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 Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)

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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Dim 19 Déc - 16:25

Le Résumé du Commentaire du Livre de l’Unicité
(Kitâbu At Tawhîd)

Intitulé « Le Comble des Souhaits »


Commentaire de Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh


Résumé par Oum 'Aicha et Oum Mouqbil






Sommaire :

(Cliquez sur spoiler, puis sur le numéro du chapitre que vous souhaitez atteindre)
Spoiler:
 





Introduction :

Dans le domaine de l’Unicité d’Allah , les savants ont unanimement reconnu qu’aucun livre équivaut à « Kitâbu At Tawhîd » n’a jamais été écrit en islam. Cette œuvre est un livre de prédication, et représente donc l’appel vers le Tawhîd car le Cheikh ( ) y a clarifié les différentes catégories du Tawhîd de l’adoration (Tawhîd Al Ulûhiyyah) et celles du Tawhîd des Noms et Attributs [divins] (Tawhîd Al Asmâ wa Siffât) de manière générale.

Il a aussi expliqué le polythéisme majeur et certaines de ses manifestations, de même qu’il a clarifié les voies y menant. En outre, le Cheikh a clairement défini ce que représente la protection du Tawhîd et les moyens permettant de la mettre en œuvre.

Enfin, il a aussi explicité certaines catégories du Tawhîd de la Seigneurie (Tawhîd Ar Rubûbiyyah).


Définition du Tawhid : Le terme Tawhîd signifie « rendre une chose unique », on dit que les musulmans unifient Allah , c’est-à-dire qu’ils considèrent leur divinité comme étant unique, et cette divinité n’est autre qu’Allah .

Le Tawhîd est de trois types :

1 - Le Tawhîd de la Seigneurie (Tawhîd Ar Rubûbiyyah) : consiste à unifier Allah Ta3ala dans Ses actes, comme la création, l’octroi de la subsistance, le don de la vie et de la mort…Ainsi l’Unique auteur de ces actes de manière parfaite est Allah .

2 - Le Tawhîd de l’adoration (Tawhîd Al Ulûhiyyah) : consiste à unifier Allah par les actes que Lui voue le serviteur.

3 - Tawhîd des Noms et Attributs [divins] (Tawhîd Al Asmâ’u wa Sifât) : consiste en ce que le serviteur croit qu’Allah est Unique dans
Ses Noms et Attributs, et que personne ne Lui ressemble.



Définition du polythéisme (shirk) : Son contraire est le polythéisme qui consiste à attribuer un associé à Allah , que ce soit dans la Seigneurie, dans l’adoration ou dans Ses Noms et Attributs.

Le polythéisme se divise en deux catégories :

1 - Le polythéisme majeur : qui exclut la personne de l’islam. Il consiste à adorer, en plus d’Allah un autre que Lui, à vouer une forme quelconque d’adoration à autre qu’Allah , ou à Lui attribuer un égal dans l’adoration.

2 - Le polythéisme mineure : qui n’exclut pas la personne de l’islam, est ce que le Législateur a décrété être une forme de polythéisme, sans pour autant le considérer au même niveau de gravité qui le classerait parmi les formes de polythéisme majeur.


Le but de cet ouvrage est de mettre en évidence l’interdiction d’attribuer à Allah dans l’adoration, et l’ordre qu’Allah a intimé de L’unifier.

.


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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Dim 19 Déc - 16:26

[Prologue]
Kitâbu At-Tawhid





Citation :
Allah le Très Haut dit : « Je n’ai créé les Jinns et le hommes que pour qu’ils m’adorent. » (Sourate Adh Dhâryat, v.56)

Commentaire :
C’est-à-dire que Je n’ai créé les Jinns et les hommes sans but, ni objectif autre que le fait qu’ils M’adorent.
Ce verset explique le Tawhîd, la preuve est que les Pieux Prédécesseurs ont interprété l’expression « pour qu’ils M’adorent » pour qu’ils proclament mon unicité.

L’adoration consiste en vérité à se soumettre et à s’humilier. D'ailleurs l'adoration d'Allah    se définit dans la langue religieuse par l’observance des ordres et des interdits par amour, espoir et crainte.
Cheik al Islam Ibn Taymiyyah a dit à ce sujet : « L’adoration est un nom qui regroupe tout ce qu’Allah aime et agrée comme acte et parole, apparent ou cachés. »
Par conséquent, il découle du verset que toutes les formes d’adorations doivent être vouées à Allah Seul et à personne d’autre.


******


Citation :
« Nous avons envoyé dans chaque communauté un Messager, [pour leur dire] : « Adorez Allah et écartez-vous du Ṭaghût. » (Sourate An Nahl – Les Abeilles v.36)

Commentaire :
Ce verset est l’explication du sens de l’adoration et du Tawhîd, et du fait que les prophètes ont été envoyés pour transmettre ces deux paroles : adorez Allah et écartez-vous du Taghût. Ceci est la signification du Tawhîd.
Ainsi sa parole : « Adorez Allah » recèle l’affirmation du Tawhîd, de même que sa parole « écartez-vous du Taghût » correspond au rejet du polythéisme. De plus, le terme Taghût désigne toute chose pour laquelle le serviteur outrepasse ses limites, que cette chose soit adorée, suivie ou obéit.


******


Citation :
« Et ton Seigneur a décrété : « N’adorez que Lui ; et (marquez) de la bonté envers les père et mère. » (Sourate Al Isra – Le Voyage Nocturne v.23)

Commentaire :
« Et ton Seigneur a décrété… » : dans le sens d’ordonner et conseiller.
…de n’adorez que Lui… » : c’est-à-dire limitez votre adoration à Lui et à personne d’autre ; Allah a ordonné et conseillé cela.
D’ailleurs, ceci correspond exactement au sens de la parole « Il n’y a point d’autre divinité [en droit d’être adoré] si ce n’est Allah ». En effet, le concept de Tawhîd découlant de ce verset est évident, car le Tawhîd consiste à adorer Allah uniquement. En d’autres termes, il s’agit de la réalisation de la parole : « Il n’y a point d’autre divinité [en droit d’être adoré] si ce n’est Allah ».


******


Citation :
« Dis : « Venez, je vais réciter ce que votre Seigneur vous a interdit : ne Lui associez rien… » (Sourate Al An3am – Les Bestiaux v.151)

  Commentaire :
Le sens sous-entendu de ce verset serait : « Dis : Venez, je vais recitez ce que votre Seigneur vous interdit : Il vous a conseillé de ne rien Lui associer… ». En effet, le conseil cité ici est un conseil religieux. Or, si le conseil religieux émane d’Allah, il revêt le sens d’un ordre obligatoire. Enfin, la preuve indiquant le Tawhîd dans le verset est identisque à celle du verset précédent.


******


Citation :
« Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé. » (Sourate An Nissa – Les Femmes v.36)

Commentaire :
Ce verset indique l’interdiction de toutes les formes de polythéisme qu’il soit majeur, mineur ou caché. Il indique qu’il n’est pas permi de Lui associer un ange, un prophète, un homme pieux, une pierre, un arbre, ou un Jinn, car tout ceci est englobé par la portée du terme « aucun ».


******


Citation :
Ibn Mas3ud    a dit : « Quiconque voudrait lire le testament de Mohammed    sur lequel il aurait apporté son sceau, qu’il lise la parole d’Allah le Très Haut. :
Dis: «Venez, je vais réciter ce que votre Seigneur vous a interdit : ne Lui associez rien ; et soyez bienfaisants envers vos père et mère. Ne tuez pas vos enfants pour cause de pauvreté. Nous vous nourrissons tout comme eux. N’approchez pas des turpitudes ouvertement, ou en cachette. Ne tuez qu’en toute justice la vie qu’Allah a faite sacrée. Voilà ce qu’ [Allah] vous a recommandé de faire; peut-être comprendrez-vous. Et ne vous approchez des biens de l’orphelin que de la plus belle manière, jusqu’à ce qu’il ait atteint sa majorité. Et donnez la juste mesure et le bon poids, en toute justice. Nous n’imposons à une âme que selon sa capacité. Et quand vous parlez, soyez équitables même s’il s’agit d’un proche parent. Et remplissez votre engagement envers Allah. Voilà ce qu’Il vous enjoint. Peut-être vous rappellerez-vous. « Et voilà Mon chemin dans toute sa rectitude, suivez-le donc ; et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de Sa voie.» Voilà ce qu’Il vous enjoint. Ainsi atteindrez-vous la piété. » (Sourate Al An3am – Les Bestiaux v.151-153)

Commentaire :
"Quiconque voudrait lire le testament de Mohammed    sur lequel il aurait apporté son sceau" : c’est-à-dire s’il avait existé un testament que le prophète    aurait effectivement laissé, sur lequel il aurait apposé son sceau, et qui aurait été ouvert après sa mort – ou après qu’il a rejoint la plus Haute compagnie – cela aurait sans aucun doute été ce verset contenant les 10 conseils. Ces propos d’Ibn Mas3ud   soulignent la grande importance que revêtent ces versets débutant par l’interdiction du polythéisme. Ceci prouve qu’il s’agit de la plus grande des priorités, de la première et de la plus importantes requêtes.


******


Citation :
Mu3adh Ibn Jabal rapporte : « J’étais derrière le prophète    sur un âne. Il me dit : " Ô Mu3adh, sais-tu quel est le devoir des serviteurs envers Allah et quel est Son devoir envers eux ? » Je répondis : « Allah et Son prophète sont plus savants. » Il continua alors : « Le devoir des serviteurs envers Allah est qu’ils L’adorent sans rien Lui associer. Et son devoir envers eux est qu’Il ne châtie pas ceux qui ne Lui ont rien associé. » Je m’écriais : « Ô prophète d’Allah puis-je répandre cette bonne nouvelle parmi les gens ? » Il dit : « Ne l’annonce pas, car ils risqueraient de s’en remettre qu’à ça. » (Rapporté par Al-Boukhârî et Muslim)

Commentaire :
Ce devoir envers Allah   est de nature obligatoire car le Coran et la Sunnah, mais aussi tous les messagers, sont venu afin d’expliquer ce devoir, et montrer qu’il s’agit de la plus impérative des obligations qui incombe aux serviteurs.

Le devoir d’Allah  envers Ses serviteurs : les savants ont unanimement affirmé qu’Allah S’est imposé de devoir de Lui-même. En effet, Allah Ta3ala S’interdit ce qu’il veut en accord avec sa Sagesse, de même qu’Il S’impose ce qu’Il veut en accord avec sa Sagesse comme lorsqu’il dit dans le hadith Qudsi suivant : « Je Me suis interdit à Moi-Même l’injustice. »


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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Dim 19 Déc - 16:26

CHAPITRE 1 :

« Du mérite du Tawhîd et des péchés qu’il permet d’expier »




C’est-à-dire le mérite du fait que le Tawhîd efface les péchés. En effet, plus le serviteur redouble d’efforts dans la réalisation du Tawhîd, plus il est susceptible d’entrer au paradis quels que soient ses actes.


******


Citation :
Allah le Très Haut dit : « Ceux qui ont cru et n’ont point troublé la pureté de leur foi par quelqu’inéquité (association), ceux-là ont la sécurité; et ce sont eux les bien-guidés » (Sourate Al An3am – Les Bestiaux v.82)

Commentaire :
L’iniquité ici désigne le polythéisme, conformément au hadith d’Ibn Mass3ud que l’on trouve dans les deux recueils de hadiths authentiques [Al Boukhârî et Muslim], où le prophète a dit au sujet de ce verset – qui parut difficile à appliquer aux yeux des compagnons au point où ils s’exclamèrent : « O prophète d’Allah ! Qui de nous n’a jamais commis d’injustice envers lui-même ? Il dit : « Il ne s’agit pas de ce à quoi vous pensez. L’injustice ici désigne le polythéisme. N’avez-vous pas entendu la parole du serviteur pieux [Luqmân] : « L’association à Allah est vraiment une injustice énorme. » Sourate Luqmân v.13

Le sens de ce verset correspond donc au sujet du chapitre : ceux qui ont cru et n’ont point troublé de leur foi par quelque polythéisme, ceux-là sont en sécurité, et ce sont eux les bien guidés.

Ainsi, la récompense de celui qui croit (c’est-à-dire proclame l’unicité d’Allah) sans troubler la pureté de sa foi par quelqu’iniquité (c’est-à-dire sans entacher son Tawhîd par du polythéisme) est la sécurité complète et la guidée totale. Par conséquent, chaque fois que le Tawhîd diminue du fait que le serviteur commet certaines formes d’injustice correspondant au polythéisme, la sécurité et la guidée disparaissent proportionnellement.


******


Citation :
‘Ubâdah ibn as-Sâmit a dit : « Le prophète a dit : « Quiconque atteste qu’il n’y a pas de divinité [en droit d’être adorée] si ce n’est Allah, Unique sans associé, Que Mohammed est Son serviteur er messager, que ‘Issa et le serviteur d’Allah, Son messager, Sa parole qu’Il envoya à Maryam, et une âme venant de Lui, que le paradis est vérité et que l’enfer est vérité, entrera au paradis quels que soient ces actes. » Rapporté par Al Boukhârî et Muslim.

Commentaire :
L’expression « quels que soient ces actes » signifie : même si cette personne manquait d’observation dans ses actes, et même si elle a commis des péchés et des actes de désobéissance, ceci est un des mérites du Tawhîd dont bénéficient ses adeptes.


******


Citation :
Al Boukhârî et Muslim rapportent un hadith de ‘Itbân : « Allah a interdit au feu [de l’enfer] de toucher toute personne attestant qu’il n’y a pas de divinité [en droit d’être adorée] si ce n’est Allah, ne recherchant par là que le Visage d’Allah. »

Commentaire :
Lorsqu’une personne recherche la face d’Allah en prononçant cette parole, qui est la formule du Tawhîd, tout en remplissant ses conditions et en respectant ses implications, Allah la traite avec miséricorde, et lui donne ce qu’Il lui a promis, à savoir qu’Il la préserve du feu de l’enfer. Et ceci est une immense faveur.

Quand à la personne qui se présente devant Allah en ayant délaissé son contraire (le polythéisme), mais en ayant toutefois commis quelques péchés et transgression, et qui est mort sans s’être repentie, son sort dépendra de la volonté d’Allah : s’il veut, Il le châtie, puis le sortira du feu de l’enfer, après qu’il y passer un certains temps. Et si Allah veut, Il lui pardonne et interdit le feu de l’enfer de la toucher.


******


Citation :
Abû Sa3id Al Kudrî rapporte que le prophète a dit : « Mûssâ a dit : « Seigneur ! Enseigne-moi une chose au moyen de laquelle je me souviendrai de Toi et T’invoquerai. » Allah dit : « Dis – O Mûssâ - : qu’il n’y a pas de divinité [en droit d’être adorée] si ce n’est Allah. » Mûssâ s’écria : « Seigneur ! Tous Tes serviteurs disent cela ! » Allah dit alors : « O Mûssâ si les sept cieux et leurs occupants – mis à part Moi – et les sept terres étaient posés sur un de ses plateaux d’une balance, et que la parole « Il n’y a pas de divinité [en droit d’être adorée] si ce n’est Allah » été posée sur l’autre plateau, la balance penchera [du côté où est posée cette parole]. » Rapporté par ibn Hibbân et Hâkim qui l’a authentifié.

Commentaire :
Ce hadith est un argument en faveur du fait que si l’on se représente un serviteur dont les péchés auraient atteints le poids des sept cieux et de ses occupants parmi les serviteurs et les anges, en plus du poids de la terre, alors la parole : « Il n’y a pas de divinité [en droit d’être adorée] si ce n’est Allah » aurait été plus lourde encore. C’est le même principe qui découle du hadith d’Anas.


******


Citation :
At Tirmidhî rapporte un hadith – qu’il considère Hassan d’après Anas : « J’ai entendu le prophète dire : « Allah le Très Haut a dit : " O fils d'Adam, si tu viens à Moi avec des péchés pesant presque qu’autant que la terre, et que tu Me rencontre sans rien M’associer, Je viendrais à toi avec autant de pardon." »

Commentaire :
Cependant, cette grande faveur accordée à la formule du Tawhîd ne sera accordée qu’à celui dont le cœur est fortement attaché à cette parole, celui qui est sincère et véridique, qu’il n’éprouve aucun doute quand à son sens, qui y croit et l’aime.

L’effet de cette parole et sa lumière montent alors intensément dans son cœur, et brûlent en contrepartie les péchés.





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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Dim 19 Déc - 16:27

CHAPITRE 2 :

« Quiconque réalise complètement le Tawhîd entrera au paradis sans jugement »




Ce chapitre est d’un degré plus élevé que [le chapitre précédant sur] le mérite du Tawhîd. En effet, tous les adeptes du Tawhîd bénéficient d’une part de son mérite, alors que l’élite de cette communauté est constituée de ceux qui ont complètement réalisé le Tawhîd. C’est de cette réalisation complète que traite ce chapitre.


Citation :
Allah le Très Haut dit : « Ibrahîm était un guide (Ummah) parfait. Il était soumis à Allah, voué exclusivement à Lui (Hanif) et il n’était point du nombre des associateurs. » Sourate An Nahl – Les Abeilles v.120

Commentaire :
Ce verset indique qu’Ibrahim (3aleyhi salam) avait complètement réalisé le Tawhîd. L’argument permettant d’avancer cela à son sujet vient du fait qu’Allah Ta3ala l’a décrit comme étant :
Like a Star @ heaven Premièrement : (« …Ummah… »), et le terme Ummah désigne le guide qui possède toutes les caractéristiques de la perfection humaine et du bien. Cela signifie donc qu’aucune des caractéristiques de bien ne lui faisait défaut, ce qui n’est autre que la réalisation du Tawhîd.

Like a Star @ heaven Deuxièmement : (« …Il était soumis à Allah… ») il y a ici une affirmation de l’observance par Ibrahim de l’obéissance d’Allah et des différentes catégories de Tawhîd.

Quand à l’expression :
- (« …voué un culte exclusive…») : elle indique le rejet de la voie des polythéistes et l’éloignement de celle-ci. Cette voie englobe le polythéisme, l’innovation et la désobéissance.

- (« …et il n’était point du nombre des associateurs… ») : c’est-à-dire qu’il n’accomplissait aucune forme de polythéisme, tout en s’éloignant des polythéistes.


******


Citation :
Et il dit : « [Ceux] qui, à leur Seigneur, n’associent rien. »Sourate Al Mu’minûn – Les Croyants v.59

Commentaire :
Ceci est une négation du polythéisme. Ainsi c’est comme si Allah avait dit : « Ceux qui n’associent rien à leur Seigneur, que cette association soit majeure, mineure ou cachée ». Une personne qui ne pratique aucune de ces formes de polythéismes n’a délaissé ce denier qu’en raison de son Tawhîd.
Ceci est une des caractéristiques de ceux qui ont réalisé le Tawhîd, car le fait de ne pas associer implique que l’on n’associe pas ses passions [à Allah].

En effet, si le serviteur associe ses passions [à Allah], il sombre dans l’innovation (Bid3a) ou la désobéissance (Ma3siyah). Ainsi, la négation du polythéisme est une négation de toutes ses catégories, de l’innovation et de la désobéissance. Et c’est bien cela, la réalisation du Tawhîd d’Allah Ta3ala.


******


Citation :
Husayn ibn ‘Abdi-Rahmân a dit : « J’étais chez Sa3îd ibn Jubayr lorsque celui-ci demanda : « Qui d’entre nous a vu l’étoile filante hier ? ». Je répondis : « Moi » Puis j’ajoutai : « Mais je n’étais pas en prière. Le fait est que je souffrais d’une morsure [de scorpion]. » Sa3îd me questionna : « Et qu’as-tu fais ? » Je répondis : « J’ai demandé qu’on me pratique un exorcisme (Ruqyah) sur ma personne. » Il continua : « Et qu’est-ce qui t’as poussé à agir de la sorte ? » Je répondis : « Un hadith que nous a rapporté Ash-Sha3bî » Il demanda : « Et que vous a-t’il rapporté ? » Je récitai alors : « Il nous a rapporté d’après Buraydah ibn ul-Husayn que le prophète , a dit : « Point de Ruqyah, sauf contre le mauvais œil ou le venin » Sa3îd déclara alors : « Celui qui se limite à ce qu’il a entendu agit de la meilleure façon. Cependant, Ibn ‘Abbâs nous a informé que le prophète a dit : « Les communautés furent présentées. Je vis un prophète accompagné d’une poignée de personnes, un autre accompagné d’un ou deux hommes, et un autre que personne n’accompagnait. C’est alors qu’une foule immense me fut présentée, et je crus qu’il s’agissait de ma communauté mais on me dit : « Ceci est Mûssâ et son peuple » Je promenai à nouveau mon regard quand je vis une autre foule immense. On me dit : Ceci est ta communauté. Soixante-dix milles de ses membres entreront au paradis sans jugement ni châtiment ».
Et le prophète se leva et rentra chez lui. Certains gens se mirent à discuter sur ces soixante-dix mille personnes. Certains dirent : « Ce sont peut-être les compagnons du prophète ». D’autres avancèrent : « Ce sont peut-être ceux qui sont nés dans l’islam et qui n’ont jamais rien associé à Allah. » Et d’autres propositions furent émises. C’est alors que le prophète sortit de chez lui et on l’informa du sujet de discussion. Il dit : « Ce sont ceux qui ne demandent pas qu’on leur fasse de Ruqyah, ni de cautérisation, qui ne consultent pas les augures et placent toute leur confiance en leur Seigneur. »
‘Ukkâshah ibn Mihsan se leva et dit : « Invoque Allah pour que je fasse parti de ce groupe de personne. » Le prophète répondit : « Tu en fais parti ». Un autre homme se leva et demanda la même chose. Le prophète lui dit : « ‘Ukkâshah t’a devancé. » »
Rapporté par Al Boukhârî

Commentaire :
Concernant ce hadith, la portion qui nous intéresse dans l’argument réside dans la parole du prophète :

« ... Je promenai à nouveau mon regard quand je vis une autre foule immense. On me dit : Ceci est ta communauté. Soixante-dix milles de ses membres entreront au paradis sans jugement ni châtiment ».

Et le prophète se leva et rentra chez lui. Certains gens se mirent à discuter sur ces soixante-dix mille personnes. Certains dirent : « Ce sont peut-être les compagnons du prophète ». D’autres avancèrent : « Ce sont peut-être ceux qui sont nés dans l’islam et qui n’ont jamais rien associé à Allah. » Et d’autres propositions furent émises. C’est alors que le prophète sortit de chez lui et on l’informa du sujet de discussion. Il dit : « Ce sont ceux qui ne demandent pas qu’on leur fasse de Ruqyah, ni de cautérisation, qui ne consultent pas les augures et placent toute leur confiance en leur Seigneur. »

Ces caractéristiques ne signifient pas que ceux qui ont réalisé le Tawhîd délaissent l’accomplissement des causes, contrairement à certains qui ont déduit de ce hadith que la perfection était de n’accomplir aucune cause. Ceci est une erreur. En effet le prophète subissait des Ruqâ (pluriel de Ruqyah), il se soignait, il ordonnait [aux gens] de se soigner, de même qu’il a ordonné à un compagnon de pratiquer la cautérisation et autres.

Ainsi, ce hadith ne signifie pas que ces personnes n’accomplissent pas aucune cause ou n’ont jamais recours aux médicaments. Ces trois pratiques ont été spécifiquement citées car très souvent le cœur s’oriente et se lie à celui qui pratique la Ruqyah, s’attache à la cautérisation à celui qui la pratique ou aux augures. Cela cause donc une diminution de la confiance [en Allah].

Quand au fait de se soigner, c’est une chose légiférée, tantôt obligatoire et tantôt conseillé, ou, comme dans certains cas, simplement autorisé.
Le prophète a dit en effet : « Soignez-vous, serviteurs d’Allah, mais ne le faites pas par des moyens illicites. »



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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Dim 19 Déc - 16:27



CHAPITRE 3 :

« Du fait de craindre le polythéisme »




Commentaire :
La réalisation du Tawhîd chez ses adeptes se fait en craignant le polythéisme. Ainsi, celui qui craint le polythéisme cherchera à s’en éloigner, en s’informant au sujet de son sens et des ses catégories, afin de ne pas tomber dedans.


******


Citation :
Allah la Très Haut dit : « Certes Allah ne pardonne pas qu’on Lui donne des associés… » Sourate An Nissa – Les Femmes v.48


Commentaire :
Certains savants ont affirmé que le polythéisme réfuté ici englobe le polythéisme majeur, mineur et caché. Par conséquent, aucun des types de polythéisme n’est pardonné par Allah    sauf en cas de repentir.

Tout cela est dû à la gravité du péché de polythéisme ; étant donné qu’Allah   est Celui Qui crée, Qui octroie subsistance, Qui donne et Qui fait part de Ses grâces, comment le cœur peut-il se détourner de Lui et s’orienter vers un autre que Lui ?
C’est d’ailleurs la position soutenu par Cheikh al Islâm ibn Taymiyyah, Ibn al-Qayyim, l’imam Mohammed ibn ‘Abdel Wahhâb et la majorité des savants qui ont appelé au Tawhîd (après lui).

Si le polythéisme (de quelque catégorie qu’il soit) n’est pas pardonné, cela engendre nécessairement une immense crainte à son égard et qu’il faut éprouver la plus grande crainte.


******


Citation :
L’ami proche [d’Allah, Ibrahim] a dit : « Et préserve-moi ainsi que mes enfants de l’adoration des statues. » Sourate Ibhrahim v.35


Commentaire :
Ceci décrit l’état de ceux qui ont parachevé leur réalisation du Tawhîd, c’est-à-dire qu’ils sont jamais rassurés, et craignent toujours de tomber dans le polythéisme et les voies qui y mènent.
Concernant les statues, il s’agit de toute objet façonné à l’image d’un être adoré, que ce soit à l’image du visage d’un homme, du corps ou de la tête d’un animal, ou l’image du soleil, de la lune…
Quand à l’idole ou monument, il s’agit de tout être adoré en dehors d’Allah, qu’il soit façonné à l’image de quelque chose ou non, comme le cas d’une tombe.


******


Citation :
On trouve dans un hadith que le prophète    a dit : « Ce que je crains le plus pour vous, c’est le polythéisme mineure. » Lorsqu’on le questionna à ce sujet, il répondit : « Il s’agit de l’ostentation » (Rapporté par Ahmed)


Commentaire :
Pourquoi le prophète    a-t-il craint l’ostentation au point de la considérer comme la chose la plus redouté parmi les péchés ?
D’abord, c’est en raison de ses effets, car elle n’est pas pardonné, et ensuite parce que les gens peuvent ne pas s’en soucier. C’est pourquoi  prophète    l’a redouté pour ses compagnons.

L’ostentation (Ar Riyyah) est de deux types :

1 - l’ostentation de l’hypocrite : qui touche au fondement de la religion savoir qu’il simule son apparence à l’islam tout en dissimulant sa mécréance, comme dans la parole d’Allah    : « Les hypocrites cherchent à tromper Allah, mais Allah retourne leur tromperie (contre eux-mêmes). Et lorsqu’ils se lèvent pour la Salat, ils se lèvent avec paresse et par ostentation envers les gens. A peine invoquent-ils Allah. » Sourate An Nissa – Les Femmes v.142

2 - l’ostentation du musulman monothéisme : comme le fait d’embellir sa prière afin qu’on le complimente, ou qu’on le voit. Ceci est une forme de polythéisme mineur.


******


Citation :
Ibn Mas3ud    a dit : « Le prophète  a dit : « Quiconque meurt en invoquant un égal à Allah entrera en enfer. » (Rapporté par A Boukhârî)


Commentaire :
Invoquer un égal à Allah   est une forme de polythéisme majeur, car l’invocation est une adoration. C’est même la plus importante des adorations, prophète    a dit dans un hadith authentique: « L’invocation, c’est l’adoration »
Ainsi, quiconque meurt en vouant cette adoration, ou en vouant une partie à un autre qu’Allah (c’est-à-dire un égal) mérite l’enfer.
Quand à l’expression :

« …entrera en Enfer… » : il s’agit d’une introduction identique à celle des mécréants, en d’autre termes : éternellement.
Car lorsque le polythéisme majeur émane d’un musulman, il annule ses actions. En Effet Allah Ta3ala a dit à son prophète    : « En effet, il t’a été révélé, ainsi qu’à ceux qui t’ont précédé: «Si tu donnes des associés à Allah, ton œuvre sera certes vaine; et tu seras très certainement du nombre des perdants. » Sourate Az Zumar - Les Groupes v.65


******


Citation :
Muslim rapporte d’après Jâbir    que Le prophète    a dit : « Quiconque rencontre Allah sans ne Lui avoir rien associé entrera au paradis, et quiconque le rencontre en Lui ayant associé quoi que ce soit entrera en enfer. »


Commentaire :
« Quiconque rencontre Allah sans ne Lui avoir rien associé... » : c’est-à-dire sans avoir jamais commis aucun acte de polythéisme, ni s’être orienté vers quiconque [en dehors d’Allah] ni ange, ni prophète, ni homme pieux, ni Jinn…

« …entrera au paradis… » : c’est-à-dire qu’Allah    Lui promet le paradispar Sa miséricorde et Sa faveur.

« …quiconque le rencontre en Lui ayant associé quoi que ce soit entrera en enfer. » : ceci englobe le polythéisme majeur, mineur et caché.
S’il s’agit d’un polythéisme majeur, et que la personne meurt dans cet état, elle entrera en enfer éternellement ; jamais elle n’en sortira.
S’il s’agit d’un polythéisme mineur ou caché, alors la personne le pratiquant (en connaissance de cause) est passible d’entrer en enfer et d’y rester un certain temps connu d’Allah Seul, puis en sortir, car elle fait parti des adeptes du Tawhîd.


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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Dim 19 Déc - 16:28



CHAPITRE 4 :

« Inviter les gens à attester qu’il n’y a de divinité si ce n’est Allah »




Commentaire :
Le Cheikh (rahimahuLlah) a écrit ce chapitre pour indiquer que la crainte du polythéisme et le Tawhîd ne sont complets que lorsqu’on appel les gens au Tawhîd.
Inviter au Tawhîd, c’est inviter aux détails et aux catégories du Tawhîd ainsi qu’à l’interdiction du polythéisme et des variétés.


******


Citation :
:point:Allah le Très Haut dit : « Dis : Voici ma voie, j’appel les gens vers Allah nous basant sur une preuve évidente (la science)… »  Sourate Yûssuf v.108  


Commentaire :
« Dis : Voici ma voie, j’appel les gens vers Allah… » : ce verset contient deux enseignements :
Like a Star @ heaven Premièrement : l’invitation du Tawhîd
Like a Star @ heaven Deuxièmement : la mention faite de la sincérité (c’est-à-dire le fait de vouer son appel à Allah exclusivement) En effet, beaucoup de gens même s’ils invitent [les gens] à [suivre] la vérité, invitent en réalité à ce qu’on les suive eux.

« …nous basant sur une preuve évidente (la science)… » : c’est-à-dire qu’ils invitent [les gens à l’islam] en se basant sur la science, la certitude et la connaissance. Ils n’invitent pas donc pas les gens à Allah  avec ignorance.

Et dans la suite du verset : « …moi et ceux qui me suivent.  Gloire à Allah ! Et je ne suis pas du nombre des associateurs. » : c’est-à-dire que j’appel –moi- à Allah en me basant sur une preuve évidente, et ceux qui me suivent parmi ceux qui ont répondu à mon appel invitent les gens vers Allah   en se basant sur une preuve évidente.

Ceci est donc une caractéristique des disciples des prophètes : ils ne se contentent pas de redouter le polythéisme, ni de connaitre le Tawhîd et l’appliquer, mais ils appellent les gens à y adhérer, et ceci est une nécessité.


******


Citation :
 Ibn ‘Abbas    rapporte que le prophète   a dit à Mu3adh   lorsqu’il l’envoya au Yémen : « Tu vas te rendre chez un peuple faisant partie des gens du Livre. Fais donc en sorte que la première chose à laquelle tu les invites soit d’attester qu’il n’y a pas de divinité [en droit d’être adoré] si ce n’est Allah (dans une autre version : « ...soit qu’ils unifient Allah… » ). S’ils t’obéissent à ce sujet, informe-les qu’Allah a rendu obligatoire l’accomplissement de cinq prières, de jour comme de nuit. S’ils t’obéissent à ce sujet, informe-les qu’Allah leur a rendu obligatoire le versement d’une aumône prélevée sur les plus riches d’entre eux et redistribuée aux pauvres. S’ils t’obéissent à ce sujet, ne touche pas à leur bien les plus précieux, et redoute l’invocation de l’opprimé car il n’y a pas de voile entre lui et Allah ». (Rapporté par Al Boukhârî et Muslim.)


Commentaire :
La partie du hadith en relation avec le chapitre est que nous le prophète  a ordonné à Mu3adh   de faire en sorte que la première chose à laquelle il devait appeler les gens était d’attester qu’il n’y a pas d’autre divinité [en droit d’être adoré] si ce n’est Allah.


******


Citation :
:point:Al Boukhârî et Muslim rapporte aussi d’après Sahl ibn Sa3d    que le prophète  a dit un jour [de bataille] de Khaybar : « Demain, je remettrai l’étendard à un homme qui aime Allah et Son prophète, et que Allah et Son prophète aiment. C’est par cet homme qu’Allah nous donnera la victoire. »  
Les compagnons passèrent alors la nuit à discuter de celui d’entre eux à qui l’étendard sera remis. Le lendemain matin, ils se rendirent chez le prophète , chacun d’entre eux, en espérant se voir confié l’étendard. [Le prophète  ] dit alors : « Où est ‘Ali ibn Abî Talîb ? » On lui répondit : « Il se plaint de douleurs aux yeux. » On envoya quelqu’un le chercher et on l’amena devant le prophète  qui cracha sur ses yeux. Il invoqua Allah en sa faveur et il fut immédiatement guéri, comme si aucun mal ne l’avait jamais touché. Le prophète    lui cinfia l'étendard et lui dit : ]b]« Avance avec prudence jusqu’à atteindre leurs positions. Puis invite-les à embrasser l’islam et informe-les de ce qui leur incombe concernant le droit d’Allah le Très Haut, car je jure par Allah : si Allah guide par ton intermédiaire un seul homme, cela vaut mieux pour toi que de posséder des chameaux roux. »


Commentaire :
La partie du hadith en relation avec le chapitre est la phrase : « … puis invite-les à embrasser l’islam… » , car l’invitation à l’islam consiste à inviter les gens au Tawhîd. En effet, le plus important des piliers de l’islam est l’attestation qu’il n’y a pas d’autre divinité [en droit d’être adoré] si ce n’est Allah et que Mohamed est Son prophète.
Le prophète  a ordonné [à ‘Alî] de les appeler au droit qu’Allah [a sur Ses serviteurs] dans l’islam, c’est-à-dire au point de vu du Tawhîd, mais aussi du point de vue des obligations et du délaissement des interdits.

L’invitation à l’islam doit obligatoirement se faire par la base, à savoir par le Tawhîd et l’explication du sens des deux attestations, puis par la clarification des interdits et des obligations, car c’est ce qu’il de plus fondamental et prioritaire. C’est donc la première des obligations.


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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Dim 19 Déc - 16:28



Chapitre 5 :

«L’explication du Tawhîd, et de l’attestation qu’il n’y a pas de divinité si ce n’est Allah»





Le verbe « attester » inclut plusieurs choses :
Premièrement : croire à ce que l’on prononce et atteste. Et une croyance n’en est une que si elle est basée sur la science et la certitude.
Deuxièmement : prononcer l’attestation
Troisièmement : l’annoncer et informer autrui
On doit donc prononcer l’attestation car c’est une obligation, mais on ne peut pas dire d’une personne qu’elle atteste qu’à partir du moment où elle informe les gens de son attestation.
Ainsi « j’atteste » signifie : je crois, je prononce et informe. Il faut que les trois notions soient regroupées.


« Il n’y a point de divinité [digne d’adoration] si ce n’est Allah»
« Lâ » (particule de négation) nie à autre qu’Allah l’essence même du droit d’être adoré,
Si après une négation vient la particule « illâ » (indiquant l’exception) un autre sens vient s’ajouter, à savoir la limitation et l’exception.
Par conséquent, le sens devient : la véritable divinité se limite et se restreint à Allah. Il n’y a donc pas de divinité véritable si ce n’est Allah, en dehors de toute autre.

Le mot « Ilâh » signifie : adoré. L’attribut sous-entendu de la particule « lâ » (qui nie l’essence d’une chose) n’est pas l’adjectif « existant », car les divinités adorées en dehors d’Allah existent. Plutôt ce qui est sous-entendu est : « en droit » ou «véritable» Par conséquent, le sens de l’attestation est : pas de divinité véritable ou encore : pas « d’adoré » en droit de l’être


******


Citation :
Allah le Très Haut : «Ceux qu’ils invoquent, cherchent [eux-mêmes] le moyen, à qui se rapprochera le plus de son Seigneur…» Sourate Al Isra – Le Voyage Nocturne v.57


Commentaire :
« Ceux qu’ils invoquent… » : c’est-à-dire qu’ils adorent.

« …cherchent [eux-mêmes] le moyen (Wasîlah), à qui se rapprochera le plus de son Seigneur. » : Wasîlah désigne le dessein et le besoin, c’est-à-dire que c’est à Allah Ta3ala qu’ils font part de leurs besoins, et à Lui spécifiquement. Ils se dirigent donc pars vers un autre que Lui. Ils ont limité et restreint leur orientation à Allah .
Le terme utilisé (Rabb : Seigneur) est celui qui désigne la Seigneurie d’Allah, car la réponse aux invocations et la récompense font partie des spécificités de Sa Seigneurie.
L’explication du Tawhîd apparaît dans ce verset, à savoir que tous les besoins sont formulés à Allah Ta3ala.

Allah dit à la suite du verset : « …Ils espèrent Sa miséricorde et craignent Son châtiments. » : ceci est le degré de l’élite des serviteurs d’Allah dont l’adoration est composé d’amour, de crainte et d’espoir, et cela correspond à l’explication du Tawhîd.


******


Citation :
Et Il dit : « Et lorsqu’Ibrahîm dit à son père et à son peuple : « Je désavoue totalement ce que vous adorez, à l’exception de Celui Qui m’a créé… » Sourate Az-Zukhruf – L’Ornement v.26


Commentaire :
Ce verset est composé d’une négation et d’une affirmation, sens indiqué par la formule du Tawhîd. Ainsi, à « Il n’y a pas de divinité (lâ iIlâha) » correspond : « Je désavoue totalement ce que vous adorez » et à « si ce n’est Allah (ill-Allâh) » correspond « à l’exception de Celui Qui m’a crée ».
Quand à la signification du désaveu, il s’agit de détester, de renier, de considérer comme ennemi tout ce qui est adoré en dehors d’Allah.
L’islam d’une personne ne sera complet qu’à condition que soit présent dans son cœur cette part de désaveu.


******


Citation :
Et Il dit aussi : « Ils ont pris leur rabbins et leurs moines comme seigneurs en dehors d’Allah, ainsi que le Christ fils de Marie… » Sourate At Tawhba – Le Repentir v.31


Commentaire :
« Ils ont pris leur rabbins et leurs moines ainsi que le Christ fils de Marie comme seigneurs..." : le terme « arbâb (seigneurs)» est le pluriel de « rabb (seigneur). Et la seigneurie citée ici désigne en fait l’adoration. Ils ont donc pris leurs rabbins et leurs moines comme êtres adorés

« …en dehors d’Allah… » : c’est-à-dire avec Allah , en leur obéissant dans l’autorisation de l’interdit, et l’interdiction du licite par croyance, car l’obéissance fait partie du Tawhîd.


******


Citation :
« Parmi les hommes, il en est qui prennent, en dehors d’Allah, des égaux à Lui, en l’aimant comme on aime Allah… » Sourate Al Baqarah – La Vache v.165


Commentaire :
C’est-à-dire qu’ils ont rendu l’amour éprouvé pour ces divinités équivalent à celui éprouvé pour Allah . Ainsi, ils aiment Allah d’un grand amour, mais aiment ces divinités d’un grand amour aussi. Et cette équivalence entre Allah et les égaux en termes d’amour fait partie du polythéisme. C’est d’ailleurs la cause de leur entrée en enfer.
L’amour est un type d’adoration, et étant donné qu’ils ne l’ont pas exclusivement réservé à Allah, ils sont considérés comme ayant pris des égaux en dehors d’Allah. Et ceci est la signification de l’attestation « Lâ Ilâha ill-Allâh »


******


Citation :
Dans le recueil de ahadiths authentiques, le prophète a dit : « Celui qui dit : « Il n’y a point de divinité [digne d’adoration] si ce n’est Allah, et renie tout ce qui est adoré en dehors d’Allah, ses biens et son sang sont devenu sacrés, et c’est Allah de le juger. »


Commentaire :
[« Celui qui dit : « Il n’y a point de divinité [digne d’adoration] si ce n’est Allah, et renie tout ce qui est adoré en dehors d’Allah… » : ce hadith comporte une restriction supplémentaire par rapport à la simple prononciation [de l’attestation]. Ainsi, en plus de prononcer « Lâ Ilâha ill-Allâh », [il est nécessaire] de renier ce qui est adoré en dehors d’Allah.
« Lâ Ilâha ill-Allâh » comporte donc le reniement et le désaveu de tout ce qui est adoré en dehors d’Allah.

« …ses biens et son sang sont devenus sacrés, et c’est à Allah de le juger » : du fait que quiconque dit « Lâ Ilâha ill-Allâh » et renie ce qui est adoré en dehors d’Allah devient musulman. Or, il n’est pas permis de porter atteinte aux biens et sans du musulman, si ce n’est dans trois cas (la personne mariée qui commet l’adultère, une vie en compensation d’une vie, celui qui abandonne sa religion en se séparant du groupe des musulmans).

Dés lors, il nous apparaît que l’explication du Tawhîd et de l’attestation qu’il ‘y a pas de divinité [en droit d’être adoré] si ce n’est Allah, nécessite, de notre part que l’on y accorde une importance toute particulière, qu’on les étudie et qu’on les médite posément afin que l’on les comprenne avec leur preuve.



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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Dim 19 Déc - 16:29

Cours n° 7

Chapitre 6 :

« Fait partie du polythéisme le fait de porter un anneau, un fil ou autre chose pour dissiper un malheur ou le repousser »



Commentaire :
L’auteur commence par expliquer le Tawhîd en expliquant son contraire. En effet, il est connu qu’une chose se définit et se distingue par deux choses : par son essence et par la connaissance de son contraire
Définition essence : Ce qui fait qu'une chose est ce qu'elle est, ce qui constitue la nature d'une chose.

Ce qui s’oppose au Tawhîd est de deux types :
Premièrement : ce qui s’oppose au fondement du Tawhîd. Il s’agit du polythéisme majeur qui lorsqu’il est commis par un musulman (pubère ayant toute sa raison), invalide son Tawhîd.
Ce musulman, devient donc un polythéiste de telle sorte qu’il est exclut de la religion de l’islam.
Deuxièmement : ce qui s’oppose à la perfection obligatoire du Tawhîd. Cela correspond au polythéisme mineur.
Si quelqu’un le commet, il annule par là la perfection du Tawhîd.
En effet, le Tawhîd n’est parfait qu’à partir du moment où l’on se débarrasse de toutes formes de polythéismes.


Fait parti du polythéisme… : le type de polythéisme cité dans ce chapitre est une partie du polythéisme

…le fait de porter un anneau, un fil ou autre chose… : comme les amulettes, qu’elles soient pendues à un fil ou non, ou que l’on accroche dans les maisons, dans les voitures, ou au cou des enfants, et tout ce qui se porte ou s’accroche et auquel on voue une certaine croyance. Tout cela est concerné par le chapitre étudié, et fait donc partie du polythéisme.


******


Citation :
Allah le Très Haut a dit : « Dis : « Voyez-vous ceux que vous invoquez en dehors d’Allah ; si Allah me voulait du mal, est-ce que [ces divinités] pourraient dissiper Son mal ? Ou s’il me voulait une miséricorde, pourraient-elles retenir Sa miséricorde ? » Sourate Al Ahzab – Les Groupes


Commentaire :
« Voyez-vous ceux que vous invoquez en dehors d’Allah… » : C’est-à-dire [Comment pouvez-vous] reconnaître que le Créateur des cieux et de la terre est Allah l’Unique, puis vous orienter vers un autre que Lui dans l’adoration ? Et ceci est la méthode mentionnée dans le Qur’an : il utilise comme preuve contre le polythéistes le fait que ces derniers renient l’Unicité d’Allah en tant que divinité alors qu’ils reconnaissent Son unicité en tant que Seigneur.
Le groupe verbal « …vous invoquez.. » comprend le sens d’invocation de demande et celui d’adoration. De plus l’objet de leurs invocations varie : certains d’entre eux se tournent vers des prophètes, messagers et hommes pieux, d’autres adorent des anges, d’autre encore, les étoiles.
Certains s’orientent vers les arbres et les rochers, et d’autres encore adorent les idoles et les statues.

« …si Allah me voulait du mal, est-ce que [ces divinités] pourraient dissiper Son mal ? Ou s’il me voulait une miséricorde, pourraient-elles retenir Sa miséricorde ? » : Allah a rendu caduque la possibilité qu’ont ces divinités d’influer en bien ou en mal. De plus, ce verset réfute qu’un autre qu’Allah ait la capacité de nuire ou que un autre ait la possibilité de dissiper (sans la permission d’Allah) un mal provenant de Lui. C’est pour ce même concept (à savoir l’attachement de ce qui nuit et ce qui est bénéfique) que le polythéiste s’attache à ces anneaux ou fils.


******


Citation :
‘Imrân ibn Hussayn    rapport que le prophète    vit un homme portant au poignet un anneau de cuivre. Il lui demanda : « Qu’est-ce que cela ? » L’homme répondit : « C’est contre la faiblesse. » Le prophète  lui dit alors : « Débarrasse-t’en, car cela ne t’apportera que surplus de faiblesse. Et si tu meurs en portant cet anneau, tu ne connaîtras jamais la réussite. » (Rapporté par Ahmed)


Commentaire :
Le prophète    vit un homme portant au poignet un anneau de cuivre. Il lui demanda : « Qu’est-ce que cela ? »…  : la question ici est en faite une sévère condamnation

« …L’homme répondit : « C’est contre la faiblesse (al wâhinah)»… : al wâhinah est une maladie qui affaiblit l e corps.

Le prophète    lui dit alors : « Débarrasse-t’en » : ceci est un ordre. Ainsi, la personne à qui l’on s’adresse obéit aux ordres, on se contente de le lui dire oralement sans réprouver la mal par la main.

« Débarrasse-t’en, car cela ne t’apportera que surplus de faiblesse… » : c’est-à-dire que si cet l’objet à un quelconque effet, il ne peut être que néfaste pour le corps. En outre, ses effets sont également néfastes pour l’âme et l’esprit.

« … Et si tu meurs en portant cet anneau, tu ne connaîtras jamais la réussite. » : la négation de la réussite peut signifier deux choses ici :
Premièrement : il s’agit de la réussite absolue, c’est-à-dire le fait d’entrer au paradis et d’être sauvé de l’enfer. Ceci concerne les personnes commettant un acte de polythéisme majeur, en croyant que l’anneau de cuivre ou le fil suspendu peuvent être bénéfiques indépendamment de la volonté divine.
Deuxièmement : la négation dans le hadith porte sur le caractère total de la réussite. C’est lorsque l’on attribut la causalité à une chose qu’Allah n’a pas décrété être comme telle, que ce soit du point de vue légal ou du point de vue du destin. Cela concerne les personnes commettant un acte de polythéisme mineur.



******



Citation :
L’mam Ahmed rapporte aussi d’après ‘Uqbah ibn ‘Amir   qui attribue les paroles suivantes au prophète  : « Quiconque s’attache à une amulette, qu’Allah fasse en sorte que ses projets n’aboutissent pas. Et quiconque s’attache à un coquillage, qu’Allah ne le laisse pas gouter le repos. » Dans une autre version du hadith il est dit : « Quiconque porte une amulette a commis un acte de polythéisme. »
Commentaire :
« Quiconque s’attache à une amulette (Tamimâh), qu’Allah fasse en sorte que ses projets n’aboutissent pas… » : le terme « s’attacher » englobe le fait de s’accrocher l’amulette [au cou], mais aussi l’attachement du cœur à l’objet. Ainsi, cela concerne ceux qui portent une amulette à laquelle le cœur s’attache.
Le terme Tamimâh englobe les colliers et toutes les choses qui s’accrochent au cou afin de repousser le mauvais œil, les maux, la jalousie et autres [malheurs].
Le prophète    a donc invoqué Allah contre cette personne, en Lui demandant de faire en sorte que ses projets n’aboutissent pas. En effet, l’amulette se nomme ainsi car on lui confère le pouvoir de faire aboutir les projets (Tatimmu-l-Amr).

« …Et quiconque s’attache à un coquillage (Wada3ah)… » : Al Wada3ah (ou Wad3ah) est une sorte de coquillage que l’on s’accroche au cou ou au bras pour repousser le mauvais œil et autres [calamités].

« qu’Allah ne le laisse pas gouter le repos. » : c’est-à-dire qu’Allah ne lui permette pas de connaître la tranquilité, la paix et la quiètude, en raison de son polythéisme.





******





Citation :
Ibn Abî Hâtim rapporte que Hudhayfa    vit un homme porter au poignet un fil sensé le protéger contre la fièvre. Hudhayfa    le lui retira et récita la parole d’Allah : « Et la plupart d’entre eux ne croient en Allah, qu’en Lui donnant des associés. » Sourate Yûssuf v.106





Commentaire:
« Hudhayfa    vit un homme porter au poignet un fil sensé le protéger contre la fièvre… » : c’est-à-dire que l’homme portait ce fil pour dissiper la fièvre ou s’en protéger.

« ...Hudhayfa le lui retira… » : ceci prouve qu’il s’agit d’un grand mal qu’il est obligatoire de réprouver et d’anéantir

Les Salafs ont dit au sujet de la parole d’Allah le Très Haut :
« Et la plupart d’entre eux ne croient en Allah… » : c’est-à-dire « ne croient au fait qu’Allah est le Seigneur, qu’Il est Celui Qui octroie la subsistance, Qui donne la vie, la mort » en signifiant par là qu’ils croient en l’Unicité dans Sa Seigneurie, « … qu’en Lui donnant des associés. » dans l’adoration.

Ainsi, [la croyance en] l’Unicité de Seigneurie ne suffit pas pour être sauvé [du châtiment éternel d’Allah], mais il est indispensable aussi d’unifier Allah dans l’adoration.


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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Dim 19 Déc - 16:29

Chapitre 7 :


Ce chapitre a pour but de définir le statut religieux des formules de conjuration (Ar-Ruqâ)




Quelques définitions :

Like a Star @ heaven Ar-Ruqâ : est le pluriel de Ruqyah, on désigne ce terme l’ensemble des invocations et paroles que l’on prononce et récite, après lesquelles on souffle sur la personne ou le membre atteint.
Certaines de ces formules de conjuration ont un effet physique sur le corps, d’autres ont un effet sur les âmes. Certaines sont permises et légiférées, d’autres sont une forme de polythéisme.
Le prophète    a dit : « Il n’y a pas de mal à utiliser les formules de conjuration tant qu’elles ne contiennent pas de polythéisme. »Les formules de polythéistes sont celles comportant des demandes de protection ou de secours à un autre qu’Allah ou celles qui comportent les noms de certains démons, ou celles dont le patient pourrait croire que l’efficacité serait indépendante de la volonté divine.

Like a Star @ heaven At-Tama3im: est le pluriel de Tamîmah, il s’agit de tout ce que les gens accrochent, que ce soit une peau d’animal, un collier, des invocations, des demandes de protection comme une tête d’ours, de gazelle, un fer de cheval, des morceaux de tissu noir, et tout ce que l’on suspend en forme d’œil, ou les chapelets …
Une définition plus globale serait : une chose au moyen de laquelle on voudrait que le bien se réalise, ou que le mal soit repoussé, sans qu’une autorisation divine liée au décret religieux ou à la prédestination n’ait été accordée.

Like a Star @ heaven At Tiwalah: il s’agit d’une chose que les gens fabriquent, en prétendant qu’elle suscite l’amour du mari pour son épouse et réciproquement.


******


Citation :
Dans le recueil de ahadiths authentiques, Abu Bashîr Al-Ansârî rapporte qu’il était aux côtés du prophète  durant un de ses voyages, lorsque ce dernier envoya une personne ordonner aux gens de couper tous les colliers ou les boyaux accrochés au cou des chameaux.

Ibn Mas3ud (radiyaLlâhu 3anhu) a dit :   « J’ai entendu le prophète    dire : « Les  formules de conjuration (ArRuqâ), les amulettes (At-Tamâ3im) et At Tiwalah sont une forme de polythéisme »Rapporté par Ahmed et Abû Dawûd.


Commentaire :
Ce hadith vient confirmer les propos précédents, et indique que tous les types d’amulettes sont une forme de polythéisme, de même que tous les types d’amulette et de Tiwalah.  Cette généralisation a été restreinte textuellement pour les formules de conjuration en particulier d’après les paroles suivantes du  prophète    « Il n’y a pas de mal à utiliser les formules de conjuration tant qu’elles ne contiennent pas de polythéisme. »Concernant les amulettes, aucune d’entre elles ne fait exception quand à son caractère polythéiste. Dès lors, tous les types d’amulettes sont une forme de polythéisme.

Quand à la Tiwalah, il s’agit enfaite d’un type d’amulette que l’on fabrique, et sur lesquelles le sorcier récite quelques formules de conjuration polythéistes ce qui a pour effet de susciter l’amour du mari pour son épouse et réciproquement. C’est donc une forme de sorcellerie, et la sorcellerie est une forme de polythéisme et de mécréance.


******


Citation :
‘Abdullah ibn ‘Ukaym rapporte ces paroles qu’il attribue au prophète    : « Quiconque s’attache à une chose, y sera voué et sera délaissé par Allah ».


Commentaire :
Dans ce hadith le mot « …chose… » est un terme indéfini, par conséquence elle englobe toutes les choses. Ainsi,  toute personne s’attachant à une chose, y sera vouée. Quiconque restreint cette généralisation en faisant exception d’un certain type d’objets qui s’attachent, les preuves sont contre lui, car le hadith cité est général.


******


Citation :
Les amulettes : choses que l’on accroche au cou des enfants pour les protéger du mauvais œil. Cependant si l’élément accroché n’est autre que le Qur’an, les salafs l’ont toléré et d’autre l’ont classé parmi les interdit [...]


Commentaire :
Le Cheikh a utilisé le terme « …chose… » pour englober toute chose qui s’accroche, sans caractéristique particulière, afin de repousser le mauvais œil, se protéger d’un mal ou attirer un bien pour soi-même.

" Cependant si l’élément accroché n’est autre que le Qur’an, les salafs l’ont toléré et d’autre l’ont classé parmi les interdit" : La preuve textuelle indique que toutes les formes d’amulettes sont interdites. Toutefois, étant donné que l’objet accroché est uniquement composé de Qur’an, on ne commet donc pas de polythéisme, car on accroche un des Attributs d’Allah Ta3ala, qui n’est autre que Sa Parole.  Par cet acte, on ne Lui associe donc pas de créature afin de repousser un mal.


******


Citation :
Ahmed rapporte que Ruwayfi3   a dit : « Le prophète  m’a dit : « O Ruwayfi3, peut-être vivras-tu assez longtemps pour informer les gens que celui d’entre eux qui tresse sa barbe, ou accroche une corde en boyau contre le mauvais œil, sou se nettoie après un besoin à l’aide d’un crottin d’animal ou d’un os, qu’il sache que Mohammad le désavoue. »


Commentaire :
Dans ce hadith concernant l’expression « …ou accroche une corde en boyau… », la restriction de la portée du terme « corde » par le terme « boyau » doit être correctement comprise. En effet, l’interdiction ne porte pas sur la corde (en boyau) en tant que telle, mais plutôt sur la corde dont on croit qu’elle peut repousser le mauvais œil, comme c’est le cas des cordes faites de boyau

« … qu’il sache que Mohammad le désavoue… » : c’est une des expressions indiquant que l’acte concerné fait partie des grands péchés, et ceci fait ressortir la gravité du péché. D’ailleurs, le polythéisme mineur fait parti des grand péchés, tout comme le polythéisme majeur.


******


Citation :
Sa3id Ibn Jubayr  a dit : « Celui qui arrache l’amulette du cou d’une personne, c’est comme s’il avait libéré un esclave. » Rapporté par Waki3


Commentaire :
Ces propos indiquent le mérite du fait d’arracher les amulettes car elles sont une forme de polythéisme. Or, le polythéisme mineur provoque l’entrée en enfer au regard de la menace proféré. Ainsi quiconque s’attache une amulette mérite par cet acte le feu de l’enfer.

Par conséquent, arracher une amulette du cou d’une personne revient à libérer un esclave de l’enfer, car c’est annuler la cause engendrant le châtiment. C’est pourquoi Allah accorde à cette personne une récompense équivalente à celle de la libération d’un esclave, et la récompense de l’acte du même type que ce dernier.


******


Citation :
Waki3 rapporte aussi d’après Ibrahîm : « Ils considéraient comme détestables les amulettes, qu’elles contiennent du Qur’an ou autre chose. »


Commentaire :
(Waki3 rapporte aussi d’après Ibrahîm) : il s’agit d’Ibrahîm An Nakha3i, l’élève d’Ibn Mass3ud

« Ils… » : c’est-à-dire les élèvent d’Ibn Massu3d « … considéraient comme détestables les amulettes, qu’elles contiennent du Qur’an ou autre chose »


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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Dim 19 Déc - 16:30

Chapitre 8 :

« Rechercher la bénédiction des arbres, des pierres et autres »




Commentaire :
(Rechercher la bénédiction des arbres, des pierres et autres…) : c’est-à-dire quel est le jugement de ce propos ? La réponse est que la personne s’en rendant coupable est polythéiste.

At Tabaruk : est le fait de rechercher la bénédiction, c’est-à-dire rechercher le bien en quantité, rechercher sa constance et sa persistance.
Les textes dans le Qur’an et la Sunnah indiquent que c’est Allah    qui bénit, et qu’aucune créature ne peut bénir une autre.
Allah    dit : « Qu’on exalte la bénédiction de Celui Qui a fait descendre le Livre de Discernement sur Son serviteur. » Sourate Al Fourqân v.1
C’est-à-dire que le bien de Celui Qui a fait descendre le Livre de Discernement soit accru, augmenté, constant et persistant.

Allah    dit : « Et Nous le bénîmes ainsi que Isaac » Sourates Les Rangés v.113

Allah    dit : « Il m’a rendu béni » sourate Marym v.31

C’est donc Allah    qui bénit et partant de là, il n’est pas permis à la créature de dire « Je bénie telle chose » ou « Je bénis votre acte » ou « Que ta venue soit bénie », car le mot Barakah et le sens qu’il implique viennent d’Allah.
En effet, le bien en quantité, sa persistance et sa constance proviennent de Celui Qui détient le commandement.
En outre, les textes dans le Qur’an et la Sunna indiquent que les éléments bénis par Allah    sont tantôt des lieux ou des moments, et tantôt des créatures humaines.


1) Les lieux et les moments :

- La maison sacrée d’Allah
- Les environs de la Mosquée Sainte en Palestine

Ce la signifie qu’Allah y a déposé du bien en quantité, de manière persistante et perpétuelle, de façon à encourager et à stimuler ceux qui y sont conviés à y rester.
Mais cela ne veut pas dire qu’il faut se frotter avec la terre ou aux murs de ce lieux. En effet, il s’agit d’une bénédiction liée au lieu et qui ne transmet pas.

La pierre Noire aussi est bénie, cette bénédiction est issue de l’adoration, car celui qui la touche et l’embrasse par adoration envers Allah Ta3ala et par obéissance au prophète (3aleyhi salat wa salam) sera touché par la bénédiction découlant de la conformité de ses actes à ceux du prophète (3aleyhi salat wa salam)

Pour les moments, le fait que certains d’entre eux soient bénis, comme le moi de Ramadan, ou certains jours d’Allah qui comportent des méritent signifie que quiconque adore Allah pendant ces jours et y recherche le bien, aura une récompense supérieures à celles des autres jours.


2) La bénédiction relative aux êtres humains :

En effet, Allah a accordé une bénédiction aux prophètes et aux messagers, c’est-à-dire que leurs corps sont bénis. Ainsi, si la personne (appartenant au peuple d’un prophète) recherche la bénédiction au travers du corps de ce dernier, que ce soit en passant les mains sur lui, en récupérant ses cheveux sa sueur, ou en recherchant la bénédiction de ses cheveux, c’est permis, car Allah a béni le corps des prophètes.

En outre, rechercher la bénédiction (Tabarruk ) des polythéistes consiste à espérer la réalisation du bien en quantité, de façon perpétuelle, constante et persistante, en se tournant vers leur idoles par différentes formes de Tabarruk qui sont toutes polythéistes.

(…et autres…) : c’est-à-dire autres choses similaires aux arbres et aux pierres, comme les différente lieux, une grotte en particulier, une tombe, une source d’eau, ou d’autres éléments auxquels les ignorants vouent une certaine croyance.
Rechercher la bénédiction d’un arbre, d’une pierre, d’une tombe, ou de certains lieux peut-être une forme de polythéisme majeur si la personne recherchant cette bénédiction croit que cet arbre, cette pierre, cette tombe contre laquelle il se frotte, sur laquelle il se vautre, ou à laquelle il se colle, est un intermédiaire pour lui auprès d’Allah, ou un moyen lui permettant de L’atteindre.

En effet, c’est prendre une divinité en dehors d’Allah, que d’agir de la sorte, et c’est une forme de polythéisme majeur. C’est d’ailleurs ce que croyaient les gens de la période antéislamique au sujet des arbres, et des pierres qu’ils adoraient, des tombes dont ils recherchaient la bénédiction. Ils croyaient que s’ils se recueillaient auprès d’elles, se frottaient contre elles, verser du sable dessus, alors ce lieu, l’occupant de ce lieu intercéderait en leur faveur auprès d’Allah Ta3ala. Or Allah    a dit : « …Tandis que ceux qui prennent des protecteurs en dehors de Lui (disent) : Nous les adorons que pour qu’ils nous rapprochent davantage d’Allah » Sourate Les Groupes v.3

Enfin, le Tabarruk est une forme de polythéisme mineur lorsque, par exemple, une personne prend un peu de sable d’une tombe puis la verse sur son corps en croyant que le sable est béni, et que si ce dernier touche son corps, alors celui-ci sera la cause de la bénédiction.

Ceci est donc une forme de polythéisme mineur, car la personne n’a pas dirigé son adoration à un autre qu’Allah   , mais a considéré une chose comme une cause, alors que religieusement ce n’en est pas une.


******


Citation :
Allah le Très Haut dit : « Avez-vous vu [les divinités] Lât et ‘Uzza mais aussi que Manât, cette troisième autre ? » Sourate An Najm v.19


Commentaires :
« Avez-vous vu [les divinités] Lât et ‘Uzzâ » : Al Lât était un rocher de couleur blanche se trouvant chez les gens de Tâ3if, qui n’a été détruit qu’après la conversion de la tribut de Tahqîf. Le prophète    envoya Al Mughîrah ibn Shu3bah pour détruire ce rocher et le casser. Un édifice avait était construit pour ce rocher, qui avait des gardiens et des serviteurs.

Al ‘Uzza était un arbre qui se trouvait entre la Mecque et Tâif. En fait, il s’agissait à l’origine d’un arbre, mais un édifice a été construit autour de trois gommiers. Cet édifice avait des gardiens, mais aussi une femme devin au serviteur de ce polythéisme. Lorsque le prophète    conquit la Mecque, il envoya Khâlid ibn Al Walîd, qui coupa les trois gommiers, et tua la femme devin qui faisait appel aux Jinns pour égarer les gens. Ceux-ci étaient en fait attachés à l’arbre mais aussi à cette femme au service de ce polythéisme.

…mais aussi que Manât, cette troisième autre ? » : « autre » implique le sens de « vile et méprisable divinité »
Manât était aussi un rocher qu’on appelait ainsi en raison de la grande quantité de sang d’animal sacrifié versé par vénération pour et sur ce rocher.

Ce verste a été cité car Al Lât et Manât étaient deux rochers, et Al ‘Uzza un arbre. Or, les actes commis par les polythéistes auprès de ces trois choses sont exactement ce que font les polythéistes à notre époque auprès des rochers, des arbres et des grottes. Et plus grave encore est le fait de prendre les tombes comme divinités vers lesquelles ils s’orientent et auprès desquelles ils accomplissent des actes d’adoration.


******


Citation :
Abû Wâqid Al-Laythî   a dit : « Alors que nous venions de récemment de nous convertir à l’islam, nous sortîmes en expédition avec le prophète    pour la bataille de Hunayn. Les polythéistes avaient l’habitude de se recueillir au pied d’un jujubier aux branches duquel ils suspendaient (yanûtûna) leurs armes. Ils le surnommaient : Dhât Anwat. Apercevant un jujubier nous dîmes au prophète    : « Ô prophète d’Allah ! Désigne-nous un arbre Dhât Anwat semblable au leur ». Le prophète  s’exclama : « Allah est plus Grand ! L’histoire se répète ! Par Celui Qui détient mon âme entre Ses mains, vous venez de tenir les mêmes propos que ceux qu’ont tenus les enfants d’Israël à Mûssa : « Désigne-nous une divinité semblable à leurs dieux. » Il dit : « Vous êtes certes des gens ignorants. » (Sourate Al A’raf v.138) Vous suivez certes les voies de ceux qui vous ont précédés."  (Rapporté par At-Tirmidhî qui l’a authentifié.)


Commentaire :
Abû Wâqid Al-Laythî a dit : « Alors que nous venions de récemment de nous convertir à l’islam, nous sortîmes en expédition avec le prophète pour la bataille de Hunayn… : ceci est un hadith authentique est d’une grande importance. En effet, les polythéistes avaient un jujubier au sujet duquel ils avaient une certaine croyance. Cette croyance englobait trois choses :
Premièrement : ils vénéraient l’arbre
Deuxièmement : ils se recueillaient (ya3kufûn) auprès de lui. Le terme ‘Ukûf désigne le fait de rester dans un endroit dans le but de vénération et de dévouement
[u] Troisièmement :[/b] ils y suspendaient (yanûtûn) leurs armes, en espérant que la bénédiction se transmettrait de l’arbre vers leurs armes, afin qu’elles soient plus tranchantes, et que le bien soit plus conséquent pour leur propriétaire.


Or, cet acte est une forme de polythéisme majeur trois raisons précitées.
Les nouveaux convertis parmi les compagnons dirent : « Ô prophète d’Allah ! Désigne-nous un arbre Dhât Anwat semblable au leur » pensant que cela ne faisait pas partie du polythéisme, et croyant que l’édhésion à la formule du Tawhîd (l’attestation de foi) ne serait pas rendue caduque par cet acte.

Le prophète    s’exclama : « Allah est plus Grand ! L’histoire se répète ! Par Celui Qui détient mon âme entre Ses mains, vous venez de tenir les mêmes propos que ceux qu’ont tenus les enfants d’Israël à Mûssa : « Désigne-nous une divinité semblable à leurs dieux. » : le prophète   a comparé de façon judicieuse la demande des compagnons : « Désigne-nous un arbre Dhât Anwat » à celle du peuple de Mûssa : « Désigne-nous une divinité semblable à leurs dieux. » , bien que les compagnons n’ont pas accompli l’acte qu’ils avaient demandé.
Après que le prophète    le leur eut interdit, ils le délaissèrent. Or, s’ils avaient accompli leur demande, ç’aurait été une forme de polythéisme majeur. Mais comme ils se sont contentés de parler et de demander sans accomplir l’acte, leurs propos furent considérés comme une forme de polythéisme mineur, en raison de ce que cela comporte comme attachement à autre qu’Allah   .
C’est la raison pour laquelle le prophète   ne leur a pas ordonné de renouveler leur islam.

On peut donc déduire de manière explicite que le polythéisme majeur commis par les polythéistes n’était pas uniquement lié à leur recherche de bénédiction auprès de Dhât Anwât, mais aussi à la vénération qu’ils lui vouaient, au recueillement au pied de cet arbre, et à la recherche de bénédiction en y suspendant leurs armes.


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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Dim 19 Déc - 16:31

Chapitre 9 :

« Concernant le sacrifice par égorgement pour autre qu’Allah »




Commentaire :
C’est-à-dire la menace concernant cela, et concernant le fait qu’il s’agit d’une forme de polythéisme
Le sacrifice par égorgement (adh dhabh) : c’est le fait de faire couler le sang. Il y a deux choses à savoir à ce sujet, qui sont le cœur et la pierre angulaire de ce chapitre.

Like a Star @ heaven Premièrement : égorger en prononçant un nom quelconque, autre que le nom d’Allah
Like a Star @ heaven Deuxièmement : égorger en cherchant à se rapprocher de l’être désiré, en dehors d’Allah

Il y a donc d’une part, la prononciation, et d’autre part, l’intention. Il y a donc d’une part la prononciation du nom, et d’autre part, l’intention. La prononciation du nom lors du sacrifice implique une demande d’aide, car la lettre « ba » dans « Bismillah » indique un sens de demande d’aide, c’est-à-dire : « J’égorge en recherchant la bénédiction et l’aide de tout nom d’Allah . »
Pour ce qui est de l’intention, elle touche à la servitude et aux desseins.

Par conséquent il y a quatre situations à distinguer :
Like a Star @ heaven Premièrement : c’est lorsque l’on mentionne le nom d’Allah tout en orientant son intention vers Lui Seul. Ceci correspond pleinement au Tawhîd de l’adoration d’Allah.
Lors du sacrifice, deux choses doivent être présentes : d’une part, l’égorgement doit –être fait pour Allah par intention et désir de se rapprocher de Lui (comme le sacrifice de al ‘Id, ou lors du hajj ou pour al ‘Aquiqa…) et d’autre part, le nom d’Allah doit être mentionné sur la tête de la bête sacrifié. Dès lors, si le nom d’Allah est volontairement omis, la bête sacrifiée n’est pas licite.

Il arrive aussi que l’on ne cherche pas à se rapprocher d’Allah , ni d’un autre que Lui lors du sacrifice, comme lorsque l’on sacrifie une bête pour des invités ou pour sa propre consommation, et cela est permis et toléré. En effet, lors du sacrifice, le nom d’Allah est mentionné, et la bête n’est pas égorgée pour un autre qu’Allah. Dès lors la menace et l’interdiction ne concerne pas cet acte.


Like a Star @ heaven Deuxièmement : c’est le faite de mentionné le nom d’Allah lors du sacrifice, tout en orientant l’intention vers au autre que Lui, comme par exemple le fait de dire : « Bismillah » puis de faire couler le sang en ayant l’intention de se rapprocher d’une personnalité importante enterrée, qu’elle soit un prophète, un homme pieux. Dans ce cas, même si la bête a été sacrifiée au nom d’Allah, c’est du polythéisme car le sang a été versé par vénération pour la personne enterrée et nom pour Allah .
Les savants ont décrétés que cette viande est illicite, car le sang a été versé pour un autre qu’Allah et il n’est donc pas permis d’en manger.


Like a Star @ heaven Troisièmement : c’est le fait de mentionner le nom d’un autre qu’Allah , et de convoiter un autre que Lui par le sacrifice, comme le faire de dire : « Au nom du Messie », puis d’effectuer le geste du sacrifice, en cherchant par là à se rapprocher du Messie.
C’est une forme de polythéisme, composée d’un polythéisme dans la demande d’aide, et d’un polythéisme dans l’adoration. Il en est de même si l’on égorge une bête en mentionnant le nom d’autres personnalités auxquels les individus vouent une adoration, an sacrifiant en leur nom, et en convoitant ces créatures par le sacrifice…c’est-à-dire qu’au moment du sacrifice, ils formulent l’intention de verser le sang pour se rapprocher de cet être créé.
Le polythéisme ici est double : d’une part, car c’est une demande d’aide à autre qu’Allah, et d’autre part, c’est un acte d’adoration, de la vénération et de l’immolation pour autre qu’Allah .


Like a Star @ heaven Quatrièmement : c’est le fait de mentionner le nom d’un autre qu’Allah, tout en sacrifiant pour Allah , ce qui arrive rarement. Mais il se peut que cela provienne d’une personne qui sacrifie une bête pour un être vénéré, en mentionnant le nom d’Al Badawî par exemple, tout en cherchant à se rapprocher d’Allah , ce qui revient en fait à commettre un polythéisme dans la demande d’aide et dans l’adoration.

En conclusion, il convient de retenir que le polythéisme issu de l’intention de sacrifier pour un autre qu’Allah est un polythéisme d’adoration. Quand au polythéisme issu dans la mention du nom d’un autre qu’Allah sur la bête sacrifiée, c’est un polythéisme dans la demande d’aide.
C’est pourquoi Allah dit : « Ne mangez pas de ce sur quoi le nom d’Allah n’a pas été prononcé, car ce serait (assurément) une perversité. Les diables inspirent à leurs alliés de disputer avec vous. Si vous obéissez, vous deviendrez certes des associateurs. » Sourate les Bestiaux v.121
C’est-à-dire que si vous leur obéissez dans le polythéisme, alors vous deviendrez certes des associateurs, comme eux.



******

Citation :
Allah le Très Haut dit : « Dis : En vérité, ma prière, mes actes de sacrifice, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l’Univers. A Lui nul associé ! » Sourate Les Bestiaux v.162


Commentaire :
« Dis : En vérité, ma prière, mes actes de sacrifice, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l’Univers. A Lui nul associé ! » : ce verset indique que le sacrifice et la prière sont deux actes d’adoration. En effet, le sacrifice a été conféré à Allah, et parmi les actes des créatures, ce sont les actes d’adorations qui reviennent à Allah. Par conséquent, le terme (mes actes de sacrifice) indique que le sacrifice est une adoration et un droit exclusif d’Allah Ta3ala.

« … à Allah, Seigneur de l’Univers… » : la préposition « à » (lam en arabe) dans l’expression « à Allah » (li Llahi) indique ce qui revient de droit (Al Istihqâq)

« …A Lui nul associé ! » : ceci est une troisième preuve, qu’Allah n’a pas d’associer ni dans la prière, ni dans le sacrifice. On ne s’oriente donc pas au moyen de la prière et du sacrifice vers un autre qu’Allah en plus ou en dehors de lui. Il est donc le Seul Qui mérite l’adoration, et possède le royaume immense.



******

Citation :
Et Il dit : « Accomplis la prière pour ton Seigneur et sacrifie.» Sourate Al Kawthar v.2


Commentaire :
Ce qu’Allah ordonne de faire entre dans le cadre de l’adoration, car cette dernière est définie comme étant un nom englobant tout ce qu’Allah aime et agrée, qu’il s’agisse de paroles ou d’actes, qu’ils soient apparents ou cachés. Or, Allah a ordonné d’accomplir la prière. Par conséquent, Allah aime la prière. De même, Allah a ordonné de sacrifier des bêtes. C’est donc un acte aimé et agrée par Lui. Il s’agit donc bien d’une adoration.



******

Citation :
‘Ali a dit : « Le prophète m’a informé de quatre paroles : Qu’Allah maudisse celui qui égorge une bête pour un autre que Lui, qu’Allah maudisse celui qui maudit ses parents, qu’Allah maudisse celui qui intercède en faveur d’un criminel, qu’Allah maudisse celui qui change les délimitations de la terre. » (Rapporté par Muslim)


Commentaire :
Ali a dit : « Le prophète m’a informé de quatre paroles : Qu’Allah maudisse celui qui égorge une bête pour un autre que Lui… ») : c’est-à-dire par désir de rapprochement et de vénération d’un autre qu’Allah.
Quand au terme « malédiction », il indique l’exclusion et l’éloignement de la miséricorde d’Allah . Dès lors, si c’est Allah Qui maudit, c’est qu’Il exclut et éloigne de Sa miséricorde particulière. En effet, la miséricorde générale englobe le musulman, ainsi que les mécréants, et toutes les catégories de créatures.

En outre, il est connu que lorsque la malédiction est mentionné à propos d’un péché, elle indique que c’est un péché capital. D’ailleurs, c’est évident concernant le sacrifice, car sacrifier pour autre qu’Allah est un acte de polythéisme. La personne s’en rendant coupable mérite donc la malédiction, l’exclusion et l’éloignement de la miséricorde d’Allah .



******

Citation :
D’après Târiq ibn Shihâb , le prophète a dit : « Un homme est entré au paradis à cause d’une mouche, et un autre est entré en enfer pour la même raison. » Les compagnons demandèrent : « Comment cela se peut-il, Ô prophète d’Allah ? ». Il répondit : « Deux hommes cheminant rencontrèrent sur leur route un peuple qui avait une idole. Ce peuple ne permettait à personne de continuer son chemin sans offrir de sacrifice à l’idole. Ils dirent à un de ces deux hommes : « Sacrifie quelque chose ». Il répondit : « Je ne possède rien que je puisse sacrifier ». Ils lui dirent : « Sacrifie ne serait-ce qu’une mouche ». Il s’exécuta et on lui laissa le passage. Il entra alors en enfer. Ils dirent à son compagnon : « Sacrifie quelque chose ». Il répondit : « Jamais je ne sacrifierai une chose pour autre qu’Allah . D’un coup d’épée, il fut tué et entra au paradis ». (Rapporté par Ahmed)


Commentaire :
D’après Târiq ibn Shihâb , le prophète a dit : « Un homme est entré au paradis à cause d’une mouche… » : ce hadith indique que le désir de se rapprocher d’Allah en sacrifiant pour l’idole a été la cause de l’entrée au enfer du premier homme. Il apparaît que cet homme était musulman, et qu’il a été jeté en enfer à cause de son acte.
Ceci prouve donc que sacrifier pour un autre qu’Allah est une forme de polythéisme majeur. En effet, le sens de l’expression « …est entré en enfer… » est qu’il a mérité d’entrer en enfer avec ceux qui y demeurent éternellement.
Ce hadith est une preuve en faveur du fait que, si offrir quelque chose d’insignifiant en sacrifice, en l’occurrence une mouche cause l’entrée en enfer, alors offrir une chose plus conséquence, plus bénéfique, plus chère et de plus grande valeur aux yeux du sacrificateur est un motif encore plus important d’être jeté en enfer.

… « Sacrifie quelque chose… » : c’est-à-dire égorge quelque chose en cherchant à te rapprocher de l’idole. Remarque ici que le peuple n’a pas contraint les deux hommes à faire l’acte.
En effet, le sens apparent de l’expression : … »ce peuple ne permettait à personne de continuer son chemin… » signifie qu’ils ne permettaient à personne de dépasser cette limite sans offrir de sacrifice à l’idole. Ceci n’est pas une contrainte, car la personne peut dire : « Dans ce cas là je reviens sur mes pas ». Même si une personne argumente en disant qu’il y avait une contrainte sous la menace de mort, nous répondons que ce hadith relate le récit d’un peuple qui nous a précédés. Or, la levée de la contrainte, ou la permission de prononcer une parole de mécréance ou d’accomplissement d’un acte de mécréance malgré le cœur rempli de foi sous la contrainte est une caractéristique exclusivement réservée à la communauté des musulmans.


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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Dim 19 Déc - 16:31


Chapitre 10 :


« On ne sacrifie pas pour Allah en un endroit où on sacrifie un autre que Lui »






Citation :
Allah a dit : " Ne te tiens jamais dans (cette mosquée) ... " (sourate Le Repentir, v. 108)

Commentaire :
Il s'agit de la Mosquée Dirâr, construite par les hypocrites " Car une mosquée fondée dès le premier jour, sur la piété est plus digne que tu t'y tiennes debout [pour prier] ..." (sourate le Repentir, v. 108). Il a été interdit au Prophète et aux croyants de prier dans cette mosquée, même s'ils sont sincères envers Allah dans sa prière. Cette interdiction est due en fait à l'association et à la ressemblance aux hypocrites, qui peut induire en erreur les gens lorsque l'on se rend en cet endroit. C'est cette même réalité qui transparaît d'une personne qui sacrifie une bête pour Allah en un endroit où des bêtes sont sacrifées pour autre que Lui, car la personne - même si elle est sincère - appelle en fait les gens par son acte à vénérer cet endroit.


******


Citation :
Thâbit Ibn Ad-Dhahhâk a dit : " un homme avait fait le serment pieux de sacrifier une chamelle à un endroit nommé Buwânah. Il questionna le Prophète qui lui dit : " S'y trouvait-il une idole adorée dans la période antéislamique ? " On lui répondit : " Non. " Le Prophète continua : " Y célébrait-on une fête ('Id) polythéiste ? " La réponse fut la même. Le Prophète dit alors : " Respecte ton serment, car on ne doit pas respecter un serment pour désobéir à Allah, ou concernant des biens que l'on ne possède pas. " " (rapporté par Abou Dawoud)

Commentaire :
" S'y trouvait-il une idole adorée dans la période antéislamique ?" : Le Prophète a posé cette question car si la réponse avait été positive, le sacrifice n'aurait pas été permis en ce lieu.

" Y célébrait-on une fête ('Id) polythéiste ? " : Al 'Id est un terme désignant un lieu que l'on visite ou une période qui se répète dans le temps. Cela peut donc être un lieu habituellement visité à une période déterminée. Or les fêtes des polythéistes, qu'elles soient géographiques ou temporelles, sont liées à leur religion polythéiste. On en déduit donc qu'il n'est pas permis de s'associer aux polythéistes d'une façon ressemblant en apparence à leurs actes, en un lieu où ils cherchent à se rapporocher d'autres qu'Allah , si la personne est sincère.

" Respecte ton serment, car on ne doit pas respecter un serment pour désobéir à Allah... " : Les savants ont dit que la conjonction "car" entre les 2 propositions indique que la cause de l'autorisation vient du fait que ce qui précède n'est pas un péché. On en déduit donc que sacrifier pour Allah en un endroit où une idole était adorée, ou bien où une fête polythéiste était célébrée est une désobéissance à Allah .




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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Dim 19 Déc - 16:32

Chapitre 11 :

« Le vœu pour un autre qu’Allah fait parti du polythéisme »




Citation :
Allah a dit : " Ils accomplissent leurs voeux... " (sourate L'Homme, v. 7)

Et Il a dit : " Quelles que soient les dépenses que vous avez faites, ou le voeu que vous avez voué, Allah le sait. " (sourate La Vache, v. 270)

Commentaire :
Dans ces versets, on voit l'éloge qu'Allah a fait à ceux qui respectent leurs voeux. Cela implique qu'Allah aime et légifère cet acte. Il s'agit donc d'une des catégories de l'adoration.Or toute adoration doit être exclusivement vouée à Allah.


******


Citation :
'Aïcha (رضي الله عنها) rapporte que le Prophète a dit : " Quiconque fait le voeu d'obéir à Allah, qu'il Lui obéisse. Et quiconque fait le voeu de Lui désobéir, qu'il ne le fasse pas. " (rapporté par Al Boukhari)

Commentaire :
" Quiconque fait le voeu d'obéir à Allah, qu'il Lui obéisse " : Ce hadith implique l'obligation de respecter les voeux. Or si c'est une obligation alors il s'agit d'une adoration aimé d'Allah, car l'acte obligatoire est un type d'adoration, de même que tout ce qui mène à cette obligation est aussi une adoration.

Donc, quiconque se tourne vers un autre qu'Allah en formulant un voeu a voué une adoration à cet autre.




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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Dim 19 Déc - 16:32

Chapitre 12 :

« Rechercher la protection d’un autre qu’Allah fait partie du polythéisme »





Le terme isti’âdhah signifie demande de protection. D’ailleurs, les verbes commençant par « isti » ont souvent un sens de demande. Lorsque la demande est formulée auprès d’un être dont le degré est supérieur à celui de l’être qui formule le demande, alors l’acte se nomme « invocation ». La réalité de l’isti’adhah est donc l’invocation qui comprend la demande de protection.
Or, s’il s’agit d’une invocation, c’est en fait une adoration, et l’adoration ne doit être vouée qu’à Allah, comme la parole d’Allah : « Les mosquées sont consacrées à Allah, n’invoquez donc personne avec Allah. » (sourate Al Jinn, v. 18) et Sa parole : « Et Ton Seigneur a décrété : n’adorez que Lui. » (sourate Al An’am, v. 151)

L’isti’adhah implique 2 choses :
1- La demande apparent = c’est-à-dire la demande d’être préservé ou sauvé d’un mal.
2- La demande cachée = qui consiste en l’orientation du cœur, sa quiétude, sa nécessité et son besoin vis-à-vis de Celui à qui la demande est formulée. De même elle consiste au fait de s’attacher et s’en remettre à Lui pour obtenir le salut.

Cependant, il est permis de faire la demande de protection apparent à une créature qui a la capacité de répondre à cette demande, mais tout en pensant que cette personne n’est qu’une cause et que c’est Allah qui accorde la capacité.

Quant aux propos affirmés par les fabulateurs qui permettent la demande de protection auprès des morts, des jinns et saints, leurs propos sont nuls. La demande de protection n’est autorisée qu’auprès des créatures qui sont capables de protéger.


******


Citation :
Allah a dit : « Or, il y avait parmi les humains, des mâles qui cherchaient protection auprès des mâles parmi les djinns mais cela ne fit qu’accroître leur détresse. » (sourate Al Jinn, v. 6)

Commentaire :
La détresse peut toucher les corps comme les âmes, car il s’agit d’une punition pour avoir cherché protection auprès d’un autre qu’Allah. Or, une punition ne concerne qu’un péché, et le verset indique que ces gens ont été blâmés car ils ont voué cette adoration à un autre qu’Allah.


******


Citation :
Khawlah Bint Hakîm (رضي الله عنها), a dit : « J’ai entendu le Prophète dire : « Quiconque fait une halte à un endroit, et dit : « Je cherche protection aurpès des paroles parfaites d’Allah contre le mal qu’Il a créé », aucun mal ne le touchera jusqu’à ce qu’il quitte cet endroit. » » (rapporté par Mouslim)

Commentaire :
Ce hadith mentionne l’explication faite par le Prophète du mérite de rechercher protection auprès des Paroles d’Allah. En outre, c’est par les paroles d’Allah et contre les créatures néfastes que la demande de protection est formulée.
« … contre le mal qu’Il a créé » : C’est-à-dire contre le mal créé par Allah. Ce terme général concerna (seulement) les créatures dans lesquelles le mal se trouve, car il existe des bonnes créatures dans lesquelles le mal n’existe pas, comme le paradis, les anges, les messagers, les prophète et les saints…




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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Mer 22 Déc - 15:06

Chapitre 13 :

« Rechercher le secours ou invoquer un autre qu’Allah est une forme de polythéisme »





Al Istighathah, c’est la demande de secours qui émane d’une personne en situation de difficulté. Il s’agit donc d’un type d’invocation qui ne doit être vouée qu’à Allah .
En revanche, si elle est formulée pour une chose que la créature peut réaliser, alors elle est permise, comme l’a dit Allah dans le récit de Moussa (‘alayhi salam) : « L’homme de son parti l’appela au secours contre son ennemi. » (sourate Le Récit, v. 15)

L’invocation, c’est l’adoration. Elle est de 2 types :
1- L’invocation de demande : c’est une invocation comportant demande et requête adressées à Allah .
2- L’invocation d’adoration : comme l’a dit Allah : « Les mosquées sont consacrées à Allah, n’invoquez donc personne avec Allah. » (sourate Al Jinns, v. 18) C’est-à-dire n’adorez personne avec Allah .

De même le Prophète a dit : « L’invocation, c’est l’adoration. » Ainsi, toutes les catégories d’adoration (comme la prière, l’aumône, etc) peuvent être nommées « invocations », et même « invocation d’adoration ».
Par conséquent cette explication ou subdivision est très importante pour comprendre les preuves avancées par les savants. En effet, les fabulateurs et les défenseurs du polythéisme expliquent le verset précité en le restreignant à l’invocation (de demande). Or il n’y a pas d’indépendance entre l’invocation de demande et celle d’adoration, car la première est une adoration, et la seconde implique que l’on demande à Allah l’acceptation de notre adoration.


******


Citation :
Allah a dit : « Et n’invoque pas, en dehors d’Allah, ce qui ne peut te profiter ni te nuire. Et si tu le fais, tu seras alors du nombre des injustes. Et si Allah fait qu’un mal te touche, nul ne peut l’écarter en dehors de Lui… » (sourate Younous, v. 106 107)

Commentaire :
« Et n’invoque pas » : Dans ce verset, l’interdiction s’applique au verbe « invoquer », donc il englobe les 2 types d’invocation. De plus cette interdiction revêt une importance toute particulière du fait qu’elle a été adressée au Prophète élu, qui est le guide des pieux.
« ce qui ne peut te profiter ni te nuire » : Le terme « ce » englobe à la fois les êtres doués de raisons (anges, prophète, saint, etc) que ceux qui en sont dépourvus (arbre, statues, rocher, etc).
« du nombre des injustes » : l’injustice citée ici désigne le polythéisme.


******


Citation :
Et Il dit : « Recherchez auprès d’Allah votre subsistance. Adorez-Le. » (sourate Al ‘Ankabout, v. 17)

Commentaire :
La construction originelle de la phrase est : « Recherchez votre subsistance auprès d’Allah. » Le complément circonstanciel « auprès » a donc été mis en avant. Les spécialistes de rhétorique affirment que si unmot est placé en premier alors qu’il devrait se trouver après, cela implique l’exclusivité, c’est-à-dire : « exclusivement auprès d’Allah. »
Puis Allah dit : « Adorez-Le. » afin d’englober toutes les types de demande, comme l’invocation de demande et celle d’adoration.


******


Citation :
« Et qui est plus égaré que celui qui invoque en dehors d’Allah, celui qui ne saura lui répondre jusqu’au Jour de la Résurrection ? » (sourate Al Ahqâf, v. 5)

Commentaire :
Dans ce verset, il est question de l’invocation des morts, qui est, comme mentionné, le plus grand des égarements. Les preuves que ce sont les morts qui sont désignés ici, sont :
1 - la parole d’Allah « jusqu’au Jour de la Résurrection », car c’est à ce moment qu’ils (les morts) seront ramenés à la vie, et pourront alors entendre.
2 - Le pronom « celui », en arabe « man », qui s’applique aux êtres humains doués de raison, qui parlent et à qui on parle, etc.


******


Citation :
« N’est-ce pas Lui qui répond à l’angoissé quand il L’invoque, et qui enlève le mal ? » (sourate An-Naml, v. 62)

Commentaire :
Ce verset indique que la réponse de l’angoissé appartient à Allah . Et dans la suite du verset Allah dit : « Y a-t-il donc une divinité avec Allah ? ». Dans cette question, Allah réprouve la fait de prendre d’autres divinités avec Lui, et ceci en invoquant un autre que Lui.


******


Citation :
At-Tabarânî rapporte selon sa chaîne de rapporteurs : « Il y avait un hypocrite du temps du Prophète qui causait du tort aux croyants. Certains d’entre eux dirent : « Allons donc demander secours au Prophète contre cet hypocrite. » Le Prophète dit alors : « Ce n’est pas à moi que l’on demande secours. C’est à Allah. » »

Commentaire :
« Certains » : désigne ici Abou Bakr As-Siddîq , comme mentionné dans d’autres versions du hadith.
« Allons donc demander secours au Prophète contre cet hypocrite. » : cette demande, est une demande licite car le Prophète , dans cette situation, était capable d’apporter son secours en ordonnant de tuer l’hypocrite, de l’emprisonner ou autre. Cependant, le Prophète a enseigné aux compagnons qu’ils devaient d’abord chercher le secours d’Allah.




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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Mer 22 Déc - 15:07

Chapitre 14 :

A propos de la parole d’Allah le Très Haut : « Est-ce qu’ils assignent comme associés ce qui ne crée rien et qui eux-mêmes sont créés, et qui ne peuvent ni les secourir [ni se secourir eux-mêmes] » [1]






La mention de ce chapitre après les chapitres précédents est un choix très judicieux (de la part de l’auteur) qui indique une profonde compréhension de la religion et une science étendue. En effet, la preuve concernant l’obligation d’unifier Allah et Son droit exclusif à l’adoration dans le cadre de Sa divinité est bâtie sur la croyance innée en Son unicité de seigneurie.

Ce chapitre contient donc la preuve que Celui Qui crée, octroie la subsistance et possède n’est autre qu’Allah Seul, et par conséquent c’est à Lui que revient l’adoration.


******


Citation :
Allah a dit : « tandis que ceux que vous invoquez, en dehors de Lui, ne sont même pas maîtres de la pellicule d’un noyau de datte. » (sourate Fâtir, v. 13)

Commentaire :
C’est ici que se trouve l’argument, car ils ne possèdent même pas pellicule d’un noyau de datte. Donc ils ne peuvent posséder plus que cela.


******


Citation :
Anas dit : « Le jour de la Bataille de Ouhoud, le Prophète fut blessé à la tête et une de ses incisives cassée. Il dit alors : « Comment un peuple blessant au crâne son Prophète peut-il réussir ? » Allah révéla alors : « Tu n’as (Mouhammaed) aucune part dans l’ordre (divin). » (sourate Ali ‘Imran, v. 128) » (rapporté par Al Boukhari)

Ibn ‘Oumar , rapporte qu’il a entendu le Prophète dire après s’être relevé de l’inclinaison dans la dernière unité de la prière du matin : « Ô Allah ! Maudis untel et untel ! » Après avoir dit : « Qu’Allah entende celui qui Le loue. Seigneur à Toi les louanges. » Allah révéla alors : « Tu n’as (Mouhammaed) aucune part dans l’ordre (divin). » (sourate Ali ‘Imran, v. 128) » (rapporté par Al Boukhari)
Dans une autre version, il est rapporté que le Prophète invoquait Allah contre Safwân ibn Oumayyah, Souhayl ibn ‘Amr et Al Harith ibn Hichâm.

Commentaire :
Ces hadiths indiquent (qu’Allah) nie le fait que le Prophète puisse posséder quoi que ce soit de Son royaume. Il en est de même, et à plus forte raison, pour ceux qui sont de moindre rang que lui. Par conséquent, si aucune part du royaume ne peut appartenir à autre qu’Allah , alors il devient obligatoire de ne s’orienter que vers Lui au moyen de l’adoration.
« le Prophète dire après s’être relevé de l’inclinaison » : il s’agit de l’invocation du Qounout, dirigée contre des mécréants. Ces derniers ont fait des choses que la majorité des mécréants n’avaient jamais fait : ils ont blessé leur Prophète à la tête, ont déployé tous leurs efforts pour le tuer, et ont mutilé les musulmans tombés au combat, malgré le lien étroit de parenté qui les liait. Allah a dit : « Qu’Il (Allah) accepte leur repentir (en embrassant l’Islam) ou qu’Il les châtie. » (sourate Ali ‘Imran, v.128) Or, Il a accepté leur repentir, et ils sont devenus croyants.


******


Citation :
Abou Hourayra , a dit : « Lorsque le verset « Et avertis les gens (de ta famille) qui te sont les plus proches » (sourate Les Poètes, v. 214) fut révélé au Prophète , celui-ci se leva et dit : « Ô peuple de Qouraych !‏ Rachetez donc vos âmes, car je ne vous serai d’aucun secours auprès d’Allah ! Ô ‘Abbas ibn ‘Abdil-Mouttalib, je ne te serai d’aucun secours auprès d’Allah ! Ô Safiya, tante du Prophète, je ne te serai d’aucun secours auprès d’Allah ! Ô Fâtima, fille de Mouhammed, demande ce que tu veux parmi mes richesses, mais je ne te serai d’aucun secours auprès d’Allah. » » (rapporté par Al Boukhari)

Commentaire :
Ce hadith indique clairement que le Prophète ne peut faire quoi que ce soit pour apporter un quelconque bienfait à ses proches, exception faite du message qu’Allah lui a remis et qu’Il lui a ordonné de transmettre fidèlement. Quant au fait de les secourir face à Allah , de leur épargner le châtiment, ce pouvoir ne lui a pas été octroyé, comme à personne d’autre.




[1] (sourate Al A’raf, v.191, 192)


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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Mer 22 Déc - 15:07

Chapitre 15 :

A propos de la parole d’Allah le Très Haut : « Quand ensuite la frayeur se sera éloignée de leurs cœurs, ils diront : « Qu’a dit votre Seigneur ? » Ils répondront : « La Vérité ; C’est Lui le Sublime, le Grand ». » [1]




Citation :
Abou Hourayra , rapporte que le Prophète a dit : « Lorsqu’Allah décrète un ordre au ciel, les anges battent des ailes par soumission à Sa parole. Ils sont alors effrayés par [le son de cette parole] comparable au choc d’une chaîne de métal sur un rocher.
« Quand ensuite la frayeur se sera éloignée de leurs cœurs, ils diront : « Qu’a dit votre Seigneur ? » Ils répondront : « La Vérité ; C’est Lui le Sublime, le Grand ». (sourate Saba, v.23)
Cette parole est entendue par un [jinn] qui prête discrètement l’oreille. Or, ces espions sont juchés les uns sur les autres – Sufyan illustra cela en écartant les doigts de sa main inclinée – et celui qui a entendu la parole la transmet à ceux qui sont au dessous de lui, et ainsi de suite de proche en proche, jusqu’à ce qu’elle atteigne le sorcier ou le devin. Mais il est possible que cet espion soit touché par un météorite avant de transmettre la parole, comme il se peut qu’il la transmette avant l’être atteint. [Le sorcier ou le devin] rajoute alors cent mensonges à cette information, et les gens de dire : « Ne nous a-t-il pas dit telle et telle chose tel et tel jour ? » Mais il sera considéré véridique en raison de cette parole qui a été entendue des cieux. » (rapporté par Al Boukhari)

An-Nawwâs Ibn Sam’an , a dit : « Le Prophète a dit : « Lorsqu’Allah le Très Haut désire révéler quelque chose, Il énonce la révélation et les cieux en tremblent – à moins qu’il ait dit : ou s’ébranlent fortement – par crainte d’Allah. Lorsque les occupants des cieux entendent cela, ils sont foudroyés et tombent en prosternation devant Allah. Le premier à relever la tête est Jibrîl (‘alayhi salam) à qui Allah révèle ce qu’Il veut. Puis les anges de chaque ciel, voyant Jibrîl passer près d’eux lui demandent : « Qu’a dit notre Seigneur Ô Jibrîl ? » Il répond alors : « Il a dit la vérité, c’est Lui le Sublime, le Grand. » Et tous les anges de répéter les mêmes propos que Jibrîl. Ce dernier transmet alors la révélation là où Allah lui a ordonné de le faire. » » (rapporté par Abi ‘Asim et Abou Dawoud)

Commentaire :
« Quand ensuite la frayeur se sera éloignée de leurs cœurs… » : C’est-à-dire lorsque la frayeur se sera éloignée du cœur des anges. Les anges ont une grande connaissance au sujet d’Allah, c’est pourquoi leur frayeur s’accroît à Son égard.
Ce chapitre met en évidence les attributs de Magnificence (sifâtu Jalâl) car ce sont ceux-là qui provoquent la crainte, la frayeur, etc. Or en réalité, celui Qui se caractérise par les attributs de la magnificence n’est autre qu’Allah car Il est le Parfait dans Ses attributs. Dès lors, c’est le Parfait dans Ses attributs qui mérite l’adoration.

Contrairement aux êtres humains crées qui sont limités dans leurs attributs. Leur vie n’est pas parfaite puisqu’ils tombent malade et qu’ils mourront un jour. Ils n’ont aucun attribut de perfection. Ceci est la preuve de leur soumission à la domination et la Seigneurie d’Allah. Il est donc obligatoire pour les serviteurs de s’adresser à Celui qui possède les attributs de la perfection, c’est-à-dire Allah l’Unique. C’est d’ailleurs le but de la mention de ce chapitre.



[1] (sourate Saba, v.23)


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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Mer 22 Déc - 15:08

Chapitre 16 :

« De l’intercession »





Citation :
Allah dit : « Et avertis par ceci (le Coran), ceux qui craignent d’être rassemblés devant leur Seigneur, qu’ils n’auront hors d’Allah ni allié ni intercesseur. » (sourate Al An’am, v. 51)

Et Il dit : « Dis: « L’intercession toute entière appartient à Allah. » » (sourate Az-Zoumar, v. 44)

Et Il dit aussi : « Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission ? » (souarte Al Baqara, v. 255)

Et Il dit encore : « Et que d’anges dans les cieux dont l’intercession ne sert à rien, sinon après qu’Allah l’aura permis, en faveur de qui Il veut et qu’Il agrée. » (sourateAn-Najm, v. 26)

Commentaire :
Le choix de ce chapitre après les 2 précédents est particulièrement judicieux.
En effet, il a été mentionné l’unicité d’Allah dans Sa Seigneurie auprès de ceux qui formulent des demandes aux prophètes, saints, etc. Or ces négateurs répliqueront : « Nous croyons en tout cela. Mais ces êtres sont proches d’Allah et peuvent intercéder auprès de Lui. »

Like a Star @ heaven L’intercession est une invocation. Lorsqu’une personne dit : « Je cherche l’intercession du Prophète. » C’est comme si elle disait : « Je demande au Prophète qu’il invoque Allah pour moi. »
Donc, comme nous l’avons déjà vu, il n’est pas permis d’invoquer autre qu’Allah, et il s’agit de polythéisme majeur dans le cas où l’on s’adresse à un mort.
Par contre, il est permis de s’adresser à une personne vivante pour qu’elle invoque Allah en sa faveur, car les vivants sont capables de répondre. C’est pourquoi il arrivait que certains des Compagnons du temps du Prophète, lui demande d’intercéder en leur faveur.

L’intercession est donc de 2 types :

1 – L’intercession récusée :
C’est l’intercession qu’Allah a niée aux polythéistes. La preuve est Sa parole : « Et avertis par ceci (le Coran), ceux qui craignent d’être rassemblés devant leur Seigneur, qu’ils n’auront hors d’Allah ni allié ni intercesseur. » (sourate Al An’am, v. 51)

2 – L’intercession acceptée :
C’est l’intercession des monothéistes, qui sera acceptée sous certaines conditions.

a – La permission d’intercéder accordée par Allah.
La preuve est le verset : « Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission ? » (souarte Al Baqara, v. 255)

b – Le fait qu’Allah agrée l’intercesseur.

c – Le fait qu’Allah agrée le bénéficiaire de l’intercession.
La preuve de ces 2 conditions est le verset : « Et que d’anges dans les cieux dont l’intercession ne sert à rien, sinon après qu’Allah l’aura permis, en faveur de qui Il veut et qu’Il agrée. » (sourateAn-Najm, v. 26)

« et qu’Il agrée. » : Cela signifie qu’Il agrée les propos de l’intercesseur tout en agréant le bénéficiaire de l’intercession.


C’est pourquoi on peut dire que l’intercession ne revient qu’à Allah , d’où la mention du verset : « Dis: « L’intercession toute entière appartient à Allah. » » (sourate Az-Zoumar, v. 44)

Le but de ce chapitre est d’empêcher quiconque de s’attacher à la créature dont l’intercession a été demandée, et d’empêcher quiconque de penser que cette créature possède un certain rang auprès d’Allah .


******


Citation :
Et Il dit : « Dis : « Invoquez ceux qu’en dehors d’Allah vous prétendez [être des divinités]. Ils ne possèdent même pas le poids d’un atome, ni dans les cieux ni sur la terre. Ils n’ont jamais été associés à leur création et Il n’a personne parmi eux pour Le soutenir. » L’intercession auprès de Lui ne profite qu’à celui en faveur duquel Il la permet. » (sourate Saba, v. 22, 23)

Commentaire :
L’intercession du Prophète sera effective le jour de la Résurrection, sans aucun doute. Mais elle doit être demandée à Allah seul, en disant par exemple : « Ô Allah, permets à Ton Prophète d’intercéder en notre faveur. » C’est la raison pour laquelle le cheykh a cité ensuite ce verset, dans lequel nous sommes en présence de 4 états :

1er état : Allah a dit : « Ils ne possèdent même pas le poids d’un atome, ni dans les cieux ni sur la terre. » Allah nie à ces divinités toute propriété ou part du royaume.

2ème état : « Ils n’ont jamais été associés à leur création » Allah nie aussi que ces divinités Lui soient associés dans la possession, l’administration, etc.

3ème état : « Il n’a personne parmi eux pour Le soutenir. » Allah a également nié la possibilité qu’une de ces divinités puissent Lui servir de ministre ou d’assistant dans quelque affaire que ce soit.

4ème état : « L’intercession auprès de Lui ne profite qu’à celui en faveur duquel Il la permet. » Allah a nié en dernier lieu une autre croyance, consistant à croire que ces divinités possèdent l’intercession.


******


Citation :
Abou-l’Abbas [Ibn Taymiyya] a dit : « Allah nie tout ce à quoi s’attachent les polythéistes en dehors de Lui. Il nie le fait qu’ils aient une quelconque possession ou une part [du royaume d’Allah], ou qu’ils soient des assistants d’Allah. Il ne reste donc plus que l’intercession. A ce sujet, Allah a clarifié qu’elle ne pouvait être bénéfique que pour ceux à qui le Seigneur en avait accordé la permission, comme Il l’a dit : « Et Ils n’intercèdent qu’en faveur de ceux qu’Il a agréés. » (sourate Al Anbiya, v. 28) Dès lors, cette intercession que prétendent posséder les polythéistes sera inexistante le jour de la Résurrection, comme l’a affirmé le Coran.

En outre, le Prophète nous a informé que [le jour de la Résurrection], « il viendra, se prosternera devant son Seigneur, et Le louera. » Il ne commencera donc pas par l’intercession. Il lui sera dit : « Relève ta tête. Parle, tu seras écouté. Demande, et ta requête sera satisfaite. Intercède, et ton intercession sera acceptée. » (1)

D’autre part, Abou Hourayra demanda un jour [au Prophète] : « Qui parmi les gens tirera le plus avantageusement profit de ton intercession ? » Il répondit : « Toute personne qui dit : « Il n’y a pas de divinité [en droit d’être adorée] si ce n’est Allah, sincèrement et du plus profond de son cœur. » » (rapporté par Al Boukhari)

Cette intercession sera donc réservée aux gens sincères par la permission d’Allah, et ne concernera pas les polythéistes.

La réalité [de cette intercession] se manifeste par le fait que c’est Allah qui fait grâce aux gens sincères, et leur pardonne par l’entremise de l’invocation de celui dont l’intercession a été autorisée, afin qu’Allah l’honore et lui permette d’atteindre le statut élogieux (Al Maqâm oul-Mahmûd).
Par conséquent, l’intercession niée par le Coran est celle comportant une part de polythéisme. C’est pourquoi Allah a affirmé la réalité de l’intercession avec Sa permission en différents endroits. De plus, le Prophète a clarifié qu’elle sera exclusivement réservée au gens du Tawhid et de la sincérité. »
Fin de citation.


(1) c’est une partie d’un long hadith de l’intercession rapporté par Al Boukhari et Mouslim.




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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Mer 22 Déc - 15:08

Chapitre 17 :

A propos de la parole d’Allah le Très Haut : « Tu (Mohamed) ne guides pas celui que tu aimes… »





Commentaire :
« Tu (Mohamed) ne… » : Il s’agit ici d’une négation et non d’une interdiction.
« …guides pas… » : La guidée est de 2 sortes :

1 - La guidé d’aide (Tawfîq) et d’inspiration (Ilhâm) :
C’est celle qui est niée ici dans ce verset. Il s’agit d’une aide particulière qu’Allah place dans le cœur du serviteur lui permettant d’accepter la guidée à l’exclusion d’autrui. Cela n’est pas du ressort du Prophète car les cœurs sont dans la main d’Allah .

2 – La guidée d’indication et d’orientation :
Celle-ci est affirmée pour le Prophète en particulier, mais aussi pour tout prédicateur, tout prophète et tout messager. En effet, Allah a dit : « Tu n’es qu’un avertisseur, et à chaque peuple un guide. » (sourate Le Tonnerre, v. 7) Il a aussi dit au sujet de Son Prophète : « Et en vérité, tu guides vers un chemin droit. » (sourate La Consultation, v. 52)
« tu guides… » : c’est-à-dire que tu orientes et diriges vers un chemin droit, au moyen de l’orientation et de la direction les plus persuasives, aidées de miracles et des preuves démontrant la véracité de ce guide.

Donc, si la guidée d’aide n’est pas du ressort du Prophète , malgré l’importance de son rang et de son degré auprès d’Allah, l’attachement des cœurs à autre qu’Allah concernant les affaires importantes, comme la guidée, le pardon, etc. devient caduc.


******


Citation :
Ibn Al Mousayyab rapporte d’après son père : « Lorsque les jours d’Abou Talib touchèrent à leur fin, le Prophète se rendit chez lui et y trouva ‘Abdoullah Ibn Abî Oumayyah et Abou Jahl. Le Prophète dit [à son oncle] : « Ô mon oncle, dis : « Il ‘y a pas de divinité [en droit d’être adorée] si ce n’est Allah. » Cette parole me permettra de prendre ta défense auprès d’Allah. » [‘Abdoullah ibn Abi Oumayyah et Abou Jahl] lui dirent alors : « Délaisserais-tu la religion de ‘Abdoul-Mouttalib ? » Le Prophète réitéra alors sa requête, et les deux acolytes en firent autant. La dernière phrase qu’Abou Talib prononça fut : « Il suit la religion de ‘Abdoul-Mouttalib. » Il refusa donc de dire « Il ‘y a pas de divinité [en droit d’être adorée] si ce n’est Allah. » Le Prophète dit alors : « Je ne cesserait de demander à Allah de te pardonner tant qu’Il ne me l’aura pas interdit. » Allah révéla à ce sujet :
« Il n’appartient pas au Prophète et aux croyants d’implorer le pardon en faveur des associateurs… » (sourate At-Tawba, v. 113) Il révéla aussi concernant Abou Talib : « Tu (Mohamed) ne guides pas celui que tu aimes, mais c’est Allah qui guide qui Il veut. » (sourate Le récit, v. 56) (rapporté par Al Boukhari et Mouslim)


Commentaire :
« Le Prophète dit alors : « Je ne cesserait de demander à Allah de te pardonner… » : La lettre « lam » dans l’expression « la’astaghfiranna lak » est celle que l’on utilise en réponse à un serment. L’expression complète sous-entendue est « wallahi a’astaghfiranna lak » (Je jure par Allah que je ne cesserait de demander à Allah de te pardonner). Il s’est avéré effectivement que le Prophète a imploré le pardon d’Allah pour son oncle, mais l’intercession du prophète ne lui a pas été bénéfique car le bénéficiaire de l’intercession était un polythéiste.

« Allah révéla à ce sujet… » : Il apparaît clairement dans cette situation qu’Allah a interdit au Prophète d’implorer le pardon pour les polythéiste.




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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Mer 22 Déc - 15:09

Chapitre 18 :

La cause de la mécréance et du délaissement de la religion par les êtres humains et l’exagération (Ghulûw) au sujet des gens pieux.




Commentaire :
Au travers de ce chapitre et du suivant, le Cheykh explique que la cause du polythéisme majeur est l’exagération concernant les personnes pieuses. Il s’agit donc ici de citer les causes du polythéisme après en avoir cité les fondements et les dogmes.

« Al Ghulûw » : Ce terme est le substantif du verbe « Ghalâ fish-shay’ » qui désigne le fait d’outrepasser les limites concernant une chose.

Le terme « pieux » englobe les prophète, les messagers, les saints, et toute personne se caractérisant par la piété et la sincérité envers Allah .

Les comportements vis-à-vis des pieux sont de 3 types :

1 – Ce qui est permis :
Ce qui est permis au sujet des pieux, c’est de les aimer pour Allah, de les respecter, de les prendre comme modèles dans la piété et les actes. S’il s’agit de messagers ou de prophètes, il est un devoir de suivre leur législation et leurs commandements. Voilà donc la limite permise par Allah à leur sujet : les aimer, les respecter, s’allier à eux, prendre leur défense, leur venir en aide, et toute autre comportement similaire.

2 – L’exagération :
Parmi les manifestations de l’exagération à leur sujet, il y a le fait de leur attribuer certaines des caractéristiques de la divinité, le fait de dire qu’ils peuvent connaître l’invisible, etc.

3 – L’indifférence :
Cela consiste à ne pas s’allier à eux, à ne pas les respecter, ni leur accorder leur dû, et à ne pas leur accorder d’amour.


******


Citation :
Allah dit : « Ô gens du Livres (chrétiens et juifs), n’exagérez pas dans votre religion. » (sourate An-Nissa, v. 171)


Commentaire :
« n’exagérez » : ce verbe se trouve ici dans un contexte de négation. Il englobe donc tous les types d’exagération dans la religion.
Or les chrétiens ont exagéré au sujet de ‘Issa (‘alayhi salam), de sa mère et de ses apôtres. De même, les juifs ont exagéré au sujet de ‘Uzayr, des compagnons de Moussa, de leurs prêtres et rabbins et ainsi de suite.


******


Citation :
Ibn ‘Abbas , a dit au sujet de la parole d’Allah : « Et ils ont dit : « N’abandonnez jamais vos divinités et n’abandonnez jamais Wadd, Suwâ’a, Yaghûth, Ya’uq et Nasr » » (sourate Nouh, v. 23)
« Il s’agit de noms d’hommes pieux appartenant au peuple de Noé. Après leur décès, Satan inspira à leur peuple : « Erigez donc des édifices sur les lieux qu’ils avaient l’habitude de fréquenter et donnez à ces édifices les noms de ces personnes. » Les gens s’exécutèrent sans pour autant adorer ces édifices. C’est lorsque cette génération disparut et que la science fut oubliée, qu’ils furent adorés. » (rapporté par Al Boukhari)

Ibn oul-Qayyim a dit : « Plusieurs Prédécesseurs (salafs) ont dit que lorsque ces hommes pieux moururent, les gens se recueillirent sur leur tombe. Ils façonnèrent ensuite des statues à leur image. Beaucoup plus tard, elles furent adorées. »


Commentaire :
Le polythéisme du peuple de Nouh (‘alayhi salam) était issu de l’exagération à l’égard des gens pieux et de leurs âmes. Satan vint alors à eux en mettant à avant l’aspect de l’âme de l’homme pieux, de son influence et du fait que quiconque s’attache à cet homme verra ce dernier intercéder en sa faveur. Puis la vénération de cet homme pieux les a poussés à adorer les images, édifices et statues comme l’a dit Ibn ‘Abbas .

Ces citations sont un argument dans le sens où ceux qui se sont adressés aux images des hommes pieux étaient des gens de science, et ils savaient qu’ériger des images ne signifiait pas les adorer. Mais ces images de personnes pieuses et d’êtres vénérés devinrent un moyen, une voie et une cause de leur adoration dans le futur lorsque la science fut oubliée.


******


Citation :
‘Oumar rapporte que le Prophète a dit : « Ne me couvrez pas exagérément d’éloges comme ce fut le cas des chrétiens concernant ‘Issa Ibn Maryam. Je ne suis qu’un serviteur. Dites par conséquent : « Serviteur et Messager d’Allah. » » (rapporté par Al Boukhari et Mouslim)


Commentaire :
« Ne me couvrez pas exagérément d’éloges » : Le terme « al Itrâ’ » désigne le dépassement des limites, encore une fois, mais dans l’éloge cette fois-ci.
Le Prophète a interdit qu’on le couvre d’éloges du fait que les chrétiens se sont comportés de la même façon avec le fils de Maryam, ce qui les a menés à la mécréance et le polythéisme.


******


Citation :
‘Oumar dit aussi : « Le Prophète a dit : « Méfiez-vous de l’exagération, car c’est ce qui a causé la perte des générations qui vous ont précédés. » » (rapporté par Ahmed et An-Nassa-i)

Ibn Mas’oud rapporte que le Prophète a dit à trois reprises : « Malheur aux exagérateurs. » (rapporté par Mouslim)


Commentaire :
« Malheur aux exagérateurs. » : Il s’agit ici de ceux qui exagèrent dans leurs actes et leurs propos.





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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Mer 22 Déc - 15:09

Chapitre 19 :

Concernant la sévère menace pesant sur qui adore Allah prés de la tombe d'un homme pieux.
Que dire donc du fait de l'adorer?!



Commentaire :
Ce chapitre - et les suivants – ont pour but de montrer que le Prophète   était soucieux pour cette communauté. La preuve du caractère complet de son souci est qu’il a mis en garde (les musulmans) contre toutes les voies, et a barré toutes les issues, menant au polythéisme.
La « sévère menace » concerne le fait qu’une personne se rende à un endroit où se trouve (la tombe d’)un homme pieux – dont la piété est connue – afin d’y adorer Allah   seul, en espérant être touché par la bénédiction de ce lieu. Ceci est un comportement très répandu parmi les gens. En effet, ceux-ci croient que les alentours des tombes des pieux sont bénis, et que l’adoration (d’Allah) en cet endroit est différente de Son adoration en d’autres lieux.

« Que dire donc du fait de l'adorer?! » : c’est-à-dire d’adorer la tombe, ou son occupant. En effet, les adorateurs des tombes vouent parfois leur adoration à la tombe et parfois à son occupant. Ils la vouent même parfois aux alentours de la tombe. Ainsi, les constructions et les grilles entourant les tombes des saints sont devenues des lieux visités, au point où l’on considère ces grilles métallique et ces constructions comme des divinités. Lorsque ces gens frottent leur corps dessus, ils espèrent être touchés par leur bénédiction. Ils les considèrent comme des moyens permettant d’atteindre (la satisfaction) d’Allah . Ils se recueillent auprès d’eux, les adorent, mettent leur espoir en eux et les craignent.


******


Citation :
Dans le recueil de hadiths authentiques, Aicha (رضي الله عنها) rapporte qu'Oum Salama (رضي الله عنها) mentionna au Prophète  une église qu'elle vit en terre d'Abyssinie et dans laquelle elle remarqua la présence d'images. Le Prophète  dit alors : « Ce sont ces gens-là qui - lorsqu'un homme ou un serviteur pieux meurt parmi eux - construisent un lieu de prière (Masjid) autour de sa tombe, et y façonnent ces images. Ce sont eux les pires créatures auprès d'Allah. »
Ces gens ont donc réuni deux calamités : la calamité des tombes et celles des images.


Commentaire :
Le terme « Masjid » désigne tout lieu que l’on prend pour adorer Allah .

« les pires créatures auprès d'Allah » : désignant par là ceux qui vénèrent les hommes pieux, en construisant des lieux de prières autour de leurs tombes.

« Ces gens ont donc réuni deux calamités : la calamité des tombes et celles des images » : ces deux choses sont des voies menant à l’apparition du shirk majeur.


******


Citation :
Al Bukhari et Muslim rapportent aussi que Aicha (رضي الله عنها) a dit : « Durant la maladie [précédant sa mort], le Prophète avait l'habitude de placer un de ses vêtements sur son visage, puis lorsque celui-ci le gêner au point de l'étouffer, il l'ôtait et disait : « Que la malédiction d'Allah soit sur les juifs et les chrétiens, car ils ont pris les tombes de leurs prophètes comme lieux de prière », afin de mettre en garde contre le fait de se comporter de la sorte. Si ce n'avait été cette recommandation, sa tombe aurait été creusée, à l'extérieur de sa demeure, mais l'on craignit qu'elle ne soit adoptée comme lieu de prière. »


Commentaire :
Ce hadith est l’un des plus sévère concernant l’interdiction des voies menant au shirk.
On déduit cela du fait que le Prophète , malgré les affres de la mort qui le torturaient, n’a pas omis de mettre en garde sa communauté contre l’une des voies menant au shirk. Il y a même accordé une grande importance, malgré son état. Il craignait donc à ce moment que sa tombe soit prise comme lieu de prière. En outre, la malédiction prononcée par le Prophète sur ceux qui prennent les tombes comme lieux de prière est en fait une mise en garde adressée aux Compagnons contre cet acte, et cela indique que ceci est un grand péché.

Le fait de prendre les tombes comme lieux de prière se manifeste de trois façons différentes :
Like a Star @ heaven Premièrement : se prosterner sur la tombe, ce qui est la plus abominable des trois catégories.
Like a Star @ heaven Deuxièmement : prier en direction de la tombe, c’est-à-dire en ayant la tombe devant soi. Le Prophète a interdit cela car c’est une voie menant à la vénération de la tombe.
Like a Star @ heaven Troisièmement : placer la tombe à l’intérieur de la mosquée. C’est comme le fait de bâtir un édifice autour de la tombe.

‘Aïcha (رضي الله عنها) a dit : « Si ce n'avait été cette recommandation, sa tombe aurait été creusée, à l'extérieur de sa demeure… » : c’est-à-dire que sa tombe aurait été creusée avec le reste des tombes, dans le cimetière d’Al Baqi ou ailleurs. Ceci est une des deux raisons ayant poussé les compagnons à ne pas creuser sa tombe à l’extérieur de sa demeure. La seconde raison est qu’Abou Bakr   a entendu le Prophète   dire : « Les Prophètes sont enterrés sur le lieu même de leur décès. »


******


Citation :
L'imam Muslim rapporte que Jundub Ibn Abdillah  a dit : « Cinq jours avant qu'il ne s'éteigne, j'ai entendu le Prophète    dire : « Je m'en remets à Allah et affirme n'avoir parmi vous aucun ami proche .En effet, Allah m'a choisi comme ami proche, comme Il l'a fait pour Ibrahim. Et si je devais choisir un ami proche dans ma communauté, j'aurai choisi Abu Bakr. Les peuples qui vous ont précédés prenaient les tombes de leurs prophètes comme lieux de prières. Ne prenez donc pas les tombes comme lieux de prière car je vous l'interdis ». »


Commentaire :
« Ne prenez donc pas les tombes comme lieux de prière car je vous l'interdis » : c’est pourquoi la prière dans une mosquée construite autour d’une tombe n’est pas valable, car cela s’oppose à l’interdiction du Prophète .


******


Citation :
Le Prophète  a interdit ces actes à la fin de sa vie, puis a maudit - dans l'agonie - les personnes agissant de la sorte. Or, prier auprès des tombes fait partie de ces actes, même si aucune mosquée n'y est construite. C'est d'ailleurs le sens des propos de Aicha (رضي الله عنها) : « ...mais l'on craignit qu'elle ne soit adoptée comme lieu de prière. » En effet les Compagnons (رضي الله عنهم) n'avaient pas l'intention de bâtir une mosquée autour de sa tombe. Mais tout lieu où l'on projette volontairement de prier est considéré comme lieu de prière (Masjid), comme l'a dit le Prophète  : « La terre toute entière m'a été rendu lieu de prière et moyen de purification. »

Ahmad rapporte avec une bonne chaîne de rapporteurs d'après Ibn Mas'oud qui attribue cette parole au Prophète   : « Ceux que l'Heure atteindra de leur vivant, et ceux qui prennent les tombes comme lieux de prières font parti des pires individus. » (Rapporté par Abu Hatim)


Commentaire : Tout ceci est clair.


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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Ven 24 Déc - 14:10

Chapitre 20 :

« L'exagération à l'égard des tombes des pieux transforme ces dernières en monuments [adorés] (Awthân) en dehors d'Allah »




Commentaire :
El Islam, les tombes on toutes les même caractéristiques, à savoir que la tombe est soit de forme convexe, soit carrée. La loi islamique ne fait aucune distinction entre une tombe et une autre. Il n’existe d’ailleurs aucune preuve religieuse indiquant que la tombe d’une personne pieuse doit se distinguer de celle d’une autre.
Ainsi transgresser les limites fixées concernant les tombes des personnes pieuses consiste donc à transgresser ce que le Législateur a ordonné, ou ce qu’Il a interdit au sujet des tombes.


******


Citation :
[L'imam] Malik a rapporté dans son Muwatta' que le Prophète a dit : « O Allah ! Fais que ma tombe ne soit pas un monument que l'on adore. La colère d'Allah s'est accrue contre ceux qui ont pris les tombes de leurs prophètes comme lieux de prière. »


Commentaire :
« O Allah ! Fais que ma tombe ne soit pas un monument que l'on adore. » : Ceci est une invocation d’Allah afin que cette chose ne se produise pas.

« ceux qui ont pris les tombes de leurs prophètes comme lieux de prière » : C’est en cela que consiste l’exagération dans les moyens [d’adoration]. Et le résultat final de ce moyen (prendre les tombes comme lieu de prière) est que les tombes deviennent des monuments que l’on adore en dehors d’Allah .
On trouve dons dans ce hadith l’explication qu’une tombe peut devenir un monument adoré.


******


Citation :
Ibn Jarir rapporte selon sa propre chaîne de rapporteurs, d'après Sufyân, d'après Mansûr, d'après Mujâhid [qu'il a dit concernant la parole d'Allah] : « Avez vous vu [les divinités] Lat et 'Uzza ? » (Sourat L'étoile, v.19) « [Al Lât était un homme] qui broyait du Suwayq * aux pèlerins. Lorsqu'il mourut, les gens se recueillirent sur sa tombe. » Abul-Jawzâ rapporte aussi d'Ibn 'Abbas que [Al Lât était un homme] qui broyait du Suwayq aux pèlerins.

* Aliment préparé partir d’orge grillé, broyé, puis mélangé à de la pâte de dattes.


Commentaire :
Ce qu’il convient de souligner ici est la parole de Mujâhid : « Lorsqu'il mourut, les gens se recueillirent sur sa tombe. » la piété de cet homme les a donc poussés à exagérer dans [l’amour de] sa tombe.
Le recueillement (‘Ukûf) signifie rester à côté de la tombe par vénération pour elle, en croyant que cela peut apporter de la bénédiction, une récompense et un bénéfice, et que cela peut repousser les maux. En outre, se recueillir auprès des tombes les transforme en monuments adorés.


******


Citation :
Ibn 'Abbas a dit : « Le Prophète a maudit les femmes qui visitent les tombes, ainsi que ceux qui prennent ces dernières comme lieux de prière et les ornent de lampes. » (Rapporté par les auteurs des Sunan)


Commentaire :
L’interdiction d’orner les tombes avec des lampes trouve sa justification dans le fait qu’il s’agit d’un moyen de vénération de cette tombe, et une forme d’exagération.
Or les causes qui mènent à une interdiction sont par la même interdit.




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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Ven 24 Déc - 14:11

Chapitre 21 :

« La protection du Tawhîd par le Prophète [l'effort qu'il a fourni pour] barrer toutes les voies menant au polythéisme »




Citation :
Allah le Trés Haut dit : « Certes, un Messager pris parmi vous, est venu à vous, auquel pèsent lourd les difficultés que vous subissez, qui est plein de sollicitude pour vous... » (Sourate At-Tawba, v. 128)


Commentaire :
« Certes, un Messager pris parmi vous, est venu à vous, auquel pèsent lourd les difficultés que vous subissez » : C’est-à-dire qu’il ne désire pas que vous soyez dans les difficultés et les malheurs.

« qui est plein de sollicitude pour vous » : Une des manifestations de sa sollicitude envers nous, et une des preuves que les difficultés que nous subissons lui pèsent lourd réside dans sa protection des limites et des frontières du Tawhid, et ses efforts fournis pour barrer toutes les voies qui pourraient nous mener au shirk.


******


Citation :
Abu Houreyra a dit : « Le Prophète a dit : « Ne faites pas de vos demeures des tombes, et ne faites pas de ma tombe un lieu de pèlerinage ('Id). Invoquez les bénédictions divines pour moi, car vos invocations me parviennent où que vous soyez. » » (Rapporté par Abû Dâwûd avec une bonne chaîne dont les rapporteurs sont dignes de confiance.


Commentaire :
« Ne faites pas de vos demeures des tombes » : Le prophète a encourager par là à accomplir les actes surérogatoires chez soi.

« ne faites pas de ma tombe un lieu de pèlerinage » : C’est-à-dire un lieu vers lequel on retourne à un moment précis chaque année, ou des moments particuliers au cours desquels on se rend habituellement à la tombe. Or adopter une tombe comme lieu de pèlerinage est un des moyens menant au shirk. Le Prophète a donc interdit de visiter sa tombe en particulier et d’y venir fréquemment.

« Invoquez les bénédictions divines pour moi, car vos invocations me parviennent où que vous soyez. » : Cela signifie que la demande de bénédiction et les salutations atteignent le Prophète même si l’on est éloigné [de sa tombe]. Il n’y a donc pas besoin de s’en approcher, d’où son interdiction.
Ainsi, alors que le Prophète se trouve dans le Barzakh (Temps qui s’écoule depuis la mort d’un homme jusqu’au jour de la Résurrection), les demandes de bénédictions et les salutations lui sont présentées.


******


Citation :
'Ali Ibn Al Hussayn vit un homme s'introduire dans une brèche proche de la tombe du Prophète pour y invoquer [Allah]. Il le lui interdit alors en lui disant : « Veux-tu que je t'informe d'un hadith que j'ai entendu de mon père, d'après mon grand père : « Le Prophète a dit : « Ne prenez pas ma tombe comme lieu de pèlerinage ('Id), et ne faites pas de vos demeures des tombes, et invoquez les bénédictions divines pour moi, car vos invocations me parviennent ou que vous soyez. » » (Rapporté dans Al Mukhtârah)


Commentaire :
Ce hadith va dans le même sens que le précédant.




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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Ven 24 Déc - 14:12

Chapitre 22 :

« Certains membres de cette communauté adoreront les monuments (Awthân) »




Commentaire :
Après avoir clarifié l’obligation de connaître le Tawhid, d’en posséder la science et de craindre le polythéisme, après avoir clarifié certaines catégories de Tawhid, du polythéisme majeur, mineur et des moyens y menant, le cheykh a anticipé l’objection qu’une personne pourrait soulever : « Tout cela est vrai, mais cette communauté est protégée [par Allah] du fait de sombrer dans le polythéisme majeur. »
En effet, le Prophète a dit : « Satan a d’ores et déjà désespéré que les musulmans fidèles à leurs prières l’adorent dans la péninsule arabique. Cependant, il peut encore semer la discorde dans les rangs des musulmans. »
La réponse a cette allégation est que cet argument n’est pas à sa place. En effet Satan a bel et bien désespéré, mais Allah n’a pas empêché que l’on puisse l’adorer dans la péninsule arabique. Ainsi, rien dans ce hadith rien ne permet d’affirmer que l’adoration de Satan ne se produira pas dans cette communauté.

Like a Star @ heaven Awthân (plur. De Wathan) : signifie « monument sacré ». Il s’agit de toute chose vers quoi – en dehors d’Allah – les gens s’orientent dans leur adoration, ou à quoi ils demandent secours, ou qu’ils croient avoir des effets bénéfiques ou néfastes – sans la permission d’Allah – ou qu’ils craignent de façon occulte comme on craindrait Allah , qu’elle se présente sous forme humaines (comme une statue) ou non : un mur, une tombe, un mort …


******


Citation :
Allah Le très Haut dit : « N’as-tu pas vu ceux-là, à qui une partie du Livre a été donnée, avoir foi à la magie (Jibt) et au Tâghout. » (Sourate An-Nissa, v.51, 52)


Commentaire :
Like a Star @ heaven Al Jibt : il s’agit d’un nom englobant tout ce qui s’oppose aux ordres d’Allah et aux ordres de Son Prophète du point de vue du dogme. Ce la peut désigner la sorcellerie, le devin, ou une chose vile et néfaste pour la personne.

Like a Star @ heaven At-Tâghout : Tout être par le quel le serviteur dépasse les limites, qu’il s’agisse d’un être adoré, suivi ou obéi. Les limites étant les limites imposées par la religion, ainsi tout être ordonnant ou interdisant ce que la religion n’a ni ordonné ni interdit fait partie du Tâghout.

Le cheykh a cité ce verset dans ce chapitre du fait que cette attitude (voir foi à la magie et au Tâghout) est l’œuvre de ceux à qui une partie de livre a été donnée, c’est-à-dire les juifs et les chrétiens. Or dans le hadith de Abu Sa'id (qui va suivre), le Prophète nous informe que ce qui s’est produit pour les communautés précédentes se produira pour la nôtre.


******


Citation :
Et Il dit : « Puis-je vous informer de ce qu’il y a de pire, en fait de rétribution auprès d’Allah ? Celui qu’Allah a maudit, celui qui a encouru Sa colère, et ceux dont Il a fait des singes, des porcs, et de même, celui qui a adoré le Tâghout. » (Sourate Al Ma-idah, v. 60)


Commentaire :
« et de même, celui qui a adoré le Tâghout » : Ainsi Allah a également maudit celui qui a adoré le Tâghout. Et l’adoration du Tâghout englobe l’adoration des monuments, comme l’adoration des tombes, la divinisation de leurs occupants…


******


Citation :
Il dit aussi : « Mais ceux qui l’emportèrent [dans la discussion] dirent : « Elevons sur eux un sanctuaire. » » (Sourate Al Kahf, v. 21)


Commentaire :
« Elevons sur eux un sanctuaire. » : La vénération de ces hommes pieux les a poussé à dire cela. Et comme cela s’est produit pour la communauté passée, cela arrivera pour la communauté actuelle. En effet, il n’y a une forme de polythéisme qui ne soit apparue dans les communautés précédentes sans qu’elle n’apparaisse dans cette comunauté.


******


Citation :
Abu Sa'id rapporte que le Prophète a dit : « Vous suivrez certes à la trace les voies de ceux qui vous ont précédés, au point où même s'ils s'introduisent dans le trou d'un lézard, vous ferez de même. » Les Compagnons demandèrent : « O Prophète d'Allah, sont-ce les juifs et les chrétiens à qui tu fais allusion ? » Le Prophète répondit : « A qui d'autres ? » (Rapporté par Al Bukhari et Muslim)


Commentaire :
Tout le chapitre se base sur ce hadith, car toutes mécréance et tout polythéisme apparus dans les communautés précédentes apparaîtront dans cette communauté.


******


Citation :
Muslim rapporte d'après Thawbân que le Prophète a dit : « Allah a mis la terre sous mes yeux et j'en ai vu l'orient et l'occident. Le royaume terrestre de ma communauté s'étendra aussi loin que ce qui m'a été dévoilé. En outre, deux trésors m'ont été octroyés : le rouge et le blanc. J'ai aussi demandé à mon Seigneur de ne pas anéantir la totalité de ma communauté par une calamité, et de ne pas la laisser se faire agresser par des ennemis - qui la domineraient et auraient l'avantage sur elle - autres que ses propres membres. Et mon Seigneur m'a répondu : « O Mohammed, lorsque Je décrète une chose, elle est inévitable. J'ai donc accordé à ta communauté de ne jamais l'anéantir dans sa totalité par une calamité, et de ne permettre à aucun de ses ennemis même s'ils se rassemblaient tous, de la dominer et d'avoir l'avantage sur elle en l'agressant - autres que ses propres membres, qui s'entretueront et se réduiront les uns les autres à l'esclavage. » »

Al Barqânî a rapporté ce hadith dans son recueil authentique en ajoutant : « Mais ce que je crains le plus pour ma communauté ce sont les meneurs prônant l'égarement. Si le feu de la guerre s'allume dans la communauté, il ne s'éteindra qu'au jour de la Résurrection. Et ce dernier n'arrivera qu'après qu'un des groupes de ma communauté aura rejoint les polythéistes, et que d'autres adoreront les monuments. Il apparaîtra en outre trente menteurs dans ma communauté, chacun d'entre eux prétendant être prophète. Or, je suis le sceau des prophètes et il n'y a pas de prophète après moi. Cependant, il ne cessera d'exister une partie de ma communauté victorieuse dans la vérité. Ceux qui les trahissent ou s'opposent à eux ne leur causeront aucun préjudice, jusqu'à ce que l'ordre d'Allah arrive. » (Rapporté par Abou Dawoud, Ibn Majah et At-Tirmidhi)


Commentaire :
« ce dernier n'arrivera qu'après qu'un des groupes de ma communauté aura rejoint les polythéistes » : Le terme « rejoindre » peut avoir 2 explication :
1 - ils les rejoindront [géographiquement] en délaissant les pays d’islam, et en se rendant dans les pays de polythéistes tout en étant satisfaits de ces derniers.
2 – ils les rejoindront dans leurs actes, c’est-à-dire en commettant des actes de polythéisme comme le font les polythéistes.

« et que d'autres adoreront les monuments » : Le lien entre cette portion du hadith et le thème du chapitre est clair.




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MessageSujet: Re: Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)   Mer 5 Jan - 15:40

Chapitre 23 :

« De la sorcellerie »




Commentaire :
La sorcellerie est une des catégories du polythéisme majeur qui s’oppose au fondement du Tawhid. L’essence de la sorcellerie consiste à utiliser des démons afin d’influer [sur les personnes]. Il est impossible au sorcier de voir se réaliser sa sorcellerie si ce n’est en cherchant à se rapprocher des démons. S’il se rapproche d’eux, les Jinns parmi eux le serviront alors en influant sur le corps de la personne ensorcelée. Un sorcier ne peut donc être un vrai sorcier si ce n’est en cherchant à se rapprocher des démons. C’est pourquoi nous affirmons que la sorcellerie est une forme de polythéisme.



******


Citation :
Allah Le Très Haut dit : « Et ils savent, très certainement, que celui qui acquiert [ce pouvoir] n’aura aucune part dans l’au-delà. » (Sourate Al Baqara, v. 102)


Commentaire :
« celui qui acquiert [ce pouvoir] » : C’est-à-dire que le sorcier a acquis la sorcellerie, qu’il a échangé contre le Tawhid.



******


Citation :
Et Il dit : « ...ajouter foi à la magie (Jibt) et au Tâghout... » (Sourate An-Nissa, v.51)
'Umar a dit : « Al Jibt, c'est la magie et le Tâghout, c'est Satan. »


Commentaire :
« ...ajouter foi à la magie (Jibt) et au Tâghout... » : Ce verset condamne les gens du Livre qui ont cru à la sorcellerie. Si Allah les a condamnés, maudits, et S’est courroucé contre eux pour cette raison, ceci implique qu’il s’agit d’un interdit et d’un péché capital. Si en plus, ce péché contient du polythéisme, il est évident qu’il s’agit alors d’un acte de polythéisme.

« Al Jibt, c'est la magie » : Al Jibt est un nom à connotation générale englobant beaucoup de choses, comme nous l'avons déjà précisé, dont la plus apparente et la plus manifeste est la sorcellerie ches les juifs.



******


Citation :
Jâbir a dit : « At tawaghit (pluriel de taghout) sont les devins chez qui Satan descendait. Dans chaque contrée s'en trouvait un. »


Commentaire :
L’explication de ce hadith sera vue plus tard.



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Citation :
Abou Hureyra rapporte que le Prophète a dit : « Eloignez-vous des sept péchés capitaux. » Les compagnons demandèrent : « O Prophète d'Allah ! Quels sont ils ? » Il répondit : « Le polythéisme, la sorcellerie, tuer injustement une âme rendue sacrée par Allah, prendre le fruit de l'usure, spolier les biens de l'orphelin, fuir le jour de la bataille et accuser faussement les femmes chastes, innocentes et croyantes. » (Rapporté par Al Bouhkhari et Mouslim)


Commentaire :
Les plus grands péchés capitaux sont ceux qui précipitent les personnes s’en rendant coupables vers la perdition et la ruine ici-bas et dans l’au-delà. Ce sont les plus graves des grands péchés. La mention de la sorcellerie après le polythéisme est une forme de précision après avoir mentionné le général, car la sorcellerie est une des catégories du polythéisme.



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Citation :
Jundub rapporte ces propos attribué au Prophète : « La peine du sorcier consiste à le frapper d'un coup d'épée. » (Rapporté par at Tirmidhi qui fait ce commentaire : « L'avis le plus correct est que ce hadith est Mawqûf (c'est à dire qu'il s'agit des propos des compagnons et non du prophète) ».)

Al Bukhari rapporte dans son recueil de hadiths authentiques que Bâjalah Ibn 'Abadah a dit : « ‘Umar a donné l'ordre suivant : « Tuez tout sorcier et sorcière. » Nous tuâmes alors trois sorcières. »

On rapporte de manière authentique que Hafsa (رضي الله عنها) a ordonné que l'on tue une de ses servantes qui lui avait jeté un sort. Elle fût donc exécutée. Le même récit authentique a été rapporté concernant Jundub (Rapporté par Malik). Ahmad a dit : « Ceci a été rapporté de manière authentique d'après trois compagnons du Prophète . »


Commentaire :
Cela implique que la peine de tout sorcier, quel qu’il soit, est la mise à mort. L’avis le plus correct est que la peine ici est une peine pour apostasie, car l’essence de la sorcellerie implique nécessairement la pratique d’un acte de polythéisme. Or, quiconque pratique un acte de polythéisme a apostasié. Son sang et ses biens sont alors licites.

« Tuez tout sorcier et sorcière. » : cela indique clairement qu’il n’y a pas de distinction entre les sorciers.

La peine du sorcier est donc une obligation. Les compagnons (رضي الله عنهم) ont décrété qu’il fallait le mettre à mort, et ils ont ordonné de le faire.



Dernière édition par Oum Mouqbil le Ven 21 Jan - 23:11, édité 1 fois
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Charh Kitabou Tawhid (Cheykh Sâlih ibn ‘Abdil ‘Aziz Âl-Cheikh)
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