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 Le mérite de la faim, de la vie rude et de se limiter à peu de nourriture...

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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Le mérite de la faim, de la vie rude et de se limiter à peu de nourriture...   Ven 4 Juin 2010 - 19:27

"Le mérite de la faim, de la vie rude et de se limiter à peu de nourriture, de boisson, de vêtements et d’autres plaisirs de l’âme et le mérite de délaisser les désirs"

Tiré de Ryad As Salihine avec l’explication de cheikh Al Outhaymin





Les versets


« Puis leur succédèrent des générations qui délaissèrent la prière et suivirent leurs passions. Ils se trouveront en perdition, sauf celui qui se repent, croit et fait le bien : ceux-là entreront dans le Paradis et ne seront point lésés, » (S19 /V59-60)

« Il sortit à son peuple dans tout son apparat. Ceux que aimaient la vie présente dirent : "Si seulement nous avions comme ce qui a été donné à Coré. Il a été doté, certes, d'une immense fortune".
Tandis que ceux auxquels le savoir a été donné dirent : "Malheur à vous ! La récompense d’Allah est meilleure pour celui qui croit et fait le bien »
(S28/V79-80)

« Puis, assurément, vous serez interrogés, ce jour-là, sur les délices. » (S102/V8)

« Quiconque désire [la vie] immédiate Nous nous hâtons de donner ce que Nous voulons; à qui Nous voulons. Puis, Nous lui assignons l'Enfer où il brûlera méprisé et repoussé. » (S17 /18)



  Et parmi les ahadith


Aïcha, qu’Allâh l’agrée a dit : « la famille de Mouhamad (sallahou 'alayhi wa sallam) ne s’est jamais rassasiée de pain d’orge deux jours de suite jusqu’à la mort du Prophète (sallahou 'alayhi wa sallam)» (Al Boukhari et Mouslim)

‘Ourwa a rapporté que ‘Aïsha disait : « Par Allâh, ô mon neveu, il nous arrivait de voir la nouvelle lune, puis la suivante, puis la suivante, trois croissants dans une période de deux mois sans que ne soit allumé de feu dans les appartements du Messager d’Allâh (sallahou 'alayhi wa sallam) . J’ai ‘(c'est-à-dire ‘Ourwa) demandé alors : « ô ma tante, quelle était donc votre nourriture ? » Elle me répondit : « les deux noirs : la datte et l’eau, si ce n’est que le Messager d’Allâh (sallahou 'alayhi wa sallam) avait des voisins parmi les Ansars qui avaient des brebis, et ils envoyaient au Messager d’Allâh  (sallahou 'alayhi wa sallam)de leurs lait et il nous en donnaient à boire. » (Al Boukhari)

D’après Abi Sa’id Al Maqbouri , Abou Hourayra, qu’Allâh l’agrée, est passé par des gens qui avaient devant eux une brebis rôtie. Ils l’invitèrent donc mais il refusa de manger et dit : « Le Messager d’Allâh (sallahou 'alayhi wa sallam) a quitté ce bas monde sans avoir jamais été rassasié de pain d’orge » (Al Boukhari)




L’explication



L’auteur a mentionné ce chapitre après celui du renoncement (zouhd) dans la dounia. Il explique qu’il convient à l’homme de ne pas multiplier les désirs de la vie d’ici bas et à se limiter seulement au besoin, et c’est ainsi que faisait le Prophète  (sallahou 'alayhi wa sallam).
L’auteur a cité des versets dans lesquels nous est montré la fin de ceux qui suivent leurs désirs et qui délaissent la prière.
Allâh dit : « Puis leur succédèrent des générations qui délaissèrent la prière et suivirent leurs passions. Ils se trouveront en perdition, sauf celui qui se repent, croit et fait le bien : ceux-là entreront dans le Paradis et ne seront point lésés, »

« Puis leur succédèrent des générations » c'est-à-dire ont succédé aux prophètes qui ont été cités avant ce verset. Et ces générations n’ont pas suivi leurs voie, mais seulement elles sont des « générations qui délaissèrent la prière et suivirent leurs passions. »

Délaisser la prière c’est la négliger :

     -dans ses conditions, comme la purification, couvrir la nudité, etc

     -dans ses piliers, comme la quiétude dans l’inclinaison, la prosternation, la station debout et la station assise

     -dans ses obligations, comme la demande du pardon entre les deux prosternations, la glorification dans l’inclinaison et la prosternation, le premier tashahoud, et autres obligations.

      -Et plus grave que cela, ceux qui la négligent par rapport à son heure. Ils ne l’accomplissent qu’après son temps légal. Ceux là, ou bien ils ont une excuse comme le sommeil ou l’oubli, et dans ce cas leurs prière est acceptée ,même en dehors de son temps ; ou bien ils n’ont pas d’excuse, et alors leurs prière est rejetée, elle n’est pas acceptée, même s’ils la prient mille fois.

Concernant Sa parole : « et suivirent leurs passions », c'est-à-dire : ils n’ont d’autres préoccupations que leurs désirs, ce que désirent leurs ventres et leurs parties (génitales). Ils octroient des plaisirs à leurs corps, suivent ce qui fait plaisir au corps et ils délaissent la prière. Et le refuge est auprès d’Allâh !
Ensuite, Allâh dit en exposant ce qu’ils récolteront : « Ils se trouveront en perdition » . Ceci est une menace contre eux car ils auront la perdition comme châtiment, ceci parce la sanction est du même type que l’oeuvre. « sauf celui qui se repent, croit et fait le bien : ceux-là entreront dans le Paradis et ne seront point lésés, ».

Ensuite l’auteur mentionne le hadith de Aïsha, qu’Allâh l’agrée, qui montre comment était la vie du Prophète (sallahou 'alayhi wa sallam). Il ne s’est jamais rassasié de pain d’orge deux nuits de suite, ceci à cause de sa pauvreté. Deux mois passaient avec trois croissants de lune (ndt : apparemment il faut comprendre que le troisième mois était entamé, Allâh a’lam) sans que le feu ne soit allumé dans sa maison. Il ne se nourrissait que des deux noirs : la datte et l’eau, malgré le fait que s’il le voulait les montagnes se seraient transformées en or pour lui. Mais il voulait se limiter à la vie d’ici bas selon ce qu’elle vaut, selon le besoin uniquement."




http://docs.google.com/Doc?id=df5cgt9g_17cgh996zm
(la page n'existe plus)
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Le mérite de la faim, de la vie rude et de se limiter à peu de nourriture...   Ven 4 Juin 2010 - 19:27

Les ahadith au complet !!


56 Le mérite de la faim et de la vie austère. L'exhortation à se contenter de peu dans le manger, le boire, l'habillement et les autres besoins. L'exhortation à faire taire ses passions


Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 19 - versets 59 et 60: «II leur succéda une mauvaise progéniture qui délaissèrent la prière et suivirent leurs passions. Ils trouveront devant eux malheur et perdition. (59) Sauf celui qui est revenu à Dieu, a cru et a accompli de bonnes oeuvres, ceux-là entreront au Paradis et ne seront lésés en rien». (60)

2. Chapitre 28 - versets 79 et 80: «II sortit, se montrant à son peuple dans tout son apparat. Ceux qui désiraient la vie ici-bas dirent: «Ah si nous avions les mêmes richesses qu'a reçues Qaroun! Il a vraiment une chance énorme». (79) Ceux qui avaient
reçu la science (du Livre) dirent: «Malheur à vous! La récompense le Dieu est bien meilleure pour ceux qui ont cru et oeuvré
dans le bien».
(80)

3. Chapitre 820 - verset 8: «Puis, ce jour-là, on vous demandera certainement compte des biens dont vous aurez joui».

4. Chapitre 17 - verset 18: «A celui qui recherche les biens rapides de ce monde, Nous accélérons la venue de ces biens selon Notre volonté et à qui Nous voulons, puis Nous lui réservons l'Enfer où il rôtira dans l'opprobre et le bannissement».


Les versets concernant ce chapitre sont très nombreux et notoires.
Pour ce qui est des Hadiths:


491. 'Âisha (das) rapporte: «La famille de Mohammad n'a jamais mangé à sa faim du pain d'orge deux jours consécutifs jusqu'à sa mort». (Unanimement reconnu authentique)

Dans une autre version: «La famille de Mohammad n'a jamais mangé à sa faim du pain de blé trois nuits consécutives depuis son arrivée à Médine jusqu'à sa mort».

492. Selon 'Ourwa, 'Âisha (das) lui a dit: «Par Dieu, ô fils de ma soeur! Nous voyions la nouvelle lune puis la suivante, puis la suivante jusqu'à trois nouvelles lunes en deux mois sans qu'on ait allumé un feu (pour faire la cuisine) dans les maisons du Messager de Dieu ». Je lui dis: «O tante! De quoi alors vous nourrissiez-vous?» Elle dit: «Des deux noires: les dattes et l'eau. Néanmoins, il y avait parmi les Ansàrs des voisins du Messager de Dieu :saws: qui lui prêtaient une bête laitière ou lui envoyaient un peu de son lait qu'il nous donnait à boire». (Unanimement reconnu authentique)

493. D'après Abou Sa'id Al Maqbouri, Abou Hourayra (das) passa une fois devant des gens qui avaient devant eux un agneau rôti. Ils l'invitèrent à en manger avec eux, mais il refusa en disant: «Le Messager de Dieu :saws: sortit de ce monde sans avoir jamais mangé à satiété du pain d'orge». (Rapporté par Al Boukhàrî)

494. Selon Anas (das), le Prophète :saws: n'a jamais mangé sur une table jusqu'à sa mort. Il n'a jamais mangé de pain blanc jusqu'à sa mort». (Rapporté parAl Boukhàri)

Dans une autre version d'Aï Boukhàri: «II n'a jamais vu de ses yeux un agneau épilé à l'eau bouillante puis rôti».

495. Annou'màn Ibn Bashir (das) rapporte: «J'ai bien vu votre Prophète :saws: ne trouvant pas les dattes les plus ordinaires pour s'en remplir le ventre». (Rapporté par Moslem)

496. Sahl Ibn Sa'd rapporte: «Le Messager de Dieu :saws: n'a jamais vu de pain blanc depuis que Dieu le Très-Haut l'a suscité comme Messager jusqu'à ce qu'il lui reprît son âme». On lui demanda: «Aviez-vous, du temps du Messager de Dieu :saws: des tamis pour séparer le son de la farine?» Il dit: «Le Messager de Dieu :saws: n'a jamais vu ces tamis depuis que Dieu le Très- Haut l'a suscité comme Messager jusqu'à ce qu'il lui reprît son âme» On lui dit: «Comment pouviez-vous manger l'orge avec du son?» Il dit: «Nous soufflions dans sa farine pour faire voler ce qu'on pouvait de son et nous pétrissions le reste». (Rapporté par AlBoukhàri)
.
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Le mérite de la faim, de la vie rude et de se limiter à peu de nourriture...   Ven 4 Juin 2010 - 19:28

497. Abou Hourayra (das) rapporte: «Le Messager de Dieu :saws: sortit un jour (ou un soir). Il rencontra Abou Bakr (das) et 'Omar (das). Il leur dit: «Qu'est-ce donc qui vous a fait sortir de vos maisons à pareille heure?». Ils dirent: «Par Dieu, la faim, ô Messager de Dieu !» Il leur dit: «Et moi aussi, par Celui qui tient mon âme dans Sa Main, c'est cette même faim qui m'a fait sortir. Levez-vous!» Ils se levèrent avec lui et il alla trouver l'un des Ansârs, mais il n'était pas chez lui. Quand sa femme le vit, elle dit: «Soyez le bienvenu!» Le Messager de Dieu :saws: lui dit: «Où est untel?» Elle lui dit: «II est allé à la recherche d'une bonne eau». A ce moment survint l'ansàrite. Il regarda le Messager de Dieu :saws: et ses deux compagnons puis dit: «Je remercie Dieu car nul n'a aujourd'hui de plus nobles hôtes que moi». Il s'en alla et ramena un régime de dattes plus ou moins mûres et dit: «Mangez». Il prit ensuite son couteau (pour tuer quelque bête) et le Messager de Dieu :saws: lui dit: «Surtout pas la bête laitière». Il égorgea pour eux un agneau dont ils mangèrent ainsi que du régime de dattes. Ils burent aussi. Quand ils n'eurent plus ni faim ni soif, le Messager de Dieu :saws: dit à Abou Bakr (das) et à 'Omar (das): «Par Celui qui tient mon âme dans Sa Main, on vous demandera compte, le jour de la résurrection, de ce dont vous venez de jouir. La faim vous a fait sortir de chez vous puis vous n'y êtes rentrés qu'après avoir joui de ces bonnes choses». (Rapporté par Moslem)

498. Khàled Al "Adawi rapporte: «'Outba Ibn Ghazwàn (qui était alors gouverneur de Basra) nous fit un discours. Après avoir loué et glorifié Dieu il dit: «Or donc! Voilà que les biens de ce monde menacent de disparaître et se sont retirés en vitesse. Il n'en reste plus que comme les dernières gouttes d'eau qu'on ramasse au fond du récipient. Vous devez quitter ce monde pour un autre qui ne disparaîtra jamais. Allez-y avec le meilleur de ce que vous pouvez faire (en ce monde). Car on nous a certes dit que la pierre qu'on jette dans la bouche de l'Enfer y descend pendant soixante dix ans sans atteindre son fond. Par Dieu, il aura malgré cela son plein. Est-ce que cela vous étonne? On nous a aussi rapporté que la distance entre les deux piliers de la porte du Paradis est égale à ce qu'on parcourt en quarante ans. Un jour viendra pourtant où cette même porte sera trop étroite pour recevoir le grand nombre des gens qui se presseront à son entrée. Or il fut un temps où je me suis vu le septième de sept avec le Messager de Dieu n'ayant pour manger que les feuilles des arbres jusqu'à ce que nos bouches en fussent
devenues pleines d'ulcérations. Je me rappelle avoir coupé en deux un manteau. Je me suis ceint les hanches avec une moitié et Sa'd Ibn Mâlek en fit de même avec l'autre moitié. Or voilà qu'aujourd'hui il n'est pas un seul parmi vous qui ne soit devenu gouverneur de telle ou telle province. Je demande protection à Dieu pour ne pas être grand à mes yeux et petit aux Siens». (Rapporté par Moslem)

499. Abou Musa Al Ash'ari (das) rapporte: «'Àisha (das) nous sortit une tunique et un pagne de tissu grossier. Elle dit: «Voilà ce que portait le Messager de Dieu à sa mort». (Unanimement reconnu authentique)

500. Sa'd Ibn Abi Waqqàs (das) a dit: «Je suis certainement le premier Arabe à avoir tiré une flèche au service de Dieu. Nous entreprenions des campagnes militaires avec le Messager de Dieu n'ayant pour manger que les feuilles des arbres. Si bien que l'un de nous avait des selles pareilles à la fiente des brebis (petites boules dures à force de constipation)».

501. Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Seigneur Dieu! Faites que la subsistance de la famille de Mohammad se limite à leur faim». (Unanimement reconnu authentique)

502. Abou Hourayra (das) rapporte: «Par Dieu qui n'a pas d'autredieu avec Lui, j'appuyais mon foie sur la terre tellement j'avais faim et j'attachais une pierre sur mon ventre pour la même raison. Un jour je me suis assis sur le chemin des Compagnons du Prophète et voilà que ce dernier passa devant moi. Il sourit en me voyant; il avait reconnu les signes de la faim sur mon visage et sur mon corps. Il me dit: «Abou Hirr!» (au lieu de «Hourayra» pour me cajoler) Je dis: «A tes ordres, ô Messager de Dieu!» Il dit: «Suis-moi!» Il reprit sa marche et moi derrière lui. Il entra, demanda l'autorisation de m'introduire et me fit entrer. Il trouva un bol plein de lait. Il demanda: «D'où provient ce lait?» On lui dit: «Untel (ou
Unetelle) te l'a offert». Il dit: «Abou Hirr!» Je dis: «A tes ordres ô Messager de Dieu!» Il dit: «Va trouver les gens de la Soffa (les pauvres des Musulmans) et invite-les à venir chez moi». Abou Hourayra dit alors: «Les gens de la Soffa sont les hôtes de l'Islam. Ils ne trouvent refuge ni chez des parents, ni dans quelqu'argent, ni chez personne d'autre». Quand le Messager de Dieu :saws: recevait une aumône, il la leur envoyait sans rien en prendre lui-même (le Prophète et sa famille ne mangeaient pas de l'aumône). Quand il recevait un cadeau, il envoyait quelqu'un les inviter chez lui et le mangeait avec eux. Cela ne me plut pas alors. Je me suis dit en effet en moi-même: «Que représente ce bol de lait par rapport au nombre des gens de la Soffa?» Je suis plus digne qu'eux de boire ce lait pour reprendre mes forces. S'ils répondent à mon invitation, je serai là pour servir le lait et qu'est-ce qui pourrait donc bien m'en rester? » Mais il fallait absolument obéir à Dieu et à Son Messager.» J'allai donc les inviter et ils vinrent avec moi. Ils demandèrent 'autorisation d'entrer et il la leur donna. Ils prirent
place dans la maison. Il me dit: «Abou Hirr!» Je dis: «A tes ordres, ô Messager de Dieu!» Il dit: «Prends ce bol et donne-leur à boire». Abou Hourayra dit: «Je saisis le bol et me mis à le donner à chacun d'eux. Il buvait à satiété puis me rendait le bol que je donnais à un autre qui en buvait à satiété et me le rendait à son tour jusqu'à ce que je fusse parvenu au Prophète après que tout le monde a bu à satiété. Il saisit le bol qu'il plaça sur sa main. Il me regarda en souriant et me dit: «Abou Hirr!» Je dis: «A tes ordres, ô Messager de Dieu!» Il dit: «II ne reste plus que toi et moi» Je dis: «C'est vrai, ô Messager de Dieu!» Il dit: «Assieds-toi et bois!» Je m'assis alors et je bus. Il dit encore: «Bois» et je bus. Il ne cessa de me redire à chaque fois que j'eus bu: «Bois» jusqu'à ce que j'eusse dit: «Non, par Celui qui t'a envoyé porteur de la vérité, je n'ai plus de place où le mettre». Il dit: «Montre-moi donc!» Je lui donnai le bol. Il loua Dieu, dit: «Au nom de Dieu» et but ce qu'il en restait».(Rapporté par Moslem)

503. Selon Mohammad Ibn Sirin, Abou Hourayra (das) a dit: «Je me suis effectivement étendu entre la chaire du Messager de Dieu et la chambre de 'Aisha (das) sans connaissance. Il arrivait que quelqu'un qui venait me posât le pied sur le cou pensant que j'étais victime d'une crise d'épilepsie (c'est ainsi qu'ils faisaient dans ce cas) alors qu'en réalité je ne souffrais que de la faim».(Rapporté par Al Boukhâri)

504. 'Âisha (das) rapporte: «Le Messager de Dieu est mort en laissant une armure en gage chez un Juif à qui il devait quinze gallons d'orge». (Unanimement reconnu authentique)

505. Anas (das) rapporte: «Le Prophète mit son armure en gage pour quelques mesures d'orge qu'il devait. Je me rendis auprès de lui lui portant du pain d'orge ainsi que de la graisse fondue rance. Je l'avais en effet entendu dire: «La famille de Mohammad se lève et se couche sans avoir un demi gallon d'orge». Or la famille de Mohammad comptait neuf coépouses ». (Rapporté par Al Boukhâri)

506. Abou Hourayra (das) rapporte: «J'ai vu effectivement soixante-dix des gens de la Soffa dont pas un ne portait un vêtement complet. Ils n'avaient qu'un seul morceau d'étoffé pour se couvrir qu'ils nouaient à leur cou. Chez certains l'étoffé arrivait à la mi-jambe et chez d'autres jusqu'à la cheville. Ils en tenaient les deux bords avec leur main de peur de se découvrir». (Rapporté par Al Boukhâri)

507. "Aîsha (das) rapporte: «Le lit du Messager de Dieu était un matelas de cuir rempli de fibres de palmier». (Rapporté par Al Boukhâri)

508. Ibn 'Omar (das) rapporte: «Nous étions assis avec le Messager de Dieu quand un Ansàrite arriva, le salua puis s'en alla. Le Messager de Dieu :saws: lui dit: «Frère Ansàrite, comment va mon frère Sa'd Ibn "Oubâda?» Il dit: «II est en voie de guérison». Le Messager de Dieu :saws: dit: «Qui d'entre vous veut lui rendre visite?» Il se leva et nous nous levâmes avec lui. Nous étions un peu plus de dix, nus-pieds, nus-tête. Nous marchions ainsi dans les terrains salés. Lorsque nous arrivâmes chez lui, ses parents se retirèrent en arrière pour permettre au Messager de Dieu et à ses Compagnons de s'approcher du malade». (Rapporté par Moslem)

509. Selon 'Imràn Ibn Housayn (das), le Prophète :saws: a dit: «Vos meilleurs sont les gens de mon siècle, puis le siècle suivant, puis le siècle suivant». ('Imràn a dit: «Je ne sais si le Prophète l'a dit deux ou trois fois»). «Puis il y aura après eux des gens qui témoigneront alors qu'ils n'en sont pas dignes, qui trahissent et ne respectent point le dépôt, qui font un voeu et ne le remplissent pas. Il apparaîtra chez eux l'obésité». (Unanimement reconnu authentique)

510. Selon Abou Oumàma (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «O fils d'Adam! Si tu dépenses (en aumônes) ce qui excède tes besoins, cela te sera meilleur et, si tu le gardes pour toi, ce sera pour toi un mal. On ne te reprochera pas tout ce que tu auras gardé pour tes besoins réels. Quand tu dépenses, commence par ceux qui sont à ta charge». (Rapporté par Attirmidhi)

511. Selon 'Oubeydullàh Al Ansàri (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Celui d'entre vous qui se reveille le matin en sécurité parmi les siens ne souffrant d'aucun mal dans son corps et possèdent la nourriture de sa journée, c'est comme si l'on avait amassé pour lui tous les biens de ce monde». (Rapporté par Attirmidhi)

512. Selon 'Abdullàh Ibn 'Amr Ibn Al 'As (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «A vraiment réussi celui qui a embrassé l'Islam, qui s'est contenté du nécessaire dans sa subsistance et à qui Dieu a inspiré la satisfaction du lot qu'il lui a octroyé».

513. Mohammad Fadàla Ibn 'Oubeyd Al Ansàri (das) rapporte qu'il a entendu dire le Messager de Dieu :saws: : "Bienheureux celui qui a été guidé à l'Islam, dont la subsistance se limite à ses besoins et qui se contente de ce que Dieu lui a donné». (Rapporté par Attirmidhi)

514. Selon Ibn 'Abbàs (das), le Messager de Dieu :saws: passait plusieurs nuits successives le ventre vide. Les membres de sa famille ne trouvaient pas de quoi dîner. La plupart de leur pain était d'orge». (Rapporté par Attirmidhi)

515. Selon Fadàla Ibn 'Oubeyd (das), quand le Messager de Dieu :saws: présidait à la prière des gens, il y avait parmi les orants des hommes qui s'effondraient à terre de leur position debout tellement ils avaient faim (c'étaient les gens de la Soffa). Si bien que les Bédouins disaient d'eux qu'ils étaient épiléptiques». Quand le Messager de Dieu :saws: avait terminé la prière, il se dirigeait vers eux et leur disait: «Si vous saviez ce que Dieu le Très-Haut vous réserve auprès de Lui, vous souhaiteriez encore plus de pauvreté et d'indigence». (Rapporté par Attirmidhi)

516. Selon Al Miqdâd Ibn Ma'dikariba (das), le Messager de Dieu :saws: disait: «Jamais le fils d'Adam n'a rempli de récipient pire que son ventre. Il suffisait pourtant au fils d'Adam quelques bouchées pour subvenir à ses besoins. Et même s'il lui en fallait absolument davantage, qu'il réserve donc le tiers de son estomac à son manger, l'autre tiers à son boire et le dernier tiers à sa respiration». (Rapporté par Attirmidhi)

Commentaire
La plupart des maladies proviennent des excès de table. Quand l'estomac est trop sollicité, Une digère plus correctement les aliments qu'on y entasse au-delà de sa capacité. Quand l'estomac fonctionne mal, cela redouble le travail du foie et du pancréas. Cela mène donc à l'hépatisme et à tout ce qui s'ensuit comme constipation, hémorroïdes, spasmes intestinaux, calculs biliaires etc... Cela peut provoquer aussi le diabète dû à la déficience du pancréas. Cela provoque enfin l'obésité qui est la cause principale de l'artériosclérose et des maladies du coeur. Donc, en énonçant ce principe essentiel de l'hygiène alimentaire, le Prophète a déjà énoncé en quelques mots la moitié de la médecine. Ce sont les gens les plus sobres qui vivent le plus longtemps et qui sont les moins souvent malades.


517. Yès Ibn Tha'iaba Al Ansàri (das) a dit: «Un jour les Compagnons du Messager de Dieu :saws: parlèrent en sa présence de ce bas-monde. Il leur dit: «M'entendez-vous bien? M'entendez-vous bien? La modestie de l'extérieur fait partie de la foi». (Rapporté par Attirmidhi)

518. Jàber Ibn 'Addullàh (das) rapporte: «Le Messager de Dieu ous envoya une fois en expédition et mit à notre tête Abou 'Oubeyda (das) pour intercepter une caravane marchande appartenant à Qoreysh. Pour toutes provisions il nous donna un sac de dattes, n'ayant alors rien d'autre à nous donner. Abou 'Oubeyda nous donnait à chaque fois une datte par personne. On demanda au narrateur: «Que pouviez-vous faire d'une seule datte?» Il dit: «Nous la sucions comme tête le nourrisson, puis nous buvions par-dessus elle de l'eau. Cela nous suffisait pour une journée et sa nuit. Nous abattions en outre avec nos bâtons les feuilles des arbres. Nous les laissions dans l'eau puis nous les mangions. Il dit: «Nous parvînmes au rivage de la mer (Mer Rouge) et voilà que nous aperçûmes sur son bord comme une dune énorme. En nous approchant d'elle nous vîmes une bête appelée «baleine». Abou c Oubeyda dit alors: «C'est une bête morte (non tuée selon le rite). Puis il dit: «Mais nous sommes les envoyés du Messager de Dieu en mission au service de Dieu. Nous sommes acculés par le besoin. Mangezen donc!» Nous en mangeâmes durant un mois et nous étions trois cents hommes tant et si bien que nous engraissâmes. Je voyais nos hommes remplir des jarres de graisse de son oeil. Nous tranchions dans son corps des morceaux de viande comme
si c'était un boeuf. Abou 'Oubeyda choisit parmi nous treize hommes qu'il fit asseoir dans l'orbite de son oeil. Puis il détacha l'une de ses côtes et la dressa au sol. Il fit ensuite lever le plus grand de nos chameaux qui put passer sous elle. Nous fîmes de sa viande une énorme quantité de viande salée. De retour à Médine, nous allâmes conter notre aventure au Messager de Dieu qui dit: «C'est une subsistance que Dieu a fait sortir (de la mer) pour vous. Avez-vous encore de cette viande pour que nous en mangions un peu?» Nous en envoyâmes un peu au Messager de Dieu qui la mangea». (Rapporté par Moslem)
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MessageSujet: Re: Le mérite de la faim, de la vie rude et de se limiter à peu de nourriture...   Ven 4 Juin 2010 - 19:28

Commentaire
Ce Hadith vient rendre licite la consommation des animaux marins morts sans avoir été égorgés comme cela est exigé pour les animaux terrestres. Le Prophète a dit: «Dieu nous a rendu licites deux sangs et deux bêtes mortes: Le foie et la rate (considérés comme du sang coagulé). Les poissons et les sauterelles (qu'on mange sans les égorger). Nous savons en effet qu'il est interdit de manger la viande d'une bête non égorgée selon le rite islamique, c'est-à-dire en prononçant sur elle le nom de Dieu le Très-Haut. Il nous est aussi interdit de manger le sang circulant. Dieu a fait exception, entre autres, pour les animaux marins et les sauterelles.


519. Asmà Bent Zeyd (das) a dit: «La manche de la tunique du Messager de Dieu lui arrivait jusqu'au poignet». (Rapporté par Abou Dawûd)

520. Jàber (das) rapporte: «Cependant que nous creusions la tranchée, le jour de la bataille de ce nom, voilà que nous fûmes arrêtés par une pierre très dure. Nous allâmes dire au Messager de Dieu : «Voilà une pierre qui arrête nos travaux de creusement de la tranchée». Il dit: «Je vais descendre dans la tranchée». Il se leva donc portant une pierre attachée sur son ventre (pour lui calmer les douleurs de la faim). Nous étions en effet restés trois journées entières sans goûter à rien. Le Prophète saisit alors la pioche et en frappa la pierre qui ne fut plus qu'un tas de sable coulant. Je dis: «O Messager de Dieu! Donne-moi l'autorisation d'aller chez moi». Je dis à ma femme: «J'ai vu le Prophète souffrir d'un mal (la faim) vraiment insupportable. As-tu quelque chose à manger?» Elle dit: «Seulement un peu d'orge et une chèvre». J'égorgeai la chèvre et moulus l'orge. Nous plaçâmes la viande dans la marmite,'puis j'allai trouver le Prophète cependant que la pâte de l'orge avait bien levé. La marmite posée sur des pierres était presque à point. Je lui dis: «J'ai un modeste repas à vous offrir. Lève-toi, ô Messager de Dieu!, avec un ou deux hommes». Il dit: «Quelle est la quantité de ce repas?» Je le lui décrivis. Il dit: «C'est une bonne abondance. Dis à ta femme de ne pas retirer la marmite du feu ni le pain du four jusqu'à ce que j'arrive». Il dit alors aux hommes: «Levez-vous!» Les Mouhàjirùn (les exilés de la Mecque) et les Ansàrs (habitants de Médine) se levèrent alors. J'entrai chez ma femme et lui dis: «Malheur à toi! Voilà le Prophète et avec lui les Mouhàjirùn et les Ansàrs ainsi que leurs suites». Elle dit: «Est-ce qu'il t'a interrogé (sur la quantité du manger)?» Je dis: «Oui». Il dit alors aux hommes: «Entrez sans vous bousculer». Il se mit à couper le pain en morceaux et à le couvrir de viande, tout en voilant la marmite avec une toile. Il voilait de même le four quand il en retirait le pain. Il le présentait à ses Compagnons et recommençait la même opération. Il ne cessa de couper le pain et de le couvrir de viande jusqu'à ce qu'ils eussent mangé à leur faim. Il en resta tout de même quelque chose. Il dit à ma femme: «Mange et offre-s'en car les gens souffrent d'une grande famine». (Unanimement reconnu authentique)

521. Selon Anas (das), Abou Talha dit à Oummou Sélim: «Je viens vraiment d'entendre la voix du Messager de Dieu :saws: empreinte d'une faiblesse où J'e reconnais la faim. As-tu quelque chose à manger?» Elle dit: «Oui». Puis elle sortit quelques petits pains d'orge, prit un voile à elle, serra le pain dans l'un de ses pans et enfouit le tout sous les vêtements de Anas qu'elle couvrit de l'autre pan du voile. Anas dit: «Elle m'envoya alors au Messager de Dieu . Je partis donc avec le pain et trouvai le Messager de Dieu assis dans la mosquée en compagnie de gens. Je me tins debout devant lui. Le Messager de Dieu dit: «C'est Abou Talha qui t'envoie?» Je dis: «Oui» II dit: «Est-ce pour quelque manger?» Je dis: «Oui». Le Messager de Dieu dit alors: «Levez-vous!» Ils se mirent en marche tandis que je les précédais jusqu'à ce que j'arrivasse auprès de Abou Talha. Je lui racontai la chose. Il dit à sa femme: «Oummou Sélim! Voici arrivé le Messager de Dieu avec des gens et nous n'avons aucun manger à leur servir». Elle dit: «Dieu et Son Messager le savent mieux que tous». Abou Talha alla à la rencontre du Messager de Dieu qui vint avec lui à la maison et y entra. Il dit: «Apporte donc ce que tu as, ô Oummou Sélim!» Elle apporta le pain. Le Messager de Dieu lui ordonna de le couper en morceaux sur lesquels Oummou Sélim pressa le contenu d'une outre de beurre salé, de quoi imprégner le pain. Puis le Messager de Dieu prononça sur lui ce que Dieu a voulu qu'il prononçât (comme prière) et dit: «Fais entrer dix hommes». Il les invita à manger. C'est ce qu'ils firent puis ils sortirent. Il dit ensuite: «Fais-en entrer dix autres». Ils mangèrent à satiété et sortirent. Il continua ainsi à faire entrer les hommes dix par dix et ils étaient soixante dix ou quatre vingt». (Unanimement reconnu authentique)



Source : Riadh As-Salihin
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Le mérite de la faim, de la vie rude et de se limiter à peu de nourriture...
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