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 Al-Khul : divorce demandé par la femme

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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Al-Khul : divorce demandé par la femme   Mer 2 Avr 2008 - 14:34

Divorce demandé par la femme (Khoul3)



Les pages en arabe :

http://membres.multimania.fr/visiocap/zad_p388.jpg

http://membres.multimania.fr/visiocap/zad_p389.jpg

http://membres.multimania.fr/visiocap/zad_p390.jpg

http://membres.multimania.fr/visiocap/zad_p393.jpg


Traduction de Visio de la bonne reference :



Explication De Zad Al-Moustaqni3

Cheikh Al outheïmin


Chapitre du Khoul3 (Séparation par versement d’une indemnité)





Extrait du texte de Zad Al-Moustaqni3 (tome 5 page 388-393) :

Celui qui a la possibilité de faire une donation : que ce soit l’épouse ou un étranger, sa donation est valide en tant qu’indemnité. Si l’épouse a une répulsion envers son époux à cause de son apparence, ou son caractère, ou une diminution dans la religion, ou si elle craint de tomber dans le péché en ne donnant pas le droit de son époux, alors le Khoul3 (séparation par versement d’une indemnité) est permis.


Explication de cheikh Al-Outheimin :

« Chapitre du Khoul3 » : Le Khoul3 consiste en la séparation de l’épouse en échange d’une indemnité au moyen de termes connus.

[…]

Question :

Est ce que le Khoul3 est permis ?


Réponse :

Le Khoul3 n’est permis qu’a une condition : Que les deux conjoints aient peur de ne pas respecter les limites d’Allah. Si la situation entre les deux conjoints est bonne, il n’est alors pas permis à la femme de demander la séparation. Cela à cause de la parole du prophète : « Celle qui demande le divorce à son époux sans qu’il y ai de mal ne sentira pas l’odeur du paradis ». Nous disons donc que le Khoul3 dans une situation convenable n’est pas permis. Mais si la situation ne l’est pas et qu’il n’y a pas la possibilité de divorce (Talaq) alors le Khoul3 est permis.

« Celui qui a la possibilité de faire une donation : que ce soit l’épouse ou un étranger, sa donation est valide en tant qu’indemnité. » :

Le Khoul3 repose sur deux choses :

La séparation
Le versement de l’indemnité

Seul l’époux décide de la séparation, personne d’autre. Quant à l’indemnité, elle peut être verset par l’épouse, ou le tuteur ou bien un étranger. Toute personne ayant la possibilité de faire une donation est autorisé à verset l’indemnité.

[…]


Question :

Est il permis que tu ailles chez une personne en lui disant : « sépare toi de ta femmes en échange de 10 milles riyal » ?

Réponse :

Il y a plusieurs cas : Si c’est dans l’intérêt de l’épouse, alors cela est permis, et c’est considéré comme une bonne action. Si un homme sait que cet époux n’est pas convenable pour cette femme, ni d’un point de vue religion, ni d’un point de vue caractère, puis qu’il va le voir en lui proposant 10 milles riyales en échange de sa séparation avec cette femme, il n’y a alors pas de mal à cela, il est un bienfaisant et il doit être remercié pour cela.

[…]

« ou une diminution dans la religion » : La diminution visé ici est celle qui n’implique pas la mécréance. Comme par exemple le fait qu’il soit négligeant envers la prière en commun, ou qu’il fume, ou qu’il rase sa barbe, ou des choses de ce type. Mais si la diminution dans la religion implique la mécréance, comme par exemple le fait qu’il délaisse la prière,alors dans ce cas le Khoul3 est obligatoire. Elle est alors obligée de le quitter par tous les moyens en sa possession. Et il est obligatoire pour les musulmans de la libérer de son emprise par le biais de l’indemnité, car dans ce cas précis, si elle va devant le juge, elle n’arrivera pas à obtenir le divorce car il va lui demander des preuves de son délaissement de la prière. Or ceci est très dur à prouver car personne ne peut être témoin qu’il ne prie pas. En effet, il se peut qu’il prie dans son lieu de travail ou dans sa demeure secondaire etc…Parce que prouver une chose inexistante est très difficile, contrairement au fait de prouver une chose existante. Cette dernière est plus facile. Donc dans ce cas là, lorsque nous savons que la femme dit vrai et que le mari demande en échange de la séparation tel somme, il est alors obligatoire pour nous de la libéré de son emprise car il est interdit par le livre, la sounnah et le consensus qu’une musulmane soit sous la main d’un mécréant.

« ou si elle craint de tomber dans le péché en ne donnant pas le droit de son époux, alors le Khoul3 est permis » : dans ce cas précis elle ne reproche rien à son mari mais elle a peur de tomber dans le péché en ne lui donnant pas son droit. Elle sent qu’elle ne s’abandonne pas à lui, qu’elle répond à ses avances avec dégoût. Ceci c’est produit à l’époque des compagnons – qu’Allah les agrées – chez la femme de thâbit ibn Qayss lorsqu’elle est venu devant le prophète en disant : Ô messager d’Allah, je n’est rien à reprocher à thabit ibn Qayss, que ce soit en caractère ou en religion, mais je ne veut pas tomber dans la « mécréance dans l’Islam » : c’est a dire « je ne veus pas rester avec lui jusqu'à tomber dans la mécrance » La mécréance dans l’Islam signifie la mécréance des droits de l’époux, et non pas la mécréance qui fait sortir de l’Islam . Elle a eut peur de tomber dans la mécréance des droits conjugaux au sujet de laquelle le prophète a mis en garde. Le prophète a ensuite dit : « est ce que tu acceptes de lui rendre son jardin ? », elle répondit : « Oui ». il a dit à thâbit : « Accepte le jardin et divorce là ». Ce qu’il fit.

Donc cette femme a fait l’éloge de son mari dans son caractère et sa religion mais elle ne peut pas vivre avec lui. Elle a donc eut peur de ne pas lui donner ses droits. Dans ce cas, le Khoul3 est permis à cause de la parole d’Allah ta’ala: « Si vous craignez que tout deux ne respectent pas les limites d’Allah ». Si on craint que les limites d’Allah ne soient pas respectées alors le Khoul3 est permis comme le dit l’auteur.


[1] C-a-d que auparavant il était permis mais dans le cas de la mécréance il devient obligatoire (le traducteur)

http://membres.multimania.fr/visiocap/Explication.doc




PS : Au sujet de la parole du cheikh "Seul l’époux prononce la séparation, personne d’autre", il dit cela car lorsque la femme fait appel au juge, ce dernier ne prononce pas le divorce, il oblige (il ordonne) le mari à le prononcer !


Dernière édition par Oum Mouqbil le Dim 1 Fév 2009 - 10:46, édité 1 fois
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Al-Khul : divorce demandé par la femme   Mer 2 Avr 2008 - 14:39

Al-Khul




Al-Khul est défini par les savants comme ayant le même sens qu’enlever son vêtement. Cela signifie que la femme cherche à retirer son mari d'elle (c'est-à-dire le divorce). Cette compréhension vient de la Parole d'Allah :

« On vous a permis, la nuit d’as-Siyam, d’avoir des rapports avec vos femmes ; elles sont un vêtement pour vous et vous un vêtement pour elles. » [Sourate Al-Baqara : 187]

La compréhension légale du terme (khul) implique que la femme paye à un homme (son mari) une certaine somme d'argent pour mettre fin à leurs noces. Si l'argent (propriété) n'est pas échangé alors le khul est incomplet et nul.

Dans l’ensemble le khul est sanctionné selon la loi islamique sauf s’il est fait correctement et est demandé pour des raisons justes.
Les raisons valables pour khul varient selon les circonstances, mais en général les quelques raisons valables pour le khul sont :


1. Le mari a d'un tempérament dur

2. Il est dur avec (abuse de) sa femme

3. La femme craint qu'en restant avec lui, elle n'établisse pas les préceptes d'Allah dans ce qu'Il lui a rendu obligatoire, comme l'amour mutuel et le bon rapport (avec son époux).


Le khul qui est interdit et que nous avons décrit d’après les paroles du messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam), est celui qui est fait sans raison religieuse, morale ou raison valable.
Ce type de khul mène une femme au nifaq (l'hypocrisie), parce qu'elle dédaigne les lois d'Allah en ce qui touche à l'amour mutuel et aux bons rapports (avec son époux).

Pour une clarification plus complète sur les lois se rapportant à cette question, référez-vous aux livres vérifiés de Fiqh et demandez aux savants quand vous ne savez pas.


http://www.salafs.com/modules/news/a...ords=hypocrite


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MessageSujet: Re: Al-Khul : divorce demandé par la femme   Sam 15 Nov 2008 - 12:02

Divorcer de son mari

Sheikh Djamel Al-Harithi (qu’Allah le préserve)





Question :

Une soeur m'a parlé de son désir de divorcer de son mari. Elle est mariée avec lui depuis 6 mois maintenant. Mais ils n'ont aucun sentiment l'un envers l'autre, aucune complicité. Pour elle c'est très difficile à vivre. Elle a patienté jusqu'a présent mais elle en souffre de plus en plus. De plus son mari ne prend pas le temps de s'occuper d'elle. Elle vit chez ses parents et lui, il ne va pas la voir et ne l'appel pas. Cette raison est-elle suffisamment valable pour qu'elle demande à son mari de la divorcer ? Barak Allah ou fikoum


Sheikh Djamel Al-Harithi (qu’Allah le préserve) répond :

Dans ce cas, si elle craint le manquement à ses devoirs et l`ingratitude, elle demande le divorce et lui rend ce qui lui a remis comme bien lors de la dote. La base de cela est le hadith (dans l`authentique de al-Boukhari) de Ibn Abass, qu`Allah l`agrée, ou la femme de Thabit Ibn Qayss a demandé au prophète, prière et salut d`Allah sur lui, la séparation avec son mari de peur de tomber dans l`ingratitude et renier le bienfait. Le prophète, prière et salut d`Allah sur lui, lui demanda de lui rendre le jardin de palmiers qu`il lui avait remis en dote, puis il lui (son mari) ordonna de la divorcer



http://true.salaf.over-blog.com/article-24531152.html
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Al-Khul : divorce demandé par la femme   Dim 1 Fév 2009 - 10:44

Est-ce que la femme qui demande le divorce à son mari sans raison valable est une pècheresse ?

Cheikh 'Abdal-Aziz Bin 'Abdallah Bin Baz



L'interrogateur demande :
Si la femme demande à son mari le divorce sans raison valable et que le mari refuse sa demande, est-elle de ce fait une pécheresse ?


Le cheikh (qu'Allah lui fasse miséricorde) répond :
Si la femme n'a pas de raison valable, le mari n'est pas forcé de répondre à sa demande de divorce, mais il est aussi nécessaire pour lui de chercher les choses qui apporteront l'harmonie et l'amour (dans leur relation) et la débarrasser (cette relation) des choses qui amèneront au divorce. Car il est possible qu'elle est quelques raisons valables.

Il est donc nécessaire qu'il prenne en considération cela car elle peut avoir des raisons légitimes , soit à cause du mauvais caractère du mari ou de son avarice ou du fait qu'il reste dehors toute la nuit ou qu'il rentre très tard à la maison ou encore d'autre raisons que celles-ci. Donc il lui est obligatoire d' observer ces choses et de craindre Allah afin qu'il donne à la femme son droit.

Quand à elle, alors il ne lui est pas permis de demander le divorce sauf avec une raison valable. Comme cela provient de l'autorité du Messager d'Allah salallahu 'alayi wa salam qui a dit :
" Toute femme qui demande le divorce sans raison légitime ne sentira pas le parfum du Paradis " (Al-Bukhari).

Et cela est une menace sévère. Donc, il incombe à la femme de vivre avec son époux dans la bonté, la gentillesse et de l'écouter et lui obéir dans ce qui est en conformité avec le Coran et la Sunnah du prophète salallahu 'alayi wa salam, et de ne pas demander le divorce à son mari sauf pour une raison valable.

Et si il y a une raison valable, alors il n'y a pas de problème à cela. Par exemple: il est avare, ce qui va l'empêcher de donner à sa femme les droits qui lui sont dus, ou bien il est plongé dans le péché et la désobéissance comme prendre de l'alcool ou de la drogue, ou encore il reste dehors toute la nuit, tout le temps, ou il rend la vie de sa femme très restreignant (oppressante), ou d'autre raison que celles-ci qui sont légitimes, alors c'est une excuse qui doit être considérée et honorée.

Ou il est possible que se soit du fait que probablement elle déteste vraiment son époux et du fait qu'Allah n'ait pas placé dans son cœur l'amour pour lui et elle ne peut donc pas respecter ses devoirs envers lui en conséquence de cette haine qu'elle éprouve pour lui, alors il n'y a pas de mal à ce qu'elle demande le divorce. Ainsi, en retour, elle ne commettra pas de péché en ne lui donnant pas ses droits. Et si elle lui demande le divorce, alors elle devra lui rendre la dot qu'il lui a donné pour l'épouser et qui lui a donné pour préparer le mariage (cadeaux ,vêtements et l'argent qui fut nécessaire pour le repas de noce).

Et si la raison du divorce est qu'elle le déteste alors on devra lui donner ce qu'il lui a donnée comme dote et ce qu'il lui a donné comme cadeaux autre que la dote.

Donc, si la raison pour laquelle elle demande le divorce est parce qu'il ne lui donne pas son droit ou s'il est avare envers ses besoins ou s'il reste toute la nuit dehors et qu'il ne rentre à la maison que très tard dans la nuit et qu'il est fatigué, ou qu'il sombre dans l'alcool ou les drogues, alors ces raisons sont des raisons légitimes à sa demande de divorce. Et si le mari refuse, alors elle devra le "traîner" devant le tribunal musulman afin qu'il puisse analyser cette affaire.

Quand à celui qui ne prie pas, alors il n'est pas permis à la femme de rester avec lui car abandonner la prière est de la mécréance et le refuge est auprès d'Allah.
Et ceci car la prière est le pilier qui garde la religion bien droite, donc si le mari abandonne la prière alors cela devient une raison valable pour la femme de refuser d'être avec lui. Et il ne lui est pas permis de rester avec elle, jusqu'à ce qu'il se repente à Allah de son abandon de la salat, et ceci est basé sur la parole du Prophète (salallahu 'alayi wa salam) :
" L'engagement entre nous et eux est la prière. Donc quiconque l'abandonne a mécru " (Ahmad,Tirmidhi,Nasa'i)

Et aussi sa parole ( salallAllahou 'alayki wa salam) :
" La tête de cette affaire est l'Islam et son pilier central est la prière " ( Ahmad, Tirmidhi)

Et aussi , le Prophète ( salallAllahou 'alayi wa salam) a dit :
" Ce qu'il y a entre l'homme, la mécréance et l'association c'est la prière " ( Muslim, Abou Dawoud, Nasa'i)

Donc cela montre que la prière est une affaire importante et elle est le pilier de l'Islam et c'est la première chose parmi les actes dont le serviteur devra rendre compte le Jour du Jugement.

Donc il incombe à tous les croyants et les croyantes ou chaque individu qui proclame l'islam de craindre Allah et de sauvegarder sa prière à son heure et de les réaliser en groupe avec les musulmans à la moquée car ne pas les accomplir ainsi est une désobéissance et un péché et le fait qu'il les prie à la maison est aussi une désobéissance mais pas une mécréance.

Mais le fait qu'il abandonne la prière entièrement , alors cela est de la mécréance, même s'il ne renie pas le fait que la prière est obligatoire et cela à la lumière de l'avis le plus correcte entre les 2 positions existantes chez les érudits (savants).

Et celui qui renie le fait que la prière soit obligatoire est un mécréant par consensus des musulmans et de même celui qui renie le fait que la prière soit obligatoire ou le jeûne du mois de ramadan ou la zakat ou quoique se soit des choses connues dans la religion comme une obligation, alors il est par conséquent un kaafir (mécréant), et le refuge est auprès d'Allah.


http://dourous.free.fr/html/fatawas/femmes/femmes_001.html

Tiré de : Al-Fatâwâ
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Al-Khul : divorce demandé par la femme   Dim 1 Fév 2009 - 10:46

Demander le divorce à son mari qui consomme de la drogue ?

cheikh Al-Outheimin



Texte arabe :

http://membres.multimania.fr/visiocap/fatwa_1.jpg

http://membres.multimania.fr/visiocap/fatwa_1_2.jpg

Traduction :


Le cheikh Al-Outheimin qu’Allah lui fasse miséricorde fut interrogé [1]



Question :

Quel est le jugement au sujet de la femme qui demande le divorce à son mari qui consomme de la drogue ? Et quel est le jugement de sa persistance à rester avec lui sachant qu'elle n’a que lui pour subvenir à ses besoin et à celle de ses enfants ?


Réponse :

Il est permis à la femme de demander le divorce à son mari qui consomme régulièrement de la drogue. Parce que la situation de son mari n’est pas acceptable.

Dans ce cas là, si elle lui demande le divorce, les enfants de moins de sept ans la suivent et le père doit prendre en charge leur subsistance. Si elle a la possibilité de rester avec lui afin d’améliorer son état par l’exhortation, ceci est un bien.




___________________________
[1] Les fatwa du Haram (1408H) page 285


http://labonnereference.forumactif.fr/jurisprudence-fiqh-f21/divorce-demande-par-la-femme-khoul3-outheimin-t613.htm?sid=c3dfb6c5d65615cc3a19c92ac72b7b00
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MessageSujet: Re: Al-Khul : divorce demandé par la femme   Sam 24 Oct 2009 - 10:02

La femme peut-elle demandé le divorce si son mari ne prie pas ?


Cheikh Al Albani



Question :

« Une femme prie assidûment les cinq prières (obligatoires), mais son mari ne prie pas par paresse. Donc, lui (à la femme) est-il permis de demander le divorce, et quelle est sa position et celle de son mari ou la position de l’un vis-à-vis de l’autre ? »

Réponse :

« Le fait de dire que cela lui est permis serait du laxisme. Cela lui est plutôt obligatoire ! Il lui est obligatoire de demander le divorce de son époux qui délaisse la prière.

Car cette personne qui délaisse la prière, son cas est proche du fait qu’il soit mécréant, apostat. Et dans ce cas là, il n’y a de problème chez personnes (parmi les gens de science) quant au fait qu’il ne lui (la femme) est pas permis de rester sous son autorité, car il n’est pas permis à la femme musulmane de vivre sous l’autorité d’un mécréant, même s’il appartient aux gens du Livre. C’est à dire qu’Allah, Glorieux et Majestueux, a permis aux hommes musulmans de se marier avec des femmes appartenant aux gens du Livre, et Il a interdit aux femmes musulmanes de se marier avec un juif ou un chrétien. Et il n’y a pas de doute que celui qui apostasie est pire que le juif ou le chrétien. Cela, selon l’avis de ceux qui sont d’avis que celui qui délaisse la prière est mécréant.

Mais cet avis la n’est pas correcte pour nous. Et ce qui est correct, c’est qu’il faut faire un développement au sujet de celui qui délaisse la prière : s’il délaisse la prière par fainéantise, c’est à dire qu’il a la conviction qu’elle est obligatoire et qu’il reconnaît être négligeant vis-à-vis de Celui qui l’a légiférée, et c’est Allah purifié et Exalté soit-Il, alors, celui là a rassemblé entre de la foi dans son cœur et de la mécréance dans son acte. Alors, dans ce cas, sa mécréance dans le fait de délaisser la prière sera une petite mécréance (koufr ’amali) et non pas une grande mécréance (koufr i’tiqadi).

Ceci est notre avis, et nous l’avons développé à maintes reprises.

Ainsi, je dis : même selon cet avis, qui est l’avis correct, il n’est pas permis à la femme musulmane d’accepter de vivre avec ce mari qui délaisse la prière.
Pourquoi ? Car c’est un Fâsiq (le fâsiq est celui qui accomplit des grands péchés) dans le moins pire des cas.

Cela pourrait avoir comme conséquence que cette perversité, sur du long terme, si ce n’est dans le court terme, ait une influence sur elle et qu’il la fasse devenir négligente vis-à-vis de beaucoup de règles religieuses. Surtout s’il y a des enfants, garçons ou filles, la transgression de ce Fâsiq pourrait les influencer et les toucher !

C’est pour cela qu’il est obligatoire à la femme qui est éprouvée par un mari Fâsiq qui délaisse la prière, ou qui boit de l’alcool, ou qui fornique, qui commet toutes choses qui lui ferait mériter le statut de Fâsiq d’un point de la législation islamique. Il lui est donc obligatoire de demander à être séparer d’un tel mari Fâsiq, quelque soit sa situation. »


Cheikh Al Albani

http://www.fourqane.fr/forum/viewtopic.php?t=3955
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MessageSujet: Re: Al-Khul : divorce demandé par la femme   Ven 31 Déc 2010 - 13:36

Chapitre d’Al Khu3l : Le retirement de la femme de son Mari

Cheykh 'Abdel 'Adhdim El Badawi


Chapitre d’Al Khu3l : Le retirement de la femme de son Mari

Définition du « Khoul' » :

En Arabe : Vient du terme enlevé « Khala3a thawb » (خَلَعَ الثُّوْب) c'est-à-dire : enlever son vêtement. Car Allah  dit : « Elles sont des vêtements pour vous et vous êtes des vêtements pour elles » (sourate Al Baqara, v. 187)

En Islam : C’est le fait qu’un homme se sépare de sa femme en prenant une compensation financière ou matérielle que sa femme doit lui donner. Cela est aussi appelé chez les savants Al Fidiya ou Al Iftidah, qui est le fait de se racheter, c’est comme ci la femme se rachetait à son mari.


Lorsque la divergence et les disputes deviennent de plus en plus importantes et plus fortes entre les époux et qu’il n’y a pas une possibilité de les réconcilier et ni de trouver un état d’entente entre les deux et que la femme désire la séparation, il lui est alors autorisé de se racheter à son mari en donnant de l’argent pour compenser le mal que subira le mari de cette séparation.
Dans le Coran, Allah dit : « Et il ne vous est pas permis de reprendre quoi que ce soit de ce que vous leur aviez donné à moins que tous deux ne craignent de ne pouvoir se conformer aux ordres d’Allah alors ils ne commettent aucun péché à ce que la femme se rachète avec quelques biens » (Sourate Al Baqara, v. 229)

" il ne vous est pas permis de reprendre quoi que ce soit " : L’homme n’a donc pas le droit de récupérer quelque chose qu’il avait donné à sa femme, à savoir la dot.
Donc Allah dit que si le fait de rester ensemble est une chose mauvaise qui ferra en sorte que le mari ou la femme n’adorent pas Allah comme il se doit, autrement dit si l’union n’est pas possible et que cela dégradera l’état de l’un comme de l’autre alors Allah dit qu’il n’y a pas de mal à ce que la femme demande la séparation d’avec son mari en donnant une compensation financière.


'Abdullah Ibn ‘Abbas :radhia:a dit : « La femme de Thabit Ibn Qays Ibn Shammas :radhia:est venue vers le prophète  et lui a dit : « O envoyé d’Allah ! Je n’ai rien à reprocher à Thabit, ni dans sa religion, ni dans son comportement. Si ce n’est que j’ai peur de la mécréance ». Le prophète  lui a alors dit : « Est-ce que tu vas lui rendre son jardin ? » Elle a répondu : « Oui ». Le prophète  a alors ordonné à Thabit Ibn Qays de se séparer de sa femme avec en compensation ce jardin. » (Hadith Sahih rapporté par Al Bukhary)

" Thabit Ibn Qays Ibn Shamas " : Il était un poète à la voix portante qui parlait au nom du prophète . C’est entre autre pour cela que le prophète   l'a choisi comme porte parole mais également pour répondre aux moushrikin à travers des vers poétiques.
Il avait également une grande piété et parmi les faits qui montrent cela, il y a le fait qu’il avait peur d’être concerné et de rentrer dans l’interdiction lorsqu’Allah   a descendu la parole : « O vous qui avez cru n’élevez pas vos voix au dessus de la voix du prophète et ne parlez pas avec lui  comme vous l’haussez quand vous parlez entres vous. Car si vous faites cela vous risquez alors que vos actes soient suspendus sans que vous ne vous en rendiez compte ».
Suite à ce verset il ne sortit plus de chez lui. En ne le voyant plus le prophète :swas:demanda après lui et les compagnons lui répondirent : « Depuis que ce verset a été révélé il n’est plus sorti de chez lui car il a peur en parlant avec toi que ses actes soient suspendus sans qu’il ne s’en rende compte ». Le prophète :swas:envoya des compagnons chez Thabit Ibn Qays afin qu’il vienne et le prophète  lui dit : « Tu vas vivre joyeux et tu mourras martyr et tu entreras au paradis. » Il fait donc parti de ceux qui entreront au paradis et il y a beaucoup plus que 10 compagnons à qui Al Jenna a été promis.

« Je n’ai rien à reprocher à Thabit, ni dans sa religion, ni dans son comportement  » : Ici ce qui ne plaisait pas à la femme de Thabit Ibn Qays c’était son apparence physique. Il ne l’attirait plus physiquement. Elle a dit au prophète   que cela pouvait l’amener à renier les biens que Thabit faisait envers elle.

« Si ce n’est que j’ai peur de la mécréance » : Il ne faut pas comprendre de cela qu’elle a peur de tomber dans la mécréance. On ne peut pas dire cela des compagnons car le prophète  a dit : «  Parmi les 3 signes qui font que la personne goute à la douceur de la foi : le fait que la personne déteste retourner à la mécréance comme elle déteste qu’elle soit jeté au feu … »
Donc pour compléter cela dans une autre version de ce Hadith elle a dit : « Si ce n’est que j’ai peur de la mécréance dans l’Islam » Et le terme "Koufr" a deux significations : la Mécréance, et celle qui concerne ce Hadith c’est l’ingratitude. Elle avait donc peur d'être une épouse ingrate envers son mari.

« Est-ce que tu vas lui rendre son jardin ? » : Thabit Ibn Qays lui avait donné comme dot un jardin. Cela prouve que lorsqu’une femme souhaite se séparer de son mari lorsqu’elle ne le supporte plus, cela est justifié.



La mise en garde contre la femme qui demande Al Khu3l sans raison :

Lorsqu’Al Khu3l est demandé sans raison il est interdit !

Selon Thawban , le prophète  a dit : « Toute femme demandant à son mari le divorce sans qu’il n’y ait de mal alors, l’odeur du paradis lui sera interdite. » (Hadith authentique rapporté par Ibn Majah, Abu Dawud et At-Thirmidhi)

Toujours selon Thawban , le prophète   a dit : « Celles qui demandent Al Khu3l sans raison valable se sont elles les hypocrites. » (Hadith authentique rapporté par At-Tirmidhi)


La mise en garde contre l'homme qui emprisonne sa femme :

C'est-à-dire les empêcher de se remarier et de les garder avec eux, non pas parce qu’il veut vivre avec elle mais pour lui porter atteinte et pour retarder au maximum l’échéance. Comme par exemple : un homme qui  divorce de sa femme une première fois à sa demande tout en n’ayant plus le désire de vivre avec elle mais il la récupère pendant sa 3idaa, non pas parce qu’il s’est réconcilié avec elle, mais uniquement pour la bloquer et l’empêcher de la libérer de sa 3idaa afin qu’elle ne se remarie pas avec un autre homme. Ceci est interdit en islam.

Lorsqu’un homme n’a plus d’attirance pour sa femme et déteste sa femme et qu’il n’y a plus rien en elle qui l’attire pour une cause ou une autre il doit alors se séparer d’elle dans le bien comme Allah   la ordonné. Il lui est interdit de l’emprisonner ni de lui faire du mal et de lui porter atteinte lorsqu’elle veut se racheter à lui. Allah    dit dans le Coran : « Et quand vous divorcez d’avec vos épouses, et que leur délai expire, alors, reprenez-les conformément à la bienséance ou libérez-les conformément à la bienséance. Mais ne les retenez pas pour leur faire du tort: vous transgresseriez alors et quiconque agit ainsi se fait du tort à lui-même. Ne prenez pas en moquerie les versets d’Allah. Et rappelez-vous le bienfait d’Allah envers vous, ainsi que le Livre et la Sagesse qu’Il vous a fait descendre; par lesquels Il vous exhorte. Et craignez Allah, et sachez qu’Allah est Omniscient. » (Sourate Al Baqara, v. 231)

« Et quiconque agit ainsi se fait du tord à lui-même » : Certes la femme est offensée par cela mais l’homme n’offense que sa personne avant tout !

« Ne prenez pas en moquerie les versets d’Allah » : Les paroles d’Allah   ne doivent pas être prises en moquerie. Il ne faut pas s’amuser avec les jugements d’Allah   en reprenant les femmes seulement pour leur faire du mal.

« Et rappelez-vous le bienfait d’Allah envers vous, ainsi que le Livre et la Sagesse...» : Allah  dit cela car il est permis aux hommes de se marier mais le fait qu’ils fassent des péchés risque de le priver de ses bienfaits.


Allah dit aussi : « Ô les croyants! Il ne vous est pas licite d’hériter des femmes contre leur gré. Ne les empêchez pas de se remarier dans le but de leur ravir une partie de ce que vous aviez donné. » (Sourate An-Nissa, v. 19)

Autrement dit : « ne les gardez pas en leur faisait du tord soit disant pour compenser l’argent que vous leur avez donné » car certains disent : « Je t’ai donné telle dot, je ne peux pas te laisser partir gratuitement. »

L’islam est une religion de juste milieu, elle interdit à la femme de divorcer de son mari sans raison valable mais interdit aussi à l’homme d’empêcher sa femme de divorcer si elle a une raison valable.
Le juste milieu doit être respecté et ceux qui trouvent une offense en islam sont soit :
- des personnes qui ne connaissent pas cette religion.
- des personnes qui abusent dans cette religion.



Al Khu3l n’est pas considéré comme un divorce :

Lorsque la femme se rachète et que son mari se sépare d’elle, elle est alors libre et son mari n’a pas le droit de la récupérer sans son autorisation. Et cette séparation n’est pas considérée comme étant un divorce même si cette séparation a été formulée par les formules de divorce.

La différence entre le divorce et Al Khu3l :
Dans tous les cas c’est l’homme lui seul qui prononce la formule de séparation mais la différence est qu’il y a une compensation financière.
Même si l’homme dit à sa femme « Je te divorce avec une compensation financière », dans ce cas cela est aussi considéré comme Al Khu3l.

Donc ceci n’est pas considéré comme un divorce. Al Khu3l, c’est une annulation de l’acte de mariage pour le bien de la femme avec une compensation.

L’imam Ibn Al Qayyim   dans son livre « zadoul ma'ad fi hady kheyr al 'ibad » qui est un livre très important et immense en Islam où il explique la sunna du prophète  quasiment dans sa totalité mais où il parle aussi de l’ensemble des chapitres du Fiqh en utilisant comme méthode la voie que le prophète  empruntait dans tel ou tel chapitre…  
Il   dit : « Et ce qui prouve que le Faskh (annulation du mariage) n’est pas un Talâq (divorce) c’est qu’Allah :ta3ala:a donné des jugements bien précis pour le divorce fait après la consommation et avant d'atteindre le nombre de 3 (divorces). Et tous ses jugements ne s’appliquent pas au Khu3l.
Le premier jugement : c’est que le mari a le droit de reprendre sa femme durant la 3idaa.
Le deuxième jugement : c’est que le nombre de divorce est limité à 3 et après ce nombre de 3, la femme doit épousé un autre mari et qu’il y ait eu consommation, avant que l’homme ait le droit de la récupérer.  
Le troisième jugement : est que la 3idaa est de trois menstrues.Il est rapporté dans la sunna du prophète  et à l’unanimité des savants qu’il n’y a pas de récupération possible après le Khu3l.  
Il est aussi rapporté dans la Sunna et dans les paroles des compagnons que la période d’attente pour Al Khu3l est de 1 menstrues.
Il est également rapporté dans le Coran l’autorisation de faire Al Khu3l après 2 divorces puis de faire un troisième divorce par la suite.
Et ceci est très explicite, car Allah   dit :
« Le divorce est permis pour seulement deux fois. Alors, c'est soit la reprise conformément à la bienséance, ou la libération avec gentillesse. Et il ne vous est pas permis de reprendre quoi que ce soit de ce que vous leur aviez donné, - à moins que tous deux ne craignent de ne point pouvoir se conformer aux ordres imposés par Dieu. Si donc vous craignez que tous deux ne puissent se conformer aux ordres de Dieu, alors ils ne commettent aucun péché si la femme se rachète avec quelque bien. Voilà les ordres de Dieu. Ne les transgressez donc pas. Et ceux qui transgressent les ordres de Dieu ceux-là sont les injustes. » (Sourate Al Baqara, verset 229) »

Puis Allah dit dans le verset 230 : « S'il divorce avec elle (la troisième fois) alors elle ne lui sera plus licite tant qu'elle n'aura pas épousé un autre… »
Donc ici Allah    a bien cité 2 divorce, un Khu3l et un autre divorce qui suit.

" qu’il n’y a pas de récupération possible après le Khu3l " : C'est-à-dire pendant la 3idaa.
Tout ceci prouve encore une fois que ce sont 2 choses bien distinctes.

" puis de faire un troisième divorce par la suite " : Cela fait donc un total de 4 séparations. Si le Khu3l était un divorce on n’aurait pas pu dépasser le nombre de trois d’où la preuve qu’il n’est pas comptabilisé comme tel.

" Et ceci est très explicite " : "ceci", c'est-à-dire le fait qu’Al Khu3l n’est pas un divorce.


L’imam Ibn al Qayyim   clôture son argumentation en disant qu’Allah a dit : « S'il divorce avec elle (la troisième fois) alors elle ne lui sera plus licite tant qu'elle n'aura pas épousé un autre… » Il dit que c’est ainsi qu’AbduLlah ibn ‘Abbas  a compris ces versets, lui qui est l’exégète du Coran par définition. Et le prophète :swas:a invoqué en sa faveur afin qu’Allah   lui enseigne l’interprétation du coran. C’est une invocation qui a sans aucun doute été exaucée.
Donc après la preuve d’AbduLlah ibn ‘Abbas , il y a l’analogie car le fait que des jugements soient propres au divorce et d’autre propres au Khu3l, ceci prouve que ce sont 2 choses différentes.


Attention : Concernant la période de 3idaa du Khu3l qui est de un mois, la femme doit retourner chez ses parents car elle n’est plus considérée comme son épouse.  Quelle est l’utilité de cette période d’attente ?
Avant toute chose il est interdit à la femme de se remarier durant cette période. Cette période est utile à l’homme bien que la femme n’est plus son épouse car ceci est pour être sur qu’elle n’est pas enceinte car sinon sa 3idaa serait jusqu'à l’accouchement.




Source : EL-WADJÎZ FI FIQHI AS-SOUNNATI WA AL-KITÂBI EL 'AZÎZ DU CHEIKH 'ABDEL-'ADHDIM EL-BADAWI - Le livre du Mariage -
Cours audio du frère Abou Anas - Retranscrit par Umm-Loqman
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Al-Khul : divorce demandé par la femme
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