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 Chapitre des conditions de la prière dans El WAJIZ FI FIQHI

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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Chapitre des conditions de la prière dans El WAJIZ FI FIQHI   Ven 5 Nov 2010 - 14:31


Chapitre des conditions de la prière

Cheykh 'Abdel 'Adhdim El Badawi





Définition de la condition : lorsque la condition est inexistante, l'acte est inexistant. Lorsque la condition est présente, cela ne veut pas dire que l'acte est présent ou inexistant.

Prenons l'exemple des ablutions : les ablutions sont une condition pour que la prière soit accepté, sans ablutions il n'y a pas de prière. Mais de faire les ablutions cela ne signifie pas que la prière est valide car on peut faire ses ablutions sans avoir l'intention de prier [...] Ce n'est pas parce qu'on a fait nos ablutions qu'automatiquement notre prière est valide. Mais par contre si on n'a pas fait ses ablutions, automatiquement la prière est invalide.


Différence entre la condition et le pilier : Ils ont le même jugement, si ce n'est que la condition ne fait pas partie intégrante de l'acte contrairement au pilier.



1/ la connaissance de l'entrée de la prière :

La preuve est la parole d'Allah subhanahu ta'âlâ, lorsqu'Il dit : « accomplissez la prière (normalement), car la prière demeure, pour les croyants, une prescription, à des temps déterminés » (Sourate An-Nisa' ; verset 103). Ce qui signifie que la prière n'est pas valide avant son heure ni après son heure sauf si la personne a une excuse.



2/ la purification des 2 impuretés (la grande et la petite impureté) :

La preuve est la parole d'Allah subhanahu ta'âlâ, lorsqu'il dit : « Ô croyants ! Lorsque vous vous disposez à faire la salât, faites d'abord vos ablutions en vous lavant le visage et les mains jusqu'aux coudes, en vous passant les mains mouillées sur la tête et en vous lavant les pieds jusqu'aux chevilles. Mais si vous êtes en état d'impureté, lavez-vous tout le corps. » (Sourate Al Maidah ; verset 6).
La preuve également est le hadith rapporté par ibnou 'Omar ou le prophète (صلى الله عليه و سلم) dit : « Allah n'accepte pas une prière sans purification ».

Jugement de celui qui se rend compte après avoir fait sa prière qu'il n'était pas en état de pureté rituel :

Sa prière n'est pas valide et il doit la refaire. La preuve est le verset 6 de Sourate Al Maidah. At-tahara est une des conditions de la prière et il n'y a pas de preuve qui vient restreindre ou exempter cela. Les savants disent que la condition ne peut être ignoré par un oublie ou par une erreur.



3/ la purification des vêtements, du corps et de l'endroit ou l'on prie :

Like a Star @ heaven La purification des vêtements : la preuve est la parole d'Allah subhanahu ta'âlâ : « et tes vêtements purifie-les » (Sourate Al Mouddathir ; verset 4). Ainsi que le hadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) qui dit : « lorsque l'un d'entre vous arrive à la mosquée, qu'il retourne ses sandales et qu'il les regardes. S'il voit une impureté, qu'il les essuies avec le sol puis qu'il prie avec ». Dans ce hadith, le prophète (صلى الله عليه و سلم) nous ordonne d'être vigilant est de ne pas prier en étant en possession d'une impureté. Ce hadith ne concerne pas uniquement les sandales mais tout les vêtements en général.

[...]


Like a Star @ heaven La purification du corps : la preuve est le hadith qui selon 'Ali : il était un homme qui sécrétait beaucoup de madhi. Et avait honte de demander au Prophète (صلى الله عليه و سلم) par rapport à sa place vis à vis de lui (c'était le père de son épouse Fâtima). Il demande donc à Miqdad ibnoul aswad de demander au prophète (صلى الله عليه و سلم) que doit faire une personne qui secrète du madhi. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) a répondu : "Lave ta partie intime et fais tes ablutions". Et le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit à celle qui avait l'hémorragie : "nettoie de toi le sang et prie" (hadith authentique rapporté par el Boukharie et Mouslim).


Like a Star @ heaven La purification de l'endroit ou l'on prie : la preuve est le hadith ou le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit à ses compagnons après qu'un bédouin est uriné dans la mosquée : « Versez sur son urine un seau d'eau ».


Jugement de celui qui prie en ayant une impureté sur lui :

- S'il ne le sais pas et qu'il s'en rend compte après sa prière, la majorité des savants disent que sa prière est valide et il n'a pas à la recommencer. Sheikh el Albanie (rahimahoullah) est d'avis qu'il doit refaire sa prière et dit qu'il faut différencier entre une personne qui s'en rend compte pendant la prière et une personne qui s'en rend compte après la prière.

- S'il s'en rend compte pendant la prière, et qu'il peut enlever cette impureté (par exemple si l'impureté est présente sur les chaussures, sur un vêtement qui est un surplus dans le fait de couvrir sa 'awra), il peut continuer sa prière.

- S'il ne peut pas enlever l'impureté, il doit sortir de la prière. Sheikh el Albani dit : "celui qui prie et durant sa prière constate une impureté et qu'il ne peut pas l'enlever. Il doit couper sa prière obligatoirement". Sheikh 'Uthaymin dit : "Il doit partir de sa prière car sa prière n'est pas valide s'il sait que pendant la prière, il y a une impureté sur ses vêtements".


La preuve est le hadith d'Abou Sa'id el khoudri (رضي الله عنه) qui dit que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a prié et enlevé ses sandales. Les compagnons (رضي الله عنهم) derrière lui, ont également enlevés leur sandales. Lorsque le prophète (صلى الله عليه و سلم) a terminé sa prière, il demanda à ses compagnons la raison pour laquelle ils avaient enlevés leurs sandales. Ils ont répondu qu'ils l'ont vu enlever ses sandales et qu'ils ont voulu faire comme lui. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) leur dit : "Jibril est venu et ma informé qu'elles contenaient une impureté. Lorsque l'un d'entre vous vient à la mosquée, qu'il retourne ses sandales et qu'il les regarde. S'il voit une impureté, qu'il l'essuie avec le sol puis qu'il prie avec". Dans ce hadith, le prophète (صلى الله عليه و سلم) a considéré valide le début de la prière ou il pria avec l'impureté.


La distinction entre tahara el hadath et tahara el khabath :

- tahara el hadath : c'est la purification de l'état d'impureté qu'il soit mineur ou majeur. L'état d'impureté est quelque chose d'abstrait, c'est pour cela que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "le croyant n'est pas impure", mais il peut être en état d'impureté. Enlevé l'état d'impureté est une obligation pour la prière. Si une personne effectue la prière en état d'impureté mineure ou majeur, il doit refaire sa prière même s'il avait oublié ou pensait avoir ses ablutions.

- tahara el khabath : c'est la purification des impureté. Concernant la purification de l'impureté, on applique le hadith de jibril ('alayhi salam) rapporté par Abou Sa'id el khoudri



4/ couvrir sa 'awra :

La preuve est la parole d'Allah subhanahu ta'âlâ, lorsqu'Il dit : «Ô enfants d'Adam, dans chaque lieu de prière portez vous parure » (Sourate el A'râf ; verset 31).

La cause de la révélation de ce verset est que pendant la periode de jahiliya (pré islamique), quraish donnait comme condition aux personnes qui souhaitaient entrer à la Mecque :
- de ne manger que de leur repas. Ceux qui arrivés à la Mecque, n'avaient pas le droit de préparer leur propre repas.
- de ne pas faire le tawaf avec leur propre vêtements mais avec des vêtements fournis par quraish sinon ils faisaient le tawaf nu (les hommes de jour et les femmes de nuit).


La preuve également est la parole du prophète (صلى الله عليه و سلم) qui dit : "Allah n'accepte pas la prière d'une femme pubère sans khimar".

"Allah n'accepte pas" : la règle dans cela est que l'acte est rejeté et nul jusqu'à preuve du contraire.

"une femme pubère" : c'est à dire une femme qui a eu ses menstrues. Et non qui a ses menstrues car une femme qui a ses menstrues ne prie pas.

"sans khimar" : le khimar est ce qui couvre la tête. Vient du terme "khamara" en arabe qui signifie : couvrir. D'où l'appelation de l'alcool, "el khamr" car il couvre l'esprit et la raison.


Like a Star @ heaven La 'awra de l'homme : se situe entre le nombril et le genou.
Comme cela a était rapporté par 'Amr ibnou Shou'ayb, selon son père, selon son grand père, le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "entre le nombril est le genou, c'est une 'awra". Les savants ont dit que le nombril et le genou ne sont pas compris dans la 'awra car le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "entre le nombril est le genou". Comme l'a dit sheikh el 'Uthaymin (rahimahoullah) : "le nombril n'est pas compris dans la partie à cacher et de même pour les genoux"

Selon Jouroud el Aslami, le prophète (صلى الله عليه و سلم) a vue un homme qui avait sa cuisse découverte. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) lui a dit : « couvre ta cuisse car la cuisse est une 'awra ».


Les savants ont divergés sur le faite que la cuisse soit une 'awra ou non :

- La plupart des savants disent que la cuisse est une 'awra, la preuve est le hadith de Jouroud.

- Les autres savants disent que ce n'est pas une 'awra, ils se basent sur le hadith qui dit que le prophète (صلى الله عليه و سلم) était dans la maison de 'Aisha (رضي الله عنها) est il avait l'une de ses cuisses découverte. Abou Bakr (رضي الله عنه) demande la permission d'entrer et le prophète (صلى الله عليه و سلم) l'a autorisé. Puis 'Omar (رضي الله عنه) frappa à la porte et demanda l'autorisation d'entrer et le prophète (صلى الله عليه و سلم) lui a donné l'autorisation. Et lorsque 'Othman (رضي الله عنه) frappa à la porte du prophète (صلى الله عليه و سلم) et demanda l'autorisation d'entrer, le prophète (صلى الله عليه و سلم) cacha sa cuisse et lui donna l'autorisation d'entrer. 'Aisha (رضي الله عنها) demanda au prophète (صلى الله عليه و سلم) pourquoi lorsqu'Abou Bakr et 'Omar (رضي الله عنهم) sont rentrés, il n'a pas couvert sa cuisse et lorsque 'Othman (رضي الله عنه) est rentré, il recouvra sa cuisse. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "ne dois-je pas avoir honte de celui envers qui les anges ont honte ?".

Concernant ce hadith, les autres savants (ceux qui considèrent la cuisse comme une 'awra) disent que ce fait est rare et eu lieu dans un contexte particuliers et restreint. C'est un acte du prophète (صلى الله عليه و سلم) alors que le hadith précédent est une parole du prophète (صلى الله عليه و سلم), et la parole du prophète (صلى الله عليه و سلم) est une législation pour l'humanité. Ils utilisent la règle qui dit que lorsqu'il y a une contradiction entre un acte du prophète (صلى الله عليه و سلم) et sa parole, c'est la parole qui prévaut sur l'acte. Car le prophète (صلى الله عليه و سلم) a peut être découvert sa cuisse pour une raison précise, ou peut être que c'est une spécificité du prophète (صلى الله عليه و سلم), ou bien alors il s'agit d'un acte du prophète (صلى الله عليه و سلم) qui est peut être antérieur à sa parole. Il y a autant d'ambiguïté qui ont poussé les savants à appliquer cette règle : lorsque un acte du prophète (صلى الله عليه و سلم) et l'une de ses paroles se contredisent, la parole prévaut sur l'acte. Ils utilisent un autre exemple, sheikh el Alabni (rahimahoullah) dit : "par exemple il a était rapporté dans un hadith authentique que le prophète (صلى الله عليه و سلم) faisait son prêche du vendredi en portant une bague en or. Or, les ahadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) sur l'interdiction du port de l'or pour l'homme sont claire. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) a porté cette bague avant l'interdiction".


Jugement sur le fait de prier avec un pantalon :
Les savants condamnent ce fait, ils disent que cela est détestable et est proche de l'interdiction car on voit apparaitre les formes de celui qui prie avec et cela n'est pas approprié pour le musulman. Au contraire, lorsqu'il prie et qu'il se présente devant Allah subhanahu ta'âlâ, il doit être le plus présentable et le plus pudique. Hormis les pantalons très lare, il n'est pas permis au musulman de prier avec un pantalon. Concernant la validité de la prière, malgré le faite que cela soit très détestable, cela n'influe pas sur sa validité.


Like a Star @ heaven La 'awra de la femme envers une autre femme : il y a 2 avis des savants :

1/ Elle ne peut montrer aux autres femmes que ce qu'elle à le droit de montrer à ses maharim :
La preuve est le verset ou Allah subahahu ta'âlâ dit : "qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs soeurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu'elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes" (Sourate An-nour ; verset 31)

"qu'elles ne montrent leurs atours" : Les savants ont dit que les atours (la beauté), concerne la beauté qui était connue des femmes au temps du prophète (صلى الله عليه و سلم). C'est à dire les cheveux, les bras, ce qui était connue que les femmes montraient. Sheikh el Albani a dit : "on peut résumer cela au endroit des ablutions". En aucun cas, il n'était connu des femmes au temps du prophète (صلى الله عليه و سلم), qu'elles découvraient leur poitrine, leur dos, leur cuisses ... Cet avis est l'avis le plus sur.


2/ La partie à cacher entre les femmes et la partie comprise entre le nombril et le genou :
Les partisans de cet avis, on prit le hadith prophète (صلى الله عليه و سلم) qui dit : "entre le nombril est le genou, c'est une 'awra". Ils disent que c'est un hadith général qui concerne aussi bien l'homme que la femme. Ils utilisent également d'autres ahadith dans lesquels, le prophète (صلى الله عليه و سلم) a autorisé à des femmes d'allé au hammam lorsqu'elle sont malades ou en état de lochies.

Lorsque les savants ont définis la 'awra du femmes envers une autre femme, ils ne parlent pas de ce que la femmes à la droit ou non de porter comme vêtements. Et lorsqu'ils disent que la 'awra du femme envers une autre femme est comprise entre le nombril et le genoux, c'est en cas de nécessité et non une règle générale. Il ne s'agit pas de montrer ces partie pour s'embellir. Par exemple une femme qui allaite, il lui est autorisé de montrer son sein devant ses maharim car c'est une nécessité.

Le sujet de la 'awra de la femme envers une autre femme est un sujet très ancien, qui date du premier siècle de l'islam, ces divergence sont connus depuis longtemps. Mais malgré cela il n'est pas connu qu'au temps des salafs les femmes avaient pour habitude de découvrir leur dos ou une partie de leur poitrine devant d'autre femmes, cela ne fait pas partie de l'islam.

Les savants contemporains disent que la femme à notre époque doit se vêtir comme les femmes à l'époque des compagnons car à notre époque les fitan sont encore plus grandes. Ils citent le hadith dans lequel prophète (صلى الله عليه و سلم) met en garde la femme de se découvrir devant d'autres femmes de peur qu'elles ne la décrivent à leur maris comme s'il la voyait.


Fatwa de Sheikh 'Uthaymin concernant le port de vêtements courts et serrés par la femmes:
http://www.el-ilm.net/la-parure-et-l-habillement-de-la-femme-f38/les-vetements-t49.htm


Like a Star @ heaven La 'awra de la femme durant la prière :
Durant la prière, la femme est entièrement une ‘awra hormis son visage et ses mains. La preuve est le hadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) qui dit : « la femme est une ‘awra » (hadith authentique rapporté par At-Termithi) et le hadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) qui dit : « Allah n’accepte pas la prière d’une femme pubère sans son khimar ».

La femme doit–elle couvrir ses mains et ses pieds durant la prière ?
Concernant le hadith : « Allah n’accepte pas la prière d’une femme pubère sans son khimar », sheikh ‘Uthaymin dit : "le prophète (صلى الله عليه و سلم) c’est tue sur l’ensemble du corps, y compris les pieds et les mains. On peut comprendre du hadith qu’il est autorisé à la femme de découvrir les mains et les pieds durant la prière mais de les couvrir est plus judicieux."

La preuve qu’il est autorisé à la femme de découvrir son visage et ses mains durant la prière, est le hadith d’Oum Salama qui dit qu’elle faisait sa prière vêtue d’un "dir'" (robe de maison) et d’un khimar. Les savants disent que c’est le vêtement minimum de la femme pour faire sa prière.

Sheikh el Albanie est d’avis que les pieds de la femme doivent être couverts durant la prière et que les chaussettes ne suffissent pas car elle montre la forme des pieds, or couvrir signifie : ne pas montrer sa couleur et sa forme. Il utilise comme preuve un athar d’Oum Salama qui dit qu’elle priait avec un "dir'" (robe de maison) qui couvrait le dessus de ses pieds et un khimar.





Source : EL-WADJÎZ FI FIQHI AS-SOUNNATI WA AL-KITÂBI EL 'AZÎZ DU CHEIKH 'ABDEL-'ADHDIM EL-BADAWI - Le livre de la prière -
Cours audio du frère Abou Anas http://www.lavoiedroite.com/index.php?option=com_content&view=article&id=109&Itemid=43
retranscrit par Sevamel, Oum Sulaym & Oum Mouqbil
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Chapitre des conditions de la prière dans El WAJIZ FI FIQHI   Ven 5 Nov 2010 - 14:33

5/ Se diriger vers la qiblah :
La preuve est le verset ou Allah subhanahu ta’âlâ dit : « Tourne donc ton visage vers la Mosquée sacrée. Où que vous soyez, tournez-y vos visages. » (Sourate al baqarah, verset 144). La preuve également est le hadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) lorsqu'il dit à celui qui avait mal fait sa prière : "Lorsque tu t'apprête à prier, fais tes ablutions puis dirige toi vers la qiblah" (hadith authentique rapporté par el Boukhari et Mouslim).

Les moyens qui permettent de déterminer la qiblah :

Like a Star @ heaven le soleil : le soleil se lève à l'est ou au sud-est (cela dépend des pays et des saisons) et se couche à l'ouest. De là, on peut déterminer le nord et le sud et en déduire la direction de la qiblah.

Like a Star @ heaven la lune : la lune se lève à l'est et se couche à l'ouest. Donc d'après cela on peut déterminer la direction de la qiblah.

Like a Star @ heaven les étoiles : il faut trouver l'étoile polaire (c'est l'étoile situé au nord). Pour trouver l'étoile polaire, il faut d'abord trouver la grande ours (celle en forme de grande casserole). En dessous de la grande ours, il y a deux étoiles très lumineuse en diagonal. Il faut suivre la diagonal en prenant la distance de ces deux étoiles et la multiplier par 5 en décalant vers la droite, on arrive sur l'étoile polaire. Pour vérifier que c'est bien l'étoile polaire, c'est la dernière étoile de la petite ours (en forme de petite casserole). Et donc en fonction de l'étoile polaire, on détermine les points cardinaux et on peut donc en déduire la qiblah.

Allah subhanahu ta'âlâ a cité trois intérêt dans les étoiles :
- illuminent le ciel
- guident le voyageur
- lapident le diable


Il est autorisé de ne pas se diriger vers la qiblah en temps de peur, lors d'une prière surérogatoire en voyage et sur sa monture :
Allah subhanahu ta'âlâ dit : "Et si vous avez peur, alors priez en marchant ou sur vos montures" (Sourate el Baqarah, verset 239). Ibnu 'Omar (رضي الله عنه) a dit après avoir cité ce verset : "que vous soyez tournés vers la qibla ou dans une autre direction". Et Nafi' a dit : "Ibnu 'Omar (رضي الله عنه) n'a pu dire cela que s'il l'a entendu du prophète (صلى الله عليه و سلم)".

La preuve pour la prière surérogatoire en voyage et sur sa monture est le hadith d'Ibnu 'Omar qui dit : "le prophète (صلى الله عليه و سلم) faisait la prière surérogatoire sur sa monture". Et dans une autre version du hadith'el Boukhari rapporte : "Il faisait des mouvements avec sa tête, et il ne faisait pas cela dans la prière obligatoire". Il (صلى الله عليه و سلم) priait sur sa monture quelque soit la direction qu'elle (sa monture) prenait et il faisait el witr sur sa monture.

(Ce hadith est l'une des preuves que le witr n'est pas obligatoire car le prophète (صلى الله عليه و سلم) la faisait sur sa monture)


Celui qui a fait des efforts pour rechercher la qiblah, puis a priait dans une direction qu'il pensait être bonne et ensuite se rend compte que cette direction n'était pas correcte, il ne lui est pas obligatoire de recommencer sa prière. La preuve est le hadith de 'Amr ibnou Rabi'ah qui dit : [color=blue]"Nous étions en voyage avec le prophète (صلى الله عليه و سلم) durant une nuit sombre, nous ne savions pas où se trouvait la qiblah, alors nous avons prié là ou nous pensions être la bonne direction. Quand le soleil s’est levé, il nous apparu que nous n’avions pas prié vers la qiblah, alors est descendu le verset : « Où que vous dirigiez, le visage d’Allah s’y trouve»"

"une nuit sombre" : c'est à dire qu'ils ne voyaient ni lune, ni étoiles, il n'y avait aucun moyen de s'orienter.

« Où que vous dirigiez, le visage d’Allah s’y trouve» : Les savants ont donnés deux explications concernant "le visage d'Allah". La plus répandu est que "le visage d'Allah" signifie la direction vers laquelle Allah nous demande de nous diriger. Et d'autres savants disent que cela signifie le visage d'Allah proprement dit.

(Fait partie de la croyance du musulman de croire qu'Allah subhanahu ta'âlâ a un visage, cela fait partie de Ses caractéristique. Mais il y a des règles qui régissent cela par exemple on ne doit pas demander comment est ce visage. Poser cette question est une innovation. Certains gens de l'innovation utilise se verset pour dire qu'Allah se trouve partout. Les savants leur répondent en disant : "le fait de ce trouver en face de quelque chose ne signifie pas que cette chose n'est pas élevé. La preuve est que le soleil lorsqu'il se couche, on le voit en face de nous pourtant il est bien au dessus de nous. Et cet exemple (du soleil) et une créature, que dire alors du Créateur subhanahu ta'âlâ".)


Sheikh 'Uthaymin a cité quelques points concernant ce hadith :

- dans ce hadith, il y a une preuve que le prophète (صلى الله عليه و سلم) ne connait pas l'invisible car le prophète (صلى الله عليه و سلم) ne connaissait pas la direction de la qiblah.

- celui qui fait un effort pour trouver la qiblah puis s'est trompé, il n'a pas a recommencer sa prière mais il y a une condition à cela, il ne faut pas qu'il ait négligé ses recherches de la qiblah.




6/ L’intention :
C’est avoir l’intention de prier et de spécifier cette prière dans son cœur.
Il n’est pas légiféré de prononcer cette intention car le prophète (صلى الله عليه و سلم) ne l’a jamais prononcé [avec sa langue]. Lorsqu’il voulait prier, il se levait et disait : « Allahu akbar » sans dire quoi que ce soit avant. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) n’a jamais prononcé l’intention, il n’a jamais dit : « je prie pour Allah tel prière, en me dirigeant vers la qiblah, 4 raka’at en tant qu’imam » […] Ceci est une innovation qui n’a jamais été rapporté que ce soit à travers une chaine de transmissions authentique ou faible [..]. Cela n’a pas été rapporté par les compagnons et aucuns des tabi’in n’a jugé cela bon de même que les 4 imams. Et si cela était un bien, les compagnons nous auraient précédés dans cela.


Changer son intention durant la prière :

Like a Star @ heavenChanger d’intention lors d’une prière bien précise n’est pas autorisé : par exemple avoir l’intention d’effectuer la prière du fajr et durant cette prière modifier son intention en voulant finalement faire la prière sunna après les ablutions

Like a Star @ heaven De même qu’il n’est pas autorisé de changer d’intention d’une prière surérogatoire vers une prière précise : par exemple avoir l’intention d’effectuer une prière purement surérogatoire (sans raison) et durant cette prière modifier son intention en voulant finalement faire la prière sunna après les ablutions)

Like a Star @ heaven Par contre changer d’intention d’une prière précise vers une prière surérogatoire, cela est autorisé.

Quant à celui qui prie une prière obligatoire et qui durant cette prière ce rend compte qu’il l’a déjà prié, il n’est pas obligé de changer son intention car elle passe automatiquement en prière surérogatoire car le prophète (صلى الله عليه و سلم) à interdit de faire 2 fois dans la journée la même prière obligatoire.


Formuler deux intentions :

Like a Star @ heaven Il est autorisé de formuler deux intentions à condition que ce soit deux actes surérogatoires ou bien un acte surérogatoire avec un acte obligatoire. La preuve est le hadith koudsi : «si mon serviteur à l’intention de faire une bonne action sans l’accomplir, il lui est compté une bonne action ».

Like a Star @ heaven Il n’est pas autorisé de formuler deux intentions pour deux actes obligatoires : par exemple, celui qui est en état de janaba le vendredi peut faire un seul lavage en formulant deux intentions (l’intention du khousl du vendredi et l’intention du khousl pour l’état de janaba) s’il considère que le lavage du vendredi est surérogatoire. Mais s’il considère que le lavage du vendredi est obligatoire, il doit obligatoirement faire deux lavages bien distincts.

Parmi les conditions de la prière, il ya également les conditions inhérente à tout actes : être musulman, sain d’esprit et pubert.


Chapitre de la description de la prière :

Résumé du livre de sheikh el Albani : la description de la prière du prophète

Lorsque le prophète (صلى الله عليه و سلم) se levait pour prier, il se dirigé vers la qiblah en se positionnant devant sa soutra. Il ouvrait sa prière en disant : « Allahu akbar ». Il levait ses mains au moment du takbir (sois au niveau des épaules, sois au niveau des oreilles ou entre les deux), les paumes de la main tourné vers la qiblah. Il posait sa main droite sur sa main gauche et les plaçaient sur sa poitrine. Puis il regardait par terre et commençait sa prière en récitant diverses invocations qui font l’éloge et remercie Allah subhanahu ta’ala. Puis il demandait la protection d’Allah contre le diable. Puis il disait la bessmellah à voie basse que ce soit lord d’une prière à voie basse ou à voie haute. Puis il lisait la fatiha verset par verset. Et lorsqu’il terminait sa lecture [de la fatiha], il disait : « Amine » à voie haute en le prolongeant. Puis il récitait une autre sourate, longue ou courte. Il récitait à voie haute durant la prière du sobh, les deux première raka’a du maghreb et de l’isha. Et à voie basse durant la prière du dohr, du ‘asr, la 3 raka’ de la prière du maghreb et les deux dernières de la prière du ‘isha. Il lisait également à voie haute durant la prière du jumu’a, la prière des deux fêtes, la prière de demande de pluie et durant la prière de l’éclipse. Les deux dernière raka’ du prophète étaient toujours plus courte de moitié que les deux premières (le temps de lire une quinzaine de verset). De temps en temps, il se contentait de réciter uniquement la fatiha lors des deux dernières raka’at de la prière.

Puis lorsqu’il terminait sa lecture, il marquait une pose [un silence]. Il levait ses mains, faisait le takbir et s’incliné. Il posait ses mains sur ses genoux et les tenaient fortement [comme s’il les attrapait] en écartant ses doigts. Il écartait ses coudes des cotés de son corps. Il tendait son dos et le tenait droit au point ou si l’on y verserait de l’eau, elle stagnerait. Il était apaisé, il disait : « subhanahu rabbi l’adhim » (3X) et dans une autre version : « subhanahu rabbi l’adhim wa bi hamdi » (3X). Durant son inclinaison, il disait diverses invocations. Il est interdit de réciter le Coran durant l’inclinaison et la prosternation. Puis il se relever de l’inclinaison en disant : « sami’u Llahu liman hamida » et levait ses mains on moment ou il relevait son dos. Lorsqu’il était debout, il disait : « rabbana wa laka el hamd » et rajoutait parfois d’autres invocations.

Après s’être relevé de l’inclinaison, les savants ont divergés concernant le fait de remettre ses mains sur sa poitrine (el qabl) ou non. Certains savants comme sheikh el Albany disent qu’il doit laisser ses mains relâchées car il n’a pas était rapporté que le prophète à posé sur sa poitrine, sa main droite sur sa main gauche. Or la posture de l’être humain à l’état normale est les mains relâchées. Les autres savants comme sheikh ibnu baz se basent sur un hadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) qui dit : « nous les prophètes, il nous a été ordonnés de laisser poussez nos barbes et de poser sur notre poitrine notre main droite sur notre main gauche durant la prière » donc à partir du moment où l’on est debout dans la prière, on doit faire el qabl car c’est la sunnah des prophètes.

Puis le prophète faisait le takbir et se prosterné, il posait ses mains au sol avant ses genoux. Il prenait appuis sur ses mains et les posées [à plat], joignait ses doigts et les dirigeait vers la qiblah, plaçait ses mains au niveau de ses épaules ou de ses oreilles. Il touchait le sol avec son front et son nez, il disait : « j’ai été ordonné de me prosterner sur 7 os : le front [et il fit un signe de la main pour montrer son nez], les deux mains, les genoux et le bout des orteils. ». Il dit également : « pas de prière pour celui qui n’a pas toucher la terre avec son nez comme il a touché la terre avec son front ». Les savants ont dit de ce hadith que cela signifie qu’il n’y a pas de prière valide ; c'est-à-dire que celui qui se prosterne sur son front uniquement sans que son nez ne touche le sol, sa prière est nulle et il doit la recommencer. Il (صلى الله عليه و سلم) était apaisé durant sa prosternation et disait : « subhanna rabbil a’laa » (3X) et ajoutait à cela diverses invocations. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) nous a ordonné d’accentuer les invocations durant la prosternation et il dit : « la personne est le plus proche de son seigneur lorsqu’elle est en prosternation ». Il relevait sa tête en disant le tekbir, allonger son pieds gauche et s’asseyait dessus toujours en étant apaisé. Il dressait son pieds droit et diriger ses orteils vers la qiblah et disait : « Allahumma aghfir lî wa rhamnî wa jbournî wa rfa3nî wa hdinî wa 3âfinî wa rzouqnî ». Puis il faisait le tekbir et se prosterner une seconde fois exactement comme la première, relevait sa tête en disant le tekbir et s’asseyait sur son pied gauche jusqu’à ce que chaque os reviennent à sa place. Puis il se relevait en s’appuyant sur le sol. Il faisait la deuxième raka’at comme il faisait la première excepté la durée. La deuxième raka’at étant plus courte que la première.

Après la deuxième raka’at, il (صلى الله عليه و سلم) s’asseyait pour le tashahoud. Lorsque la prière était de deux raka’at, il s’asseyait en faisant el iftirach comme il s’asseyait entre les deux soujoud. Il faisait de même lors du premier tashahoud des prières de 3 ou 4 raka’at. Lorsqu’il était assis pour le tashahoud, il posait sa main droite sur sa cuisse droite, sa main gauche sur sa cuisse gauche ; ouvrait sa main gauche et fermer sa main droite, tendait l’indexe et le regardait. Il bouger son indexe et faisait des invocations, il disait : « il [l’indexe] est plus dur pour le diable que le fer ». Après chaque 2 raka’at, il faisait at-tahiyya, priait sur lui-même et à légiféré cela à sa communauté. Après le tashahoud et avant le taslim, il faisait diverse invocations. Puis il faisait le taslim en tournant sa tête vers la droite et disait : « as-salamou ‘alaykoum wa rahmatoullah » puis il tournait sa tête vers la gauche et disait : « as-salamou ‘alaykoum wa rahmatoullah ». De temps en temps, il ajouter : « wa barakatouhou » lorsqu’il tournait à droite.


Il y a 4 façons de faire le taslim qui ont étaient rapporté dans la sunnah :
1- « as-salamou ‘alaykoum wa rahmatoullah » à droite et à gauche
2- « as-salamou ‘alaykoum wa rahmatoullah wa barakatouh » à droite et « as-salamou ‘alaykoum wa rahmatoullah » à gauche
3- « as-salamou ‘alaykoum wa rahmatoullah » à droite et « as-salamou ‘alaykoum » à gauche
4- « as-salamou ‘alaykoum » uniquement à droite





Source : EL-WADJÎZ FI FIQHI AS-SOUNNATI WA AL-KITÂBI EL 'AZÎZ DU CHEIKH 'ABDEL-'ADHDIM EL-BADAWI - Le livre de la prière -
Cours audio du frère Abou Anas http://www.lavoiedroite.com/index.php?option=com_content&view=article&id=109&Itemid=43
retranscrit par Sevamel, Oum Sulaym & Oum Mouqbil
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Chapitre des conditions de la prière dans El WAJIZ FI FIQHI
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