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 Sourat An-Nissa (4)

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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Sourat An-Nissa (4)   Dim 5 Oct 2008 - 14:24

SOURAT AN-NISSA

Tafsir du verset 97 à 99 de la Sourate An-Nissa


« Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes ...»


Al-Hâfidh Abî al-Fadâ Ismâ-îl Ibn ‘Oumar Ibn Kathîr




Allâh - Ta’âla - dit :

« Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant : Où en étiez-vous ? [À propos de votre religion] - ‹ Nous étions impuissants sur terre ›, dirent-ils. Alors les Anges diront : ‹ La terre d’Allâh n’était-elle pas assez vaste pour vous permettre d’émigrer ? › Voilà bien ceux dont le refuge est l’Enfer. Et quelle mauvaise destination ! A l’exception des impuissants : hommes, femmes et enfants, incapables de se débrouiller, et qui ne trouvent aucune voie : A ceux-là, il se peut qu’Allah donne le pardon. Allâh est Clément et Pardonneur. » [1]



Al-Bukhârî rapporte d’après ‘Abdullâh Ibn Yazîd al-Mouqrî, d’après Hayat et d’autres que lui, qui rapportent de Muhammad Ibn ‘Abder-Rahmân Abû as-Aswad qui a dit : On poussa les gens de Médine à former une armée [contre les Syriens]. Une armée dans laquelle je fus inscrit. En rencontrant ‘Ikrima, l’affranchi de Ibn ‘Abbâs, je le mis au courant de la chose. Il me défendit absolument d’y participer et me dit : « Ibn ‘Abbâs m’a rapporté qu’il y avait quelques Musulmans qui étaient au sein de l’armée des polythéistes, augmentant ainsi les rangs de ces derniers contre le Messager d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam) et qu’il arrivait que certains d’entre eux étaient abattus à coup d’épée ou par une flèche. » Allâh révéla alors : « Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes » Rapporté par Al-Layth d’après Abî as-Aswad.

Ibn Abî Hâtim rapporte d’après ‘Ikrima selon Ibn ‘Abbâs qui a dit :
Lorsque les gens de la Mecque se sont convertis [à l’Islâm], certains parmi eux cachèrent leur conversion à l’Islâm et ils sortirent avec les polythéistes le jour de Badr, et certains furent atteints par les actions des autres. Certains musulmans dirent : « Et il y a [parmi eux] nos compagnons qui sont eux musulmans » et ils ont ressentit de la répulsion et ils les ont excusés, alors ce verset fut révélé : « Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes » ‘Ikrima a dit : ce verset fut révélé pour les jeunes des Quraych qui ont parlé sur l’Islâm à la Mecque, et parmi eux il y avait ‘Alî Ibn Oumayyah Ibn Khalaf, Abû Qays Ibn al-Walîd Ibn al-Moughayrah, Abû Mansoûr Ibn Hadjâdj et al-Hârith Ibn Ibn Zam’ah. Adh-Dhahak a dit : ce verset fut révélé pour les personnes hypocrites qui refusèrent de se joindre au Messager d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam) et préférèrent rester à la Mecque. Et ils sont sortit avec les polythéistes le jour de la bataille de Badr et furent parmi les hommes tués ce jour-là. Ainsi, ce verset fut révélé sur tous ceux qui prennent résidence avec les polythéistes sans pouvoir manifester leur foi, alors qu’ils sont capables d’émigrer. De telles personnes commettent une injustice contre eux-mêmes et tombent dans ce qui est interdit [Harâm] selon un avis unanime [Idjmâ’] et selon ce texte lorsque Allâh - Ta’âla - dit : « Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes » [2] Ce qui veut dire : en délaissant l’émigration [al-Hijrah] - « En disant : Où en étiez-vous ? [À propos de votre religion] » Ce qui veut dire : pourquoi être resté ici en délaissant l’émigration - « Nous étions impuissants sur terre - dirent-ils » Ce qui veut dire : nous étions incapables de quitter ce pays pour partir ailleurs sur terre - « Alors les Anges diront : La terre d’Allâh n’était-elle pas assez vaste pour vous permettre d’émigrer ? ».

Abû Dâwoud [...] rapporte d’après Samurah Ibn Joundub que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Quiconque se rassemble avec un polythéiste et réside avec lui est comme lui. » [3] As-Souddî a dit : Lorsque al-‘Abbâs, ‘Aqîl et Nawfal ont été emprisonnés, l’Envoyé d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam) dit al-‘Abbâs : « Sacrifie ton âme et celle du fils de ton frère » Il dit : « Ô Envoyé d’Allâh ! Est-ce que l’on ne prie pas devant ta Qiblah, et est-ce que l’on n’atteste pas ce que tu attestes ? » L’Envoyé d’Allâh dit : « Ô ‘Abbâs ! Vous êtes certes des adversaires, vous êtes des adversaires ! » Puis il lui récita ce verset : « La terre d’Allâh n’était-elle pas assez vaste » Rapporté par Ibn Abî Hâtim.

Allâh dit :
« A l’exception des impuissants » Jusqu’à la fin du verset. Cela constitue pour Allâh une excuse pour eux d’avoir délaissé l’émigration, car ils ne peuvent pas se libérer des polythéistes, et même dans le cas où ils le pourraient, ils ne sauraient où aller. C’est pour cela qu’Il dit : « incapables de se débrouiller, et qui ne trouvent aucune voie » Mudjâhid, ‘Ikrima et as-Souddî disent que cela signifie : qui ne trouvent pas de chemin. Allâh - Ta’âla - dit : « A ceux-là, il se peut qu’Allah donne le pardon » Ce qui veut dire : qu’il leur est permis [dans ce cas] de délaisser l’émigration et « peut » signifie que le pardon sera effectif - « Allâh est Clément et Pardonneur »

Al-Bukhârî rapporte d’après Abû Hurayrah qui a dit : l’Envoyé d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam) faisait une fois la prière du soir [al-‘Ichâ] quand il dit : « Allâh entend celui qui Le loue »  [Sami’ Allâhu liman hamidah] - Et dit avant de se prosterner : « Ô Allâh sauve ‘Ayâch Ibn Abî Rabî’ah ! Ô Allâh sauve Salama Ibn Hichâm ! Ô Allâh sauve al-Walîd Ibn al-Walîd ! Ô Allâh sauve les impuissants parmi les musulmans ! Ô Allâh soit dur avec la tribu de Moudhar ! Ô Allâh afflige-les des années de disette comme les années de Yûssuf [le Prophète] ! »


Ibn Abî Hâtim rapporte d’après Abî Hurayrah qui a dit que l’Envoyé d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam) leva les mains en étant devant la Qiblah et il dit :
« Ô Allâh sauve al-Walîd Ibn al-Walîd, ‘Ayâch Ibn Abî Rabî’ah, Salama Ibn Hichâm et les faibles musulmans incapables de se débrouiller, et qui ne trouvent aucune voie entre les mains des mécréants ! »

Ce hadîth est attesté dans le Sahîh selon un autre sujet comme précédemment. ‘Abder-Razzâq rapporte d’après Ibn ‘Unaynah selon ‘Abdullâh Ibn Abî Yazîd qui a entendu Ibn ‘Abbâs à propos de « A l’exception des impuissants » dire : « Ma mère et moi nous étions de ceux qu’Allâh excusa. » [4]



Notes :
[1] Coran, 4/97-99
[2] Authentifié par SHeikh al-Albânî dans « Silsila al-Ahâdîth As-Sahîha »
[3] Authentifié par SHeikh al-Albânî dans « Silsila al-Ahâdîth As-Sahîha »
[4] Kitâb « Tafsîr al-Qor’ân al-‘Adhîm » de Ibn Kathîr, vol-1 p.745-746

source: http://manhajulhaqq.com/article.php3?id_article=400

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Dernière édition par Oum Mouqbil le Dim 12 Oct 2008 - 9:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sourat An-Nissa (4)   Dim 5 Oct 2008 - 15:44

Tafsir du verset 102 de la sourate 3 (An-Nissa)

« Et lorsque tu [Muhammad] te trouves parmi eux, et que tu les diriges dans la Salât »

Ibn Qayyîm al-Djawzîyyah



- vendredi 18 juillet 2003, par Ibn Abd Al-Hâdî
BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm


Allâh - Ta’âla a dit :


« Et lorsque tu [Muhammad] te trouves parmi eux, et que tu les diriges dans la Salât, qu’un groupe d’ entre eux se mette debout en ta compagnie, en gardant leurs armes. Puis lorsqu’ ils ont terminé la prosternation qu’ ils passent derrière vous et que vienne l’ autre groupe, ceux qui n’ ont pas encore célébré la Salât. À ceux-ci alors d’ accomplir la Salât avec toi. »
[1].


« On peut tirer du verset une preuve [dalîl] de différentes façons :

L’une d’elle est qu’ALLâh - Subhannahu wa Ta’âla - leur a donné l’ordre de célébrer la prière ensemble [Salât fîl-Djamâ’at] puis Il a répété le même ordre une seconde fois à l’endroit du deuxième groupe en disant :


« Que vienne l’autre groupe, ceux qui n’ont pas encore célébré la Salât. »

Ceci indique bien que la participation à la prière collective est une obligation individuelle [fardh ’ayn] puisque son accomplissement par le premier groupe [tâ-îfa] n’en a dispensé le second. Si la célébration de la prière en groupe n’était qu’une Sounnah, le cas de la prédominance de la peur devrait justifier largement son abandon. Si elle n’était qu’une obligation communautaire [fardh kifayâ], son accomplissement par le premier groupe aurait suffi. Aussi le verset indique-t-il qu’elle constitue une obligation individuelle. Ceci a été indiqué [dans le verset] de trois manières : on en a donné l’ordre à un premier groupe puis on l’a répété à l’égard du deuxième groupe et enfin on n’en a dispensé personne même en cas de peur. » [2]



[1] Sourate an-Nissa, v-102
[2] Kitâb « As-salat wa houkmou târikihâ », de Ibn Qayyîm al-Djawzîyyah - p. 111-112


http://www.manhajulhaqq.com/article.php3?id_article=126

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