Il a dit : « selon ce qu’Allah t’a appris. »

Il est donc obligatoire pour quelqu’un d’accepter le jugement du Prophète (صلى الله عليه و سلم) et de s’y soumettre. Allah (تعالى) a dit : « Non !... Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes et qu’ils n’auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu’ils se soumettent complètement [à ta sentence]. » (Sourate An-Nissa, verset 65)

Le jugement du Prophète (صلى الله عليه و سلم) c’est le jugement qui vient d’Allah (عز وجل). Et s’il est arrivé que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a fait certaines fois des efforts par son jugement afin d’arriver à la vérité et qu’il se soit trompé, Allah (سبحانه وتعالى) ne lui permet pas de demeurer dans l’erreur. Il (تعالى) le corrige et Il lui montre la bonne direction. Et il n’est pas permis, par la suite, de s’opposer au jugement du Prophète (صلى الله عليه و سلم), car Allah (تعالى) a dit : « Il n’appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois qu’Allah et Son messager ont décidé d’une chose d’avoir encore le choix dans leur façon d’agir. » (Sourate Al AHzab, verset 36)

Allah (تعالى) dit également : « Prenez ce que le Messager vous donne; et ce qu’il vous interdit, abstenez-vous en ; et craignez Allah car Allah est dur en punition. » (Sourate Al Hashr, verset 7) Et Il (تعالى) dit également : « Et il ne prononce rien sous l’effet de la passion ; * ce n’est rien d’autre qu’une révélation inspirée. » (Sourate An-Najm, verset 3 et 4) Donc la sounna du Prophète (صلى الله عليه و سلم) est considérée en Islam comme une révélation, au même stade que le Coran. Elle est de plus une explication du Coran.

Allah (تعالى) dit encore : « Ô vous qui avez cru ! Ne devancez pas Allah et Son messager. Et craignez Allah. Allah est Audient et Omniscient. » (Sourate Al Houjrat, verset 1) Cela signifie qu’il ne faut placer aucune opinion ou idée personnelle avant celles d’Allah et du Messager (صلى الله عليه و سلم). Il n’est pas permis de juger une chose avec notre propre raison, sans se référer aux règles du Coran et de la Sounnah. Et il n’est pas permis non plus de mettre la parole de n’importe quel être humain avant celles d’Allah et du Prophète (صلى الله عليه و سلم).

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MessageSujet: Re: Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan)   Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 I_icon_minitimeLun 30 Mai - 23:02

Cours n°19





Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698 Les différentes catégories de personnes qui jugent par autre que la loi d’Allah :

Il y a de nombreux versets qui disent que celui qui ne juge pas selon les lois d’Allah est mécréant. Certains utilisent ces versets à tort et à travers, et se permettent de déclarer les gouverneurs musulmans kouffar, comme l’ont fait les khawarijs en déclarant les sahabi kouffar. Il faut donc bien comprendre comment les salafs ont eux-mêmes compris ces versets.


1 - Celui qui croit que la loi d’Allah n’est plus applicable aujourd’hui et Celui qui pense que la loi d’autre qu’Allah est meilleure :

Quiconque croit que les temps ont changé, que le jugement du Coran et de la sounnah s’appliquait uniquement dans le passé, et que les temps actuels obligent à apporter de nouvelles lois qui y correspondent, est kâfir. La loi d’Allah (سبحانه وتعالى) n’est pas comparable aux lois créées par les hommes, qui eux sont limités dans leurs connaissances par l’espace et le temps. Allah (سبحانه وتعالى), quant à Lui, n’est limité par rien, et Il (تعالى) connaît le passé, Il connaît l’avenir, Il connaît tout. C’est pourquoi les lois qu’Il (تعالى) a révélées dans le Coran et à Son Prophète (صلى الله عليه و سلم), à son époque, sont des lois qui sont applicables jusqu’à la fin des temps. Et c’est une obligation de croire en cela, même si on a du mal à l’accepter, car cela est dû à notre faible compréhension.
Parmi les choses qui sont mal acceptées par les gens en général, il y a les peines comme la lapidation pour celui qui pratique l’adultère, le fait de couper la main au voleur, ou encore l’exécution de celui qui tue. Beaucoup prétendent que ces peines sont dures et qu’elles ne correspondent plus à notre civilisation actuelle soi-disant évoluée. Or celui qui dit cela, il a apostasié de la religion musulman car c’est comme s’il s’oppose au jugement d’Allah et le considère déficient.


2 - Celui qui pense qu’il a le choix entre la loi d’Allah et la loi des hommes :

Celui qui pense qu’il a le choix entre les deux, il a rejeté la foi en la religion de l’Islam. Or il n’a pas le choix et il doit se soumettre et appliquer le jugement d’Allah. Allah (سبحانه وتعالى) a dit : « Juge alors parmi eux d’après ce qu’Allah a fait descendre. Ne suis pas leurs passions. » (Sourate Al Ma-idah, verset 49) Et Il (سبحانه وتعالى) a dit également : « Il n’appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois qu’Allah et Son messager ont décidé d’une chose d’avoir encore le choix dans leur façon d’agir. Et quiconque désobéit à Allah et à Son messager, s’est égaré certes, d’un égarement évident. » (Sourate Al Ahzab, verset 36) Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Ce que je vous ai interdit évitez-le, et ce que je vous ai enjoint de faire accomplissez-le selon votre capacité. » (rapporté par Al Boukhari et Mouslim)
Le fait de juger selon la loi d’Allah est une adoration, il est donc obligatoire à tous les serviteurs d’Allah de l’appliquer, de s’y soumettre et de croire qu’il n’y a rien d’égal ou de meilleur. C’est pour cette raison que lorsqu’on appelle les kouffar à l’Islam on ne leur demande pas d’accepter les règles de l’Islam par la raison mais plutôt par la foi en premier.


3 - Celui qui reconnaît que le jugement d’Allah est meilleur, mais qui pense avoir le droit de choisir :

C’est une forme de mécréance, car il permet de juger par autre que les lois d’Allah (تعالى), alors que cela n’est pas permis. En effet, il rend halal ce qui est haram, et il met à égalité le jugement d’Allah avec le jugement d’autre que Lui.
Allah (سبحانه وتعالى) a dit : « Nous avons certes fait descendre des versets explicites. Et Allah guide qui Il veut vers un droit chemin. (46) Et ils disent : « Nous croyons en Allah et au messager et nous obéissons ». Puis après cela, une partie d’entre eux fait volte-face. Ce ne sont point ceux-là les croyants. (47) Et quand on les appelle vers Allah et Son messager pour que celui-ci juge parmi eux, voilà que quelques-uns d’entre eux s’éloignent. (48) Mais s’ils ont le droit en leur faveur, ils viennent à lui, soumis. (49) Y a-t-il une maladie dans leurs cœurs ? Ou doutent-ils ? Ou craignent-ils qu’Allah les opprime, ainsi que Son messager ? Non !... mais ce sont eux les injustes. (50) La seule parole des croyants, quand on les appelle vers Allah et Son messager, pour que celui-ci juge parmi eux, est : « Nous avons entendu et nous avons obéi ». Et voilà ceux qui réussissent. (51). Quiconque obéit à Allah et à Son messager, et craint Allah et Le redoute... alors, voilà ceux qui récoltent le succès. (52) » (Sourate An-Nour, verset 46 à 52)


4 - Celui qui croit qu’il n’est pas permis de juger par autre que la loi d’Allah, mais à cause d’une passion qu’il a en lui, il juge par autre que cela :

C’est-à-dire qu’il juge par autre que la loi d’Allah, tout en sachant que ce qu’il fait est interdit. Cela peut être dû à ses passions, ou à un bien d’ici-bas auquel il est attaché. Par exemple, on lui propose une grosse somme d’argent afin de protéger une personne coupable, et ce juge se laisse corrompre, non pas parce qu’il croit que cela est permis, mais parce qu’il a une foi faible. Dans ce cas-là, il a commis un grand péché, mais il n’est pas sorti de l’Islam.
Car que veut dire « juger selon les lois d’Allah » ? Cela signifie « juger par la vérité ». Ainsi celui qui juge par autre que la vérité consciemment, sans croire que c’est permis de le faire, sans rejeter le verdict d’Allah (سبحانه وتعالى), et sans croire que c’est égal ou meilleur au jugement d’Allah, alors on ne peut pas dire de cette personne qu’elle est en dehors de l’Islam.

Il y a aussi l’exemple de celui qui ne juge pas par la loi d’Allah car il aime son poste. Dans ce cas il a commis un koufr, mais qui ne fait pas sortir de l’Islam. Ce cas a été mentionné par ‘Abdoullah Ibnou ‘Abbas (رضي الله عنه) et beaucoup d’autres parmi les ‘oulama.

Et il y a un autre exemple de personne qui juge par autre que la loi d’Allah, c’est le ‘alim (le savant qui a la connaissance nécessaire) qui a commis une erreur dans son ijtihad (effort de réflexion), et qui n’avait pas l’intention de contredire la vérité. Selon ‘Amr Ibn Al ‘Ass (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit au sujet de ce ‘alim : « Si le juge fait une ijtihad et qu’il atteint la vérité, il aura deux récompenses. Cependant, s’il fait une ijtihad mais qu’il se trompe, il n’aura qu’une récompense. » (rapporté par Al Boukhari et Mouslim) Son erreur sera pardonnée car il ne l’a pas fait exprès. Et il sera tout de même récompensé pour son intention d’avoir recherché la vérité.



Donc, c’est pourquoi on n’a pas le droit de juger la personne qui juge par autre que les lois d’Allah en disant qu’elle a quitté l’Islam, excepté après avoir clarifié auprès de cette personne les raisons qui l’ont poussées à agir ainsi.


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MessageSujet: Re: Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan)   Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 I_icon_minitimeMer 1 Juin - 22:44

Cours n°20




Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698 L’obligation de juger par la loi d’Allah dans toute chose ne se limite pas aux dirigeants et aux juges mais à tout individu musulman :

1- Dans la ‘aquida :

Effectivement, l’obligation de juger par la loi d’Allah est une obligation dans les tribunaux pour l’application des peines et au niveau des dirigeants pour l’application de ces lois, mais cela n’est qu’une partie de cette obligation. Il faut également juger selon la loi d’Allah dans ce qu’il y a de plus important en Islam, c’est-à-dire la ‘aquida. Car les gens ont beaucoup de divergences dans leur ‘aquida et il est obligatoire de juger entre eux pour savoir quelle ‘aquida est bonne ou quelle ‘aquida est fausse. Or il y en a parmi les gens qui disent : « Laissons les gens croire comme ils le veulent. » Celui qui permet, ou qui pense que chacun peut choisir la croyance qu’il désire, est sorti de l’Islam.
Il est obligatoire que notre ‘aquida soit en accord avec le Coran et la sounnah en ce qui concerne le tawhid ar-rouboubiya, le tawhid al ‘oulouhiya et le tawhid asma wa siffat.

Concernant le tawhid al ‘oulouhiya (unicité dans l’adoration), il est obligatoire de juger selon la loi d’Allah, car l’adoration ne peut être offerte qu’à Allah (سبحانه وتعالى). En effet, celui qui offre une quelconque forme d’adoration à autre qu’Allah, a commis une forme de shirk majeur qui le fait sortir de l’Islam.
Le fait de juger dans la ‘aquida c’est la base en réalité, car le Prophète (صلى الله عليه و سلم) lorsqu’il a envoyé Mou’adh Ibnou Jabal (رضي الله عنه) au Yémen, il lui a dit : « Que la première chose à laquelle tu appelles ces gens soit de leur faire témoigner qu’il n’y a pas de divinité digne d’adoration si ce n’est Allah, et que Mouhammed est le messager d’Allah. » Ainsi, Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) n’a pas envoyé Mou’adh Ibnou Jabal (رضي الله عنه) uniquement pour qu’il juge les disputes entre les gens, mais il l’a envoyé en premier pour appeler les gens à la bonne ‘aquida.

Concernant le tawhid asma wa siffat (unicité dans les Noms et Attributs), il est également obligatoire de juger selon la loi d’Allah. Donc on doit juger les Jahmiyas, les mou’tazilas, les Acha’iras, les Matouridiyas, et toutes ces sectes qui ont dévié dans les noms et attributs d’Allah. Les Jahmiyas ont nié tous les Noms et Attributs d’Allah, les mou’tazilas ont affirmé les Noms mais nié tous les Attributs, les Acha’iras ont affirmé les Noms et ont affirmé certains Attributs et nié les autres, ainsi que les Matouridiyas. Il faut donc les juger pour savoir qui est sur la vérité et qui est sur l’erreur.


2- Dans les adorations :

Il est de même obligatoire de juger selon la loi d’Allah dans les questions d’adoration, car il y a des adorations qui sont en accord avec le Coran et la sounnah et d’autres qui ont été inventées. Il est donc obligatoire de clarifier leur fausseté et de montrer que ce sont des bida’as, comme le Prophète (صلى الله عليه و سلم) l’a expliqué dans la sounnah. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit, selon ‘Aïcha (رضي الله عنها) : « Tout acte non conforme à notre religion sera rejeté. » (rapporté par Mouslim) Et selon Abou Najih Al ‘Irbad Ibn Sariya (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Prenez garde aux choses inventées, car toute chose inventée est bida’a, et toute bida’a est égarement, et tout égarement conduit au feu. » (rapporté par Abou Dawoud et At-Tirmidhi)

Donc, si on laisse les gens faire tout ce qu’ils veulent, faire des bida’a, faire du shirk, nier les attributs d’Allah, etc., c’est qu’on a trahi la oumma. Or le Prophète (صلى الله عليه و سلم) nous a dit qu’il faut être sincère. D’après Abou Rouqaya Tamim Ibn Aws (رضي الله عنه), il (صلى الله عليه و سلم) a dit : « La religion, c’est la sincérité. » Les sahabas ont dit : « Envers qui ? Ô Messager d’Allah. » Il a répondu : « Envers Allah, Son livre, Son Envoyé, les dirigeants et toute la communauté musulmane. » (rapporté par Mouslim)


3- Dans le fait d’ordonner le bien et interdire le mal :

De même que dans la façon dont on ordonne le bien et on interdit le mal, il faut revenir au jugement d’Allah concernant ce sujet. Si on ne fait pas cela, c’est comme si on avait délaissé la chari’a. Et bien entendu, il faut suivre les règles de l’Islam et ne pas transgresser. Selon Abou Sa’id Al Khoudri (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Celui d’entre vous qui aperçoit une chose répréhensible qu’il la redresse par sa main. S’il n’en est pas capable, qu’il la redresse par sa langue. S’il n’en est pas capable, qu’il la redresse par son cœur, ceci étant le degré le plus faible de la foi. » (rapporté par Mouslim)
Donc, celui qui a une autorité, comme le policier par exemple, il est capable de changer le mal par la main et cela ne causera pas plus de désordre car il possède cette permission. Quant à celui qui veut changer le mal par sa main mais que cela causera plus de mal encore, il doit s’abstenir. De même que de changer le mal par la langue, c’est en donnant le bon conseil et en expliquant le verdict d’Allah. Et si on en n’est pas capable, alors par le cœur uniquement, en détestant ce mal, en espérant le changer, et ceci tout le monde est capable de le faire.


4- Dans les péchés :

Il faut aussi juger selon les lois d’Allah sur tout ce qui concerne les péchés qui sont moins graves que le koufr et le shirk. Il faut clarifier aux gens ce qui est halal de ce qui est haram, et ceci est une miséricorde pour nous. En effet, si on ne sait pas ce qui est haram, on va tomber dans ce qui est mauvais pour nous. Car Allah (تعالى) ne nous a pas interdit des choses dans le but de nous punir, mais Il (تعالى) nous a interdit des choses pour nous protéger.




C’est obligatoire pour les dirigeants de juger selon ce qu’Allah a révélé, et cela fait partie de leur travail. Et ils doivent imposer aux gens le jugement d’Allah. Allah (سبحانه وتعالى) a dit : « Certes, Allah vous commande de rendre les dépôts à leurs ayants-droit, et quand vous jugez entre des gens, de juger avec équité. Quelle bonne exhortation qu’Allah vous fait ! Allah est, en vérité, Celui qui entend et qui voit tout. » (Sourate An-Nissa, verset 58) Ce verset concerne les dirigeants.
Mais dans le verset qui suit, l’obligation s’applique à tous les musulmans : « Ô les croyants ! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement. Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleure interprétation (et aboutissement). » (Sourate An-Nissa, verset 59)

Et il n’est pas permis de juger par le Taghout. Allah (سبحانه وتعالى) a dit : « N’as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu’on a fait descendre vers toi [prophète] et à ce qu’on a fait descendre avant toi ? Ils veulent prendre pour juge le Ṭaghout, alors que c’est en lui qu’on leur a commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l’égarement. * Et lorsqu’on leur dit : «Venez vers ce qu’Allah a fait descendre et vers le Messager », tu vois les hypocrites s’écarter loin de toi. » (Sourate An-Nissa, verset 60 et 61)

Cas particulier :
Il arrive parfois que dans des conflits entre les gens, le seul moyen d’avoir justice, est de faire appel aux kouffar. Par exemple, dans un pays non musulman, une personne souhaite récupérer son bien qui lui a été pris injustement par une autre personne, qui refuse toute discussion et toute conciliation. Dans ce cas, s’il n’y a pas d’autre moyen, il est permis à la personne lésée d’envoyer celui qui est coupable d’injustice devant la cour, et cela ne fait pas partie du fait de juger par le taghout. Car l’intention est uniquement de récupérer le bien.
Autre exemple, une femme est maltraitée et battue par son mari qui refuse de la divorcer. Si elle n’a pas d’autre moyen, il est permis à cette femme d’avoir recours à la justice de ce pays non musulman pour demander le divorce, et celui-ci sera valable même si l’époux n’a pas prononcé la formule de divorce.
Donc, dans les pays où la loi d’Allah n’est pas appliquée, il est permis en cas de nécessité d’avoir recours à ces lois.


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MessageSujet: Re: Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan)   Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 I_icon_minitimeJeu 2 Juin - 11:47

Cours n°21




Cinquième annulation



Le sheikh Mouhammad ibnou 'Abdil Wahhâb a dit :

"La cinquième [annulation] : Celui qui déteste une chose venue du messager d’Allah est un mécréant, et même s’il la met en application."





Explication de Sheikh Al Fawzan :


Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 79841 Cinquième annulation : Détester une chose apportée par le prophète même si on la met en application.

La preuve de cette annulation est la parole d’Allah (عز وجل) : « Et quant à ceux qui ont mécru, il y aura un malheur pour eux, et Il rendra leurs œuvres vaines. (8) C’est parce qu’ils ont de la répulsion pour ce qu’Allah a fait descendre. Il a rendu donc vaines leurs œuvres. » (Sourate Mouhammed, verset 8 et 9) Cela prouve que celui qui déteste ce que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a amené, a rejeté l’Islam et ses œuvres sont détruites, car la foi est basée sur 6 piliers : Croire en Allah, en Ses Anges, en Ses Livres, en Ses Prophètes, au Jour Dernier et au Destin.
Et Allah (سبحانه وتعالى) dit également : « Cela parce qu’ils ont suivi ce qui courrouce Allah, et qu’ils ont de la répulsion pour [ce qui attire] Son agrément. Il a donc rendu vaines leurs œuvres. » (Sourate Mouhammed, verset 28)


Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698 Une chose apportée par le Prophète (صلى الله عليه و سلم) :

Cela comprend le Coran et la Sounnah du Prophète (صلى الله عليه و سلم). En effet, la révélation se divise en 2 parties :
1- Le Coran : C’est la première source et référence de l’islam.
2- La sounnah : Car la sounnah du Prophète (صلى الله عليه و سلم) est également une révélation, Allah (سبحانه وتعالى) dit au sujet de Son Prophète (صلى الله عليه و سلم) : « Et il ne prononce rien sous l’effet de la passion ; * ce n’est rien d’autre qu’une révélation inspirée. » (Sourate An-Najm, verset 3 et 4) Et Il (تعالى) dit également : « Prenez ce que le Messager vous donne; et ce qu’il vous interdit, abstenez-vous en. » (Sourate Al Hashr, verset 7)

Parmi les grandes formes d’adoration il y a l’amour d’Allah (سبحانه وتعالى), puis l’amour du Messager (صلى الله عليه و سلم). Et cet amour implique que l’on doit aimer tout ce qui vient d’Allah et de Son Messager (صلى الله عليه و سلم) et cela implique également que quiconque déteste quoi que ce soit qui vient d’Allah et de Son Messager (صلى الله عليه و سلم), c’est qu’il déteste Allah et Son Messager. Or cela est une forme de mécréance. Il est donc obligatoire pour le musulman d’aimer tout ce qui vient d’Allah : le Coran, la sounnah et Son Messager (صلى الله عليه و سلم).


Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698 Même s’il la met en application :

Cela signifie qu’il n’est pas croyant tant qu’il n’a pas aimé tout ce qui vient d’Allah, même s’il pratique tout. Car en fait c’est un mounafiq (hypocrite), et il correspond tout à fait à la description des mounafiqin à l’époque du Prophète (صلى الله عليه و سلم) au sujet desquels Allah (سبحانه وتعالى) a dit : « Et lorsqu’on leur dit : « Venez vers ce qu’Allah a fait descendre et vers le Messager », tu vois les hypocrites s’écarter loin de toi. » (Sourate An-Nissa, verset 61) En effet, ces gens prétendaient être des musulmans, mais ils détestaient la révélation.
Donc le fait d’appliquer la religion en apparence, alors qu’au fond de soit on la déteste, cela n’a aucun intérêt pour l’au-delà. La raison pour laquelle les mounafiqin appliquaient la religion alors qu’ils ne l’aimaient pas, c’est qu’ils voulaient se protéger en prenant la religion comme un bouclier. Ou bien pour obtenir quelque intérêt dans la douniya, comme par exemple avoir les mêmes privilèges que les musulmans. Ils n’ont pas agi par foi et c’est pour cela qu’Allah (تعالى) les a jugé comme étant des kouffar et qu’ils seront au plus bas fond de l’Enfer.


Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698 Concernant ce qui vient d’Allah, il y a 3 catégories de personnes :

1 - Les kouffar el asliyoun :

Ce sont ceux qui sont kouffar à la base, comme les juifs et les chrétiens par exemple. Ils sont nés dans des familles mécréantes et ont grandi dans la mécréance et n’ont jamais cru en l’Islam. Ceux-là, à la base, ils détestent les messages et la révélation d’Allah (سبحانه وتعالى). Et lorsqu’on les appelle à l’Islam, ils disent ce qui est mentionné dans le Coran : « Et quand on leur dit : « Venez vers ce qu’Allah a fait descendre (la Révélation), et vers le Messager », ils disent : « Il nous suffit de ce sur quoi nous avons trouvé nos ancêtres ». » (Sourate Al Ma-idah, verset 104) Même si leurs parents étaient des ignorants et qu’ils étaient dans l’égarement, ils les suivent.
Cependant, il est permis d’épouser les femmes des gens du livre, de manger leur viande si elle a été égorgée, d’accepter le paiement de la Jeziya en temps de Jihad ou d’autres règles en rapport avec les kouffar.


2 - Les kouffar el Mourtadoun :

Ce sont ceux qui étaient ou qui se disent musulmans mais qui ont quitté la foi. Leur degré de kouffr est plus grand que les kouffar el asliyoun, et donc les règles en rapport avec les kouffar ne s’appliquent pas pour eux.


3 - Les mou°min :

Ce sont ceux qui aiment tout ce qui vient d’Allah, et c’est pour cela qu’Allah (سبحانه وتعالى) dit à leur sujet : « La seule parole des croyants, quand on les appelle vers Allah et Son messager, pour que celui-ci juge parmi eux, est : « Nous avons entendu et nous avons obéi ». Et voilà ceux qui réussissent. » (Sourate An-Nour, verset 51)
Et Allah (عز وجل) dit également : « Non ! ... Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes et qu’ils n’auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu’ils se soumettent complètement [à ta sentence]. » (Sourate An-Nissa, verset 65) Donc lorsque le vrai croyant fait face au verdict qui vient d’Allah et de Son Messager, son attitude est qu’il doit s’y soumettre, l’accepter et en être satisfait. Il ne s’oppose pas à ce verdict car il sait au fond de son cœur que tout ce qui vient d’Allah et de Son Messager, est la vérité et la justice.


Il n’y a pas de distinction à faire entre le Coran et la Sounnah, puisque tous les 2 viennent d’Allah. Mais les gens de l’égarement n’acceptent que le Coran, comme par exemple la secte des Qor-âniyoun qui prétendent que seul le Coran est sûr et que dans la sounnah il peut y avoir des doutes dans les chaînes de transmission. Pour les gens de la sounnah, il n’y a aucun doute au sujet des hadiths rapportés par des gens fiables. Pour eux, tout ce qui est authentique de la part du prophète (صلى الله عليه و سلم) apporte la science, la connaissance et la certitude. Donc on peut et on doit l’utiliser comme preuve dans toutes les questions qui sont en rapport avec l’Islam, que ce soit dans la croyance, dans la pratique ou dans les interactions de la vie courante.


Et lorsque le sheikh Mouhammad ibnou 'Abdil Wahhâb a dit « celui qui déteste une chose », c’est-à-dire une chose indéfinie, cela peut être une seule chose parmi tant d’autres. Donc celui qui déteste une seule de ces choses qui ont été amenées par le Prophète (صلى الله عليه و سلم), cela est suffisant pour qu’il sorte de l’Islam. Selon ‘Abdoullah Ibn ‘Amr Ibn Al ‘Ass (رضي الله عنهما), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Aucun d’entre vous ne sera véritablement croyant tant qu’il ne met pas toute sa passion en accord avec les enseignements que j’ai apportés. » C’est un hadith dont l’authenticité n’est pas sûre, mais dont la signification est vraie car elle est supportée par des versets du Coran, tel que le verset 28 de Sourate Mouhammed (mentionné plus haut).


(Le cours se finit par des exemples de choses qui sont souvent détestées pour les gens de l’égarement, comme El Riba, la position de la femme en Islam par rapport à l’homme, le port du hijab, etc.)

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MessageSujet: Re: Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan)   Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 I_icon_minitimeDim 5 Juin - 22:59

Cours n°22




Parmi les autres exemples de choses qui sont souvent détestées, il y a le fait de ne pas vouloir dire des juifs et des chrétiens qu’ils sont des kouffars. Ainsi, sous prétexte que certains musulmans vivent dans des pays de koufr, ils font des compromis dans leur religion afin de faire plaisir au kouffars et pour que ces derniers les aiment. Et ceci est interdit en Islam, Allah (عز وجل) dit : « Ils aimeraient bien que tu transiges avec eux afin qu’ils transigent avec toi. » (Sourate Al Qalam, verset 9)
Beaucoup de versets montrent qu’il n’y a pas d’égalité entre le musulman et le non musulman, Allah (سبحانه وتعالى) dit : « Ne seront pas égaux les gens du Feu et les gens du Paradis. Les gens du Paradis sont eux les gagnants. » (Sourate Hashr, verset 20) Et Il (عز وجل) dit aussi : « Ceux qui commettent des mauvaises actions comptent-ils que Nous allons les traiter comme ceux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres, dans leur vie et dans leur mort ? Comme ils jugent mal ! » (Sourate Jâthiya, verset 21)


Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698 Mise en garde contre le fait de rejeter une chose de la révélation :

Au temps du Prophète (صلى الله عليه و سلم), il y avait un homme qui récitait toujours la sourate « Qoul houwa-Llahou ahad » (sourate Al Ikhlass) lorsqu’il dirigeait la prière de ses Compagnons. Ces derniers sont venus en informer le Prophète (صلى الله عليه و سلم) qui lui a demandé : « Pourquoi récites-tu toujours cette sourate ? » L’homme a répondu : « Je la récite parce que je l’aime. » Et le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Ton amour pour cette sourate te fait entrer au Paradis. »
Et dans une autre version, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit aux compagnons : « Dites-lui qu’Allah l’aime. »
Donc aimer le Coran est une preuve de la foi et cela fait entrer au Paradis. Toutefois, détester le Coran ou la sounnah annule la foi.

Il en est de même pour celui qui déteste le Coran ou la sounnah car cela est en contradiction avec l’avis de son imam ou professeur en Islam. S'il a une haine dans son cœur à cause cela, alors cela prouve qu’il n’a pas de foi et ses œuvres sont annulées, car le vrai croyant ne place rien devant le Livre d’Allah et la sounnah du Prophète (صلى الله عليه و سلم).
L’Imam Ash-Shafi3i (رحمه الله) a dit : « Les musulmans sont tous d’accord sur le fait que si la sounnah du Messager (صلى الله عليه و سلم) a été clarifiée à quelqu’un, il ne lui est pas permis de la délaisser pour la parole de quiconque. » (rapporté et authentifié par Ahmed Ibn Hanbal)
Une fois, ‘Abdoullah Ibnou ‘Abbas (رضي الله عنهما) expliquait aux gens une parole que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) avait dite. Et les gens lui ont dit : « Oui, mais Abou Bakr et ‘Oumar ont dit autrement. » ‘Abdoullah Ibnou ‘Abbas (رضي الله عنهما) a alors dit : « J’ai peur que des pierres tombent du ciel sur vos têtes. Je vous dis le Messager (صلى الله عليه و سلم) a dit, et vous me dites Abou Bakr et ‘Oumar ont dit. Voulez-vous mettre Abou Bakr et ‘Oumar au même niveau que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) ? »

Donc, si on craint que des pierres ne tombent du ciel pour avoir placé la parole de deux sahabas avant celle du Prophète (صلى الله عليه و سلم), que dire de placer la parole de son Cheykh avant celle du Prophète (صلى الله عليه و سلم) ? Et on craint également pour la personne qui possède ces caractéristiques qu’il soit parmi ceux dont Allah (سبحانه وتعالى) a dit : « Et quand on leur récite Nos versets bien clairs, tu discerneras la réprobation sur les visages de ceux qui ont mécru. » (Sourate Al Hajj, verset 72)

Allah (سبحانه وتعالى) dit : « Le combat vous a été prescrit alors que vous le détestez. Or, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose alors qu’elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu’elle vous est mauvaise. C’est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas. » (Sourate Al Baqara, verset 216) Ce qu’ils détestent en réalité dans le combat, c’est le fait qu’il y ait des difficultés, des blessures, la mort et le danger. Or l’être humain déteste cela car ça fait partie de sa nature. C’est comme la personne qui souffre d’un mal de dent et qui doit se faire arracher une dent. Il déteste cela mais il sait que c’est finalement un bien pour lui. Donc le musulman doit savoir que le verdict d’Allah (عز وجل) ou du Prophète (صلى الله عليه و سلم) est quelque chose de bien.

Allah (تعالى) dit également : « Ô vous qui avez cru ! Ne devancez pas Allah et Son messager. Et craignez Allah. Allah est Audient et Omniscient. » (Sourate Al Houjrat, verset 1) Et ‘Omar Ibn Al Khattab (رضي الله عنهما) a dit : « Accusez votre opinion par rapport à la religion. » C’est-à-dire lorsque vous avez un conflit intérieur accusez votre opinion et pas la religion.



Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698 Questions / Réponses concernant le fait de rejeter ou de ne pas aimer une chose de la révélation ou des obligations :

Question 1 :

Est-ce obligatoire de déclarer quelqu’un qui déteste une chose du Coran et de la Sounnah comme kafir, si cette haine est apparente ?

Réponse :

Si la personne montre cette haine en disant : « je déteste ce qui vient d’Allah. » ou « je déteste ce qui vient du Prophète (صلى الله عليه و سلم) », alors il n’y a pas de doute. Mais si la personne ne le dit pas, alors on ne peut pas savoir ce qu’il y a dans son cœur.


Question 2 :

Certaines personnes trouvent difficile de faire certaines actions et ils les font avec beaucoup de difficulté Et parfois, ils détestent même faire certaines choses qu’Allah a révélées, comme par exemple se lever pour salat al Fajr. Peut-on considérer ces gens-là parmi ceux qui détestent ce qu’Allah a révélé à son Messager (صلى الله عليه و سلم) ?

Réponse :

Il faut distinguer la personne qui déteste ce qu’Allah a révélé et la personne qui a une certaine paresse lorsque vient le temps de prier la nuit, ou de prier le Fajr. Cela ne fait pas sortir de l’Islam, mais cela est blâmable. Par exemple, lorsqu’Allah (تعالى) a révélé : « Le combat vous a été prescrit alors que vous le détestez. » (Sourate Al Baqara, verset 216) Cela ne veut pas dire qu’ils détestent qu’Allah leur ait ordonné le combat, mais ils détestent le combat lui-même à cause de sa difficulté. Alors, il n’y a pas de doute que la personne est blâmée, mais cela n’arrive pas au degré de koufr. La paresse est donc une faiblesse dans la foi et c’est une caractéristique des hypocrites.


Question 3 :

Si une personne rejette un hadith du Prophète (صلى الله عليه و سلم) concernant la croyance, sous prétexte qu’il s’agit d’un hadith Ahad (rapporté par peu de narrateurs), peut-on considérer cela comme une forme d’apostasie ?

Réponse :

Si la personne sait que le hadith est authentique et que c’est un texte clair concernant ce sujet n’ayant pas d’autre signification possible, dans ce cas là elle est considérée comme apostat et n’a pas d’excuse. Par contre, si elle ne connaît pas son authenticité, ou bien que le hadith peut être interprété différemment et n’est pas clair, alors elle est excusée.


Question 4 :

Si quelqu’un déteste une chose qui n’a ni été ordonnée, ni été interdite, est-ce que cela rentre dans le 5ème nâqid ? Ou bien si une personne déteste une chose de la religion pour laquelle il y a une divergence d’opinion entre les savants, est-ce que cette personne est kâfir ?

Réponse :

Tout ce qui est moubah (ni ordonné, ni interdit) ou ce qui est sujet à divergence, la personne est excusée. Si le moujtahid (celui qui possède les moyens nécessaires pour rechercher la vérité) se trompe, il est excusé. Si ce n’est pas un moujtahid et qu’il a choisi parmi les avis des savants de Ahloul sounnah wal jama’a selon ce qui lui parait être la vérité, il est également excusé. Quant à celui qui choisit une position uniquement parce qu’elle est en accord avec sa passion, il n’y a pas de doute qu’il commet un péché, mais cela n’atteint pas le degré de l’apostasie.


Question 5 :

Concernant le verset : « C’est parce qu’ils ont de la répulsion pour ce qu’Allah a fait descendre. Il a rendu donc vaines leurs œuvres. » (Sourate Mouhammed, verset 9), il y en a qui font la distinction entre celui qui déteste une partie de ce qui a été révélé et celui qui déteste tout ce qui a été révélé et ceux-là prétendent que ce verset ne s’applique qu’à ceux qui déteste tout ce qui a été révélé. Est-ce que cette distinction est correcte ?

Réponse :

Non, le verdict concernant ce verset, englobe ceux qui détestent tout et ceux qui détestent une partie, car cette partie fait partie d’un tout. Et cela fait partie de ce qu’Allah a révélé, donc pourquoi le détester ? Quiconque déteste une chose quelconque de ce qui a été révélé au Prophète (صلى الله عليه و سلم), a rejeté la foi.


Question 6 :

Est-ce que celui qui déteste les sahabas fait partie de ce point qui annule l’Islam (la 5ème annulation) ?

Réponse :

Oui, celui qui déteste les sahabas, comme par exemple les Râfidas parmi les Chii’a, c’est la preuve qu’il a de l’hypocrisie. En effet, personne ne peut détester un sahaba parmi les sahabas du Prophète (صلى الله عليه و سلم) hormis les hypocrites et Allah (عز وجل) a appelé cela du koufr dans le Coran. Allah (تعالى) a dit : « Muḥammad est le Messager d’Allah. Et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux. Tu les vois inclinés, prosternés, recherchant d’Allah grâce et agrément. Leurs visages sont marqués par la trace laissée par la prosternation. Telle est leur image dans la Thora. Et l’image que l’on donne d’eux dans l’Evangile est celle d’une semence qui sort sa pousse, puis se raffermit, s’épaissit, et ensuite se dresse sur sa tige, à l’émerveillement des semeurs. [Allah] par eux [les croyants] remplit de dépit les mécréants. » (Sourate Al Fath, verset 29) Dans ce verset on apprend qu’Allah (تعالى) a amené les sahabas pour mettre la colère dans le cœur des kouffars. Donc quiconque éprouve de la haine envers les sahabas fait partie des kouffars. C’est un verset que l’Imam Malik a utilisé pour montrer la mécréance des Râfidas. […]


Question 7 :

Ceux qui parlent contre les savants et qui disent qu’ils ne connaissent que les règles relatives aux menstrues et aux lochies afin de les ridiculiser, cela fait-il partie du koufr ?

Réponse :

Cela n’est pas du koufr, mais ça fait partie des grands péchés et ces gens doivent se repentir à Allah (تعالى). De plus, ce genre de parole ne va apporter que du mal, et les gens vont même détester les savants ou cela diminuera la confiance qu’ils ont en eux.


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MessageSujet: Re: Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan)   Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 I_icon_minitimeLun 4 Juil - 14:54

Cours n°23


Sixième annulation



Le sheikh Mouhammad ibnou 'Abdil Wahhâb a dit :

"La sixième [annulation] : Celui qui se moque d’une chose faisant partie de la religion, ou de la récompense d’Allah ou du châtiment est un mécréant, cela est prouvé par les versets : « Dis : Etait-ce d’Allah, de Ses versets et de Son messager que vous vous moquiez ? Ne vous excusez pas, vous êtes certes devenu mécréant après avoir cru. » (Sourate At-Tawba, versets 65-66) "



Explication de Sheikh Al Fawzan :

Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 79841 Sixième annulation : Se moquer du Messager, du châtiment ou de la récompense.

Nous avions vus dans l’annulation précédente que celui déteste une chose venant du Prophète (صلى الله عليه و سلم) a mécru. Et le fait de détester une chose, cela est en rapport avec les actions du cœur. Quant au fait de se moquer de tout ce qui concerne la religion, cela est en rapport avec les actions de la langue.


Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698 La cause de la révélation des versets de la sourate At-Tawba :

Allah (سبحانه وتعالى) a dit : « Et si tu les interrogeais, ils diraient très certainement : « Vraiment, nous ne faisions que bavarder et jouer. » Dis : « Est-ce d’Allah, de Ses versets (le Coran) et de Son messager que vous vous moquiez ? » (65) Ne vous excusez pas : vous avez bel et bien rejeté la foi après avoir cru. » (Sourate At-Tawba, verset 65 et 66)

La cause de la révélation de ces versets est mentionné dans le hathar suivant :
Ibn ‘Oumar, Muhammad ibn Ka’b, Zayd ibn ‘Aslam et Qatâdah (رضي الله عنهم) rapportent dans un hadith composé de leurs propos respectifs que lors de la bataille de Tâbûk, un homme déclara : « Jamais nous n’avons vu d’individus plus voraces, plus menteurs et plus lâches lors d’un assaut que ces lecteurs » désignant par ‘lecteurs’, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) et ses Compagnons qui étaient assidus dans la lecture du Coran. ‘Awf ibn Malik (رضي الله عنه) dit alors à cet homme : « Tu mens ! D’ailleurs tu n’es qu’un hypocrite ! Et je m’en vais de ce pas informer le Prophète de tes propos. » ‘Awf alla donc voir le Prophète (صلى الله عليه و سلم) pour l’en informer, mais la révélation divine l’avait précédé. L’homme qui avait tenu des propos malveillants vint au Prophète (صلى الله عليه و سلم) alors que celui-ci quittait les lieux sur sa chamelle. L’homme s’expliqua : « Ô Messager d’Allah ! Nous ne faisions que bavarder et discuter comme discutent les voyageurs, afin d’atténuer la fatigue du voyage ! »
Ibn ‘Umar (رضي الله عنه) a dit : « Je le vois encore s’agripper à la bride de la chamelle du Prophète (صلى الله عليه و سلم), trébuchant sur les cailloux jonchant le chemin en le suppliant : « Vraiment, nous ne faisions que bavarder et jouer ! » Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) lui répondait alors : « Est-ce d’Allah, de Ses versets (le Coran) et de Son Messager que vous vous moquiez ? » (Sourate At-Tawba, v. 65) sans même daigner se tourner vers lui, ni rien ajouter à ses propos. » (Rapporté par Ibn Abî Hatim)


Lorsqu’Allah (عز وجل) a dit : « vous avez bel et bien rejeté la foi après avoir cru. » cela indique un point très important, qui est qu’avant d’avoir prononcé cette parole, ces hommes étaient croyants et non des hypocrites. En effet, concernant les hypocrites, Allah sait qu’ils ne croient pas dans leur cœur. Donc, étant donné qu’Allah sait cela, si ces hommes avaient été des hypocrites, Allah n’aurait pas dit d’eux qu’ils ont cru. Ceci est la preuve que celui qui se moque d’Allah, ou de son Messager, ou de ce qui a été amené dans la religion, a mécru et a apostasié.

Et dans un autre verset de la même sourate Allah (تعالى) a dit à propos des mounafiqin : « Ils jurent par Allah qu’ils n’ont pas dit (ce qu’ils ont proféré), alors qu’en vérité ils ont dit la parole de la mécréance et ils ont rejeté la foi après avoir été musulmans. » (Sourate At-Tawba, verset 74) Ici, Allah (عز وجل) a dit « ils ont rejeté la foi après avoir été musulmans » et non après avoir cru. Être musulman, cela signifie déclarer entrer dans l’Islam même si on fond de son cœur la personne n’est pas véritablement sincère dans sa déclaration. Ainsi, si une personne dit « lâ ilaha illa-Llah » et qu’elle commence a pratiquer l’Islam, qu’elle soit sincère ou non, on la considère comme musulmane car on ne peut juger que par l’apparence et non ce qu’il y a dans son cœur. Ainsi, dans ce verset il n’y a pas d’indication qu’ils ont mécru après avoir eu la foi, mais uniquement après avoir prétendu être entré dans l’Islam.


Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698 Ce verset nous indique des points très importants :

1- Il est obligatoire pour les musulmans de respecter Allah (سبحانه وتعالى) :

Il faut donc L’exalter et Le glorifier, et ne pas le rabaisser contrairement aux paroles de koufr qu’ont prononcées les juifs, comme par exemple lorsqu’ils ont dit : « Et les Juifs disent : « La main d’Allah est fermée ! » Que leurs propres mains soient fermées, et maudits soient-ils pour l’avoir dit. » (Sourate Al Ma-idah, verset 64) Ils ont voulu dire par-là qu’Allah est avar et qu’Il ne donne pas généreusement. Ils ont été maudits pour cette parole.
Et Allah (تعالى) dit également concernant la parole des chrétiens : « Certes sont mécréants ceux qui disent : « Allah, c’est le Messie, fils de Marie ! ». » (Sourate Al Ma-idah, verset 17)
Toute personne qui commet le shirk, cela est considéré comme une insulte envers Allah (تعالى).


2- Il est obligatoire de respecter le Messager (صلى الله عليه و سلم) :

Quiconque manque de respect au Messager (صلى الله عليه و سلم), le dénigre, l’insulte ou le rabaisse, est un kafir. Allah a dit : « Ô vous qui avez cru ! Ne devancez pas Allah et Son messager. Et craignez Allah. Allah est Audient et Omniscient. (1) Ô vous qui avez cru ! N’élevez pas vos voix au-dessus de la voix du Prophète, et ne haussez pas le ton en lui parlant, comme vous le haussez les uns avec les autres, sinon vos œuvres deviendraient vaines sans que vous vous en rendiez compte. (2) Ceux qui auprès du Messager d’Allah baissent leurs voix sont ceux dont Allah a éprouvé les cœurs pour la piété. Ils auront un pardon et une énorme récompense. (3) Ceux qui t’appellent à haute voix de derrière les appartements, la plupart d’entre eux ne raisonnent pas. (4) Et s’ils patientaient jusqu’à ce que tu sortes à eux ce serait certes mieux pour eux. Allah cependant, est Pardonneur et Miséricordieux. » (Sourate Al Houjrat, verset 1 à 5)
L’interdiction d’élever la voix au-dessus de celle du Prophète (صلى الله عليه و سلم) durant sa vie s’applique aux Shabas lorsqu’ils étaient près de lui. Et après sa mort, les savants du Tafsir ont expliqué que cela signifie qu’il ne faut pas mettre son opinion au-dessus de la parole du Prophète (صلى الله عليه و سلم).
Ces versets nous montrent le respect à avoir envers le Prophète (صلى الله عليه و سلم). Lorsqu’on parle du Prophète (صلى الله عليه و سلم) on doit l’appeler par son statut en disant « Ô Messager d’Allah » ou « Ô Prophète d’Allah », comme l’ont fait les sahabas. En effet, ces derniers ne l’appelaient pas « Ô Mouhammed », en dehors de quelques bédouins venant du désert qui n’étaient pas habitué aux règles de politesse. Même dans le Coran, lorsqu’Allah (سبحانه وتعالى) s’adresse au Prophète (صلى الله عليه و سلم), Il (تعالى) dit toujours « Ô toi le Prophète » ou bien « Ô toi le Messager ».
Mais lorsqu’Il (تعالى) nous informe à son sujet Il dit par exemple : « Mouḥammed n’a jamais été le père de l’un de vos hommes, mais il était le messager d’Allah et le dernier des prophètes. » (Sourate Al Ahzab, verset 40) De même que dans ce verset : « Et ceux qui ont cru et accompli de bonnes œuvres et ont cru en ce qui a été descendu sur Mouḥammed - et c’est la vérité venant de leur Seigneur. » (Sourate Mouhammed, verset 2)


3- Il est obligatoire de respecter le Coran :

Ce respect est obligatoire car c’est la parole d’Allah et son mérite sur d’autres paroles est comparable au mérite d’Allah sur Sa création. En effet, la parole d’Allah fait partie de Ses attributs.


4- Il est obligatoire de respecter la religion de l’Islam :

Il n’est pas permis de rabaisser quoi que ce soit qui fait partie de l’Islam car c’est la religion d’Allah. Se moquer de quelque chose faisant partie de la religion est une forme de koufr. Cependant, s’il ne savait pas que cette chose faisait partie de l’Islam, il est excusé mais ne doit plus continuer à se moquer.


5- Il est obligatoire de respecter la sounnah du Prophète (صلى الله عليه و سلم) :

Il faut honorer la sounnah car c’est la parole du Messager (صلى الله عليه و سلم) et c’est une révélation qui vient d’Allah. La preuve de cela est la parole d’Allah (تعالى) : « Et il ne prononce rien sous l’effet de la passion ; ce n’est rien d’autre qu’une révélation inspirée. » (Sourate An-Najm, verset 3 et 4)


6- Il est obligatoire de respecter les savants de l’Islam :

Il est obligatoire de respecter les savants de l’Islam parce qu’ils sont les héritiers du Prophète (صلى الله عليه و سلم). Et Allah (سبحانه وتعالى) les a élevé en degré en disant : « Allah élèvera en degrés ceux d’entre vous qui auront cru et ceux qui auront reçu la science. » (Sourate Al Moujadalah, verset 11)
Les premiers à avoir manqué de respect aux savants sont ceux pour qui les versets 65 et 66 de la sourate At-Tawba ont été révélés. En effet, un homme déclara : « Jamais nous n’avons vu d’individus plus voraces, plus menteurs et plus lâches lors d’un assaut que ces lecteurs » désignant par ‘lecteurs’, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) et ses Compagnons qui étaient assidus dans la lecture du Coran. Et à cette époque, les personnes qui connaissaient le Coran et le récitaient, étaient des savants. Contrairement à aujourd’hui, ou certaines personnes de bida’a apprennent le Coran par cœur sans aucune compréhension, comme le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a décrit les khawarijs en disant : « Ils récitent le Coran, mais cela ne dépasse pas leur gorge. »
Donc quiconque se moque des savants à cause de la science qu’ils possèdent dans leur cœur, a commis une forme de koufr. Cependant, si quelqu’un se moque d’un musulman, qu’il soit savant ou non, pour quelque qui a un rapport avec sa création (et non sa science), il est évident que c’est un péché, mais cela n’entre pas dans le koufr.


7- Il est obligatoire de respecter tous les musulmans en général :

Qu’il s’agisse d’un individu en particulier ou d’un groupe de musulmans. Et celui qui se moque des musulmans, cela représente une moquerie envers l’Islam et donc une forme de koufr. Quant au fait de se moquer d’une apparence, ou que la moquerie n’est pas en rapport avec l’Islam, ceci est un péché.
Et Allah a dit : « Ô vous qui avez cru ! Qu’un groupe ne se raille pas d’un autre groupe: ceux-ci sont peut-être meilleurs qu’eux. Et que des femmes ne se raillent pas d’autres femmes : celles-ci sont peut-être meilleures qu’elles. Ne vous dénigrez pas et ne vous lancez pas mutuellement des sobriquets (injurieux). Quel vilain mot que « perversion » lorsqu’on a déjà la foi. Et quiconque ne se repent pas... Ceux-là sont les injustes. » (Sourate Al Houjrat, verset 11)


8- S’éloigner de ceux qui se moquent de la religion :

Concernant le verset qui dit : « vous avez bel et bien rejeté la foi » Allah (سبحانه وتعالى) a rendu mécréants tout ceux qui étaient présent alors qu’un seul d’entre eux s’est moqué du Prophète (صلى الله عليه و سلم) et ses Compagnons (رضي الله عنهم). Ceci car ils n’ont pas objecté ou rejeté cette moquerie et sont, par conséquent, devenu les complices de cet homme.
Il n’est donc pas permis de rester en présence des gens qui se moquent de l’Islam ou de la religion. Allah (سبحانه وتعالى) a dit : « Quand tu vois ceux qui pataugent dans des discussions à propos de Nos versets, éloigne-toi d’eux jusqu’à ce qu’ils entament une autre discussion. Et si le Diable te fait oublier, alors, dès que tu te rappelles, ne reste pas avec les injustes. » (Sourate Al An’am, verset 68)
Allah (سبحانه وتعالى) a dit également : « Dans le Livre, Il vous a déjà révélé ceci: lorsque vous entendez qu’on renie les versets (le Coran) d’Allah et qu’on s’en raille, ne vous asseyez point avec ceux-là jusqu’à ce qu’ils entreprennent une autre conversation. Sinon, vous serez comme eux. Allah rassemblera, certes, les hypocrites et les mécréants, tous, dans l’Enfer. » (Sourate An-Nissa, verset 140)


Ainsi dans ce verset il y a beaucoup de leçons à tirer et beaucoup de règles à prendre. C’est donc important pour le musulman de méditer et de réfléchir sur le sens de ce verset afin de ne pas tomber dans la moquerie contre l’Islam. Et cette moquerie n’engloba pas uniquement le fait de se moquer du le Coran, de la sounnah et du Prophète (صلى الله عليه و سلم), mais cela englobe également tous les Prophètes de l’islam, comme Moussa (عليه السلم), ‘Issa (عليه السلم), etc.
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MessageSujet: Re: Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan)   Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 I_icon_minitimeVen 23 Sep - 22:11

Cours n°24





Ceux qui rabaissent les Sahabas démentent ce qu’Allah (سبحانه وتعالى) a dit sur eux. En effet, Il (تعالى) les a glorifié dans plusieurs versets du Coran, comme Il a dit : « Les tout premiers [croyants] parmi les Emigrés et les Ansars et ceux qui les ont suivis dans un beau comportement, Dieu les agrée, et ils l'agréent. Il a préparé pour eux des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, et ils y demeureront éternellement. Voilà l'énorme succès ! » (Sourate At-Tawba, verset 100)
Dans ce verset, les premiers émigrés et les Ansars ne sont autres que les Sahabas. Or, les Shi’as Rafidas prétendent que ce sont des kouffar, et qu’aucun d’entre eux n’est resté sur l’Islam après la mort du Prophète (صلى الله عليه و سلم), exceptés 4.

Allah dit également à propos des Sahabas : « Mouhammad est le Messager d’Allah. Et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux. Tu les vois inclinés, prosternés, recherchant d’Allah grâce et agrément. Leurs visages sont marqués par la trace laissée par la prosternation. » (Sourate Al Fath, verset 29)
Après la description qu’en a fait Allah, comment peut-on affirmer par la suite qu’ils sont des kouffars ?

Allah (عز وجل) dit des émigrés : « [Il appartient aussi] aux émigrés besogneux qui ont été expulsés de leurs demeures et de leurs biens, tandis qu'ils recherchaient une grâce et un agrément d’Allah, et qu'ils portaient secours à (la cause d') Allah et à Son Messager. Ceux-là sont les véridiques. » (Sourate Al Hachr, verste 8)
Puis Il (عز وجل) dit des Ansars : « Il [appartient également] à ceux qui, avant eux, se sont installés dans le pays et dans la foi, qui aiment ceux qui émigrent vers eux, et ne ressentent dans leurs coeurs aucune envie pour ce que [ces immigrés] ont reçu, et qui [les] préfèrent à eux-mêmes, même s'il y a pénurie chez eux. Quiconque se prémunit contre sa propre avarice, ceux-là sont ceux qui réussissent. » (Sourate Al Hachr, verset 9)
Ensuite, toujours dans le même verset, Allah évoque ceux qui les ont suivis : « Et [il appartient également] à ceux qui sont venus après eux en disant : "Seigneur, pardonne-nous, ainsi qu'à nos frères qui nous ont précédés dans la foi ; et ne mets dans nos coeurs aucune rancoeur pour ceux qui ont cru. Seigneur, Tu es Compatissant et Très Miséricordieux". » (Sourate Al Hachr, verset 10)

Cependant, malgré ces versets, on trouve des gens qui, au lieu d’invoquer pour les croyants qui les ont précédés, invoquent contre Abou Bakr As-Siddiq (رضي الله عنه), ‘Omar Ibn Al Khattab (رضي الله عنه) ou encore ‘Aïcha (رضي الله عنها). Ce qu’ils disent est inacceptable.

Il est important de clarifier la vérité (parmi les sectes) :
Il y a des gens qui disent qu’il ne faut pas faire de distinction entre les gens et que tous sont musulmans. Le cheykh leur répond et dit : « Non, on ne distingue pas parmi les gens qui sont corrects, on distingue uniquement entre le bon et le mauvais. » Et Allah (تعالى) a dit : « Dis : "Le mauvais et le bon ne sont pas semblables, même si l'abondance du mal te séduit. Craignez Allah, donc, Ô gens intelligents, afin que vous réussissiez. » (Sourate Al Ma-idah, verset 100)
C’est-à-dire que même si le nombre de personnes mauvaises est beaucoup plus grand que celui de ceux qui sont bons, on ne doit pas se laisser éblouir par cela.
Et considérer tout le monde de la même façon, c’est pareil que de mélanger les moushrikin (associateurs), les mounafikin (hypocrites), les kouffars (mécréants) et les croyants. Or, Allah a distingué entre le bon et le mauvais, donc celui qui pense ainsi c’est : soit qu’il n’a pas de raison (qui lui permette de faire cette distinction), soit qu’il n’a pas de foi. Et les 2 sont mauvais.

La moquerie se divise en 2 catégories :
1- La moquerie directe, qui se fait par la parole.
2- La moquerie indirecte, qui se fait par des signes.
Comme par exemple, le fait de faire des signes avec les yeux, comme dans le verset suivant : « Les criminels riaient de ceux qui croyaient, 30. et, passant près d'eux, ils se faisaient des oeillades. » (Sourate Al Moutafifin, verset 29 et 30)

La personne doit donc prendre garde de ne pas tomber dans la moquerie, et faire attention à ce qu’elle prononce, car cela est inscrit par des anges, comme Allah (سبحانه وتعالى) a dit : « Il ne prononce pas une parole sans avoir auprès de lui un observateur prêt à l'inscrire. » (Sourate Qaf, verset 18)



9 – Quiconque insulte Allah, Son Livre, Son Prophète (صلى الله عليه و سلم), ou la sounnah de son Prophète (صلى الله عليه و سلم), est kafir, qu’il ait dit cela en étant sérieux ou en plaisantant.


10 – La personne qui se moque de la religion est kafir même s’il ne savait pas que cet acte faisait partie du koufr :

En effet, ceux qui sont mentionnés dans le verset, n’ont pas su que le fait de se moquer de la religion était du koufr. Et malgré cela, Allah (عز وجل) les a déclarés mécréants, bien qu’ils aient eu la foi avant cela (comme nous l’avons démontré précédemment). Par conséquent, que dire de celui qui sait que se moquer de la religion fait partie du koufr ?
Par contre, il est important de distinguer celui qui ne sait pas que la moquerie sur la religion est du koufr, et celui qui ne sait pas que la chose dont il se moque fait partie de la religion. Si la personne ne sait pas qu’une chose fait partie de la religion et qu’il s’en moque, il n’est pas mécréant, mais celui qui sait que cette chose fait partie de la religion et qu’il s’en moque, alors il n’a pas d’excuse.



Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698 Questions / réponses au sujet de ce qui annule l’Islam :

Question 1 : Concernant les différentes catégories de moqueries sur les savants de l’Islam, quelle est la règle pour savoir si le type de moquerie fait sortir de l’Islam ou non ?

Réponse : En général, les gens se moquent des savants par rapport à la science qu’ils possèdent et non par rapport à un défaut physique qu’ils pourraient avoir. Donc si cela concerne un défaut physique, la moquerie est certes interdite pour toutes les personnes et pas seulement les gens de science, mais cela n’entre pas dans le koufr. Tandis que si la moquerie concerne la science islamique, ceci est du koufr.


Question 2 : Quel est le verdict de celui qui se moque de la religion pour faire rire les gens ?

Réponse : C’est un kafir, peu importe qu’il soit sérieux ou non.


Dernière édition par Oum Mouqbil le Mer 12 Oct - 11:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan)   Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 I_icon_minitimeMer 28 Sep - 8:48

Cours n°25



Septième annulation



Le sheikh Mouhammad ibnou 'Abdil Wahhâb a dit :

"La Septième [annulation] : La sorcellerie, qui inclut le Sarf et le ‘Atf, celui qui la pratique ou l’agrée est un mécréant, et cela est prouvé par le verset : « …mais les démons on mécru car ils enseignent aux gens la magie… » (Sourate Al Baqara, verset 102) "






Explication de Sheikh Al Fawzan :



Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 79841  Septième annulation : La sorcellerie.

La preuve de cette annulation se trouve dans la parole d’Allah (تعالى) : « Et ils suivirent ce que les diables racontent contre le règne de Solayman. Alors que Solayman n'a jamais été mécréant mais bien les diables : ils enseignent aux gens la magie ainsi que ce qui est descendu aux deux anges Harout et Marout, à Babylone; mais ceux-ci n'enseignaient rien à personne, qu'ils n'aient dit d'abord : "Nous ne sommes rien qu'une tentation : ne soit pas mécréant"; ils apprennent auprès d'eux ce qui sème la désunion entre l'homme et son épouse. Or ils ne sont capables de nuire à personne qu'avec la permission d’Allah. Et les gens apprennent ce qui leur nuit et ne leur est pas profitable. Et ils savent, très certainement, que celui qui acquiert [ce pouvoir] n'aura aucune part dans l'au-delà. Certes, quelle détestable marchandise pour laquelle ils ont vendu leurs âmes ! Si seulement ils savaient ! 103. Et s'ils croyaient et vivaient en piété, une récompense de la part d’Allah serait certes meilleure. Si seulement ils savaient ! » (Sourate Al Baqara, verset 102 et 103)

Le cheykh Al Fawzan entre donc dans l’explication de ces versets.


Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698 Explication du terme « Sihr » :

Dans la langue arabe, on utilise le terme « Sihr » pour décrire toute chose qui est subtile ou cachée, et dont la cause est difficilement perceptible.

Il existe 2 catégories de sorcellerie ou magie :

1- La magie réelle :

C’est une forme de magie qui a un effet sur le corps et sur le cœur. L’effet sur le corps se fait soit par la maladie ou par la mort, soit sur la pensée de sorte que la personne imagine avoir fait tel ou tel acte alors qu’elle ne l’a pas fait. Et l’effet sur le cœur se fait de sorte que la personne se met à aimer ou détester une chose de façon qui n’est pas naturelle et de façon subite.
Cette catégorie est mentionnée dans sourate Al Falaq : « contre le mal de celles qui soufflent (les sorcières) sur les nœuds. » (Sourate Al Falaq, verset 4)

Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 72560 « An-Nafassat » : c’est le pluriel de an-nafassa, c’est-à-dire, celle qui souffle sur des nœuds, et ceci dans le but de faire du tort à la personne ensorcelée. C’est ce qui est arrivé au Prophète (صلى الله عليه و سلم), lorsqu’il fut ensorcelé. Mais Allah (سبحانه وتعالى) lui envoya deux anges afin de lui faire rouqiya avec cette sourate, ainsi que la sourate An-Nass.  
Or, cette catégorie de magie existe réellement comme le témoigne le récit de l’ensorcellement du Prophète (صلى الله عليه و سلم). Mais certaines sectes égarées ont renié cela.


2- La magie illusoire :

Ce sont des tours de magie faits par des gens que l’on appelle des illusionnistes. Le but est de tromper les yeux des gens afin de leur faire croire des choses qui ne sont pas réelles.
Cette catégorie est mentionnée dans le récit de Moussa (عليه السلام) contre Pharaon. Allah (تعالى) raconte dans le Coran : « Puis lorsqu'ils eurent jeté, ils ensorcelèrent les yeux des gens et les épouvantèrent, et vinrent avec une puissante magie. » (Sourate Al A’raf, verset 116)

Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 72560  « ils ensorcelèrent les yeux des gens » : ici ce sont les yeux qui ont été ensorcelés et pas les gens.
De même Allah (تعالى) dit : « Et voilà que leurs cordes et leurs bâtons lui parurent ramper par l'effet de leur magie. » (Sourate Ta-Ha, verset 66)


La sorcellerie, qu’elle soit réelle ou illusoire, est une chose très ancienne dans l’humanité. Allah (سبحانه وتعالى) a dit que cela existait à l’époque de Pharaon, car des sorciers travaillaient à son service. Lorsque Moussa (عليه السلام) a défié ces sorciers, c’était à l’aide de Miracles. Or, les miracles ne sont que l’œuvre d’Allah (سبحانه وتعالى) et non celle des Prophètes. Allah (سبحانه وتعالى) leur envoie ces miracles afin de fortifier le message pour lequel ils ont été envoyés. En effet, Allah (عز وجل) a dit : « Et ils dirent : "Pourquoi n'a-t-on pas fait descendre sur lui des prodiges de la part de son Seigneur ?" Dis : "Les prodiges sont auprès d’Allah. Moi, je ne suis qu'un avertisseur bien clair". » (Sourate Al Ankabout, verset 50)

Concernant la sorcellerie, elle est réalisée par des hommes et elle provient des actes des diables parmi les hommes et les jinns. Contrairement aux miracles qui ne peuvent être réalisés que par Allah (سبحانه وتعالى).
Ainsi, Allah (سبحانه وتعالى) a donné la victoire à Son Prophète Moussa (عليه السلام) sur les sorciers. Allah relate ce récit : « Ils dirent : "Ô Moïse, ou bien tu jetteras (le premier), ou bien nous serons les premiers à jeter". 116. "Jetez" dit-il. Puis lorsqu'ils eurent jeté, ils ensorcelèrent les yeux des gens et les épouvantèrent, et vinrent avec une puissante magie. 117. Et Nous révélâmes à Moïse : "Jette ton bâton". Et voilà que celui-ci se mit à engloutir ce qu'ils avaient fabriqué. 118. Ainsi la vérité se manifesta et ce qu'ils firent fût vain. 119. Ainsi ils furent battus et se trouvèrent humiliés. 120. Et les magiciens se jetèrent prosternés. 121. Ils dirent : "Nous croyons au Seigneur de l'Univers, 122. au Seigneur de Moïse et d'Aron." » (Sourate Al A’raf, verset 115 à 122)



Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698  Les circonstances de la révélation de ces versets :

Parmi les récits du Coran, on trouve également l’histoire du prophète Soulayman (عليه السلام), qui était à la fois prophète et roi, et à qui Allah (سبحانه وتعالى) avait assujetti les hommes, les jinns, et les a’farites (une catégorie de chaytan parmi les jinns). C’est un royaume qu’Allah (سبحانه وتعالى) n’a donné à personne d’autre en dehors de lui. « Il dit : "Seigneur, pardonne-moi et fais-moi don d'un royaume tel que nul après moi n'aura de pareil. C'est Toi le grand Dispensateur". » (Sourate Sad, verset 35)
Ainsi, il utilisait ces chayatins (diables) à son service pour bâtir de grandes constructions et toutes sortes de travaux. Allah (سبحانه وتعالى) a dit : « Nous lui assujettîmes alors le vent qui, par son ordre, soufflait modérément partout où il voulait. 37. De même que les diables, bâtisseurs et plongeurs de toutes sortes. 38. Et d'autres encore, accouplés dans des chaînes. » (Sourate Sad, verset 36 à 38)
Cependant, après la mort de Soulayman (عليه السلام), les diables ont inventé des mensonges disant que Soulayman (عليه السلام) avait le contrôle sur les jinns et les chayatins à cause de la sorcellerie. Mais Allah (سبحانه وتعالى) a innocenté Son Prophète en faisant savoir que la sorcellerie est une mécréance et qu’il n’est pas permis pour un Prophète de faire cela. En effet, Allah a dit : « Et ils suivirent ce que les diables racontent contre le règne de Solayman….  »(jusqu’à la fin du verset) (Sourate Al Baqara, verset 102 et 103)



Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698 Dans ces versets, il y a la preuve à différents endroits que la sorcellerie est du koufr :

1- « Alors que Solayman n'a jamais été mécréant » : Et dans ce verset, Allah (سبحانه وتعالى) a appelé le koufr par le terme « as-Sihr ».

2- « … mais bien les diables (qui ont mécru) : ils enseignent aux gens la magie » : Cette 2ème partie du verset nous indique qu’enseigner la sorcellerie est du koufr, et que cela fait partie de l’enseignement des chayatins et non de l’enseignement des prophètes.

3- « mais ceux-ci n'enseignaient rien à personne, qu'ils n'aient dit d'abord : " Nous ne sommes rien qu'une tentation : ne soit pas mécréant " » : Les deux anges Harout et Marout disaient au gens de ne pas apprendre la sorcellerie car ils sont une fitna, et donc de ne pas apprendre le koufr. Cela nous prouve donc qu’apprendre la sorcellerie est koufr, tout comme l’enseigner.

4- « Et ils savent, très certainement, que celui qui acquiert [ce pouvoir] n'aura aucune part dans l'au-delà » : Or c’est uniquement le kâfir qui n’a pas de part dans l’au-delà. La sorcellerie est une chose qui empêche l’entrée au Paradis, donc il s’agit de koufr.

5- « Et s'ils croyaient et vivaient en piété… » : Cela prouve qu’ils n’avaient pas la foi et la crainte justement, car la sorcellerie s’oppose à cela.

En conclusion, quiconque apprend ou enseigne la sorcellerie a mécru, a échangé la foi contre la mécréance, et n’a pas de part dans l’au-delà. Et quiconque apprend la sorcellerie n’a pas de foi, et annule son Islam.

Une personne pourrait demander : Comment les anges peuvent-ils enseigner la sorcellerie alors que cela est du koufr ? La réponse à cette question est que ceci est une épreuve d’Allah pour les êtres humains afin de voir lesquels seraient croyants et lesquels seraient mécréants. Et la preuve de cela c’est que les anges, avant de leur enseigner, leur disaient : « Nous ne sommes rien qu'une tentation : ne soit pas mécréant », c’est-à-dire qu’ils les avertissaient de cette épreuve, et les avertissaient que cela est une mécréance.



Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698 L’explication de la parole du cheykh Mohammed Ibn AbdelWahab « …ou l’agrée » :

Ce détail dans la parole du cheykh est très important, car il montre que même si une personne n’a pas appris la sorcellerie, ou ne l’a pas enseigné, mais qu’on l’a fait pour lui et qu’il en a été satisfait, alors cette personne entre également dans le koufr. En effet, quiconque agrée le koufr est lui-même kâfir, car le croyant ne peut pas accepter le koufr.



Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698 La peine du sorcier :

Ainsi la sorcellerie est du koufr, que ce soit de la pratiquer, de l’enseigner, de l’apprendre ou même de l’agréer. Il est donc obligatoire de l’interdire, et d’éliminer les sorciers en raison du mal qu’ils répandent. C’est pourquoi, dans des ahadith, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a donné comme peine pour le sorcier l’exécution. Trois parmi les sahabas ont appliqué cette peine :
1- ‘Omar Ibnou Khattab (رضي الله عنه), lors de son Khalifa, a envoyé une lettre à tous ses ministres afin qu’ils fassent exécuter tout sorcier ou sorcière. (rapporté par Ahmed, et Abou Dawoud).
2- Hafsa (رضي الله عنها) a ordonné qu’on exécute une de ses servantes qui l’avait ensorcelé (rapporté par l’Imam Ahmed, et Al Bayhaqi)
3- Jounoub Ibnou Ka’b (رضي الله عنه), a exécuté lui-même un sorcier en présence du khalifa de l’époque, car il donnait l’illusion aux gens qu’il tuait quelqu’un et qu’il le faisait revivre. (rapporté par Al Boukhari et Al Bayhaqi)

Si le sorcier nous montre qu’il s’est repenti à Allah, cela ne veut pas dire qu’on ne doit pas appliquer sur lui la peine. Le cheykh explique que le sorcier fait partie de la catégorie de ceux qu’on appelle « zindiq ». Et le zindiq signifie l’hérétique ou le mounafiq (hypocrite) qui se repent chaque fois qu’il est attrapé, puis qui recommence. Donc au bout d’un moment son repentir n’est plus accepté. Donc, concernant le sorcier, s’il est sincère dans son repentir, Allah (عز وجل) l’acceptera, mais la punition doit être appliquée.



Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698 Le traitement de la sorcellerie :

Il est évident que la personne qui souffre de la sorcellerie a besoin d’un traitement. Or, lorsqu’Allah fait descendre une maladie, Il fait toujours descendre avec un remède. Le traitement de la sorcellerie se fait par la rouqiya chari3a, qui consiste en la récitation de versets et de dou’as mentionné dans les ahadith authentiques.
Quant au fait de guérir la sorcellerie par la sorcellerie, ceci n’est pas permis car le remède utilisé est haram et koufr. En effet, selon Abou Darda (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Et lorsque vous cherchez un remède, ne cherchez pas un remède illicite. » (rapporté par Abou Dawoud)
‘Abdellah Ibn Mas’oud (رضي الله عنه), a dit : « Allah n’a pas mis votre guérison dans ce qui est haram pour vous. »


Dernière édition par Oum Mouqbil le Sam 2 Avr - 14:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan)   Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 I_icon_minitimeJeu 13 Oct - 15:35

Cours n°26







Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698 Questions/réponses au sujet de ce qui annule l’Islam :

Question 1 : Si je trouve une chose relative à la sorcellerie (comme un objet dans lequel on a mis un sort, ou bien une corde contenant des nœuds…), que dois-je faire avec ?

Réponse : Si tu trouves une chose de sorcellerie, il est important de t’en débarrasser et de le détruire, soit en la brûlant, soit en la déchirant ou autre.


Question 2 : Dans certaines villes, les gens se réunissent afin d’assister à des genres de spectacles au cours desquels une personne se rentre un couteau dans le ventre, qui ressort de l’autre coté, et d’autres choses de ce genre. Quel est le verdict de la chari3a au sujet de cela ?

Réponse : Ceci est du mensonge et cela fait partie de la sorcellerie, comme Allah a mentionné au sujet des sorciers de Pharaon (puis il mentionne les versets déjà mentionnés précédemment Sourate Ta-Ha verset 66 et Sourate Al A’raf verset 11). Ceux-là donnent l’illusion aux gens de voir autre que la réalité, et il n’est pas permis aux musulmans d’accepter ces pratiques car cela peut affecter les plus ignorants dans leur croyance.
[…]


Question 3 : Est-ce que les personnes qui assistent à ces spectacles sont sorties de l’Islam même s’ils n’ont pas agréé cela ?

Réponse : Si ces personnes n’agréent pas ces spectacles, alors elles ont certes commis un péché en y assistant. Mais si elles agréent cela en sachant que cela est de la sorcellerie, alors elles sont sorties de l’Islam.


Question 4 : (Une femme demande :) Avant que je sois guidée et que je pratique régulièrement mes prières et que je récite le Coran, je suis allée voir une sorcière pour lui demander d’apporter l’union entre mon mari et moi. Elle m’a demandé d’étrangler (avec les mains) un poulet pour que cela se réalise. Ai-je commis un péché pour cela ? Et comment me débarrasser de cette crainte qui me pèse ?

Réponse : Premièrement, il faut savoir qu’il est interdit de se rendre chez les sorciers et sorcières. C’est un très grand péché car la sorcellerie est une forme de koufr.
Deuxièmement, ce que tu as mentionné concernant l’étranglement du poulet est un autre grand péché, car tu as torturé un animal et cela est haram en Islam. De plus, cette bête a été sacrifiée pour autre qu’Allah (عز وجل), ce qui est une façon de se rapprocher d’autre qu’Allah, c’est donc du shirk.
Etant donné que tu t’es repentie sincèrement pour tout ce que tu as pu faire dans le passé, Allah va te pardonner, mais ne recommence pas ces choses-là dans l’avenir.


Question 5 : Quelle est votre opinion concernant ceux qui ouvrent des centres spécialisés dans la rouqiya et la lecture du Coran, pour les gens ensorcelés ?

Réponse : Les salafs ne faisaient pas cela, et ceci ouvre la porte à beaucoup de mal. En effet, certains font cela uniquement pour l’argent et d’autres n’ont pas réellement les compétences pour faire cela.







Huitième annulation



Le sheikh Mouhammad ibnou 'Abdil Wahhâb a dit :

"La huitième [annulation] : Secourir les polythéistes et les aider contre les musulmans, cela est prouvé par le verset : « Ô croyants, ne prenez pas pour alliés les juifs et les chrétiens, ils sont alliés les uns des autres. Et quiconque d’entre vous les prend pour alliés est alors un des leurs, certes Allah ne guide pas les gens injustes. » (Sourate Al Ma-idah, verset 51) "






Explication de Sheikh Al Fawzan :


Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 79841 Huitième annulation : Supporter les Moushrikines contre les musulmans :

Dans ce nâqid, le cheykh Mohammed Ibn ‘Abdel Wahhab a choisi une des catégories de ce qu’on appelle « prendre pour alliés les kouffar », qui est de les supporter. Parmi les autres catégories, il y a le fait d’aimer les kouffar avec le cœur pour leur mécréance, le fait de les aider contre les musulmans, le fait de les glorifier et de dire du bien d’eux, etc. Il y a des catégories qui font sortir de l’Islam et d’autres non.

Al mouDhahara (مُظَاهَرَةُ) signifie supporter, venir en aide, etc.

Dans la parole d’Allah (تعالى) « et quiconque d’entre vous les prend pour alliés est alors un des leurs », il y a la preuve que cela est du koufr. En effet, la parole « il est l’un des leurs » implique qu’il est comme eux.



Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698 Les différentes catégories d’aide contre les musulmans :

Concernant le fait de venir en aide aux kouffars, il y a différentes catégories :

1- Celui qui supporte les mécréants en raison de son amour pour eux (amour pour leur égarement) :

Il n’y a aucun doute que cela est du koufr majeur qui fait sortir de l’Islam.


2- Celui qui est contraint d’aider les mécréants contre les musulmans parce qu’il s’est établi auprès d’eux :

Celui-là est sous une menace sévère et on craint pour lui qu’il soit dans le koufr qui le fasse sortir de l’Islam. En effet, à l’époque du Prophète (صلى الله عليه و سلم), il y avait un groupe de musulmans qui avait été contraint par les moushrikin à participer à la Bataille de Badr contre les musulmans. Alors Allah (سبحانه وتعالى) les a réprimandés du fait qu’ils avaient abandonné la hijra et qu’ils étaient restés auprès des moushrikins : « Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant : "Où en étiez-vous ?" (à propos de votre religion) - "Nous étions impuissants sur terre", dirent-ils. Alors les Anges diront : "La terre d’Allah n'était-elle pas assez vaste pour vous permettre d'émigrer ?" Voilà bien ceux dont le refuge est l'Enfer. Et quelle mauvaise destination ! 98. A l'exception des impuissants : hommes, femmes et enfants, incapables de se débrouiller, et qui ne trouvent aucune voie : 99. A ceux-là, il se peut qu’Allah donne le pardon. Allah est Clément et Pardonneur. » (Sourate An-Nissa, verset 97 à 99)
Quiconque a abandonné la hijra alors qu’il est capable de la faire, et qui a été contraint par les kouffar de combattre les musulmans, alors il est sous une sévère menace. Excepté ceux qui sont réellement faibles parmi les hommes, les femmes et les enfants et donc incapables de faire la hijra. Et Allah (سبحانه وتعالى) ne donne pas à une âme une charge plus lourde que ce qu’elle n'est capable de supporter.


3- Celui qui supporte les mécréants contre les musulmans de son plein gré tout en détestant leur religion :

Celui-là, il n’y a pas de doute qu’il commet un grand péché et on craint pour lui qu’il tombe dans le koufr. Cependant, il ne sort pas de l’Islam.


4- Celui qui supporte les mécréants contre d’autres mécréants qui ont une entente de paix avec les musulmans :

Ce n’est pas permis également, car cela représente une sorte de trahison. En effet, il a trahi la protection et la parole des musulmans et le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Quiconque tue un kâfir qui a une entente de paix avec les musulmans, ne sentira pas l’odeur du paradis. »
Il est obligatoire de venir en aide aux musulmans excepté dans un cas, où Allah (تعالى) a dit : « Ceux qui ont cru, émigré et lutté de leurs biens et de leurs personnes dans le sentier d’Allah, ainsi que ceux qui leur ont donné refuge et secours, ceux- là sont alliés les uns des autres. Quant à ceux qui ont cru et n'ont pas émigré, vous ne serez pas liés à eux, jusqu'à ce qu'ils émigrent. Et s'ils vous demandent secours au nom de la religion, à vous alors de leur porter secours, mais pas contre un peuple auquel vous êtes liés par un pacte. Et Allah observe bien ce que vous œuvrez. » (Sourate Al Anfal, verset 72)
Cela montre l’importance en Islam de respecter sa parole et ses pactes.


5- Celui qui aime les kouffar pour leur koufr, ou les moushrikin pour leur shirk, sans pour autant les aider :

Ceci fait sortir de l’Islam comme nous l’avons vu dans le nâqid n°3
Puis le cheykh mentionne à nouveau les versets qui prouvent cela et que nous avions déjà mentionnés, qui sont :
- Sourate Al Moujadalah, verset 22
- Sourate At-Tawba, verset 13
- Sourate Al Moumtahana, versets 1 à 4 et la sourate en entière.





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MessageSujet: Re: Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan)   Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 I_icon_minitimeMar 18 Oct - 16:11

Cours n°27





Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698 En quoi une personne peut-elle être excusée concernant le fait qu’elle montre qu’elle est d’accord avec les moushrikin ?

Le fait de montrer aux moushrikin qu’on est d’accord avec eux se présente dans 3 situations différentes :

1- Celui qui est d’accord avec les moushrikin intérieurement (dans son cœur) et extérieurement. Celui-là a quitté l’Islam.
2- Celui qui est d’accord avec la mécréance et qui penche vers eux intérieurement, mais qui ne le montre pas extérieurement. Celui-là est également kâfir, car il s’agit du mounafiq (l’hypocrite)
3- Celui qui montre extérieurement qu’il est d’accord avec les mécréants, mais qui n’est pas d’accord intérieurement. Dans cette situation, il y a 2 cas :
a- Celui qui est contraint d’agir ainsi parce qu’il est sous leur autorité et qu’il est menacé. Dans son cas, il est permis pour lui de montrer en apparence aux moushrikin et aux kouffar qu’il est d’accord avec eux, à condition qu’il ait la foi dans son cœur. C’est ce qui est arrivé à ‘Ammar Ibn Yasir (رضي الله عنه) au sujet duquel Allah (سبحانه وتعالى) a fait descendre le verset : « Quiconque a renié Allah après avoir cru... - sauf celui qui y a été contraint alors que son cœur demeure plein de la sérénité de la foi - mais ceux qui ouvrent délibérément leur cœur à la mécréance, ceux-là ont sur eux une colère d’Allah et ils ont un châtiment terrible. » (Sourate An-Nahl, verset 106)
b- Celui qui agit ainsi sans contrainte et qui espère, de la part des kouffars, une position particulière ou des biens de la douniya. Celui-là est sorti de l’Islam, car il agit uniquement pour la douniya et non pour sa vie ou sa personne. En effet Allah (سبحانه وتعالى) a dit : « Il en est ainsi, parce qu'ils ont aimé la vie présente plus que l'au-delà. Et Dieu, vraiment, ne guide pas les gens mécréants. » (Sourate An-Nahl, verset 107)


Ensuite le Cheykh Al Fawzan rappelle les règles dans nos relations avec les kouffars qui ont déjà été citées dans le 3ème nâqid.

1- Le jugement du mariage d’un mécréant avec une musulmane

Il n’est pas permis à une musulmane de se marier avec un kâfir, qu’il soit juif, chrétien ou de tout autre religion. Si un homme marié à une femme musulmane apostasie, ou fait un acte le faisant sortir de l’Islam, alors sa femme doit le quitter car il ne lui est plus permis en tant qu’époux. De même, si une femme chrétienne mariée à un homme chrétien se convertie à l’Islam, elle doit quitter son mari.
Quant à l’homme, il a le droit d’épouser une musulmane, une juive ou une chrétienne, à condition qu’elle ne commette pas la fornication. Ainsi, il est permis à l’homme d’aimer son épouse mécréante, si cela est dû à des choses de la douniya, comme par exemple que son épouse ait un bon comportement ou qu’elle soit belle. Mais il n’est pas permis de l’aimer pour sa mécréance.


2- Être bon envers les mécréants, lorsqu’ils sont bons envers nous :

Cela ne fait pas partie des annulations de l’Islam d’être bons envers les mécréants, tout comme le bon comportement envers les parents mécréants. Cependant, il n’est pas permis d’agir en bien avec eux et de les aimer pour leur mécréance, ceci est différent.


3- Il est permis de faire du commerce avec les mécréants :

En effet, faire des échanges commerciaux avec les mécréants ne fait pas sortir de l’Islam.


4- Faire el moudara :

Ceci est permis car cela permet de protéger sa religion. Et il faut bien faire la distinction entre El moudara et El moudahana.
El moudâhana : C’est le fait de faire des compromis dans sa religion, pour plaire aux kouffars. C’est-à-dire que le musulman abandonne des choses de sa religion pour la douniya.
El moudara : C’est le fait de donner quelque bien de la douniya aux kouffars afin de protéger et de garder sa religion.
El moudara est permis alors que El moudahana ne l’est pas, Allah (عز وجل) a dit : « N'obéis pas à ceux qui crient en mensonge, 9. Ils aimeraient bien que tu transiges avec eux afin qu'ils transigent avec toi. » (Sourate Al Qalam, verset 8 et 9)

Il a été rapporté que lorsque les moushrikins ont demandé au Prophète (صلى الله عليه و سلم) d’adorer une année Allah avec lui, puis qu’il (صلى الله عليه و سلم) adore une année les idoles avec eux, Allah (عز وجل) a interdit cela et a révélé la sourate Al Kâfiroun : « Dis : "Ô vous les infidèles ! 2. Je n'adore pas ce que vous adorez. 3. Et vous n'êtes pas adorateurs de ce que j'adore. 4. Je ne suis pas adorateur de ce que vous adorez. 5. Et vous n'êtes pas adorateurs de ce que j'adore. 6. A vous votre religion, et à moi ma religion". »
Ibn Kathir dans son Tafsir de cette sourate, cite en complément les versets : « Ils ont failli te détourner de ce que Nous t'avions révélé, [dans l'espoir] qu'à la place de ceci, tu inventes quelque chose d'autre et (l'imputes) à Nous. Et alors, ils t'auraient pris pour ami intime. 74. Et si Nous ne t'avions pas raffermi, tu aurais bien failli t'incliner quelque peu vers eux. 75. Alors, Nous t'aurions certes fait goûter le double [supplice] de la vie et le double [supplice] de la mort; et ensuite tu n'aurais pas trouvé de secoureur contre Nous. » (Sourate Al Isra, verset 73 à 75)

Ce point est donc d’une grande importance, car dans la communauté nous sommes confrontés à 2 extrêmes. Ils y a ceux qui disent que ce n’est pas grave si on montre notre accord avec les kouffar, car ils veulent leur montrer une bonne image de l’islam et leur faire penser qu’il n’y a pas de haine mais que de l’amour. Or, comme le cheykh le précise, cela est une parole qui est fausse, car dans l’Islam, il y a l’amour et la haine, l’allégeance et le désaveu. Il n’y a pas que l’un ou que l’autre, mais les 2 ensemble. En réalité, il n’y a pas d’amour sans haine, ou de haine sans amour, car si tu prétends aimer la vérité, cela implique forcément que tu détestes le mensonge, et vice versa.
Ainsi, cette religion contient à la fois de la miséricorde et de la dureté, Allah (تعالى) a dit : « Ô vous qui croyez ! Combattez ceux des mécréants qui sont près de vous ; et qu'ils trouvent de la dureté en vous. Et sachez qu’Allah est avec les pieux. » (Sourate At-Tawba, verset 123) Et Il (تعالى) a dit aussi : « Ô les croyants ! Quiconque parmi vous apostasie de sa religion... Allah va faire venir un peuple qu'Il aime et qui L'aime, modeste envers les croyants et fier et puissant envers les mécréants, qui lutte dans le sentier d’Allah, ne craignant le blâme d'aucun blâmeur. » (Sourate Al Ma-idah, verset 54)
Et Allah (سبحانه وتعالى) dit également : « Muhammad est le Messager d’Allah. Et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux. » (Sourate Al Fath, verset 29)
Quand Allah dit que l’on doit être dur envers les mécréants, cela est vrai, mais cela ne veut pas dire qu’on ne doit pas interagir avec eux, ou qu’on ne doit pas être bon envers ceux qui agissent correctement avec nous.



Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698 Questions/réponses au sujet de ce qui annule l’Islam :

Question 1 : Il y en a qui font des fatwas qui autorisent de tuer les mécréants se trouvant dans la péninsule arabe et ils utilisent comme argument le fait que ces mécréants-là ne sont pas parmi ceux avec lesquels les musulmans ont une entente de paix et parce que leur état tue des musulmans au nom du terrorisme. Est-ce que cette fatwa est correcte ?

Réponse : Il n’est pas permis de tuer les mécréants qui sont entrés sur le territoire avec une entente de paix avec les musulmans, même si c’est dans la péninsule arabe, du moment qu’ils ne s’installent pas définitivement. Et c’est au dirigeant de gérer cela est de faire sortir les mécréants de la péninsule arabe. Et si le dirigeant n’applique pas les règles de l’islam, c’est lui le seul responsable, et ce n’est pas aux gens du peuple d’appliquer les lois de la shari3a à sa place.


Question 2 : Concernant les différentes catégories de Mouwalat, qu’est-ce qui fait sortir de l’Islam et qu’est-ce qui ne fait pas sortir de l’Islam ?

Réponse : Il y a deux grandes catégories. La première est de les prendre pour alliés en raison de leur religion. Ceci est un koufr qui fait sortir de la religion. Quant à la deuxième catégorie, c’est de les prendre pour alliés afin d’obtenir des choses de la douniya, tout en détestant leur religion. Ceci est haram mais n’est pas koufr.


Question 3 : Celui qui déclare le dirigeant musulman kouffar et qui demande aux musulmans de se rebeller contre leur dirigeant, est-ce que celui-là est un khawarij ?

Réponse : Ceci est la voie des khawarij de demander aux musulmans de se rebeller contre leur dirigeant. Et de les déclarer kouffar, est encore pire.
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MessageSujet: Re: Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan)   Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 I_icon_minitimeVen 21 Oct - 16:20

Cours n°28



Neuvième annulation



Le sheikh Mouhammad ibnou 'Abdil Wahhâb a dit :

"La neuvième [annulation] : Celui qui croit au fait que certaines personnes peuvent sortir de la législation de Mohammad (صلى الله عليه و سلم), de la même manière qu’al Khadir pouvait sortir de la législation de Moûssâ (عليه السلام), est un mécréant"




Explication de Sheikh Al Fawzan :

Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 79841 Neuvième annulation : Croire que certains ont le droit de sortir de la Shari’ah comme l’a fait Al-Khidr de la révélation de Moussa (عليه السلام).


Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698 Le Prophète Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 3618821570 a été envoyé à toute l’humanité sans exception :

Il n’y a pas de doute qu’Allah (سبحانه وتعالى) a envoyé le Prophète (صلى الله عليه و سلم) à toute l’humanité, aux arabes et aux non arabes, aux gens du Livre et à ceux qui n’avaient pas reçu de livre, aux jinns et aux hommes. Et c’est là une des caractéristiques spécifiques du Prophète (صلى الله عليه و سلم).

A tous les hommes :

En effet, selon Jâbir Ibn ‘Abdillah (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Les prophètes avant moi furent envoyés à des peuples en particulier, alors que moi j’ai été envoyé à toute l’humanité. » (rapporté par Al Boukhari et Mouslim)

De plus Allah (عز وجل) a dit : « Et Nous ne t'avons envoyé qu'en tant qu'annonciateur et avertisseur pour toute l'humanité. Mais la plupart des gens ne savent pas. » (Sourate Saba, verset 28) Et Il (تعالى) a dit : « Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu'ils trouvent écrit (mentionné) chez eux dans la Thora et l'Evangile. Il leur ordonne le convenable, leur défend le blâmable, leur rend licite les bonnes choses, leur interdit les mauvaises, et leur ôte le fardeau et les jougs qui étaient sur eux. Ceux qui croiront en lui, le soutiendront, lui porteront secours et suivront la lumière descendue avec lui ; ceux-là seront les gagnants. 158. Dis : "Ô hommes ! Je suis pour vous tous le Messager d’Allah, à Qui appartient la royauté des cieux et de la terre. Pas de divinité à part Lui. Il donne la vie et Il donne la mort. Croyez donc en Allah, en Son messager, le Prophète illettré qui croit en Allah et en Ses paroles. Et suivez-le afin que vous soyez bien guidés". » (Sourate Al A’raf, verset 157 et 158)
Les juifs et les chrétiens ont donc reçu l’obligation de suivre le Prophète (صلى الله عليه و سلم). D’ailleurs, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, il n’y a pas un juif ou un chrétien qui n’ait entendu parler de moi sans avoir cru en mon message, qui ne soit parmi les gens de l’Enfer. » (rapporté par Mouslim)

Un jour, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a vu dans les mains de 'Oumar Ibnoul Khattab (رضي الله عنه) des pages de la Torah. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) l’a réprimé pour cela et lui a dit : « Ô fils de Khattab, si mon frère (le Prophète Moussa) était encore en vie aujourd’hui, il n’aurait d’autre choix que de me suivre. » ‘Oumar Ibnoul Khattab (رضي الله عنه) a répondu : « Je suis satisfait d’Allah comme Seigneur, je suis satisfait de l’Islam comme religion, et je suis satisfait de toi Mouhammed (صلى الله عليه و سلم), comme prophète et messager. » (rapporté par Ahmed et d’autres)
Ainsi, ce hadith est une preuve que, même si les Livres précédents n’avaient pas été falsifiés, nous n’aurions pas le droit de les suivre aujourd’hui.

Les prophètes ont pris l’engagement envers Allah (سبحانه وتعالى) que si le Prophète (صلى الله عليه و سلم) était envoyé alors que l’un d’eux était encore vivant, ils n’auraient pas d’autre choix que de le suivre. En effet, Allah (عز وجل) a dit : « Et lorsqu’Allah prit cet engagement des prophètes : "Chaque fois que Je vous accorderai un Livre et de la Sagesse, et qu'ensuite un messager vous viendra confirmer ce qui est avec vous, vous devez croire en lui, et vous devrez lui porter secours. "Il leur dit : "Consentez-vous et acceptez-vous Mon pacte à cette condition ?" - "Nous consentons", dirent-ils. "Soyez-en donc témoins, dit Allah. Et Me voici, avec vous, parmi les témoins. 82. Quiconque ensuite tournera le dos... alors ce sont eux qui seront les pervers". 83. Désirent-ils une autre religion que celle d’Allah, alors que se soumet à Lui, bon gré, malgré, tout ce qui existe dans les cieux et sur terre, et que c'est vers Lui qu'ils seront ramenés ? » (Sourate Ali ‘Imran, verset 81 à 83)

Donc, la preuve est claire concernant le fait que le message du Prophète (صلى الله عليه و سلم), s’adresse à toute l’humanité et qu’il abroge toute religion précédente.


A tous les jinns :

Le cheykh mentionne ensuite les versets montrant que même les jinns doivent se soumettre à la législation de Mohammed (صلى الله عليه و سلم).
Allah (تعالى) a dit : « (Rappelle-toi) lorsque Nous dirigeâmes vers toi une troupe de jinns pour qu'ils écoutent le Coran. Quand ils assistèrent [à sa lecture] ils dirent : "Ecoutez attentivement"... Puis, quand ce fut terminé, ils retournèrent à leur peuple en avertisseurs. 30. Ils dirent : "Ô notre peuple ! Nous venons d'entendre un Livre qui a été descendu après Moussa, confirmant ce qui l'a précédé. Il guide vers la vérité et vers un chemin droit. 31. Ô notre peuple ! Répondez au prédicateur d’Allah et croyez en lui. Il [Allah] vous pardonnera une partie de vos péchés et vous protégera contre un châtiment douloureux. 32. Et quiconque ne répond pas au prédicateur d’Allah ne saura échapper au pouvoir [d’Allah] sur terre. Et il n'aura pas de protecteurs en dehors de Lui. Ceux- là sont dans un égarement évident. » (Sourate Al Ahqaf, verset 29 à 32)
Et Il (تعالى) a dit également : « Dis : "Il m'a été révélé qu'un groupe de djinns prêtèrent l'oreille, puis dirent : "Nous avons certes entendu une Lecture [le Coran] merveilleuse. » (Sourate Al Jinns, verset 1)
La sourate Al Jinn, dans sa totalité, évoque le fait que le message du Prophète (صلى الله عليه و سلم) est général pour les hommes et les jinns.


Par conséquent, quiconque pense qu’il est permis à quelqu’un de sortir de la chari'a du Prophète (صلى الله عليه و سلم), a démenti ce que nous venons de voir.



Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698 L’argument du récit d’Al Khidr avec le Prophète Moussa (عليه السلام) :

Le récit d’Al Khidr :

Celui qui prend comme argument le récit d’Al Khidr avec le Prophète Moussa (عليه السلام), est un faux argument. Il faut connaître ce récit comme Allah l’a révélé dans le Coran à la sourate Al Kahf. Moussa (عليه السلام) se leva pour s’adresser à son peuple, puis on lui demanda : « Y a-t-il quelqu’un de plus savant que toi sur cette terre ? » Et Moussa (عليه السلام) a répondu : « Non. » Alors, Allah lui révéla que si, il y avait un serviteur plus savant que lui en un endroit précis. Moussa (عليه السلام) a donc voulu trouver ce serviteur afin d’apprendre la science auprès de lui.

Allah (تعالى) a dit : « (Rappelle-toi) quand Moïse dit à son valet : "Je n'arrêterai pas avant d'avoir atteint le confluent des deux mers, même si je dois marcher de longues années". 61. Puis, lorsque tous deux eurent atteint le confluent, ils oublièrent leur poisson qui prit alors librement son chemin dans la mer. 62. Puis, lorsque tous deux eurent dépassé [cet endroit,] il dit à son valet : "Apporte-nous notre déjeuner : nous avons rencontré de la fatigue dans notre présent voyage". 63. [Le valet lui] dit : "Quand nous avons pris refuge près du rocher, vois-tu, j'ai oublié le poisson - le Diable seul m'a fait oublier de (te) le rappeler - et il a curieusement pris son chemin dans la mer". 64. [Moïse] dit : "Voilà ce que nous cherchions". Puis, ils retournèrent sur leurs pas, suivant leurs traces. 65. Ils trouvèrent l'un de Nos serviteurs à qui Nous avions donné une grâce, de Notre part, et à qui Nous avions enseigné une science émanant de Nous. 66. Moïse lui dit : "Puis-je suivre, à la condition que tu m'apprennes de ce qu'on t'a appris concernant une bonne direction ?". 67. [L'autre] dit : "Vraiment, tu ne pourras jamais être patient avec moi. 68. Comment endurerais-tu sur des choses que tu n'embrasses pas par ta connaissance ?". 69. [Moïse] lui dit : "Si Dieu veut, tu me trouvera patient ; et je ne désobéirai à aucun de tes ordres". 70. "Si tu me suis, dit [l'autre] ne m'interroge sur rien tant que je ne t'en aurai pas fait mention". 71. Alors les deux partirent. Et après qu'ils furent montés sur un bateau, l'homme y fit une brèche. [Moïse] lui dit : "Est-ce pour noyer ses occupants que tu l'as ébréché ? Tu as commis, certes, une chose monstrueuse !". 72. [L'autre] répondit : "N'ai-je pas dit que tu ne pourrais pas garder patience en ma compagnie ?". 73. "Ne t'en prend pas à moi, dit [Moïse] pour un oubli de ma part ; et ne m'impose pas de grande difficulté dans mon affaire". 74. Puis, ils partirent tous deux; et quand ils eurent rencontré un enfant, [l'homme] le tua. Alors [Moïse] lui dit : "As-tu tué un être innocent, qui n'a tué personne ? Tu as commis certes, une chose affreuse !" 75. [L'autre] lui dit : "Ne t'ai-je pas dit que tu ne pourrais pas garder patience en ma compagnie ?" 76. "Si, après cela, je t'interroge sur quoi que ce soit, dit [Moïse,] alors ne m'accompagne plus. Tu seras alors excusé de te séparer de moi". 77. Ils partirent donc tous deux ; et quand ils furent arrivés à un village habité, ils demandèrent à manger à ses habitants ; mais ceux-ci refusèrent de leur donner l'hospitalité. Ensuite, ils y trouvèrent un mur sur le point de s'écrouler. L'homme le redressa. Alors [Moïse] lui dit : "Si tu voulais, tu aurais bien pu réclamer pour cela un salaire". 78. "Ceci [marque] la séparation entre toi et moi, dit [l'homme,] Je vais t'apprendre l'interprétation de ce que tu n'as pu supporter avec patience. 79. Pour ce qui est du bateau, il appartenait à des pauvres gens qui travaillaient en mer. Je voulais donc le rendre défectueux, car il y avait derrière eux un roi qui saisissait de force tout bateau. 80. Quant au garçon, ses père et mère étaient des croyants; nous avons craint qu'il ne leur imposât la rébellion et la mécréance. 81. Nous avons donc voulu que leur Seigneur leur accordât en échange un autre plus pur et plus affectueux. 82. Et quant au mur, il appartenait à deux garçons orphelins de la ville, et il y avait dessous un trésor à eux ; et leur père était un homme vertueux. Ton Seigneur a donc voulu que tous deux atteignent leur maturité et qu'ils extraient, [eux- mêmes] leur trésor, par une miséricorde de ton Seigneur. Je ne l'ai d'ailleurs pas fait de mon propre chef. Voilà l'interprétation de ce que tu n'as pas pu endurer avec patience". » (Sourate Al Kahf, verset 60 à 82)


Qui était Al Khidr ?

1- Est-ce un prophète ou un homme pieux ?
Les savants ont divergé sur cette question. Ceux qui penchent pour la thèse du prophète s’appuient sur le fait qu’il faisait des miracles. En effet, il a dit : « Je ne l'ai d'ailleurs pas fait de mon propre chef » : Cette parole montre que cette science que détenait Khidr provenait d’Allah (تعالى). Or, il n’y a que les prophètes qui peuvent accomplir des miracles.
Quant à ceux qui prétendent qu’Al Khidr était un wali (homme pieux), ils disent que les choses qu’il a faites ne sont autres que des Kalimat (prodiges qu’Allah permet à certains hommes pieux).

2- Est-il vivant ou mort actuellement ?
Les preuves concernant cette question, nous montre qu’Al Khidr est mort. En effet, Allah (سبحانه وتعالى) a dit : « Et Nous n'avons attribué l'immortalité à nul homme avant toi. Est-ce que si tu meurs, toi, ils seront, eux éternels ? » (Sourate Al Anbiya, verset 34)
De plus, en admettant qu’Al Khidr ne soit pas mort, il serait obligé de se soumettre à la législation du Prophète Mouhammed (صلى الله عليه و سلم) au même titre que tous les hommes. Car le message du Prophète (صلى الله عليه و سلم) concerne toute l’humanité, contrairement au message de Moussa (عليه السلام) qui avait été envoyé à un peuple en particulier. Or, il n’a jamais été relaté que Khidr était venu voir le Prophète (صلى الله عليه و سلم) ou qu’il s’était converti à l’Islam, ce qui prouve à nouveau qu’il soit mort.
Quant à ceux qui prétendent qu’Al Khidr serait encore vivant, ils n’ont avec eux aucun argument clair.

3- Pourquoi Al Khidr n’a-t-il pas suivi Moussa (عليه السلام) qui était le Prophète ?
La principale raison est que le message de Moussa (عليه السلام) n’est pas général mais spécifique à son peuple : les fils d’Israël. Ainsi, on ne peut même pas dire qu’Al Khidr soit sorti de la Chari'a de Moussa (عليه السلام), car il ne faisait même pas partie de son peuple.



Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698 Les différentes façons de sortir de la chari'a du Prophète (صلى الله عليه و سلم) :

Certaines catégories font partie du koufr qui fait sortir de l’Islam, et d’autres sont des égarements qui ne font pas forcément sortir de l’Islam.
Celui qui sort de la chari'a, ou d’une partie de la chari'a, en prétendant que cela est halal (licite), est un kâfir. Alors que celui qui sort de la chari'a sans prétendre que c’est halal, est un égaré, mais il ne sort pas de l’Islam.

1- Les soufiyas :
Parmi ceux qui pensent que certaines personnes peuvent sortir de la chari'a du Prophète (صلى الله عليه و سلم) comme Al Khidr avec Moussa (عليه السلام), il y a les soufiyas parmi les extrémistes. Ces derniers, pensent qu’une fois le plus haut degré atteint, ils n’ont plus besoin de se limiter à la chari'a. Ils peuvent donc faire tout ce qui est haram (interdit), et ne sont plus obligés de faire ce qui est obligatoire. […] Cependant, personne ne peut sortir de la chari'a quel que soit le degré qu’il ait pu atteindre. En réalité, ce qu’ils prétendent est l’opposé de la réalité, car plus une personne augmente en science et plus son obéissance envers le Prophète (صلى الله عليه و سلم) augmente également.

Toutes ces explications nous permettent d’expliquer la parole du Cheykh Mohammed Ibn ‘AbdelWahhab : quiconque croit qu’il est permis de sortir de la chari'a du Prophète (صلى الله عليه و سلم) est un apostat qui a quitté la religion de l’Islam, car il a mécru au Coran et en la sounnah. […]

2- Les laïques :
La position des laïques est un point qui est impliqué dans cette annulation de l’Islam. Ceux-là disent qu’il faut séparer l’état et la religion, donc que tout ce qui concerne les adorations c’est pour la mosquée, alors que tout ce qui concerne la politique, l’économie et autre n’a rien à voir avec la religion du Prophète (صلى الله عليه و سلم). Ils pensent que dans ce domaine, c’est aux gens de faire leurs propres lois.

3- Les théologiens :
Parmi ceux qui ont également une partie dans le fait de sortir de la législation du Prophète (صلى الله عليه و سلم), il y a ceux qu’on appelle les théologiens, ceux qui sont savants dans « ‘Ilmou kalam » (la philosophie). Ceux-là, se basent sur la raison pour essayer de connaître Allah et ne prennent pas des textes du Coran et de la Sounnah qui, selon eux, ne sont pas des preuves sûres. Alors, on pourrait leur demander : Comment cela se fait-il qu’Allah ait envoyé des prophètes et messagers si on peut comprendre tout, uniquement par la raison ? Ainsi, ils sortent de la chari'a du Prophète (صلى الله عليه و سلم) par ce qu’il y a de plus important : la croyance islamique.
Il est obligatoire pour le musulman de suivre le Coran et la sounnah dans tous les domaines de la vie, que ce soit dans les bonnes manières, dans la croyance, dans les règles concernant les interactions entre les hommes, etc. Le message du Prophète (صلى الله عليه و سلم) est un message complet qui est valable en tous lieux, toutes époques, pour tous les hommes et jusqu’à la fin des temps. En effet, Allah a dit : « Ceux qui ne croient pas au Rappel [le Coran] quand il leur parvient... alors que c'est un Livre puissant [inattaquable] ; 42. Le faux ne l'atteint [d'aucune part], ni par devant ni par derrière : c'est une révélation émanant d'un Sage, Digne de louange. » (Sourate Foussilat, verset 41 et 42)


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MessageSujet: Re: Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan)   Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 I_icon_minitimeMer 26 Oct - 0:22

Cours n°29





4- Ceux qui prétendent que la chari'a n’est plus applicable aujourd’hui :
Ceux-là prétendent qu’il y a de nouvelles choses qui sont venues, qui n’existaient pas au temps du Prophète (صلى الله عليه و سلم), et qu’elles ne peuvent pas être expliquées par la chari'a. Cela signifie qu’ils considèrent la chari'a comme incomplète, et donc qu’elle ne provient pas de El Hakîm (Celui qui est sage), El Hamîd (Celui qui est digne de Louange). Or, celui qui est El Hakîm et El Hamîd, c’est Allah, et s’Il a établi ces règles et ces lois, c’est qu’elles sont capables d’être appliquées jusqu’à la fin des temps.
Ainsi, il n’y a pas de doute que ceux qui prétendent cela sont kouffar et font partie de la catégorie de gens qui sortent de la chari'a du Prophète (صلى الله عليه و سلم).
L’Imam Malik (رضي الله عنه), disait : « On ne pourra pas réformer la oumma à la fin des temps, excepté si on utilise les mêmes moyens qui ont été utilisés pour réformer les premiers de cette oumma. ». Or, ce que les sahabas ont utilisé pour réformer la ouma de l’époque était le Coran et la Sounnah.
Allah (سبحانه وتعالى) a dit : « Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J'agrée l'Islam comme religion pour vous. » (Sourate Al Ma-idah, verset 3)

5- Toute personne qui invente une adoration en pensant qu’elle est meilleure ou qu’elle peut la rapprocher d’Allah :
Ceci est également une façon de sortir de la chari'a du Prophète (صلى الله عليه و سلم), parce que celui qui agit ainsi pense qu’Allah (عز وجل) n’a pas amené une religion complète et qu’il faut donc inventer ce qui la complètera. Et même si cette personne ne le dit pas directement, son acte implique cela.
Mais, bien entendu, on ne va pas dire que ce que cela implique s’applique à toute personne qui pratique une bida'a, cela dépend des individus.
La mère des croyants, ‘Aïcha (رضي الله عنها) rapporte que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Quiconque innove dans notre religion ce qui n'en fait pas partie, (son acte d'innovation) sera rejeté. » (Rapporté par Al-Boukhâri et Mouslim)
Dans une autre version de Mouslim, il y a les termes : « Quiconque fait un acte non conforme à notre religion, son acte sera rejeté. »
Et selon Abou Najih al ‘Irbad Ibn Sâriya (رضي الله عنه) rapporte que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Gardez-vous des choses inventées, car toute choses inventées est bida'a (innovation), et toute bida'a est égarement. » (rapporté par Abou Dawoud et At-Tirmidhi)
Le cheykh précise que les innovations concernent uniquement le domaine des adorations et non pas ce qui inventé dans le domaine de la douniya.



Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698 Jugement selon les cas :

- Celui qui sort entièrement de la chari'a est kafir, et lorsque la chari'a du Prophète (صلى الله عليه و سلم) est venue, elle a abrogé toutes les autres chari'a antérieures.

- De même, celui qui prétend que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a été envoyé uniquement aux arabes, est un kâfir. Ceci est le cas de certains parmi les chrétiens qui reconnaissent que Mohammed (صلى الله عليه و سلم) était un Prophète, mais qu’il n’aurait été envoyé qu’aux arabes.

- Encore, celui qui prétend être un prophète après la venue de Mohammed (صلى الله عليه و سلم) est un kâfir, car Allah (عز وجل) a dit : « Mouhammad n'a jamais été le père de l'un de vos hommes, mais le messager d’Allah et le dernier des prophètes. Allah est Omniscient. » (Sourate Al Ahzab, verset 40) Et le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Il y aura après moi 30 faux prophètes. Chacun d’entre eux déclarera être un prophète, mais c’est moi le dernier des prophètes et il n’y a pas de prophète après moi. » (rapporté par Ahmed, At-Tirmidhi, Abou Dawoud, Ibnou Majah et Al Hakim)







Dixième annulation



Le sheikh Mouhammad ibnou 'Abdil Wahhâb a dit :

"La Dixième [annulation] : L’indifférence envers la religion d’Allah, ne pas l’apprendre ni la pratiquer, et cela est prouvé par le verset : {Qui est plus injuste que celui à qui les versets d'Allah sont rappelés et qui ensuite s'en détourne ? Nous nous vengerons certes des criminels} (Sourate 32 verset 22)"






Explication de Sheikh Al Fawzan :



Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 79841 Dixième annulation : Se détourner complètement de la religion d’Allah.


Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698 « L’indifférence envers la religion d’Allah » :

Le cheykh mentionne beaucoup d’autres versets qui mettent en évidence cette annulation :
Allah (تعالى) a dit : « Ceux qui ont mécru se détournent de ce dont ils ont été avertis. » (Sourate Al Ahqaf, verset 3)
« Quel pire injuste que celui à qui on a rappelé les versets de son Seigneur et qui en détourna le dos en oubliant ce que ses deux mains ont commis ? » (Sourate Al Kahf, verset 57)
« Et lorsqu'on leur dit : "Venez vers ce qu’Allah a fait descendre et vers le Messager", tu vois les hypocrites s'écarter loin de toi. » (Sourate, An-Nissa, verset 61)
« Et quiconque s'aveugle (et s'écarte) du rappel du Tout Miséricordieux, Nous lui désignons un diable qui devient son compagnon inséparable. » (Sourate Az-Zoukhrouf, verset 36)
« Et quiconque se détourne du rappel de son Seigneur, Il l'achemine vers un châtiment sans cesse croissant. » (Sourate Al Jin, verset 17)
« Il dit : "Descendez d'ici, (Adam et Eve), [Vous serez] tous (avec vos descendants) ennemis les uns des autres. Puis, si jamais un guide vous vient de Ma part, quiconque suit Mon guide ne s'égarera ni ne sera malheureux. 124. Et quiconque se détourne de Mon Rappel, mènera certes, une vie pleine de gêne, et le Jour de la Résurrection Nous l'amènerons aveugle au rassemblement". 125. Il dira : "Ô mon Seigneur, pourquoi m'as-Tu amené aveugle alors qu'auparavant je voyais ?" 126. [Allah lui] dira : "De même que Nos Signes (enseignements) t'étaient venus et que tu les as oubliés, ainsi aujourd'hui tu es oublié". » (Sourate Ta-Ha 123 à 126)
« Et quand une Sourate est révélée, ils se regardent les uns les autres [et se disent] : "Quelqu'un vous voit-il ?" Puis ils se détournent. Qu'Allah détourne leurs coeurs, puisque ce sont des gens qui ne comprennent rien. » (Sourate Tawba, verset 127)
« Ne considérez pas l'appel du messager comme un appel que vous vous adresseriez les uns aux autres. Allah connaît certes ceux des vôtres qui s'en vont secrètement en s'entre cachant. Que ceux, donc, qui s'opposent à son commandement prennent garde qu'une épreuve ne les atteigne, ou que ne les atteigne un châtiment douloureux. » (Sourate An-Nour, verset 63)



Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698 « Ne pas l’apprendre » :

Dans ces versets on voit donc la menace qui pèse sur ceux qui se détournent du Coran et de la sounnah. Et d’un autre coté, Allah (سبحانه وتعالى) a incité les gens à acquérir la science, ainsi que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a incité à apprendre la science bénéfique et d’agir selon cette science. Puis, le cheykh mentionne le verset : « Les croyants n'ont pas à quitter tous leurs foyers. Pourquoi de chaque clan quelques hommes ne viendraient-il pas s'instruire dans la religion, pour pouvoir à leur retour, avertir leur peuple afin qu'ils soient sur leur garde. » (Sourate At-Tawbah, verset 122)
Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Celui d’entre vous auquel Allah veut du bien , Il lui donne la compréhension de la religion. »

Les différentes catégories de science :

Il existe 2 catégories de science :

1- La science obligatoire pour chaque musulman (fard 'ayn) :
C’est la science qu’aucun musulman n’a le droit d’ignorer afin d’être droit dans sa religion. C’est-à-dire connaître la 'aquida correcte, ce qui l’annule, ce qui s’y oppose ou la diminue, ou encore les règles de la salat, la zakat, du jeûne, du hajj et de la ‘oumra…


2- La science obligatoire pour une partie de la communauté (fard kifâya) :
Cela concerne le reste des sciences islamiques. Si certains de la communauté les connaissent, les autres seront dispensés de l’obligation de les connaître. Cependant, si tous les membres de la communauté abandonnent ces sciences, ils seront alors dans le péché.
De même, parmi les sciences qu’il n’est pas obligatoire de connaître pour chaque musulman, il y a les sciences de la douniya. Ce n’est pas obligatoire à tous les musulmans de connaître ces sciences, mais il faut un minimum d’entre eux qui les sachent, comme par exemple la médecine.

Ainsi, si une personne ne veut rien apprendre de la religion car cela ne l’intéresse pas, et non par fainéantise, alors c’est qu’elle est kâfir.



Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698 « Ni la pratiquer » :

De même, celui qui apprend la science mais ne la pratique pas, est également kâfir. En effet, celui qui ne pratique pas la salat, la zakat, le hajj, qui ne fait aucune obligation, qui ne s’éloigne d’aucune interdiction, et n’a aucun intérêt pour tout ce qui concerne la pratique de la religion, celui-là est un kâfir. Et ceci est une réponse aux Mourji'a qui prétendent que l’action n’est pas obligatoire dans la croyance, et que tout se situe dans le cœur. Or, il faut qu’il y ait à la fois la connaissance de la religion et sa pratique. Allah (سبحانه وتعالى) dit : « Quiconque a mécru en la foi, ses actions sont devenues vaines, et dans l’au-delà il sera parmi les perdants. »

Et Il (تعالى) a dit : « C'est Lui qui a envoyé Son messager avec la bonne direction et la religion de la vérité, afin qu'elle triomphe sur toute autre religion, quelque répulsion qu'en aient les associateurs. » (Sourate At-Tawbah, verset 33)
Et le cheykh dit que « la bonne direction » (el houda) c’est la science bénéfique et « la religion de la vérité », c’est la bonne action. Or, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a été envoyé avec les 2 et non pas un seul des 2.

Ceux qui ont pris la science et ont abandonné les actions, sont les juifs. Alors que ceux qui ont pris uniquement les actions et ont délaissé la science, sont les chrétiens. Or, le but de la science est de la pratiquer.



Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698 Les différentes façons de se détourner de la religion :

Il y a des gens qui refusent d’accepter la science lorsqu’elle est transmise, et ceci par orgueil et arrogance => ceux -là sont parmi les motakbirin (ceux qui sont fiers et orgueilleux) et ceci est une forme de kouffr.

Et il y a des gens qui refusent d’apprendre la religion car ils n’on pas envie de l’apprendre => ceux-là sont parmi ceux qui se détournent et rentre dans le verset : « Ceux qui ont mécru se détournent de ce dont ils ont été avertis. » (Sourate Al Ahqaf, verset 3)

Il y a également, ceux qui refusent d’accepter la vérité car ils préfèrent suivre ce sur quoi étaient leurs ancêtres. Ceux-là refusent toute argumentation et n’acceptent rien qui vient du Coran et de la sounnah. Ceci est une façon de se détourner de la religion de vérité, et Allah (تعالى) a dit à ce sujet : « Et quant à ceux qui croient au faux et ne croient pas en Allah, ceux-là seront les perdants. » (Sourate Al ‘Ankabout, verset 52)
Nous avons comme exemple Abou Talib, à qui le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a demandé de dire « lâ ilaha illa llah » au moment de mourir, et qui a refusé car il préférait suivre la religion de ses ancêtres.
Selon Abou Waqid El-Laythi : « Trois hommes sont entrés dans la mosquée. Le premier s’est assis pour apprendre la science, le deuxième s’est assis car il était gêné (il n’osait pas ressortir), et le troisième est retourné et est sorti. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Voulez-vous que je vous informe au sujet de ces trois (personnes) ? » Ils ont dit : « Certes oui, Messager d’Allah. » Et Il (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Le premier s’est assis et Allah l’a aidé afin qu’il profite de cette science. Le deuxième était gêné alors Allah a été gêné de lui. Et le troisième, il s’est détourné alors Allah s’est détourné de lui. » » (rapporté par Al Boukhari, Mouslim et At-Tirmidhi)



Donc, en réalité, lorsqu’on parle de se détourner de la religion on parle de ne pas apprendre sa religion. Car la religion n’est pas une chose qui s’acquière par l’héritage ou l’environnement, mais plutôt par la science et l’apprentissage. Ainsi, celui qui ne l’apprend pas et ne l’applique pas (même quand il l’a appris), il s’est détourné de la religion.
Or, se détourner de la religion peut-être kouffr ou non. Si la personne délaisse l’apprentissage des fondements de la ‘aquida parce qu’elle n’a pas envie de l’apprendre, cela annule son islam. Mais si une personne délaisse l’apprentissage des détails de la religion, et ceci par paresse ou par manque de temps, cela est un péché mais ne fait pas sortir de la religion.
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MessageSujet: Re: Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan)   Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 I_icon_minitimeLun 14 Nov - 21:09

Cours n°30




Le sheikh Mouhammad ibnou 'Abdil Wahhâb a dit :

" Et il n’y a aucune différence concernant ces annulations de l’islam, entre celui qui les commet pour plaisanter, sérieusement, ou par peur, seul celui qui y est contraint est excusé. Chacune de ces annulations fait partie des choses les plus dangereuses, et les plus commises. Il faut donc que le musulman y prenne garde et qu’il en ait peur pour lui-même. Nous cherchons protection auprès d’Allah contre les causes de Sa colère et la douleur de Son châtiment. "





Explication de Sheikh Al Fawzan :

Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698 « Et il n’y a aucune différence concernant ces annulations de l’islam, entre celui qui les commet pour plaisanter, sérieusement, ou par peur, seul celui qui y est contraint est excusé. » :

Il n’y a donc pas de différence entre la personne sérieuse et celle qui plaisante. La preuve de cela est le récit de l’homme qui s’était moqué du Prophète (صلى الله عليه و سلم) et des Sahabah (رضي الله عنهم) (récit que nous avons évoqué lors du 6ème nâqid). Et, c’est à cette occasion qu’Allah (سبحانه وتعالى) a révélé : « Et si tu les interrogeais, ils diraient très certainement : « Vraiment, nous ne faisions que bavarder et jouer. » Dis : « Est-ce d’Allah, de Ses versets (le Coran) et de Son messager que vous vous moquiez ? » (65) Ne vous excusez pas : vous avez bel et bien rejeté la foi après avoir cru. » (Sourate At-Tawba, verset 65 et 66)
Ainsi, même celui qui plaisante n’est pas excusé.

De même pour la personne qui a peur, celui qui dit une parole de kouffr ou qui fait un acte de kouffr, ne sera pas excusée parce qu’elle a peur des kouffar. Par exemple, celui qui égorge une bête pour autre qu’Allah ou qui fait toutes sortes de compromis parce qu’il a peur des kouffar, cela n’est pas une excuse. En effet, Allah (عز وجل) a dit : « Ils aimeraient bien que tu transiges avec eux afin qu'ils transigent avec toi. » (Sourate Al Qalam, verset 9) Et Il dit : « Et si Nous ne t'avions pas raffermi, tu aurais bien failli t'incliner quelque peu vers eux 75. Alors, Nous t'aurions certes fait goûter le double [supplice] de la vie et le double [supplice] de la mort ; et ensuite tu n'aurais pas trouvé de secoureur contre Nous. » (Sourate Al Isra, verset 74 et 75)

Ainsi, le musulman doit être fort dans sa foi et ne pas tomber dans el Moudahana (le fait de faire des compromis afin de plaire aux kouffar), même s’il a peur, tant que cela n’atteint pas le degré de la contrainte. Par contre si le stade de la contrainte est atteint, comme être menacé de mort, torturé, ou tout autre mal, dans ce cas là il est permis de dire ou faire du kouffr.
Donc, pour être excusé de parole ou d’acte de kouffr, il y a 3 conditions :

1- Être contraint : La peur seule ne suffit pas. Et il ne pas chercher à obtenir des avantages de la douniya auprès des kouffars

2- Avoir le cœur en paix et en sérénité avec la foi : C’est-à-dire que lorsque le musulman prononce la parole de kouffr, lorsqu’il est contraint, il l’a dit uniquement avec sa langue, et son cœur reste rempli de foi.

3- L’intention du musulman doit être de repousser la contrainte et non pas de faire plaisir aux kouffar : Comme cela est arrivé à ‘Ammar Ibn Yâssir (رضي الله عنه), lorsqu’il a été torturé par les kouffar. Ceux-ci ne l’ont pas laissé jusqu’à ce qu’il prononce une parole de kouffr et il l’a dite. Ensuite, il est allé voir le Prophète (صلى الله عليه و سلم) pour lui raconter ce qu’il s’était passé. Et le Prophète (صلى الله عليه و سلم) lui a demandé : « Comment te sens-tu dans ton cœur ? » ‘Ammar (رضي الله عنه) a répondu : « Je suis en paix avec la foi. » Alors, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) lui a dit : « S’ils reviennent et te font subir la même chose, dit-le encore. »
Et c’est au sujet de cette histoire que les versets 106 à 107 de la sourate An-Nahl ont été révélés. Allah (عز وجل) a dit : « Quiconque a renié Allah après avoir cru... - sauf celui qui y a été contraint alors que son coeur demeure plein de la sérénité de la foi - mais ceux qui ouvrent délibérément leur coeur à la mécréance, ceux-là ont sur eux une colère d’Allah et ils ont un châtiment terrible. 107. Il en est ainsi, parce qu'ils ont aimé la vie présente plus que l'au-delà. Et Allah, vraiment, ne guide pas les gens mécréants. » (Sourate An-Nahl, verset 106 et 107)

Lorsque ces conditions sont respectées, la parole ou l’acte de kouffr est « permis ». Mais il existe un degré qui est meilleur que cela, qui est de résister malgré la contrainte, comme ce fut le cas pour l’Imam Ahmed. En effet, au temps des Mou'tazilas, le khalif forçait les gens à dire que le Coran est une chose créée, mais l’Imam Ahmed a refusé de dire cela bien qu’il ait été battu et torturé, il a résisté jusqu’au bout.



Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698 « Chacune de ces annulations fait partie des choses les plus dangereuses, et les plus commises. » :

Ces 10 annulations, le Cheykh Mohammed Ibn ‘Abdel Wahhab les a choisies pour 2 raisons :
1- Car ce sont celles qui sont le plus commises chez les gens.
2- Car ce sont les plus dangereuses.



Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698 « Il faut donc que le musulman y prenne garde et qu’il en ait peur pour lui-même. » :

Il est obligatoire pour le musulman de craindre de tomber dans ces nawaqid. Cela signifie qu’il doit prendre ses précautions, en apprenant ce qui a rapport avec ces nawaqid, et ne pas se croire à l’abri de ce danger. Ibrahim (عليه السلام), lui-même, avait peur de tomber dans l’adoration des idoles, alors qu’il était le Messager d’Allah. En effet, il demandait à Allah dans ses dou’as de l’écarter de l’adoration des idoles, de même que ses enfants.
Et combien de savants se sont égaré, ou d’hommes pieux se sont égaré ?



Charh Nawaqid el Islam (Cheykh Al Fawzan) - Page 2 459698 « Nous cherchons protection auprès d’Allah contre les causes de Sa colère et la douleur de Son châtiment. » :

L’auteur de cette rissala (petit livre) termine ce livre en cherchant le refuge auprès d’Allah, contre sa colère et son châtiment. Or, ceci fait partie de ce qui donne au musulman la crainte d’Allah (سبحانه وتعالى) et du fait de ne pas se faire confiance à soi-même. ‘Abdallah Ibn Mas’oud (رضي الله عنه) a dit : « Celui qui veut suivre un exemple, qu’il suive l’exemple de ceux qui sont morts. Car les vivants ne sont pas protégés de la fitna. »
En effet, même si un homme est le plus pieux et le plus savants des hommes, tant qu’il est vivant il peut toujours être tenté et mis à l’épreuve, et s’égarer.



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