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 Fêter le Jour de ’Âshoûrâ

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Oum Mouqbil
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Date d'inscription : 21/07/2007

MessageSujet: Fêter le Jour de ’Âshoûrâ   Mer 9 Avr - 8:40

Fêter le Jour de ’Âshoûrâ

SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahullâh)






BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

SHeikh al-Islâm a été intérrogé sur la position de l’Islâm concernant ce que font actuellement les gens le jour de Âchoûrâ, tels que mettre du kohol aux yeux, se laver, rigoler, se féliciter, préparer des repas, se montrer joyeux, etc ? Est-ce qu’il y aurai un hadîth authentique [sahîh] venant du prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) sur tout cela ou non ? Est-ce que les pratiquer en l’absence de hadîth authentique ne relève-t-il pas de l’hérésie [bid’ah] ? Est-ce que les scènes de complainte et de lamentation que font voir l’autre catégorie de gens, à travers, entre autres, les cérémonies funèbres que l’on organise, les mines tristes que les gens affichent et le refus de boire de l’eau ont un origine authentique [sahîh] dans l’Islâm ou non ?




Louange à Allâh, le Maître des mondes

Il n’y a aucun hadîth authentique [sahîh] venant du prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) ou de ses compagnons sur tout cela. Aucun des guides musulmans [A-îmat al-muslimîn], des fondateurs des quatre écoles juridiques [A-îmat al-arba’a] ou autres ne les a recommandé.

Aucun des auteurs des livres de référence reconnus n’a rapporté, ni du prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam), ni de ses compagnons [sahâbah], ni de ceux qui sont venus directement après les compagnons [tâbi’în] du prophètes un hadîth authentique [sahîh] ou même faible [dha’îf] sur la question dans aucun livre parmi les Sahîh [authentiques], les Sounnans et les Mousnad . En plus, ces hadîth étaient complètement ignorés du temps des siècles bénis.

Cependant, certains parmi les derniers venus ont rapporté, sur la question, des hadîths tels que
« quiconque met du kohol sur ses yeux le jour de Âchoûrâ ne sera pas atteint par la conjonctivite le reste de l’année » ou « quiconque se lave le jour de Âchoûrâ ne sera pas malade le reste de l’année » etc.

Ils ont également rapporté les vertus de la prière du jour d’ Âchoûrâ et que la repentance d’Adâm , l’installation de l’arche sur le Djûdî ,la réponse de Yûssuf à Ya’coub, le sauvetage d’Ibrâhîm du feu, le sacrifice du bélier à la place d’Ismâ’îl, etc. ont lieu le jour de Âchoûrâ. Ils ont aussi rapporté un hadîth apocryphe [mawdhou’] injustement attribué au prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) qui dit
« quiconque fait preuve de largesse à l’endroit de sa famille le jour de Âchoûra, Allâh lui accordera des largesses le reste de l’année »

[...]

Un groupe composés de rafidhîtes qui, en réalité, étaient des ignorants, incroyants, des gens de la passion, qui affichaient leur loyauté envers la famille du prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) et une autre de Nadhîbi qui détestait ’Alî et ses compagnons à cause des guerres qui les ont opposé. Il est indiqué dans le Sahîh de Muslim que le prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit :
« La tribu Thaqîf comptera un menteur et un damé ».

Le menteur était Al-Mukhtâr Ibn Abî ’Oubayda ath-Thaqafî. Il affichait son allégeance à la famille du prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) et prenait fait et cause pour elle. Il a ainsi tué ’Ubaydullâh Ibn Ziyâd , l’Emir d’Irâk qui avait comploté l’assassinat de Husseyn Ibn ’Alî (radhillâhu ’anhu). Mais, par la suite, il a menti et prétendu être un prophète et que l’ange Djibrîl (’alayhi salam) lui rendait visite. Ce qui poussa certains à s’en plaindre auprès de Ibn ’Oumar et de Ibn Abbâs. Ils ont dit à l’un que Al-Mukhtâr Ibn Abî ’Ubayda ath-Thaqafî prétend que l’ange Djibrîl (’alayhi salam) lui rendait visite. Celui-ci leur a répondu qu’il disait la vérité, car Allâh - Ta’âla - dit :

« Vous apprendrai-Je sur qui les diables descendent ? Ils tendent l’ oreille... Cependant, la plupart d’ entre eux sont menteurs. » [1]

Ils ont dit à l’autre que Al-Mukhtâr Ibn Abî ’Ubayda ath-Thaqafî prétend qu’on lui faisait des révélations. Il a répondu qu’il disait la vérité. [Car les démons font des révélations à leurs maîtres afin qu’ils puissent polémiquer avec vous].

Quant au damné c’était Al-Hajjâj Ibn Yûssuf ath-Thaqafî. Il s’était détourné de ’Alî et de ses compagnons. Il faisait partie des Nawassibi, alors que le premier était un rafidhîte. Mais ce dernier était beaucoup plus acerbe dans ses calomnies, mensonges et reniement de la religion. Pire, il prétendait être investi d’une mission prophétique

[...]

A Kûfa, beaucoup de guerres et de batailles ont opposé ces deux parties. Husseyn fils de ’Alî (radhiallâhu ’anhu) fut tué au cours de l’une de ces batailles par un groupe tyran et injuste. Tout comme Hamza, Dja’afar, son père ’Alî, et d’autres membres de sa famille qui ont connu le même sort, Allâh l’avait élevé au grade de martyr. Allâh venait ainsi de relever son rang et son grade. Son frère Hassan et lui-même sont considérés comme les maîtres des jeunes au paradis. Les rangs élevés ne s’acquièrent que dans l’épreuve.

Lorsqu’il avait été demandé au Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) lequel des gens subit plus d’épreuves, il avait répondit :
« les prophètes, puis les saints hommes, puis ceux qui se rapprochent le plus de ces derniers, ainsi de suite. L’homme sera éprouvé dans sa religion. S’il se montre solide, il verra ses épreuves accentuées ; mais s’il laisse apparaître des faiblesses, il subira moins d’épreuves. Le croyant continuera de subir des épreuves jusqu’au jour où il marchera sur terre, débarrassé de tout péché ». [2]

Hassan et Husseyn avaient obtenu d’Allâh - Ta’âla - des grades très élevés et n’avaient pas encore subi des épreuves à l’image de celles subies par leurs vénérables aïeux. Ils sont nés dans la grandeur de l’Islâm et ont vécu dans la grandeur et la noblesse, à une époque où les musulmans les vénéraient et les honoraient. À la mort du prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam), ils n’avaient pas encore atteint l’âge de raison. La grâce d’Allâh sur eux a consisté en ce qu’ils ont subi les mêmes épreuves que les autres membres de leur famille parmi lesquels il y avait des personnes meilleures qu’eux. À titre d’exemple, ’Alî Ibn Abî Tâlib était meilleur qu’eux, et pourtant il est mort en martyr.

L’assassinat de Husseyn avait semé la discorde entre les gens ; tout comme celui de ’Uthmân Ibn ’Affân (radhiallâhu ’anhum) avait été l’une des raisons des dissensions qui ont existé entre les gens et de la division de la communauté musulmane jusqu’à présent. Un hadîth dit :
« Aura été sauvé quiconque échappe à ces trois choses : ma mort, l’assassinat d’un calife persévérant et l’Antéchrist »

[...]

Après la mort de ce dernier, des groupes ont écrit à Hussein et lui ont promis de l’aider à vaincre ses ennemis s’il en prenait la décision. Mais, ils n’ont pas tenu parole. Pire encore, lorsqu’il leur a envoyé son cousin, ils ont manqué à leur parole, violé leur engagement et aidé ses ennemis qu’ils avaient promis de combattre. Avant cela, des hommes avertis et dévoués à sa cause tels que Ibn Abbâs et Ibn ’Oumar l’en avaient dissuadé, car estimant que cela n’avait aucun intérêt et n’augurait rien de bon. Et les choses se sont déroulées comme ils les avaient prédites. La volonté irrévocable d’Allâh venait ainsi de se réaliser.

Lorsque Husseyn (radhiallâhu ’anhu) est sorti pour faire la guerre et a vu que les choses avaient changé, il leur a demandé de faire demi-tour ou de se replier vers un poste frontière ou vers son cousin Yazîd. Mais, ils s’y sont opposés, l’ont pris en otage et poussé à les combattre. Ils l’ont combattu et ils l’ont injustement tué avec une partie de ceux qui étaient avec lui. Par cette mort en martyr, Allâh venait de l’honorer, de le compter parmi les vénérables et vertueux membres de sa famille et d’humilier ses agresseurs et assassins.

La mort de Husseyn a semé la discorde entre les gens. Et une catégorie de personnes ignorantes et iniques, athée et hypocrite, égarée et légère, affichant son allégeance à Husseyn et à la famille du prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam), commençait à faire du jour de Âchoûrâ un jour de funérailles, de tristesse et de pleurs et s’adonner aux pratiques de l’époque antéislamique telles que le déchirement des vêtements, se gifler ou échanger des propos de condoléances à la manière de l’époque antéislamique. Ce qu’Allâh et Son Messager ont ordonné dans une situation de malheur - si elle est nouvelle - c’est la patience, l’endurance et la rappel. Allâh - Ta’âla - dit :


« Très certainement, Nous vous éprouverons par un peu de peur, de faim et de diminution de biens, de personnes et de fruits. Et fais la bonne annonce aux endurants, qui disent, quand un malheur les atteint : "Certes nous sommes à Allâh, et c’est à Lui que nous retournerons. Ceux-là reçoivent des bénédictions de leur Seigneur, ainsi que la miséricorde ; et ceux-là sont les biens guidés. » [3]

Il est rapporté dans le Sahîh que le prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit : « Il ne fait pas partie de nous, quiconque se donne des gifles, déchire des vêtements et crie à la manière de ce qui se faisait à l’époque antéislamique ». [4].
Il a également dit : « je n’ai rien a voir avec celle qui pleure à haute voix, celle qui crêpe ses cheveux, et celle qui déchire ses habits » et « la pleureuse, si elle ne se repent pas avant sa mort, elle se relèvera le jour du jugement dernier avec la tête couverte de sueur et le corps atteint de gale. » [5].

Dans un Hadîth contenu dans le Mousnad et rapporté du prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam). Il est dit dans le Mousnad que Fâtima, fille de Husseyn, a rapporté de son père qui, à son tour, a rapporté du prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) le hadith suivant :
« quiconque est atteint par le malheur et se le remémore, même après une longue durée, Allâh le rétribuera comme si c’était le jour où il avait subi le malheur ».

Ceci est un honneur fait par Allâh aux croyants. Le malheur de Husseyn et des autres, s’il est évoqué, après une longue période, le croyant doit se le remémorer, conformément aux enseignements d’Allâh et de Son Messager, s’il veut être rétribué, de la même manière que celui qui l’avait subi. Si Allâh - Ta’âla - a ordonné de faire preuve de patience et d’endurance dans les moments de malheur, qu’en sera-t-il au fil du temps.
Chaytân a fait croire aux ignorants et égarés en un certain nombre de pratiques auxquelles l’on doit s’adonner le jour de Âchoûrâ. Il s’agit de l’organisation de cérémonies funèbres, de lamentations et de pleurs, de la composition de poèmes de tristesse et du récit de fausses histoires ne contenant qu’une seule vérité, à savoir le réveil de la tristesse, le fanatisme, la provocation de tensions, de guerres, et de dissensions entre les musulmans, le fait de proférer des propos blasphématoires à l’endroit des anciens des premières générations et l’installation du mensonge et des tensions à une vaste échelle au niveau mondial.

Aucune communauté musulmane n’a fait autant en matière de mensonge, de provocation de tensions et d’appui aux chrétiens au détriment des musulmans par rapport à cette communauté égarée et dévoyée.

Les gens de cette communauté sont pires que les khâwaridjs déserteurs. Le prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit à propos de ces gens :
« Ils tuent les adeptes de l’Islâm et laissent les idolâtres ». Ils ont soutenu les Juifs et les Chrétiens au détriment de la famille du prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) et la Ummah [communauté] des croyants. Ils ont également aidé les polythéistes turcs et les tatâr [mongoles] à accomplir leurs actes de tuerie, de captivité et de destruction à l’encontre de Baghdâd, de la famille du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam), dépôt du message divin, fils de Abbâs et d’autres parmi la famille du prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) et des croyants.

Les torts et les pertes que ces gens là ont fait subir à l’Islâm ne peuvent être calculé par une personne, fut-elle très éloquente. L’opposition à ces gens a été assurée par une catégorie de personnes composée soit de Nawâssibîs très fanatiques à l’endroit de Husseyn et de sa famille, soit d’ignorants qui ont répondu à la perversité par la perversité, au mensonge par le mensonge, au mal par le mal et à l’hérésie par l’hérésie [bid’ah]. Ils ont ainsi laissé des traces de scènes de joie et de gaieté le jour d’Âchoûrâ qui consistaient à mettre du kohol aux yeux, à teindre les pulpes des doigts à l’aide d’henné, à se montrer large à l’endroit de la famille, à préparer des plats exceptionnels, ainsi que d’autres choses que l’on fait les jours de fête. Ces gens là ont, de ce fait, pris le jour de Âchoûrâ comme un jour de fête et de gaieté.

Il y a, en face d’eux, une autre communauté qui considère le jour de Âchoûrâ comme un jour de deuil au cours duquel ils montrent leur chagrin et tristesse.

Toutes ces deux parties se trompent lourdement et évoluent en marge de la Sounnah, même si ces derniers [les Rafidhîs] sont plus mauvais de par leur intention, ignorance et injustice. Cependant Allâh a ordonné la justice et la bienfaisance. Le prophète (sallallahu ’alayhim wa sallam) dit :
« ceux qui viendront après moi verront beaucoup de divergences. C’est pourquoi je vous exhorte à suivre ma tradition et celle des quatre khalifes bien guidés qui viendront après moi. Soyez en fortement attachés. Gardez-vous bien des choses nouvellement inventées dans l’Islâm, car toute hérésie est un égarement ».

Ni le prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) ni ses compagnons ne se sont adonnés, le jour de Âchoûrâ, à rien de tous cela, à savoir les scènes de joie et de gaieté ainsi que celles de tristesse et de détresse. Cependant, lorsque le prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam), arrivant à Médine, avait trouvé que les Juifs jeûnaient le jour d’Âchoûrâ, il leur avait demandé quelle est sa signification, et ils répondirent : « C’est le jour où Allâh avait sauvé Mûssa de la noyade, c’est la raison pour laquelle nous le jeûnons ». Le prophète dira : « Nous avons plus de droits sur Mûssa que vous. Et il l’avait ainsi jeûné et ordonné de le jeûner ».

La tribu des Qoraych le magnifiait également à l’époque antéislamique. Mais le jour que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) avait ordonné de jeûner c’était un seul jour. Il était arrivé à Médine au courant du mois de Rabî al-Awwal et l’année d’après il avait jeûné le jour d’Âchoûrâ et ordonné de le jeûner. Et lorsque le jeûne du mois de Ramadhân a été institué, celui du jour d’Âchoûrâ a été abrogé. [...] [6]





Notes :
[1] Coran , 26/221-222
[2] Hadîth rapporté par at-Tirmidhî, Ibn Mâdja, Ahmad d’autres
[3] Coran, 2/155-156-157
[4] Rapporté par al-Bukhârî, et Ahmad
[5] Rapporté par Muslim
[6] Madjmu’ al-Fatâwa de SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah, Vol-13 p.160-170

http://www.manhajulhaqq.com/spip.php?article40
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