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 Sourate An-Nur (24)

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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Sourate An-Nur (24)   Dim 5 Oct 2008 - 16:18

SOURATE AN-NUR

Tafsir du verset 31 de la sourate 24


« Et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît »

Ibn al-’Arabî - al-Qourtubî - Ibn Kathîr - ach-Chawkânî





- vendredi 25 juillet 2003, par Ibn Abd Al-Hâdî
BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

ALLâh Ta’âla a dit :


« Et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît »
[1]


Al-Qadhî Abû Bakr Ibn al-’Arabî [2] a dit :

« Il existe trois avis différents quant aux atours apparents :

1/ Le premier : ce sont les vêtements, et cela signifie que ce qui paraît de la femme, ce sont surtout ses vêtements : c’est l’avis d’Ibn Mass’oud.

2/ Le second : ce sont le kohôl et les bagues : c’est l’avis d’Ibn ’Abbâs et al-Miswar.

3/ Le troisième : ce sont le visage et les mains.

Le second avis considère aussi que ce sont le kohôl et les bagues portés sur le visage et les mains, mais la différence est que ceux qui considère que le visage et les mains sont les atours apparents disent : Cela vaut mieux tant qu’ils ne portent pas de kohôl ni de bague ; mais avec du kohôl ou des bagues il faut couvrir, et ils deviennent des atours cachés.

[...]

Les avis diffèrent quant aux bracelets : selon ’Aisha (radhillahu ’), ils font partie des atours apparents car ils sont sur les mains ; mais selon Mudjâhid, ils font partie des atours cachés car ce n’est pas aux mains qu’on les porte mais aux bras.

[...]

En réalité, les atours apparents, de quelque façon qu’on les comprenne, sont ceux qui se trouvent sur le visage et les mains, car c’est ce qui paraît dans le culte lors de la prière [salât] et de l’ihrâm [état de sacralisation lors du pèlerinage], et qui est apparent dans vie courante. » [3]


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Al-Imâm al-Qourtubî [4] a dit :

« Allâh Ta’âla ordonne aux femmes de ne pas montrer leurs atours aux hommes, sauf à ceux mentionnés dans la suite du verset, par crainte de la tentation [fitnah]. Il fait exception de ce qui paraît de ces atours : les avis diffèrent quant à ce dont il s’agit.

[...]

Puisque le visage et les mains sont le plus souvent découvert dans la vie courante et lors du culte, pendant la prière et le Hadj [pèlerinage], cela peut bien être eux que l’exception concerne [...] Cet avis a le mérite de prendre avantage en compte la prudence et la corruption des mœurs. La femme ne montre de ses atours que ce qui paraît de son visage et de ses mains.

[...]

Les atours sont deux sortes : naturels [khilqiyat] et artificiels [mouktasabat]. Les ajouts naturels, c’est le visage de la femme, dont les assentiments et la disposition à la connaissance en font la base de la parure et de la beauté physique et l’expression de la sensualité. Les atours artificiels sont, eux, ce que la femme met pour embellir, comme les vêtements, les bijoux, le kohôl et la teinture au henné [al-khidhâb], et sur cela Allâh Ta’âla dit :
« Portez votre parure [vos habits] ». [5] » [6]


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Ibn Kathîr [7] a dit :

« Les mots :
« Et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît » signifient que les femmes ne doivent rien montrer de leurs atours aux étrangers, sauf ce qu’il est impossible de cacher. Ibn Mass’oud a dit : « Comme le manteau et les vêtements... » L’avis d’Ibn Mass’oud est aussi, celui, entre autres, d’al-Hassan, Ibn Sîrîn, Abû al-Djawzâ, Ibrâhîm an-Nakha’î. Al-A’mach rapporte d’après Sa’îd Ibn Djoubayr d’après Ibn ’Abbâs, que celui-ci a dit : « Et ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît » : il s’agit du visage, des mains et des bagues ».

On rapporte qu’Ibn ’Omar, ’Atâ, ’Ikrima, Sa’îd Ibn Djoubayr et d’autres ont émis un avis semblable. Cela peut permettre d’expliquer quels sont les atours qu’il est interdit aux femmes de montrer [...] az-Zouhrî a dit : « Que ce qui en paraît » se réfère aux bagues et aux anneaux de cheville. Il est possible qu’Ibn ’Abbâs et ceux qui ont suivi son avis aient voulu expliquer [ou commenter] ce qui en paraît par le visage et les mains, ce qui est l’avis généralement admis par l’ensemble [des savants] ». [8]


--------------------------------------------------------------------------------

Al-Imâm ach-Chawkânî [9] a dit :

« On n’est pas sans savoir que le sens explicite des prescriptions coraniques est l’interdiction de montrer les atours, sauf ce qui en paraît comme le manteau, le voile et d’autres choses du même ordre, comme les bijoux portés aux mains et aux pieds par exemple. Et si les atours représentent les parties du corps portant la parure, l’exception porte sur ce qu’il est difficile à la femme de couvrir, comme les mains et les pieds.

[...]

Ibn Moundhîr rapporte qu’Anas a dit que la Parole d’Allâh :
« Que ce qui en paraît » désigne le kohôl et les bagues. Sa’îd Ibn Mansoûr, ’Abd Ibn Hamîd, Ibn Djarîr, Ibn al-Moundhir, et al-Bayhâqî dans ses « sounans », rapportent qu’Ibn ’Abbâs a dit du verset : « Que ce qui en paraît » qu’il désigne le kohôl, les bagues, les boucles d’oreilles et les colliers. ’Abd ar-Razzâq et ’Abd al-Hamîd rapportent également qu’il a dit ; il s’agit de la teinture au henné de la main et des bagues. Ibn Abî Chayba et ’Abd al-Hamîd rapportent aussi qu’Ibn ’Abbâs a dit : ce qui en paraît, c’est le visage et la paume de la main. Ibn Abî Chayba, ’Abd al-Hamîd, Ibn al-Moundhîr, et al-Bayhâqî dans ses « sounans » rapportent que ’Aisha a dit en réponse à une question sur les atours apparents : « ce sont les bracelets et l’anneau du doigt », tout en resserrant l’extrémité de sa manche. » [10]




[1] Sourate an-Nûr, v.31
[2] Il est Abî Bakr Muhammad Ibn ’Abdallâh al-Ma’rouf Ibn al-’Arabî - 543 - 568 H, Grand juriste Musulman, exégète du Coran, et spécialiste du hadîth.
[3] Kitâb Ahkâm al-Qor’ân, de Ibn al-’Arabî. Vol-3 p.383
[4] Il est Abî ’Abdullâh Muhammad Ibn Ahmad al-Ansârî al-Qourtubî - 671 H. Grand savant et exégète du Coran.
[5] Sourate A’raf, v-31
[6] Al-Djâmi’ li-Ahkâm al-Qor’ân, de Al-Qourtubî. Vol-12 p.152
[7] Il est al-Imâm al-Djalîl al-Hâfidh ’Imâd ud-Dîn Abî al-fidâ Ismâ-îl Ibn Kathîr ad-Dashmiqî - 774 H. Grand savant exégète du Coran, son commentaire est plus populaire, et la majorité des musulmans le qualifie meilleur référence.
[8] Moukhtasar Tafsîr Ibn Kathîr, vol-2 p. 728
[9] Il est Muhammad Ibn ’Alî Ibn Muhammad ach-Chawkânî - 1250 H.
[10] Fath al-Qadîr al-Djâmi’ bayna fannay ar-Riwâya wa ad-Dirâya min ’Ilm at-Tafsîr, de ach-Chawkânî. Vol-4 p.33


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