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 La magie "Sihr"

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Oum Mouqbil
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MessageSujet: La magie "Sihr"   Mar 28 Oct 2008 - 20:30

La magie et ses différentes sortes en Islâm

SHeikh ’Abdel ’Azîz Ibn ’Abdullâh Ibn BâZ (rahimahullâh)



Louange à Allâh et que les bénédictions et le salut soient sur le Messager d’Allâh, sur sa famille et ses Compagnons et sur ceux qui le suivent sur le droit chemin.

« Ammâ Ba’ad »

Certes la pratique de la magie fait partie des grands délits et des formes de mécréance. En tout temps, les gens en ont souffert. Ceci est valable aussi bien pour les générations précédentes que pour les gens de l’époque antéislamique, que pour cette communauté. L’ignorance abondante, la diminution de la science, la faiblesse qui influe sur la foi et la monarchie [impérial] entraînent la multiplication de personnes pratiquant la magie et le charlatanisme. Ils se propagent dans les pays par envie pour les biens des gens et pour les tromper et pour d’autres raisons encore. Quand la science apparaît, que la foi se développe et que le pouvoir de l’Islâm se renforce, ils [ces charlatans] commencent à se faire rares et à se cacher. Ils se déplacent de pays à pays à la recherche d’un endroit favorable à leurs fausses pratiques ; un milieu où ils peuvent se livrer au charlatanisme et à la corruption.

Le livre et la Sounnah ont clairement indiqué les variantes de la magie et leurs règles :

La magie est appelée
« Sihr » en arabe pour la finesse de ses voies d’emprise et parce que les magiciens manipulent des objets occultes qui leur permettent de provoquer l’hallucination chez les gens, de les brouiller, d’éblouir leurs yeux, de leur nuire, de voler leurs biens et d’autres choses encore, par des moyens dissimulés qui échappent à la plupart des gens. C’est pourquoi la dernière partie de la nuit est appelée en arabe « Sahar » parce que c’est le temps où les gens sont moins attentifs et font moins de circulations. L’on appelle le poumon « sahar » parce qu’il est logé à un endroit caché du corps. Selon sens dans la jurisprudence islamique, la magie consiste dans les effets produits par les manipulations des magiciens qui s’expliquent par des hallucinations et des brouillages que le témoin croit réels alors qu’ils ne le sont pas. C’est pourquoi Allâh - Subhânahu - dit à propos des magiciens de Pharaon :

« Ils dirent : « O Mussa, ou tu jettes, (le premier ton bâton) ou que nous soyons les premiers à jeter ? » Il dit : « Jetez plutôt ». Et voilà que leurs cordes et leurs bâtons lui parurent ramper par l’effet de leur magie. Mussa ressentit quelque peur en lui-même. Nous lui dîmes : « N’aie pas peur, c’est toi qui auras le dessus. Jette ce qu’il y a dans ta main droite ; cela dévorera ce qu’ils ont fabriqué. Ce qu’ils ont fabriqué n’est qu’une ruse de magicien ; et le magicien ne réussit pas, où qu’il soit ». » [1]

La magie peut se faire à travers des objets et des nœuds auxquels les magiciens soufflent. A ce sujet le Allâh - Ta’âla - dit :


« Contre le mal de celles qui soufflent (les sorcières) sur les nœuds » [2]

Elle peut aussi consister en d’autres manières qu’ils réalisent avec l’aide de Satan et qui leur permettent de perturber les capacités mentales de l’homme et de le rendre malade. Ils peuvent aussi provoquer la séparation entre des époux. Dans ce cas, ils rendent chaque membre du couple détestable à l’autre. Ce qui implique la mécréance selon le Qor’ân. En effet, Allâh - ’Azza Wa Djal - dit ceci :


« Et ils suivirent ce que les diables racontent contre le règne de Sulaymân. Alors que Sulaymân n’a jamais été mécréant mais bien les diables : ils enseignent aux gens la magie » [3]

Allâh - Subhânahu - a affirmé que leur mécréance se manifestait à travers l’enseignement de la magie. Ensuite, il a dit :


« Ainsi que ce qui est descendu aux deux anges Hâroût et Mâroût, à Babylone ; mais ceux-ci n’enseignaient rien à personne, qu’ils n’aient dit d’abord : « Nous ne sommes rien qu’une tentation : ne sois pas mécréant » [4]

Et puis Il a dit :


« Ils apprennent auprès d’eux ce qui sème la désunion entre l’homme et son épouse. Or ils ne sont capables de nuire à personne qu’avec la permission d’Allah. » [5]

Il veut dire par-là que la magie et tous les maux qui en découlent ont fait l’objet d’un décret précédent d’Allâh. Car il n’est point possible de dominer notre Maître - Subhânahu wa Ta’âla - et rien dans Son royaume n’échappe à Sa volonté. Car rien des choses d’ici-bas [ad-douniyah] et de l’au-delà ne se passe sans se conformer à un décret précédent. Tout est conforme à une grande sagesse voulue par Allâh - Subhânahu wa Ta’âla. Il arrive que certains soient éprouvés par les magiciens, que d’autres soient éprouvés par la maladie, que d’autres soient tués, etc. La sagesse d’Allâh se reflète parfaitement dans Ses jugements, Ses décrets et Ses lois faites pour Ses adorateurs. C’est pourquoi Allâh - Subhânahu - dit :


« Or ils ne sont capables de nuire à personne qu’avec la permission d’Allâh.. » [6]

[...]

Tout ce qui touche l’adorateur [d’Allâh] dépend de Sa volonté et d’une décision antécédente. Les magiciens se livrent à des maniements d’hallucinations comme Allâh - Subhânahu - le dit :


« Ils dirent : « O Mussa, ou tu jettes, (le premier ton bâton) ou que nous soyons les premiers à jeter ? ». Il dit : « Jetez plutôt ». Et voilà que leurs cordes et leurs bâtons lui parurent ramper par l’effet de leur magie. » [7]

On donnait aux gens l’impression que les bâtons et les cordes étaient transformés en serpent qui marchaient dans la vallée. Pourtant, il n’y avait là que des cordes et des bâtons, mais les magiciens ont fait voir aux gens ce qu’ils n’ont vu que grâce à des façonnages qu’ils ont appris, qui permettent de donner aux gens l’impression que les réalités sont transformées. Allâh - Ta’âla - a dit :


« Et voilà que leurs cordes et leurs bâtons lui parurent ramper par l’effet de leur magie. » [8]

Allâh - Ta’âla - a dit encore :


« « Jetez » dit-il. Puis lorsqu’ils eurent jeté, ils ensorcelèrent les yeux des gens et les épouvantèrent, et vinrent avec une puissante magie » [9]

La réalité n’avait pas changé. Les cordes et les bâtons restaient tels, mais la sorcellerie avait produit son effet sur la vision des gens. Ce qui les firent croire qu’ils étaient devant des serpents. C’est de la tromperie faite à l’aide de la magie. Certaines personnes l’appellent « taqmîr ». Pour y parvenir, le magicien manipule des choses qui empêchent l’homme de percevoir la réalité telle quelle ; ses yeux ne voient plus la réalité. On peut même prendre quelque chose de son magasin ou de sa maison, en sa présence, sans qu’il en soit conscient. Cela veut dire qu’il ne saisit plus la réalité. Il peut en arriver à confondre une pierre avec une poule ou vice versa ou d’autres embrouillements de la sortes. Car la réalité a changé à ses yeux de part l’action du magicien et ses agissements trompeurs. Ses yeux sont envoûtés. Car les substances employées par le magicien empêchent ses yeux de voir la réalité. Voilà la magie qu’Allâh - Ta’âla - a qualifiée de puissante dans Sa parole citée dans la sourate : « al-A’râf » :


« « Jetez » dit-il. Puis lorsqu’ils eurent jeté, ils ensorcelèrent les yeux des gens et les épouvantèrent, et vinrent avec une puissante magie » [10] [...] [11]



Notes
[1] Coran, 20/65-69
[2] Coran, 113/4
[3] Coran, 2/102
[4] Coran, 2/102
[5] Coran, 2/102
[6] Coran, 2/102
[7] Coran, 20/65-66
[8] Coran, 20/66
[9] Coran, 7/116
[10] Coran, 7/116
[11] Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn BâZ, 8/65-69


http://www.manhajulhaqq.com/spip.php?article160
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: La magie "Sihr"   Mar 8 Sep 2009 - 10:14

La différence entre le miracle et la sorcellerie

cheikh Abderazzaq `Afifi



Au nom d’Allah,L’infiniment miséricordieux, Le très miséricordieux


Première partie :

Tout ce qui est au-dessus des forces de l'être humain et qui se produit en étant au-dessus de ses capacités, est un miracle.

Parfois, on sous-entend par événements miracles ce qui est au-dessus de la capacité de la majorité des humains, mais possible chez certaines personnes. Par exemple, résoudre certains problèmes scientifiques complexes, ou l'invention d'instruments divers ou d'appareils modernes, etc. ou certaines actions que seule une minorité de personnes est capable de réaliser comme plonger en apnée, nager ou porter de lourdes charges. L'incapacité de réaliser ce genre de choses est relative, car certaines personnes sont capables de les réaliser et d'autres pas.


La définition du miracle (al-mou’djiza):

c'est une chose surnaturelle qui sort de l'ordinaire général des règles d'Allah. Allah l’a rend observable chez des personnes qui se voient accorderla prophétie, pour attester de la véracité de son message et appuyer sa mission. De plus, cette chose surnaturelle est accompagnée d’un défi lancé à la communauté concernée, leur demandant d`apporter ce qui est semblable (à ce miracle). S`ils en sont incapables, alors ceci est un signe d’Allah prouvant qu’il a choisi cet homme et qu’il l’a envoyé à son peuple avec sa législation.


La définition de la sorcellerie (as-sihr) :

D`un point de vue étymologique, c`est toute chose dissimulée, dont la procédure demeure occulte et dont la cause (de son existence) est mystérieuse. Ceci englobe l’art de l’éloquence et le talent oratoire, car le discours utilisé et son l’enchaînement des idées sont finement structurés. Cela comprend également la médisance (an-namîma), car dans ce procédé, la finesse et la dissimulation sont utilisées par le médisant (al-nammâme) afin de tromper ceux qu’il médit et pour arriver à ses fins. Cela inclut aussi les amulettes (‘azâ-ime), les nœuds (‘ouqad) que font les sorciers tout en insufflant dessus, s`aidant pour cela des âmes malsaines parmi les djinns afin qu’ils concrétisent – comme ils le prétendent — ce qu’ils veulent comme événements et gains.



Deuxième partie :

Les différences entre le miracle et la sorcellerie se résument ainsi :


1. Le miracle n’est pas l’acte et le produit d’un prophète, c’est en fait une création exclusive d’Allah qui sort de l'ordinaire général des règles d'Allah concernant ses créatures. Des miracles ont été demandés au Prophète r, il dit alors, guidé par son Seigneur :

( En vérité, les miracles n`existent qu`auprès d'Allah. )
(Les bestiaux, v.109)

Il dit à ceux qui s'empressèrent (de voir) ce qu`il leur a été promis comme châtiment de la part d’Allah :

(Ce (le châtiment) que vous voulez hâter ne dépend pas de moi. Le jugement n'appartient qu'à Allah : il tranche en toute vérité et il est le meilleur des juges # dis : ‹si ce que vous voulez hâter dépendait de moi, ce serait affaire faite entre vous et moi.› C'est Allah qui connaît le mieux les injustes.)
(Les bestiaux, v.57-58)

Par contre, la sorcellerie est le produit et l'acte du sorcier, que ce soit des amulettes, de l'éloquence, de la médisance ou autre. Elle a ses causes et ses moyens qui produisent leurs résultats pour celui qui les maîtrise, les connaît parfaitement et les pratique. Elle ne sort pas donc de l'ordinaire et n'est pas contraire à l'ordre universel dans ce qui est de la relation existante entre les causes et leurs conséquences et celle présente entre les moyens et leurs fins.


2. Le miracle apparaît chez une personne qui revendique la prophétie, afin que ce soit un signe de la véracité de son message qui mène à la guidance des gens après qu'ils aient été égarés, qui sort ces gens des ténèbres vers la lumière, et qui oriente vers ce qui leur est bénéfique pour leur croyance, leur corps et leur bien. Par contre, la sorcellerie est un très mauvais comportement ou un gagne-pain ou une illusion par lesquelles le sorcier feinte les gens et les égare. En effet, il les trompe, eux et ceux qui sont sous leur responsabilité. Il pratique (la sorcellerie) pour gagner sa vie de façon illicite, il divise entre les époux et entre les amis, en tout et pour tout, il détériore l'état de la communauté de manière insidieuse sans que les gens se rendent compte de quelque chose.


3. Le comportement de celui avec qui est apparu le miracle est loué, et la fin de sa vie est sereine, son discours et ses actes sont clairs, sa parole est sincère, sa conduite est parfaite, il est généreux, il donne sans compter, en aucune façon, il ne désire ce que possèdent les gens comme biens. Il appelle à la vérité et la défend avec force et courage. Contrairement, le sorcier, a une vie malsaine, et la fin de son existence est désastreuse, il trahie et trompe sans cesse et il est de très mauvaise compagnie. il prend et ne donne pas, il appelle au faux et s'efforce continuellement de ne pas révéler son vrai visage de peur que les gens découvrent son secret. De ce fait, le mal et le désordre qu'il désire ne se concrétisent jamais.


4. Celui avec qui apparaît le miracle, conduit les communautés et les peuples à l'unité et le bonheur. Il les guide sur la voie du bien, et par lui, la sécurité et la paix sont concrétisées et les pays sont libérés et la construction est assurée. A l'inverse, le sorcier est l'adversaire même de l'unité, et le précurseur de la division, des dégâts, des désordres et des troubles. (à suivre…)





Fatawa wa rasaa.il cheikh Abderazzaq `Afifi (page 183)
Traduction de Abdelmalik Abou Adam al-fransi – 13/01/1427 – Joubail – Arabie Saoudite.
Source : salafyoun.com

http://alminhadj.fr/modules/news/article.php?storyid=124
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