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 Les devoirs conjugaux

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Oum Mouqbil
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Date d'inscription : 21/07/2007

MessageSujet: Les devoirs conjugaux    Ven 31 Déc 2010 - 14:16

Les devoirs conjugaux

Cheykh 'Abdel 'Adhdim El Badawi


Chapitre des devoirs conjugaux (Al huququ zawjiya) :  

La famille est la première pièce de la société. Lorsqu’elle est pieuse et bonne alors la société devient pieuse, droite et juste. Mais si la famille dévie du droit chemin et est mauvaise alors la société le sera aussi car la société est composée de familles. C’est pour cette raison que l’islam donne une grande importance à la famille et ordonne tout ce qui fera en sorte de préserver la paix et le bonheur de celle-ci.

Et l’islam considère la famille comme étant une société qui est bâtie par 2 associés. Le premier responsable de cette société est l’homme car Allah dit :
«  Et les hommes ont autorité sur les femmes en raisons des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leur biens, les femmes vertueuses sont obéissantes à leur mari et protègent ce qui doit être protégé pendant l’absence de leur époux avec la protection d’Allah » (sorate An-Nissa, v. 34)

Ici Allah montre que l’homme a autorité sur la femme et ce qui fait que l’homme est considéré comme le premier responsable c’est le fait qu’Allah lui ai donné autorité mais aussi le fait que l’homme doit subvenir aux besoin de sa famille pour qu’elle ne soit pas dans le besoin.  


L’islam a donné à chacun de ces associés des devoirs qu’il a envers l’autre pour que cette « entreprise » perdure et pour qu’elle produise. L’islam a également encouragé et ordonné à chacun de ces 2 associés de s’acquitter de ses devoirs et de savoir fermer les yeux lorsque l’un des 2, manque à ses devoirs de temps en temps.

Après avoir comparé la famille à une société composée de 2 associés qui ont des devoirs l’un envers l’autre, l’auteur sépare cela en 2 chapitres.
- Le premier : Les droits de la femme sur son mari
- Le deuxième : Les droits du mari sur sa femme


Et Allah dit : « Et parmi ses signes il a créé de vous et pour vous des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et a mit entre vous de l’affection et de la miséricorde. » (sourate Ar-Roum, v. 21)

Ce qui est présent comme affection et miséricorde entre des époux ne se trouve pas entre deux autres personnes. Allah aime pour les époux que cela (cette affection) reste entre eux c’est pour cela qu’Allah a légiféré des devoirs que chacun a envers l’autre pour protéger cet amour et cette miséricorde de la séparation et de la discorde.


Allah a dit : « Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance. » (sourate Al Baqara, v. 228)

Ainsi Allah montre que la femme a autant de droits que de devoirs. Cette règle globale montre que la femme est égale à l’homme dans l’ensemble des devoirs sauf dans un cas qu’Allah a cité lorsqu’il dit : « Mais les hommes ont cependant une prédominance sur elles. » (sourate Al Baqara, v. 228)

« une prédominance sur elles. » : Cette prépondérance ce compose de deux choses :
1 - L’autorité qu’Allah a donné à l’homme.
2 - Le fait que l’homme dépense de ses biens et de son argent pour son épouse

Allah dans ce verset dirige et donne des directions et fait comprendre aux hommes que les droits qu’il a sur sa femme sont également des devoirs qu’il a envers elle et vis-versa. Lorsque l’homme demande une chose à son épouse il faut qu’il sache que celle-ci a aussi le droit de demander.


Ibn ‘Abbas dit : « Je m’embellis pour ma femme comme elle s’embellit pour moi. »
Si tu demandes à ta femme de se faire belle pour toi, fait en sorte de te faire beau pour elle. Lorsque tu demandes des choses à ta femme fait en sorte de lui offrir et de lui accorder ce que toi tu demandes, ainsi doit être l’homme avec son épouse.

Le vrai musulman est celui qui reconnait les droits que sa femme a sur lui, comme Allah dit : « Quant à elles, elles ont des droits équivalent à leurs obligations conformément au bien »
Et comme le dit le prophète : « Sachez que vous avez des droits envers vos femmes et que vos femmes ont des droits envers vous. Le musulman fervent, celui qui est motivé à offrir à son épouse une vie conjugale paisible fait toujours en sorte de s’acquitter des devoirs qu’il a envers son épouse sans regarder si son épouse s’acquitte de ses droits ou non, car il a la volonté et la motivation de préserver cette affection et cette miséricorde entre eux, de même qu’il est motivé de ne donner aucune opportunité au diable pour qu’il tente de le séparer de son épouse. » (hadith jugé bon rapporté par At-tirmidhi wa Ibn Majah)

Le prophète dit aussi dans un Hadith authentique, que : " Le Diable qui est installé sur son trône au dessus de l’eau et qui a une armée envoi ses soldats. Assis sur son trône, ses soldats reviennent après leurs missions et chacun fait acte de ce qu’il a fait ou de ce qu’il a tenté de faire. Ceux qui sont proches de lui sont ceux qui auront fait le plus grand mal. Certains soldats viennent et font leur rapport et le diable dit « tu n’as rien fait ». Jusqu'à ce qu’un soldat vienne au diable et dise « j’étais sous ses trousses, je ne l’ai pas lâché (en parlant de l’homme) jusqu'à ce qu’il divorce de sa femme ». Et la le diable dit « toi, toi qui a fait le grand mal qui va faire en sorte que tu seras l’un de mes proches, approches toi. »

Le prophète nous explique de façon claire que le mal qui réjouit le plus le diable est le fait qu’un homme divorce de sa femme, car les conséquences qui en suivent son très souvent néfastes.





Partie 1 : Les droits de la femme sur son mari (= Les devoirs du mari envers sa femmes)


Allah a dit : " Vos femmes ont des droits sur vous. " Et le premier de ces droit est :


1 - L’homme doit offrir à sa femme une vie conjugale paisible dans le bien :

Car Allah a dit : « Et comportez-vous convenablement envers elles. » (sourate An-Nissa, v.19)

" comportez-vous convenablement " : Cela signifie de la nourrir lorsque que l’homme se nourris, de la vêtir lorsque l’homme se vêtit, de l’éduquer selon les préceptes qu’Allah a ordonné dans le coran lorsque l’homme a peur qu’elle s’élève et transgresse les limites.

Parmi cette éducation il y a le fait de lui parler d’une façon correcte sans l’insulter, la charrier ou sans manquer à son honneur. Si suite à cela la femme revient des limites transgressées, qu’il se réjouisse sinon qu’il se sépare d’elle dans le lit.

Le prophète dit dans un Hadith rapporté par Abu Dawud et Ibn Majah qu’il a été questionné sur les droits qu’une femme a sur son mari et il a dit : « C’est de la nourrir lorsque tu te nourris, de la vêtir lorsque tu te vêtis, et ne frappe pas le visage, ne l’insulte pas et ne te sépare d’elle que dans la maison. »

Et Allah a dit « Et séparez vous d’elles dans les lits »
Ce n’est pas parce qu’il y a un différent entre les époux qu’il faut partir de la maison mais ce qui est autorisé est de se séparer du lit.

Ce qui montre le summum du bon comportement et l’augmentation de la foi est le fait que l’homme soit doux et gentil avec son épouse comme l’a dit le prophète : « Les croyants qui ont la foi la plus complète sont ceux qui ont le meilleur comportement et les meilleurs d’entre vous sont ceux qui sont les meilleurs avec leurs épouses. » (Hadith jugé bon, rapporté par At-tirmidhi)

Le fait de bien se comporter envers son épouse est une preuve pour l’homme qu’il a une foi et un comportement complet. Quant à celui qui dénigre sa femme ceci est un signe de sa bassesse et d’un grand manque dans son comportement.


L’homme doit être doux et gentil avec son épouse et doit s'amuser avec. Ceci en prenant en exemple le prophète car il était doux avec Aisha (رضي الله عنها) et courrait avec elle.

Le prophète a demandé a Aisha (رضي الله عنها) de faire une course avec lui et Aisha (رضي الله عنها) a dit : « Et je l’ai dépassé puis une période s’est écoulée et lorsque j’ai prit du poids le prophète m’a alors redemandé de faire une course avec lui et il m’a précédé et il a dit : « Celle-ci est une réponse à l’autre. » (rapporté par Abou Dawoud)

Les savants ont suivit le prophète dans cela notamment Sheikh Mouqbil RahimahuLlah (je pense avoir bien entendu) qui faisait des courses à pied avec ses épouses dans la salle réservée pour les femmes à la mosquée après la prière de Fajr.


Le Prophète a considéré l’amusement comme étant nul sauf lorsqu’il est fait avec la famille. En effet il a dit : « Tout amusement que fait le fils d’Adam est nul sauf 3 : de lancer l’arc, d’entrainer son cheval et de s’amuser avec sa famille car elles font partie du vrai. » (Rapporté par An Nassai wa At Tabarany)  

« Tout amusement que fait le fils d’Adam est nul »: Il ne faut pas considéré que cela est interdit car le Prophète n’a pas dit cela dans ce sens mais plutôt dans le sens ou il n’y a pas d’intérêt et de bénéfice pour la religion sauf les 3 choses cités ci-dessus.
- Le tir à l’arc et l’entrainement du cheval permettent de s’entrainer pour la guerre.
- L’amusement avec la famille permet de maintenir l’affection et la miséricorde qu’il y a entre le mari sa femme et sa famille. Ainsi l’amusement de la famille est un amusement récompensé par Allah tabaraka wa ta’ala.

Quant aux autres amusements, par exemple de courir, faire des concours avec sa femme ou autre cela est autorisé tant que les interdits d’Allah ne sont pas dépassés et que l’homme ne néglige pas ses prières.



2 - Que le mari patiente sur le mal qu’elle pourrait faire et qu'il lui pardonne se qui pourrait émaner d’elle comme erreur ou déviation :  

Le prophète a dit : « Qu’un croyant ne s’énerve pas envers une croyante. S’il déteste en elle certains comportement il en accepte et agrée d’autres » (rapporté par Mouslim)


Le prophète dit aussi : « Acceptez mon conseil envers les femmes qui est de bien se comporter envers elles car elles ont été crée d’une côte et ce qu’il y a de plus tordu dans une côte c’est sa partie supérieure. Si tu t’empresses de la redresser alors tu la casseras et si tu laisses cette côte comme elle est, elle ne cessera de se tordre. Comportez vous avec vos femmes de la meilleure des façons. »

Ainsi le prophète nous montre que si l’homme voit en sa femme des comportements mauvais il ne doit pas s’empresser d’être dur car cela ferra casser cette côte. Et dans une autre version du Hadith le prophète a dit :« Et sa cassure est le divorce. »

« Si tu laisses cette cote comme elle est, elle ne cessera de se tordre » : Cela montre que l’homme doit conseiller sa femme et trouver le juste milieu qui permettra de préserver le lien avec son épouse mais également des conseils qui lui permettront de revenir de son égarement.

Certains Salafs (qu'Allah leur fasse miséricorde) ont dit : « Sache que le bon comportement avec ta femme ce n’est pas le simple fait de ne pas lui porter atteinte mais c’est de patienter sur le mal qui pourrait émaner d’elle et d’être doux et gentil lorsqu’elle s’élève et lorsqu’elle s’énerve. »

Certaines femmes du prophète le reprenaient et s’éloignaient de lui jusqu'à la nuit. Le prophète lui aussi était confronté à cela, ses épouses avaient de la répartie envers lui. Malgré cela le prophète patientait et était doux envers elles et répondait de la meilleure des façons. Et le fait que certaines de ses épouses le reprenait et s’éloignaient de lui durant toute une journée est authentique car rapporté dans Al Bukhary wa Mouslim.



3 - Que le mari la protège de tout ce qui pourrait lui porter atteinte :

Le mari doit l’interdire de sortir dévoilée et de montrer aux autres ce que, ni Allah ni son prophète n’ont autorisé de montrer. De même elle ne doit pas se mélanger aux hommes qui lui sont autorisés au mariage. Il doit la protéger et faire en sorte qu’elle préserve son bon comportement et une religion droite.
Il ne doit pas mettre à sa disposition ce qui pourrait la faire dévier et lui faire désobéir à Allah et à son messager car il est responsable de sa femme et doit la protéger.

Allah dit : « Les hommes ont autorité sur les femmes. » (sourate An-Nissa, v. 34)

Le fait d’avoir autorité n’est pas simplement le fait d’avoir le dernier mot lorsqu’il y a divergence sur un sujet. Qui dit autorité, dit responsabilité, et l’homme aura à rendre des comptes pour les actes de sa femme.

Le prophète a dit : « Et l’homme est un berger dans sa famille et il est responsable de son troupeau. » (rapporté par Al Boukhari et Mouslim)

Ainsi nous voyons que le mot autorité a bien 2 sens :
- le fait que l’homme est prépondérance sur sa femme.
- le fait que l’homme protège sa femme du blâmable et de la désobéissance envers Allah.



4 - Le mari doit enseigner à sa femme les choses obligatoires de la religion et lui autoriser d’assister aux assises de science :

Ceci car le besoin qu’elle a de rectifier sa religion et de purifier sa personne et son âme n’est pas moins important que le besoin de boire ou de manger que son mari doit lui offrir. Autrement dit le besoin qu’a la femme d’apprendre sa religion et de purifier son âme n’est pas plus petit que celui qu’elle a de se nourrir. Et cela est un devoir du mari envers sa femme.

Allah dit : « Ô vous qui avez cru! Préservez vos personnes et vos familles, d’un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres. » (sourate At-Tahrîm, v.6)

La femme fait parti de la famille et la préservation du feu se fait avec la foi et les actes pieux. Or pour que les actes soit pieux ils doivent être précédés de science et de connaissance afin qu’ils soient fait selon les préceptes de la religion.

Pour qu’un acte soit pieux il faut :
- qu’il soit sincère.
- qu’il soit en concordance avec la sunna du prophète . Et pour qu’un acte soit en concordance avec la Sunna de notre prophète il faut au préalable avoir la science et la connaissance de comment le prophète effectuait un acte pour ensuite pouvoir l’appliquer de la même façon.

   
5 - Le mari doit lui ordonner d’appliquer la loi d’Allah et d’être droite dans la religion d’Allah

Le mari doit également faire en sorte que son épouse préserve ses prières car Allah dit dans le Qur’an : « Et commande à ta famille la Ṣalāt, et fais-la avec persévérance (Al istibar). » (sourate Ta-ha, v. 132)

" Al istibar " : C'est le fait de redoubler de patience.

Le fait d’ordonner à sa famille de faire la prière est quelque chose que l’homme devra faire sans cesse et si Allah demande de redoubler d’effort dans la prière cela prouve que c’est quelque chose de difficile. L’homme devra souvent dire de faire la prière l’heure, de la faire correctement et de la faire en concordance avec la sunna du prophète . Mais le fait de redoubler de patience s’applique plus aux enfants qu’a l’épouse car si elle est pieuse quelques rappels suffisent pour la reprendre.

Comme l’a dit le prophète : « Ordonnez à vos enfants de faire la prière à l’âge de 7 ans »
Et les enfants ont besoin d’un rappel quotidien.



6 - L’homme doit autoriser à la femme de sortir en cas de besoin :

Ex : rendre visite à sa famille, si elle désire assister à la prière en groupe de la mosquée, de rendre visite aux voisins.

Conditions : L’homme accepte cela si lorsque sa femme sort il :
- Lui ordonne de mettre son voile islamique et de ne pas sortir dévoilée
- Lui interdit de se parfumer
- La met en garde contre le fait de se mélanger aux hommes et de leur serrer la main
- La met en garde de ne pas regarder la télévision et d’écouter la musique
- De ne pas désobéir à Allah subhan wa ta’ala de manière générale.

Mais l’homme ne doit pas interdire à sa femme d’assister à la prière à la mosquée lorsqu’elle le demande comme l’a dit le prophète : « N’interdisez pas aux servantes d’Allah les maisons d’Allah »



7 - Le mari ne doit pas dévoiler les secrets de sa femme et ne pas dire ses défauts :

Ceci car il est le garant de sa femme et il doit la préserver et la défendre. Les secrets les plus interdits au dévoilement sont les secrets lors des relations intimes entre les époux.

Asma bint Yazid (رضي الله عنها) était chez le prophète et il y avait des hommes et des femmes qui étaient assis. Le prophète s’est exprimé : « Peut être qu’un homme dit ce qu’il fait avec sa famille ou peut être qu’une femme informe de ce qu’elle a fait avec son mari. » Ils se sont alors tous tu. Et Asma bint Yazid (رضي الله عنها) a dit : « Oui je jure par Allah, O envoyé d’Allah elles disent ce qu’elles font et ils disent ce qu’ils font. » Le prophète a dit : « Ne le faite pas car cela est comparable à un diable qui rencontre une diablesse dans la rue et qui a des rapports avec elle aux yeux des gens. » Hadith Sahih

« Peut-être qu’un homme dit ce qu’il fait avec sa famille » : Signifie les rapports intimes



8 - Le mari doit se concerter avec son épouse lorsque des décisions doivent être prises :

La concertation est davantage demandée lorsque la décision concerne le couple ou les enfants. Ceci doit être fait en prenant pour exemple le prophète car il concertait ses épouses et prenait en compte leurs avis. Ainsi si l’homme fait cela il suit le prophète .

(Rapporté par Al Bukhary wa Abu Dawud dans un Hadith authentique)
Le jour d’Al Hudaybiya, lorsque le prophète termina d’écrire un accord de paix entre lui et les mushrikin, il :swas:consulta son épouse Ummu Salama (رضي الله عنها) sur un problème rencontré.

" Al Hudaybiya " : Endroit proche de la Mecque. Il se nomme ainsi car il y a un puit du même nom.
Comme cela est rapporté dans un long Hadith rapporté dans Sahih Al Bukhary. Le prophète et ses compagnons (رضي الله عنهم) s’étaient rendu à Al Hudaybiya pour faire une Omra. Arrivés là bas des hommes de Kuraich sont venus vers le prophète et lui ont dit que Kuraich s'était préparé à le combattre. Le prophète a dit : « Nous ne sommes pas venu pour combattre mais nous sommes venus pour faire la Omra. ». Les Kuraich refusèrent cela et donc le prophète proposa de faire un accord de paix et dit qu’il acceptait de ne pas faire la guerre avec eux mais que s’ils refusaient alors il serait contraint de les combattre. Les Kuraich ont donc accepté à condition que les musulmans acceptent d’autres clauses.

Des émissaires ont été envoyés par Kuraich vers le prophète pour imposer certaines choses au prophète . Celui-ci dit aux Kuraich de les laisser faire la Omra. Les Kuraich refusèrent mais dirent qu’ils les laisseraient faire la Omra l’année suivante. Et le prophète accepta.

Une des conditions données par les Kuraich était que ceux qui viendraient de la Mecque vers Médine ne devraient pas être acceptés par le prophète et qu’il devrait leur dire de retourner d’où ils venaient. Une autre condition était que ceux qui viendraient de Médine vers La Mecque devraient restés avec les Kuraich et ne pourraient plus retourner.

Le prophète accepta et cela étonna les compagnons (رضي الله عنهم). Comment des personnes qui partent en embrassant l’Islam de la Mecque vers Médine devraient retournés d’où ils venaient ?

Omar a même dit : « Tu es l’envoyé d’Allah. » Le prophète a dit : « Oui je suis l’envoyé d’Allah ». « Pourquoi alors rends-tu aux mouskrikin des personnes qui viennent vers toi ? » dit Omar. Le prophète dit : « Je suis l’envoyé d’Allah et je ne lui désobéit pas. »

Les savants ont déduit de cela que le prophète prit ces décisions qui sont difficiles par révélation d’Allah. Ainsi ces décisions ont été prises par Allah. Cela a beaucoup marqué les compagnons (رضي الله عنهم) car le prophète leur avait dit qu’ils ferraient l’Omra, le Tawwaf… Omar a dit : « Ne nous as-tu pas dit que nous allions faire l’Omra et que nous allions faire le Tawwaf autour de la Kaaba ? » Le prophète a dit : « Oui mais l’année prochaine. »

Après le prophète a donc écrit un pacte avec Kuraich et le prophète a dit à celui qui écrivait d’écrire « BismiLlahi ar-Rahman ar-Rahim ». Les Kuraich ont dit : « On ne connaît pas Ar Rahman. Ecrit plutôt : « Bismika-Llahoum – Au nom de toi O Allah ». Les compagnons  (رضي الله عنهم) ont dit « Non on écrira  BismiLlahi ar-Rahman ar-Rahim » Le prophète a dit : « Ecrivez Bismika-Llahoum puis Muhammadoun RassoulouLlah ». Kuraich ont dit : « Nous n’acceptons pas ce terme RassoulouLlah car si nous l’acceptions nous ne t’aurions pas empêchez d’entrer à la Mecque » Le prophète a dit : « N’écris pas RassoullouLlah mais Muhammad Ibn AbdiLlah » Puis il a ajouté : « Je jure par Allah que je suis l’envoyé d’Allah même si vous me traitez de menteur. » Et il dit à celui qui écrivait le pacte « Ecrit Muhammad Ibn AbdiLlah. »

Ce pacte de paix d’Al Hudaybiya était très difficile pour les compagnons (رضي الله عنهم) car ils voulaient faire l’Omra et s’étaient préparés pour cela. Par le refus de Kuraich ils se sont sentis humiliés et abaissés. Une fois le pacte écrit le prophète dit à ses compagnons : « Levez-vous et égorgez vos bêtes et rasez vos têtes. » autrement dit l’Omra se termine ici. Le prophète dit cela 3 fois, mais personne ne s’est levé.
Une fois rentré chez lui, le prophète a rencontré Ummu Salama (رضي الله عنها) son épouse et lui a rapporté ce qui s’était passé lorsqu’il avait demandé à ses compagnons (رضي الله عنهم) de se lever mais que ceux-ci refusèrent.

Ummu Salama (رضي الله عنها) a dit : « Aimerais-tu O envoyé d’Allah qu’ils t’obéissent ? Sors et ne parle à personne jusqu'à ce que tu égorges ta bête, que tu appelles ton coiffeur et qu’il te rase la tête. ». Le prophète sorti et fit cela puis en le voyant ses compagnons (رضي الله عنهم) en firent de même.

Al Hafidh Ibnou Hajar, dans son livre « Fathul Bari » (explication de Sahih Al Bukhary), a rapporté beaucoup de choses que l’on peut tirer de ce long Hadith :

Quant au refus des compagnons (رضي الله عنهم) de faire ce que le prophète leur avait demandé l’on peut comprendre que :
- Peut être que les compagnons (رضي الله عنهم) ont cru que cela était une chose préférable.
- Ils (رضي الله عنهم) espéraient qu’une révélation arrive au prophète pour abolir cet acte de paix ou le restreindre afin de pouvoir faire l’Omra. Cela car ils étaient en état d’Ihram et que les révélations descendait souvent sur le prophète à cette époque.
- Les compagnons (رضي الله عنهم) étaient tellement destabilisés par ce qui leur était arrivé qu’ils étaient prit par leurs pensées et n’ont pas fait attention à ce que le prophète leur avait dit.

Et l’auteur dit : « Et ainsi Allah a fait en sorte qu’après que le prophète ait prit l’avis d’Ummu Salama (رضي الله عنها) un grand bien s’en suit c'est-à-dire que le prophète a obtenu de ses compagnons (رضي الله عنهم) se qu’il voulait. »



9 - Le mari doit rentrer de suite après la prière de l’Ishaa et ne doit pas rester tard la nuit en dehors de la maison conjugal car cela porte atteinte à la femme et la dérange :

Si l’homme rentre tard la nuit et si cela arrive très souvent cela peut faire que la femme ait des doutes sur son mari et sur ce qu’il fait. Plus encore l’homme ne doit pas veiller la nuit dans la maison loin de sa femme sans dormir avec elle. Ceci même si l’homme veille en prière, il doit donner son droit à son épouse sans être empêcher de prier tout de même une partie de la nuit comme l’a dit le prophète : « Quant à moi je dors et je prie. »

Le prophète a reproché à AbduLlah ibn Amr le fait qu’il veille trop longtemps la nuit et qu’il s’éloigne de sa femme en priant Allah toute la nuit. Il doit trouver le juste milieu entre l’adoration nocturne et le fait de dormir au coté de sa femme. Il dit : « Tu as envers ton épouses des devoirs »



10 - Le mari doit être juste envers elle et sa coépouse si elle en a une :

Cela dans la nourriture, la boisson, les vêtements, leur maison, dans le fait de dormir avec elle... Il est interdit à l’homme de manquer à cela et d’être injuste envers l’une de ses femmes.

Le prophète a dit : « Celui qui a deux femmes et qui penche vers une plus que l’autre il viendra le jour du jugement avec la moitié de son corps qui sera abaissée vis à vis de l’autre. » (rapporté par Abou Dawoud, at-Tirmidhi et An-Nassa-i)

L’auteur parle aux hommes et dit : « Mes frères en Islam, ceci sont les droits de vos femmes envers vous et il est obligatoire pour vous de redoubler d’efforts pour vous acquittez de ses devoirs envers elles et de ne pas diminuer vos efforts dans cela car de vous acquitter de ses devoirs envers vos femmes seront la cause d'une vie conjugale agréable et joyeuse. Cela permet d’avoir une stabilité dans les maisons et d’avoir une paix ainsi que d’éliminer des maisons conjugales tout problème qui souvent vous énervent, vous préoccupent et éliminent votre repos, votre sérénité, l’affection que vous avez avec vos épouses et la miséricorde qui est dans le couple. Et de même que nous rappelons aux femmes de l’importance de savoirs fermer les yeux sur certains manquements de leurs époux sur leurs droits et de répondre à un manquement de leur mari par le fait de mieux les servir et d’être à leur service. »

L’auteur dit donc que la femme ne doit pas répondre aux manquements de son mari sur ses droits par un manquement envers les droits que son mari a sur elle. Au contraire elle doit répondre au mal par le bien. Cela doit la motiver pour accomplir les devoirs qu’elle a envers son mari pour qu’elle n’ait rien à se reprocher et que la seule personne blâmable par la suite soit son mari. La bonne entente sera de la sorte préservée.

Ainsi cela pourra faire réfléchir l’homme quant à ses manquements. Or si la femme répond au mal par le mal, le couple rentrera dans un troue noir duquel ils ne pourront sortir.








Partie 2 : Les droits de l’homme sur sa femme (= les devoirs de la femme envers son mari)


Le droit que l’homme a envers sa femme est immense et cela est montré dans le Hadith d'Abu Said qui dit que le prophète a dit : « Le droit que le mari a envers sa femme est que si sa femme léchait un ulcère sur la peau de son mari elle ne se serait pas acquitté des droits que son mari a sur elle. » (rapporté par Al Hakim et autres)


1 - La femme doit obéir à son mari dans le bien tant qu’il ne s’agit pas d’une chose blâmable dans la religion :

La femme intelligente est celle qui rend immense ce qu’Allah et son prophète ont rendu immense. C’est celle qui donne à son mari la valeur qu’il a. C’est celle qui fait des efforts pour obéir à son mari car l’obéissance à son mari est un acte qui lui permet d’entrer au paradis.


Le prophète a dit : « Lorsque la femme prie ses 5 prières, jeune son mois de ramadan, préserve ses parties génitales et obéit à son mari il lui sera dit : " Entre au paradis par la porte que tu voudras." »

Puis l’auteur dit : « Réfléchis donc chère sœur musulmane comment le prophète a fait de l’obéissance au mari un acte qui permet d’accéder au paradis, comme la prière et le jeûne. Accentue donc dans son obéissance et évite de désobéir à ton mari car dans la désobéissance au mari il y a la colère d’Allah »


Le prophète a dit : « Je jure par celui qui détient mon âme dans sa main que nul homme qui appelle sa femme pour un rapport intime et qu'elle refuse sans que Celui qui est dans les cieux ne soit en colère contre elle jusqu'à ce qu’il soit satisfait d’elle. » (Rapporté par Mouslim)

« Jusqu’à ce qu’il soit satisfait d’elle » : signifie jusqu'à ce que le mari soit satisfait de sa femme.


Il est donc obligatoire à la sœur musulmane d’adorer Allah en obéissant à son mari tant que ce qu’il ordonne n’est pas contraire à la religion. Les savants disent que l’obéissance de la femme envers son mari est une obéissance totale dans le bien. Par exemple, si l’homme dit à sa femme la nuit « lève toi et prie 10 raka’at » alors ces 10 raka’at deviennent obligatoires pour elle. Donc la femme qui obéit à son mari est une femme qui obéit à Allah et à son envoyé. Si elle ne fait pas ce que sont mari lui a ordonné elle est une femme qui a commit un péché.

Mais l’homme demande à sa femme de prier 10 raka’at (ou un autre ordre) ne doit pas manquer de comportement vis-à-vis d’elle. Par exemple il ne doit pas être en train de ronfler lorsqu’elle prie mais la moindre des choses est de prier aussi avec elle. Allah a dit : « O vous qui avez cru pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas. » Et c’est un grave péché auprès Allah de dire quelque chose que l’on ne fait pas.


L'obéissance au mari ne s'applique pas dans la désobéisance à Allah :
Parmi les choses interdites que la femme ne doit pas faire, même avec l'ordre de son mari, il y a :

• Interdiction de s’épiler les sourcils : Si la femme obéit à son mari lorsqu’il lui demande de s’épiler les poils du visage (le plus souvent les sourcils) pour qu’elle soit plus belle à ses yeux elle ne doit pas le faire. Le prophète à maudit celles qui s’épilent les poils du visage et celles qui les épilent.

• Interdiction d’enlever son voile même si le mari le demande par envie de se venter sur la beauté de sa femme aux gens : Le prophète a dit  : « Il y a deux catégories de gens faisant partie de ma communauté et qui feront parti des gens de l’enfer que je n’ai pas encore vu. Des hommes qui ont des fouets semblables à des queues de vaches avec laquelle ils frappent les gens, et des femmes qui sont habillées et nues en même temps, leurs têtes sont comparables à des bosses de dromadaires qui penchent à droite à gauche. Elles n’entreront pas au paradis et n’en sentiront pas l’odeur alors que son odeur peut être sentie de telle ou telle distance » (Rapporté par Mouslim)

« Hommes qui ont des fouets semblables à des queues de vaches avec laquelle ils frappent les gens » : signifie les gouverneurs qui envoient des gens pour fouetter le peuple pour l’offenser.

« Femmes qui sont habillées et nues » : Les savants disent que se sont soit des femmes qui sont habillées de façon moulante de telle sorte que les formes du corps apparaissent. Ou bien des vêtements courts qui ne cachent pratiquement rien.

« Leurs têtes sont comparables à des bosses de dromadaires » : Les savants ont dit que se sont les femmes qui font des coupes et qui mettent leurs cheveux au dessus de leur tête de telle sorte que lorsqu’elles marchent leurs cheveux vont à droite, à gauche.

• Interdiction d’avoir des rapports avec son mari tout en ayant ses menstrues : ou d’avoir des rapports dans un endroit non autorisé par Allah (autre que le vagin, voir cours 3). S’il nous ordonne cela il convient donc de lui désobéir.
Le prophète   a dit : « Celui qui a des rapports avec une femme qui a ses menstrues ou qui pratique la sodomie ou qui va voir un astrologue et croit en ce qu’il lui a dit, il a alors mécru en ce qui a été révélé à Muhammad. »

• Interdiction de se montrer devant les hommes si le mari nous le demande et de se mélanger à eux ainsi que de leur serrer la main :
Allah a dit : « Et si vous leur demandez (à ses femmes) quelque objet, demandez-le leur derrière un rideau. » (sourate Al ahzab, v. 53)

Le prophète a dit en parlant aux hommes : « Faites attention à ne pas entrer chez les femmes. » Il a été dit : « O envoyé d’Allah ! Que penses-tu d’Al Hamu ? ». Le prophète a dit « Al Hamu c’est la mort. » (Hadith authentique rapporté par Al Bukhary wa Mouslim)

« Al Hamu » : c’est-à-dire les proches du mari : Neveux, cousins, frères, oncles…

L’auteur dit en parlant à la femme musulmane : « Fait de même pour tout ce qui est une désobéissance et tout ce qui contredit la religion d’Allah , c’est à dire fait ainsi pour toutes les désobéissances d’Allah lorsque ton mari t’appel à cela. Ne lui obéit pas ! Et ne soit pas la victime de ton obéissance à ton mari et que ton obéissance à ton mari ne te pousses pas à lui obéir dans la désobéissance à Allah car comme l’a dit le prophète : « L’obéissance est dans le bien et point d’obéissance à une créature lorsqu’il appel à une désobéissance du créateur »



2 - La femme doit préserver l’honneur de son mari ainsi que son propre honneur :

Car lorsqu’elle porte atteinte à son honneur, elle porte atteinte à celui de son mari. La femme doit prendre soin de l’argent de son mari, de ses biens, de ses enfants ainsi que de toutes les tâches en rapport avec la maison.

Allah dit : « Et les vertueuses, celles qui préservent ce qu’Allah leur a autorisé de préserver »

Le prophète a dit : « La femme est une bergère dans la maison de son mari et elle est responsable de son troupeau. »



3 - La femme doit s’embellir devant lui et se faire belle pour lui et doit être souriante envers lui :

La femme ne doit pas se montrer à l’homme dans une apparence qu’il déteste car At-Tabarani (rahimahuLlah) a rapporté dans son Mu3jam :

Selon AbdiLlah ibn Salam , le prophète a dit : « Les meilleures des femmes sont celles qui te réjouissent lorsque tu les regardes, qui t’obéissent lorsque tu leur ordonnes et celle qui prennent soin de ta famille et de tes biens lorsque tu es absent. » (Hadith authentifié par Al Albany dans Sahih Jami3)

Le plus étonnant est lorsque sa femme se laisse aller dans sa maison en présence de son mari et ne prend pas soin d’elle. Alors que lorsqu’elle sort elle s’embellit au point que des personnes ont dit vrai lorsqu’ils disent « un singe dans la maison et une gazelle dehors. »
« Un singe dans la maison et une gazelle dehors » : Il s’agit d’un proverbe encore présent à notre époque désignant les femmes qui agissent de la sorte.



4 - La femme doit rester chez elle dans sa maison et ne doit pas en sortir même pour aller à la mosquée qu’après avoir eu sa permission :

Allah dit : « Restez dans vos foyers » (en parlant aux femmes) (sourate Al Ahzab, v.33)



5 - La femme ne doit pas autoriser à quelqu’un d’entrer chez elle sans l’autorisation de son mari :

Le prophète a dit : « Il est parmi vos droits sur elles, qu’elles ne doivent pas faire rentrer chez vous des personnes que vous détestez »

Même s’il s’agit par exemple d’une tante de la femme, qui est susceptible d’apporter du mal et si le mari a interdit de la faire entrer alors il ne faut pas le faire.
Et ceci n’est pas considéré comme de couper les liens avec la famille car rien ne l’empêche d’aller la voir chez elle.



6 - La femme doit préserver son argent et prendre soin de celui-ci ainsi que de ses biens. De plus elle ne doit donner en aumône de ses biens  qu’après son autorisation :

Le prophète a dit : « Qu’une femme ne donne pas en aumône des choses étant dans la maison de son mari sauf après son autorisation. » Il a été dit : « O Envoyé d’Allah ! Même la nourriture ? ». Il a dit : « Ceci est le meilleur de nos biens. » (Hadith Hassan, Rapporté par At-Tirmidhi, Abu Dawud wa Ibn Majah)

La femme n’a également pas le droit de donner en aumône de son propre argent (celui de la femme) sans que le mari en ait donné l’autorisation.

Le prophète a dit : « Il n’appartient pas à une femme de donner de son argent sauf avec l’autorisation de son mari. » (Hadith jugé bon par Sheykh Al Albany dans Sahiha)



7 - La femme ne doit pas jeûner un jeûne surérogatoire en présence de son mari sans son autorisation :

Le prophète a dit : « Il n’est pas autorisé à une femme de jeuner en présence de son mari sans son autorisation » (Hadith authentique rapporté par Al Bukhary)



8 - La femme ne doit pas rappeler à son mari un bien qu’elle aurait donné pour sa maison ou ses enfants :

Le fait de rappeler un bienfait annule la récompense. La preuve est la parole d'Allah : « Ô les croyants ! N’annulez pas vos aumônes par un rappel ou un tort, comme celui qui dépense son bien par ostentation devant les gens sans croire en Allah et au Jour dernier. Il ressemble à un rocher recouvert de terre: qu’une averse l’atteigne, elle le laisse dénué. De pareils hommes ne tirent aucun profit de leurs actes. » (sourate Al Baqara, v. 264)

Autrement dit, Allah dit que celui qui rappel à quelqu’un un bienfait qu’il a fait, est comparable à un rocher ou il y a de la terre (La terre = récompense) puis ensuite la pluie efface la terre, donc la récompense disparait.



9 - La femme doit se contenter du peu et accepter ce qu’il y a de présent et elle ne doit pas demander à son mari de donner plus qu’il ne le peut :

Allah dit : «  Que celui qui est aisé dépense de sa fortune; et que celui dont les biens sont restreints dépense selon ce qu’Allah lui a accordé. Allah n’impose à personne que selon ce qu’Il lui a donné, et Allah fera succéder l’aisance à la gêne. » (sourate At-Talâq, v. 7)

« Allah fera succéder l’aisance à la gêne » : Ferra passé de la facilitée à la difficulté.

Dans ce verset Allah dit de celui qui a de l’argent qu’il lui est autorisé de profiter de son argent, il a le droit de se faire plaisir. Quant à celui qui a des moyens restreints Allah ne veut pas lui imposer plus qu’il ne le peut.

Ainsi la femme doit savoir se contenter de ce qu’il y a à la maison, doit prendre en considération le revenu de son mari et ne doit pas demander des choses que son mari ne peut acheter.



10 - La femme doit procéder à l’éducation de ses enfants de la meilleure des façons :

Ceci en patientant et en ne s’énervant pas contre eux devant son mari. Elle ne doit également pas invoquer Allah ta’ala contre eux ni les insulter car cela porterait atteinte à son mari.

Le prophète a dit : « Lorsqu’une femme porte atteinte à son mari dans cette vie d’ici bas, une de ses femmes parmi Al Huru al 3ayn (les houris) dit (à l'épouse) : « Ne lui porte pas atteinte, qu’Allah te tue car ce n’est qu’un invité chez toi et il va bientôt se séparer de toi pour venir à nous. » (Hadith authentique rapporté par At-Tirmidhi)

« Qu’Allah te tue » : Cela est cité ainsi pour montrer l’importance de la chose mais le sens même de la phrase n’est pas voulu (cela fait partie des expressions arabes, comme lorsque le Prophète a dit à Mou'adh : "Que ta mère te perde Ô Mou'adh")

Concernant Al Huru-l-3ayn, les savants disent que la femme pieuse qui rentrera au paradis sera meilleure que les Houris.

Sheykh Utheymin RahimahuLlah dit : « La femme pieuse a un degré élevé chez Allah . Lorsqu’elle entrera au paradis elle aura un degrés plus élevé que les femmes d’Al Huru-l-3ayn ».


Est-ce que l’homme sera avec sa femme au paradis ?
Oui ! La preuve est entre autre la parole du prophète qui dit : « La personne sera avec celui qu’il aura aimé dans cette vie d’ici bas. »
Mais il y a aussi la parole d’Allah lorsqu’Il parle de l’invocation des anges faites envers les gens du paradis : « O Allah fait les entrer dans le paradis de 3adn que tu leur a promis ainsi que ceux qui ont été vertueux parmi leurs pères, leurs épouses et leurs progénitures. »
Allah ta’ala dit également : « Et ceux qui ont cru et ceux qui les auront suivi parmi leur progéniture dans la foi nous les rassembleront avec leur progéniture. »

Autre preuve de la sunna, l’invocation faite lors de la prière funéraire : « Change lui une maison au paradis par une maison meilleure que sa maison d’ici bas. Par une famille meilleure au paradis que sa famille d’ici bas et une femme qui sera meilleure que sa femme d’ici bas. »
Lorsque l’on prie sur une femme on demande pour elle un mari meilleur au paradis que celui qu’elle avait ici-bas.
Les savants disent que l’invocation envers la femme doit être comprise par : « O Allah ! Accorde-lui le même mari qui aura des qualités meilleures que celles qu’il avait dans cette vie d’ici bas » Donc la femme aura toujours le même mari que celui qu’elle avait ici bas sauf qu’il sera meilleur.

La question a été posée aux savants quant au fait de savoir si la femme aura plusieurs maris au paradis. Il faut savoir que c’est une question qui à la base ne doit pas être posée car il n’y a aucun texte la dessus et un musulman doit croire en Allah et avoir confiance en lui. Les savants ont donc dit qu’elle sera avec son mari au paradis, quant au fait de savoir si elle aura plusieurs maris ou non Allahu a3llem.

Le prophète a dit : « Il y a au paradis ce que nul œil n’a vu, nul oreille n’a entendu et ce qu’aucun cœur n’a ressenti. »



11 - La femme doit avoir de bonnes relations avec les parents du mari ainsi que ses proches :

Celle qui a de mauvaises relations ou un mauvais comportement envers eux alors elle ne se sera pas bien comporter envers son Mari. Un manque de comportement envers ses proches relève d’un manque de comportement envers lui.
Ceci est valable aussi dans le sens contraire bien que cela n’est pas été cité plus haut. L’homme doit bien se comporter envers les parents et les proches de son épouse.



12 - La femme ne doit pas se refuser à lui lorsqu’il l’a demande :

Le prophète a dit : « Lorsqu’un homme fait des avances à sa femme et l’appelle pour avoir des relations intimes et qu’elle ne répond pas à son appel, puis qu’il s’endorme en étant en colère contre elle, alors les anges la maudissent jusqu’au matin. » (Rapporté par Al Bukhary wa Mouslim)

Le prophète dit aussi : « Lorsqu’un homme fait des avances à son épouse pour avoir des rapports intimes, qu’elle lui réponde même si elle est au four. » (Hadith authentique rapporté par At-Tirmidhi)

« Même si elle est au four » : même si la femme prépare du pain (à manger), qu’elle le pétrie et est au four alors elle doit abandonner cela et répondre aux avances de son mari.



13 - La femme ne doit pas trahir les secrets de son mari comme les secrets de la maison. :

Elle ne doit rien dire de cela et comme vu précédemment le plus dangereux des secrets est celui concernant les rapports intimes

Asma bint Yazid (رضي الله عنها) était chez le prophète et il y avait des hommes et des femmes qui étaient assis. Le prophète  s’est exprimé : « Peut être qu’un homme dit ce qu’il fait avec sa famille ou peut être qu’une femme informe de ce qu’elle a fait avec son mari. » Ils se sont alors tous tu. Et Asma bint Yazid (رضي الله عنها) a dit : « Oui je jure par Allah, O envoyé d’Allah elles disent ce qu’elles font et ils disent ce qu’ils font. » Le prophète a dit : « Ne le faite pas car cela est comparable à un diable qui rencontre une diablesse dans la rue et qui a des rapports avec elle aux yeux des gens. » (Hadith Sahih rapporté par Ahmad)



14 - La femme doit faire tout son possible pour préserver la vie conjugale et elle ne doit pas demander le divorce sans raison valable sauf en cas de grande nécessité :

Selon Thawbân , le prophète a dit : « Toute femme qui demande le divorce à son mari dans une chose lorsqu’il n’y a pas de mal, alors l’odeur du paradis lui sera interdite. » (Hadith authentique rapporté par At-Tirmidhi et Abu Dawud)


Le prophète dit aussi : « Al Mukhtali3at (celles qui demandent Al Khu3l) se sont elles les hypocrites. » (rapporté par at-Tirmidhi)

« Al Mukhtali3at » : celles qui demandent Al Khu3l qui est le fait de se retirer de son mari en donnant une compensation afin de le dédommager du préjudice. Ce Hadith doit être compris dans le sens ou ce sont des femmes qui demandent Al Khu3l sans raison valable.

Lorsqu’une femme ne peut plus supporter son mari et que cela est justifié alors elle a le droit de faire Al Khu3l. Cela est appelé Al Khu3l car la femme est considérée comme un vêtement pour son mari tout comme son mari l’est pour elle. Comme dit Allah : « Elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles »

Al Khu3l n’est pas considéré comme un divorce. Une compensation doit être faite, soit la femme rend la dot, soit elle rend plus que la dot. Si la femme n’a pas les moyens alors il est autorisé à son tuteur de payer pour elle ou à un étranger de payer aussi pour elle à condition qu’il n’y ait pas dans cela de complot. (Ex : que la femme puisse se libérer de son mari pour ensuite ce marier avec cet homme.) Nous verrons el Khu3l plus en détail par la suite.


L’auteur dit : « Voici chère sœur musulmane les droits de ton mari sur toi ! Tu dois faire des efforts et ton possible pour t’acquitter de tes devoirs envers ton mari et de savoir fermer les yeux sur certains manquement qui pourraient émaner de ton mari car c’est en faisant ce genre de comportement, en sachant fermer les yeux que la miséricorde et l’affection perdure dans le couple et c’est comme cela que les maisons deviennent pieuses et que par la suite la société devient pieuse également. »

Les mères doivent prendre connaissances qu’il est obligatoire pour elles d’enseigner à leurs filles les droits de leur mari sur elles. Chaque mère doit faire se rappel à sa fille avant son mariage car c’est ainsi que faisait les femmes des salafs (qu’Allah les agrées).

Lorsqu’Amr ibn Hijr qui était le roi de Kinda (tribut arabe présente au Yémen) demanda en mariage Ummu Iyyes binti Awf Ash-Shaybani (رضي الله عنها) et que le mariage allait avoir lieu, sa mère s’est isolée avec elle et lui a donné des conseils dans lesquels elle a montré les choses sur lesquels repose la vie conjugale heureuse et sur les devoirs qu’elle devrait avoir envers son mari.
Elle lui dit « O ma fille ! C’est un rappel que je te fais ne le prend pas mal et si je te fais ce rappel c’est un rappel pour toi si tu es négligente et c’est un soutien si tu faits parti des femmes intelligentes et qui ont leur raison. Si une femme pouvait se passer d’un homme en se contentant de la richesse de ses parents et du besoin que ses parents ont d’elle, alors tu n’aurais pas besoin de te marier. Mais les femmes ont été crées pour les hommes de même que les hommes ont été crées pour les femmes. O ma fille, tu t’es détachée d’un environnement dans lequel tu sors et tu as délaissé derrière toi un nid dans lequel tu as grandi vers un nid que tu ne connais pas. Et tu as un compagnon que tu ne connais pas encore et qui t’auras en sa possession. Il sera proche de toi, soit alors pour lui une servante, il sera pour toi un esclave dans un futur proche. »

Autrement dit la mère dit à sa fille que le contexte dans lequel elle a vécu et celui dans lequel elle va vivre sont deux environnements différents. Elle vivra avec un homme qui a des droits sur elle et elle aussi aura des droits sur lui. Cette mère a comparé le mari à un roi en disant à sa fille d’être une servante pour lui, ainsi ce roi sera pour elle un esclave si elle est correcte et s’acquitte de ses devoirs envers lui.

La mère dit ensuite : « Et préserves 10 comportements, tu ne le regretteras pas ! Ca sera pour toi un grand acquis.
1 - Quant à la première et la deuxième de ces choses que tu dois préserver c’est de te rabaisser et d’être douce envers lui. De ne pas élever la voix contre lui en te contentant de ce que tu as.
2 - La deuxième chose que tu dois préserver c’est son écoute et son obéissance.
3 - 4 - La troisième et quatrième chose que tu dois préserver c’est que tu dois surveiller ce qu’il voit et ce qu’il sent et que ses yeux ne voient pas des choses blâmables et que ses narines ne sentent pas de toi une odeur nauséabonde.
5 - 6 - Et quant à la cinquième et sixième chose que tu dois préserver c’est d’être vigilante sur le moment ou il dort et le moment ou il mange car la faim apporte des flammes et le manque de sommeil rend nerveux.
7 - 8 - Et la septième et huitième chose que tu dois préserver c’est de prendre soin et de garder son argent, de même, de bien se comporter avec sa famille.
9 - 10 - La neuvième et dixième chose que tu dois préserver et dans laquelle tu dois faire attention c’est de ne pas lui désobéir lorsqu’il t’ordonne et de ne pas dévoiler des secrets car si tu désobéis à son commandement tu rétréciras sa poitrine et si tu dévoiles un secret alors tu ne seras pas à l’abri de sa trahison. Et prend garde à ne pas montrer ta joie lorsqu’il est malheureux et de ne pas montrer ton mécontentement lorsqu’il est heureux. »


« Être vigilante sur le moment ou il dort et sur le moment ou il mange » : Autrement dit choisit les moments ou tu parles avec ton mari. Ne dit pas des choses importantes ou ne le sollicite pas lorsque la faim le gagne de même que lorsque la fatigue l’emporte. Lorsqu’il est dans cet état l’homme peut avoir un mauvais comportement et amené à être nerveux.  

« Préserver son argent » : c'est-à-dire de l’utiliser à juste mesure.

« Bien se comporter avec sa famille » : Leur donner l’importance qu’ils ont.

Après cela l’auteur a cité une invocation lorsqu’il dit : « O Allah ! Fait que nos femmes et nos enfants soient la prunelle de nos yeux et fasse que les pieux soient pour nous des exemples et des guides. »








Source : EL-WADJÎZ FI FIQHI AS-SOUNNATI WA AL-KITÂBI EL 'AZÎZ DU CHEIKH 'ABDEL-'ADHDIM EL-BADAWI - Le livre du Mariage -
Cours audio du frère Abou Anas - Source des dourous : http://www.lavoiedroite.com/index.php?option=com_content&view=article&id=109&Itemid=43
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MessageSujet: Re: Les devoirs conjugaux    Ven 31 Déc 2010 - 14:20

Les devoirs de l'époux




Allah a dit :
Traduction relative et approchée : « Et comportez-vous convenablement envers elles » S4 V19




1. le premier devoir du mari envers sa femme : se Comporter convenablement

Cheikh al ‘Otheïmine –Qu’Allah lui fasse miséricorde- commente ce verset :
« Ce verset incite à la douceur envers les femmes et à la crainte d’Allah à travers elles. »[1]

Ibn Kathir a dit à propos de ce verset :
« Il s’agit d’avoir les meilleures paroles envers elles et d’améliorer les gestes et les comportements vis à vis d’elles du mieux que possible.En fait « le comportement », c’est l’accompagnement et les relations avec les femmes.
Et « le convenable », c’est tout ce que la législation musulmane a approuvé comme étant bon. En résumé, ce que la législation a approuvé est une bonne chose et ce qu’elle a désapprouvé est une mauvaise chose.

De la même façon que toi, [mon frère], tu aimes que ta femme se comporte convenablement envers toi, alors comporte-toi convenablement envers elle !!! Comme Allah dit :
Traduction relative et approchée :
« Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément au bien »S2 V228

Ou encore, d’après un Hadith de ‘Aïcha -qu’Allah l’agrée- , le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit :

« Le meilleur d’entre vous est celui qui est le meilleur avec sa femme
et je suis le meilleur avec mes femmes » [2]


Le fait que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- était de bonne compagnie, faisait partie de son caractère. Il était toujours de bonne humeur, il était doux et câlin envers ses femmes. Il était généreux lorsqu’il donnait. Il faisait rire ses femmes, il est même allé jusque faire la course avec ‘Aïcha de sorte d’être plus proche d’elle.
Elle a dit :
« Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a fait la course avec moi et je l’ai gagnée et ceci avant que je prenne du poids. Et puis, on a refait la course après que j’eus pris du poids et il a remporté la course. Et il m’a dit : « On est quitte [3]». » [4]



2. Laisser passer les choses insignifiantes Et contenir sa colère

Les savants disent : « Si l’homme veut jouir pleinement des efforts de son épouse à la maison, il faut qu’il laisse passer les choses insignifiantes et qu’il contienne sa colère, dans ce qui contredit sa passion. Ceci exclut tout ce qui est du domaine de la jalousie pour les limites d’Allah ou les avertissements contre les injustices » [5]

Dans les deux Sahih et autres, d’après abou Houreïra -qu’Allah l’agrée- , le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit :

« La femme a été créée d’une côte, si tu la redresses, tu la brises et si tu en tires quelque jouissance, tu en jouis alors qu’elle est tordue. Alors soyez bon envers les femmes »[6].

Cheikh al ‘Otheïmine –Qu’Allah lui fasse miséricorde- commente ce Hadith :
« A travers ce Hadith, il y a une preuve que la femme ne répondra pas d’une façon parfaite à tout ce que son époux lui demandera. Mais plutôt les défaillances seront inévitables.
Pourquoi ? Tout simplement, parce qu’elles sont diminuées dans la raison, dans la religion, dans la réflexion et dans toutes ses relations et qu’elles ont besoin d’être réconfortées et qu’on leur parle. Même si la femme veille à la droiture dans sa religion, elle ne pourra pas être aussi droite au niveau de son tempérament.

Le Livre (le Coran) et la Sounnah prouvent qu’il faut être doux envers la femme, qu’il faut en prendre soin et qu’il faut se comporter avec elle de la meilleure des façons. Et que l’homme ne lui réclame pas son droit d’une façon parfaite car il n’est pas possible à la femme de l’accomplir à la perfection.

Donc que les hommes pardonnent et qu’ils laissent passer les choses insignifiantes. »[7]




3. Le fait de subvenir à ses besoins dans la nourriture, le logement et le vêtement.

Mou’awiya ibn Hayra rapporte:
«Un homme dit : Ô messager d’Allah ! Quel est le devoir de l’un d’entre nous envers sa femme » Il dit : « De la nourrir lorsque tu te nourris, de la vêtir lorsque tu te vêtis, de ne pas frapper le visage, et ne pas critiquer son visage, et que tu ne t’éloignes d’elle que dans le foyer »[8]

Les savants disent : « L’obligation de base, comme on l’a vu précédemment, c’est de se comporter avec les femmes convenablement. Et le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a exprimé ce comportement par la subsistance aux besoins dans la nourriture, le logement et le vêtement. Toutefois il n’est pas possible de fixer à partir de la législation musulmane la nature de l’aliment ou sa quantité. »[9]


Note :

[1] Explication de Ryadh as-Salihines, Chapitre : « La recommandation en faveur des femmes » de Cheikh al ‘Otheïmine
[2] Hadith authentique rapporté par at-Tirmidhi.
[3] Hadith authentique rapporté par Ahmad, abou Dawoud et ibn Majah.
[4] Voir Tafsir ibn Kathir, Tome 1, Page 467.
[5] Voir ar-Rawda an-Nâdiya annoté par Cheikh al Albani, page 218.
[6] Hadith authentique rapporté par Boukhari et Mouslim.
[7] Explication de Ryadh as-Salihines, Chapitre : « La recommandation en faveur des femmes » de Cheikh al ‘Otheïmine
[8] Rapporté dans les Sounanes et Mousnad de l’imam Ahmad
[9] Voir ar-Rawda an-Nâdiya annoté par Cheikh al Albani, page 218.



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MessageSujet: Re: Les devoirs conjugaux    Ven 31 Déc 2010 - 14:20

Les devoirs de l'épouse




1.    L’obéissance au mari dans le bien.

Pourquoi les femmes doivent-elles obéir aux hommes ? Allah a dit :
Traduction relative et approchée :

« Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et à cause des dépenses qu’ils font de leurs biens » S4 V34

Cheikh al ‘Otheïmine –Qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit :  
« Ce verset montre que l’homme a une autorité sur la femme. Et Allah donne deux raisons à cela :
-         En raison des faveurs qu’Allah accorde aux hommes par rapport aux femmes ; dans l’esprit, dans l’intelligence, dans le rapportement des informations, dans le respect des sanctions, dans la science, dans la compréhension.
-         A cause des dépenses qu’ils font de leurs biens en faveur des femmes.
L’imam at-Tabari a dit en ce qui concerne ce verset : « Les hommes ont autorité sur leurs femmes dans le fait qu’ils les éduquent et dans le fait qu’ils s’en occupent. Pour toutes ces raisons, ils ont autorité sur les femmes ».


 Allah dit aussi :Traduction relative et approchée :

« Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l’absence de leurs époux, avec la protection d’Allah » S4 V34

  L’imam at-Tabari a dit que ce sont les femmes qui préservent en l’absence de leurs maris aussi bien leurs parties intimes que les biens de leurs maris. Et ce sont aussi les femmes qui préservent les obligations qui les concernent vis à vis d’Allah. » [1]  



2.  Le service de la femme dans la maison du mari.

Est-ce un devoir ou non ? L’obligation du travail de la femme dans la maison de son mari, n’est pas si évident que cela. Mais les femmes des compagnons s’occupaient de tâches qui facilitaient la vie quotidienne, et même des tâches extérieures qui étaient très difficiles. Pourtant, jamais il n’a été entendu que ces femmes aient été empêchées de faire un tel travail ; ou encore qu’elles se soient plaintes ou qu’elles aient invoqué leur rang ou leur beauté afin de ne rien faire. [2]

  Cheikh al Albany -Qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit :
« Au contraire de nombreuses preuves viennent montrer l’obligation du travail de la femme dans la maison de son mari. Allah a dit :Traduction relative et approchée :

« Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément au bien » S2 V228
A travers ce verset, on voit que les droits de la femme sont équivalents à ses devoirs : autant le mari doit subvenir aux besoins de sa femme et la vêtir, autant la femme doit travailler dans la maison de son mari. »[3]



Note :

[1] Voir l’Explication de Kitab an-Nikah dans Sahih al Boukhari  de Cheikh al ‘Otheïmine (K7 audio)
[2] Voir ar-Rawda an-Nâdiya annoté par Cheikh al Albani, page 219.
[3] Ar-Rawda an-Nâdiya, voir note 1 de Cheikh al Albani, page 220.


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