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 Adh-Dhihar (Comparer son épouse au dos de sa mère)

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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Adh-Dhihar (Comparer son épouse au dos de sa mère)   Ven 31 Déc 2010 - 14:25

Adh-Dhihar (Comparer son épouse au dos de sa mère)

Cheykh 'Abdel 'Adhdim El Badawi



Chapitre d’Adh-dhihar :

Définition :

En arabe : vient du mot Adh-Dhahru qui signifie le dos.
En islam : le fait qu’un homme dise à sa femme « tu es pour moi comme le dos de ma mère » : autrement dit, tu es interdite pour moi comme ma mère est interdite pour moi.

Divergence des savants quant à Adh-dhihar :
- Premier avis : certains disent qu’Adh-dhihar est prit en compte seulement lorsque l’on parle de la mère.
- Deuxième avis : La plupart des savants disent que cela comprend toutes les femmes interdites de façon continuelle au mariage.


Quelle est la différence entre Adh-dhihar et le fait qu’un homme dise à sa femme « tu es pour moi interdite » ?
La différence est que l’expiation de celui qui dit à sa femme « tu es pour moi interdite » est celle du juron comme vu dans le cours précédant tandis que l’expiation de celui qui dit à sa femme « tu es pour moi comme le dos de ma mère », son expiation est d’affranchir un esclave, s’il ne peut pas qu’il jeune 2 mois consécutif et s’il ne peut pas de nourrir 60 pauvres.

Ainsi la différence est que Al maharim (les femmes qui sont interdites définitivement à l’homme) sont plus interdites que les autres. Ainsi, celui qui à des rapports avec sa mère commet un péché plus grave que d’avoir des rapports avec une femme autre que celles qui lui sont interdites. Donc  le fait qu’un homme dise à sa femme « tu es pour moi interdite comme le dos de ma mère » est une chose très grave d’où l’expiation qui s’en suit.  

A partir du moment où l’homme dit cela à sa femme alors elle lui devient interdite. Il n’a plus le droit d’avoir des rapports avec elle ni de profiter ou de jouir d’elle jusqu'à ce qu’il fasse l’expiation qu’Allah    a cité dans le Qur’an. Et lorsque l’on parle de profiter d’elle on ne parle pas seulement des rapports conjugaux mais cela comprend également le fait qu’il l'embrasse par exemple.

Concernant l’homme qui dit à sa femme « tu es pour moi interdite comme le dos de ma tante », cela rentre également dans Adh-Dhihar puisqu’Adh-Dhihar concerne toutes les femmes qui sont interdites au mariage. (Pour plus de détails revoir le cours 5 ou cela est bien expliqué)


Allah    dit : « Ceux qui comparent leurs femmes au dos de leurs mères puis reviennent sur ce qu’ils ont dit, doivent affranchir un esclave avant d’avoir aucun contact [conjugal] avec leur femme. C’est ce dont on vous exhorte. Et Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. Mais celui qui n’en trouve pas les moyens doit jeûner alors deux mois consécutifs avant d’avoir aucun contact [conjugal] avec sa femme. Mais s’il ne peut le faire non plus, alors qu’il nourrisse soixante pauvres. Cela, pour que vous croyiez en Allah et en Son messager. Voilà les limites imposées par Allah. Et les mécréants auront un châtiment douloureux. » (sourate Al Moujadala, v. 3 et 4)


Quant à celui qui a fait Adh-Dhihar et qui, avant la fin des 2 mois de jeûne, a eu des rapports avec son épouse, il doit jeûner de nouveau durant 2 mois consécutifs. Car Allah   a dit : « Que celui qui ne peut pas jeûne deux mois consécutifs avant qu’il ait des rapports avec son épouse. » (sourate Al Moujadala, v. 4)
Allah   a donné une condition, elle doit donc être respectée.



Le jugement d’Adh-Dhihar :

Le jugement est que cela est interdit dans le Qur’an, la sunna ainsi qu’à l’unanimité des savants.  

Allah    a qualifier adh-dhihar de parole mensongère et blâmable, Il a dit : « Ceux d’entre vous qui répudient leurs femmes, en déclarant qu’elles sont pour eux comme le dos de leurs mères… alors qu’elles ne sont nullement leurs mères, car ils n’ont pour mères que celles qui les ont enfantés. Ils prononcent certes une parole blâmable et mensongère. Allah cependant est Indulgent et Pardonneur. » (sourate Al Moujadala, v. 2)


Dans la Sunna, Khouwayla Binti Malik Ibni Tha3laba (رضي الله عنها) a dit : « Mon mari a fait sur moi Adh-Dhihar. Je suis donc allée me plaindre au prophète  qui m'a dit : « Crains Allah car c’est le fils de ton oncle paternel ». Je n’ai pas eu le temps de partir jusqu'à ce que le coran soit descendu où Allah a dit : « Allah a certes entendu les paroles de celle qui se plaignait de son mari. » jusqu'à la fin du verset où Allah a décrit l’expiation de celui qui fait Adh-Dhihar.
Après la révélation de ce verset le prophète  a dit à Khouwayla bint Malik (رضي الله عنها) : « Alors qu’il affranchisse un esclave ». Elle dit : « Il ne peut pas, O envoyé d’Allah ». Il   dit : « Alors qu’il jeûne deux mois consécutifs ». Elle dit « O Envoyé d’Allah, c’est un vieillard et il n’a pas la force de jeûner ». Il   dit : « Alors qu’il nourrisse 60 pauvres ». Elle dit : « il n’a rien en sa possession qu’il puisse donner en aumône ».
A ce moment là il a été apporté à Aws Ibn Samit un panier fait de feuilles de palmier qui contenait des dattes. Lorsque ce panier a été rapporté à Aws Ibn Samit sa femme dit : « O envoyé d’Allah, je vais l’aider avec un autre panier de dattes ». Le prophète  dit : « Tu as fait une chose bien. Pars et nourrit pour lui 60 pauvres et retourne chez le fils de ton oncle ». (Hadith jugé bon par Sheykh Al Albany RahimahuLlah, sunnan Abu Dawud)

" Mon mari " : Il s'agit de Aws ibn Sâmit, le frère d’Ubada ibn Samit.  

« O envoyé d’Allah, je vais l’aider avec un autre panier de dattes » : Cela car le premier panier n’était pas suffisant pour nourrir 60 pauvres.
Le rapporteur de ce Hadith dit qu’Al 3araq (panier fait de feuilles de palmier) contenait 60 Sa3. Et c’est cette parole que Sheykh Al Albany    n’a pas jugée authentique contrairement au reste du Hadith qu’il a qualifié comme bon. La version authentique est que ce panier avait une contenance d’environ 15 Sa3.
Ainsi Khouwayla Bint Malik  (رضي الله عنها) a complété par un autre panier afin que le total soit de 15 Sa3 puisque le premier panier était incomplet, donc insuffisant pour l’expiation.
Les savants ont donc dit que l’expiation de celui qui fait Adh-Dhihar est qu’il doit donner l’équivalent d’un Mud par pauvre. Ils ont déduit cela du fait qu’Al 3araq contient environ 15 Sa3.


Selon 'Ourwa Ibn Zubayr , il dit : « Aisha  (رضي الله عنها) a dit : « Gloire à Celui dont l’ouïe englobe toute chose. J’ai entendu la parole de Khawoula bint Tha3laba  (رضي الله عنها) et certaines paroles je n’ai pas pu les entendre. Elle s’est plaint de son mari au prophète   en disant : « O Envoyé d’Allah il a usé ma jeunesse, je lui ai donné le plus d’enfants possible et j’étais une femme féconde. Au moment où j’ai vieilli, que mon âge a grandit et que je n’eu plus la possibilité d'avoir d’enfant il a fait Adh-Dhihar sur moi, il a dit que j’étais comme le dos de sa mère. O Allah je me plains à toi de lui.  » Et elle n’a pas eu le temps de sortir jusqu'à ce que Jibril  (‘alayhi salam) ait révélé au prophète  ces versets : « Allah a certes entendu les paroles de celle qui se plaignait de son mari. »

« Gloire à Celui dont l’ouïe englobe toute chose. » : Autrement dit Aisha (رضي الله عنها) dit " Gloire à Allah qui entend toute chose alors qu’il aza wajjal est au dessus du trône, même les chuchotements notamment ceux de Khawoula lorsqu’elle s’est plaint au prophète ".



 Celui qui dit « tu es pour moi interdite comme le dos de ma mère » pour une période déterminée :

Celui qui dit à sa femme « tu es interdite pour moi comme le dos de ma mère pour une durée de … » que ce soit un jour, un mois ou toute autre durée cela est également considéré comme Adh-Dhihar.

Par exemple si un homme dit à sa femme qu’elle est interdite pour lui comme le dos de sa mère pendant 1 mois alors, s’il tient sa parole il n’aura rien d’autre à faire et ne sera pas réprimandé (il n’aura pas d’expiation à faire). Mais s’il a des rapports avec elle durant cette période alors il doit faire l’expiation d’Adh-Dhihar.

La preuve de cela est le hadith de Salama ibn Sakhar Al Bayâdi   qui dit : « J’étais un homme qui avait beaucoup de désirs vis-à-vis des femmes. Et je ne vois pas un homme qui aurait des désirs plus forts que ceux que j’ai. Et lorsque le Ramadhan est arrivé j’ai fais Adh-Dhihar sur ma femme jusqu'à ce que le Ramadhan passe ». Et il dit : « Une nuit je parlais avec elle et une partie de son corps est apparue devant moi et j’ai eu des rapports avec elle suite à cette vision. Le matin ije suis parti voir les gens de ma tribu et je leur ai informé de ce qui s’était passé la nuit passée. J'ai demandé à ces personnes d’aller poser la question au prophète . Ils m'ont répondu : « Nous ne ferrons pas cela, nous avons peur qu’Allah descende un verset sur nous suite à cette question ou que le prophète   nous réprimande fortement. Nous allons te laisser toi et ton péché et va voir le prophète   toi-même et raconte lui ce qui s’est passé ».  Je suis donc sorti voir le prophète   et lui ai informé de ce qui s’était passé. Le prophète a dit : « Est-ce toi qui a fait cela ? » J'ai répondu : « Oui c’est moi O Envoyé d’Allah et je patienterais sur le jugement d’Allah sur moi ». Le prophète a dit : « Affranchis un esclave ». J'ai répondu : « Par celui qui t’a envoyé par la vérité, je suis une personne qui n’a plus d’esclave en sa possession et je ne possède que mes épaules ». Le prophète  a dit alors : « Jeûne 2 mois consécutifs ». J'ai répondu : « O envoyé d’Allah n’est-ce pas le jeûne qui a fait que je sois dans cette situation ? » Et le prophète  a dit : « Donne en aumône à 60 pauvres ou alors nourrit 60 pauvres ». J'ai dit : « O envoyé d’Allah ! Par celui qui t’a envoyé par la vérité nous avons passé la nuit dernière sans dîner ». Et le prophète  a dit : « Va vers celui qui s’occupe des aumônes parmi les Bani Zourayq qui sont des gens de Médine et informe-le de la situation et dit lui qu’il te donne de l’aumône et de cette aumône nourrit 60 pauvres. Et le reste de la nourriture utilise la pour toi et ta famille ». » (Hadith authentique rapporté par Ibn Majah, Abu Dawud et At-Tirmidhi)

« lorsque le Ramadhan est arrivé j’ai fais Adh-Dhihar sur ma femme » : Il a fait cela de peur qu’il ait des rapports avec son épouse pendant la journée de Ramadhan. Il a donc voulu mettre une barrière devant lui se connaissant comme étant un homme qui avait beaucoup de désirs.

 « Nous ne ferrons pas cela, nous avons peur qu’Allah descende un verset sur nous, suite à cette question ou que le prophète   nous réprimande fortement » . : Ils n’ont pas été poser la question car pour eux il s’agissait de quelque chose de grave et ils avaient peur pour eux.

 « O envoyé d’Allah , n’est-ce pas le jeune qui a fait que je sois dans cette situation ? » : autrement dit il ne pourra pas tenir 2 mois consécutifs sans avoir de rapports avec son épouse.


Nous voyons qu’à travers ce Hadith le prophète ne l’a pas réprimandé d’avoir fait Adh-Dhihar mais il lui a reproché le fait d’avoir eu des rapports avec son épouse. Ici nous voyons qu’il a été réprimandé pour un Juron non tenu et que malgré le fait qu’Adh-Dhihar soit interdit, lorsqu’il est dit pour une période il doit être respecté. Et si l’homme ne le respecte pas alors une expiation doit être faite. Mais dans tous les cas l’homme doit se repentir pour cela.



 Adh-Dhihar est une chose propre à l’homme :

Adh-Dhihar est une chose propre à l’homme qui ne peut pas être appliqué à la femme. Ainsi, si la femme dit à son mari « tu es pour moi comme le dos de mon père » cela n’est pas considéré comme Adh-Dhihar.

La preuve est la parole d’Allah : « Ceux d’entre vous qui répudient leurs femmes, en déclarant qu’elles sont pour eux comme le dos de leurs mères… alors qu’elles ne sont nullement leurs mères. » (sourate Al Moujadala, v. 2)







Source : EL-WADJÎZ FI FIQHI AS-SOUNNATI WA AL-KITÂBI EL 'AZÎZ DU CHEIKH 'ABDEL-'ADHDIM EL-BADAWI - Le livre du Mariage -
Cours audio du frère Abou Anas - Source des dourous : http://www.lavoiedroite.com/index.php?option=com_content&view=article&id=109&Itemid=43
Retranscrit par Umm-Loqman
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