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 L'essuyage des chaussures/chaussettes

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Oum Mouqbil
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MessageSujet: L'essuyage des chaussures/chaussettes   Jeu 26 Juil 2007 - 13:21

L'essuyage des chaussures/chaussettes




voici la traduction d'une rissala tres benefique de cheikh el outheymine intitule en arabe " bouhouth wa fatawas fi mash ala el khoufeyn " en francais " Recherches et fatawas sur le passage des mains sur les chaussettes"
traduit par abou abdelaziz



1 ère QUESTION:
Que signifie al khouffain ou khifaf et al djwarib ?

REPONSE:
Al khifaf sont ce qu'on met sur les pieds, en cuir.
Al djawarib sont les chaussettes.



2 ème QUESTION:
Quel est le statut sur le fait de passer la main sur les khouffains et quelles sont les preuves coraniques et de la sounnah authentique sur cela ?

REPONSE:
Le fait de passer la main dessus les khouffains est sounnah, donc celui qui les porte, il lui est préférable d'essuyer dessus que de laver ses pieds.

- La preuve dans la sounnah :
Mouhirra ibn chou3bah a dit qu'il était avec le prophète . Ce dernier faisait ses ablutions. Alors mouhirra voulut lui enlever ses khouffains. Mais le prophète lui dit de les laisser en disant: "Car je les ai mi dans mes pieds alors qu'ils (ses pieds) étaient propres" et il lui fit passer les mains sur les khouffains.

Ce fait est prouvé par le coran et la sounnah.

- La preuve dans le coran:
Sourate al ma-ida :
6. O vous les croyants ! Lorsque vous vous levez pour la Salat, lavez vos visages et vos mains jusqu'aux coudes; passez les mains mouillées sur vos têtes et sur les pieds jusqu'aux chevilles.
Cheykh a dit, en ce qui concerne, la parole d'allah : "sur les pieds jusqu'aux chevilles.", qu’il y a deux lectures connues qui sont authentiques :
1/ Quand on met la fatha sur le lam de "arrdjoulakoum", cela signifie qu’il faut laver les pieds. Cela rejoint la parole d'allah : "lavez vos mains et vos visages et lavez vos bras jusqu'aux coudes"
2/ Quand on met la kasrra sur le lam "arrdjoulIkoum", cela signifie essuyer sur les khouffains et cela rejoint la parole d'allah: "Et passez vos mains sur vos têtes".
Ce qui prouve que l'on peut laver les pieds comme on peut essuyer sur les khouffains. C'est la sounnah du prophète qui essuyait sur ses khouffains quand il en avait et laver ses pieds quand ils étaient découverts.
Il y a beaucoup de hadiths qui prouvent cela.
Il y a tellement de compagnons qui ont dit cela (sounnah al moutawatirrah) que l’imam ahmed disait qu’il n’avait aucun doute sur son coeur à ce sujet.
Voici les preuves sur la permission d'essuyer sur les khouffains.
Il y a 40 hadiths qui prouvent cela.



3 ème QUESTION:
Quelles sont les conditions authentiques pour pouvoir essuyer sur les khouffains, en citant les preuves ?

REPONSE:
Il y a 4 conditions:

1/ Il faut les mettre en état de pureté.
Preuve: Mais le prophète lui dit de les laisser en disant: "Car je les ai mi dans mes pieds alors qu'ils (ses pieds) étaient propres" et il lui fit passer les mains sur les khouffains.

2/ Il faut que les khouffains soient non souillées ; si elles sont impures, on ne doit pas essuyer dessus.
Preuve: Un jour que le prophète dirigeait la prière, il enleva ses na3layn durant la prière. Alors il expliqua la raison aux compagnons en disant que djibril l'a informé de leur souillure.
Cela prouve qu'on ne doit pas prier avec des habits ou chaussures souillés, car, même en passant de l'eau par-dessus cela ne va faire qu'étaler la souillure et non pas la purifier.

3/ Essuyer dessus quand on est en état de petite impureté et non pas en état de grande impureté.
Preuve: Safwan ibnou 3asal a dit que le prophète leur recommandait de ne pas enlever leurs pantoufles lorsqu'ils étaient en voyage; et ce, durant 3 jours et 3 nuits. Sauf en cas de grande souillure ; mais ils n’avaient pas à les enlever en cas de selles, d'urine ou de sommeil.
Rapporté par at-tirmidhi wa nassa-i et d'autres....

4/Essuyer dans le temps légiféré (un jour et une nuit pour le résident et trois jours et trois nuits pour le voyageur).
Preuve: Ali ibnou talib a dit que le prophète a autorisé au voyageur de passer la main sur ses pantoufles durant trois jours et trois nuits contre un jour et une nuit pour le résident.
Rapporté par muslim.
Cette durée commence à partir du moment qu'on a essuyé.
Elle se termine 24h après pour le résident et 72h après pour le voyageur.
Exemples:
- Si une personne a fait les ablutions pour al fadjr et est resté en état d’ablution jusqu’au icha, le mardi, et puis s’est endormi pour se lever à 5h du matin le mercredi puis a refait les ablutions à ce moment-là alors elle pourra essuyer sur les chaussettes jusqu’au lendemain.
Et si, jeudi, la personne se réveille avant 5h du matin et qu’elle a essuyé sur ses chaussettes, elle peut prier avec cette ablution-là jusqu'a perdre les ablutions.

Remarque : L’arrivée à l’heure limite de l’essuyage (ici jeudi 5h du matin) n’inclut pas ou n’entraîne pas la perte les ablutions.
Si le temps limite est dépassé mais qu’on n’a pas perdu les ablutions, alors on garde les chaussettes sur lesquelles on avait essuyé, tant qu’on a les ablutions.
C'est l’avis le plus authentique.
Le prophète nous a donné un temps limite pour essuyer sur les khouffains, mais, il ne nous a pas donné un temps limite pour garder les ablutions.
Car nous avons les preuves que cette personne-là est en état de pureté.
Et rien ne prouve le contraire si ce n’est une preuve du coran ou de la sounnah. En l’occurrence, il n y en a pas.
En islam il y a une règle:
Toute chose reste telle qu’elle est jusqu’à la preuve de son inexistence.
Donc la personne a ses ablutions tant qu'elle n’a pas la preuve du contraire.
Voici donc les conditions pour pouvoir essuyer sur les khouffains.



4 ème QUESTION:
Quelle est l'authenticité sur le fait que certains juristes ont mis en condition : Le fait de couvrir ses pieds entièrement ?

REPONSE:
Cette condition n’est pas authentique et il n y a aucune preuve là-dessus.
Car tant que ce qu'on porte à nos pieds porte toujours le nom de chaussettes ou khouffains, alors c’est considéré comme telles.
Et dans la sounnah authentique, le fait d’essuyer sur les khouffains est un fait général.
Et toute chose dans la législation, qui est générale, ne peut-être limitée que par une preuve.
Le prophète n’a pas limité l’essuyage a de telle condition et nous demandons les preuves pour le contraire.
En partant de ce principe, il est permit de passer nos mains sur les khouffains troués et très fins, car le but des khouffains n’est pas de couvrir la peau mais de réchauffer les pieds et d’être utile pour les pieds.
Aussi, il est permit d’essuyer sur les khouffains, car les opter est une difficulté.
Il n y a pas de différence entre des chaussettes légères et fines et des chaussettes épaisses, comme il n y a pas de différence entre des chaussettes trouées et en bon état, tant qu’elles portent le nom de chaussettes ou khouffains on peut toujours essuyer dessus.



5 ème QUESTION:
Une personne qui a fait tayamum, ensuite a mit ses khouffains et puis a retrouvé de l’eau, est ce qu’elle peut essuyer dessus avec l’eau sachant qu’elle est en état de pureté ?

REPONSE:
Non, il n’est pas permit d’essuyer sur les khouffains, si on a fait tayamum.
Mais le prophète lui dit de les laisser en disant: « Car je les ai mi dans mes pieds alors qu'ils (ses pieds) étaient propres » et il lui fit passer les mains sur les khouffains.
La pureté de tayamum ne concerne pas les pieds, mais concerne seulement le visage et les mains.
De même, pour une personne qui ne trouve pas d'eau ou qui est dans l'incapacité d’utiliser l'eau, alors elle peut garder ses khouffains, même en état d'impureté car les pieds ne rentrent pas dans la pureté de tayamum.



6 ème QUESTION:
Est ce que l’intention est obligatoire quand on met des chaussettes ou des chaussures pour pouvoir essuyer dessus, ainsi que pour l’essuyage des 24h du résident et des 72h du voyageur ?

REPONSE:
L’intention n’est pas obligatoire car c’est un acte dont le statut est lié à son existence.
C'est-à-dire que si la personne a des khouffains, elle peut essuyer dessus sans mettre l’intention au moment de leur mise.
Ce n’est, donc, pas une condition, quand on met des khouffains, de mettre l’intention.
Autant que ce n’est pas une condition de mettre l’intention de cacher sa nudité pour la prière au moment du port des vêtements.
Et de même, pour l’intention du temps limité pour le résident et le voyageur, cela n’est pas une condition.
Le résident a 24h et le voyageur 72h, et ce, qu’il y ait l’intention ou pas.



7 ème QUESTION:
Quel est la distance ou le voyage qui permet de passer les mains sur les khouffains trois jours et trois nuits ?

REPONSE:
Le voyage qui permet de raccourcir la prière est le voyage qui permet de passer les mains sur les khouffains 3 jours et 3 nuits.
Safwan ibnou 3asal a dit que le prophète leur recommandait de ne pas enlever leurs pantoufles lorsqu'ils étaient EN VOYAGE; et ce, durant 3 jours et 3 nuits. Sauf en cas de grande souillure ; mais ils n’avaient pas à les enlever en cas de selles, d'urine ou de sommeil.


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Dernière édition par le Mar 31 Juil 2007 - 15:45, édité 2 fois
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: L'essuyage des chaussures/chaussettes   Jeu 26 Juil 2007 - 13:21

8 ème QUESTION:
Quand le voyageur arrive chez lui ou que le résident voyage, comment calcule t-il la durée de l’essuyage sachant qu’il a déjà commencé a essuyer sur les khouffains ?

REPONSE:
Si il a commencé à essuyer sur ses chaussettes, tout en étant résident, puis a voyagé, alors il essuie pendant 72h.
Par contre le voyageur quand il arrive chez lui, il essuie sur ses khouffains pendant 24h et non plus 72h.
Certains savants disent que, si la personne a commencé à essuyer sur ses khouffains tout en étant résidente puis que dans la même journée elle voyage, alors elle fait que 24h.
Mais l’avis le plus authentique est qu’elle essuie pendant 72h car cette personne, bien qu’elle ait débutée l’essuyage en étant résidente et que le temps limite ne s’est pas écoulé, a alors le statut de voyageur et peut, donc, essuyer pendant 3 jours et 3 nuits.



9 ème QUESTION:
Comment faire quand on a un doute sur le moment du premier essuyage ?

REPONSE:
Il faut se baser sur la certitude.
Si une personne doute sur le fait qu’elle ait commencé à essuyer soit à partir de salat al Asr ou soit à partir de salat dohor, alors, elle fait comme si elle avait débuté l’essuyage au Asr. C’est-à-dire au moment le plus tardif.
Toute chose reste telle qu’elle est jusqu’à la preuve du contraire.
Quand un homme a dit au prophète qu’il avait un doute sur la perte de ses ablutions, alors le prophète lui répondit que tant qu’il n’a rien entendu ou rien senti alors qu’il ne quitte pas la prière.
Le doute n’enlève jamais la certitude.



10 ème QUESTION:
Une personne a essuyé sur ses khouffains, après le temps limite de l’essuyage, puis a prié, quel est le statut de sa prière ?

REPONSE:
Si la personne a essuyé sur ses khouffains après le temps limite de l’essuyage (24h pour le résident et 72h pour le voyageur), alors toutes les prières qu’elle a faite dans cette situation ne sont pas valables et elle doit, donc, refaire toutes ces prières, après avoir fait ses ablutions complètes, en lavant ses pieds.



11 ème QUESTION:
Une personne a enlevé ses chaussettes en état d’ablutions et les a remises avant de perdre les ablutions, peut-elle reessuyer dessus ?

REPONSE:
Si une personne a enlevé ses chaussettes et les a remises en état d’ablutions, il y a deux cas:

1/ Si c'est ses premières ablutions (ou elle a lavé ses pieds normalement), alors elle peut toujours essuyer sur ses chaussettes;

2/ Si elle avait fait un essuyage sur ces chaussettes, alors elle doit se laver les pieds normalement avant de reessuyer dessus.
Car pour pouvoir passer les mains sur les chaussettes il faut, d’abord, faire les ablutions complètes en lavant ses pieds normalement. C'est ce qu’on sait des paroles des savants.

Par contre si une personne dit que tant qu’elle a remit ses chaussettes en état de pureté et dans le temps d'essuyage elle peut toujours essuyer, c’est certes un avis fort mais je ne connais pas de savants qui l’ont dit auparavant
Donc si un des gens de science aurait prit cet avis, alors cela serait pour moi l’avis le plus authentique, car le fait de passer les mains sur les chaussettes est une purification complète.
On doit dire que comme il est permit d'essuyer les mains sur ses chaussettes, après avoir fait les ablutions normalement.
Il est permit aussi d’essuyer les mains sur les chaussettes après avoir fait les ablutions en passant les mains sur les chaussettes.
Mais il n y a pas de savant qui a prit cet avis la.

QUESTION: Donc on ne peut pas dire que le fait d’enlever les khouffains annule l’essuyage ?

REPONSE:
Si on enlève les khouffains, cela n’annule pas les ablutions, mais cela annule la possibilité de réessuyage dessus.
Et si on les remet une autre fois et qu’on perd les ablutions, alors on est obligé d’enlever les khouffains et refaire ses ablutions en lavant ses pieds, puis ensuite les remettre.
On ne peut essuyer sur les khouffains qu’une fois qu’on a fait nos ablutions complètes (en lavant ses pieds).
C’est ce qu’on sait des paroles des savants.



12 ème QUESTION:
Une personne a essuyé sur ses chaussures la première fois, puis la deuxième fois elle a essuyé sur les chaussettes, est ce que cet essuyage est correct ou faut-il refaire les ablutions complètes en lavant ses pieds ?

REPONSE:
Il y a une divergence parmi les savants là-dessus:
- Certains disent que si on a essuyé sur l'un des deux paires de chaussettes ou la chaussure, alors cela est valable pour la première chose sur laquelle on a essuyé.
- D'autres disent qu’il est permit de passer sur l'autre ou la deuxième partie tant que le temps d’essuyage n’est pas écoulé.
Ex: Une personne a passé ses mains sur ses chaussures, puis les a enlevées, elle peut donc passer ses mains sur ses chaussettes et c’est l’avis le plus authentique.
De même, dans le sens inverse. Ex: Si une personne a essuyé sur ses chaussettes et puis a mit une autre paire de chaussettes alors elle peut essuyer sur cette nouvelle paire de chaussettes ou ses chaussures tant que le temps d’essuyage ne s’est pas écoulé.
Mais, on calcule le temps d’essuyage à partir de la première chose sur laquelle on a essuyé et non pas la deuxième.



13 ème QUESTION:
Beaucoup de gens se posent la question sur la manière la plus correcte pour l essuyage et sur l endroit ou l on doit passer les mains.

REPONSE:
La manière d’essuyage est de passer ses mains en partant des orteils jusqu’au haut de la cheville et les deux en même temps.
La main droite sur le pied droit et la main gauche sur le pied gauche (Comme pour les oreilles) car ça c’est ce qui est clair et apparent dans la sounnah.
Et dans le hadith de mourirra ibn chou3bah:
Mais le prophète lui dit de les laisser en disant: "Car je les ai mi dans mes pieds alors qu'ils (ses pieds) étaient propres" et il lui fit passer les mains sur les khouffains.
Cela prouve que c’est les deux mains, en même temps, car sinon il aurait été précisé de faire une main après l’autre. A moins qu’une personne n’ait pas ses deux mains, alors elle commence par le droit puis le gauche.
Aussi, il y a beaucoup de gens qui passent leurs deux mains sur le pied droit, puis les deux mains sur le pied gauche, leur action n’a pas d’origine. Et les savants disent qu’on passe la main droite sur le pied droit et la main gauche sur le pied gauche.



14 ème QUESTION:
J'ai vu des personnes passer leurs mains sur et sous leurs khouffains, quel est le statut de leur essuyage et quel est le statut de leurs prières ?

REPONSE:
Leurs prières et leurs ablutions sont correctes, mais on leur déconseille cette façon d’essuyer, car le fait d’essuyer en dessous des khouffains ne fait pas partie de la sounnah.
Et on rapporte dans sounnan que ali a dit: "Si la religion était basé sur la raison, on aurait plutôt essuyer sous les khouffains au lieu du dessus, mais j’ai vu le prophète essuyait sur les khouffains".
Cheykh a dit que cela prouve que ce qui est légiféré, c’est de passer sur les khouffains.



15 ème QUESTION:
Comment peut-on comprendre la parole d’ibnou abbas: "Le prophète n’a plus essuyé sur ses khouffains, après la révélation de la sourate al ma-ida" et aussi ali a dit: "Le Livre a précédé les khouffains" ?

REPONSE:
Je ne sais pas si ce que l’on rapporte de ces deux compagnons est authentique ou pas, mais j ai cité auparavant que ali fait partie des compagnons qui ont rapporté les ahadiths du prophète sur l’essuyage. Et même après la mort du prophète, il a continué à le rapporter. Il a rapporté que le prophète a donné un temps à l’essuyage :
Ali ibnou talib a dit que le prophète a autorisé au voyageur de passer la main sur ses pantoufles durant trois jours et trois nuits contre un jour et une nuit pour le résident.
Cela prouve que cela n’a pas changé pour lui, et ce, même après la mort du prophète. Il n y a pas d’abrogation après la mort du prophète.



16 ème QUESTION:
Est ce que les règles d’essuyage sur les khouffains sont les mêmes pour la femme et pour l’homme ou y a-t-il une différence ?

REPONSE:
Il n y a pas de différence en cela entre la femme et l’homme. Il faut savoir qu’une règle à l’origine est valable pour l’homme comme pour la femme sauf si il y a une preuve du contraire.



17 ème QUESTION:
Quel est le statut sur le fait d'opter ses chaussettes ou une partie de ses chaussettes, par exemple pour gratter une partie de son pied ou enlever un petit caillou, etc...?

REPONSE:
Si on passe nos mains dans nos chaussettes, il n y a pas de mal, mais si on les enlève complètement ou une grande partie du pied est découverte, alors l’essuyage est annulé.



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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: L'essuyage des chaussures/chaussettes   Mar 31 Juil 2007 - 15:55

Conseil complet sur les règles de l’essuyage


Par l’imam Muhammad Nasir-Din Al-Albani




1. Essuyage sur les chaussures

Quant à l'essuyage sur les chaussures (na'layn) [1] lors des ablutions, il s’est répandu parmi les savants contemporains de dire qu'il n'est pas permis d'essuyer sur eux. Et nous ne connaissons pas de preuve pour soutenir cet avis, autre que ce qui a été exposé par Al-Bayhaqi (rahimahullah) dans ses Sunan (1/288) :

« Al-asl (le principe premier) est l'obligation de laver les pieds, à moins qu'il y ait un aspect établi de la Sunna qui le spécifie, ou qu’il y ait un consensus (ijma') sur lequel il n'y ait aucune différence. Et l’essuyage sur les chaussures ou les chaussettes n'est inclus dans aucun des deux et Allah est plus savant. »

C'est ce qu'il a exposé. Et il est bien connu, malheureusement, que cela indique une ignorance des ahadith précédemment mentionnés dans ce traité [2] concernant le fondement de l'essuyage sur les chaussettes et les chaussures. Et les chaînes de narration de certains d'entre eux sont authentiques, comme il été clarifié précédemment. C'est pourquoi At-Turkmani Al-Hanafi (rahimahullah) a fait des remarques sur ces mots, en disant:

« Ceci est incorrect, car At-Tirmidhi a authentifié le hadith de l’essuyage sur les chaussettes et les chaussures et l'a déclaré hassan d’après le hadith de Muzayl d’après Al-Mughirah (qu’Allah l’agrée). Il a aussi déclaré hassan le hadith d'Ad- Dahhak d’après Abou Mousa (qu’Allah l’agrée). Aussi, Ibn Hiban a vérifié l'essuyage sur les chaussures en authentifiant le hadith d'Aws (qu’Allah l’agrée). De la même façon Ibn Khuzaimah [2] a authentifié le hadith d'Ibn ' Umar (qu’Allah l’agrée) de l’essuyage sur les chaussures. Et ce que Al-Bayhaqi a mentionné du hadith de Zayd Ibn Al-Hibab d’après At-Thawri (c’est à dire avec la chaîne de narration remontant à Ibn ' Umar (qu’Allah l’agrée) et exposé précédemment) quant à l'essuyage sur les chaussures, est un hadith bon. Ibn Al- Qatan l'a aussi authentifié d’après Ibn ' Umar (qu’Allah l’agrée). » [Al-Jawhar-un-Naqi (1/288)]

Je dis qu'une fois que vous avez su cela, il n'est pas permis d’hésiter dans l'acceptation de cette permission- particulièrement après que le hadith à ce sujet ait été authentifié.

Car, comme l'auteur (Al-Qasimi) l’a exposé dans ce qui a été mentionné précédemment :
« le hadith concernant cela est authentique, donc on ne peut qu'entendre et obéir. »

C'est particulièrement le cas après la connaissance que les Sahabas ont agit conformément à cela. Et le premier parmi eux, le calife bien guidé, 'Ali Ibn Abi Talib (qu’Allah l’agrée). En outre, c'est l’avis qui a été tenue par certains des imams des pieux prédécesseurs (Salaf As-Salih), qu’Allah les agrée.

Ainsi, Ibn Hazm (rahimahullah) a dit dans Al-Muhalla (2/103) :

« Question : si la chaussure (khuff) est coupée au-dessous des chevilles, l’essuyage est-il permis. C'est l'avis d'Al-Awza'i et on rapporte qu'il a dit : « le muhrim peut essuyer sur ses chaussures coupées au-dessous des chevilles... » D'autres ont exposé : « il ne peut pas essuyer sur elles à moins qu'elles ne soient au-dessus des chevilles. »




2. L'essuyage sur les khufs ou les chaussettes qui ont des trous

Quant à l'essuyage sur khufs (des chaussettes en cuir) ou les chaussettes trouées, alors les savants ont différé sur cette question, avec beaucoup d'avis. La majorité d'entre eux l'interdit basé sur une longue différence parmi eux, que vous pouvez voir dans les discussions détaillées qu’on trouve dans les livres de Fiqh et Al-Muhalla. D'autres savants ont tenu l'avis que c'était permis et c'est l'avis que nous favorisons. Notre argument est que : le principe de base est la permission pour l'essuyage. Ainsi quiconque l'interdit, ou y place une condition - comme celle qu’ils doivent être dépourvus de trous - ou y place des limites, alors ceci est réfuté par la parole du prophète :

« Toute condition qui n'est pas trouvée dans le Livre d'Allah est fausse. » [Al-Bukhari et Muslim]

Il a aussi été authentiquement rapporté que Sufyan Ath-Thawri (rahimahullah) a dit : « essuyez sur elles (les chaussettes) tant qu'elles sont attachées à vos pieds. Les chaussettes des Muhajirin et des Ansar n’étaient-elles pas du tout trouées, déchirées et en lambeaux ? » [Rapporté par ' Abd-ur-Razzaq dans Al-Musanaf (No 753) et par cette voie de narration, par Al-Bayhaqi (1/283)]

Ibn Hazm (rahimahullah) a dit :

« s’il y a sur les khufs, ou sur ce qui est porté sur les pieds, des trous petits ou grands, longs ou larges, si bien qu’une partie du pied est visible, peu ou beaucoup, ou tous les deux, alors c’est pareil pour tous. Et l’essuyage sur eux est permis, tant qu’une partie continue à s'attacher aux pieds. C'est l'avis de Sufyan Ath-Thawri, Dawoud, Abou Thawr, Ishaq Ibn Rahawaih et Yazid Ibn Haroun. » [Al-Muhalla (2/100)]

Puis, il (rahimahullah) continue à rapprocher les déclarations des savants qui l'interdisent, selon ce qu'ils contiennent de différence et de contradiction. Puis, il continue à les réfuter et à expliquer que c'est un avis qui n'a aucune preuve pour le soutenir sauf l'avis. Puis il conclut par sa parole:

« Cependant la vérité est à cet égard dans ce qui est rapporté dans la Sunna, qui explique le Qur'an, la règle concernant les pieds qui n'ont pas de vêtement sur lesquels on peut essuyer, est qu'ils doivent être lavés. Et la règle, s'il y a un vêtement sur eux, est qu'ils peuvent être essuyés. C'est ce qui est rapporté dans la Sunna « et ton Seigneur n’oublie rien. » [Sourate Maryam : 64] le messager (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) savait, quand il a commandé l'essuyage sur les khufs ou sur ce qui est porté sur les pieds - et il a essuyé sur les chaussettes - qu'il y avait de grands et petits trous, ou aucun trou, dans les chaussures, les chaussettes et sur tout ce qui est porté sur les pieds. Et il (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) savait aussi qu'il existait la chaussure rouge, noire ou blanche aussi bien que la nouvelle et la vieille. Mais il (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) n'a rien spécifié d’autre. Et si la règle pour cela dans la religion a varié, donc Allah aurait oublié de descendre la révélation concernant cela, ou le messager d'Allah (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) aurait négligé de l'expliquer, pureté à lui il est éloigné de cela. Ainsi, il est correct que la règle pour cet essuyage s'applique à toutes les conditions. » [Al-Muhalla (2/100)]

Aussi, Shaikh-ul-Islam Ibn Taimiya (rahimahullah) a dit dans ses Ikhtiyarat (page.13) :

« Il est permis d'essuyer sur les vêtements sur un de ses deux côtés - Ibn Tamim et d'autres ont rapporté cela. Il est aussi permis d'essuyer sur les khuf qui ont des trous, tant qu'ils continuent à porter ce nom (khuf) et qu’on soit capable de marcher avec. C'est le plus ancien des deux avis de Ash-Shafi'i et c’est ce que Abul-Barakat et d'autres savants ont préféré. »

Je dis : Ar-Rafi'i a attribué cet avis dans Sharh Al-Wajiz (2/370) à la majorité des savants et l’a utilisé comme preuve, son argument est que l'avis qui interdit l'essuyage, rétrécit la porte de cette permission, donc il faut essuyer. Et il a vu juste, qu’Allah lui fasse miséricorde.



3. Enlever la chaussure sur laquelle on a essuyé annule-t-il les ablutions ?


Les savants ont aussi divergé concernant celui qui enlève les khufs et ses (différents) types, après avoir exécuté les ablutions et essuyé sur eux. Leur différence peut être divisée en trois avis.

Le Premier : Son ablution est valable et on n'exige rien de lui.

Le Deuxième : Il doit laver ses deux pieds seulement.

Le Troisième : Il doit refaire ses ablutions.

Chacun de ces avis a été tenu par des groupes de savants parmi les prédécesseurs (Salaf). ' Abd-ur-Razzaq (rahimahullah) a transmis leurs narrations quant à ces avis dans Al-Musannaf (1/210/809-813), tout comme Ibn Abi Shayba (1/187-188) et Al-Bayhaqi (1/289-290).

Il n'y a aucun doute que le premier avis est ce qui est le plus correct, car c'est dans la correspondance avec l'essence de l'essuyage, dans lequel il y a une permission et une facilitation d'Allah. Ainsi tout avis, autre que le premier, nierait cette facilitation, comme il a été exposé par Ar-Rafi'i dans la question précédente (*2). En outre, les deux autres avis sont dépassés par deux arguments, basés sur les deux preuves suivantes :

Premièrement: Il a observé l'acte du calife bien guidé 'Ali Ibn Abi Talib (qu’Allah l’agrée), car nous avons présenté précédemment avec une chaîne authentique de narration, qu'il (qu’Allah l’agrée) a perdu, une fois, ses ablutions, il les a ensuite exécuté de nouveau et a essuyé sur ses chaussures. Puis il les a enlevés et a prié (sans elles).

Deuxièmement : ceci est conforme avec l'analogie correcte, en effet si on devait essuyer sur sa tête et raser ensuite ses cheveux, il ne serait pas obligatoire d’essuyer sur sa tête de nouveau, puisqu'il aurait déjà les ablutions. C'est l'avis que Shaikh-ul-Islam Ibn Taimiya (rahimahullah) a favorisé, comme il expose dans ses Ikhtiyarat ( page 15) :


« Les ablutions de celui qui a essuyé sur ses khufs et sur le turban ne sont pas annulées quand il enlève n'importe lequel de ces deux vêtements. Elles ne sont pas annulées non plus par le terme de son délai fixé (pour l'essuyage). Et il n'est pas obligé d’essuyer sa tête, ni de laver ses pieds. C'est l’avis d'Al-Hasan Al-Basri. Cet avis fait l’analogie avec le rasage des cheveux qui sont essuyés, selon l'avis correct du madhab Hanbali et l'avis de la majorité des savants. »

C'était aussi l’avis d'Ibn Hazm (rahimahullah), référez-vous donc à ses mots dans lesquels il argumente contre ceux qui s'y opposent, car c'est de valeur. [Voir Al-Muhalla (2/105-109)]
Quant à ce qui a été rapporté par Ibn Abi Shayba (1/187) et Al-Bayhaqi (n°1/289) sur l'autorité d'un homme parmi les compagnons du prophète, à qui on a demandé à propos d'une personne qui a essuyé sur ses khufs, et les a ensuite enlevés, il a dit :
« il doit laver ses pieds. » Alors dans la chaîne de narration de ce hadith se trouve Yazid Ibn 'Abd-ir-Rahman Ad-Dalani.

Al-Hafidh Ibn Hajr (rahimahullah) a dit de lui :
« il est véridique, cependant il a fait trop d'erreurs dans sa narration. Et il a l'habitude de commettre du tadlis. Al-Bayhaqi (rahimahullah) a rapporté une narration semblable d'Abu Bakrah (qu’Allah l’agrée). Les narrateurs de ce hadith sont tout fiables à part 'Ali Ibn Muhammad Al-Qurshi, car je ne le connais pas. »

Puis il (rahimahullah) a rapporté d'Ibn Mughira Al-Shu'aba qu'il (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) a dit : « l’essuyage sur la chaussure est de trois jours pour le voyageur et d’un jour pour le résidant, tant qu'il ne les enlève pas. »

Puis il (rahimahullah) a dit. « 'Umar Ibn Rudaih est seul dans à rapporter cela et il n'est pas un rapporteur fort. »

Je dis que ce complément « tant qu'il ne les enlève pas » est rejeté en raison de l’isolement de ce narrateur faible dans le rapport de cela et en raison du manque de toute preuve pour soutenir cela.

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Dernière édition par le Ven 17 Aoû 2007 - 17:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'essuyage des chaussures/chaussettes   Mar 31 Juil 2007 - 15:56

4. Quand le délai fixé pour l'essuyage commence-t-il ?

Il y a deux avis bien connus des savants concernant cette question :

Le Premier : Il commence quand les ablutions sont rompues (pour la première fois), après avoir mis la chaussure.

Le deuxième : Il commence après le premier essuyage, après avoir perdu les ablutions.

Abou Hanifa, Shafi'i, Ahmad et leurs compagnons ont tenu le premier avis. Et nous ne leur connaissons pas de preuve qui mérite mention, en dehors du fait que ce soit simplement un avis. C’est pour cette raison que certains de leurs compagnons (c'est-à-dire du même madhab) les ont contredits, comme nous le mentionnerons. Nous ne connaissons pas non plus de prédécesseur parmi les Sahabas qui se soit opposé au deuxième avis, car leur guide étaient les ahadith authentiques et la fatwa de 'Umar Ibn Al- Khattab (qu’Allah l’agrée).

Quant à la Sunna, alors il y a des ahadith authentiques qui ont été rapportés par beaucoup de compagnons, dans le Sahih Muslim, dans les quatre Sunans , dans les Masanids et d'autres. Dans ces narrations, le prophète (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) a commandé l'essuyage. Dans quelques narrations il a permis l'essuyage. Et dans une narration, il (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) a fixé l'essuyage à un jour et une nuit pour le résidant et à trois jours et trois nuits pour le voyageur.

Parmi les choses vraiment évidentes, est que ce hadith sert comme facteur de détermination pour le commencement de la période de l'essuyage, qui commence immédiatement après (le premier) essuyage. Il sert aussi de réfutation contre le premier avis, puisque ceci (l'avis) nécessite, comme est prouvé dans les questions subsidiaires (furou'), que la personne qui prie la prière du Fajr avant le lever du soleil, puis perd ses ablutions (pour la première fois) dans le temps du Fajr le deuxième jour. Refait alors ses ablutions et essuie sur sa chaussure pour la première fois pour la prière Fajr, on ne lui permet pas d'essuyer sur eux après cela! Donc est-ce qu'il est véridique de dire que cette personne a exécuté l'essuyage "un jour et une nuit" ?!

Selon le deuxième avis, celui qui est le plus correct, il peut essuyer sur sa chaussure jusqu'un peu avant la prière du Fajr du troisième jour. Au contraire ils ont dit des choses plus étrange que ce que nous avons mentionné :
« si on excrète et qu’on n'essuie pas sur sa chaussure, un jour et une nuit, ou trois s'il est voyageur,. Le délai fixé prend fin et l'essuyage n'est pas permis après cela, avant qu'il n'enlève sa chaussure, renouvelle ses ablutions et mette ensuite sa chaussure dessus. » [An-Nawawi a mentionné cet avis dans son Majmou' (1/476)]

Ainsi, ils empêchent un individu de se servir de cette permission (rukhsa), en se basant sur cet avis, qui est en opposition avec la Sunna ! Pour cette raison, l’imam Nawawi (rahimahullah) n’avait pas d’autre choix que d’être en contradiction avec son madhab, bien qu'il était appliqué à ne pas le contredire ( madhab Shafi'i) si cela était possible, cela en raison de la force de la preuve. Ainsi après avoir rapporté le premier avis et ceux qui l’ont tenu, il (rahimahullah) a dit :

« Al-Awza'i et Abu Thawr ont dit : « Le délai fixé commence au premier essuyage (sur la chaussure) après la première rupture des ablutions. » Et c'est une narration d'Ahmad et Dawoud. C'est le plus favorable (l'avis), celui qui a les preuves les plus établies. Ibn Al- Mundhir a favorisé cet avis. Et quelque chose semblable à cela a été rapporté de 'Umar Ibn Al-Khattab (qu’Allah l’agrée). Al-Mawardi et Ash-Shashi ont rapporté de Al-Hasan Al-Basri qu'il (le délai) commence quand la chaussure est mise. Ceux qui disent que le délai fixé commence au premier essuyage avancent comme preuve, le hadith suivant du messager d'Allah (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) : « le voyageur peut essuyer (sur sa chaussure) pendant trois jours. » Et ce sont des ahadith authentiques comme il a été exposé précédemment. Ce hadith est la preuve formelle qu'il (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) essuyait (sur sa chaussure) pendant trois jours. Et ce ne serait pas possible, à moins que le délai fixé n'ait commencé au premier essuyage. Et c'est aussi parce que Ash-Shafi'i a dit : « s’il excrète tandis qu'il est résidant, (puis voyage) et essuie (sur sa chaussure) en voyageant, il doit accomplir l'essuyage (de la durée) d'un voyageur, car la règle de l'essuyage s'applique. » Nos compagnons (Shafi'i) emploient le hadith de Safwan (qu’Allah l’agrée), qui a été rapporté par Al-Hafidh Al-Qasim Ibn Zakarya Al-Matrazi : « ... de l'excrétion à l'excrétion ... » pour soutenir leur avis. Et c'est un complément (ziyada) étrange (au hadith). Il n'est pas authentifié. Et ils emploient aussi al-qiyas (l'analogie)... » [Al-Majmou ' (1/487)]

Je dis : si le Qiyas qui est mentionné ici, est isolément correct en soi, alors la condition pour qu’il soit accepté et employé comme preuve est qu’il ne doit contredire pas la Sunna. Mais s'il la contredit, comme je le crois, alors il n'est pas permis de pencher vers cela. Pour cette raison il est dit :

"Quand les narrations sont mentionnées, la déduction est annulée.
Et quand la source d'Allah vient, la source de l'intellect est annulé. "

Comment cette analogie peut-elle être correcte, quand elle contredit aussi l'avis du calife bien guidé 'Umar Ibn Al-Khattab ? Je sais que les disciples aveugles prétendent accepter la Sunna authentique quand elle contredit l'avis de ‘Umar, comme ils l’ont fait quant pour la question du troisième divorce. Ainsi pourquoi n'acceptent-ils pas son avis quand il se conforme à la Sunna ?! 'Abd-ur-Razzaq a rapporté dans Al-Musannaf d’après Abu 'Uthman Nahdi, qui a dit :
« J’étais présent lorsque Sa'd et Ibn 'Umar se disputaient devant ' Umar (qu’Allah l’agrée) concernant la question de l'essuyage sur les khufs. Ainsi 'Umar (qu’Allah l’agrée) a dit :
« il peut essuyer sur eux jusqu'à la même heure (du premier essuyage), pour un jour et une nuit. » [Al-Musanaf (1/209/807)]

Je dis que sa chaîne de narration est authentique selon les conditions d'Al-Bukhari et de Muslim. Et c'est une preuve formelle que le délai fixé pour l'essuyage commence quand il est d'abord exécuté sur la chaussure et dure jusqu'à la même heure le jour suivant. C'est ce qui est apparent dans toutes les narrations qui ont rapportées des Sahabas concernant le délai fixé pour l'essuyage, selon ce que nous savons, de ce qui a été rapporté par ' Abd-ur-Razzaq et Ibn Abi Shayba dans Al-Musanaf. Comme exemple, je mentionnerai ce qu'Ibn Abi Shayba (1/180) a rapporté d’après 'Amr Ibn Al-Harith, qui a dit :

« J'ai voyagé avec 'Abdullah vers (diverses) villes et il a essuyé sur ses khufs pendant trois jours, il ne les enlevez pas. »

Sa chaîne de narration est sahih selon les conditions d'Al-Bukhari et de Muslim. Ainsi, les narrations des prédécesseurs sont en accords avec la Sunna de Muhammad (Prières et bénédictions d’Allah sur lui ) que nous avons exposé. Tenez-vous-y donc et par la volonté d'Allah, vous serez guidés.



5. La fin du délai fixé annule-t-elle l'ablution ?

Concernant cette question, les savants sont divisés en plusieurs avis, les plus célèbres sont les deux avis du madhab Shafi'i. Et ils sont :

Premièrement : On est obligé renouveler ses ablutions


Deuxièmement : Il lui suffit juste de laver ses pieds


Troisièmement : On exige rien de lui. Plutôt ses ablutions sont valables et il peut prier dans son état, tant qu'il n'excrète pas ou ne rompt pas ses ablutions. C'est ce que An-Nawawi (rahimahullah) a exposé.

Je dis : Ce troisième avis est le plus fort. Et il est ce que An-Nawawi a favorisé, aussi en contradiction avec son madhab. Ainsi, il a dit :
« cet avis a été rapporté par Ibn Al- Mundhir d’après Al-Hassan Al-Basri, Qatada et Sulayman Ibn Harb. Ibn Al-Mundhir l'a favorisé. Et il est ce qui est le plus préférable et le plus convaincant. Nos compagnons (Shafi'i) l'ont rapporté de Dawoud. » [Al-Majmou ' (1/527)]

Je dis que Ash-Shi'arani l'a rapporté de l'imam Malik dans Al-Mizan (1/150) et Nawawi l'a rapproché d'autres, référez-vous-y donc. Aussi, c'est l'avis que Shaikh-ul-Islam Ibn Taimiya a pris, comme vous avez vu dans ses paroles mentionnés ci-dessus dans la troisième question, conformément à Ibn Hazm. Et ce dernier (Ibn Hazm) mentionna les autres savants qui ont tenu cet avis, Ibraahim Nakha'i et Ibn Abi Laila. Puis il (rahimahullah) a dit :

« C'est l’avis qu’il n'est pas permis de délaisser pour un autre. Car il n'y a aucune mention dans les narrations que les ablutions sont annulées par le lavage du corps ou de certaines parties, ou par le terme du délai fixé pour l'essuyage. En effet, le prophète (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) a seulement interdit que l’on essuie sur eux plus de trois jours pour le voyageur et plus d'un jour pour le résidant. Ainsi quiconque tient un avis contraire à cela, alors il a ajouté aux narrations ce qui n'en fait pas partie et à la parole du prophète (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) ce qu’il n'a pas dit. Ainsi quiconque fait cela par erreur, alors il n'y a rien sur lui. Et quiconque le fait intentionnellement après que l'argument ait été établi contre lui, alors il a commis un grand péché parmi les grands péchés. Et rien n'annule l'ablution, à part l'excrétion (hadath). Et celui qui a correctement exécuté ses ablutions et n'excrète pas ensuite, alors il est dans un état de pureté. Et quiconque est dans un état de pureté peut prier tant qu'il n'excrète pas ou tant que ne vient pas un texte clair exposant que sa pureté a été annulée, même s'il n'excrète pas. Ainsi cette personne, dont le délai fixé pour l'essuyage est fini, n'a pas rompu ses ablutions et il n’y a aucun texte qui déclare que son état de pureté a été annulé, sur certaines parties de corps ou tout son corps. Donc il est dans un état de pureté et peut prier, jusqu’à ce qu'il excrète, à ce moment, il doit enlever ses khufs et ce qu’il porte sur ses pieds et exécuter ses ablutions. Alors le délai fixé pour l'essuyage est renouvelé de nouveau. Et ainsi, toujours de la même façon. Et à Allah appartient le succès. "[Al-Muhalla (2/94)]

Beyrouth 1370 Muhammad Nasir-Din Al-Albani






Notes de bas de page :

[1] note du traducteur : le mot employé dans ce traité pour les chaussures est na'layn, qui peut signifier les sandales ou les chaussures qui ne dépassent pas la cheville. A l’époque du messager d'Allah (Prières et bénédictions d’Allah sur lui), les gens avaient l'habitude de porter ces sandales, qui étaient les chaussures considérées. Nous avons décidé de traduire par le mot ‘chaussures’ de peur que si le mot ‘sandales’ était employé, les gens limiteraient la règle trouvée dans ce traité aux seules sandales, tandis que les règles s'appliquent à tout type de chaussure portée sur le pied. Et Allah est plus savant.

[2] note du traducteur : le traité auquel il se réfère est Al-Mas-h 'Ala Al-Jawrabain (l’essuyage sur les chaussettes) du grand savant du Sham Jamal-Din Al-Qasimi (rahimahullah). Ce traité de Shaikh Al-Albani vient directement après sa vérification du livre de Al-Qasimi. Al-Albani inclue cette dernière section au livre pour clarifier des malentendus communs présents aujourd'hui et en complément du livre. Ainsi, il y aura quelques références faites à ce livre, comme "comme il a été exposé précédemment". Cela signifie précédemment dans le livre Al-Mas-h 'Ala Al-Jawrabain.

[3] Voir Sahih Ibn Khuzaimah (page. 100)


Source : Tamam-un-Nas'h fi Ahkam-il-Mas'h, qui est une annexe à sa vérification du livre Al-Mas'h ' alal-Jawrabayn de l'imam Jamal-Din Al-Qasimi

Traduit par les salafis de l’Est

http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=22&keywords=essuyage
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MessageSujet: Re: L'essuyage des chaussures/chaussettes   Mar 26 Fév 2008 - 16:57

Est-ce que la chaussette doit obligatoirement couvrir la cheville ?



Ibn taymiyya a dit :
"Il est permi de faire le mash sur tous ce qui est chausette - que le gens mettent et marchent avec - et tous ce qui y ressemble et qui recouvrent les deux pieds, et elle (la chaussette) ne doit pas obligatoirement recouvrir la cheville,..."
(el Majmou': 19/242)

Cet avis est aussi celui de sheykh el 'Utheymîn dans son majmou' (11/166), il explique que les textes concernant ce sujet sont de portées générales, et celui qui vint les rendrent particulières doit venir avec une preuve de sa particularité.

cad : les chaussettes qui ne recouvrent pas les chevilles font parties de ce que les gens mettent et apellent communément : "chaussette", celui qui dit : "le mash ne passe pas dessus car elle ne recouvre pas les chevilles" doit ramener une preuve appuyant sa parole.

wa Allahu A'lam


Source : http://www.fourqane.fr/forum/viewtopic.php?t=4755
Posté par le frère ismail abou ibrahim

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MessageSujet: Re: L'essuyage des chaussures/chaussettes   Mer 25 Fév 2009 - 23:38

Quel est le meilleur? Se passer les mains sur les chaussettes (mash) ou bien se laver les pieds?




l'imam Ibn el Mundhîr a dit:



"Les savants ont divergé sur ce sujet, est-ce que le meilleur est de faire le mash ou bien de se laver les pieds (lors des ablutions) et ce que je choisis est que le mash est meilleur du fait que cette sunna fut reniée par les gens de l'innovation telles les chiite et les khawâridj, et le faite de faire revivre une sunna rejetée par les mukhâlifun est meilleur que de la délaisser."
neyl el Awtâr (1/170)

El Mughîrah ibn Shou'ba a dit:

J'étais avec le prophète qui faisait ses ablutions. Alors, j'ai eu l'intention de lui enlever les pantoufles mais il me dit: "Laisse-les, car j'y ai mis les pieds alors qu'ils étaient pures [tâhirateyn]",alors il fit passer sa main sur ses khuffeyn (chaussettes).
authentique: el Bukhâry (206), Muslim (274)

Sheykh el 'utheymîn a dit concernant ce sujet dans ses fatawa (1/158) que le meilleur est de faire le mash, la preuve est le hadith mentionné dans lequel le Messager a dit:

"Laisse-les, car j'y ai mis les pieds alors qu'ils étaient pures [tâhirateyn]".

Si le faite de laver le pied était meilleur, le Messager sallalahu'alayhi wa salam aurait donc levait sa chaussette.

et Allah est Plus Savant...

Source :
http://www.fourqane.fr/forum/viewtopic.php?t=4755

Posté par le frère ismail abou ibrahim




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