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 Diverses poblèmes avec le tuteur

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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Diverses poblèmes avec le tuteur   Mer 2 Avr 2008 - 13:26

Le père qui oblige sa fille à se marier

Cheikh Otheimine



Q : Mon père a marié ma demi-sœur, qui avait alors vingt-et-un ans, avec un homme qu’elle ne désirait pas et sans même lui demander son avis. Les témoins ont faussement témoigné lors de l’établissement de l’acte qu’elle acceptait le mariage. Sa mère a signé l’acte de mariage à sa place. C’est ainsi que le mariage, qu’elle refuse jusqu’à ce jour, s’est déroulé. Quel est l’avis juridique sur un tel acte et sur le témoignage des témoins ?


R : Si votre sœur ne s’était jamais mariée auparavant, et que son père l’a obligée à se marier avec cet homme, alors certains savants pensent que ce mariage est valable. Ils pensent en effet, qu’un père a le droit d’obliger sa fille à se marier avec un homme qu’elle ne désire pas si celui-ci présente les qualités requises pour le mariage. Cependant, l’avis le plus correct dans cette affaire est qu’il n’est permis ni au père, ni à personne d’autre d’obliger une femme à épouser un homme qu’elle ne désire pas, quand bien même celui-ci aurait des tas de qualités. Le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit à cet égard :


« On ne marie la femme vierge qu’après l’avoir consultée. » [1]

Ce hadith est général et englobe tous les tuteurs de la femme. On trouve aussi dans le recueil de hadiths authentiques de Muslim le hadith : « Le père doit consulter sa fille vierge (au sujet de son mariage). »[2]

Celui-ci évoque la femme d’une part, et son père d’autre part ; c’est donc vers ce genre de texte qu’il faut revenir en cas de litige.

Sur la base de ce qui précède, nous déduisons que le fait qu’un père oblige sa fille à se marier avec un homme qu’elle ne désire pas est interdit. Or, l’acte interdit ne doit ni être mis à exécution, ni être considéré comme valable, car le fait de le mettre à exécution ou de rendre le contrat valable va à l’encontre de l’interdit.[3] Lorsque le législateur interdit une chose, il veut par-là que la communauté s’en abstienne et ne s’en approche pas. Si nous considérions cet acte de mariage comme étant juste alors ceci reviendrait à dire que nous nous sommes approchés et avons fait l’interdit et que nous le considérons au même titre que les contrats permis par le législateur. Et ceci ne doit pas se faire.

Sur la base de ce qui vient d’être dit, l’avis le plus probable est que le mariage que votre père a arrangé pour sa fille avec une personne qu’elle ne désirait pas n’est pas valable, et doit être revu par un tribunal.

Concernant les faux témoins, ils ont sûrement fait là un grand péché comme l’a mentionné le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, dans un hadith authentique. Il a dit à ses Compagnons :
« Ne voulez-vous pas que je vous informe à propos des grands péchés ? »

Après en avoir mentionnés quelques-uns alors qu’il était allongé, il s’est redressé pour s’asseoir et a dit : « Et le mensonge, et le mensonge, et le faux témoignage. »

Et il s’est mis à le répéter jusqu’à ce que les Compagnons eurent souhaité qu’il se taise.[4] Ces faux témoins doivent se repentir à Allah, le Tout-Puissant, et dire la vérité. Il doivent reconnaître devant le juge qu’ils ont faussement témoigné et qu’ils renient ce témoignage.

Quant à la mère qui a signé mensongèrement à la place de sa fille, elle a sûrement commis un grand péché duquel elle doit se repentir, et ne jamais recommencer un tel acte.


· Fatwa de Cheikh Otheimine
· Fatwas du cheikh Otheimine, volume 2, pages 759 et 760.

Notes :
[1] Rapporté par Al-Bukhârî dans le chapitre du mariage (n°5136), et par Muslim dans le chapitre du mariage (n°1419).
[2] Rapporté par Muslim dans le chapitre du mariage (n°1421).
[3] Le cheikh lance ici une argumentation juridique : c.-à-d. la discussion de la validité du contrat de mariage malgré le refus de la femme. Cette question est sujet à divergence, mais le cheikh penche pour la non-validité du contrat.
[4] Rapporté par Al-Bukhârî dans le chapitre de la permission (n°6273,6274) et par Muslim dans le chapitre de la foi (n°87)




Est-il permis de forcer sa fille au mariage avec un homme sans son consentement ?

cheikh ‘Abd e-Rahmân e-Sa’di



Q : Est-il permis de forcer la fille à se marier avec un homme qu’elle refuse d’épouser ?

R : Son père ne doit pas la forcer à se marier ni d’ailleurs sa mère, même dans la situation où ils sont satisfaits du prétendant.


Fatwa du cheikh ‘Abd e-Rahmân e-Sa’di
http://www.fatawaislam.com/index.php?option=com_content&task=view&id=478&Itemid=701





Obliger la fille à épouser une personne qu’elle ne désire pas

Cheikh Ben Baz



Q : Est-il permis à un père d’obliger sa fille à se marier avec une personne qu’elle ne désire pas ?


R : Ni le père, ni aucune autre personne ne peut obliger une femme sous sa tutelle à se marier avec un homme qu’elle ne désire pas. L’accord de la femme est obligatoire car le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :


« On ne peut marier la femme qui a déjà contracté un mariage qu’après avoir eu son accord explicite, et on ne peut marier la femme vierge qu’après l’avoir consultée. »
Quelqu’un demanda alors : « Ô Messager d’Allah ! Comment manifeste t-elle son consentement ? » Il dit : « En observant le silence ».
Il dit dans une autre version : « Son silence équivaut à son consentement. »
Et dans une troisième version, il dit : « La femme vierge doit être consultée par son père, et son silence a valeur de consentement. » [1]

Il est donc obligatoire pour le père de consulter sa fille au sujet de son mariage à partir de l’âge de neuf ans. De même, ses tuteurs ne peuvent la marier qu’après avoir eu son autorisation. Ceci est le devoir de tous. Celui qui marie une femme sans son autorisation, alors le mariage est caduc, car le consentement des deux époux est l’une des conditions du mariage. Si la femme est mariée sans son accord, sous la menace ou en étant battue, alors le mariage n’est pas valable. Cependant, le père, particulièrement, peut marier sa fille n’ayant pas encore atteint l’âge de neuf ans, selon l’avis le plus correct des savants. En effet, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a épousé cÂ’îsha sans son autorisation avant ses neuf ans, comme il est rapporté dans un hadith authentique.[2]

Il est du devoir du mari, s’il est au courant du refus de la femme, de ne pas avancer dans les procédures du mariage, même si le père de celle-ci lui facilite les choses. Il doit craindre Allah et ne pas accepter une femme qui ne veut pas de lui, même si son père prétend qu’elle n’est pas forcée. Il est de son devoir de s’éloigner de ce que Allah lui a interdit, car le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a ordonné de demander la permission à la fille.

Par ailleurs, nous conseillons à la femme qu’on demande en mariage de craindre Allah, et d’accepter l’opinion de son père s’il désire la marier et si le prétendant à son mariage est un bon croyant et qu’il a une bonne moralité. En effet, ce genre de mariage comporte un immense bienfait et un profit, et le célibat est un grand danger. Nous conseillons à toutes les filles d’accepter de se marier lorsque des hommes doués de qualités se présentent à elles, et de ne pas donner comme prétexte les études ou l’enseignement ou autre chose. Et Allah est le Garant de la réussite.



· Fatwa de Cheikh Ben Baz
· Fatwas concernant les femmes, pages 55 et 56.
--------------------------------------------------------------------------------
Notes :
[1] Rapporté par Al-Bukhârî dans le chapitre du mariage (n°5136), et par Muslim dans le chapitre du mariage (n°1419 et 1421).
[2] Rapporté par Al-Bukhârî dans le chapitre du mariage (n°5133 et 5134) et par Muslim dans le chapitre du mariage (n°1422).


Dernière édition par Oum Mouqbil le Mer 2 Avr 2008 - 13:36, édité 1 fois
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Diverses poblèmes avec le tuteur   Mer 2 Avr 2008 - 13:29

Mon père veut que j'épouse un homme riche et de bonne famille

Shaykh Salih Al Fawzan




Question :
Un jeune homme pieux et aux qualités louables a été présenté à une femme en vue du mariage. Cependant, le père de cette femme a manifesté son refus en affirmant que cet homme a des qualités insuffisantes tant du point de vue financier que de sa famille. En effet, il veut qu'elle épouse un jeune homme issu d'une famille ancienne, riche et prestigieuse, tandis qu'elle est satisfaite de cet homme et qu'elle ne veut pas en épouser un autre.

Elle demande : Lui est-il permis de se marier avec lui toute seule, sans son tuteur (Wali), car elle a lu dans "Fiqh As-Sunnah", de Abu Hanifah, que ce dernier rendait cela licite, et qu'Allah était le Tuteur de Ses serviteurs dans tous les domaines, y compris le mariage. Ainsi, si son père lui interdit d'épouser une personne convenable, tout en désirant néanmoins préserver fermement l'honneur de sa fille, en sauvegardant sa dignité et en restant accroché à sa religion, puis en la mariant avec un homme qui ne répond pas à de telles caractéristiques, n'a-t-elle pas le droit de se marier sans son autorisation avec un homme vertueux, en allant solliciter un Juge (Qadi) ou en allant demander cette autorisation à d'autres proches membres de sa famille qui sont convaincus par son point de vue ?


Réponse :

Louange à Allah.
Premièrement : Il n'est pas permis à la femme de se marier seule. Si elle se marie seule, son mariage est invalide d'après la majorité des Gens de Science, aussi bien anciens que plus récents. Et cela car Allah (سبحانه و تعالى) s'est adressé aux tuteurs des femmes en les exhortant à les marier. Il a dit :



{ وَأَنكِحُوا الأَيَامَى مِنكُمْ وَالصَّالِحِينَ مِنْ عِبَادِكُمْ وَإِمَائِكُمْ }

{ Mariez les célibataires d'entre vous et les gens de bien parmi vos esclaves, hommes et femmes. }

- Sourate An-Nour (24), Verset 32 -

Et le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit :



" إذا أتاكم من ترضون دينه وخلقه فزوجوه "

" Si quelqu'un vient à vous et que sa religion et son comportement vous satisfont, mariez-le. "

- Rapporté par At-Tirmidhi dans son "Sunan" (4/41,42) et Ibn Majah dans son "Sunan" (1/632,633), tous les deux d'après Abu Hurayrah (رضي الله عنه) -

Et il (صلى الله عليه و سلم) a dit :


" لا نكاح إلا بولي وشاهدي عدل "

" Il n'y a point de mariage sauf avec un tuteur et deux témoins justes. "

- Rapporté par Al Bayhaqi dans "As-Sunan Al Koubra" (10/148) d'après 'Aïshah (رضي الله عنها), et par Ibn Abi Shaybah dans son "Moussnaf" (3/454-456) -

Quant à ce qui a été évoqué par celle qui a posé la question, à savoir le fait qu'elle a lu dans certains ouvrages de Fiqh que la femme peut se marier seule, cela est un avis à rejeter, et ce qui est juste est l'avis défendu par des preuves allant à l'encontre de cela.

En ce qui concerne sa situation et son point de vue opposé à celui de son père, puisque ce dernier veut pour elle un époux qui se montrera suffisamment digne d'elle aussi bien concernant sa richesse que sa famille, qu'elle ne voit pas les choses du même angle et qu'elle penche plutôt vers le mariage avec un homme dont elle perçoit des qualités religieuses, même si celui-ci n'est ni riche, ni de bonne famille, alors la vérité est détenue par son père.

En effet son père a un point de vue très éloigné du sien, et elle s'imagine que cet homme pourra lui convenir alors qu'il se peut que cela ne soit pas le cas. Elle ne doit donc pas contredire son père dans la mesure où celui-ci voit avant tout l'intérêt de sa fille.

Et si il s'avère qu'un autre homme se présente, qu'il lui convient et lui suffit aussi bien dans son rang que dans sa richesse et sa religion, mais que son père refuse de la marier à lui, ce refus obstiné pourra dans ce cas l'amener à le voir déchu de son tutorat et celui-ci sera transmis à ceux qui viennent après lui dans cette fonction. Mais cela ne doit avoir lieu qu'après avoir présenté l'affaire devant le Juge (Qadi), afin qu'il brise le tutorat de ce père qui s'entête dans son refus, et qu'il le transmette aux autre Tuteurs qui viennent après lui. Mais il n'appartient pas à cette femme de se comporter en tant que son propre Tuteur ou de laisser un autre de ses Tuteurs le faire sans le consentement de son père ; cela doit impérativement être du ressort du Qadi légal, qui observera les tenants et aboutissants de la situation en question. Il pourra ainsi éventuellement considérer que briser ce tutorat afin de le transmettre à un autre améliorera cette situation.

Ce qui est relatif au mariage doit être observé avec minutie, et cela doit être fait en lieu et place des femmes car ces dernières ont un champ de vision restreint. En outre, leurs Tuteurs parmi les hommes ont un désir ardent de les préserver, et éprouvent une jalousie pour elles qu'elles n'éprouvent même pas pour elles-mêmes. Cela doit impérativement être respecté, et Allah est plus savant.


Source : Shaykh Salih Al Fawzan, Fatwa n°16501 sur son site Internet.
Lien de la Fatwa en arabe : http://www.alfuzan.net/fatawy/ask3.asp?id=16501
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Diverses poblèmes avec le tuteur   Mer 2 Avr 2008 - 13:43

Le père n’est pas d’accord pour le mariage

Shaikh Muhammad Nasir Din Al-Albani




Question : Un père qui ne prie pas veut forcer sa fille, qui elle est pieuse (multazima), à épouser un homme qui lui aussi ne prie pas. Cette fille a désobéi à son père, elle a quitté la maison et a épousé un homme pieux avec l’accord du dirigeant musulman (wali amr al-muslimin) de cette région. Quel est le jugement sur ce mariage ?

Réponse : Comment le dirigeant des musulmans a pu être un tuteur pour elle ? Si le lieu est précisé, nous pouvons répondre.

Question : c’était en Angleterre.

Réponse : Masha Allah, un dirigeant des musulmans en Angleterre ! (Le shaikh et ses élèves rient)…

Question : il y a des émirs dans chaque région qui s’occupent des affaires des musulmans : des instituts, des contrats de mariage… Elle s’est mariée par l’intermédiaire de cet homme et a refusé le mariage que son père lui proposait avec un homme qui délaisse la prière.

Réponse : Ce refus nous l’approuvons et l’obligeons, mais reste un autre problème, car elle s’est mariée sans l’accord de son tuteur, et le prophète dit : « Le gouverneur est un tuteur pour celui qui n’en a pas ». Nous regardons maintenant ces gouverneurs des musulmans que tu as décrits en Angleterre et qui se sont déclarés émirs. Penses-tu que ce sont des savants ?

Question : Ce sont des étudiants en science, comme vous le savez, ici il n’y a pas de savants.

Réponse : Dans ce cas, cette jeune fille doit exposer son problème à un savant en qui elle a confiance, que ce soit en Orient ou en Occident. Elle lui dit : mon père veut me marier à un homme mécréant, ou au moins pervers, alors qu’un homme pieux est venu demander ma main… que dois-je faire ? Donc ce savant, qui est un dirigeant des musulmans d’après le Qur’an, peut lui permettre de se marier (sans l’accord de son père). Je crains que ceux que tu m’as d’abord décrit de façon si importante (comme étant les dirigeants des musulmans), puis que tu as nommé émirs, soient des gens qui se sont déclarés eux-mêmes, et personne ne les a nommés. Et cela amène beaucoup de méfaits, et je sais avec certitude qu’ils parlent sur des questions qui surviennent dans ces pays sans aucune science, car ils sont, comme tu l’as dit, des étudiants en science. La plupart ont un bac ou peut être un doctorat dans un domaine, puis ils s’installent en Occident ou dans un pays mécréant, comme dirigeant des musulmans. Bref cette question demande beaucoup de prudence et de piété, et de ne pas se presser, car si on résout un problème, on tombe dans un autre… Son père lui ordonne d’épouser un mécréant ou un pervers, il ne lui est pas permis de lui obéir, mais dans le même temps elle ne peut se marier toute seule. Elle doit ramener l’affaire devant un juge musulman, et ce juge la marie, et ceux-là (les émirs d’Angleterre ou d’ailleurs) ne sont pas des juges.

Question : Shaikh, peut-elle vous écrire sa question afin que vous lui répondiez par écrit ?

Réponse : Non, je ne suis pas de ceux qui jugent parmi les gens, je peux donner une fatwa, mais je ne peux pas juger. »


Fin de la parole du shaikh.



shaikh Bazmul


En écoutant shaikh Al-Albani on a l’impression qu’il parle de ce qui se passe autour de nous ces derniers temps… Wallahul-musta’an.

Certains n’auront peut-être pas compris ce qu’a voulu dire le shaikh à la fin de sa réponse. Pourquoi ce grand savant ne veut-il pas juger cette affaire ? Cela nous amène à la différence qu’il peut y avoir entre al-‘alim (savant), al-mufti et al-qadhi (le juge). Et cela nous est expliqué par shaikh Bazmul :


« Nous avons, dans la Législation, 3 noms : ‘alim, mufti et qadhi, et le qadhi est celui qui est appelé dans les preuves légales : le juge légal (Al-Hakim As-Shar’i), comme il est rapporté dans la parole du prophète : « Lorsque le juge prononce un jugement, qu’il fait une ffort d’interprétation et qu’il voit juste il a deux récompenses et s’il se trompe, il a une seule récompense », ce qui est visé dans ce hadith, c’est le Qadhi. Chacun a une fonction : al-‘alim expose les règles de la religion : les règles du jihad, de la prière…le mufti connaît ses règles mais il adapte le jugement à la situation de celui qui l’interroge, par exemple quelqu’un vient lui dire : je ne peux pas rester debout dans la prière à cause d’une maladie. Si on interroge al-‘alim, il dira : le fait d’être debout dans la prière est un pilier (de la prière), et sans cela la prière n’est pas valide. Mais celui qui interroge dit : je suis malade et je ne peux pas prier debout ; le mufi dit : prie assis (et la prière sera valide). Y a-t-il une contradiction entre la parole du ‘alim et du mufti ? Non, car le ‘alim donne le jugement sur le fait d’être debout dans la prière, si on en a la possibilité et sans que l’on trouve d’obstacles à cela. Le mufti, lui regarde la manière et ce qui doit être fait au moment où l’on doit accomplir cet acte. Autre exemple, quelqu’un interroge le ‘alim sur le fait d’aller au marché.

Le ‘alim dit : il n’y a pas de problème, c’est quelque chose de permis et qui peut même être obligatoire… Et s’il va voir le mufti, celui-ci lui demandera : de quel marché parles-tu ? Comment sont les marchés chez vous ? Il développe pour savoir ce qui est voulu dans la question par « marché »... Donc le mufti regarde la situation de celui qui l’interroge, après avoir connu le jugement. Les savants disent : il n’est pas obligatoire que le mufti vive parmi les gens de ce pays, il lui est seulement obligatoire de connaître l’état dans lequel ils vivent…Le troisième nom est le Qadhi ou le juge légal, sa fonction est celle du mufti, avec en plus l’application.

Donc ni le ‘alim, ni le mufti ne peuvent faire appliquer les choses, cela appartient au qadhi. Et les gens sont entre ces trois, s’ils interrogent un ‘alim et qu’il donne une fatwa, la fatwa peut être différente de l’application, ou si dans une assise, le savant parle de questions religieuses et qu’il y a des question-réponses, ces question ne sont pas comme des fatwas, et les fatwas sont différentes du qadha (l’application). ».


Nous avons traduit cette parole de shaikh Al-Albani, car il y a malheureusement beaucoup de frères et de sœurs qui se trouvent dans cette situation. Si l’ignorance du wali (le père le plus souvent) est la cause principale, elle n’est pas la seule, et les jeunes ne sont pas exempts d’erreurs. Beaucoup de frères et de sœurs essaient de se rencontrer et de se mettre d’accord avant que le frère ne vienne se présenter au wali, et si celui-ci refuse, c’est la catastrophe. Alors on essaie par tous les moyens de contourner l’accord du wali, on téléphone aux savants pour obtenir une fatwa et faire retomber la faute sur le père qui refuse ce frère « pieux ». Mais à la base, ces jeunes gens n’ont pas craint Allah, ils n’ont pas agit selon la sunna, alors peut-on reprocher au père de refuser ce mariage ?

Il y a quelques temps, nous avons téléphoné à shaikh ‘Ubayd Al-Jabiri pour qu’il nous éclaire sur une question : peut-on parler à la fille qu’on est venu demander en mariage ? Plusieurs savants, comme shaikh Al-‘Uthaymin et shaikh Rabi’, ont vu que cela n’était pas permis car les hadiths rapportés à ce sujet parlent de la permission du regard et pas du fait de parler ! On est loin de ce que font beaucoup de frères et de sœurs, entre le téléphone, les sms, les lettres, les rencontres… Shaikh ‘Ubayd nous a expliqué comment procéder : « le frère doit se rendre chez le wali (la parole du shaikh est très importante, c’est le wali qu’il faut aller voir, et ne pas se contenter d’un autre mahram comme le frère, car c’est le père qui décide), il se met d’accord avec lui, ensuite la sœur vient, voit le frère et il la voit. Et à ce moment s’il y a des conditions à spécifier pour le contrat de mariage, cela peut être fait. Nous avons précisé au shaikh : il lui parle directement ? Il nous a dit : oui, selon les conditions que j’ai donné avant, car elle reste une étrangère tant qu’ils n’ont pas conclu le contrat de mariage. ». Celui qui suit les conseils du shaikh ne rencontrera pas de problèmes. Il faut aussi éviter de s’accrocher trop à une sœur ou un frère, si le wali refuse il faut passer son chemin en espérant qu’Allah nous accordera mieux. Al-Hamdulillah, il y a beaucoup de sœurs et il y a beaucoup de frères.




Wallahu’ alam.

Traduit par les salafis de l’Est.
http://www.salafs.com/modules/news/a...ords=telephone
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Diverses poblèmes avec le tuteur   Mer 2 Avr 2008 - 13:44

Le père qui oblige son fils à se marier avec une femme de son choix

Cheikh Otheimine



Q : Quel est l’avis juridique de l’islam lorsqu’un père veut obliger son fils à se marier avec une femme qui n’est pas pieuse ? Qu’en est-il du cas où il refuse qu’il se marie avec une femme pieuse ?


R : Il n’est pas permis à un père d’obliger son fils à se marier avec une femme qu’il ne désire pas, pour un défaut qu’elle a sur le plan religieux, physique ou moral. D’ailleurs, nombreux sont ceux qui ont regretté d’avoir obligé leurs enfants d’épouser des femmes qu’ils ne voulaient pas. Cependant, un père peut proposer à son fils d’épouser, par exemple, sa nièce ou une femme de sa tribu. Le fils n’est pas tenu d’accepter, et son père ne doit pas l’obliger.

Pareillement, si un homme veut épouser une femme pieuse et que son père refuse, alors il n’est pas obligé de lui obéir. Le fils peut épouser cette femme pieuse en dépit du refus de son père qui le lui interdit. En effet, un fils n’est pas tenu d’obéir à son père lorsqu’il s’agit de faire des choses qui n’atteignent son père par aucun mal et qui peuvent lui profiter. Si nous considérions qu’un fils doit obéir à son père dans tous les cas, même concernant une chose qui lui est profitable et qui n’apporte aucun mal à son père, alors cela entraînerait forcément des méfaits. Dans ces cas de désaccord, il faut que le fils soit habile en ménageant son père et en essayant de le convaincre du mieux possible.



· Fatwas du Cheikh Otheimine, volume 2, page 761.
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Diverses poblèmes avec le tuteur   Mer 2 Avr 2008 - 13:47

Retarder le mariage de la fille

Cheikh Ben Baz



Q : Quel est l’avis juridique de l’islam sur la situation où un jeune homme demande la main d’une fille, et que le tuteur de celle-ci refuse de la marier dans l’objectif de la priver du mariage ?


R : Il est du devoir des tuteurs de s’empresser de marier les femmes qui sont sous leur tutelle lorsque des hommes doués de qualités se présentent à elles et qu’elles les acceptent. En effet, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :


« Lorsque se présente à vous quelqu’un qui vous satisfait par sa religion et sa moralité, alors acceptez-le comme mari, car si vous ne le faites pas, la tentation et une grande corruption se répandront sur terre. » [1]

Il n’est pas permis de faire obstacle au mariage des femmes afin de les marier avec une personne qu’elles ne désirent pas comme leurs cousins ou autre, pour demander une grande somme d’argent en dot, ou pour n’importe quel autre motif que ni Allah, ni son Messager n’ont prescrit. Le devoir d’empêcher les tuteurs, connus pour leur habitude de faire obstacle au mariage des femmes qui sont sous leur tutelle, incombe donc aux responsables parmi les gouverneurs et les juges. Ils doivent par conséquent donner procuration à d’autres tuteurs pour marier ces femmes, en commençant par le plus proche jusqu’au plus éloigné. On doit agir ainsi afin de repousser l’injustice, de rétablir l’équité et de préserver les jeunes filles et garçons, de commettre ce qu’Allah leur a interdit, à cause de l’injustice de leurs parents et des difficultés qu’ils leur opposent.

Nous demandons à Allah de nous guider tous, et de nous aider à préférer la vérité à nos propres passions.



· Fatwa de Cheikh Ben Baz
· Fatâwa et Kitâb ud-Dacwa, page 165.
__________________________
Notes :
[1] Rapporté par At-Tirmidhî dans le chapitre du mariage (n°1084) et par Ibn Mâjah dans le chapitre du mariage (n°1976). Toutefois, la chaîne de rapporteurs de ce hadith est interrompue, car le Compagnon n’est pas mentionné. Mais, le même hadith est rapporté avec une autre chaîne de rapporteurs par At-Tirmidhî selon Abû Hâtim Al-Muzanî (n°1085).

http://www.fatawaislam.com/index.php?option=com_content&task=view&id=589&Itemid=816
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MessageSujet: Re: Diverses poblèmes avec le tuteur   Mer 2 Avr 2008 - 13:49

Refuser le mariage de sa fille à cause des études

cheikh Otheimine



Q : La sœur M. Z. de Tanger au Maroc a envoyé une lettre par laquelle elle voudrait savoir quel est l’avis de l’islam sur sa situation. Elle dit : « J’étais très heureuse dans mon enfance au point que mes amis m’enviait pour ce bonheur. Lorsque je suis devenue une jeune fille prête pour le mariage, quelques prétendants se sont présentés pour demander ma main, mais mes parents ont refusé de me marier sous prétexte que je devais d’abord terminer mes études. J’ai beaucoup tenté de les convaincre de mon désir de me marier et que ceci n’était pas en contradiction avec mes études, mais ils maintiennent leur point de vue. M’est-il permis de me marier sans leur accord ? Que dois-je faire sinon ? Répondez-moi qu’Allah vous fasse miséricorde. »

R : Il n’y a pas de doute que le refus de vos parents de vous marier avec un homme compétent est illicite car le mariage est plus important que les études. Ces deux choses ne sont pas en contradiction, et il est possible de les concilier. Dans votre cas, il vous faut prendre contact avec le Tribunal de la Sharî’a afin de lui exposer votre problème, et c’est le Tribunal qui vous donnera la décision finale.


· Fatwas du cheikh Otheimine, volume 2, page 754.
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Diverses poblèmes avec le tuteur   Mer 2 Avr 2008 - 13:52

Mariage avec un homme qui ne prie pas mais prétend être musulman


Shaykh Muqbil Ibn Hadi Al-Wadi'i



Question : Est-il permis de marier sa fille à un jeune homme qui ne s’accroche pas à l’accomplissement des prières régulières (As-Salat) et d'autres choses des questions qui sont les aspects caractéristiques de la religion ?


Réponse : S'il ne prie pas du tout, il est considéré comme un mécréant (Kafir). Le Seigneur dit dans Son Noble Livre :
« Elles ne sont pas licites [en tant qu’épouses] pour eux, et eux non plus ne sont pas licites [en tant qu’époux] pour elles » [Sourate Al-Mumtahana ]

Donc, il n'est permis à personne de donner sa fille en mariage à un homme qui ne prie pas. Car en vérité il est considéré comme un mécréant. Et le prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit : « Entre le serviteur (d'Allah) et la mécréance (Al-Kufr) ou le polythéisme (As-Shirk) il y a la prière. Ainsi quiconque l'abandonne (la prière) a certes mécru. »
Et il a dit dans un autre hadith : « l'accord sacré entre nous (les musulmans) et eux (les mécréants) est la prière. Ainsi quiconque l'abandonne a certes mécru. »

Ainsi, il n'est pas permis au musulman, en aucune situation ou circonstance de donner sa fille en mariage à quelqu'un qui ne prie pas. Aussi, il ne doit pas donner sa fille en mariage à quelqu'un qui vend de l’alcool, ou quelqu'un qui est un pécheur transgresseur. Car en effet le messager (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit : « Chacun d'entre vous est un berger (un gardien) et chacun d'entre vous est responsable de son troupeau (ceux sous sa tutelle). »

Et si un homme donne sa fille en mariage à un homme juste, qui adhère au Livre et à la Sunna, s'il l'aime (la femme), il l'honorera et la traitera bien et s'il ne l'aime pas, il divorcera d’avec elle sans lui nuire.


Article tiré du site assalafi.com
Source : Ijabatus-Sa'il ' an Ahim Al-Masa'il, pp. 592-593, question n°350.
Traducteur : Abu Sumaya Aqil Walker
Traduit en français par les salafis de l’Est
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