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 Les divergences conjugales

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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Les divergences conjugales   Dim 13 Avr 2008 - 9:09

Mon mari m’humilie souvent devant mes enfants

Cheikh Ben Baz



Q : Je suis mariée depuis près de vingt-cinq ans et mère de plusieurs enfants, garçons et filles. J’ai beaucoup de problèmes avec mon mari qui m’humilie souvent devant mes enfants ou devant des personnes proches ou éloignées et ne me respecte jamais, sans raison. Je ne suis tranquille que lorsqu’il est absent de la maison. Cet homme me fait subir tout ceci sachant qu’il fait la prière et qu’il craint Allah. Je vous prie de me montrer la bonne voie à suivre, qu’Allah vous récompense.



R : Vous devez patienter et conseiller votre mari de la meilleure manière et lui rappeler Allah et le Jour du Jugement. Il se peut qu’il réagisse favorablement et qu’il revienne à la raison en délaissant ses mauvais compo­r­tements. S’il ne le fait pas, c’est lui qui devra supporter le péché, et vous aurez une grande récompense pour votre patience et pour avoir supporté le tort qu’il vous a causé. Par ailleurs, il vous est permis d’invoquer Allah dans votre prière afin qu’Il le fasse revenir à la raison, qu’Il lui donne un bon comportement, et qu’Il vous protège de son mal et du mal d’autres personnes.

Vous devez aussi respecter scrupuleusement la religion, vous jugez vous-même et vous repentir à Allah l’Exalté pour les péchés que vous avez peut-être commis ou des fautes que vous auriez faites envers Allah, votre mari, ou une autre personne. Il se peut que ce mari soit une épreuve pour vous à cause des péchés que vous avez commis, car Allah l’Exalté dit :


« Tout malheur qui vous atteint est dû à ce que vos mains ont acquis. Et Il pardonne beaucoup. » [1]

Par ailleurs, vous pouvez demander aux parents de votre mari, à ses grands frères ou à une personne qu’il respecte parmi les proches ou les voisins de le conseiller et lui recommander de bien se comporter avec vous. Ce sera en application du verset :

« Et comportez-vous convenablement avec elles. » [2]

et du verset :

« Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance. Mais les hommes ont cependant une prédominance sur elles. » [3]

Qu’Allah améliore votre situation, aide votre mari et le fasse revenir à la raison et qu’Il vous réunisse dans le bien et la guidée. Il est certes Généreux et Bienfaisant.



Fatwa de Cheikh Ben Baz
Fatwas concernant les femmes, page 64

Notes :
[1] La Consultation, v. 30.
[2] Les Femmes, v. 19.
[3] La Vache, v. 228

http://www.fatawaislam.com/index.php?option=com_content&task=view&id=1218&Itemid=1470


Dernière édition par Oum Mouqbil le Ven 31 Déc 2010 - 13:22, édité 2 fois
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Les divergences conjugales   Dim 13 Avr 2008 - 9:11

Une femme refuse de vivre avec sa belle-famille

Cheikh Otheimine




Q : Un jeune homme âgé de vingt-trois ans est marié avec sa cousine germaine (fille de son oncle paternel) selon les prescriptions d’Allah et de Son Prophète, prière et salut d’Allah sur lui. Depuis son mariage, il y a environ quatre mois, il habitait avec sa femme au domicile de son père. Il raconte qu’un jour, il y a eu un malentendu entre sa femme et sa famille. Sa femme est alors partie chez ses parents, et a demandé par la suite à son mari de louer un appartement modeste pour eux deux, afin de s’éloigner des problèmes, ou bien d’habiter chez ses parents à elle. Elle a en outre demandé de ne jamais rompre les liens avec ses parents et de demander régulièrement de leurs nouvelles. Il a accepté ce projet et en a informé sa famille. Mais ils ont refusé et ont insisté pour qu’il revienne habiter chez eux. Est-ce qu’il commet un péché si jamais il désobéit à sa famille et qu’il habite avec sa femme dans un appartement, dans la maison de son père à elle ?



R : Ce genre de litige entre la famille du mari et leur belle-fille est très fréquent. Dans ce cas, l’homme doit faire son possible pour réconcilier sa femme avec sa famille. Il doit faire des reproches à celui qui a été injuste et qui a agressé l’autre en premier, d’une manière douce, afin de parvenir à l’accord et à l’entente, qui ne peuvent apporter que du bien.

S’il n’y arrive pas, alors il n’y a pas de mal à ce qu’il habite seul dans un appartement. Cette solution peut même être la meilleure et la plus bénéfique pour l’ensemble de la famille, pour que disparaisse des cœurs tout ressentiment éprouvé par les uns contre les autres.

Dans ce cas, il faut que le mari reste en contact permanent avec sa famille et ne rompt jamais les liens avec eux. Il est préférable que la maison qu’il habite avec sa femme soit proche de celle de sa famille, afin qu’il lui soit plus facile de leur rendre visite. S’il arrive à remplir ses devoirs envers sa famille et envers sa femme, tout en habitant seul avec elle dans une maison indépendante, et que sa famille n’y voit pas d’inconvénient, alors c’est encore mieux.



· Fatwa de Cheikh Otheimine
· Nûr calâ ad-Darb (Lumières sur la voie), pages 50 et 51.
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Les divergences conjugales   Dim 13 Avr 2008 - 9:16

Problème entre la femme et son mari, dut à la famille

Cheikh Al-Fawzân




Q : Quel est l’avis de l’islam sur un homme qui interdit à sa femme de rendre visite à sa famille, car celle-ci cherche à créer des problèmes entre eux et à se mêler de leur vie ? Quel est le minimum que la femme doit à sa famille ? Peut-elle se limiter aux communications téléphoniques et à la correspondance par lettres ?



R : Le mari a le droit d’interdire à sa femme de rendre visite à sa famille si ces visites ont des conséquences néfastes sur sa religion ou sur son comportement envers lui. L’interdiction de ces visites a pour objectif dans ce cas de repousser les méfaits. La femme peut continuer à avoir des liens avec sa famille à travers le courrier ou les communications téléphoniques, mais seulement dans le cas où aucun inconvénient n’est engendré, car Allah, qu’Il soit élevé, dit :


« Craignez Allah, donc autant que vous pouvez. » [1]

Et Allah est le Plus savant.

D’autre part, une menace terrible a été formulée à l’égard de celui qui veut faire retourner une femme contre son mari ou essaie d’altérer sa relation avec lui. Le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit dans un hadith :


« Maudit est celui qui essaie de retourner une femme contre son mari. » [2]

c’est-à-dire celui qui essaie de la pousser à avoir un mauvais comportement avec son mari et à lui désobéir.

Quant aux proches de l’épouse, leur devoir est de veiller à ce que la relation entre leur fille et son mari soit toujours bonne, car ceci est dans son intérêt et le leur.



· Fatwa de Cheikh Al-Fawzân
· Kitâb ud-Dacwa (7), page156.

Notes :
[1] La Grande Perte, v. 16.
[2] Un hadith dans ce sens a été rapporté par Ahmad (2/397), par Abû Dâwûd dans le chapitre du divorce (2175) et dans le chapitre du bon comportement selon Abû Hurayra (5170). Ahmad le rapporte également selon Burayda (4/298).
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Les divergences conjugales   Dim 13 Avr 2008 - 9:34

Dispute entre la femme et sa belle-mère

Shaykh Salih Al Fawzan



Question :
Ma femme est souvent amenée à se disputer avec ma mère, et ma mère veut que je divorce d'elle. Je me retrouve ainsi à hésiter entre ma mère, et mes enfants et leur sort après le divorce, sachant que je suis un jeune homme pieux - et la Louange est à Allah -, que je ne veux pas provoquer la colère d'Allah en divorçant, et que je ne veux pas non plus provoquer celle de ma mère, à qui Allah a ordonné l'obéissance.
J'ai de plus lu un hadith rapporté par 'Abd Allah Ibn 'Umar, dont le sens est qu'il avait une femme qu'il aimait, et sa mère a voulu qu'il divorce d'elle. Il alla donc voir le Messager (صلى الله عليه و سلم) et il lui ordonna de divorcer. Nous espérons donc une réponse, qu'Allah vous récompense.


Réponse :

Louange à Allah.


Premièrement : Le cas de Ibn 'Umar ne concernait pas sa mère, mais son père 'Umar Ibn Al Khattab (رضي الله عنه) [Voir "Moussnad Al Imam Ahmad" (2/42) et "Sunan Abi Daoud" (4/337,338), tous deux d'après 'Abd Allah Ibn 'Umar, d'après son père (رضي الله عنهما), et "Sunan At-Tirmidhi" (4/176) et "Sunan Ibn Majah" (1/675), tous deux d'après Ibn 'Umar (رضي الله عنهما)].

Deuxièment : Quant au cas que tu as évoqué, qui se rapporte à la situation de ta femme avec ta mère, au fait qu'elle se dispute souvent avec elle et que ta mère attend de toi que tu divorces d'elle, il apparaît clairement dans ta question que cette femme cause du tort à ta mère, et il ne t'est pas permis de légitimer cet acte. Si il t'est donc possible que tu la prennes par la main et que tu l'empêches d'arriver à ces altercations, et si tu es dans la capacité d'établir la concorde entre ta mère et ta femme, cela t'est obligatoire. Dans ce cas, ne divorce pas. De même, si tu es dans la capacité d'établir ta femme dans un logement, et ta mère dans un autre logement, et que tu peux maintenir la situation ainsi, ceci est une autre solution.

Mais si tu ne peux rien accomplir de cela, et que ta femme continue à entrer en conflit avec ta mère et à la mettre en colère, dans ce cas le divorce sera une issue puisqu'il sera une obéissance à ta mère, et un moyen de faire disparaître le tort qui lui est causé ; celui qui délaisse une chose pour Allah, Allah la lui remplacera par une autre meilleure encore. En tous cas, améliore les choses selon ta capacité, et Allah (سبحانه وتعالى) se chargera de remédier à ta situation. Ne place la solution du divorce qu'en dernier recours, si tu n'as pas la capacité d'établir une autre solution.


Source : Shaykh Salih Al Fawzan, Fatwa n°16144 sur son site Internet.
Lien de la Fatwa en arabe : http://www.alfuzan.net/fatawy/ask3.asp?id=16144

http://www.darwa.com/forum//archive/index.php/t-9876.html
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MessageSujet: Parler de ses problèmes conjugaux   Lun 17 Jan 2011 - 10:23

Parler de ses problèmes conjugaux

Cheikh Muhammad Ibn Ibrahîm al Hamad



Il existe des femmes qui ne sont dotées que de peu de patience.

Ainsi, si le moindre différent ou problème conjugal survient, elles s’empressent d’en informer leurs parents, leurs frères et leurs sœurs, voire même leurs amies alors qu’il sied de passer l’éponge sur ce différend qui ne mérite pas la moindre attention.

Un tel acte est un manque de loyauté et un empressement blâmable ainsi qu’une preuve d’ignorance et d’absurdité, car ce peut être une cause de destruction de l’édifice conjugal.

Un foyer heureux n’implique pas qu’il soit dépourvu de problèmes, le tout est plutôt de savoir cerner les problèmes et de bien les gérer.

C’est pourquoi il convient à l’épouse de veiller très attentivement à ne faire intervenir personne entre elle et son mari, quiconque soit-elle.

S’il s’agit d’une personne qui les aime, cela touchera et éteindra son cœur.

Par contre, s’il s’agit d’une personne qui les hait ou les jalouse, elle se réjouira de leur adversité.

Elle se rira peut être même ouvertement de leur malheur ou proposera un avis fantaisiste et immature, étant de ce fait la cause de leur séparation et de la destruction de leur famille.

C’est pour cela que l’épouse raisonnable dissimule sa vie privée et ce même à ses parents, ainsi qu’à toute personne étrangère sauf quand le différend est trop important et que la solution est difficile à trouver.

Elle cherchera alors à trouver une solution adéquate à la situation.

Ou bien lorsque l’arbitrage entre les époux est un moyen de trouver une solution qui s’impose (1).


______________________________________________________________

(1) Voir Nazarât fîl-Usra p.73

Extrait du livre « Nouveau départ avec mon mari »
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Layina Umm Adam
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MessageSujet: Les causes et les remèdes aux problèmes de couple   Mer 1 Avr 2015 - 7:13

Les causes et les remèdes aux problèmes de couple









1. LA CAUSE ET LE REMÈDE DE LA DÉSOBÉISSANCE DE LA FEMME ?


Cheikh al ‘Otheïmine –Qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit:  
« La base de la désobéissance c’est la fierté. Une femme désobéissante, c’est une femme qui est fière et orgueilleuse vis à vis de son mari et qui aime le contredire et lui désobéir. Et Allah a donné le remède pour la désobéissance de la femme, lorsqu’Il a dit :

Traduction relative et approchée : « Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits [...]. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand ! » S4 V34

- Exhortez-les ...
Cela signifie qu’il faut les rappeler au livre d’Allah, et plus particulièrement aux versets qui expliquent les devoirs de l’épouse. Il faut également les rappeler à la Sounnah du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- et plus particulièrement aux Hadîths qui exposent les droits du mari sur sa femme et le péché qu’elles commettent en désobéissant…
- Éloignez-vous d’elles dans leurs lits …
Certains savants ont dit que le but du mot « Éloigner », c’est le fait de quitter l’acte sexuel de telle sorte que le mari soit dans le même lit que sa femme mais sans avoir de rapports avec elle. Mais cet éloignement doit suivre un comportement particulier car Allah précise que l’éloignement est dans le lit. En fait cet éloignement n’a pas à être apparent excepté au moment de l’intimité des époux. Par conséquent, l’éloignement n’a pas à se faire devant les enfants, chose qui pourrait les perturber ; ni même devant les étrangers, chose qui pourrait humilier la femme et la pousser à être encore plus désobéissante. Remédier à la désobéissance de la femme ne doit pas conduire à son humiliation ni même à déstabiliser les enfants. Mais il se peut que cette étape n’apporte pas non plus de changement et alors Allah a dit … »[1]


2.   COMMENT SE COMPORTER AVEC LES FEMMES DÉSOBÉISSANTES ?


 Mou‘awiya ibn Hayra dit :
«Un homme dit : Ô messager d’Allah ! Quel est le devoir de l’un d’entre nous envers sa femme »
Il dit : « De la nourrir lorsque tu te nourris, de la vêtir lorsque tu te vêtis, de ne pas frapper le visage, et ne pas critiquer son visage, et que tu ne t’éloignes d’elle que dans le foyer »[4]

D’après Iyas ibn ‘Abdillah ibn abi Dhoubab, le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit :
« Ne frappez pas les servantes d’Allah ».

[...] Et le Messager d’Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit : « De nombreuses femmes se sont plaintes de leurs maris auprès des femmes de Mouhammad , et ce ne sont pas ceux-là ( les maris ) les meilleurs d’entre vous » [5]

‘Abdoullâh ibn Zam‘a a entendu le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- dire :
« L’un d’entre vous s’emporterait-il et fouetterait-il sa femme comme une esclave alors qu’à la fin de la journée il a des rapports avec elle » [6]

En somme, Allah a délimité ses représailles -qui ne l’oublions pas sont en fait des remèdes à la désobéissance de la femme-. Effectivement, dès lors que le but réel est atteint, toutes représailles deviennent alors démesurées.
- si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles...
Ibn Kathir a dit au sujet de ce verset que si la femme obéit à tout ce que le mari veut d’elle dans ce que lui a permis Allah, alors il n’a plus de raison contre elle après ceci. Il ne doit pas la frapper ou l’isoler. Et il ne doit lui faire par la suite aucun reproche…
... car Allah est certes, Haut et Grand !



Ceci est une menace aux hommes qui chercheraient la petite bête sans raison. Allah le Très Haut, le Plus Grand est dans ce cas-là L’Allié des femmes et Il se vengera de tous ceux qui les oppriment et qui leur cherchent la petite bête. »[7]


3. DE L’OBÉISSANCE À LA PATIENCE


Nous avons demandé à Cheikh Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i -Qu’Allah lui fasse miséricorde- :

« Une sœur dont le mari oblige à servir quotidiennement sa  mère (la mère du mari) alors que cette dernière opprime la soeur et est la cause de nombreux problèmes entre les deux époux, et la soeur en question ne parvient plus à supporter cette situation, que doit-elle donc faire et qu’Allah vous récompense de la meilleure façon ? »

 Sa réponse fut la suivante : « Louange à Allah par des louanges abondantes, bonnes, bénies, comme l’aime notre Seigneur et en est satisfait, et je témoigne qu’il n’y a de vraie divinité qu’Allah, nul associé à Lui, et je témoigne que Mouhammad est Son serviteur et messager. Sur ce, qu’Allah vous récompense pour ce que vous faites comme Da’wa et comme jalousie que vous éprouvez pour l’Islam, et qu’Allah bénisse vos efforts et qu’Allah fasse que vous soyez bénéfiques à l’islam et aux musulmans.

Quant à l’obligation proprement dite, cette femme n’est pas obligée de servir sa belle-mère d’autant plus si celle-ci se comporte mal avec elle, mais je lui conseille de patienter plus, et plus, et plus encore que ce qu’elle n’a pu déjà patienter, car Allah a dit :


Traduction relative et approchée : « Entraidez-vous dans l’accomplissement des bonnes œuvres et dans la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression »S5 V2

D’autant plus que cela pourrait entraîner la séparation et la discorde entre les époux, donc je lui conseille, et ce bien entendu en tant que conseil et non en tant qu’obligation, de patienter avec elle et qu’elles s’entraident et qu’elle la serve en fonction de ses capacités mais quant à l’obligation , non cela ne lui est pas obligatoire.

La femme doit  se charger des tâches dont elle est capable, dans le foyer. Un jour Fatima vint se plaindre car elle ne trouvait pas le repos à cause des tâches [8], et le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- ne lui a pas dit : « Ceci ne t’es pas obligatoire », ce qu’il faudrait donc faire et ce que nous lui conseillons c’est de patienter et de s’entraider avec son mari et c’est à Allah que nous implorons l’aide » 9

Nous avons demandé aussi : « Jusqu’où la femme doit-elle obéir  à son mari ? »

Sa réponse fut la suivante : « Quant à l’obligation c’est dans ce qu’Allah lui a ordonné:
- Lorsqu’il la convoite au lit.
- Et de même s’il est pauvre, elle doit patienter avec lui tant qu’elle le peut.



Mais la question est bien plus vaste que l’obligation, en effet, bien plus que l’obligation !
Et, nous lui conseillons de patienter avec son mari, dans le meilleur et le pire et qu’elle ne lui fasse pas supporter ce qu’il n’est pas en mesure de supporter, et ne lui demande pas d’acheter toutes les dernières modes, si elle voit une voiture elle lui demande d’acheter la même, de même au niveau des vêtements elle recherche les derniers modèles.



Elle doit aussi patienter avec lui et bien se comporter avec lui et élever ses enfants et laver ses vêtements, l’aider dans le bien, s’appliquer à lui faire à manger si elle le peut et vous  êtes -si Allah le veut- des demandeurs de science, hommes et femmes, la femme peut ne pas avoir le temps de remplir ses devoirs et l’homme se doit de patienter et il se peut que l’homme ne puisse pas remplir ses devoirs et elle se devra de patienter et c’est à Allah que nous implorons l’aide. » [9]


4. LE REMÈDE À L’INDIFFÉRENCE DU MARI


Allah a dit :


Traduction relative et approchée : « Et si une femme craint de son mari abandon ou indifférence, alors nul grief pour les deux s’ils se réconcilient par un compromis quelconque, et la réconciliation est meilleure, puisque les âmes sont portées à l’avarice. Mais si vous agissez en bien et vous êtes pieux... Allah est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites » S4 V128

- Et si une femme craint de son mari abandon ou indifférence, alors nul grief pour les deux s’ils se réconcilient par un compromis quelconque...

Cheikh as-Sa’di a dit : « Cela signifie qu’elle craint que son mari s’écarte d’elle, qu’il ne soit plus attiré par elle et qu’il soit repoussé par elle ; alors le meilleur dans ce cas c’est de se réconcilier par un compromis quelconque. C’est-à-dire que la femme abandonne certains de ses droits qui incombent à son mari afin de rester avec son mari. Et ceci soit en diminuant ce qui lui est dû dans les subsistances ou dans les vêtements ou dans l’habitation ou dans le partage des nuits tel que abandonner son droit au rapport ou céder son tour à l’une de ses coépouses. »


Et ce verset fut révélé comme le rapporta abou Dawoud dans un Hadith de Hicham ibn ‘Ourwa d’après son père, à cet effet : ‘Aïcha -qu’Allah l’agrée- dit : « [...] et Sawda bint Zam‘a dit, lorsqu’elle fut âgée et qu’elle craignit que le Messager d’Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- ne la quitte : « Ô Messager d’Allah, mon jour est pour ‘Aïcha. » Et il accepta cela d’elle. Elle dit : c’est pour son cas et les cas similaires qu’Allah révéla [ce verset] ».


- et la réconciliation est meilleure...

Puis il poursuit : « Si les deux époux se sont mis d’accord sur cette situation, alors il n’y a pas de péché ni de mal pour eux, ni pour l’épouse ni pour l’époux. De là, il est permis au mari de rester avec sa femme dans la situation décrite précédemment. Et ceci est meilleur que la séparation, c’est pour cela qu’Allah a dit : « Et la réconciliation est meilleure ». [10]

On tire une généralité à partir de cette expression et de son sens, c’est que la réconciliation entre deux personnes, entre lesquelles il y a des droits ou entre lesquelles il y a des litiges, est meilleure que l’acharnement de chacun dans la recherche de son droit. Dans la mesure où cette attitude implique la réconciliation, le maintien de la concorde, et l’indulgence.



Et ceci est permis dans l’ensemble des choses, sauf dans le cas où un illicite est rendu licite ou bien où un licite est rendu illicite. Alors ceci n’est pas une réconciliation mais plutôt une injustice. Et saches que chaque règle n’est parachevée et n’est parfaite que par la présence de ses exigences et par le bannissement de ses empêchements.



Allah a évoqué ce qui est nécessaire pour la réconciliation, et Il a attiré l’attention sur le fait que c’était meilleur. Et le meilleur, toute personne qui œuvre, le recherche et est attiré vers lui. Par cet ordre d’Allah et par Son incitation au bien, le croyant ne peut qu’augmenter sa recherche et sa motivation vers le bien…



- puisque les âmes sont portées à l’avarice...



Allah a ensuite indiqué l’empêchement de la réconciliation par cette parole. Les âmes sont façonnées sur l’avarice et ceci est l’absence de motivation pour être généreux envers les autres et l’avidité pour le droit qui lui est dû. Donc les âmes sont façonnées sur cette nature. Cela signifie qu’il convient d’arracher cette nature ignoble de nos âmes et de la remplacer par son contraire qui est la générosité, la bienveillance. Et cette bienveillance se définit par le fait que tu sois généreux dans tes devoirs et que tu te contentes dans tes droits. Et lorsque l’individu réussit à atteindre ce bon caractère, alors à ce moment, il lui sera facile de se réconcilier lors d’une dispute. Contrairement à celui qui ne fait pas d’effort pour faire disparaître cette avarice, alors celui-là, il lui sera difficile de se réconcilier. Alors que dire si la personne face à lui est comme lui ?!…



- mais si vous agissez en bien...



C’est-à-dire que vous vous améliorez dans l’adoration du Créateur de telle sorte que le serviteur adore son seigneur comme s’il Le voyait, car s’il ne Le voit pas, Lui Il le voit. Ce verset implique aussi que le serviteur agisse en bien envers les créatures ; par tous les chemins de bien, en leur faisant profiter de son argent, de sa science ou bien de son rang …



- et vous êtes pieux... Allah est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites.



Si vous êtes pieux, et ceci en faisant l’ensemble des obligations et en délaissant l’ensemble des interdictions, alors Allah certes est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. » [11]

A ce stade-là, l’indifférence du mari reste un problème à régler entre les époux uniquement.


5. DU DÉSACCORD À L’ARBITRAGE !


 Mais si le problème s’aggrave, et qu’il y a une crainte de séparation, alors Allah a dit :

Traduction relative et approchée : « Si vous craignez le désaccord entre les deux époux, envoyez alors un arbitre de sa famille à lui, et un arbitre de sa famille à elle. Si les deux veulent la réconciliation, Allah rétablira l’entente entre eux. Allah est certes Omniscient et Parfaitement Connaisseur » S4 V35

- Si vous craignez le désaccord entre les deux époux...

Cheikh as-Sa’di a dit : « C’est-à-dire que vous craignez l’éloignement des deux époux et l’évitement à tel point que chacun d’entre eux soit de son coté…
- envoyez alors un arbitre de sa famille à lui, et un arbitre de sa famille à elle...



Ce sont en fait deux hommes responsables, musulmans, justes, sensés, qui connaissent la situation entre les deux époux et qui connaissent les règles de la réconciliation et de la séparation. Ils doivent être conscients de l’importance de la famille musulmane dans la  communauté. Ils doivent se rendre compte qu’ils tentent de réconcilier les deux piliers de la famille musulmane, avoir pitié des enfants qui sont en jeu, tout comme ils sont dépositaires des secrets de chacun (c’est pourquoi Allah dit « de sa famille à lui et de sa famille à elle », car dans ce cas ce sont des personnes qui sont le moins susceptibles de répandre ces secrets).Et ceci est ce qu’on tire de l’expression «  arbitre » ; car un arbitre ne peut réconcilier sans qu’il ait les caractéristiques que l’on vient de citer. Donc ces deux personnes considèrent ce que chaque époux reproche à l’autre. Puis chacun d’entre eux impose ce qui est obligatoire. Si aucun d’entre eux ne peut le faire, alors ils se contentent de la satisfaction de l’autre époux par rapport à la subsistance et au comportement. Tant que la réconciliation est possible, ils ne s’en écartent pas. Si la situation arrive jusque l’impossibilité de réconciliation, et qu’ils voient que la séparation est meilleure, alors ils les séparent.



Dans ce cas, le consentement des époux n’est pas une condition. Ce qui le prouve, c’est qu’Allah a nommé ces deux personnes « arbitres » et l’arbitre donne une sentence même si les concernés n’en sont pas satisfaits…



- si les deux veulent la réconciliation, Allah rétablira l’entente entre eux. Allah est, certes Omniscient et Parfaitement Connaisseur.
Cette entente sera établie grâce à un heureux conseil et des paroles qui attirent les cœurs et qui rapprochent les deux parties. »[12]


6. EXHORTATION POUR LE COUPLE

Nous avons demandez à Cheikh Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i -Qu’Allah lui fasse miséricorde- :

« Avez-vous des conseils à donner aux époux sachant que les problèmes conjugaux et le divorce sont devenus banalité chez ceux qui se revendiquent de la sounnah, au point que cela tourne à l’anarchie ».  

Sa réponse fut la suivante : « Ce que nous recommandons aux époux c’est de s’entraider dans le bien et la piété et je leur conseille également d’adopter un bon comportement des deux côtés, le chaytan cherche à séparer la femme de son mari, jusqu’à ce que dans certains Hadiths authentiques :


« Chaytan envoie ses enfants pour semer la discorde entre les gens et l’un d’entre eux dit: « Je ne l’ai pas  lâché jusqu’à ce qu’il se sépare de sa femme » Et chaytan lui dit : « Toi tu es valeureux »,
Et dans d’autres versions : « Jusqu’à ce qu’il le tue et de lui dire:  « Toi, tu es valeureux »


L’homme doit bien se conduire avec sa femme comme vous avez pu l’entendre dans les Hadiths « Comportez-vous bien avec les femmes » c’est-à-dire comme avec des captives. Et Allah a dit dans Son livre:
Traduction relative et rapprochée: « … Et n’oubliez pas votre faveur mutuelle… » S2 V237

Et la femme est faible; Le messager -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- disait à son armée alors qu’il chantait aux chameaux pour qu’ils avancent rapidement : « Doucement avec les perles ! » C’est-à-dire les femmes sur les chameaux, qui pourraient tomber à cause de la vitesse, donc la femme est comme une lampe[ou une bouteille (en verre)] on se doit de bien se comporter avec elle. Allah a dit :

Traduction relative et rapprochée: « Et parmi Ses signes, Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous cohabitiez avec elles, et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté » S30 V21


«Pour que vous cohabitiez avec elles... »: c’est-à-dire qu’il trouve le réconfort auprès d’elle.


La femme également doit craindre Allah à travers son mari, il va au travail et travaille toute la journée, il ne doit pas retrouver à la maison une femme qui lui demande de se justifier pour toute chose aussi minime soit-elle, mais elle doit être la meilleur aide pour lui, comme le fut Khadija alors que le prophète vint la voir effrayé, car il avait vu Gibril qui l’avait serré et il a eut peur que ce ne soit un chaytan ou autre chose, elle dit:


«  Non par Allah ! Allah ne t’abandonnera pas.
Tu gardes les liens de parenté, et tu donnes aux nécessiteux »

Donc la femme doit craindre Allah à travers son mari et patienter avec lui, elle doit patienter avec lui, et après peu ils auront des enfants et ils seront préoccupés par leurs enfants, mais si le musulman le Sounni, se marie, divorce, se marie, divorce, et bien cela fera fuir beaucoup de femmes de la Sounnah. Il faut comme l’a dit Allah -'Azza wa jal- c’est Lui qui a uni les époux, il faut qu’ils se préoccupent de l’adoration, de la science, et c’est à Allah que nous implorons l’aide. » [13]


7. LES BIENS DE LA FEMME ET LA PERMISSION DU MARI


Cheikh al Albany –Qu’Allah lui fasse Miséricorde- fut interrogé de la façon suivante :
« Est-il permis à la femme de se comporter librement avec ses biens sans la permission de son mari. Et lorsque la femme savait auparavant que son mari n’était pas d’accord pour qu’elle dépense de ses biens, même si c’est pour une aumône « sadaqa ». Et de même pour la disposition libre de ses bijoux qu’elle a acheté avec son argent sans sa permission :Quel est le jugement ? »

Sa réponse fût la suivante : « Le jugement est clair, c’est la parole du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- :



« Il n’est pas permis à la femme de disposer librement de ses biens
sans la permission de son mari »



C’est un Hadith Hassan Sahih ; Hassan en lui-même, Sahih à cause du grand nombre de fois qu’il est rapporté.



Et tout ce qui semble contredire ce Hadith ne doit pas être perçu comme tel et ne doit pas être utilisé pour justifier le contraire. Concernant le Hadith dans lequel les femmes donnent leurs bijoux en « Sadaqa » comme il est rapporté dans le Sahih il y a plusieurs réponses à cela, Parmi elles:



- Il se peut que cela est été fait avec la permission de leurs maris
- Il se peut que cela c’est produit avant que le Hadith cité n’ai posé la règle.



C’est pour cela que nous conseillons à toutes les femmes musulmanes pratiquant les actions au moyen du livre et de la Sounnah de ne pas agir sur leurs biens comme elles l’entendent sans l’accord de leurs maris, car cela est source de désaccord et de dispute entre les deux époux et les conséquences de cela seraient très mauvaises.



Si l’époux est très mauvais avec sa femme elle peut montrer son affaire auprès des gouverneurs (juge etc…) « Qâdi » qui juge selon la « Charî’a » et particulièrement aujourd’hui les juges sont d’accord entre-eux pour que dans ce cas-là la femme puisse disposer librement de ses biens sans l’accord de son mari.


Ainsi si elle expose son affaire au juge, et s’il juge qu’il y a agression du mari sur son épouse alors il lui autorise à disposer de ses biens, sauf si le mari estime qu’elle gaspille alors à ce moment là le juge l’interdit à la femme même s’il avait été adopté que l’origine de cela (la disposition libre) avait pour but  de sortir de la crise.


Mais il ne pourra pas dans l’avenir autoriser la femme à faire une aumône qui la ferait tomber dans le gaspillage. Et Allah est plus savant. »[14]
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notes:


[1] Voir l’Explication de Kitab an-Nikah dans Sahih al Boukhari  de Cheikh al ‘Otheïmine (K7 audio)
[2] Voir Sahih Mouslim. C’est le Hadith de Jabir où il rapporte le pèlerinage du Prophète  -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-ainsi que son sermon d’adieu.
[3] Sans toucher la tête, le visage et le ventre.
[4] Rapporté dans les Sounanes et Mousnad de l’imam Ahmad
[5] Hadith Hassan Sahih rapporté par abou Dawoud, ibn Majah. Voir Sahih Sounan ibn Majah n°1615.
[6] Rapporté par Boukhari, Mouslim et at-Tirmidhi.
[7] Voir Tafsir ibn Kathir
[8] Rapporté par al Boukhari
[9] Toutes les questions qui ont été adressées au cheikh sont traduites tout au long de la revue, l’enregistrement sera également disponible sur notre site Internet : http://www.chez.com/albaida
[10] Traduction relative et approchée du sens du verset.
[11] Voir Tasfir as-Sa’di
[12] Voir Tasfir as-Sa’di
[13] Toutes les questions qui ont été adressées au cheikh sont traduites tout au long de la revue, l’enregistrement sera également disponible sur notre site Internet : http://www.chez.com/albaida
[14] Extrait du magazine al Assala n°19 (Dhoul Qi’da 1419h) page 76, traduit par un frère.

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Explication de « Kitab an-Nikah dans Sahih Boukhari » (K7audio)  de Cheikh al ‘Otheymine
Explication de « Ryadh as-Salihine » de Cheikh al ‘Otheymine
Tafsir ibn Kathir, Tafsir Sa’di

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MessageSujet: Les causes et les remèdes aux problèmes du couple   Jeu 11 Aoû 2016 - 17:22


Les causes et les remèdes aux problèmes du couple


Sheykh Al 'Utheymine Rahima'u Allah



1. LA CAUSE ET LE REMÈDE DE LA DÉSOBÉISSANCE DE LA FEMME ?

Cheikh al ‘Otheïmine –Qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit:

« La base de la désobéissance c’est la fierté. Une femme désobéissante, c’est une femme qui est fière et orgueilleuse vis à vis de son mari et qui aime le contredire et lui désobéir. Et Allah a donné le remède pour la désobéissance de la femme, lorsqu’Il a dit :


Traduction relative et approchée : « Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits [...]. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand ! » S4 V34

... Exhortez-les ...

Cela signifie qu’il faut les rappeler au livre d’Allah, et plus particulièrement aux versets qui expliquent les devoirs de l’épouse. Il faut également les rappeler à la Sounnah du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- et plus particulièrement aux Hadîths qui exposent les droits du mari sur sa femme et le péché qu’elles commettent en désobéissant

...Eloignez-vous d’elles dans leurs lits

Certains savants ont dit que le but du mot « Éloigner », c’est le fait de quitter l’acte sexuel de telle sorte que le mari soit dans le même lit que sa femme mais sans avoir de rapports avec elle. Mais cet éloignement doit suivre un comportement particulier car Allah précise que l’éloignement est dans le lit. En fait cet éloignement n’a pas à être apparent excepté au moment de l’intimité des époux.

Par conséquent, l’éloignement n’a pas à se faire devant les enfants, chose qui pourrait les perturber ; ni même devant les étrangers, chose qui pourrait humilier la femme et la pousser à être encore plus désobéissante. Remédier à la désobéissance de la femme ne doit pas conduire à son humiliation ni même à déstabiliser les enfants. Mais il se peut que cette étape n’apporte pas non plus de changement et alors Allah a dit …
»[1]

2. COMMENT SE COMPORTER AVEC LES FEMMES DÉSOBÉISSANTES ?

Mou‘awiya ibn Hayra dit :

« Un homme dit : Ô messager d’Allah ! Quel est le devoir de l’un d’entre nous envers sa femme »

Il dit : « De la nourrir lorsque tu te nourris, de la vêtir lorsque tu te vêtis, de ne pas frapper le visage, et ne pas critiquer son visage, et que tu ne t’éloignes d’elle que dans le foyer »[4]

D’après Iyas ibn ‘Abdillah ibn abi Dhoubab, le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit :

« Ne frappez pas les servantes d’Allah ».

[...] Et le Messager d’Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit : « De nombreuses femmes se sont plaintes de leurs maris auprès des femmes de Mouhammad , et ce ne sont pas ceux-là ( les maris ) les meilleurs d’entre vous » [5]

‘Abdoullâh ibn Zam‘a a entendu le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- dire :

« L’un d’entre vous s’emporterait-il et fouetterait-il sa femme comme une esclave alors qu’à la fin de la journée il a des rapports avec elle » [6]

En somme, Allah a délimité ses représailles -qui ne l’oublions pas sont en fait des remèdes à la désobéissance de la femme-. Effectivement, dès lors que le but réel est atteint, toutes représailles deviennent alors démesurées.

... si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles...

Ibn Kathir a dit au sujet de ce verset que si la femme obéit à tout ce que le mari veut d’elle dans ce que lui a permis Allah, alors il n’a plus de raison contre elle après ceci. Il ne doit pas la frapper ou l’isoler. Et il ne doit lui faire par la suite aucun reproche

... car Allah est certes, Haut et Grand !

Ceci est une menace aux hommes qui chercheraient la petite bête sans raison. Allah le Très Haut, le Plus Grand est dans ce cas-là L’Allié des femmes et Il se vengera de tous ceux qui les oppriment et qui leur cherchent la petite bête. »[7]

3. DE L’OBÉISSANCE À LA PATIENCE

Nous avons demandé à Cheikh Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i -Qu’Allah lui fasse miséricorde- :

« Une sœur dont le mari oblige à servir quotidiennement sa mère (la mère du mari) alors que cette dernière opprime la soeur et est la cause de nombreux problèmes entre les deux époux, et la soeur en question ne parvient plus à supporter cette situation, que doit-elle donc faire et qu’Allah vous récompense de la meilleure façon ? »

Sa réponse fut la suivante : « Louange à Allah par des louanges abondantes, bonnes, bénies, comme l’aime notre Seigneur et en est satisfait, et je témoigne qu’il n’y a de vraie divinité qu’Allah, nul associé à Lui, et je témoigne que Mouhammad est Son serviteur et messager. Sur ce, qu’Allah vous récompense pour ce que vous faites comme Da’wa et comme jalousie que vous éprouvez pour l’Islam, et qu’Allah bénisse vos efforts et qu’Allah fasse que vous soyez bénéfiques à l’islam et aux musulmans.

Quant à l’obligation proprement dite, cette femme n’est pas obligée de servir sa belle-mère d’autant plus si celle-ci se comporte mal avec elle, mais je lui conseille de patienter plus, et plus, et plus encore que ce qu’elle n’a pu déjà patienter, car Allah a dit :


Traduction relative et approchée : « Entraidez-vous dans l’accomplissement des bonnes œuvres et dans la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression »S5 V2

D’autant plus que cela pourrait entraîner la séparation et la discorde entre les époux, donc je lui conseille, et ce bien entendu en tant que conseil et non en tant qu’obligation, de patienter avec elle et qu’elles s’entraident et qu’elle la serve en fonction de ses capacités mais quant à l’obligation , non cela ne lui est pas obligatoire.

La femme doit se charger des tâches dont elle est capable, dans le foyer. Un jour Fatima vint se plaindre car elle ne trouvait pas le repos à cause des tâches [8], et le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- ne lui a pas dit : « Ceci ne t’es pas obligatoire », ce qu’il faudrait donc faire et ce que nous lui conseillons c’est de patienter et de s’entraider avec son mari et c’est à Allah que nous implorons l’aide » 9

Nous avons demandé aussi : « Jusqu’où la femme doit-elle obéir à son mari ? »

Sa réponse fut la suivante : « Quant à l’obligation c’est dans ce qu’Allah lui a ordonné:
- Lorsqu’il la convoite au lit.
- Et de même s’il est pauvre, elle doit patienter avec lui tant qu’elle le peut.

Mais la question est bien plus vaste que l’obligation, en effet, bien plus que l’obligation !
Et, nous lui conseillons de patienter avec son mari, dans le meilleur et le pire et qu’elle ne lui fasse pas supporter ce qu’il n’est pas en mesure de supporter, et ne lui demande pas d’acheter toutes les dernières modes, si elle voit une voiture elle lui demande d’acheter la même, de même au niveau des vêtements elle recherche les derniers modèles.

Elle doit aussi patienter avec lui et bien se comporter avec lui et élever ses enfants et laver ses vêtements, l’aider dans le bien, s’appliquer à lui faire à manger si elle le peut et vous êtes -si Allah le veut- des demandeurs de science, hommes et femmes, la femme peut ne pas avoir le temps de remplir ses devoirs et l’homme se doit de patienter et il se peut que l’homme ne puisse pas remplir ses devoirs et elle se devra de patienter et c’est à Allah que nous implorons l’aide.
» [9]
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MessageSujet: Re: Les divergences conjugales   Jeu 11 Aoû 2016 - 17:47


4. LE REMÈDE À L’INDIFFÉRENCE DU MARI


Allah a dit :

Traduction relative et approchée : « Et si une femme craint de son mari abandon ou indifférence, alors nul grief pour les deux s’ils se réconcilient par un compromis quelconque, et la réconciliation est meilleure, puisque les âmes sont portées à l’avarice. Mais si vous agissez en bien et vous êtes pieux... Allah est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites » S4 V128

... Et si une femme craint de son mari abandon ou indifférence, alors nul grief pour les deux s’ils se réconcilient par un compromis quelconque ...

Cheikh as-Sa’di a dit : « Cela signifie qu’elle craint que son mari s’écarte d’elle, qu’il ne soit plus attiré par elle et qu’il soit repoussé par elle ; alors le meilleur dans ce cas c’est de se réconcilier par un compromis quelconque. C’est-à-dire que la femme abandonne certains de ses droits qui incombent à son mari afin de rester avec son mari. Et ceci soit en diminuant ce qui lui est dû dans les subsistances ou dans les vêtements ou dans l’habitation ou dans le partage des nuits tel que abandonner son droit au rapport ou céder son tour à l’une de ses coépouses. »

Et ce verset fut révélé comme le rapporta abou Dawoud dans un Hadith de Hicham ibn ‘Ourwa d’après son père, à cet effet : ‘Aïcha -qu’Allah l’agrée- dit : « [...] et Sawda bint Zam‘a dit, lorsqu’elle fut âgée et qu’elle craignit que le Messager d’Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- ne la quitte : « Ô Messager d’Allah, mon jour est pour ‘Aïcha. » Et il accepta cela d’elle. Elle dit : c’est pour son cas et les cas similaires qu’Allah révéla [ce verset] ».

... et la réconciliation est meilleure ...

Puis il poursuit : « Si les deux époux se sont mis d’accord sur cette situation, alors il n’y a pas de péché ni de mal pour eux, ni pour l’épouse ni pour l’époux. De là, il est permis au mari de rester avec sa femme dans la situation décrite précédemment. Et ceci est meilleur que la séparation, c’est pour cela qu’Allah a dit : « Et la réconciliation est meilleure ». [10]

On tire une généralité à partir de cette expression et de son sens, c’est que la réconciliation entre deux personnes, entre lesquelles il y a des droits ou entre lesquelles il y a des litiges, est meilleure que l’acharnement de chacun dans la recherche de son droit. Dans la mesure où cette attitude implique la réconciliation, le maintien de la concorde, et l’indulgence.

Et ceci est permis dans l’ensemble des choses, sauf dans le cas où un illicite est rendu licite ou bien où un licite est rendu illicite. Alors ceci n’est pas une réconciliation mais plutôt une injustice. Et saches que chaque règle n’est parachevée et n’est parfaite que par la présence de ses exigences et par le bannissement de ses empêchements.

Allah a évoqué ce qui est nécessaire pour la réconciliation, et Il a attiré l’attention sur le fait que c’était meilleur. Et le meilleur, toute personne qui œuvre, le recherche et est attiré vers lui. Par cet ordre d’Allah et par Son incitation au bien, le croyant ne peut qu’augmenter sa recherche et sa motivation vers le bien


... puisque les âmes sont portées à l’avarice ...

Allah a ensuite indiqué l’empêchement de la réconciliation par cette parole. Les âmes sont façonnées sur l’avarice et ceci est l’absence de motivation pour être généreux envers les autres et l’avidité pour le droit qui lui est dû. Donc les âmes sont façonnées sur cette nature. Cela signifie qu’il convient d’arracher cette nature ignoble de nos âmes et de la remplacer par son contraire qui est la générosité, la bienveillance. Et cette bienveillance se définit par le fait que tu sois généreux dans tes devoirs et que tu te contentes dans tes droits. Et lorsque l’individu réussit à atteindre ce bon caractère, alors à ce moment, il lui sera facile de se réconcilier lors d’une dispute. Contrairement à celui qui ne fait pas d’effort pour faire disparaître cette avarice, alors celui-là, il lui sera difficile de se réconcilier. Alors que dire si la personne face à lui est comme lui ?!

... mais si vous agissez en bien ...

C’est-à-dire que vous vous améliorez dans l’adoration du Créateur de telle sorte que le serviteur adore son seigneur comme s’il Le voyait, car s’il ne Le voit pas, Lui Il le voit. Ce verset implique aussi que le serviteur agisse en bien envers les créatures ; par tous les chemins de bien, en leur faisant profiter de son argent, de sa science ou bien de son rang

... et vous êtes pieux... Allah est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites.

Si vous êtes pieux, et ceci en faisant l’ensemble des obligations et en délaissant l’ensemble des interdictions, alors Allah certes est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. » [11]

A ce stade-là, l’indifférence du mari reste un problème à régler entre les époux uniquement.


5. DU DÉSACCORD À L’ARBITRAGE !


Mais si le problème s’aggrave, et qu’il y a une crainte de séparation, alors Allah a dit :


Traduction relative et approchée : « Si vous craignez le désaccord entre les deux époux, envoyez alors un arbitre de sa famille à lui, et un arbitre de sa famille à elle. Si les deux veulent la réconciliation, Allah rétablira l’entente entre eux. Allah est certes Omniscient et Parfaitement Connaisseur » S4 V35

... Si vous craignez le désaccord entre les deux époux ...

Cheikh as-Sa’di a dit : « C’est-à-dire que vous craignez l’éloignement des deux époux et l’évitement à tel point que chacun d’entre eux soit de son coté

.. envoyez alors un arbitre de sa famille à lui, et un arbitre de sa famille à elle ...

Ce sont en fait deux hommes responsables, musulmans, justes, sensés, qui connaissent la situation entre les deux époux et qui connaissent les règles de la réconciliation et de la séparation. Ils doivent être conscients de l’importance de la famille musulmane dans la communauté. Ils doivent se rendre compte qu’ils tentent de réconcilier les deux piliers de la famille musulmane, avoir pitié des enfants qui sont en jeu, tout comme ils sont dépositaires des secrets de chacun (c’est pourquoi Allah dit « de sa famille à lui et de sa famille à elle », car dans ce cas ce sont des personnes qui sont le moins susceptibles de répandre ces secrets).Et ceci est ce qu’on tire de l’expression « arbitre » ; car un arbitre ne peut réconcilier sans qu’il ait les caractéristiques que l’on vient de citer.

Donc ces deux personnes considèrent ce que chaque époux reproche à l’autre. Puis chacun d’entre eux impose ce qui est obligatoire. Si aucun d’entre eux ne peut le faire, alors ils se contentent de la satisfaction de l’autre époux par rapport à la subsistance et au comportement. Tant que la réconciliation est possible, ils ne s’en écartent pas. Si la situation arrive jusque l’impossibilité de réconciliation, et qu’ils voient que la séparation est meilleure, alors ils les séparent.

Dans ce cas, le consentement des époux n’est pas une condition. Ce qui le prouve, c’est qu’Allah a nommé ces deux personnes « arbitres » et l’arbitre donne une sentence même si les concernés n’en sont pas satisfaits


... si les deux veulent la réconciliation, Allah rétablira l’entente entre eux. Allah est, certes Omniscient et Parfaitement Connaisseur .

… Cette entente sera établie grâce à un heureux conseil et des paroles qui attirent les cœurs et qui rapprochent les deux parties. »[12]

6. EXHORTATION POUR LE COUPLE

Nous avons demandez à Cheikh Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i -Qu’Allah lui fasse miséricorde- :

« Avez-vous des conseils à donner aux époux sachant que les problèmes conjugaux et le divorce sont devenus banalité chez ceux qui se revendiquent de la sounnah, au point que cela tourne à l’anarchie ».

Sa réponse fut la suivante : « Ce que nous recommandons aux époux c’est de s’entraider dans le bien et la piété et je leur conseille également d’adopter un bon comportement des deux côtés, le chaytan cherche à séparer la femme de son mari, jusqu’à ce que dans certains Hadiths authentiques :

« Chaytan envoie ses enfants pour semer la discorde entre les gens et l’un d’entre eux dit: « Je ne l’ai pas lâché jusqu’à ce qu’il se sépare de sa femme » Et chaytan lui dit : « Toi tu es valeureux »,
Et dans d’autres versions : « Jusqu’à ce qu’il le tue et de lui dire: « Toi, tu es valeureux
»

L’homme doit bien se conduire avec sa femme comme vous avez pu l’entendre dans les Hadiths « Comportez-vous bien avec les femmes » c’est-à-dire comme avec des captives. Et Allah a dit dans Son livre:


Traduction relative et rapprochée: « … Et n’oubliez pas votre faveur mutuelle … » S2 V237

Et la femme est faible; Le messager -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- disait à son armée alors qu’il chantait aux chameaux pour qu’ils avancent rapidement : « Doucement avec les perles ! » C’est-à-dire les femmes sur les chameaux, qui pourraient tomber à cause de la vitesse, donc la femme est comme une lampe[ou une bouteille (en verre)] on se doit de bien se comporter avec elle. Allah a dit :


Traduction relative et rapprochée: « Et parmi Ses signes, Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous cohabitiez avec elles, et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté » S30 V21

«... Pour que vous cohabitiez avec elles ... »: c’est-à-dire qu’il trouve le réconfort auprès d’elle.

La femme également doit craindre Allah à travers son mari, il va au travail et travaille toute la journée, il ne doit pas retrouver à la maison une femme qui lui demande de se justifier pour toute chose aussi minime soit-elle, mais elle doit être la meilleur aide pour lui, comme le fut Khadija alors que le prophète vint la voir effrayé, car il avait vu Gibril qui l’avait serré et il a eut peur que ce ne soit un chaytan ou autre chose, elle dit:

« Non par Allah ! Allah ne t’abandonnera pas.
Tu gardes les liens de parenté, et tu donnes aux nécessiteux »

Donc la femme doit craindre Allah à travers son mari et patienter avec lui, elle doit patienter avec lui, et après peu ils auront des enfants et ils seront préoccupés par leurs enfants, mais si le musulman le Sounni, se marie, divorce, se marie, divorce, et bien cela fera fuir beaucoup de femmes de la Sounnah. Il faut comme l’a dit Allah -'Azza wa jal- c’est Lui qui a uni les époux, il faut qu’ils se préoccupent de l’adoration, de la science, et c’est à Allah que nous implorons l’aide.
» [13]

7. LES BIENS DE LA FEMME ET LA PERMISSION DU MARI

Cheikh al Albany –Qu’Allah lui fasse Miséricorde- fut interrogé de la façon suivante :

« Est-il permis à la femme de se comporter librement avec ses biens sans la permission de son mari. Et lorsque la femme savait auparavant que son mari n’était pas d’accord pour qu’elle dépense de ses biens, même si c’est pour une aumône « sadaqa ». Et de même pour la disposition libre de ses bijoux qu’elle a acheté avec son argent sans sa permission :Quel est le jugement ? »

Sa réponse fût la suivante : « Le jugement est clair, c’est la parole du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- :

« Il n’est pas permis à la femme de disposer librement de ses biens sans la permission de son mari »

C’est un Hadith Hassan Sahih ; Hassan en lui-même, Sahih à cause du grand nombre de fois qu’il est rapporté.

Et tout ce qui semble contredire ce Hadith ne doit pas être perçu comme tel et ne doit pas être utilisé pour justifier le contraire.

Concernant le Hadith dans lequel les femmes donnent leurs bijoux en « Sadaqa » comme il est rapporté dans le Sahih il y a plusieurs réponses à cela, Parmi elles :

- Il se peut que cela est été fait avec la permission de leurs maris
-Il se peut que cela c’est produit avant que le Hadith cité n’ai posé la règle.

C’est pour cela que nous conseillons à toutes les femmes musulmanes pratiquant les actions au moyen du livre et de la Sounnah de ne pas agir sur leurs biens comme elles l’entendent sans l’accord de leurs maris, car cela est source de désaccord et de dispute entre les deux époux et les conséquences de cela seraient très mauvaises.

Si l’époux est très mauvais avec sa femme elle peut montrer son affaire auprès des gouverneurs (juge etc…) « Qâdi » qui juge selon la « Charî’a » et particulièrement aujourd’hui les juges sont d’accord entre-eux pour que dans ce cas-là la femme puisse disposer librement de ses biens sans l’accord de son mari.

Ainsi si elle expose son affaire au juge, et s’il juge qu’il y a agression du mari sur son épouse alors il lui autorise à disposer de ses biens, sauf si le mari estime qu’elle gaspille alors à ce moment là le juge l’interdit à la femme même s’il avait été adopté que l’origine de cela (la disposition libre) avait pour but de sortir de la crise.
Mais il ne pourra pas dans l’avenir autoriser la femme à faire une aumône qui la ferait tomber dans le gaspillage. Et Allah est plus savant.
»[14]

Recherche effectuée par Oummou Yassir & Oummou Mou‘adh

Composée de plusieurs extraits de :
Explication de « Kitab an-Nikah dans Sahih Boukhari » (K7audio) de Cheikh al ‘Otheymine
Explication de « Ryadh as-Salihine » de Cheikh al ‘Otheymine
Tafsir ibn Kathir, Tafsir Sa’di

[1] Voir l’Explication de Kitab an-Nikah dans Sahih al Boukhari de Cheikh al ‘Otheïmine (K7 audio)
[2] Voir Sahih Mouslim. C’est le Hadith de Jabir où il rapporte le pèlerinage du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-ainsi que son sermon d’adieu.
[3] Sans toucher la tête, le visage et le ventre.
[4] Rapporté dans les Sounanes et Mousnad de l’imam Ahmad
[5] Hadith Hassan Sahih rapporté par abou Dawoud, ibn Majah. Voir Sahih Sounan ibn Majah n°1615.
[6] Rapporté par Boukhari, Mouslim et at-Tirmidhi.
[7] Voir Tafsir ibn Kathir
[8] Rapporté par al Boukhari
[9] Toutes les questions qui ont été adressées au cheikh sont traduites tout au long de la revue, l’enregistrement sera également disponible sur notre site Internet : http://www.chez.com/albaida
[10] Traduction relative et approchée du sens du verset.
[11] Voir Tasfir as-Sa’di
[12] Voir Tasfir as-Sa’di
[13] Toutes les questions qui ont été adressées au cheikh sont traduites tout au long de la revue, l’enregistrement sera également disponible sur notre site Internet : http://www.chez.com/albaida
[14] Extrait du magazine al Assala n°19 (Dhoul Qi’da 1419h) page 76, traduit par un frère.

Source: http://www.al.baida.online.fr/accueil.htm
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MessageSujet: Parmi les moyens favorisant l’équilibre familial et la tranquillité du foyer : Adopter la bonne posture lors des désaccords   Mar 11 Avr 2017 - 12:48

Parmi les moyens favorisant l’équilibre familial et la tranquillité du foyer : Adopter la bonne posture lors des désaccords




Sheikh Salih Al Fawzan


Comment te comportes-tu (Ô femme) lors du désaccord ?

Et enfin sache (Ô femme) que nous sommes humains, donc nécessairement faibles, il y aura inévitablement des désaccords autour de certaines choses.

Mais, ce qui importe, c’est la façon dont est traité le désaccord, et si la survenue de quelques désaccords est naturelle, il n’est pas, pour autant, autorisé que chaque désaccord se transforme en problème risquant de détruire l’entité du foyer.

Voici (Ô femme) quelques recommandations auxquelles il convient de prêter attention lors d’un désaccord :

-Évite (Ô femme) de poursuivre la discussion en état de colère et retire-toi jusqu’à ce que les nerfs s’apaisent ;

-Adopte (Ô femme) la méthode de l’analyse, non celle de la controverse, et de saisir le problème et ses causes ;

-Ne coupe pas la parole et écoute attentivement ;

-Il faut faire don de bons sentiments, chacun doit laisser paraître à l’autre qu’il l’aime mais qu’il veut résoudre le problème ;

-Il faut se préparer à faire des concessions, en effet, l’obstination de chaque partie sur sa position conduira à l’aggravation de la situation et peut se terminer par le divorce.

Tiré d’une conférence intitulée : دور المرأة في تربية الأسرة
Traduit par Oum Suhayl

Source : http://www.islamsounnah.com/parmi-les-moyens-favorisant-lequilibre-familial-et-la-tranquillite-du-foyer-adopter-la-bonne-posture-lors-des-desaccords/
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MessageSujet: L’absence d’accord commun entre les époux étant la cause de problèmes, et la négligence dans le fait de vivre ensemble convenablement   Mer 31 Mai 2017 - 11:42

L’absence d’accord commun entre les époux étant la cause de problèmes, et la négligence dans le fait de vivre ensemble convenablement


SHeikh Sâlih Âl-SHeikh (Qu’Allâh le préserve)


Le mari doit patienter face aux faiblesses de son épouse, et de même elle doit aussi patienter à l’égard de son époux, et ils doivent s’éviter la colère, comme le Prophète (sallallahu ’alayhi wa salam) l’a conseillé : « Ne te mets pas en colère. » Lorsque l’un d’entre eux se met en colère, il est recommandé de retenir sa colère, car c’est le moyen par lequel Satan s’introduit pour créer la discorde. Le mari doit se comporter avec son épouse d’une bonne manière. Allâh – ta’ala– dit :

« Et comportez-vous convenablement envers elles. »  [1]

Le Prophète (sallallahu ’alayhi wa salam) a dit : « Soyez bon avec vos femmes. » [2] Et dans un autre hadîth il est dit : « Le plus parfait des croyants dans la foi est celui qui a le meilleur comportement, et le meilleur d’entre vous est celui qui est le meilleur avec ses femmes, et je suis le meilleur avec mes femmes. » [3]

La femme se doit d’être bonne avec son époux et de lui obéir, tant que cela ne constitue pas un péché. Elle ne doit pas sortir de chez elle sans l’autorisation de son mari, et il lui a été promis le Paradis si elle est véridique et obéissante. Comme cela a été rapporté de Oum Salamah, que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa salam) a dit : « Toute femme qui décède alors que son mari est satisfait d’elle, entrera au Paradis. » [4] L’homme a autorité sur la femme, comme Allâh – ta’ala– le dit :

« Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allâh accorde à ceux-là sur celles-ci. »  [5]

Et : « Mais les hommes ont cependant une prédominance sur elles. » [6]

Il a été rapporté par Ahmad, que l’Envoyé d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa salam) a dit : « Si une femme prie ses cinq prières (quotidiennes) et préserve ses parties intimes chastes et obéit à son mari, elle entrera au paradis, par la porte qu’elle souhaite. » [7] [8]

Notes
[1] Coran, 4/19

[2] Unanimement reconnus authentique.

[3] Rapporté par at-Tirmidhî qui dit que c’est un bon hadîth, et Ahmad.

[4] Rapporté par Ibn Mâdja et at-Tirmidhî qui dit que c’est un hadîth bon.

[5] Coran, 4/34

[6] Coran, 2/228

[7] Rapporté par Ibn Hibbân et d’autres d’après Abou Houreira, qui est un hadîth jugé bon.

[8] Al-Mindhâr fî Bayân Kathîr min al-Akhtâ’ ach-Châ-i’ah du SHeikh Sâlih Âl-SHeikh, p. 109 - 110.

Source : https://www.manhajulhaqq.com/spip.php?article820
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