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 Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)

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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Ven 21 Jan 2011 - 22:55

Chapitre 49 :

« A propos de la parole d'Allah : « Puis, lorsqu’Il leur eût donné un (enfant) sain, tous deux assignèrent à Allah des associés en ce qu’Il leur avait donné… » » [1]





Citation :
Ibn Hazm a dit : « Ils (les savants de l’islam) sont unanimes au sujet de l’interdiction de tout nom indiquant la servitude à autre qu’Allah, comme ‘Abdu ‘Amr, ‘Abdul-Ka’bah, et autres noms similaires, exception faite de ‘Abdul-Muttalib. »


Commentaire :
« Ils (les savants de l’islam) sont unanimes au sujet de l’interdiction de tout nom indiquant la servitude à autre qu’Allah » : Cette interdiction est instituée dans les législations de tous les prophètes car elle concerne l’attribution des bienfaits à un autre qu’Allah. L’usage de noms indiquant la servitude à un autre qu’Allah, c’est Lui manquer de respect du point de vue de Sa Seigneurie et de Sa Divinité, en plus du fait que cela comporte une signification erronée.

« … exception faite de ‘Abdul-Muttalib » : C’est-à-dire que les savants ne sont pas unanimes au sujet de l’interdiction de ce dernier nom. En effet, certains l’ont considéré détestable – et non interdit. Cependant, cet avis n’est pas correct, et les arguments avancés pour l’appuyer ne sont pas probants, car la parole du Prophète : « Je suis le Prophète, point de mensonge ! Je suis le fils de ‘Abdul-Muttalib » est tout simplement une information. Or il est connu que les propositions contenant des informations sont plus globales que les propositions déclaratives.
Pour ce qui est du nom Abdul-Muttalib que portaient certains Compagnons, les rapporteurs rigoureux ont signifié qu’à l’origine, le terme ‘Abd (serviteur) ne faisait pas partie de leur nom, mais qu’en raison du caractère répandu du patronyme Abdul-Muttalib, ils furent connus sous cette appellation, d’où l’erreur introduite.


******


Citation :
Ibn ‘Abbas a dit au sujet du verset précédent : « Lorsqu’Adam eut cohabité avec son épouse, elle tomba enceinte. Iblîs se présenta alors à eux et leur dit : « Je suis celui qui a causé votre expulsion du Paradis. Obéissez-moi, ou je ferai en sorte que votre enfant soit doté de cornes de cerf qui – lors de l’accouchement – vous déchireront les entrailles. » Il proféra d’autres menaces pour les apeurer. Il ajouta : « Donnez-lui pour nom « Abdul-Hârith ». Adam et Eve refusèrent de lui obéir. L’enfant mourut à sa naissance. Plus tard, Eve fut à nouveau enceinte. Iblîs se présenta à nouveau à eux et tint les mêmes propos. Ils refusèrent de lui obéir et l’enfant vint au monde mort. Plus tard, alors qu’Eve attendait à nouveau un enfant. Iblîs vint à eux et réitéra ses menaces. L’amour des parents pour l’enfant l’emporta alors et ils le nommèrent ‘Abdul-Hârith. C’est à ce sujet qu’Allah révéla le verset : « Tous deux assignèrent à Allah des associés en ce qu’Il leur avait donné… » » (Sourate Al A’râf, v. 190)
Propos rapportés par Ibn Abî Hâtim. Ce dernier rapporte aussi selon une chaîne de rapporteurs authentique que Qatâdah a dit : « Tous deux lui assignèrent des associés dans l’obéissance et non pas dans l’adoration. »

Selon une chaîne de rapporteurs toute aussi authentique, Ibn Abî Hâtim rapporte d’après Mujâhid qu’il a dit au sujet de la parole divine : « « Si Tu nous donnes un (enfant) sain » (Sourate Al A’râf, v. 189) : les deux époux craignaient que leur enfant ne vienne pas au monde sous une forme humaine. » Des propos similaire ont été rapportés d’Al Hassan, Sa’îd et d’autres.



Commentaire :
Le terme Shurakâ (associés) est le pluriel de sharîk. Dans la linguistique arabe, le terme « associé » désigne la participation de deux êtres à une seule et même chose. Adam et Eve ont donc assigné des associés à Allah en ce qu’il leur avait octroyé, en raison de leur obéissance à Satan dans l’attribution du nom ‘Abdul-Hârith à leur fils. Or, Al-Hârith n’est autre que Satan et cette désobéissance de la part d’Adam et Eve n’est pas la première, comme l’a déclaré le Prophète : « Satan les a dupés à deux reprises. » D’ailleurs, c’est l’avis prépondérant chez les Salaf.
Par conséquent, la parole divine : « Tous deux assignèrent à Allah des associés en ce qu’Il leur avait donné » désigne l’association dans la désobéissance, et on sait bien que toute personne désobéissante [à Allah] obéit en fait à Satan, et que tout péché commis par le serviteur découle d’une certaine forme d’association dans l’obéissance.
Ce péché ne diminue en rien le degré méritoire d’Adam et Eve, car ce péché n’est en aucun cas une forme de polythéisme, mais plutôt une forme d’association dans l’obéissance. De plus, il est possible que certains péchés bénins émanent des prophètes, comme les gens de science de savent.
En effet, les Prophètes ne persévèrent pas dans la désobéissance. Bien au contraire, ils s’empressent de se repentir et retournent vers Allah et leur état spirituel d’obéissance et d’adoration après la transgression est alors plus élevé qu’avant le péché. Cela aussi est bien connu chez les savants. Quant à l’association citée dans le verset, il s’agit d’une association d’obéissance et non pas d’une forme mineure de polythéisme, chose qui est impossible pour eux (c’est-à-dire Adam et Eve).





[1] (Sourate Al A’râf, v. 190)

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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Ven 28 Jan 2011 - 11:16

Chapitre 50 :

« A propos de la parole d'Allah : « C’est à Allah qu’appartiennent les plus beaux Noms. Invoquez-Le par ces Noms et laissez ceux qui profanent Ses Noms… » » [1]




Commentaire :
« C’est à Allah qu’appartiennent les plus beaux Noms… » : La forme pronominale disjointe « c’est à Allah » dénote un sens de mérite exclusif, c’est-à-dire que les Noms magnifiques d’Allah sont le droit exclusif d’Allah Qui les mérite.

« Invoquez-Le par ces Noms… » : La préposition « par » dans cette expression indique le moyen, c’est-à-dire : « Invoquez-Le au moyen de ces Noms. »

« …et laissez ceux qui profanent Ses Noms » : C’est-à-dire délaissez-les, cela signifie donc qu’il est obligatoire pour le musulman de s’éloigner de l’état dans lequel se trouvent ceux qui profanent les Noms d’Allah.

La profanation des Noms d’Allah désigne l’écartement et la déviation de la signification réelle de ces Noms pour une signification qui ne sied pas à la grandeur d’Allah. Cette profanation présente différents degrés.


******


Citation :
Ibn Abî Hâtim rapporte d’Ibn ‘Abbâs qu’il a dit au sujet de l’expression « Ceux qui profanent Ses Noms » : « c'est-à-dire qui Lui associent d’autres divinités. »

Ibn ‘Abbas a aussi dit : « Al-Lât vient du nom divin Al-Ilâh (la Divinité), et Al’Uzzâ du nom divin Al-‘Azîz (le Puissant). »

Al-A‘mash a dit : « Ils introduisent dans les Noms d’Allah d’autres noms qui n’en font pas partie. »


Commentaire :
Il y a plusieurs manières de profaner les Noms et les Attributs divins. Parmi celle-ci, il y a :
- Attribuer aux êtres humains adorés des Noms qui appartiennent à Allah , comme l’on fait les polythéistes en attribuant à leurs divinités de nom d’Al-Lât et Al’Uzzâ.
- Attribuer à Allah un enfant comme l’ont fait les chrétiens.
- Renier les Noms est Attributs divins, ou certains d’entre eux, comme l’ont fait les Jahmites.
- Attribuer à Allah le fait d’en interpréter la signification et de les dépouiller de leur sens apparent pour une signification qu’il n’est pas permis de leur attribuer.
Or, la règle des Salafs est de croire en ces Noms et Attributs, sans interpréter la réalité de leur signification à l’aide d’une interprétation, d’une métaphore ou autre.
Après cette explication, il apparaît clairement que la profanation peut être une forme de mécréance (kufr) comme elle peut être une forme d’innovation religieuse (Bida’a), en fonction des cas de figures que nous avons cités précédemment.
Ainsi, le dernier cas cité est une innovation et une profanation qui ne rend pas pour autant la personne mécréante. Bref, les thèmes de ce chapitre sont nombreux en raison de la relation le liant aux Noms et Attributs divins. Ces thèmes seront largement traités dans les chapitres concernant les Noms et Attributs d’Allah.





[1] (Sourate Al’A’raf, v. 180)

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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Ven 28 Jan 2011 - 11:18

Chapitre 51 :

« On ne dit pas : « Que le salut (Salâm) soit sur Allah » »





Citation :
Dans le sahih d'Al Boukhârî, Ibn Mas'oud rapporta : « Quand nous faisions la prière avec le Prophète nous disions : « Que le salut (Salâm) soit sur Allah de la part de Ses serviteurs. Que le salut (Salâm) soit sur untel et untel ». Un jour le Prophète nous dit : « Ne dites pas : « Que le salut (Salâm) soit sur Allah », car As-Salâm c’est Allah. » »


Commentaire :
« On ne dit pas : « Que le salut (Salâm) soit sur Allah » » : Car c’est un manque dans la réalisation du Tawhid. En effet, la réalisation du Tawhid obligatoire implique qu’on ne fasse pas usage de cette expression, car Allah est suffisant à Lui-même et n’a pas besoin de Ses serviteurs.

Les Compagnons utilisaient cette expression car ils croyaient que c’était une salutation. Or, dans l’Islam, les salutations sont liées à la signification qu’elles renferment. Par conséquent, l’expression « Que le salut soit sur Allah de la part de Ses serviteurs » équivaut à l’expression : « Que les salutations soient pour Allah de la part de Ses serviteurs », et même si cette expression est correcte du point de vue de l’intention formulée, il reste souligner qu’elle est fausse du point de vue [de la signification] des termes. En effet, l’expression « Que le salut soit sur Allah » sous-entend que les serviteurs demandent que la non déficience (Salâmah) soit accordée à Allah . Or, il n’y a pas de doute que cela est totalement incorrect. C’est en effet un manque de respect flagrant envers ce qui est dû à Allah concernant Sa Seigneurie, Ses Noms et Attributs. C’est pourquoi le Prophète leur a dit : « Ne dites pas : « Que le salut (Salâm) soit sur Allah », car As-Salâm c’est Allah. » : Il leur a donc interdit par une interdiction qui indique la prohibition.




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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Ven 28 Jan 2011 - 11:19

Chapitre 52 :

« De l’expression : « O Allah ! Pardonne-moi si Tu le veux » »





Commentaire :
Cette expression, le fait démettre une condition, indique que l’individu se suffit à lui-même et n’a pas donc pas besoin d’être pardonné, comme s’il n’avait pas envie de se rabaisser ou qu’il n’avait besoin de rien. Ce comportement est celui des orgueilleux et de ceux qui se détournent d’Allah . C’est pourquoi cette expression indique un manque dans la réalisation du Tawhid, et s’oppose au devoir du serviteur concernant le respect de la Seigneurie d’Allah. Il est donc obligatoire pour le serviteur de manifester son indigence et son dénuement face à son Seigneur, de reconnaître qu’il ne peut se passer du Pardon d’Allah , de Sa Suffisance, de Sa Clémence, de Sa Bonté et d Sa Générosité. C’est la raison de la mention de ce hadith.


******


Citation :
Dans le sahih, Abou Hurayra rapporta que le Prophète a dit : « Qu'aucun d’entre vous ne dise : « O Allah ! Pardonne moi si Tu le veux, Ô Allah ! Fais-moi miséricorde si Tu le veux. » Soyez convaincus dans vos demandes, car rien ne contraint Allah. »

Dans la version de Mouslim, on trouve : « Que la demande soit la plus ambitieuse possible, car rien de ce qu’Allah donne n’est trop demander. »


Commentaire :
« Soyez convaincus dans vos demandes… » : C’est-à-dire qu’il faut invoquer Allah de manière décidé, en exprimant son besoin et avec humilité, et non par suffisance et orgueil.

« … car rien ne contraint Allah. » : C’est-à-dire qu’aucun être ne Le contraint, en raison de la perfection de Sa Suffisance, de Sa Puissance, de Sa Domination et de Sa fierté. Tout ceci est une conséquence de Ses Noms et Attributs.

Concernant la parole du Prophète que l’on adresse au malade : « C’est une purification, si Allah le veut » (Tahûr, incha’Allah), ce n’est pas du tout une invocation, mais c’est plutôt une information. C’est-à-dire que cette maladie sera une purification si Allah le veut. Ce dernier hadith n’est donc pas concerné par l’interdiction citée dans le chapitre étudié.


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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Ven 28 Jan 2011 - 11:20

Chapitre 53 :

« On ne dit pas : « Mon esclave » à son serviteur ou sa servante »





Citation :
Dans le sahih, Abou Hurayra a rapporté que le Prophète a dit : « Ne dites pas : « Sers le repas à ton seigneur, préparer les ablutions de ton seigneur. » Mais dites : « Mon maître (sayyidî) ou mon patron (mawlay) » Et qu’aucun d’entre vous ne dise à son serviteur, quel que soit son sexe : « Mon esclave », mais dites plutot : « Mon serviteur, ma servante, ou mon garçon. » »


Commentaire :
La raison de cette interdiction vient du fait que la servitude des êtres humains envers Allah est une servitude réelle, qu’elle soit subie ou volontaire. Cette servitude est manifeste car c’est Allah le Seigneur et Celui qui a l’emprise sur le monde. Ainsi, lorsqu’un homme dit au serviteur ou à la servante qu’il possède : « Ceci est mon esclave », il s’attribut leur servitude. Or, cela s’oppose à la perfection du respect nécessaire envers Allah et s’oppose aussi à la vénération de Sa Seigneurie. C’est la raison pour laquelle beaucoup de savants considèrent illicite cette expression, tandis que d’autres la considèrent détestable.

« « Ne dites pas : « Sers le repas à ton seigneur… » : L’interdiction mentionnée dans ce hadith est un sujet de divergence entre les savants. Certains ont affirmé qu’elle indiquait la prohibition. D’autres ont considéré qu’elle indiquait seulement le caractère détestable de l’expression, car c’est une question de bienséance. La position correcte est qu’il n’est pas permis d’utiliser l’expression : « Mon esclave », « Sers le repas de ton seigneur », et autres expressions similaires.
En revanche, s’attribuer la servitude d’un élément inanimé n’est pas interdit, comme l’expression « le seigneur de la maison » (Rabboul Bayt).

« Mais dites : « Mon maître (sayyidî) ou mon patron (mawlay) » » : Bien qu’Allah soit le Maître Absolu, l’utilisation du terme « Maître » lié à son complément du nom n’est pas interdite. En effet, l’être humains peut être considéré comme maître, mais d’une façon qui convient à son rang, et c’est à Allah que revient la Maîtrise Absolue sur toutes Ses créatures. Il en est de même pour l’expression « mon patron ».



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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Ven 28 Jan 2011 - 11:20

Chapitre 54 :

« On ne repousse pas une personne qui demande quelque chose au nom d’Allah »




Citation :
Abu Dâwoud et an-Nasâ'î rapportèrent avec un isnad authentique que 'Abdallah ibn 'Omar a dit : « Le Prophète a dit : « Si quelqu’un cherche refuge au nom d’Allah, protégez-le. S’il demande quelque chose au nom d’Allah, répondez à sa demande. S’il vous invite, répondez à son invitation. S’il vous rend un service, rendez-le lui, et si vous ne pouvez pas, alors invoquez Allah pour cette personne jusqu’à ce que vous considériez que cela équivaut au service rendu. »


Commentaire :
Si une personne demande quelque chose, avec comme intermédiaire Allah , il n’est pas permis de la repousser.

Cheykh Al Islam Ibn Taymiyya et d’autres savants rigoureux ont dit : « Repousser une personne qui demande quelque chose au nom d’Allah est interdit si la demande concerne une affaire en particulier et si elle est adressée à une personne en particulier. C’est donc dans le cas où cette personne te désigne exclusivement, et te demande au nom d’Allah de l’aider, et qu’il est en ton pouvoir de répondre à sa demande. Par contre, dans le cas où la demande n’est pas adressée à une personne en particulier, mais plutôt à untel, untel et untel, la réponse à cette demande est seulement recommandée (ou méritoire). Enfin, la réponse est permise si celui demande au nom d’Allah est un menteur notoire. »


« Si quelqu’un cherche refuge au nom d’Allah, protégez-le… » : Car celui qui cherche refuge au nom d’Allah le fait auprès du plus Eminent de ceux qui procurent refuge.

« S’il vous invite, répondez à son invitation. » : La majorité des savants considèrent que cela est spécifique à l’invitation pour la célébration du mariage ; pour les autres invitations, il est seulement recommandé (ou méritoire) de s’y rendre.

« S’il vous rend un service, rendez-le lui… » : C’est-à-dire rendez-lui le même type de service afin que le cœur soit libéré de toute humilité et rabaissement (envers la personne qui a rendu le service). C’est pourquoi le Prophète a dit : « Et si vous ne pouvez pas, alors invoquez Allah pour cette personne jusqu’à ce que vous considériez que cela équivaut au service rendu. » Or, ces niveaux de piété ne sont atteints que par ceux qui possèdent la sincérité et qui ont réalisé le Tawhid, qu’Allah nous permette ainsi que vous-mêmes d’en faire partie.

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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Ven 28 Jan 2011 - 11:21

Chapitre 55 :

« On ne demande à Allah – par Son Visage – que le Paradis »




Citation :
Jâbir a dit : « Le Messager d’Allah a dit : « On ne demande à Allah – par Son Visage – que le Paradis ». (Rapporté par Abou Dâoud)



Commentaire :
Cette interdiction est due à la vénération que l’on doit à Allah, à Ses Noms et Attributs.

« On ne demande à Allah » : Ceci est une négation impliquant une interdiction insistante.

« – par Son Visage… » : Le Visage d’Allah est un des attributs de Son Essence, qui sied à Sa Grandeur et à Son Eminence. Nous connaissons donc la signification basique de cet Attribut. Quant à la signification complète ou le comment, nous les confions à Celui qui sait et qui est concerné par cet attribut, tout en niant l’anthropomorphisme et la négation des Attributs, comme l’a dit Allah : « Il n’y a rien qui Lui ressemble, et c’est Lui l’Audient, Le Clairvoyant. » (Sourate La Consultation, v. 11)

« … que le Paradis » : Car c’est la plus éminente des demandes. C’est la raison pour laquelle il n’est pas permis de demander à Allah des choses futiles et insignifiantes par l’intermédiaire de Son Essence, de Son Visage, d’un quelconque Attribut, ou d’un de Ses Noms magnifiques. On demande au contraire la chose la plus éminente afin que la demande soit en rapport avec l’intermédiaire utilisé lors de la demande (c’est-à-dire le Visage d’Allah)
C’est cet enseignement que veut montrer l’auteur dans ce chapitre, à savoir que la vénération des Attributs divins est une des conséquences nécessaires du Tawhid.




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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Ven 28 Jan 2011 - 11:22

Chapitre 56 :

« Concernant l’expression « Si… » »





Commentaire :
L’auteur a écrit ce chapitre car beaucoup de gens s’opposent au destin en se basant sur leurs actes. Ils pensent que s’ils avaient fait certains actes, la situation aurait été différente. Or, Allah a prédestiné l’acte et sa conséquence. Tout est donc en accord avec Sa Sagesse.


******


Citation :
Allah dit : « « Si nous avions eu un choix quelconque dans cette affaire, dirent-ils, Nous n’aurions pas été tués ici… » » (Sourate Ali Imran, v. 154)

Et Il dit : « Ceux qui sont restés dans leur foyer dirent à leur frères : « S’ils nous avaient obéi, ils n’auraient pas été tués… » (Sourate Ali Imran, v. 168)



Commentaire :
L’utilisation du terme « si » pour une chose qui s’est réalisée dans le passé n’est pas permise : elle est interdite. La preuve de son interdiction est que c’est une des caractéristiques des hypocrites.


******


Citation :
Dans le recueil de hadiths authentique [de Muslim], Abû Hurayrah rapporte que le Prophète a dit : « Recherche ardemment ce qui t’est bénéfique, demande l’aide d’Allah et ne te démotive pas. Si quelque chose t’arrive, ne dis pas : « Si j’avais fais cela, il se serait produit telle et telle chose » mais dis plutôt : « C’est Allah Qui prédestine et Il fait ce qu’Il veut », car ‘si’ donne l’occasion à Satan d’agir. »



Commentaire :
De même, l’utilisation de ce terme engendre la faiblesse du cœur et son impuissance.
En revanche, l’emploi du terme « si » est permis pour un projet bénéfique futur, en espérant la récompense divine et en employant des moyens bénéfiques pour réaliser le bien.


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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Ven 28 Jan 2011 - 11:24

Chapitre 57 :

« De l'interdiction d'insulter le vent  »





Citation :
'Ubayy ibn K'ab  rapporte que le Prophète   a dit : « N'insultez pas le vent ! Si vous voyez se lever un vent détestable, dites : « Ô Allah nous te demandons le bien de ce vent, le bien qu'il contient et le bien qui découle de l'ordre qui lui a été donné. Et nous te demandons protection contre le mal de ce vent, le mal qu'il contient et le mal qui découle de l'ordre qui lui a été donné. » » (hadith authentifié par At-Tirmidhi)
 


Commentaire :  
Insulter le vent est comparable au fait d’insulter le temps, ce qui correspond en réalité à un grief causé à Allah . En effet, c’est Allah qui dirige le vent comme Il l’entend. En outre, l’interdiction d’insulter le vent indique la prohibition, et l’insulte peut se faire par injure ou par malédiction.
En revanche, décrire le vent comme étant violent, ou tout autre adjectif désignant un mal pour celui qui le subit, n’est pas considéré comme une insulte.
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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Ven 28 Jan 2011 - 11:25

Chapitre 58 :

« Allah a dit : « Tandis qu'une autre partie avait des pensées sur Allah non conforme à la vérité, dignes de l'époque de l'ignorance. Ils disaient : « Est-ce que nous avons une part dans cette affaire ? » Dis : « L'affaire toute entière appartient à Allah. » » [1]





Commentaire :
Fait partie de la perfection d’Allah dans Sa Seigneurie, Ses Noms et Attributs, le fait qu’Il n’agisse qu’en fonction d’une sagesse ultime. C’est en raison de cette perfection qu’il est nécessaire d’avoir des pensées conformes à la vérité au sujet d’Allah.
Parallèlement, il ne faut pas avoir de pensées mauvaises et réductrices, dignes des gens de l’époque anté-islamique. Ces pensées, dans certains cas, contredisent le fondement du Tawhid et dans d’autres cas, diminue de sa perfection. Ainsi, ces gens croient que les actes d’Allah ne sont pas des actes judicieux.


******


Citation :
Et Allah dit : « Ceux qui pensent du mal d'Allah. Que le mal retombe sur eux. » (Sourate Al Fath, V. 6)



Commentaire :
Ibnoul Qayyim a mentionné que les Salafs ont expliqué le terme « mauvaises pensées » qu’ont les ignorants, de trois façons tout aussi correctes les unes que les autres :
- reniement du décret divin
- reniement de la sagesse divine
- reniement du secors d’Allah pour Son Prophète, Sa religion ou Ses serviteurs pieux.


******


Citation :
Ibnoul Qayyim a dit au sujet du premier verset : « Les exégètes ont expliqué que ces pensées étaient qu'Allah n'accorderait pas la victoire à Son messager, et que la situation de ce dernier était vouée à l'échec. D'autres ont affirmé que ces pensées étaient que ce qui leur arrivait ne découlait pas du décret d'Allah et de Sa sagesse ; il s'agissait donc du reniement de la sagesse et du décret divins, du reniement du triomphe de la religion du prophète et du fait qu'elle serait dominante sur toutes les autres religions. Voilà donc les mauvaises pensées qui animaient les hypocrites et les polythéistes dans la sourate la Victoire éclatante (Al Fath). Ces pensées sont décrites comme étant mauvaises en raison du fait qu'elles ne conviennent pas à la grandeur d'Allah, Sa sagesse, Sa louange et Sa promesse véridique.
Ainsi, quiconque pense qu'Allah accordera toujours la dominance au mal sur le bien jusqu'à détérioration totale de ce dernier, ou nie que les événements soient le résultat du destin et du décret divin, ou nie que Son décret soit conforme à une sagesse ultime qui mérite louange, tout en prétendant que cela n'est que le fruit d'une volonté dépourvue de sagesse, et bien cette pensée est celle des mécréants. Et que le malheur de l'enfer s'abatte sur les mécréants.
Mais hélas, la majorité des gens ont des mauvaises pensées au sujet d'Allah concernant les choses qui les touchent personnellement ou qui touchent autrui. Et personne n'est à l'abri de ces mauvaises pensées si ce ne sont ceux qui connaissent véritablement Allah, Ses noms, Ses attributs et la conséquence nécessaire de Sa sagesse et de Sa louange. Que toute personne intelligente et de bon conseil accorde donc de l'importance à cela, et qu'elle se repente vers Allah en demandant pardon d'avoir eu de mauvaise pensée sur Son Seigneur. Or quelle que soit la personne dont tu inspectes les agissements, tu remarqueras qu'elle s'obstine face au destin et le blâme en se plaignant que les choses auraient dû se passer de telle et telle façon ... et cette part d'obstination est plus ou moins grande selon les individus. Scrute donc ton âme : en es-tu épargné ?
" Si tu réchappes, tu évites une calamité
Sinon, je doute que tu ne sois jamais sauvé "



Commentaire :
Ainsi, la cause d’apparition de ces mauvaises pensées est le manque de connaissance des droits qu’Allah a sur nous, et du devoir de patienter, de retenue et autre obligations qu’Il nous a imposées. C’est pourquoi il est obligatoire pour le croyant de délivrer son cœur de toute pensée non conforme à la vérité au sujet d’Allah, d’apprendre les Noms et les Attributs divins et leurs effets dans Son royaume, jusqu’à ce que ne persiste plus dans son cœur que la croyance au fait qu’Allah est la vérité, et que Ses actes sont judicieux même si le plus grand des malheurs le touche.




[1] (Sourate Ali Imran, V. 154)


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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Ven 28 Jan 2011 - 11:26

Chapitre 59 :

« Concernant ceux qui renient le destin »





Commentaire :
Le destin est la science qu’Allah a des choses avant qu’elles ne se produisent, leur retranscription sur la Table Gardée (Al-Lawh l-Mahfûzh), la volonté générale d’Allah et la création des individus et de leurs caractéristiques intrinsèques, dont fait partie la création des actes des serviteurs, car Allah a dit : « Allah est le Créateur de toute chose. » (Sourate Le Tonnerre, v. 16) Ainsi, Il crée les serviteurs et leurs actes et on ne peut dire de personne qu’il croit au destin tant qu’il ne se soumet pas, et ne croit pas à la totalité du destin, en raison des preuves apportées par les textes.
Renier le destin peut être une mécréance majeur, comme le fait de renier la connaissance antérieure qu’Allah a des évènements, ou renier sa retranscription sur la Table Gardée.
D’autres formes de dénégations n’atteignent pas le degrés de mécréance majeur, mais sont plutôt des innovations s’opposant à la perfection du Tawhid, comme le fait de renier la volonté générale d’Allah, ou Sa création générale des choses.


******


Citation :
[Au sujet de ceux qui renient le destin] ibn 'Omar a dit : « Par Celui qui détient l'âme d'ibn 'Omar entre Ses mains, si l'un d'entre eux détenaient l'équivalent de la montagne d'Ouhoud en or, puis qu'il le donnait en aumône pour satisfaire Allah, Celui-ci n'accepterait rien de lui jusqu'à ce qu'il croit au destin. » Ibn 'Omar cita ensuite la parole suivante du prophète comme preuve : « La foi consiste en ce que tu crois en Allah, Ses Anges, Ses livres, Ses messagers, au jour dernier et que tu crois au destin, qu'il soit bon ou mauvais. » (rapporté par Mouslim).



Commentaire :
« Celui-ci n'accepterait rien de lui jusqu'à ce qu'il croit au destin » : Car Allah n’accepte les bonnes œuvres que d’un musulman. Or, quiconque renie le destin et n’y croit pas, n’est pas musulman.

« …que tu crois au destin, qu'il soit bon ou mauvais. » : c’est-à-dire bon ou mauvais du point de vue de l’être humain, car du point de vue des actes d’Allah , ils sont tous bons, car conformes à Sa Sagesse.


******


Citation :
'Oubadah ibn As-Samit dit un jour à son fils : « Ô mon fils ! Jamais tu ne goûteras à la douceur de la foi tant que tu ne seras pas certain que ce qui t'arrive ne peut t'éviter, et que ce qui ne doit pas t'atteindre ne peut t'arriver. J'ai entendu le prophète dire : « Lorsqu'Allah créa la plume (qalam), Il lui ordonna : 'Ecris !' Elle répondit : 'Que dois-je écrire ?' Il lui dit : 'Ecris la prédestination de toute chose jusqu'au jour de la résurrection'. » Ô mon fils ! J'ai entendu le prophète dire : « Quiconque meurt en adhérant à une croyance (concernant le destin) différente de celle-ci n'est pas des miens. » » (rapporté par Abou Dawoud)

Dans une version de Ahmed, on trouve : "Lorsqu'Allah le Très haut créa la plume, Il lui dit : 'Ecris'. Elle écrivit alors tous les événements jusqu'au jour de la résurrection".

Dans la version d'ibn Wahb, le prophète dit : "Allah brûlera par le feu quiconque ne croit pas au destin, bon ou mauvais".



Commentaire :
Fait également partie de la foi au destin, le fait de croire qu’Allah t’a octroyé le libre arbitre, et que tu n’es donc pas contraint.


******


Citation :
Dans Al Mousnad (de l'imam Ahmed) et les Sounan, d'après Ad-Daylami : « Je me rendis un jour auprès d'Oubayy ibn Ka'b et lui dit : « Je suis quelque peu perplexe face à la compréhension du destin. Informe-moi à ce sujet, peut être qu'Allah effacera de mon coeur cette perplexité. » Il me répondit : « Si tu donnais en aumône l'équivalent de la montagne d'Ouhoud en or, Allah n'accepterait rien de toi jusqu'à ce que tu crois au destin, et jusqu'à ce que tu saches que ce qui t'arrive ne peut t'éviter, et que ce qui ne doit pas t'atteindre ne peut t'arriver. Si tu meurs en adhérant à une croyance autre que celle-ci, tu feras partie des gens du feu. » Je me rendis ensuite auprès d'Abdoullah ibn Mas'oud, Houdhayfa ibn Al-Yaman et Zayd ibn Thabit. Chacun d'entre eux me rapporta les mêmes propos qu'Oubayy, propos qu'ils ont attribués au prophète. » (hadith authentique rapporté par Al-Hakim dans son sahih)


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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Ven 28 Jan 2011 - 11:27

Chapitre 60 :

« Concernant ceux qui façonnent des images [d'êtres animés] »





Commentaire :
On entend par façonner, représenter à la main des images correspondant à une forme connue.
Le façonnement d’image est interdit selon deux considérations :
1- Du point de vue de l’imitation de la création d’Allah , et l’assimilation de l’image à la création d’Allah en lui attribuant la même forme et le même nom.
2- Le façonnement d’image mène au polythéisme. En effet, le polythéisme de beaucoup d’associateurs provient à la base des images. C’est pourquoi la réalisation du Tawhid implique que l’on n’approuve pas de créer des images car elles sont un des moyens d’adoration des polythéistes.


******


Citation :
Abou Hourayra a dit : « Le prophète a dit : « Allah a dit : 'Qui donc est plus injuste que celui qui essaye d'imiter ma création ? Qu'ils créent donc ne serait-ce qu'un atome, une graine ou un grain d'orge !' » (rapporté par Al Boukhari et Mouslim)



Commentaire :
« Qui donc est plus injuste que celui qui essaye d'imiter ma création ? » : Cela implique le manque de respect envers Allah . Et l’imitation est la 1ère des causes d’interdiction du façonnage d’images.

« Qu'ils créent donc ne serait-ce qu'un atome… » : L’imitation de la création d’Allah n’est que le fruit de l’imagination des façonneurs d’images, car, en réalité, personne ne peut imiter la création d’Allah .


******


Citation :
Al Boukhari et Mouslim rapportent également d'après 'Aisha (رضي الله عنها) que le prophète a dit : « Le jour de la résurrection, le châtiment le plus douloureux sera réservé à ceux qui auront tenté d'imiter la création d'Allah. »

Ils rapportent de même, d'après ibn 'Abbas : « J'ai entendu le prophète dire : « Tout façonneur d'images est en enfer. A chaque image correspondra une âme qui le châtiera dans la Ghéhenne. » »

Ils rapportent aussi ce hadith attribué au prophète : « Quiconque façonne une image ici-bas, on lui intimera l'ordre d'y insuffler la vie, mais il ne le pourra pas. »


Commentaire :
L’imitation de la création d’Allah en façonnant des images est une mécréance majeur dans deux situations :
1- Façonner une statue qui sera adorée, tout en sachant pertinemment qu’elle sera adorée. Ceci correspond à renier Allah.
2- Façonner une image en prétendant qu’elle est plus réussie que la création d’Allah, et c’est cette catégorie de personne qui est désignée par le hadith.
Sont concernés aussi ceux qui imitent la création divine en façonnant des images, par le dessin à la mains ou la sculpture de statues. Cependant ceci est un péché capital, qui ne fait pas sortir de la sphère de l’Islam.

Le terme « âme » (dans le 2ème hadith) indique que le façonnement d’image ici est celui de corps d’être animés, comme les animaux et les êtres humains. C’est pourquoi le châtiment mentionné ne concerne que ce type d’image.


******


Citation :
Mouslim rapporte d'après Aboul Hayyaj : « ‘Ali me dit un jour : « Veux-tu que je te prodige les mêmes conseils que ceux que le prophète me prodiguait avant de partir en expédition ? « Ne laisse aucune image sans l'effacer, ni aucune tombe surélevée sans l'aplanir. » » »


Commentaire :
Dans le dernier hadith, on trouve la seconde cause d’interdiction du façonnage d’images, à savoir que c’est cela mène au polythéisme. Ceci est déduit par la corrélation qui existe entre l’effacement des images et l’aplanissement des tombes surélevées. En effet, surélever une tombe est un acte qui mène au polythéisme.


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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Ven 28 Jan 2011 - 12:43

Chapitre 61 :

« Du fait de prêter serment fréquemment »





Citation :
Allah dit : « Et tenez à vos serments » (Sourate El Ma-idah, v. 89)

Abou Hourayra a dit : « J'ai entendu le prophète dire : « Le serment permet à la marchandise de s'écouler mais détruit le bénéfice. » » (rapporté par Al Boukhari et Mouslim)

Salman rapporte que le prophète a dit : « Il y a trois personnes à qui Allah n'adressera pas la parole, qu'Il ne purifiera pas et auxquelles Il fera goûter un châtiment douloureux : un vieillard aux cheveux grisonnants qui commet l'adultère, un indigent orgueilleux, et un homme qui considèrent (le serment par) Allah comme une marchandise lui appartenant : il n'achète et ne vend qu'en jurant (par Allah). » (rapporté par At-Tabarani selon une chaine de rapporteur authentique)

Dans le receuil de hadith authentique, d'après 'Imran ibn Housayn , le prophète a dit : « Les meilleurs de ma communauté sont ceux de ma génération, puis de la génération suivante, puis la suivante, puis la suivante ... » 'Imran dit : « Je ne sais plus si le prophète a cité deux génération après la sienne ou trois » « ... puis viendront après vous des gens qui témoigneront sans qu'on le leur demande, qui trahiront et seront indignes de confiance ; ils feront des promesses pieuses qu'ils ne tiendront pas, et l'obésité apparaîtra parmi eux. »

Dans le même recueil de hadith authentiques [d'Al Boukhari], Ibn Mas'ud rapporte du prophète qu'il a dit : « Les meilleurs des gens sont ma génération, puis la génération suivante, puis la suivante. Viendront ensuite des gens dont le témoignage précédera le serment et dont le serment précédera le témoignage. »

Ibrahim a dit : « Quand nous étions enfants, on nous corrigeait pour nous punir du faut témoignage et pour [nous inciter] au respect des promesses. »


Commentaire :
Jurer fréquemment est incompatible avec la perfection du Tawhid. En effet, celui dont le Tawhid est parfait ou proche de la perfection n’utilise pas le nom d’Allah dans ses serments. Nous parlons ici des serments réellement intentionnels, non pas ceux que l’on utilise frivolement dans nos propos car ceux-ci sont pardonnés, bien qu’il soit préférable pour le monothéiste de purifier sa langue et son cœur du serment fréquent et frivole quand il reçoit des hôtes ou à d’autres moments.

« Le (faux) serment permet à la marchandise de s'écouler mais détruit le bénéfice. » : La destruction du bénéfice est une forme de châtiment, car la personne n’a pas accompli le nécessaire concernant la vénération due à Allah.

« il n'achète et ne vend qu'en jurant (par Allah) » : Ce hadith indique qu’il s’agit d’un péché capital.



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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Ven 28 Jan 2011 - 12:43

Chapitre 62 :

« Concernant le Pacte (Dhimmah) pris au nom d'Allah et de Son Prophète »





Citation :
Allah dit : « Soyez fidèles au pacte pris au nom d'Allah après l'avoir contracté et ne rompez pas vos serments après les avoir prêtés solennellement... » (Sourate Les Abeilles, v. 91)



Commentaire :
Les savants ont expliqué le sens du « pacte » comme étant les contrats passés entre les gens. D’autres exégètes ont expliqué que le pacte cité ici désignait le serment. Il est donc obligatoire d’être fidèle aux contrats et aux serments, par vénération du droit d’Allah . En effet, celui qui jure par Allah affirme en Son Nom qu’il tiendra sa promesse. Donc, s’il trahit sa promesse ou ne la tient pas, cela signifie qu’il n’a pas vénéré correctement Allah au point de craindre de ne pas respecter sa promesse, enfreignant ainsi le droit d’Allah sur lui.


******


Citation :
Buraydah a dit : « Lorsque le Prophète désignait un chef d'armée ou d'expédition, il le conseillait, en tête à tête, de craindre Allah, et de se comporter de la meilleur façon avec les musulmans. Il ajoutait ensuite : « Attaquez au nom d'Allah, sur la voie d'Allah, combattez ceux qui ont mécru en Allah. Attaquez et ne prenez aucune part du butin [avant qu'il ne soit distribué], n'employé pas la traîtrise, ne mutilez pas [les corps], ne tuez pas d'enfants.
Si tu rencontres les ennemies polythéistes, invites-les à accepter une des 3 choses. Quelque soit celle à laquelle ils consentent, accepte leur consentement. Invite-les à l'Islam. S'ils l'acceptent, accepte leur conversion. Invite-les ensuite a quitté leur terres pour celles des émigrés (Al muhajirun), et informe-les que s'ils le font, ils auront les mêmes droits et les mêmes devoirs que les Emigrés. Si en revanche, ils refusent de quitter leurs terres, informes-les qu'ils seront traités de la même façon que les bédouins musulmans sur qui le jugement d'Allah le Très-Haut s'appliquent, qu'ils n'auront droits à aucune part du butin ou de Fay 1 sauf s'ils combattent avec les musulmans.
S'ils refusent l'Islam, alors demande-leur de verser la Jizyah 2. S'ils consentent à la payer, acceptent leur consentement, et arrête le combat. Si en revanche, ils refusent, alors invoquent l'aide d'Allah et combat-les.
Si tu assièges une citadelle et que ses occupants te demandent de leurs accorder un pacte au nom d'Allah et de Son Prophète [de les épargner], n'accepte pas, mais promet-leur de les épargner selon le pacte pris en ton nom et de celui de tes compagnons, car [si tu devais manquer à ta parole] , il voudrait mieux pour vous de trahir le pacte pris en ton nom et celui de tes compagnons plutôt que de trahir celui d'Allah et de Son Prophète. Si en outre, tu assièges une citadelle et que ses occupants te demandent de décider de leur sort selon la loi d'Allah, alors n'accepte pas, mais juge plutôt selon ton opinion, car tu ne sais pas si ton jugement sera en accord avec la loi d'Allah. »
(Rapporté par Mouslim)


1 Al Fay’ représente les biens des mécréants acquis par les musulmans sans confrontation armée.
2 Impôt versé par certaines minorités non musulmanes en terre d’Islam, en contrepartie duquel ils reçoivent protection.



Commentaire :
Ce hadith indique clairement la vénération nécessaire envers Allah qui consiste ici à ce que le serviteur n’offre pas aux gens un pacte pris au nom d’Allah et de Son Prophète, mais offre plutôt un pacte pris en son propre nom.
Il y a d’ailleurs dans ce hadith un grand enseignement adressé aux adeptes du Tawhid et aux étudiants qui accordent de l’importance à cette science, et dont les gens savent qu’il en est ainsi : il ne faut pas qu’émanent d’eux des propos ou des actes indiquant qu’ils ne mettent pas en application cette science. Il convient donc de te rendre compte que les gens t’observent et considèrent que tu portes en toi une part de sounna et de Tawhid. Par conséquent, ton comportement envers eux doit faire transparaître la vénération du Seigneur et cette vénération doit engendrer la leur. Ainsi, ne trahis pas tes serments, ni le pacte pris au nom d’Allah, ne sois pas apeuré lors de tes témoignages ou de tes transactions, car tout ceci diminue l’effet de la science et de la religion que tu portes en toi.


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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Ven 28 Jan 2011 - 12:44

Chapitre 63 :

« Jurer par Allah (Al-iqsam ala llâh) »





Commentaire :
Jurer par Allah est à considérer sous deux angles différents :
1- Celui de l’insolence, de l’orgueil et de l’arrogance qui pousse l’homme à croire qu’il a un droit sur Allah. Ainsi, il pense qu’Allah jugera conformément à l’opinion qu’il a lui-même émise. Cela s’oppose à la perfection du Tawhid, voire même à son fondement.
2- Celui de l’humilité, de la subordination à Allah, du besoin et de la reconnaissance de sa pauvreté face à Lui. C’est de cette catégories-là que le hadith suivant traite : « Il y a certains des serviteurs d’Allah qui – s’ils juraient qu’Allah fera ou ne fera pas telle chose – seraient véridiques dans leurs serments. » car ces serviteurs ont une bonne opinion d’Allah .


******


Citation :
Jundub ibn ‘Abdillah rapporte que le Prophète a dit : « Un homme a dit : « Je jure par Allah, qu'Allah ne pardonnera jamais à untel. » Allah dit alors : « Qui donc se permet de jurer que Je ne pardonnerais jamais à untel ? » J'ai pardonné à ce dernier et annulé tes oeuvres. » » (Rapporté par Mouslim)

Dans le même hadith mais rapporté par Abû Houreyra , on apprend que l'homme en question était quelqu'un qui passait son temps en actes d'adoration. Abû Houreyrah déclara à son sujet : « Il a proféré une parole qui a rendu vaine sa vie d'ici-bas et celle de l'au-delà. »



Commentaire :
« Qui donc se permet de jurer que Je ne pardonnerais jamais à untel ? » : Car cette personne était une personne perverse. C’est pourquoi l’ascète jura (qu’Allah ne pardonnerait pas à ce pervers), en se donnant de l’importance et en pensant qu’en raison de ses actes d’adoration qu’il vouait à Allah, il avait atteint un niveau lui permettant d’avoir une emprise sur les actes d’Allah. Ainsi, il a cru qu’Allah ne refuserait aucune de ses demandes ; or, ceci s’oppose à l’adoration véritable et c’est pourquoi Allah l’a châtié.

Allah dit : « Qui donc se permet de jurer… » : Al Îla dérive d’Al ‘Aliyyah qui signifie : jurer par Allah de manière arrogante.

« J'ai pardonné à ce dernier et annulé tes oeuvres. » : Il a donc pardonné au pervers, et a annulé les actes de l’ascète. Ceci indique la gravité de la transgression de la vénération d’Allah et de Son Unicité.



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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Ven 28 Jan 2011 - 12:45

Chapitre 64 :

« On ne demande pas à Allah d'intercéder auprès de Ses créatures »




Commentaire :
« On ne demande pas à Allah d'intercéder auprès de Ses créatures » : C’est-à-dire qu’on ne doit pas considérer Allah comme un intermédiaire entre une créature et soi-même car cela diminue de la perfection du Tawhid.


******


Citation :
Jubayr ibn Mutim a dit : « Un bédouin vint au Prophète et lui dit : « O Prophète d'Allah, les âmes périssent, les familles crient famines, et les biens sont anéantis. Invoque donc ton Seigneur pour nous afin qu'il fasse descendre la pluie, car nous demandons qu'Allah intercède auprès de toi, et que tu intercèdes auprès de Lui. Le Prophète dit alors : « Gloire à Allah ! Gloire à Allah ! » Il ne cessa de glorifier Allah jusqu'à ce que cela se vit sur le visage de Ses compagnons. Puis le Prophète dit : « Malheur à toi ! Sais-tu seulement qui est Allah ? L'éminence d'Allah est bien plus importante que cela. On ne demande pas à Allah d'intercéder auprès de qui que ce soit », puis il cita le hadith. » (Rapporté par Abu Dawud)



Commentaire :
« …car nous demandons qu'Allah intercède auprès de toi, et que tu intercèdes auprès de Lui. » : C’est-à-dire que nous demandons à Allah d’être un intermédiaire auprès de toi pour nous, afin que tu fasses des invocations en notre faveur. Il n’y a aucun doute que l’éminence d’Allah est bien plus importante que cela, car la créature est méprisable et vile par rapport à Allah .

« Le Prophète dit alors : « Gloire à Allah ! Gloire à Allah ! » Il ne cessa de glorifier Allah… » : Il ne cessa donc de prononcer cette parole pour rejeter le fait qu’Allah ait des défauts et par vénération d’Allah, en le glorifiant et l’exemptant de tout mauvais attribut, de tout signe de déficience, et de toutes mauvaise opinion à Son sujet.


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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Sam 29 Jan 2011 - 22:55

Chapitre 65 :

« Le Prophète défend le domaine sacré (Al-Himâ) autour du Tawhid et déploie tous ses efforts pour faire obstacle au polythéisme »






Citation :
Abdullah ibn Ash-shikh a dit : « Je faisais partie d'une délégation de la tribu des Bani ‘Amir qui vint trouver le Prophète . Nous lui dîmes : « Tu es notre maître ! » Le Prophète répondit : « C'est Allah le maître ! » Nous dîmes alors : « Tu es celui parmi nous qui a le plus de mérites et le plus d'honneur ! » Il répondit : « Dites ce que vous voulez dire, ou une partir de ce que vous voulez dire, mais que Satan ne vous pousse pas (à prononcer de mauvaises paroles). » » (Rapporter par Abu Dawud avec une chaîne de rapporteurs authentiques)



Commentaire :
« C'est Allah le maître ! » : cette expression indique que le Prophète – bien qu’il soit le maître des fils d’Adam – sauvegardait le Tawhid et barrait les routes menant au polythéisme, comme celle de l’exagération.

« … mais que Satan ne vous pousse pas (à prononcer de mauvaises paroles). » : En effet, ces propos comportent des éloges et des compliments en présence de la personne dont on vante les qualités. Or, ceci vient de Satan, afin que la personne dont on fait les louanges se sente importante. Mais, rapidement, elle sera abandonnée, car quiconque délaisse la phrase : « Il n’y a de force ni de puissance qu’en Allah », délaisse le mépris envers son ego, délaisse l’humilité et la subordination qu’Allah connaît dans son cœur et il sera vite abandonné à son sort et pris de court.


******


Citation :
Anas rapporte que certaines personnes dirent au Prophète : « O Prophète d'Allah ! O toi le meilleur d'entre nous, et fils du meilleur d'entre nous ! O toi notre maître, et fils de notre maître ! » Le Prophète dit alors : « O gens ! Dites ce que vous voulez dire, mais ne laissez pas Satan vous poussez (à dire des mauvaises paroles). Je suis Muhammad, Serviteur et Prophète d'Allah. Je ne veux pas que vous m'éleviez au dessus du statut qu'Allah m'a accordé. » (Rapporté par An-Nassai selon une bonne chaîne de rapporteurs)



Commentaire :
Malgré le fait que le Prophète correspond parfaitement à la description qu’ils ont faite de lui, il a barré la route (de l’exagération) afin que personne ne l’emprunte en prétendant que le Prophète a approuvé cet acte, en vénérant quelqu’un. Satan séduira celui qui est vénéré et celui qui fait son éloge, et il fera en sorte que les cœurs penchent vers celui qui est vénéré jusqu’à l’associer à Allah dans l’adoration, et le vénérer d’une façon qui ne sied pas à son statut.



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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Lun 14 Nov 2011 - 21:11

Chapitre 66 :

« A propos de la parole d'Allah : « Ils n’ont pas estimé Allah comme Il devrait L’être alors qu’au jour de la Résurrection, Il fera de la terre entière une poignée… . » » [1]





Citation :
Ibn Mas’oud a dit : « Un rabbin vint trouver le Prophète et lui dit : « Ô Mohammed ! Nous lisons (dans la Torah) qu’Allah placera les cieux sur un doigt, les plantes sur un doigt, les arbres sur un doigt, l’eau sur un doigt, la terre sur un doigt, et le reste de la création sur un doigt. Il dira ensuite : ‘Je suis le Roi ! ’ » Approuvant les propos du rabbin, le Prophète se mit à rire au point où ses dents se découvrirent, puis le Prophète récita : « Ils n’ont pas estimé Allah comme Il devrait L’être alors qu’au jour de la Résurrection, Il fera de la terre entière une poignée… » (Sourate Les Groupes, v67)
Dans une version de Mouslim, on trouve : « (Allah placera) les montagnes et les arbres sur un doigt qu’Il soulèvera en disant : « Je suis le Roi, Je suis Allah. » »
Dans une version d’Al Boukhari, on trouve : « Il placera les cieux sur un doigt, et l’est et la terre sur un doigt. » Ce hadith a été rapporté par Al Boukhari et Mouslim.

Mouslim rapporte d’après Ibn ‘Umar cette parole attribué au Prophète : « Allah pliera les cieux le jour de la Résurrection puis les prendra de Sa main droite, et dira : ‘Je suis le Roi ! Où sont les arrogants ? Où sont les orgueilleux ?’ Il pliera ensuite les sept terres, les prendra dans Sa main gauche et dira : ‘Je suis le Roi ! Où sont les arrogants ? Où sont les orgueilleux ?’ »

On rapporte d’Ibn ‘Abbas qu’il a dit : « Les sept cieux et les sept terres dans la Main du Très Miséricordieux sont comme une graine dans la main de l’un d’entre nous. »

Ibn Jâbir a dit : « Younous m’a rapporté d’après Ibn Wahb qui l’a informé, qu’Ibn Zayd lui a dit : « Mon père m’a dit que le Prophète a déclaré : « Comparés au Repose-pied, les sept cieux sont comme sept pièces d’argent jetées sur un bouclier (ou sur un lopin de terre désert). » » Abou Dharr a dit : « J’ai entendu le Prophète dire : « Comparé au Trône, le Repose-pied est comme un anneau de fer jeté sur une terre déserte. » » (Rapporté par Al Bayhaqi)

Ibn Mas’oud a dit : « La distance séparant le premier ciel du deuxième ciel est de cinq cents ans (de cheminement), et entre chaque ciel et le suivant, il y a cinq cents ans. La distance séparant le septième ciel du Repose-pied (Al Koursi) est de cinq cents ans. La distance séparant le Repose-pied de l’eau est de cinq cents ans. Le Trône est au-dessus de l’eau, et Allah est au-dessus du Trône et aucune de vos actions ne Lui échappe. »

(Rapporté par Ibn Mahdi, d’après Hammad Ibn Salamah, d’après ‘Asim, d’après Zirr, d’après ‘Abdoullah (Ibn Mas’oud). Ces propos ont aussi été rapporté par Al-Mas’oudi sous une forme légèrement différente, d’après ‘Asim, d’après Abu Wa’il, d’après ‘Abdoullah. C’est ce qu’à déclaré Al Hafizh Adh-Dhahabi –qu’allah lui fasse miséricorde – en ajoutant : ces propos ont aussi été rapportés selon d’autre voies.)

Al ‘Abbas Ibn Al Mouttalib a dit : « Le Prophète a dit : « Connaissez-vous la distance séparant le ciel de la terre ? » Nous répondîmes : « Allah et Son Prophète sont plus savants. » Le Prophète dit alors : « La distance les séparant est de cinq cents ans de cheminement, et entre chaque ciel et le suivant, il y a cinq cents ans, et l’épaisseur de chaque ciel est l’équivalent de cinq cents ans de cheminement. Entre le septième ciel et le Trône se trouve une mer dont la distance séparant la surface du fond est équivalent à la distance séparant le ciel et la terre. Et Allah est au-dessus de tout cela, et aucune des actions des Fils d’Adam (les êtres humains) ne Lui échappe. » » (Rapporté par Abou Dawoud et d’autres)



Commentaire :
Le guide de cette Da’wa, Cheykh oul-Islam Mohammed Ibn Abdel Wahhab, a conclu ce livre avec ce chapitre d’une manière remarquable. En effet, quiconque connaît le contenu réel de ce chapitre en terme de description d’Allah ne peut en vérité que s’emplir d’humilité, et se soumettre complètement au seigneur.

« Ils n’ont pas estimé Allah comme Il devrait L’être… » : C’est-à-dire qu’ils ne L’ont pas vénéré comme Il mériterait de l’être, car s’ils L’avaient vénéré comme il se doit, ils n’auraient adoré que Lui.

Ainsi, si tu médites au sujet de ton seigneur, le Puisant, le Sage, Celui qui se caractérise par les Attributs de la Magnificence, Lui qui est au-dessus de Son Trône à ordonner et interdire, dans Son Royaume immense, la terre étant considéré comme le plus petit élément de ce Royaume… il déverse Sa Miséricorde et Ses bienfaits sur qui Il veut, Il éloigne les maux de qui Il veut. Il est le Responsable des bienfaits et des largesses. Tu vois ainsi les actes d’Allah dans les cieux, et l’adoration des anges dans les cieux est orientée vers ce but ultime.

Puis, tu vois qu’Allah, l’Auguste, l’Eminent, caractérisé par ce Royaume immense, s’adresse à toi – toi, le serviteur méprisable et vil – et t’ordonne de L’adorer. Ceci est un honneur pour toi, si seulement tu t’en rendais compte ! Il t’ordonne aussi de Le craindre, ce qui est aussi un honneur pour toi, si seulement tu savais ! Et Il t’ordonne de Lui obéir, ce qui est aussi un honneur pour toi, si seulement tu raisonnais !

Ainsi, si tu connais le droit d’Allah (sur toi), tu connais ses Qualités et l’élévation absolue de Son essence et de Ses Attributs, tu ne pourras que te soumettre à Lui d’une manière volontaire, faire preuve d’humilité à Son égard, t’orienter vers Son obéissance, et te rapprocher de Lui au moyen des choses qu’Il aime.

De plus, si tu récites Ses paroles, tu récites en fait les paroles de Celui qui s’adresse à toi, par des ordres et des interdits ; ceci engendrera en toi un respect et une vénération hors du commun. C’est la raison pour laquelle une des causes de l’enracinement de la foi dans le cœur et de la vénération du Seigneur consiste en ce que le serviteur médite et réfléchisse sur le Royaume des cieux et de la terre, comme l’a ordonné Allah.




[1] (Sourate Les Groupes, v67)




La louange est à Allah, Seigneur des mondes. Qu’Allah prie sur notre maître Mouhammed, se famille et tous ses compagnons.


*** FIN ***

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Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)
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