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 La polygamie

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Oum Mouqbil
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MessageSujet: La polygamie   Dim 13 Avr 2008 - 11:43

LA POLYGAMIE


Shaykh Al-Albânî



Question :
Pourriez-vous nous conseiller en ce qui concerne la pratique de la polygamie, surtout à notre époque ?

Shaykh ‘Ali Hassan : Puis-je compléter la question shaykh ? Afin que la réponse soit complète. Concernant ce qu’écrivent de nombreuses personnes pour défendre l’islam et répondre aux ambiguïtés et qui disent que la polygamie n’a été légiférée que pour des raisons précises. Est-il vrai que la polygamie ne peut être pratiquée et n’a été légiférée qu’en présence de ces causes, ou le musulman a-t-il libre choix en cela ?


Réponse :
Nul doute que le musulman a le choix, mais nous disons constamment en réponse à cette question que nous ne conseillons pas à un homme marié dont l’épouse lui suffit, de prendre une autre épouse. Nous ne conseillons pas cela et ce n’est pas par opposition à la Parole d’Allah : « Épousez les femmes qui vous plaisent, deux, trois ou quatre. », mais seulement après avoir considéré la situation des musulmans aujourd’hui et l’éducation de la société dans laquelle ils vivent et qui ne réjouit personne.

Lorsque le musulman prend une deuxième épouse, premièrement il va trouver face à lui une opposition de ses proches, et plus encore des étrangers. Mais naturellement le musulman n’y prête aucune attention puisqu’il s’accroche à sa religion, et on peut dire de lui : « il est extrémiste (dur, Mutashaddid) ! » Le secours est auprès d’Allah ! Il n’est pas extrémiste mais uniquement attaché à sa religion (Mutamassik), mais on ne le qualifie d’extrémiste qu’en raison du délaissement des gens de leur religion. C’est là un premier problème.

Une deuxième difficulté est que le comportement de la deuxième épouse peut, et c’est un euphémisme, ne pas s’accorder avec celui de la première qui ne peut vivre une bonne vie avec sa co-épouse, et c’est là que les problèmes commencent.

Et tout cela découle à la fois d’une mauvaise éducation et d’une mauvaise compréhension religieuse. Et je pense que nous savons tous que de nombreuses radios, qui ont précédé l’existence d’autres radios où s’expriment certains savants attachés à la Loi d’Allah, dénonçaient le mariage à une deuxième épouse et plus. Et comme vous avez pu l’entendre de notre frère, shaykh ‘Ali, ils limitent les Textes clairs montrant la permission d’épouser une deuxième, troisième et quatrième femme aux nécessités impérieuses. Ils interprètent le manque d’équité [dans la Parole d’Allah]
« Mais vous ne pourrez être totalement équitables envers elles. » comme étant l’équité dans le partage des biens, alors que ce n’est pas ce qui est visé dans ce verset qui évoque uniquement l’équité du cœur dont vous avons parlé auparavant.
Nul doute que ces radios ont fait naître un courant (une atmosphère) non musulman, et ainsi la majorité des musulmans n’acceptent pas la polygamie, bien que le Coran soit clair sur la permission, et lorsque que l’un d’entre eux la pratique, cela déclenche de nombreux débats, des oppositions…

C’est en me basant sur cela, et d’autres éléments encore que je dis : je ne conseille à personne de prendre une deuxième épouse si la première lui suffit. Concernant la polygamie, les gens sont entre l’exagération et la négligence. Les uns abusent dans leur rejet, et les autres abusent dans la permission sans considérer la société musulmane de nos jours. La vérité est ce qu’Allah a dit à une autre occasion
« Ceux qui s’en tiennent au juste milieu ».

Un homme peut penser, pour une raison ou une autre, qu’il a besoin d’une autre épouse. Mais qui définit ce besoin ? Sont-ce les gens, même s’ils sont proches ou lui-même ? Nul doute que la décision revient à celui qui désire prendre une seconde épouse. C’est pourquoi nous ne sommes pas d’avis d’une permission totale sans prise en considération de l’époque à laquelle nous vivons et qui n’aide pas à prendre une deuxième épouse. De même que nous n’adressons aucun reproche à celui qui prendre une deuxième épouse, surtout que nous ne connaissons pas les raisons qui l’ont poussé à cela.

Je conçois deux choses : un homme qui prend une deuxième épouse uniquement pour montrer aux gens que cela est permis contrairement à ce qu’ils pensent et à ce qui se dit sur les stations de radio que nous avons évoquées. Je dis : c’est une bonne intention, mais je ne le conseille pas, pour les raisons évoquées plus tôt. Je crains pour celui qui prend une deuxième épouse uniquement dans ce but et non pour une autre cause que seul Le Connaisseur de l’Invisible connaît, que ne s’applique sur lui la sagesse suivante : « il est comme celui qui construit un palais mais détruit un pays entier. » Ceci car il veut accomplir un mariage légiféré, recommandé, et je suis de ceux qui disent suite à la parole du Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) :
« Épousez la femme féconde et affectueuse, car je veux être le Prophète à la communauté a plus nombreuse au Jour de la Résurrection. » que celui qui se marie pour élargir la communauté du Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) poursuit un noble objectif, plus encore si on considère d’autres bienfaits que seul lui connaît.

Au contraire, je dis qu’il doit être clairvoyant et bien ouvrir ses deux yeux afin de ne pas accomplir un acte surérogatoire et délaisser un acte obligatoire. Fait partie des règles religieuses : lorsque deux maux se présente devant le musulman, de choisir le moindre, mais ne fait pas partie des règles religieuse de se causer du tort afin d’accomplir et de s’attacher un acte recommandé. Ainsi, il est nécessaire de répéter et affirmer cette chose : il est légiféré d’épouser une deuxième, troisième et quatrième femme, en raison de preuve du Coran, de la Sunna et de la pratique des pieux prédécesseurs, beaucoup d’entre eux avaient plus d’une femme. Mais les époques changent comme nous l’avons dit, et il faut rappeler chaque chose, et les raisons qui les motivent sont ici la perversion de la société (à notre époque)… »




Traduit et publié par les Salafis de l’Est

http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=10142
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: La polygamie   Dim 13 Avr 2008 - 11:46

Les versets qui concernent la polygamie


Cheikh Ben Baz




Q : Dans le Saint Coran, il y a un verset qui évoque la polygamie où Allah dit :
« Mais, si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci , alors une seule (femme). » Les Femmes, v. 3.

Dans un autre verset, Allah dit :
« Vous ne pourrez jamais être équitables entre vos femmes, même si vous en êtes soucieux. » Les Femmes, v. 129.

Dans le premier verset, Allah pose l’équité comme condition au fait de pouvoir épouser plus d’une femme, alors que dans le deuxième verset, Il explique que la condition de l’équité ne peut jamais se réaliser. Est-ce que ceci veut dire que le premier verset a été abrogé, et que par conséquent, il n’est permis de se marier qu’avec une seule femme en raison de l’impossibilité de réaliser l’équité ? Renseignez-nous, qu’Allah vous récompense.


R : Il n’y a ni contradiction entre les deux versets, ni abrogation de l’un par l’autre. L’équité qu’Allah nous ordonne d’observer est celle dont on est capable, c’est-à-dire celle qui concerne les dépenses et le partage des nuits entre les femmes. Par contre, l’équité dans l’amour et ce qui suit, comme le rapport charnel, est impossible à réaliser, et c’est à propos de celle-ci qu’Allah dit :

« Vous ne pourrez jamais être équitables entre vos femmes, même si vous en êtes soucieux. » [1]

Dans le même sens, on rapporte par une voie sûre selon cÂ’îsha, qu’Allah l’agrée, que le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, faisait un partage juste entre ses femmes et disait :
« Ô Allah ! Tel est mon partage dans ce que je maîtrise. Ne me fais pas de reproche sur ce que Tu maîtrises Toi, et que, moi, je ne détiens pas. » [2]


Et Allah est le Garant de la réussite.


· Fatwa de Cheikh Ben Baz
· Fatwas concernant les femmes, page 62.

Notes :
[1] Les Femmes, v. 129.
[2] Rapporté par Abû Dâwûd dans le chapitre du mariage (n°2134), par At-Tirmidhî dans le chapitre du mariage (n°1140), par An-Nassâ’î dans le chapitre de la vie commune avec les femmes (n°7/64), et par Ibn Mâjah dans le chapitre du mariage (n°1971). Il est authentifié par Ibn Hibbân et Al-Hâkim


Dernière édition par Oum Mouqbil le Mar 29 Juil 2008 - 15:52, édité 4 fois
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: La polygamie   Dim 13 Avr 2008 - 11:48

Les bienfaits de la polygamie

Cheikh Muhammad Ibn Salih Al-'Uthaymin




Voici un extrait du livre intitulé : Le Mariage en Islam ; Règles et implications de Cheikh Muhammad Ibn Salih Al-'Uthaymin , parut aux éditions Anas; p.46-47.

1. Parfois, c'est une nécessité. Par exemple lorsque la femme est âgée, ou malade; si l'homme devait se contenter d'une femme uniquement, il ne parviendrait pas à préserver sa chasteté. Il arrive aussi qu'il ait des enfants avec elle, et s'il se contente d'une seule femme, il craint qu'il lui soit pénible de ne pas se marier avec une autre ou il craint peut-être même de tomber dans l'adultère. S'il divorce, il la séparera de ses enfants. Ce problème ne peut donc se résoudre que par la polygamie.

2. Le mariage tisse les liens de famille et les alliances entre les gens. Allah a cité conjointement les alliances et les liens de parenté:

"Et c'est Lui Qui de l'eau a créé une espèce humaine qu'Il unit par les liens de parenté et l'alliance..." S. Le Discernement, v.54
Donc, la polygamie permet d'unir de nombreuses familles, de créer entre elles des alliances, et c'est une des raisons qui ont poussé le Prophète à épouser plusieurs femmes.

3. Cela permet d'entretenir un nombre important de femmes, et de subvenir à leurs besoins matériels, et leur logement; cela permet aussi d'avoir beaucoup d'enfants et une descendance nombreuse, et ceci est une chose recommendée par la religion.

4. Certains hommes ont des besoins sexuels importants, et ils ne peuvent pas se contenter d'une seule femme. Un homme peut être pieux et chaste et craindre de commettre l'adultère, et il veut assouvir ses besoins de manière licite.

C'est donc une miséricorde d'Allah qu'Il ait permis aux êtres humains la polygamie, de manière correcte.


http://www.darwa.com/forum/showthread.php?t=1958&highlight=hijab
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: La polygamie   Dim 13 Avr 2008 - 11:54

Les raisons pour lesquelles notre Prophète (sur lui la paix)
a épousé plusieurs femmes


Abderrahman Cheha



Muhammad (que la paix et le salut soient sur lui) épousa onze femmes après le décès de sa première épouse Khadîdja –qu’Allah soit satisfait d’elle-. Toutes étaient d’un certain âge, ayant déjà été mariées, hormis Aïcha –qu’Allah soit satisfait d’elle - qu’il a épousée alors qu’elle était vierge. Six d’entre elles étaient de la tribu Quraychite, cinq des autres tribus arabes et une Copte, c’est-à-dire la mère de son fils Ibrahim – qui avait été offerte au Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) par Al-Muqawqis, le roi d’Alexandrie.

Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) disait :
« Vous conquerrez l’Égypte, et c’est une terre où l'on pratique le Qirât. Alors, quand vous l’aurez conquise, soyez bons envers son peuple, car ils bénéficient de la protection [due aux Gens du Livre] et des liens de sang. »[1] Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) disait également : « Si vous possédez des Coptes, soyez bienfaisants envers eux, car ils ont le pacte de protection et la parenté »[2]. Az-Zuhrî a dit : « Les liens du sang par Hajar, la mère d’Ismaël, et la protection par Ibrahim, le fils du Prophète. »



Le fait que le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) se soit marié à ce nombre de femmes s’explique par plusieurs raisons :



1- Religieuse et législative comme son mariage avec Zaïnab bint Jahch –qu’Allah soit satisfait d’elle. En effet, les Arabes dans la période préislamique interdisaient le mariage entre l’homme et l’ex-femme de son fils adoptif[3], car ils pensaient que la femme de ce dernier est comme la femme du fils véritable. Le Messager d’Allah (que la paix et le salut soient sur lui) l’épousa afin d’infirmer cette allégation. Allah dit : « Puis quand Zayd eût cessé toute relation avec elle, nous te la fîmes épouser, afin qu’il n’y ait aucun empêchement pour les croyants d’épouser les femmes de leurs fils adoptifs, quand ceux-ci cessent toute relation avec elles. L’ordre d’Allah doit être exécuté »[4].



2- Politique dans l’intérêt de l’Islam et dans le but de gagner les cœurs et d’attirer la bienveillance des tribus. En effet, le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) avait épousé des femmes venant des plus grandes tribus qurayshites et des plus puissantes tribus arabes. Il a également ordonné aux compagnons de suivre cet exemple. Le Messager (que la paix et le salut soient sur lui) a dit à Abdul Rahman ibn Awf lorsqu’il l’envoya à Dawmatul Jandal : « S’ils te sont obéissants, épouse la fille de leur roi »[5].

Cl. Cahan[6] a dit : « Peut-être que certains aspects de sa vie peuvent nous laisser perplexes si l’on juge selon notre mentalité contemporaine. En effet, on a diffamé le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) en disant qu’il aimait les plaisirs terrestres et on a fait des allusions au sujet des neuf épouses qu’il a eues après le décès de Khadîdja (qu’Allah soit satisfait d’elle). Toutefois, la vérité est que la plupart de ses relations maritales étaient marquées d’une empreinte politique et qu’elles cherchaient l’acquisition de l’allégeance de certains nobles et de certaines tribus. De plus, la mentalité arabe approuve qu’un homme utilise sa nature de la manière dont Allah l’a créée ».



3- Sociale, comme son mariage avec les veuves de certains de ses compagnons morts dans la voie de la propagation de l’Islam, sachant qu’elles étaient âgées ; toutefois, il les a épousées par compassion et bienveillance pour elles et pour les honorer ainsi que leurs époux.

L’écrivain italien L. Veccia Vaglieri[7] a dit dans son livre en Défense de l’Islam : « Muhammad (que la paix et le salut soient sur lui) au cours des années de la jeunesse pendant lesquelles le désir charnel est le plus fort, bien qu’il a vécu dans une société comme la société des Arabes dans laquelle le mariage en tant que base sociale était inexistant ou presque, où la polygamie était de règle et le divorce très facile n’épousa qu’une seule femme qui est Khadîdja (qu’Allah soit satisfait d’elle). Elle était bien plus âgée que lui et est restée sa femme unique pendant vingt-cinq ans. Il n’a épousé une deuxième femme et plus encore qu’après la mort de Khadîdja, c’est-à-dire après l’âge de cinquante ans. Chacun de ses mariages avait une raison sociale ou politique, parce qu’il a visé à travers les femmes qu’il a épousées d’honorer des femmes pieuses ou de créer des relations de mariage avec certaines tribus et phratries dans son désir d’ouvrir des nouvelles voies pour propager l’Islam. En dehors de Aïcha (qu’Allah soit satisfait d’elle), le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) n’a épousé aucune femme vierge, ni jeune, ni belle. Était-il donc un obsédé sexuel ? Il était un homme et non un dieu. Il est possible qu’il ait été poussé à se remarier par le désir d’avoir des enfants parce que les enfants qu’il a eus avec Khadîdja (qu’Allah soit satisfait d’elle) étaient tous morts (sauf Fatima). Sans avoir beaucoup de ressources, il s’est engagé à assumer la charge d’une grande famille. Toutefois, il a toujours respecté la voie de l’égalité parfaite envers toutes ses femmes et n’a jamais fait recours au droit de séparation avec aucune de ses épouses. Il s’est comporté en suivant le modèle des anciens prophètes (que la paix soit sur eux) comme Moïse entre autres, que personne ne semble jamais avoir critiqué pour ses mariages polygames. Cela est-il dû au fait que nous ignorons les détails de leurs vies quotidiennes alors qu’au contraire, nous savons tout sur la vie familiale de Muhammad (que la paix et le salut soient sur lui) ? »

Thomas Carlyle,[8] célèbre auteur anglais dit à son sujet dans son livre « Les Héros » : « Muhammad n’était pas un homme qui s’adonnait aux plaisirs charnels malgré les accusations dirigées contre lui injustement et par volonté de nuire. Notre injustice et notre erreur seraient graves si nous estimons qu’il était un homme aimant les plaisirs, n’ayant d’autre souci que d’assouvir ses envies sexuelles ! Que non ! Quel grand écart entre lui et les plaisirs, quels qu’ils soient ! »





Extrait du livre « Muhammad, le Messager d’Allah » de Abderrahman Cheha, prédicateur dans la ville de Ryadh.

Notes :
[1] Mouslim.
[2] Mussanaf d’Abdour-Razzâq.
[3] Il s’agit de Zayd que l’on appelait Zayd ibn Muhammad avant que l’islam ne vienne interdire le fait que le fils adoptif ne prenne le nom de son père (adoptif). « Appelez-les du nom de leur père : c’est plus équitable devant Allah. Mais si vous ne connaissez pas leur père, alors considérez-les comme vos frères en religion et vos alliés. » Al Ahzâb, v. 5.
[4] Al Ahzâb, v. 37.
[5] At-Tabary, At-Târîkh, 2/126.
[6] Il est né en 1909. Diplômé de la Sorbonne, il est par la suite désigné enseignant à l’école des Langues Orientales de Paris, puis enseignant à la faculté des Lettres de l’université de Strasbourg en 1945. Cité d’après le livre Ils ont dit à propos de l’Islam, Dr Imadoudine Khalîl, p. 126.
[7] Ils ont dit à propos de l’Islam, Dr Imadoudine Khalîl.
[8] Ils ont dit à propos de l’Islam, Dr Imadoudine Khalîl.


Revu par : Abu Hamza Al-Germâny
www.islamhouse.com/fr


Dernière édition par Oum Mouqbil le Lun 14 Avr 2008 - 11:33, édité 1 fois
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: La polygamie   Dim 13 Avr 2008 - 11:56

Que dire d'une femme qui refuse une co-épouse par jalousie ?

Cheikh Ibn 'Outheymine




QUESTION :

Comment juger la réprobation de la polygamie par la femme en raison de la jalousie qui est naturelle chez elle. Nous avons lu des récits relatant des aspects de la jalousie d'Aïcha par rapport au Messager d'Allah .
Que dire alors de nous ?


J'ai lu encore dans certains livres que la réprobation d'une disposition de la Charia est considérée comme une impiété ?


REPONSE :

La jalousie de la femme envers son mari est naturelle. On ne peut pas dire à une femme : ne soyez pas jalouse à l'égard de votre mari. La réprobation d'une chose, fût-elle légale, ne nuit son auteur s'il n'en réprouve pas la légalité.
A ce propos le Très Haut dit :


« Le combat vous a été prescrit alors qu'il vous est désagréable. Or, il se peut que vous ayez de l'aversion pour une chose alors qu'elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu'elle vous est mauvaise. C' est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas. » (Sourate 2 verset 215)

La femme jalouse ne réprouve pas qu'Allah ait autorisé son mari à avoir plus d'une femme, mais elle réprouve la venue d'une autre épouse ! Or il y a une différence claire entre les deux attitudes.

C'est pourquoi je demande au frère, auteur de la question, et aux autres de réfléchir profondément et de ne pas se précipiter et de déceler les différences subtiles qui se répercutent clairement sur les dispositions.



(Source : Extrait des Fatawa de son éminence Cheikh Ibn 'Outheymine pour la Revue ad-Dawa)
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: La polygamie   Dim 13 Avr 2008 - 11:59

Voici le cas d’un homme qui a épousé une femme à condition de ne pas lui donner une coépouse...

Ibn Qudâma al-Maqdissî




BismiLLehi ar-Rahmân ar-Rahîm


Al-Imâm Ibn Qudâma al-Maqdissî (rahimahullâh) a dit :
Si, en épousant une femme on accepte la condition de ne pas la déplacer de son domicile paternel ou de son pays, la condition devra être respectée, en vertu de ce qui a été rapporté du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) :
« Les conditions les plus dignes d’être respectées sont celles qui vous ont permis de jouir de rapports sexuels. » [1]

Si on épouse une femme à condition de ne pas lui donner une coépouse, elle a le droit de se séparer du mari, s’il la lui donne. Tout cela se résume en ceci que les conditions matrimoniales sont de trois catégories :

L’une d’elles consiste dans les conditions dont le respect est obligatoire. Ce sont les conditions qui procurent un avantage à la femme comme le fait de ne pas la déplacer de son domicile paternel, ou de son pays ou de ne pas voyager avec elle ou de ne pas lui donner une coépouse ou de ne pas prendre une concubine. Ces conditions sont à respecter obligatoirement. S’il ne le fait pas, elle a le droit de faire dissoudre le mariage [...] [2]




SHeikh ul-Islâm Ibn Taymiyyah


SHeikh ul-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahullâh) interrogé sur la question répondit aussi :
La réponse est oui. Ces conditions sont valables conformément à l’école de l’Imâm Ahmad et à l’avis des Compagnons [as-Sahâba] et de leurs successeurs immédiats [tâbi’îne]. C’était en particulier l’avis de ’Oumar Ibn al-Khattâb, de Amr Ibn al-’As, de Chourayh al-Qadhî, de al-Awza’î, ainsi que de Ishaq.

Pour l’imâm Mâlik, si l’épouse formule dès l’établissement du contrat du mariage la condition de pouvoir disposer d’elle-même, cette condition est valable et permet à la femme de se séparer du mari. Cet avis ressemble à celui adopté par l’école de l’imâm Ahmad. Car ils reposent tous les deux sur ce qui a été rapporté dans les Deux Sahîh d’après le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) :
« Les conditions les plus dignes d’être respectées sont celles qui vous ont permis de jouir de rapports sexuels ».

’Oumar Ibn al-Khattâb a dit : « En matière de droit, les conditions sont décisives ». Le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) considère que les conditions qui permettent de jouir des rapports sexuels sont plus dignes d’être respectées que les autres. Ce qui est bien le cas ici. [3]



Notes :
[1] Rapporté par al-Bukhârî - n°5151, et authentifié par SHeikh al-Albânî dans « Irwâ al-Ghalîl - n°1892 »
[2] Kitâb « al-Moughnî » de Ibn Qudâma, vol-6 p.384
[3] kitâb « al-Fatâwa al-Koubra » de Ibn Taymiyyah, vol-3 p.90


http://www.manhajulhaqq.com/spip.php?article53


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MessageSujet: Re: La polygamie   Dim 13 Avr 2008 - 12:05

Quand est-il de la polygamie dans les pays ou cela est interdit et entraine le mensonge


Cheikh M'Hamd Tchalabi



Question :
Assalamou alaikoum wa rahmatoulahi wa barakatouhou, des frères pratiquent la polygamie en France avec tous les mensonges que cela entraîne (auprès des services sociaux et de toutes les administrations et même pour la mairie quand on déclare l enfant, on va dire qu’on est pas marié mais qu’on reconnaît l enfant etc.)
Ma question est la suivante : est ce que dans de telles conditions (mensonges tromperies etc.) cela est autorisée d'autant plus que cela retarde la hijra, car dépenser pour deux foyers au lieu d'un, ça permet encore moins de mettre de l’argent de coté ?



Réponse audio (en français) de Cheikh M'Hamd Tchalabi :
http://dl.free.fr/fqUtMPyue/polygamie_fr_audio.mp3



Lien : http://www.fourqane.fr/forum





Biographie du cheikh :
http://www.alminhadj.fr/modules/newbb/viewtopic.php?topic_id=1283&forum=22
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MessageSujet: Re: La polygamie   Sam 8 Nov 2008 - 14:38

Le jugement concernant la polygamie en Islâm
Règles et conditions…





Allâh – Ta’âla - dit dans Son Saint Livre :

« Et si vous craignez de n’ être pas justes envers les orphelins,... Il est permis d’ épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n’ être pas justes avec celles-ci alors une seule » [1]



Sur la base de ce verset – SHeikh Ibn Sa’dî (rahimahullâh) – dit qu’il y a une permission pour celui qui le souhaite de se marier avec une deuxième, une troisième ou une quatrième femme sans aller au-delà. Mais la condition est d’être juste et équitable avec elles [2] Ce texte autorise la polygamie. Le noble verset l’a autorisée et indiqué que l’homme peut épouser une ou deux ou trois ou quatre femmes en même temps et ne peut pas dépasser quatre épouses. C’est l’explication que l’exégète et les jurisconsultes ont fait des versets et leur avis a fait l’objet d’un consensus unanime des musulmans.



La permission en Islâm de la polygamie est basée sur deux conditions :

Premièrement : l’équité prescrite par la parole d’Allâh – Ta’âla - citée plus haut. Ce verset indique que l’équité est une condition pour l’autorisation de la polygamie. Si l’on craint de ne pas être équitable à l’égard des épouses en cas de polygamie, on doit se contenter d’une seule épouse. L’équité requise consiste à assurer le même traitement à ses épouses par rapport aux dépenses, à l’habillement, à la cohabitation et à d’autres affaires matérielles que l’on peut maîtriser. S’agissant de l’équité dans l’amour et les sentiments du coeur, on n’est pas tenu de l’appliquer. On ne la lui demande pas parce qu’il n’en est pas capable. C’est la signification de la parole d’Allâh – Ta’âla : « Vous ne pourrez jamais être équitables entre vos femmes, même si vous en êtes soucieux. » [3].

Deuxièmement : la capacité d’assurer la prise en charge vitale des épouses. Il n’est pas permis d’accorder dans la Législation une chose à une épouse sans l’accorder aux autres [4].

Aussi, celui qui craint d’être injuste comme indiqué dans le verset
: « mais, si vous craignez de n’ être pas justes avec celles-ci alors une seule » ne doit pas ajouter d’épouse. Ibn Kathîr (rahimahullâh) a expliqué cela dans son commentaire [5] du verset et appuie le verset à cela : « Vous ne pourrez jamais être équitable entre vos femmes, même si vous en êtes soucieux. » [6]

Les savants de Lajnah ad-Dâ-ima disent que le fait d’être juste et équitable entre les épouses est obligatoire, et cela s’applique sur les vêtements, la nourriture, la cohabitation et autres. Et cela est un fondement et il faut craindre Allâh – Ta’âla – sur cela et être juste avec elle [7]


Notes
[1] Coran, 4/3
[2] Kitâb « Tayssir ul-Karîm al-Rahmân fî tafsîr Kallâm al-Manân » du SHeikh Ibn Sa’dî, 1/275
[3] Coran, 4/129
[4] Al-Fiqh al-islâmî wa Adillatuh, 9/6669-6670
[5] Kitâb « Tafsîr al-Qor’ân al-‘Adhîm » de Ibn Kathîr, 2/212
[6] Coran, 4/129
[7] Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-’Ilmiyyah wal-Iftâ, 19/180


http://www.manhajulhaqq.com/spip.php?article507
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MessageSujet: La polygamie   Mer 4 Mar 2009 - 14:32



La Polygamie dans le Judaisme & le Christianisme


La polygamie n’est pas une pratique limitée à l’islam; la vérité, c’est qu’elle était déjà pratiquée chez les Gens du Livre, c’est-à-dire les juifs et les chrétiens. Ce n’est que plus tard, dans leur histoire, que leurs hommes religieux se sont mis à la désapprouver et même à l’interdire. Cependant, lorsque l’on étudie l’histoire de leur religion, on découvre que la polygamie était, à l’origine, considérée comme une pratique acceptable, et même encouragée.



La polygamie dans le judaïsme



La polygamie existait chez les Israélites avant même l’époque de Moïse, qui perpétua cette pratique sans imposer aucune limite quant au nombre de femmes qu’un homme pouvait épouser. L’encyclopédie juive écrit :



« Rien n’indique que la polyandrie ait jamais été pratiquée dans la société juive primitive, mais la polygamie semble y avoir été une institution bien établie, depuis une époque fort reculée jusqu’à une époque relativement moderne. » [1]



Une autre pratique commune était le fait de prendre des concubines.[2] Plus tard, le Talmud de Jérusalem restreignit leur nombre selon la capacité du mari à bien s’occuper de ses épouses. Certains rabbins, de leur côté, suggérèrent que les hommes ne puissent épouser plus de quatre femmes. Avec le temps, la polygamie fut interdite dans le judaïsme, par les rabbins et non par Dieu. On attribue au rabbin Gershom ben Judah l’interdiction de la polygamie au 11e siècle, la rendant illégale pour 1000 ans (période qui prit fin en 1987) aux juifs d’Europe de l’Est (ashkénazes). Les juifs méditerranéens (sépharades), de leur côté, continuèrent de la pratiquer.[3] Par conséquent, selon Will Durant, « la polygamie était pratiquée par de riches juifs vivant en terre islamique, mais était rare parmi ceux vivant en terre chrétienne ».[4] Selon Joseph Ginat, professeur d’anthropologie culturelle et sociale à l’Université de Haïfa, il s’agit d’une pratique courante et de plus en plus répandue parmi les 180 000 Bédouins d’Israël. Elle est également fréquente parmi les juifs vivant au Yémen, leurs rabbins leur permettant d’épouser jusqu’à quatre femmes.[5] En Israël actuelle, si une femme est stérile ou souffre de maladie mentale, les rabbins donnent au mari la permission d’épouser une deuxième femme sans divorcer de la première.[6]





La polygamie dans le christianisme



Jésus, qui ne s’est jamais marié, ne peut être pris comme modèle en matière de mariage. Selon le père Eugene Hillman, « il n’y a nulle part dans le Nouveau Testament de commandement explicite à l’effet que le mariage ne devrait être que monogame ou que la polygamie serait interdite. » [7] L’Église romaine a banni la polygamie afin de se conformer à la culture gréco-romaine qui ne prescrivait qu’une seule épouse légale, tout en tolérant le concubinage et la prostitution.[8]



L’empereur romain Valentinien 1er, qui a régné au quatrième siècle, autorisait les chrétiens à épouser deux femmes. Au huitième siècle, Charlemagne, qui régnait à la fois sur l’Église et l’État, pratiquait lui-même la polygamie, ayant six épouses (ou neuf selon certains).[9] Selon Joseph Ginat, auteur de l’ouvrage Polygamous Families in Contemporary Society (Les familles polygames dans la société contemporaine), l’Église catholique a désapprouvé la pratique, tout en la permettant, à l’occasion, pour des hommes politiques.[10]



Saint Augustin semble n’avoir vu en cette pratique aucune immoralité ou péché intrinsèque. Il déclara d’ailleurs que la polygamie n’était pas un crime lorsqu’elle était clairement légale dans un pays.[11] Dans son ouvrage intitulé Du mariage, il écrit que la polygamie…



« … était licite chez les ancêtres. À savoir si elle est licite aujourd’hui encore, je préfère ne pas me prononcer trop hâtivement. Car il n’est pas aussi essentiel d’engendrer des enfants, aujourd’hui, que ça l’était à leur époque où, même quand les femmes portaient des enfants, il était permis d’épouser d’autres femmes pour avoir une plus nombreuse descendance, ce qui n’est plus légal, maintenant. »



Il refusait de juger les ancêtres, mais ne voulait pas non plus conclure de leurs pratiques que la polygamie était toujours acceptable à son époque. Ailleurs, il a écrit : « De nos jours, et conformément à la coutume romaine, il n’est plus permis de prendre une deuxième épouse, de façon à avoir plus d’une épouse vivante. »[12]



Durant la réforme protestante, Martin Luther a dit : « En ce qui me concerne, je reconnais que si un homme souhaite épouser deux femmes ou plus, je ne peux le lui interdire, car cela ne va pas à l’encontre de l’Écriture. » Il a par ailleurs conseillé à Philip de Hesse de garder secret son second mariage afin d’éviter un scandale public.[13] L’un des plus grands poètes de langue anglaise et célèbre puritain anglais John Milton (1608-1674) a écrit : « Je n’ai pas dit « le mariage d’un homme avec une femme » de crainte que cela ne laisse entendre que je jette le blâme sur nos saints ancêtres et piliers de notre foi, Abraham et les autres, qui ont eu plus d’une épouse à la fois, et que je les accuse de péché; et de crainte, aussi, de me voir forcé d’exclure du sanctuaire de Dieu toute la progéniture descendue d’eux, oui, tous les fils d’Israël, pour qui le sanctuaire lui-même a été établi. Car il est dit, dans le Deutéronome (23:2) : « Celui qui est issu d'une union illicite n'entrera point dans l'assemblée de l'Éternel; même sa dixième génération n'entrera point dans l'assemblée de l'Éternel. »[14] Le 14 février 1650, le Parlement de Nuremberg a décrété que compte tenu du grand nombre d’hommes qui étaient morts dans la guerre de trente ans, chaque homme aurait désormais le droit d’épouser jusqu’à dix femmes.[15]



Les églises africaines ont longtemps reconnu la polygamie. Elles ont déclaré, lors de la Lambeth Conference, en 1988 : « Il a longtemps été reconnu, dans la Communion anglicane, que dans certaines parties de l’Afrique, la polygamie, comme le mariage, porte réellement en elle les caractéristiques de fidélité et de vertu. »[16] Mwai Kibaki, le président chrétien du Kenya dont la victoire a été attribuée à « la main de Dieu » par l’Église presbytérienne d’Afrique de l’Est, est lui-même polygame.[17] Et, depuis qu’elle n’est plus sous la domination des Blancs chrétiens, l’Afrique du Sud post-apartheid a également légalisé la polygamie.[18]



Au cours de la première période de son histoire, l’Église de Jésus-Christ des Saints des derniers jours (mormons) pratiquait la polygamie, aux États-Unis. Plus tard, pour pouvoir continuer à la pratiquer, des groupes dissidents quittèrent l’Église après que cette dernière l’eût bannie. De nos jours encore, ces groupes pratiquent la polygamie en Utah, dans d’autres états voisins et dans des colonies éparpillées, et certains individus sans affiliation à une Église organisée la pratiquent également.



Aux États-Unis, la polygamie est illégale, mais elle existe officieusement; le nombre de polygames y est évalué entre 30 000 et 80 000. La plupart du temps, il s’agit de familles de mormons fondamentalistes ou de groupes chrétiens qui soutiennent que la polygamie est une pratique biblique, honorée de tout temps.[19]



Avant de pointer du doigt l’islam et les musulmans lorsqu’il s’agit de polygamie, il serait bon d’acquérir une certaine connaissance du sujet et de son histoire. Nul ne devrait juger, avec l’esprit étroit de notre monde moderne, des pratiques qui ont de tout temps été considérées comme acceptables. Chacun devrait étudier le sujet en profondeur afin de comprendre la sagesse divine qui se cache derrière cette pratique.







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Note:



[1] “Polygamy”, Executive Committee of the Editorial Board and Julius H. Greenstone. . The Jewish Encyclopedia. (http://www.jewishencyclopedia.com/view.jsp?artid=425&letter=P).

[2] “Pilegesh”, Emil G. Hirsch, Schulim Ochser and the Executive Committee of the Editorial Board. The Jewish Encyclopedia. (http://www.jewishencyclopedia.com/view.jsp?artid=313&letter=P).

[3] “Takkanah.” Encyclopædia Britannica from Encyclopædia Britannica Premium Service. (http://www.britannica.com/eb/article-9071020)

Peggy Fletcher Stack, “Globally, Polygamy Is Commonplace,” The Salt Lake Tribune 20 Sep. 1998.

[4] Will Durant, “The Age of Faith: A History of Medieval Civilization -Christian, Islamic, and Judaic - from Constantine to Dante: A.D. 325-1300” (New York: Simon and Schuster, 1950) 380.

[5] Christopher Smith, “Polygamy’s Practice Stirs Debate in Israel,” Salt Lake Tribune Dec. 7, 2001.

[6] Peggy Fletcher Stack, “Globally, Polygamy Is Commonplace,” The Salt Lake Tribune 20 Sep. 1998.

[7] Polygamy Reconsidered, p. 140.

[8] Ibid., p. 17.

[9] Matilda Joslyn Gage, “Woman, Church And State,” p. 398.

[10] Peggy Fletcher Stack, “Globally, Polygamy Is Commonplace,” The Salt Lake Tribune 20 Sep. 1998.

[11] Saint Augustin, lib. ii. cont. Faust, ch. xlvii.

[12] Deferrari, vol. 27: “Saint Augustine - Treatises on Marriage and Other Subjects” (1955), pp. 31, 34, 36, 18.

[13] Matilda Joslyn Gage, “Woman, Church And State,” p. 398-399.

[14] Matilda Joslyn Gage, “Woman, Church And State,” p. 400.

[15] O. Jensen, A Genealogical Handbook of German Research (Rev. Ed., 1980) p. 59.

[16] Robin Gill, “Churchgoing and Christian Ethics” (Cambridge, England: Cambridge University Press, 1999) 249,

[17] Sam Gonza, “Churches Celebrate Kenya’s New President,” Christianity Today 20 fév. 2003.

Marc Lacey, “Polygamy in Kenya an issue after wives of president revealed,” New York Times 19 déc. 2003.

[18] Aurelia Dyanti, “Two wives better than one for some South Africa men,” The Star 16 juillet 2003.

[19] Cheryl Wetzstein, “Traditionalists Fear Same-Sex Unions Legitimize Polygamy,” The Washington Times 13 Déc. 2000.




Source : http://true.salaf.over-blog.com/4-categorie-10770260.html

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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: La polygamie   Mer 8 Déc 2010 - 10:26

L'obligation d'être juste avec ses épouses dans les choses matérielles

Cheykh 'Abdel 'Adhdim El Badawi




L'obligation d'être juste avec ses épouses dans les choses matérielles :

Que ce soit dans la nourriture, les maisons qui sont mises à disposition, dans les vêtements, dans la résidence avec elles soit plus précisément dans toutes les choses qui sont matérielle, l’homme se doit d’être juste envers ses épouses.
Et s’il tend vers une de ses femmes pour les choses matérielles plus qu’une autre alors la menace du prophète pèse sur lui.

Le prophète dit : « Celui qui a deux femme et qui penche vers une plus que l’autre il viendra le jour du jugement avec la moitié de son corps qui sera abaissée vis à vis de l’autre. »

Cela signifie que son corps sera disforme et une partie sera plus basse que l’autre partie de son corps. Cette menace pèse sur les choses matérielles et l’auteur a cité des exemples :
- La nourriture
- Le logement
- Les vêtements
- Dormir chez l’une plus que chez l’autre

Et il n’y a pas de mal à pencher vers une femme plus que l’autre lorsqu’il s’agit des sentiments. Car l’homme ne peut pas contrôler l’amour qu’il éprouve ainsi que ce qu’il ressent. Mais cela ne doit pas être fait de sorte qu’il fasse du favoritisme matériel envers une de ses femmes. La preuve de cela est la parole d'Allah qui dit en parlant aux hommes : « Vous ne pourrez jamais être équitable envers vos femmes, même si vous en êtes soucieux. Ne vous penchez pas tout à fait vers l’une d’elles au point de laisser l’autre en suspens; » (sourate An-Nissa, v.129)

" Vous ne pourrez jamais être équitable envers vos femmes " : Allah parle ici des sentiments et non des choses matérielles comme l’ont mal comprit des personnes qui s’aventurent à expliquer le Coran sans l’avoir étudié.


Certains ont cité ce verset pour abolir la polygamie, car dans le début de Sourate An-Nissa, Allah dit : « si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors une seule. » (sourate An-Nissa, v. 3) Puis ils citent : « Vous ne pourrez jamais être équitable envers vos femmes. »
Alors les gens concluent : On ne peut pas se marier avec plusieurs femmes.

Or il est interdit à l’homme de se marier avec plusieurs femmes s’il sait qu’il ne pourra pas être juste envers elles. Et par cela il s’expose au danger du châtiment cité par le prophète.

Et Allah parle des sentiments et non des choses matérielles lorsqu’il dit : « Vous ne pourrez jamais être équitable envers vos femmes, même si vous en êtes soucieux. »

Et le prophète était juste dans les choses matérielles envers toutes ses épouses. Il ne faisait pas de différence entre elles. Mais malgré cela ‘Aisha (رضي الله عنها) était la femme la plus aimée chez le prophète.


Selon 'Amr ibn Al 'Ass qui dit que le Prophète l’avait envoyé pour aller rejoindre l’armée qui était présente à la bataille de Datu Salasil. Il en profita pour poser une question au prophète : « Qui parmi les gens aimes-tu le plus ? » et le prophète a dit « Aisha (رضي الله عنها) » et 'Amr ibn Al 'Ass a dit : « Et chez les hommes ? » Et le prophète a dit : « Son père (c'est-à-dire Abu Bakr) » Et 'Amr ibn Al 'Ass a dit : « Puis ensuite ? » et le prophète dit : « Omar Ibn Al Khattab » puis le prophète a cité d’autres hommes qui étaient aimé chez lui. »

Salasil : Nom d’un fleuve des gens de Bani Joudam présent dans la région du Chem.

Ici le prophète a bien dit que la femme qu’il aimait le plus était Aisha (رضي الله عنها) mais le fait qu’il l’aimait plus que ses autres épouses ne l’a pas empêché d’être juste envers elles toutes, même dans la maladie qui a précédé sa mort car il passait la nuit chez chacunes d’entres elles. Et c’était les hommes qui le déplaçaient d’une maison à l’autre. Lorsque sa maladie devint très douloureuse et qu’il devint difficile pour lui de se déplacer il disait : « Ou serai-je demain ? Ou serai-je demain ? » Et le prophète disait cela car il était pressé d’être dans la maison de ‘Aisha (رضي الله عنها). Et lorsque sa maladie devint de plus en plus insupportable et que les déplacements devinrent difficiles, il demanda la permission à ses épouses d’être soigner dans la maison de ‘Aisha (رضي الله عنها). Et dans une version, c’est sa fille Fatima (رضي الله عنها) qui a parlé aux épouses pour qu’elles donnent leur autorisation au prophète d'être soigné chez ‘Aisha (رضي الله عنها).

Les savants ont déduit de cela qu’il est autorisé à un homme qui a plusieurs épouses et qui est malade de se soigner dans la maison d’une de ses épouses à condition que les autres donnent leur autorisation.

Puis le prophète est mort dans la maison de Aisha (رضي الله عنها) un Lundi et elle a dit : « Le Prophète est décédé le jour ou il avait l’habitude d’être chez moi. »

Donc cela prouve que même si l’homme est malade il n’a pas le droit d’être injuste envers ses épouses.



Le nombre de femmes autorisées au mariage en islam :

Il n’est pas autoriser de se marier avec plus de 4 femmes. La preuve est la parole d’Allah qui dit : « Il est permis d’épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors une seule. » (sourate An-Nissa, v. 3)

Le maximum qu’Allah ait cité est de 4 donc cela prouve la limite imposée.

Une autre preuve est la parole du prophète :swas:au compagnon Ghaylan ibn Salama lorsqu’il s’est converti et qu’il avait sous sa tutelle 10 femmes : « Garde-en 4 et sépare toi des autres. » (Hadith authentique rapporté par At-Tirmidhi et Ibn Majah)

Et également la parole de Qais ibn Al Harith qui dit « Je me suis converti et j’avais 8 femmes, je suis venu vers le prophète et je l’ai informé de cela et il m’a dit : « Choisis-en 4 parmi ces femmes. » (Hadith authentique rapporté par Ibn Majah wa Abu Dawud)






Source : EL-WADJÎZ FI FIQHI AS-SOUNNATI WA AL-KITÂBI EL 'AZÎZ DU CHEIKH 'ABDEL-'ADHDIM EL-BADAWI - Le livre du Mariage -
Cours audio du frère Abou Anas - Source des dourous : http://www.lavoiedroite.com/index.php?option=com_content&view=article&id=109&Itemid=43
Retranscrit par Umm-Loqman
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MessageSujet: Un homme polygame a un désaccord avec l'une de ses femmes   Dim 6 Oct 2013 - 23:26

Un homme polygame a un désaccord avec l'une de ses femmes

 
Cheikh Abdoullah Al-Ghoudayane
 
 
 
 
 
Question :
 
Si un homme a deux femmes, un problème ou un désaccord a eu lieu avec une de ses épouses, lui est il permis de rester avec l'autre femme au lieu de passer les nuits avec la femme avec qui le problème est survenu ?
 
 
Réponse :
 
Ce qui est connu est que l'équité entre les épouses est obligatoire.
 
C'est pourquoi l'homme qui n'est pas équitable entre ses épouses viendra le Jour de la Résurrection avec son côté penché.
 
Par conséquent, le temps qu'un homme passe dans le boycott de sa femme ne doit pas prendre de ses droits.
 
Quant aux nuits c'est son droit.
 
Et il est possible que le problème pour lequel il est loin d'elle n'est pas une question valable.
 
Donc, s'il ne lui donne pas ses nuits, et le problème pour lequel il la boycott n'est pas une question valable, alors il l'a opprimé dans cette action.
 
Ceci peut avoir lieu de l'une de ces deux façons.
 
Autrement dit, le problème pour lequel il la boycott n'est pas valide, ou il la boycott pendant un nombre de jours déterminés et il l'a opprimé dans cette démarche.
 
Par conséquent, il est conseillé que l'individu utilise un autre moyen de conseiller son épouse, afin qu'il ne la boycott pas.
 
De même, il ne lui est pas permis de rester à la maison d'une femme dans le but d'avertir l'autre femme.
 
 
 
 
 
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MessageSujet: Informer la première femme pour épouser la deuxième   Lun 2 Mar 2015 - 19:54



Informer la première femme pour épouser la deuxième.

Cheikh Mohamed Ali Ferkous ( Qu'allah le préserve ) 
 


La question : Est-il permis d'épouser une deuxième femme sans que la première soit au courant; de manière qu'elles habitent loin l'une de l'autre ?
 
La réponse : Louange à Allah, Maître des Mondes; et paix et salut sur celui qu'Allah a envoyé comme miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection.

 
Ceci dit : Allah a permis à l'homme d'épouser plus d'une femme, de façon qu'il peut avoir quatre femmes en tout. Allah a dit :
 
فَانكِحُواْ مَا طَابَ لَكُم مِّنَ النِّسَاء مَثْنَى وَثُلاَثَ وَرُبَاعَ فَإِنْ خِفْتُمْ أَلاَّ تَعْدِلُواْ فَوَاحِدَةً أَوْ مَا مَلَكَتْ أَيْمَانُكُمْ ذَلِكَ أَدْنَى أَلاَّ تَعُولُواْ﴾ [النساء:
]3 
 
  Traduction du sens du verset : ﴾Il est permis d'épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de ne pas être justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela afin de ne pas faire d'injustice (ou afin de ne pas aggraver votre charge de famille) ﴿ [En-Nissâ' (Les Femmes) : 3].
 

Donc, Allah a exigé d'être équitable et de ne pas faire des dépenses ou autre chose pour la deuxième femme au détriment de la première. En plus, la bonne cohabitation des époux nécessite que la confiance soit mutuelle entre les deux, et que chacun veille à garder les biens et l'honneur de l'autre et tout ce qui lui appartient.
 
Sur ce, il est préférable que l'homme informe sa femme de ce qu'il a l'intention de faire, qu'elle soit d'accord ou non. Néanmoins, le fait de la mettre au courant n'est pas une condition pour la validité du mariage; mais il vaut mieux qu'elle en soit au courant que de se marier à son insu.
 
En tous cas, s'il se marie avec une deuxième femme, son mariage est valable et autorisé, et toutes ses conséquences se produiront.
 
Le savoir parfait appartient à Allah , et notre dernière invocation est qu'Allah, Seigneur des Mondes, soit Loué et que prière et salut soient sur notre Prophète, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection.
 
Alger, le 23 Safar 1426 H, Correspondant au 23 mars 2006 G. 
 
Like a Star @ heaven  Source : http://www.ferkous.com
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Umm-Loqman
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MessageSujet: Est-il obligatoire d’informer la première épouse lors de la pratique de la polygamie   Ven 8 Mai 2015 - 12:17

Est-il obligatoire d’informer la première épouse lors de la pratique de la polygamie
Sheykh Muhammad al-Madkhali




Questionneur : Est-il obligatoire d’informer la première épouse lors de la pratique de la polygamie ?

Sheykh : Non, ce n’est pas obligatoire

Questionneur : Et si un agrément est recherché auprès de la première épouse ?

Sheykh : Non, sauf si elle a mis ceci comme condition.
Si elle a mis ceci comme condition, qu’il ne se marie pas à une autre alors qu’il est marié avec elle, alors il doit se conformer à cela jusqu’à ce qu’elle lui permettre, na’am. Quel est le reste de la question ?

Questionneur : Chez nous, au Maroc par exemple, si tu veux pratiquer la polygamie tu dois avoir le consentement de la première épouse.

Sheykh : Ceci est nul. Elle n’est pas son propre tuteur cette femme. Il est son gardien et son tuteur. Il est celui qui donne son autorisation quand elle veut voyager ou sortir ou aller à la maison d’untel. Quant au fait qu’elle lui donne sa permission ceci est une erreur, c’est le contraire de la parole d’Allah : « Les hommes ont autorisé sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs biens » sourate an-Nissa, verset 34.

Donc l’affaire appartient à l’homme. Il est celui qui donne la permission, pas elle. Il est le mari et elle sa femme. Na’am.




Lien de la vidéo : http://www.islamsounnah.com/est-il-obligatoire-dinformer-la-premiere-epouse-lors-de-la-pratique-de-la-polygamie-sheikh-mouhammad-al-madkhali/
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MessageSujet: Re: La polygamie   Jeu 17 Mar 2016 - 13:38

Le statut de la polygamie selon les situations

Cheykh Mohammeb Bazmoul




Question :

La polygamie constitue-t-elle un acte d’adoration (sounna ‘ibâdiya) en soi ou s’agit-il d’une simple indication temporelle (sounna irshâdiya) ?


Réponse :

Je vais vous détailler la question… La polygamie suit les cinq statuts juridiques [connus dans l’islam] [1] :

1 – Un homme qui ne peut se contenter d’une seule femme et qui a la capacité [matérielle] de se remarier, la polygamie devient pour lui un devoir afin qu’il garde sa chasteté et évite de tomber dans l’interdit. Si ta femme ne te suffit plus, ou si elle est malade ou fatiguée, prends-en une deuxième si tu en es capable, car nous redoutons pour toi de commettre l’interdit.

2 – Un autre homme qui possède déjà une épouse, jouit d’une situation financière aisée, désire se remarier, mais ne craint pas de céder à la tentation… À cet homme, nous dirons : la polygamie est pour toi recommandée, mais ne constitue pas un devoir religieux.

Pourquoi recommandée ? Je vais vous l’expliquer…

Selon un hadith authentique rapporté par Ibn 'Abbâs, le Prophète  – que le salut et la paix soient sur lui – a dit : « le Jour de la Résurrection, les meilleurs hommes de cette Nation seront ceux qui auront eu le plus de femmes. » Certains savants indiquent que le terme « femmes » ne désigne pas spécialement les épouses, il peut comprendre toutes les femmes dont un homme a la charge : sa mère, sa conjointe, ses filles, ses tantes, etc.

Nous répondrons à cette objection en affirmant que le terme « femme », quelle que soit l’interprétation qu’on lui donne, désigne en premier lieu les épouses.

D’un autre côté, la polygamie permet aux femmes de conserver leur chasteté. Aujourd’hui, nous sommes confrontés à un grand problème : beaucoup de jeunes refusent de se marier… ils sont aptes à se marier, mais ils refusent de le faire… Nous devons d’abord apprendre à être responsables, disent-ils, il faut d’abord que l’on ait du travail, et que sais-je encore !... Si certains hommes ne veulent pas se marier tandis que d’autres désirent avoir une deuxième femme, cela aidera les filles à rester chastes, n’est-ce pas ?

Il est aussi possible qu’une femme soit divorcée, veuve ou qu’elle ne plaise plus aux jeunes ; en l’épousant, tu contribueras à régler le problème des femmes esseulées, et tu auras accompli un acte recommandé par la religion, car il constitue un engagement à entretenir cette femme.

Rappelez-vous ce hadith du Prophète  – que le salut et la paix soient sur lui – : « Mariez-vous, multipliez-vous, je me vanterai de vous devant les peuples le Jour de la Résurrection. »

On rapporte dans la tradition qu’un jour 'Abdoullâh Ibn Mas'oud tomba gravement malade. Craignant de mourir, il demanda qu’on le marie : « cherchez-moi une femme, disait-il, je n’aimerai pas rencontrer Allah en étant célibataire. » Peut-être sa femme était-elle morte ? Peut-être l’avait-il répudiée ? [On ne sait pas]. L’essentiel est qu’il ne voulait pas mourir sans épouse. Une telle conception ne peut être le fruit de la seule raison d’Ibn Mas'oud, ce n’est pas une question que l’on tranche avec de la pure logique (ra’ï) ou par la déduction (ijtihâd).

3 – Si maintenant un homme se satisfait d’une seule épouse, que ses affaires marchent bien, et qu’il n’éprouve pas le besoin de se remarier… S’il le fait, il rencontrera des difficultés à subvenir aux besoins de deux foyers… Nous lui dirons : la polygamie t’est simplement permise.

4 – Un homme qui, en épousant plus d’une femme, est susceptible de manquer en partie à ses obligations conjugales, nous lui dirons : la polygamie t’est déconseillée.

5 – Enfin, un homme qui néglige totalement son foyer, nous lui dirons : pour toi la polygamie est interdite… contente-toi de ta femme, prends soin d’elle et de tes enfants… ne te mets pas dans l’embarras.
Les jeunes doivent craindre Allah dans leurs actes… Ils ne doivent pas être obsédés par la polygamie… À cause de leur irresponsabilité, ils failliront à leurs obligations envers leurs foyers, ils n’assureront l’entretien ni de l’ancien ni du nouveau, n’est-ce pas vrai ?

Je reçois des appels de l’étranger… On me raconte que certains jeunes se marient puis laissent leurs épouses aller travailler alors qu’ils restent chez eux à ne rien faire… Un tel comportement est inacceptable !

D’autres hommes encore, quand ils ont envie de se remarier, agissent de façon déplorable : ils se comportent mal avec leurs premières épouses, les maltraitent… Moi, je veux me remarier ! leur crient-ils.

Parfois, certains étudiants en sciences islamiques se conduisent d’une manière qui ne convient pas à leur statut… Ils passent son temps à parler au téléphone [avec sa future femme]… ils commettent des actes contraires à l’éthique d’un étudiant en religion, en malmenant leurs femmes et leurs enfants notamment.

Écoute, si tu as la capacité de te remarier, si tu désires te remarier, ce n’est pas la peine de créer des problèmes avec ta première épouse… Mène ton affaire d’une façon calme, ne fait pas de bruit… si tu la conclus, fait-le savoir à ta femme… si tu échoues, tu l’auras préservée et agit avec douceur et indulgence à son égard. Tu dois te comporter convenablement avec ta femme et entretenir de bons rapports avec elle, c’est un droit qu’elle a sur toi… La plupart des femmes éprouvent de l’aversion envers la polygamie, car elles craignent de subir l’injustice de leurs maris.

[Malheureusement], on trouve des jeunes qui donnent une mauvaise image de la jeunesse salafi et de la polygamie par leur conduite inappropriée… Ces jeunes doivent être rappelés à l’ordre, ils doivent être réprimandés, ils doivent craindre leur Seigneur !... Ils n’ont pas le droit de salir la religion, de causer du tort à leurs femmes et leurs enfants par leur mauvais comportement.




[1] Il s’agit de : al-wâdjib ou al-fard (obligatoire) ; al-moustahab (recommandé) ; al-moubâh ou al-halâl (permis) ; al-makrouh (déconseillé) ; al-harâm (interdit).


Like a Star @ heaven Source : هل التعدد سنة عبادية او سنة إرشادية | Traduit par Al Bounyane
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La polygamie
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