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 EL-WADJÎZ FI FIQHI = le livre de la prière

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MessageSujet: EL-WADJÎZ FI FIQHI = le livre de la prière   Dim 25 Avr - 16:59


EL-WADJÎZ FI FIQHI AS-SOUNNATI WA AL-KITÂBI EL 'AZÎZ
DU CHEIKH 'ABDEL-'ADHDIM EL-BADAWI


- Le livre de la prière -


Cours audio du frère Abou Anas

Retranscrit par Sevamel, Oum 'Aicha & Oum Mouqbil






Sommaire





Cours n°1 - Chapitre de la prière - Le statut de la prière - Le jugement de celui qui la délaisse.


Cours n°2 - Chapitre de celui pour qui la prière est obligatoire - Les heures de prière.


Cours n°3 - Chapitre des heures de prière - Quelle est la prière du milieu ? - Recommandation de faire la prière au début de son heure.


Cours n°4 - Le rattrapage des prières - Les heures où il est déconseillé de prier.


Cours n°5 - Chapitre des heures où il est déconseillé de prier (suite).


Cours n°6 - Chapitre des heures où il est déconseillé de prier (suite) - La défense du prophète (Paix et bénédictions sur lui).


Cours n°7 - Chapitre des endroits où il est interdit de prier - Chapitre de l’appel à la prière.


Cours n°8 - Chapitre de la description de l’appel à la prière.


Cours n°9 - Chapitre de ce que doit dire celui qui entend l’appel à la prière - Ce qui est recommandé au « Mouadhin » de faire.


Cours n°10 - Chapitre du laps de temps entre l’ « adhan » et l’ « ikama » - L’interdiction de sortir de la mosquée après l’appel à la prière - L’adhan et l’ikama pour celui qui a manqué sa prière - Chapitre des conditions de la prière.


Cours n°11 - Chapitre des conditions de la prière.


Cours n°12 - Chapitre de la description de la prière.


Cours n°13 - Chapitre des piliers de la prière.


Cours n°14 - Chapitre des obligations de la prière.


Cours n°15 - Chapitre des choses recommandées à dire dans la prière.


Cours n°16 - Chapitre des choses recommandées à faire dans la prière.


Cours n°17 - Chapitre des choses détestables ou interdites à faire dans la prière.


Cours n°18 - Chapitre des actes autorisés pendant la prière - Les actes qui annulent la prière.


Cours n°19 - Chapitre des prières surérogatoires - les prières continuelles (rawatib) - la prière du witr.


Cours n°20 - Chapitre des prières surérogatoires - la prière nocturne.


Cours n°21 - Chapitre de la prière nocturne (suite) - La prière du Douha - La prière des ablutions - La prière de la consultation - La prière de l'éclipse.


Cours n°22 - Chapitre de la prière de la pluie - La prosternation de la lecture du Coran – La prosternation du remerciement.


Cours n°23 - Chapitre des prosternations de la distraction.


Cours n°24 - Chapitre de la prière en groupe - Les comportements à adopter en se rendant et à l’intérieur de la mosquée.


Cours n°25 - Chapitre du moment où la rak’a (unité de prière) est comptabilisée – L’inclinaison en dehors du rang – L’allongement de la première rak’a – Qui mérite le plus de présider la prière ? – Un enfant peut il être imam ? – Un voyageur qui préside la prière d’un résidant et vice versa – Lorsque l’imam prie assis.


Cours n°26 - Chapitre de l’endroit où se positionner par rapport à l’imam lorsque l’on est seul, deux ou plus – La position de la femme par rapport à l’imam – L’obligation d’aligner les rangs – Comment les aligner ? – Les mérites du premier rang – Qui doit se positionner derrière l’imam ? – Il est déconseillé de prier dans un rang coupé par des piliers – Les excuses qui permettent de ne pas assister à la prière en groupe.


Cours n°27 - Chapitre de la prière du voyageur – La réduction des rak’ates pour les prière du Dohr, Asr et Icha en voyage est obligatoire - La distance qui autorise la réduction de la prière – L’endroit à partir duquel il est autorisé de réduire la prière – Le rassemblement des prières.


Cours n°28 - Chapitre de la prière du Vendredi – Le discours du Vendredi - Les comportements à adopter le Vendredi – Les invocations et rappels à dire le Vendredi – Lorsque le Vendredi coïncide avec l’un des deux jours de fêtes.


Cours n°29 - Chapitre de la prière des deux fêtes – Le discours des deux fêtes – Les actes et paroles recommandés le jour des deux fêtes.


Cours n°30 - Chapitre de la prière de la peur.





Source des dourous : http://www.lavoiedroite.com/index.php?option=com_content&view=article&id=109&Itemid=43
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MessageSujet: Re: EL-WADJÎZ FI FIQHI = le livre de la prière   Dim 25 Avr - 17:36

Cours n°1


Chapitre de la prière – Le statut de la prière - Le jugement de celui qui la délaisse



Définition du mot prière :

Au niveau de la langue arabe (loughatan) :
Le mot prière signifie l’invocation. La preuve est le verset : « Ô vous qui avez crus priez sur lui et saluez-le de la meilleure des façons » (Sourate al-Ahzâb, verset 56). « Priez sur lui » c'est-à-dire invoquez pour lui.
Il y a un autre verset ou Allah subhanhu ta3ala cite le mot « salah » (prière) dans le sens de « dou3a » (invocation) : « prend de leur argent une aumône qui les purifiera et fait des invocations pour eux ».

Au niveau du sens religieux (istilahân) :
La définition de la prière est un ensemble de parole et d’acte qui débute par le takbir et qui se termine par le taslim.


Les prières obligatoire sont au nombre de cinq :

ad-dhor
al ‘asr
al maghreb
al ‘isha
al fajr

(il y a des ahadith qui nomme el fajr el sobh, ce sont deux termes qui veulent dire la même chose. Certains disent qu’el sobh est la prière obligatoire du matin et qu’el fajr et la prière surérogatoire faite avant.)

Selon Anas ibnu malik (رضي الله عنه), il dit : « les prières ont été rendus obligatoire sur le prophète (صلى الله عليه و سلم) la nuit ou il fit l’ascension. Leur nombre été de 50 puis elles ont été diminués jusqu’à atteindre le nombre de 5. Puis le prophète (صلى الله عليه و سلم) fut appelé, il lui a été dit : « Ô Muhammad ma parole ne change plus. Tu as maintenant 5 prières pour 50 » ».

C'est-à-dire 5 prières accomplit ont la récompense de 50 prières. Le Sheikh a cité ce hadith pour prouver que les prières obligatoire sont au nombre de cinq.

Selon talha ibnu ‘ubaydillah, un bédouin est venu vers le prophète (صلى الله عليه و سلم) Ce bédouin avait les cheveux décoiffé, il dit : « Ô envoyé d’Allah ! Informe-moi de ce qu’Allah a ordonné comme prière ». Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) lui a répondu : « 5 prière sauf si tu veux faire en plus ». Le plus sera considéré comme surérogatoire. Dans ces deux ahadith on voit bien que le nombre obligatoire de prière est de 5.

Le Sheikh insiste sur le fait que le nombre de prière obligatoire est de 5 parce que d’autres savants disent qu’il y a plus de 5 prières et considèrent el witr comme obligatoire, notamment le madhab hanafi. L’avis le plus sur et celui de la plus part des savants et qu’el witr est très recommandé, le prophète (صلى الله عليه و سلم) ne l’a jamais délaissé qu’il soit résident ou voyageur mais en aucun cas il est obligatoire.

L’auteur débute par ad-dhor parce que la plupart des ahadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) lorsqu’il parle des prières et des horaires de prière, il commence par ad-dhor. Mais d’autres savants ne son pas de cet avis, comme sheikh el islam ibnu Taymiyya (rahimahullah), lui considère qu’il faut commencer par el fajr car des ahadith du Prophète (صلى الله عليه و سلم) ou le Prophète
(صلى الله عليه و سلم) commence par el fajr. Par exemple des ahadith rapportés par muslim ou le Prophète (صلى الله عليه و سلم) commence à citer el fajr.

Il est vrai que la pluparts des ahadith, le prophète (صلى الله عليه و سلم) commence par citer ad-dhor mais sheikh el isam ibnu Taymiyya rapporte un autre argument pour prouver que la première prière de la journée est el fajr. Pour que la prière du milieu soit el ‘asr, il faut obligatoirement commencer par el fajr, ensuite ad-dhor, el ‘asr (milieu), puis el maghreb et el ‘isha. […]


La place de la prière dans la religion :

Selon Abdoullah ibnu ‘Omar, le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « l’islam est bâtit sur 5 : l’attestation qu’il n’y a point de divinité qui mérite d’être adoré si ce n’est Allah et que Muhammad est l’envoyé d’Allah, d’accomplir la prière, de s’acquitter de la zakat, de faire le pèlerinage et de jeuner le mois de ramadan ». On en déduit que la prière est un pilier de l’islam.


Le jugement quant à celui qui la délaisse :

Les savants sont unanimes sur le faites que celui qui nie l’obligation d’accomplir la prière devient alors mécréant et sort de l’islam.

Car il renie un ordre d’Allah subhanahu ta’âlâ, accomplir la prière est une obligation et celui qui ne croit pas en cette obligation sort de l’islam.

Et ce sont les savants qui ont le statut de juger si une personne est mécréante ou non.
Il y a une règle en islam qui est : toute personne qui tombe dans la mécréance n’est pas forcément mécréante.

Les savants disent, pour qu’une personne devienne mécréante, il y a des conditions qui doivent être respecté et les contraintes doivent être levées.

Un exemple de contrainte : celui qui est forcé, celui qui par exemple est menacé de mort, s’il ne renie pas l’obligation de la prière il est mort, c’est une contrainte.

Et pour juger quelqu’un de mécréant il faut que toutes les contraintes soient levées et que toutes les conditions soient appliquées.

Parmi les conditions, on peu citer la science, il faut d’abord que la personne sache que la prière est obligatoire. A partir du moment ou elle a su et qu’elle l’a renié, là le jugement peut être fait mais dans tout les cas ceux qui ont le statut de juge si une personne et mécréante ou pas sont les savants.

Allah subhanahu ta’âlâ n’a pas donné le statut au musulman de rendre un tel mécréant. Il y a le jugement général : celui qui renie la prière est mécréant mais ensuite appliquer ce jugement à tel ou tel personne, cela n’est pas de notre ressort, c’est le ressort des grands savants.

Parmi les conditions, il y a également ikamatu l hujja, il faut montrer la vérité à cette personne sous de bonne forme et clairement. Et ce sont les savants qui montrent la vérité clairement. Après cette explication si la personne renie, le savant à le statut de dire si cette personne est mécréante. Cela est du ressort des savants car ce n’est pas quelque chose de facile de rendre quelqu’un mécréants, c’est une énorme responsabilité.

Comme l’a dit l’imam ach-Chawqani (rahimahullah) : « Celui qui rentre dans l’islam est musulman et son islam est claire comme le soleil en pleine journée. Et celui qui rentre dans l’islam avec clarté doit en ressortir avec clarté » c'est-à-dire que son koufr doit être quelque chose de claire.

Et rendre quelqu’un mécréant signifie s’il est marié qu’il doit divorcer ; s’il meurt ses enfants n’héritent pas de lui, on ne le lave pas, on ne l’enterre pas dans le cimetière musulman … Dans cette vie cela signifie qu’il est mécréant et dans l’au delà qu’il est en enfer. Et tous les jugements relatifs à une personne non musulmane.

Il y a un hadith du Prophète (صلى الله عليه و سلم) qui dit : « celui qui dit à son frère : anta kafir (tu es mécréant). La mécréance atteindra obligatoirement l’un d’entre eux » […]


Les savants on divergé quand à celui qui délaisse la prière tout en étant convaincu et en ayant la foi que cette prière est obligatoire.

Les causes de divergence sont des ahadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) qui nomme le faite de délaisser la prière comme étant de la mécréance sans différencier le pourquoi du délaissement. Dans le hadith, il n’est pas stipulé pourquoi la personne l’a délaissé. Est-ce qu’elle l’a délaissé par fainéantise ou elle la délaissé en renient son obligation ?

Les ahadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) sont généraux. Parmi ces ahadith, le hadith de Jâbir (radhi ALlahu ‘an) qui dit que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Il y a entre l’homme et la mécréance le délaissement de la prière » (Hadith rapporté par Muslim & Abû Dawud). Donc la limite, la chose qui sépare l’homme et la mécréance c’est le délaissement de la prière.

Le second hadith est celui d’Ourayda qui dit : J’ai entendu le prophète (صلى الله عليه و سلم) dire : « le pacte qu’il y a entre nous et eux (les mécréants) est la prière. Celui qui la délaisse à alors mécru ».

L’avis le plus probable parmi les avis des savants est que la mécréance cité dans les ahadiths cités précédemment signifie la petite mécréance qui ne sort pas la personne de l’islam. Ceci en rassemblant les ahadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) précédemment cités avec d’autres ahadith. Les savants qui considèrent que celui qui délaisse la prière est mécréant, leurs preuves sont les ahadiths cités auparavant.

Il y a de nombreux ahadith ou le terme mécréance est employé et qui signifie la petite mécréance et non la grande selon l’unanimité des savants. Comme le ahadith qui dit : « insulter un croyant est une perversité et le tuer est une mécréance », les savants sont unanimes sur le fait que la mécréance dans ce hadith signifie la petite mécréance et non la grande. Ceci fait partie de la croyance d’ahlu sunna qui divise la croyance en deux : el koufru akbar wal koufru asghar (la grande mécréance et la petite mécréance).

Donc l’avis le plus juste est que la mécréance cité dans le hadith signifie la petite mécréance. Les savants disent que la preuve est que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « il a alors mécrut » et non « c’est un mécréant » et il y a une différence entre le fait de dire « mécroire (kafar) » et « mécréant (kafir) ». Ce sont deux termes qui ne veulent pas forcement dire la même chose.

Parmi les autres ahadith, le hadith de ‘Ubayda ibnul Samit qui dit : j’ai entendu le prophète (صلى الله عليه و سلم) dire : « 5 prières qu’Allah a ordonné et a rendu obligatoire envers Ses serviteurs. Celui qui les accomplit sans les délaisser et sans manquement à leur égard. Allah prend alors l’engagement de rentrer cette personne au paradis et celui qui ne les accomplit pas Allah n’a aucun engagement envers lui. Si Allah veut lui pardonner, Il lui pardonnera. Si Il veut le châtier, Il le châtiera». (Hadith authentique rapporté par ibnu majah, abû dawud et l’imam malik dans el mouwatto)

La preuve dans ce hadith que celui qui délaisse la prière par fainéantise n’est pas mécréant est que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « celui qui ne les accomplit pas Allah n’a aucun engagement envers lui. S’Il veut le pardonner, Il lui pardonnera. S’Il veut le châtier, Il le châtiera». Or si c’est un mécréant Allah ne lui pardonne pas. Comme Allah le dit dans le Coran : « Allah ne pardonne pas à celui qui Lui a associé quelqu’un mais il pardonne à tout autre personne qu’Il veut » (Sourate An-Nissa’, verset 48).

La personne qui meurt en étant mécréant, Allah ne lui pardonnera pas. Il n’y a pas de possibilité qu’Allah lui pardonne. Et à partir du moment ou lorsqu’une personne meurt et qu’il y a possibilité qu’elle soit pardonné ou châtié cela veut dire que cette personne n’est pas mécréante.

Le Sheikh dit : Le prophète (صلى الله عليه و سلم) lorsqu’il a considéré celui qui a délaissé la prière comme étant sous la volonté d’Allah, soit Il lui pardonne soit Il le châtie nous avons alors su que celui qui la délaisse n’est alors pas mécréant. La preuve est la parole d’Allah : « Allah ne pardonne pas à celui qui Lui associe quelque chose mais Il pardonne à tout autre personne qu’il veut » (Sourate An-Nissa’, verset 48).

Abû houreyra dit : j’ai entendu le prophète (صلى الله عليه و سلم) dire : « la première chose par laquelle le serviteur musulman sera jugé le jour du jugement, sera la prière obligatoire. S’il ne l’a pas bien accompli, on dira regardez s’il a des prières surérogatoire. S’il a alors des prières surérogatoires complétez alors ses prières obligatoires. Et il sera fait ainsi avec chaque acte obligatoire similaire ».

Dans ce hadith, le prophète (صلى الله عليه و سلم) nous dit que la première chose par laquelle nous seront jugé le jour du jugement sera la prière obligatoire. Si la prière obligatoire été complète, c'est-à-dire qu’elle a été faite avec sincérité et conformément à la sunna du prophète (صلى الله عليه و سلم) dans ce cas, on passera au jugement des autres actes. Mais si cette prière obligatoire n’est pas complète Allah dira aux anges de regardez s’il y a des prières surérogatoires qui pourront compenser le manque de ses prières obligatoire. Et il sera fait ainsi avec tous les actes comme le jeune par exemple. Si le jeune obligatoire n’est pas complet Allah demandera à ce que l’on regarde dans son jeune surérogatoire pour qu’ils viennent compléter le manque du jeune obligatoire ; ainsi de suite avec tous les actes.

La preuve dans ce hadith que celui qui délaisse la prière n’est pas mécréant est que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « S’il ne l’a pas bien accompli, on dira : regardez s’il a des prières surérogatoire. » mais s’il serait mécréant il n’aurait pas besoin de regarder la suite. A partir du moment où l’on regarde s’il y a éventuellement des prières surérogatoire c'est-à-dire que cette personne est musulmane et qu’il y a possibilité qu’elle entre au Paradis.


Le 3 hadith est le hadith d’Hudhayfa ibnul Yamen qui dit : le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « l’islam s’usera comme s’use les broderies (sur les vêtements) jusqu’à ce que les gens ne savent plus ce qu’est le jeune, la prière, le sacrifice, l’aumône. Le Coran sera ôté de sur la terre. Il y aura des personne âgées qui diront : nous avons connus nos pères et mère disant cette parole : laa ilaha illa llah et nous la disons également »

Sillah dit à Hudhayfa le rapporteur du hadith : « Est-ce que laa ilaha illa llah les sauvera alors qu’ils ne savaient même pas ce qu’était que la prière, le jeune, le sacrifice, l’aumône ? » Hudhayfa c’est éloigné de Sillah (il l’a esquivé). Sillah lui réitéra sa question et Hudhayfa l’esquiva trois fois puis à la troisième fois, il lui dit : « Ô Sillah, elle les sauvera du feu de l’enfer, elle les sauvera du feu de l’enfer, elle les sauver du feu de l’enfer»

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) à comparer l’usure de l’islam à l’usure des broderies sur les vêtements cela fait référence à la fin des temps : « l’heure de surviendra que sur les pires des créatures » « l’heure interviendra alors que sur terre personne ne pourra dire : Allah, Allah ! » Il n’y aura plus de musulman, il y ne restera sur terre que le pire des créatures.

Parmi les signes de la fin des temps, il y a le fait qu’Allah enlèvera le Coran et les savants disent que cela comprend tout les sens, ceux qui l’auront dans leur poitrine ne le connaitront plus et tout les masahif présent sur terre auront les pages blanches. Il ne restera sur terre ne serrasse qu’un verset. A cette époque il y aura des personnes âgées qui se rappelleront que leur parents disaient : laa ilaha illa llah et ils diront : laa ilaha illa llah.

Autrement dit il n’y aura que les personnes âgées qui diront laa ilah illa llah, les jeunes auront tout oublié. C'est-à-dire que laa ilaha illa llah, les sauveras du feu de l’enfer autrement dit ils seront musulman même s’ils n’ont pas fais la prière.

C’est un hadith qu’utilisent les savants comme sheikh el albani (rahimahullah) pour démontrer que celui qui délaisse la prière est musulman. Et d’autre savants qui considèrent que celui qui délaisse la prière est mécréant rendent ce hadith da’if (faible).Sheikh el albani (rahimahullah) leur a répondu en démontrant que ce hadith n’est pas faible mais au contraire authentique.

Un autre hadith que sheikh el albani utilise est le hadith « de la carte » : celui qui viendra le jour du jugement alors qu’il n’aura accomplie aucun bien. Tous ses péchés seront mis d’un coté de la balance et il sera sorti une carte qui sera mise sur l’autre plateau de la balance, et cette carte sera plus lourde que tous les péchés de la personne. Et Allah subhanahu ta’âlâ lui dira : « aujourd’hui tu ne seras point offensé ». Cette carte est laa ilaha illa llah, cette parole qu’il avait prononcée et qui le sauvera du feu de l’enfer le jour du jugement alors qu’il n’avait accomplie aucun bien. A partir du moment où il dit laa ilaha illa llah, il est considéré comme musulman et donc sous la volonté d’Allah. Soit il le pardonne ou soit Il le châtie, et Allah subhanahu ta’âlâ lorsqu’Il pardonne à quelqu’un c’est par Son bienfait et lorsqu’Il châtie quelqu’un c’est par justice.

Les savants qui considèrent celui qui délaisse la prière comme n’étant pas mécréant ne rabaissent pas l’importance de la prière en disant cela. Au contraire, ils disent qu’il n’est pas mécréant mais qu’il est fasiq (pervers), il est aux portes de la mécréance et l’imam ibnu l Qayyim à même cité que celui qui délaisse la prière et pire que celui qui boit de l’alcool, pire que de faire l’adultère. Et il dit même que c’est pire que de tuer quelqu’un. […]

Donc lorsque les savants disent que celui qui délaisse la prière n’est pas mécréant, cela ne veut pas dire que de délaisser la prière n’est pas un grave péché. C’est le plus grave des péchés après ach-chirkou billah (associer quelqu’un à Allah).


Dernière édition par Oum Sulaym le Dim 25 Avr - 18:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: EL-WADJÎZ FI FIQHI = le livre de la prière   Dim 25 Avr - 21:43

Cours n°2

Chapitre de celui pour qui la prière est obligatoire
Les heures de prière
.




Celui pour qui la prière est obligatoire :

La prière est obligatoire envers tous musulmans pubère et qui a sa raison.
La preuve est le hadith de ‘Ali (radhi Allahu ‘an) qui rapporte que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « la plume est levé sur trois personne : celui qui dort jusqu’à ce qu’il se réveille ; l’enfant jusqu’à ce qu’il atteigne l’âge de la puberté ; le fou jusqu’à ce qu’il retrouve sa raison » (hadith authentique rapporté par Abû Dawud).

Dans ce hadith, le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « la plume est levé sur trois personne »
c'est-à-dire que les anges n’écrivent pas les actions de trois personnes :

« Celui qui dort jusqu’à ce qu’il se réveille » : une personne qui dors n’est pas responsable de ses actes.
« l’enfant jusqu’à ce qu’il atteigne l’âge de la puberté » : tant qu’il n’a pas atteint l’âge de la puberté, les anges ne note pas ses bonnes ou mauvaises action.
« le fou jusqu’à ce qu’il retrouve sa raison »

Donc la prière est obligatoire sur toutes personnes musulmanes hormis ces trois.

Il est obligatoire pour la personne qui a la responsabilité de l’enfant (parents ou tuteur) de lui ordonner de faire la prière même si elle n’est pas obligatoire envers lui afin qu’il en prenne l’habitude. La preuve est le hadith de ‘Amr ibnu Chou'aib qui rapporte selon son père qui rapporte selon son grand père que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « ordonnez à vos enfants d’accomplir la prière à l’âge de 7 ans, et frappez-les s’ils refusent à l’âge de 10 ans, et séparez-les dans les lits » (hadith hassen rapporté par Abû Dawud et el Haqim).

Certains savants considèrent le verbe « ordonnez » comme une obligation pour les parents d’ordonner à leur enfant de faire la prière à l’âge de 7 ans, comme sheikh ‘Uthaymin (rahimahullah). Car on avait dit que la base dans un ordre du Prophète (صلى الله عليه و سلم) c’est que c’est une obligatoire jusqu’à preuve du contraire.

« à vos enfants » : les savants disent que cela englobe les filles et les garçons. Ce n’est pas seulement les garçons.

« d’accomplir la prière » : les savants ont dit qu’a coté de cela il faut également leur ordonner de faire les ablutions, car il n’y a pas de prière sans ablutions.

« et frappez-les s’ils refusent à l’âge de 10 ans » : les savants ont dit qu’il faut frapper doucement (tapoter) pour les intimider et il faut que cela apporte un bénéfice et non un préjudice.

Il y a divergence entre les savants concernant le fait de frapper les enfants en dehors des prières. Certains savants comme sheikh el Albanie disent qu’il est autorisé de frapper l’enfant uniquement lorsqu’il délaisse la prière en dehors on n’a pas le droit. D’autres savants disent que cela dépend du besoin et de l’enfant.

Le fait de frapper l’enfant doit apporter un bénéfice et non empirer la situation. Et c’est à la personne de voir en fonction de son enfant, du caractère …

Concernant la prière sheikh Uthaymin a été questionné sur le fait de réveiller les enfants pour salat as-sobh. Sheikh Uthaymin dit que lorsqu’ils ont 10 ans oui, et lorsqu’ils ont 7 ans cela dépend des situations mais il est préférable de les lever dès l’âge de 7 ans mais pas obligatoire par contre à l’âge de 10 ans cela devient obligatoire même pour salat as-sobh.

« et séparez-les dans les lits » : A l’âge de 10 ans les enfants ne peuvent plus dormir dans le même lit. Les savants ont dit qu’il faut séparer les filles entre elles et les garçons entre eux et séparer les filles des garçons. On ne les sépare pas de la chambre mais du lit. La sagesse de cela est qu’à 10 ans les enfants commencent à ressentir du plaisir et le fait de les laisser dans le même lit cela peut créer des masahib.


les signes qui permettent de dire qu'on a atteint l'âge de la puberté :

1- La sortie de sperme avec sensation de plaisir pour l'homme ou la femme

2- L'apparition de poils autours du pubis selon sheikh 'Uthaymin ou l'apparition de la moustache pour sheikh el Fawzan.

La preuve est le hadith de Attiyah al Qurazi qui dit : "nous avons exposés au Prophète (صلى الله عليه و سلم) le jour de la bataille de qurayza (la bataille du fossé) des soldats. Il nous a ordonné de tuer ceux qui avaient des poils apparents et d'épargner ceux qui n'en avaient pas".

Autrement dit, le prophète (صلى الله عليه و سلم) lorsqu'il ne voyait pas de poils apparents, il considérait la personne comme non pubert, donc il ne fallait pas la tuer. En temps de guerre, il est interdit en islam de tuer les femmes, les vieillards et les enfants.

3- Atteindre 15 ans pour l'homme ou la femme même s'il n'y a pas d'autres signes.

La preuve est le hadith d'ibnu 'Omar qui dit qu'il s'est présenté pour combattre lors d'une bataille et le prophète (صلى الله عليه و سلم) ne l'a pas autorisé car il avait 14 ans. Et le jour de khandaq (la bataille de la tranchée), ibnu 'Omar c'est présenté au prophète
(صلى الله عليه و سلم) alors qu'il avait 15 ans et il (صلى الله عليه و سلم) l'a autorisé a combattre.

Une autre preuve est la parole de nâf'i, qui dit : "je suis parti voir 'Omar ibnu 'Abdel 'Aziz qui était à l'époque calife des musulmans et je lui ait cité le hadith de ibnu 'Omar." 'Omar ibnu 'Abdel 'Aziz lui répondit : "c'est la limite entre le petit et le grand". Il ('Omar ibnu 'Abdel 'aziz) écrivit aux militaires qui étaient sous son commandement et leur ordonna de faire combattre ceux qui ont 15 ans et ordonna de laisser ceux qui ont moins de 15 ans avec les femmes et les enfants. (parole rapporté dans Boukhary et Mouslim)

4- L'apparition des menstrues pour la femme même si elle a moins de 15 ans.

Les heures de prière :

Allah dit dans le Coran : « la prière est prescrite envers les croyants à des heures déterminés » (Sourate An-Nissa’, verset 103). Dans ce verset Allah nous montre bien à la fois l’obligation d’accomplir la prière et également qu’elle doit être accomplie a des horaires bien précis.


Preuves des horaires dans le Coran et la sunnah :

Allah dit dans le Coran : « Accomplis la Salat au déclin du soleil jusqu'à l'obscurité de la nuit, et [fais] aussi la Lecture à l'aube, car la Lecture à l'aube a des témoins. » (Sourate el ‘Isrâ, verset 78).

Le déclin du soleil est après le zénith lorsque le soleil redescend. Les savant l’appel az-zawâl, c’est lorsque le soleil dépasse le zénith. C’est là ou débute l’heure du dhor.

« l’obscurité de la nuit » : Le milieu de la nuit.

« et [fais] aussi la Lecture à l'aube, car la Lecture à l'aube a des témoins.» : la lecture à l’aube fait référence à salat al fajr, les témoins sont les anges.

Dans ce verset Allah dit : « Accomplis la Salat au déclin du soleil jusqu'à l'obscurité de la nuit » cela englobe 4 prière : ad-dhor, al ‘asr, al maghreb et al ‘isha.

Ensuite Allah dit : « et [fais] aussi la Lecture à l'aube ». Allah a cité les 4 prières ensemble car elles se succèdent les unes après les autres. Concernant el fajr, il y a une période avant ou il n’y a pas de prière [obligatoire] et il y a une période après ou il n’y a pas de prière, c’est pour cela qu’Allah dit : « et [fais] aussi la Lecture à l'aube ».

Sur le fait que les 4 prières se succèdent les unes après les autres, lorsque l’heure du dohr sort automatiquement l’heure du ‘asr rentre et lorsque l’heure du ‘asr sort automatiquement l’heure du maghreb rentre et lorsque l’heure du maghreb sort automatiquement l’heure de l’isha rentre et lorsque l’heure de l’isha sort il y a un laps de temps jusqu’au fajr et après le fajr, il y a un laps de temps jusqu’au dohr. C’est pour cela qu’Allah subhanahu ta’âla à séparé dans ce verset.


Ensuite le sheikh cite le hadith de Jabir ibnu ‘Abdillah (رضي الله عنه) qui dit que Jibril (‘alayhi salam) est venu vers le prophète (صلى الله عليه و سلم) et lui dit : « lève toi et pris », et le prophète (صلى الله عليه و سلم) a prié à dohr lorsque le soleil avait dépassé le zénith (lorsqu’il débute son déclin). Puis Jibril (‘alayhi salam) est venu à l’heure du ‘asr et lui dit : « lève toi et pris », le prophète (صلى الله عليه و سلم) a prié el ‘asr lorsque l’ombre de chaque chose est équivalente à cette même chose (ex : l’ombre d’un bâton est à la même longueur que le bâton ; l’ombre d’une personne est à la même taille que la personne). Puis l’ange Jibril (‘alayhi salam) est venu au prophète (صلى الله عليه و سلم) à l’heure du maghreb et lui dit : « lève toi et pris », et le prophète (صلى الله عليه و سلم) à prié el maghreb lorsque le soleil c’est couché. Puis Jibril (‘alayhi salam) est venu vers le prophète (صلى الله عليه و سلم) à l’heure du ‘isha et lui dit : « lève toi et pris », le prophète (صلى الله عليه و سلم) à prié el ‘isha lorsque le crépuscule à disparu. Puis Jibril (‘alayhi salam) est venu au prophète (صلى الله عليه و سلم) à l’heure du fajr et lui dit : « lève toi et pris », et le prophète (صلى الله عليه و سلم) à prié el fajr lorsque l’aube est apparu. Puis Jibril est venu le lendemain à l’heure de dohr et il dit au prophète (صلى الله عليه و سلم) : « lève toi et pris », et le prophète (صلى الله عليه و سلم) a prié lorsque l’ombre de chaque chose étaient égale à cette même chose. Puis Jibril (‘alayhi salam) est venu à l’heure du ‘asr et dit au prophète (صلى الله عليه و سلم) : « lève toi et pris », le prophète (صلى الله عليه و سلم) lorsque l’ombre de chaque chose était le double de cette même chose (ex : la longueur de l’ombre d’un bâton est le double de la longueur réel du bâton ; la longueur de l’ombre d’une personne équivaut au double de la longueur réel de la personne). Puis Jibril (‘alayhi salam) est venu au prophète (صلى الله عليه و سلم) pour le maghreb à la même heure [que la veille]. Puis Jibril (‘alayhi salam) est venu au prophète (صلى الله عليه و سلم) à l’heure du ‘isha lorsque la moitié de la nuit fut entamé, ou bien lorsque le premier tiers à était dépassé ; puis le prophète (صلى الله عليه و سلم) à prié el ‘isha. Puis Jibril (‘alayhi salam) est venu lorsque le soleil était très jaunâtre (cad juste avant qu’il se lève) et il dit au prophète (صلى الله عليه و سلم) : « lève toi et pris », le prophète (صلى الله عليه و سلم) à prié el fajr. Puis Jibril (‘alayhi salam) a dit : « entre ces deux tranches d’heures il y a l’heure [de la prière] »

L’imam at-termidhi à rapporté la parole de l’imam el boukhary qui dit : « le hadith le plus authentique rapporté en terme de prière est le hadith de Jâbir »


Le crépuscule : il y a deux crépuscules, il y a le crépuscule blanc et le crépuscule rouge. Le crépuscule c’est la lueur que l’on voit à l’horizon lorsque le soleil se couche. Tant que cette lueur rougeâtre est présente, c’est l’heure du maghreb. Lorsque le crépuscule rouge disparait, l’heure du maghreb est passée. Le crépuscule blanc ne doit pas être pris en considération, il dure beaucoup plus longtemps que le crépuscule rouge.

Les savants estiment la lueur rouge à environ 45 minutes comme sheilkh Mouqbil (rahimahullah) ; d’autres disent que c’est un peu prêt 1 heure comme sheikh el Albany (rahimahullah) ; d’autres savants disent que c’est un peu prêt 1 heure et demi comme sheikh ‘Uthaymin (rahimahullah). En fonction des pays, le crépuscule (donc l’heure du maghreb) dure plus ou moins longtemps. Le crépuscule blanc peut durer jusqu’au premier tiers de la nuit, c’est une lueur blanche qui reste à l’endroit ou le soleil se couche.


L’aube : il y a deux sortes d’aube, la première aube est ce que les savants appels « l’aube trompeuse », durant l’aube trompeuse les lueurs sont verticales, elles ne couvrent pas l’horizon, après ces lueurs la nuit reviens. La deuxième aube est l’aube véridique, c’est une lueur blanche qui couvre l’horizon du nord au sud. L’aube véridique n’est pas suivie de ténèbres, la lueur blanche est ininterrompu jusqu’au levé du soleil, il n’y a plus de nuit qui revient contrairement à l’aube trompeuse.


Synthèse des horaires :

L’heure du dohr : est du déclin du soleil jusqu’à ce que la longueur de l’ombre d’une chose est égale à la longueur de cette même chose.

Pour repérer le déclin du soleil : les savants disent que lorsque le soleil est au zénith et que l’on plante un bâton dans le sol, théoriquement si le sol est droit et que le bâton à bien était planté, il n’a pas d’ombre. A partir du moment où l’on verra apparaitre qu’un millimètre d’ombre à droite [du bâton], l’heure du dohr rentre. Et lorsque le bâton est mal planté, par exemple si l’on voit de l’ombre alors que le soleil est au zénith. Les savants disent que pour reconnaitre, il faut observer l’ombre, elle va diminuer jusqu’à un moment ou elle ne diminuera plus et lorsque l’ombre va commencer à dépasser le bâton c’est l’entré du dohr [explication que sheikh el Albany a apporté].


L’heure du ‘asr : est à partir du moment où l’ombre d’une chose est égale à cette même chose jusqu’au couché du soleil.

Les savants ont distingués deux types d’horaire pour el ‘asr, il y a l’heure obligatoire qui est à partir du moment où l’ombre d’une chose est égale à cette même chose jusqu’à ce que le soleil devienne jaunâtre car il y a un hadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) qui interdit de faire el ‘asr après que le soleil commence à devenir jaunâtre. Entre ces deux horaires, il est obligatoire de faire el ‘asr.

Et le savants donnent de façons de reconnaitre cet horaires obligatoire : premièrement soit lorsque le soleil devient jaunâtre ou bien comme il le cite dans le hadith, lorsque l’ombre de chaque chose est le double de la chose.

Ensuite il y a l’heure de dernier recours pour celui qui a eu un empêchement légiféré de faire el ‘asr avant que le soleil soit jaunâtre. Cette heure ce situe entre le moment ou le soleil commence à devenir jaunâtre ou bien lorsque l’ombre est le double de la chose jusqu’au couché du soleil.

C’est pour cela que le sheikh dit ici que l’heure du ‘asr est du moment où l’ombre de la chose est égale à la chose jusqu’au couché du soleil. Parce que c’est effectivement l’heure du ‘asr mais il cite après le hadith du Prophète (صلى الله عليه و سلم) qui interdit de faire le ‘asr après que le soleil devienne jaunâtre.


L’heure du maghreb : commence du coucher du soleil jusqu’à la disparition du crépuscule rouge.

La preuve est le hadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) jugé bon, rapporté par Muslim et Abou Dawud ou le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « l’heure du maghreb est jusqu’à la disparition du crépuscule ».


L’heure de l’isha : est de la disparition du crépuscule rouge jusqu’à la moitié de la nuit.

La preuve est le hadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) qui dit : « l’heure de l’isha est jusqu’à la moitié de la nuit ».

Pour calculer la moitié de la nuit, on calcule le nombre d’heure qu’il y a entre le maghreb et le fajr est on divise se temps en 2. Puis soit on l’ajoute à l’heure du maghreb ou on le soustrait à l’heure du fajr, on arrivera toujours à la moitié de la nuit. Supposons que le maghreb par exemple est à 19 heures et que le fajr est à 7 heures ; ça fait 12 heures, la moitié 6 heures. Donc on rajoute 6 heures à 19 heures ça faits 1 heure du matin ; si on soustrait 6 heures à 7 heures, ça fait 1 heures du matin.


L’heure du fajr : commence à l’apparition de l’aube véritable jusqu’au levé du soleil.

La preuve est le hadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) : « l’heure de salat as-sobh est de l’apparition de l’aube jusqu’au lévé du soleil ». (hadith bon rapporté par Muslim, Abou dawud et An-nasa’i).


Dernière édition par Oum Sulaym le Lun 3 Mai - 12:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: EL-WADJÎZ FI FIQHI = le livre de la prière   Lun 3 Mai - 12:28

Cours n°3

Chapitre quelle est la prière du milieu ?
recommandation de faire la prière au début de son heure.



Quelle est la prière du milieu ? :

Allah dit : « Soyez assidus aux Salâts et surtout la Salât médiane et tenez vous debout devant Allah, avec humilité » (Sourate Al Baqara, verset 238).

Selon ‘Ali (رضي الله عنه), le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Le jour des coalisés (yom el hazab), ils nous ont occupé durant la prière médiane, la prière du ‘asr. Qu’Allah remplisse leurs maisons et leurs tombes de feu ». Le prophète (صلى الله عليه و سلم) était occupé à combattre les moushrikin à tels point qu’il n’a pas eu le temps de faire la prière du ‘asr.

Yom el hazab est le jour des coalisés, ce jour fait référence à la bataille d’el khandaq (la tranchée), elle eu lieu après la bataille de Ouhoud. Lorsque les musulmans ont été battus par les moushrikin à Ouhoud car les archets du prophète (صلى الله عليه و سلم) lui ont désobéis. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) leur avait ordonné de rester à leur poste et de ne pas y bouger. Et lorsqu’ils virent que les musulmans avaient pris le dessus sur les polythéistes et qu’ils commençaient à se partager le butin, les archets du prophète (صلى الله عليه و سلم) ceux qui étaient postés sur un mont pour protéger les musulmans d’une quelconque attaque des moushrikin. Lorsqu’ils ont vue que la victoire été quasiment acquise, ils ont délaissés leur post pour aller prendre leur pars de butin. Et c’est là que les moushrikin ont attaqués les musulmans par derrière. 70 compagnons du prophète (صلى الله عليه و سلم) y ont perdu la vie, parmi eux hamza (رضي الله عنه).

Les savants parlent beaucoup de cette défaite et ils disent qu’elle a eu lieu car il y a eu désobéissance au prophète (صلى الله عليه و سلم) et la désobéissance au prophète (صلى الله عليه و سلم) est toujours suivie de défaite. Si les musulmans veulent la victoire, Allah ne l’accorde qu’à ceux qui Lui obéisse et qui obéisse à Son prophète (صلى الله عليه و سلم). Mais en aucun cas Allah ne donne la victoire à des personnes qui Lui désobéissent ou qui désobéissent au prophète (صلى الله عليه و سلم). Allah dit dans le Coran : « Si vous donnez la victoire à Allah, Allah vous donnera la victoire ».

« donnez la victoire à Allah » : Les savants ont dit, Allah subhanahu ta’âlâ n’a besoin de personne, il n’a pas besoin qu’on lui donne la victoire. Allah subhanahu ta’âlâ est au dessus de tous, Il n’a besoin de rien mais tous avons besoin de Lui. Les savants ont expliqués : « donnez la victoire à Allah », signifie mettre en pratique Ses commandements et de délaisser Ses interdits. De mettre en pratique ce que le prophète (صلى الله عليه و سلم) nous a ordonné de faire et de délaisser ce qu’il nous a interdit. Donc un musulman qui applique les commandements d’Allah et délaisse les interdits, il a donné la victoire à Allah et Allah subhanhu ta’âlâ lui donnera la victoire. Et Allah subhanahu ta’âlâ dit : « Si vous donnez la victoire à Allah, Allah vous donnera la victoire », c’est une promesse d’Allah, c'est-à-dire qu’Allah prend l’engagement et la promesse de vous donner la victoire.

Donc après cette défaite des musulmans, les juifs ont profité de cette faiblesse et sont partie voir les moushrikin de kouraish pour les inciter à attaquer de nouveau les musulmans. Les juifs ont convaincus kouraish, une autre tribu appelé qatafan et d’autres tribus jusqu’à ce que le nombre de soldats est atteint 10 000 personnes. Ils ont décidés d’attaquer le prophète (صلى الله عليه و سلم) qui était à Médine. Lorsque le prophète (صلى الله عليه و سلم) a apprit cette nouvelle, que les moushrikin se dirigeaient vers Médine pour réattaquer les musulmans, le prophète (صلى الله عليه و سلم) a consulté ses compagnons pour prendre d’eux conseil : comment réagir fasse à cette attaque des moushrikin qui arrivent par milliers ?

Des compagnons, parmi eux Salâm el Fârisî (رضي الله عنه) ont conseillés au prophète (صلى الله عليه و سلم) de faire une tranchée autour de Médine pour préserver cette ville et en suite de se poster à chaque coin de la ville pour empêcher les moushrikin de rentrer dans Médine. Et c’est ce que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a ordonné à ses compagnons de faire, ils ont creusés une tranchée toute autour de Médine et beaucoup de ahadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) nous montre les miracles du prophète (صلى الله عليه و سلم), la grande force physique qu’il (صلى الله عليه و سلم) avait. Lorsque les compagnons (رضي الله عنهم) creusés la tranchée et qu’ils étaient bloqué par des gros rochets, ils appelés le prophète (صلى الله عليه و سلم) qui venait et d’un coup de main enlevé ces gros rochets qui ne pouvaient pas être déplacé par des dizaines et des dizaines de compagnons (رضي الله عنهم). Dans la creusé de cette tranchée, il y eu beaucoup de signe de la prophétie de notre prophète (صلى الله عليه و سلم).

Ensuite lorsque les moushrikin se sont approchés autour de Médine, ils sont restés un mois autour de Médine sans pouvoir attaquer ni s’approcher des musulmans. Parmi eux ‘Amr ibnu ‘Adouad dit : « il y a en cela une ruse que les arabes ne connaissaient pas », car il n’y avait que des cavaliers et les chevaux ne pouvaient pas traverser de longues tranchées. ‘Amr ibnu ‘Adouad a trouvé une faille dans la tranchée et la traversé avec certains de ses hommes et ‘Ali (رضي الله عنه), c’est empressé d’aller à son encontre et le tua d’un coup d’épée. Cela fit beaucoup de mal au moushrikin car il était un grand combattant.

Un des moushrikin est venu au prophète (صلى الله عليه و سلم) pour lui déclarer son islam et il lui dit : « dit moi ce que je peux faire pour toi et je le ferais ». Le prophète (صلى الله عليه و سلم) lui demande de retourner parmi les moushrikin et de semer la zizanie entre eux. C’est ce qu’il fit : il partit voir kouraïsh pour le dire que les juifs n’avaient pas l’intention de les aider. Il partit voir les juifs et leur dit que kouraïsh n’avait pas l’intention de les aider, qu’ils attendaient que parmi eux des personnes meurent afin de voir comment la bataille va se dérouler. Enfin de compte, ils se sont tous désisté, chacun attendant que l’autre attaque jusqu’à ce qu’Allah subhanahu ta’âlâ envoie un vent qui sema la zizanie dans leur cœurs et qui expulsa les moushrikin des alentours de Médine.


Il est préférable de faire l’heure de dohr en début de son temps lorsqu’il ne fait pas chaud :

La preuve est le hadith de Jâbir ibnu Samoura qui dit que le prophète (صلى الله عليه و سلم) priait dohr lorsque le soleil commencé son déclin du zénith, c'est-à-dire au tout début de l’heure de dohr. Et c’est ce qui est préférable lorsqu’il ne fait pas chaud.


Il est préférable de retarder l’heure du dohr jusqu’à ce que le temps se rafraichisse lorsqu’il fait très chaud :

La preuve est le hadith d’Abou Houreyra (رضي الله عنه) qui dit que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « lorsque la chaleur est grande retardez la prière de dohr jusqu’à ce que le temps se rafraichisse car les hautes températures sont un souffle de l’enfer ». C’est ainsi que l’ont expliqué les savants, parmi eux el hafidh ibnu hajr dans son livre fathul bari.



Il est préférable de faire el ‘asr en début de son heure :

La preuve est le hadith de Anas (رضي الله عنه) qui dit que le prophète (صلى الله عليه و سلم) priait el ‘asr lorsque le soleil était élevé et vif. Une Personne allait à el ‘awari et arrivé à el ‘awari le soleil était encore élevé (hadith rapporté par el Boukhari & Muslim).

Dans ce hadith, Anas (رضي الله عنه) nous informe que le prophète (صلى الله عليه و سلم) priait el ‘asr lorsque le soleil était élevé c'est-à-dire que l’ombre d’une chose est égale à cette même chose, le soleil était donc encore haut dans le ciel et il avait encore sa force (chaleur, couleur).

Autrement dit, le prophète (صلى الله عليه و سلم) faisait la prière d’el ‘asr au début de son temps. La preuve de cela est lorsque Anas nous dit : « Une Personne allait à el ‘awari et arrivé à el ‘awari le soleil était encore élevé ».

El ‘awari est une région à la périphérie de Médine. Les savants comme el hafidh ibnu hajar ont dit qu’elle est distante de Médine de 6 km. Donc une personne avait le temps de faire 6 km et le soleil était encore haut dans le ciel. Si le prophète (صلى الله عليه و سلم) ne faisait pas le ‘asr au début de son heure, une personne qui allait à ‘awari, lorsqu’elle arrivait au bout de 6 km le soleil aurait perdu de sa hauteur. Or ici il reste toujours élevé.


Le mal (péché) pour celui qui a raté la prière du ‘asr :

Selon ‘Abdoullah ibnu ‘Omar (رضي الله عنهم) le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Celui qui manque la prière du ‘asr c’est comme s’il avait perdu sa famille et ses biens » (hadith authentique rapporté par Muslim).

Dans se hadith, le prophète (صلى الله عليه و سلم) à comparé celui qui rate la prière du ‘asr à celui qui perd sa famille et ses biens. A celui qui se retrouve sans rien, sans argent ni biens qui puisse l’aider à survivre et sans famille qui puisse le soutenir.

Certaines personnes présente leur condoléances à celui qui a raté la prière du ‘asr car c’est comme s’il venait de perdre sa famille et ses biens. Le fait de souhaiter ses condoléances pour celui qui a raté la prière du ‘asr n’est pas quelque chose de permis dans la religion car il n’y a aucunes preuves qui autorise de dire les condoléances à celui qui n’a pas fait la prière du ‘asr en son temps même si véritablement il les mérite car c’est une personne qui est morte, c’est une personne qui a un cœur qui a atteint un niveau de foi qui est tellement faible qu’il en vient à délaisser une prière.

Ce qui montre également la gravité de cela est le hadith de Mourayda (رضي الله عنه) qui dit que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Celui qui délaisse la prière du ‘asr, ses actions son suspendu » (hadith authentique rapporté par el Boukhari & An-Nasa’i).

Certains savants disent que celui qui délaisse la prière du ‘asr volontairement est mécréant car ses actions sont suspendu. La plupart des savants disent que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a voulu montré par cela la gravité de celui qui délaisse la prière du ‘asr. Sheikh ‘Uthaymin, donne une autre explication et dit que les actes suspendu sont les actes de ce jour ou la personne à délaissé la prière du ‘asr.


Le péché de celui qui retard la prière du ‘asr jusqu’au moment ou le soleil devient jaunâtre (ou lorsque l’ombre de la chose est égale au double de cette même chose) :

La preuve est le hadith de Anas (رضي الله عنه) qui dit : j’ai entendu le prophète (صلى الله عليه و سلم) dire : « c’est la prière de l’hypocrite. Il s’assoit et scrute le soleil jusqu’à ce que le soleil soit entre les deux cornes du diable. Il se lève et picore la prière en se rappelant d’Allah que très peu ».

Les savants ont expliqués que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a comparé la prière de cette personne aux picotements de l’oiseau à cause de la rapidité à laquelle il fait la prière et surtout à la rapidité à laquelle il se prosterne. Il le fait tellement vite que lorsqu’on le voit, on dirait un oiseau qui picore de la nourriture. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) a appelé cette prière : la prière de l’hypocrite.

Les savants ont donné plusieurs explications pour les cornes du diable. L’imam as-souyouti (rahimahoullah) a donné une explication et une parole qui est très vrai et qui apaise le cœur : dans les ahadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) dans lesquels ils nous parle des choses de l’invisible, comme ici avec les cornes du diable. Toutes les informations que le prophète (صلى الله عليه و سلم) nous apporte concernant l’invisible, il faut les prendre tels qu’elles nous sont venus, il n’est pas bon de commencer à faire des interprétations de ces choses. Donc lorsque le prophète (صلى الله عليه و سلم) nous dit : « entre les cornes du diable » c’est une obligation pour nous de croire en cela sans chercher à l’interpréter.


Il est préférable de faire la prière du maghreb au début de son heure et il est détestable de la retarder :

Selon Oqba ibnu ‘Amir (رضي الله عنه), le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « ma communauté ne cessera d’être dans le bien ou sur la fitra tant qu’ils ne retarderont pas la prière du maghrib jusqu’à ce que les étoiles apparaissent et se mélangent entre elles».

Le prophète (صلى الله عليه و سلم) a voulu dire par : « jusqu’à ce que les étoiles apparaissent et se mélangent entre elles» jusqu’à ce que le ciel se noircisse. Car on commence à voir les étoiles lorsque la nuit tombe et que le ciel devient de plus en plus sombre.

Selon Salama ibn el Akwa’ (رضي الله عنه), le prophète (صلى الله عليه و سلم) a priait le maghreb lorsque le soleil se couchait.

Dans ce hadith il y a un accent sur le fait que le prophète priait le maghreb juste après le couché du soleil. D’où le fait qu’il est préférable d’accomplir cette prière au début de son heure.


Il est préférable de retarder la prière du ‘isha tant qu’il n’y a pas de contrainte :

La preuve est le hadith de ‘aisha (رضي الله عنه) qui dit que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a retardé l’heure du ‘isha une nuit jusqu’à ce que passe une grande partie de la nuit au point ou les gens qui attendaient à la mosquée se sont endormis. Puis le prophète (صلى الله عليه و سلم) est sorti est dit : « c’est son heure si ce n’était une contrainte pour ma communauté ».

Dans une autre version du hadith, il est cité que ceux qui se sont endormis étaient les femmes et les enfants. Les savants ont cités beaucoup de fawa’id tiré de ce hadith. Parmi ceux-ci, le fait qu’au temps du prophète (صلى الله عليه و سلم) les femmes et les enfants avaient l’habitude de dormir tôt après l’isha. Les enfants car ce sont des enfants en bas âge et les femmes pour se réveiller tôt le lendemain et pouvoir accomplir leur devoir de mère.


Il est détestable de dormir avant l’isha et de parler après sauf en cas de besoin :

Selon Abou Barza (رضي الله عنه) le prophète (صلى الله عليه و سلم) détestait dormir avant l’isha et parler après. (hadith authentique rapporté par el Boukhari & Muslim).

Le hadith nous prouve que le prophète (صلى الله عليه و سلم) détestait dormir avant la prière de l’isha de même qu’il détestait parler après.

La preuve qu’il est autorisé de parlé en cas de nécessité après la prière de l’isha est le hadith d’Anas (رضي الله عنه) qui dit : « nous avons attendu le prophète (صلى الله عليه و سلم) une nuit jusqu’à presque atteindre la moitié de la nuit. Il est venu est nous à guidé pour la prière de l’isha. Puis nous a exhorté et dit : « les gens ont priés et se sont endormi et vous vous étiez en prière tant que vous attendiez la prière » » (hadith authentique rapporté par el Boukhari & Mouslim).

Dans ce hadith le prophète (صلى الله عليه و سلم) a exhorté ses compagnons (رضي الله عنهم) et il les exhorté après la prière. Donc c’est la preuve qu’il est autorisé de parler après l’isha pour celui qui en a le besoin


Il est préférable de faire soubh au début de son heure :

Selon 'aisha (رضي الله عنها) : les femmes croyantes au temps du prophète (صلى الله عليه و سلم) assistaient à la prière avec le prophète. Elles se couvraient le visage et le corps avec morouthinna (habit que portaient les femmes à l'époque du prophète). Puis elles retournaient chez elles après avoir accompli la prière, personnes ne les reconnaissait a cause d'al ghalass (l'obscurité).

"el ghalass" : les savants ont dit qu'el ghalass était le restes de ténèbres de la nuit. D'autres savants ont dit que c'était le mélange entre la lumière de soubh et les ténèbres de la nuit. A ce moment, il ne fait ni jour ni nuit.

"personne ne les reconnaissait a cause d'al ghalass (l'obscurité)" : on ne les reconnaissaient pas car il faisait sombre. On comprend du hadith, qu'on ne reconnaissaient pas les femmes à cause de l'obscurité et non pas par le fait qu'elles portaient el morouthinna . el morouthinna signifie que les femmes se couvraient le visage et le corps. Certains savants l'ont interprété comme cela, qu'elles n'étaient pas reconnaissable car elles se couvraient le visage et le corps. Mais la plupart des savants disent qu'elles n'étaient pas reconnaissable à cause de l'obscurité.

Donc c'est une preuve que le prophète (صلى الله عليه و سلم) faisait soubh au début de son heure. Et lorsque les femmes accomplissaient la prière avec le prophète (صلى الله عليه و سلم), elles étaient les premières à partir.


El hafidh ibnu hajar a dit concernant ce hadith :

1- Il est préférable de s'empresser de faire soubh au début de son heure.

2- Il est autorisé aux femmes d'aller prier à la mosquée même lorsqu'il fait nuit. Donc il leur est également autorisé d'assister aux prières du jour.

Il n'est pas interdit à la femmes d'assister aux prières à la mosquée mais sa maison est meilleures pour elle (référence au hadith). Il est interdit aux hommes d'interdire aux femmes d'accomplir les prières à la mosquée. Tous ceci lorsqu'elle peut sortir sans crainte et qu'il n'y a pas de fitna. A partir du moment ou il y a un danger potentiel dehors, une fitna à l'extérieur, dans ce cas il ne leur est pas autorisé d'assister aux prières à la mosquée.
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MessageSujet: Re: EL-WADJÎZ FI FIQHI = le livre de la prière   Lun 3 Mai - 22:29

Cours n°4


Le rattrapage des prières - Les heures où il est déconseillé de prier.



Quand est ce que la personne a accompli la prière à son heure ?

Selon Abou Houreyra, le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "celui qui réalise de la prière de soubh 1 raka'a avant que le soleil ne se lève, il a alors atteint as-soubh. Et celui qui réalise de la prière du asr 1 raka'a avant que le soleil ne se couche, il a alors atteint el asr.»

Ceci n'est pas propre à la prière du sobh ou du 'asr mais engobe toutes les prières.

"une raka'a" : c'est à dire avec 2 soujoud. Sheikh 'Uthaymin dit : c'est à dire celui qui accompli une raka'a avec ses deux prosternation. Le mot raka'a ici ne veut pas dire inclinaison mais il signifie la raka'a dans sa totalité. D'autre savants ont dit que se qui est prit en considération c'est takbir el ihrâm (formule de sacralisation : "Allahu akbar") mais c'est un avis qui est marjoûh (faible).

"avant que le soleil ne se lève" : on considère que le soleil est levé lorsque la partie supérieur du disque solaire apparaît.

"il a alors atteint la prière" : c'est à dire qu'il a fait la prière en son heure même si la 2ème raka'a est accompli en dehors de l'heure du soubh (après que le soleil soit levé), il a fait soubh à son heure, car c'est la première raka'a que l'on prend en considération.

"avant que le soleil ne se couche" : c'est à dire dès que la partie supérieur du disque solaire disparait, lorsqu'on ne voit plus le soleil.

le frère rappelle que dans le temps de la prière du 'asr, il y a deux horaire. L'horaire autorisé et celui que l'on doit faire qu'en cas de nécessité, en cas de force majeure qui est compris entre le moment ou le soleil devient jaunâtre jusqu'au couché du soleil. Comme par exemple celui qui a dormit ou celui qui a repoussé sa prière pour une raison légitime, il a jusqu'à ce que le soleil s'approche du coucher pour accomplir la prière.

Le fait que le prophète (صلى الله عليه و سلم) ait dit ce hadith, n'est pas une preuve qu'il est autorisé de retarder la prière du 'asr jusqu'à ce que le soleil se couche. Mais on déduit de ce hadith que l'heure du 'asr va jusqu'au couché du soleil. L'heure du 'asr est à partir du moment où l’ombre d’une chose est égale à cette même chose jusqu’au couché du soleil. Et ce temps se divise en deux temps, un temps autorisé et un temps ou l'on ne fait la prière qu'en cas de force majeur.

Un autre hadith rapporté par Abou Hourayra, plus générale qui dit : « celui qui atteint une raka'a de la prière a alors atteint la prière »


Rattraper les prières manquées :

Selon Anas : le messager d'Allah (صلى الله عليه و سلم) a dit : "celui qui a oublié une prière ou qui a dormi pendant celle ci, son expiation est de la prier lorsqu'il s'en souvient" (hadith authentique rapporté par Mouslim)


Celui qui a délaissé la prière volontairement jusqu'à la faire sortir de son temps, doit-il la rattraper ?

Dans el Mouhallâ ibnu Hazm (rahimahullah) dit : "Allah a défini pour chaque prière obligatoire un temps bien déterminé. C'est à dire avec un début et une fin bien défini. Il n'y a pas de différence entre ce lui qui prie avant ou après son heure car dans les deux cas elle a était réalisé en dehors de son temps. Donc comme Allah a définie l'entrée et la sortie des heures de prière, Il a également définie le fait de la rattraper. Le fait de rattraper une prière, c'est quelque chose de légiféré. Et seul Allah a le pouvoir de légiférer via le prophète (صلى الله عليه و سلم). Et si le fait de rattraper, pour celui qui a laissé une prière volontairement été légiféré, Allah subhanahu ta'âlâ n'aurait pas manqué de nous le signaler, "Ton Seigneur n'oublie rien". Et toute législation qui n'a pas de source dans le Coran et la sunnah, c'est une législation qui est nulle et sans valeur".

On comprend de la parole de l'imam ibnu hazm (rahimahullah), qu'Allah subhanahu ta'âlâ légifère. Comme Il a légiféré les heures de prière, Il a légiféré le fait de rattraper les prières. Or il n'y a aucun versets, aucun hadith du prophète(صلى الله عليه و سلم) qui légifère à la personne qui a délaissé volontairement la prière jusqu'à ce que son heure sorte de la rattraper.

Le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « celui qui a oublié une prière ou qui a dormi pendant celle ci, son expiation est de la prier lorsqu'il s'en souvient ». Celui qui oublie ou celui qui dort durant la prière sont les seules personnes à qui Allah subhanahu ta'âlâ à légiféré le rattrapage des prières.

Quant à celui qui la délaisse volontairement il ne lui ait pas légiféré de rattraper cette prière. C'est ce que les savants disent et c'est inshaa'llah l'avis le plus sur. D'autre savants disent qu'il est autorisé de la rattraper pour sa conscience même s'il sait qu'elle n'est pas accepté. Donc cela nous montre l'importance que l'on doit donner à la prière, de la faire à son heure car le plus grand péché après le shirk et de délaisser la prière.


Les heures ou il est interdit de faire la prière :

Selon Ôqba ibnu 'Amir : "3 heures durant lesquelles le prophète (صلى الله عليه و سلم) nous a interdit d'accomplir la prière ou d'y enterrer nos morts : au moment ou le soleil se lève jusqu'à ce qu'il s'élève, au moment ou le soleil est au zénith jusqu'à ce qu'il commence le déclin, et lorsque le soleil commence à se coucher jusqu'à ce qu'il se couche"

Le terme heure dans ce hadith signifie un laps de temps qu'il soit cours ou long

"au moment ou le soleil se lève jusqu'à ce qu'il s'élève" : dans une autre version, le prophète
(صلى الله عليه و سلم) a dit : "jusqu'à ce que le soleil s'élève de la distance à la taille d'une lance". Les savants on définie cette distance comme étant d'environ 1 mètre (les lance au temps du prophète (صلى الله عليه و سلم) était connus pour avoir une longueur d'1 mètre). C'est un temps qui est très cours et qui est estimé entre 10 et 15 minutes, car c'est le temps ou le soleil se lève jusqu'à ce qu'il s'élève de la longueur d'un mètre.

"au moment ou le soleil est droit sur le zénith" : lorsque le soleil s'accroit sur le zénith, il y a un temps ou il n'y a pas d'ombre. Ensuite lorsque le soleil commence son déclin, l'ombre d'une chose commence à grandir jusqu'au couché du soleil. Durant ce laps de temps, on a l'impression que le soleil s'arrête alors qu'il ne s'arrête pas.

Le prophète (صلى الله عليه و سلم) a expliqué la raison de l’interdiction de prier durant ces trois horaires, lorsqu’il a dit à ‘Amr ibnu ‘Abassa le jour ou il s’est converti : « fais la prière du sobh, puis abstiens toi de la prière jusqu’à ce que le soleil se lève et s’élève car le soleil se lève entre les cornes du diable et à se moment les mécréant s’y prosternent. Puis prie car la prière est assistée et les anges y témoignent jusqu’à ce que l’ombre diminue et soit à la même longueur que la lance. Puis abstiens toi de la prière car c’est à ce moment que l’Enfer est le plus chaud jusqu’à ce que l’ombre revienne (el fay). Puis prie car la prière est assistée et les anges y témoignent jusqu’à ce que tu prie el ‘asr. Puis abstiens toi de la prière jusqu’à ce que le soleil se couche, car le soleil se couche entre les cornes du diable et à se moment les mécréant s’y prosternent.»

Dans ce hadih de ‘Amr ibnu ‘Abassa il y a des horaires d’interdiction en plus que l’on peut déduire qui ne sont pas cité dans le hadith de ‘Oqba ibnu ‘Amir.

Dans le premier hadith le prophète (صلى الله عليه و سلم) a cité : « au moment où le soleil se lève jusqu’à ce qu’il s’élève » et dans le second hadith, il dit : « fais la prière du sobh, puis abstiens toi de la prière » donc on en déduit qu’il y a deux horaires ou il est interdit de prier. Il y a après sobh jusqu’à ce que le soleil se lève et au moment ou le soleil se lève jusqu’à ce qu’il s’élève. Et le prophète (صلى الله عليه و سلم) a expliqué pourquoi, car le soleil se lève entre les cornes du diable et à se moment les mécréant s’y prosternent.

« jusqu’à ce que l’ombre diminue et soit à la même longueur que la lance. » : les savants ont expliqués que lorsqu’on plante une lance le matin, l’ombre de la lance ne va cessé de diminuer jusqu’à disparaitre et se confondre avec la lance. Autrement dit jusqu’à ce que la lance n’est plus d’ombre ; c'est-à-dire jusqu’au zénith.

« Puis abstiens toi de la prière car c’est à ce moment que l’Enfer est le plus chaud. » : c’est l’explication de l’interdiction de prier au moment du zénith. Car c’est le moment ou l’Enfer est le plus chaud.

el fay : c'est l'ombre qui apparait juste après le déclin du soleil du zénith

« Puis abstiens toi de la prière jusqu’à ce que le soleil se couche.» : on en déduit un autre horaire ou il est interdit de prier : après le ‘asr.

Dans ce hadith, le prophète (صلى الله عليه و سلم) nous explique les raisons pour lesquels il est interdit de prier durant les 3 horaires qui font l’unanimité des savants. Et dans ce hadith on en déduit en plus 2 horaires. En tous il y a 5 horaires durant lesquels il est interdit de prier.

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MessageSujet: Re: EL-WADJÎZ FI FIQHI = le livre de la prière   Ven 14 Mai - 10:04

Cours n°5

Chapitre des heures où il est déconseillé de prier



Divergence des savants concernant l’interdiction de la prière après le ‘asr :

Et l’avis le plus sur inshaa’llah est qu’il est autorisé de prier pour celui qui le désire car il y a d’autre ahadith qui nous montre et qui nous prouve que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a prié après le ‘asr.

Et dans un autre hadith, le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « il n’y a pas de prière après le ‘asr tant que le soleil est élevé » autrement dit, tant que le soleil de jaunie pas. Beaucoup de savants disent que se hadith vient restreindre le premier. On peut regrouper les 2 ahadith, c'est-à-dire qu’il faut s’abstenir de la prière tant que le soleil est élevé (qu’il n’est pas jaunâtre) et lorsqu’il devient bas dans le ciel et qu’il commence à jaunir, il faut s’abstenir de prier.

Les savants disent concernant le fait de rassembler les ahadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) et trouver une coïncidence entre eux prévaut sur le fait de prévaloir un hadith sur un autre. Le mieux est de rassembler les ahadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) et de trouver un terrain d’entente entre eux même s’il n’y a pas de contradiction entre eux car il n’y a jamais de contradiction entre les sources divines. Les versets du Coran et les ahadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) ne se contredisent jamais car ce sont des source divine et il n’y a aucune possibilité de contradiction entre elles. Le savants ont écrits beaucoup de livre pour trouver un terrain d’entente entre des versets ou des ahadith qui lorsqu’on les lit, on a l’impression qu’ils sont contradictoire […]. Si une personne y voit une contradiction, elle est dut à sa faiblesse de science soit au manque d’intelligence de cette personne.

Il y a un autre hadith rapporté par ‘Aisha (رضي الله عنها) qui dit que le prophète (صلى الله عليه و سلم) n’a jamais délaissé chez elle les deux raka’a après le ‘asr. Donc c’est une attestation de ‘aisha et beaucoup de compagnons sont de cette avis comme ibnu ‘Abbas, ‘Ali, Az-zoubair … autant de compagnons qui autorisé de prier après la prière du ‘asr tant que le soleil n’a pas jaunie.


Il n’y a pas de hadith qui autorise de faire la prière après as-sobh

Sauf pour celui qui arrive à la prière du sobh et n’a pas eu le temps de prier el fajr. Il lui est autorisé de prier el fajr par la suite.


Il est exempté de cette interdiction un laps de temps et un endroit :

Quant au laps de temps : c’est au moment du zénith le jour du vendredi.

La preuve est le hadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) qui dit : « lorsqu’un homme se lave le jour du vendredi, et qu’il se purifie tant qu’il peut, et qu’il se parfum puis sort sans séparer personne, puis prie se qu’Allah subhanahu ta’âlâ lui a écrit et écoute l’imam lorsqu’il parle. Ses péchés lui seront pardonnés entre ce vendredi et le suivant. »

La preuve dans ce hadith qu’il est autorisé de prier durant le zénith le jour du vendredi est la phrase : « puis prie se qu’Allah subhanahu ta’âlâ lui a écrit ». Les savants en ont déduit que l’heure du zénith le jour du vendredi est un horaire qui est exempté d’interdiction car le prophète (صلى الله عليه و سلم) nous a encouragé à prier se qu’Allah subhanahu ta’âlâ nous a écrit et se qui nous interdit de prier, c’est le moment ou l’imam apparait. C’est pour cela que beaucoup de salaf parmi eux ‘Omar ibnul khattab qui a été suivie par la suite par l’imam Ahmed ibnu Hanbal ont dit : « la sortie de l’imam interdit la prière et sa khotba (prêche) interdit la parole ». Ils ont donc considéré l’interdiction de la prière par le fait que l’imam sort et non pas le zénith.


Quant à l’endroit : c’est La Mecque, la prière n’y est pas interdite quelque soit l’heure.

La preuve est le hadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) qui dit : « Ô fils d’Abdi Manaf n’interdisez à personne d’accomplir la circumambulation autour de la ka’ba ou la prière à n’importe quel heure du jour ou de la nuit. »

« Ô fils d’Abdi Manaf » : Les enfants d’Abdi Manaf sont ceux qui avaient le pouvoir exécutif sur La Mecque et le prophète (صلى الله عليه و سلم) les a exhortés en les appelants par leur nom. Et ‘Abdel Manef était l’arrière arrière grand père du prophète (صلى الله عليه و سلم).

Certains savants sont d’avis que c’est la prière après la circumambulation qui n’est pas interdite. Et d’autre disent que c’est la prière et la circumambulation en générale qui n’est pas interdite et c’est l’avis de l’auteur du livre. Les savants ont prouvé par ce hadih que la circumambulation n’est pas une prière car le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « n’interdisez à personne d’accomplir la circumambulation autour de la ka’ba ou la prière ».


La prière interdite durant ces horaires est la prière purement surérogatoire, celles qui n’ont pas de cause :

Il est autorisé durant ces horaires de rattraper une prière qu’elle soit obligatoire ou surérogatoire, la preuve est le hadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) qui dit : « celui qui a oublié une prière, qu’il la prie au moment ou il s’en rappel. Il n’y a d’expiation que cela ».

Quant au fait de rattraper une prière surérogatoire, il est rapporté que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a rattrapé la sunna du dhor après le ‘asr.


De même, il est autorisé de prier après avoir fait ses ablution et ceci à n’importe quelle heure :

La preuve est le hadith d’Abou Houreyra (رضي الله عنه) qui dit que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit à Bilel au moment de la prière du sobh : « Ô Bilel informe moi de l’acte que tu fais par lequel tu espère le plus de récompense car j’ai entendu le bruit de tes pas devant moi au Paradis. » Bilel lui a répondu : « l’acte par lequel j’espère le plus être récompensé est qu’a chaque fois que je fais mes ablution à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, je la fait suivre par un nombre de prière qu’Allah m’a écrit ».

Autrement dit il est autorisé après avoir fais ses ablutions de prier 2 raka’a ou plus à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit même si cela coïncide avec des horaires interdis.


De même qu’il est autorisé de faire les 2 raka’a de salutation de la mosquée :

La preuve est le hadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) qui dit : « celui d’entre vous qui rentre dans la mosquée, qu’il ne s’assoit pas tant qu’il n’a pas prié 2 raka’a » (hadith rapporté par el Boukhary et Mouslim).

Le savant à cité ces ahadith à titre d’exemple et non parce qu’il n’y a que ces prières qui sont autorisé. Toutes les prières qui ont une cause, il est autorisé de les faire à n’importe quelle heure de la journée comme par exemple la prière de l’éclipse ou salat janaza.

Sheikh ‘Uthaymin dit : « l’avis le plus sur concernant le fait de prier durant les horaires interdits est que toutes prières qui a une cause est exempté de l’interdiction et il est autorisé de l’accomplir. La preuve est le hadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) qui dit : « ne faites pas exprès de prier au moment du levé ou du couché du soleil ». Cela prouve qu’il est interdit d’attendre et de patienter jusqu'à ce que le soleil ce lève ou se couche puis de prier car à ce moment la personne ressemble aux mécréants qui se prosternent devant le soleil durant sont levé ou son couché. »

Les savants en ont déduit que se qui est interdit est le fait d’attendre, de ne pas avoir de cause et de ne faire cette prière qu’au moment qui est interdit. Or pour celui qui a fait ses ablutions, celui qui entre dans la mosquée, il n’a pas attendu, il a une cause pour effectuer la prière.


L’interdiction de prier après l’apparition de l’aube :

Yassâr (رضي الله عنه) a dit : « Ibnu ‘Omar m’a vue entrain de prier après le levé de l’aube et il me dit : « Ô Yassâr, le prophète (صلى الله عليه و سلم) est sortie et nous a vue entrain de faire cette prière [que tu fais] et il (صلى الله عليه و سلم) dit : « que ceux qui sont présent le rapportent à ceux qui sont absents, ne priez après l’apparition de l’aube que 2 prosternations ».

Donc dans ce hadith, on en déduit qu’il est interdit de prier après l’apparition de l’aube.


L’interdiction de prier lorsque le rassemblement à la prière (iqâma) est effectué :

Selon Abou Houreyra (رضي الله عنه) le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « lorsque le rassemblement à la prière est effectué, il n’y a pas de prière hormis la prière obligatoire ».


Que doit faire celui qui est en train de prier alors que le rassemblement à la prière est effectué ?

Première avis : Less savants disent que la personne doit continuer sa prière lorsqu’il y a l’iqâma car Allah subhanahu ta’âlâ a dit : « Et n’annulez pas vos actes » donc à partir du moment où l’on commence un acte, on ne doit pas l’annuler.

Deuxième avis : D’autre savants disent que l’on doit couper la prière quelque soit l’endroit ou tu ais dans ta prière

Troisième avis : Cet avis se divise en deux.

Like a Star @ heaven Lorsque la personne a fait une première raka’a au moment de l’iqâma, il continue la prière. Si au moment de l’iqâma, il est à la première raka’a mais qu’elle n’est pas complète, il sort de la prière. C’est l’avis de sheikh ‘Uthaymin est il cite comme preuve le hadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) qui dit : « celui qui atteint un raka’a de la prière a atteint la prière » et cela est comparable au fait de prier durant un horaire interdit car le prophète (صلى الله عليه و سلم) a considéré la prière comme étant valide malgré le fait que la deuxième raka’a soit faite pendant une heure interdite.

Like a Star @ heaven Sheikh Albanie considère que cela relève du cas par cas, tout dépend de la manière de prier de la personne et tout dépend de la manière de présidé de l’imam. Le principal est de finir la prière avant takbir ul ihrâm si la personne sait qu’elle peut finir sa prière avant takbir ul ihrâm, elle continue sa prière. Si elle sait qu’elle ne pourra pas atteindre takbir ul ihrâm, elle coupe sa prière. E dans cela beaucoup de paramètre rentre en jeux.


Pour couper la prière, les savants sont d’avis que la personne sort sans faire le salam car le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « il n’y a pas de prière sauf celle qui est obligatoire » et dans un autre hadith, il (صلى الله عليه و سلم) dit : « les clefs de la prière sont la purification. Ce qui interdit les choses autorisé en dehors de la prière est le takbir et ce qui autorise les choses interdites dans la prière est le taslim »

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MessageSujet: Re: EL-WADJÎZ FI FIQHI = le livre de la prière   Mer 19 Mai - 21:46

Cours n°6

La défense du prophète sur lui la paix et la bénédiction d’Allah

Dans cet audio, le frère fait un rappel sur le prophète (صلى الله عليه و سلم) :
ses bienfaits, ses caractéristiques, l'amour que l'on doit avoir envers lui,
l'amour que les compagnons avaient pour lui



Quelques caractéristiques propre au prophète (صلى الله عليه و سلم) :

Selon Abou Houreira (رضي الله عنه), le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "j’ai surpassé les autres prophètes et envoyés sur 6 points"

En parlant comme cela le prophète (صلى الله عليه و سلم) applique la parole d’Allah subhanahu ta’âlâ lorsqu’Il dit : « quant aux bienfaits de ton Seigneur, proclame-le » (sourate Ad-douhâ ; v.11)

Le prophète (صلى الله عليه و سلم) a été privilégié par rapport aux autres prophètes sur plus de 6 choses. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) a cité 6 points non pas à titre de restriction mais à titre d’exemple. L’imam As-souyouti (rahimahullah) à écrit un livre en 3 volumes qui énumère plus de 200 caractéristiques du prophète (صلى الله عليه و سلم).

Allah subhanahu ta'âlâ a fait l'éloge de sa langue, en disant : « il ne parle pas en suivant ses passions mais sa parole est révélation » (Sourate An-najm ; verset 3-4)

Allah subhanahu ta'âlâ à fait l'éloge du cœur du prophète (صلى الله عليه و سلم) lorsqu'Il dit : « le cœur n'a pas menti dans se qu'il a vu » (Sourate An-najm ; verset 11-12)

Allah subhanahu ta'âlâ a fait l'éloge de Son prophète (صلى الله عليه و سلم) dans sa totalité lorsqu'Il dit : " Nûn. Par la plume et par ce que les scribes mettent en lignes ! Par la grâce de ton Seigneur, tu n'es point un possédé ! En vérité, une récompense sans reproche t'est réservée et tu es doué d'un caractère élevé." (Sourate Al Qalam ; verset 1 à 4)

Allah subhanahu ta'âlâ a fait l'éloge de Son prophète (صلى الله عليه و سلم) en disant sur son comportement qu'il était manifeste.

C'est Allahu subhanahu ta'âlâ, le Seigneur de l'univers qui fit l'éloge du prophète (صلى الله عليه و سلم) est qu'elle éloge est plus grande, plus véridique que celle du Seigneur de l'univers envers l'un de Ses serviteur ?

Allah subhanahu ta'âlâ a également juré par la vie du Prophète (صلى الله عليه و سلم) en disant : "Par ta vie ! ils se confondaient dans leur délire" (Sourate Al Hijr ; verset 71). Malgré que les associateurs voyaient les signes d'Allah, de Son existence, les signes qui prouvent que le prophète (صلى الله عليه و سلم) est Son envoyé.

Allah subhanahu ta'âlâ dit a Son prophète (صلى الله عليه و سلم) : tu a beau parler à ces associateurs, les paroles que tu leur dit ne feront aucun effet. Ils vont te demander des miracles mais cela n'atteindra pas leur cœur.

Allah subhanahu ta'âlâ n''a jamais appelé le prophète (صلى الله عليه و سلم) par son nom dans le Coran contrairement aux autres prophètes. Allah subhanahu ta'âlâ dit : "Ô Ibrahim" ; "Ô Nouh" ; "Ô 'Issa". Quant à notre prophète (صلى الله عليه و سلم), il l'a appelé en disant : "Ô toi le Prophète" (Sourate Al Ahzab) ; "Ô toi l'Envoyer" ; "gloire à celui qui a fait l'ascension de Son serviteur" (Sourate Al Isra). Allah subhanahu ta'âlâ a appelé Mouhammad (صلى الله عليه و سلم) "Son serviteur" et c'est le seul des envoyé qui fut nommé ainsi dans le Coran.


L'amour que l'on doit avoir pour le prophète (صلى الله عليه و سلم) :

Le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit dans un hadith : " 3 choses, qui lorsqu'elles sont chez une personne, elle goute à la douceur de la foi : qu'elle aime Allah et Son prophète pus que quiconque ; lorsqu'elle aime une personne, qu'elle ne l'aime que pour Allah ; qu'elle déteste retourner à la mécréance après qu'Allah l'en ai préservé comme elle détesterai se jeter dans le feu"

Ces trois caractéristique lorsqu'elles se trouvent chez une personne, elle goute à la douceur de la foi. Et le prophète (صلى الله عليه و سلم) a commencé le hadith en citant : "qu'elle aime Allah et Son prophète pus que quiconque".

Le prophète (صلى الله عليه و سلم) a également dit dans un autre hadith : "l'un d'entre vous ne sera véritablement croyant que lorsque je serais chez lui aimé plus que ses parents, pus que ses enfants et plus que n'importe qui". 'Omar (رضي الله عنه) lui a répondu : "Ô envoyé d'Allah, je t'aime plus que mes parents, mes enfants mais je ne t'aime pas plus que moi même". Le prophète (صلى الله عليه و سلم) lui dit : "tu ne pourra être véritablement croyant et avoir une foi complète que si tu m'aimes plus que toi même". 'Omar (رضي الله عنه) dit : "Ô envoyer d'Allah, je t'aime plus que ma personne". Le prophète (صلى الله عليه و سلم) lui a répondu : "maintenant 'Omar !", c'est à dire : "maintenant tu as atteint une foi complète".


L'amour des compagnons envers le prophète (صلى الله عليه و سلم) :

Les compagnons aimaient énormément le prophète (صلى الله عليه و سلم). Pendant le pèlerinage, lorsque le prophète (صلى الله عليه و سلم) s'est rasé la tête, les compagnons (رضي الله عنهم) venaient presque à se battre pour recueillir les cheveux du prophète (صلى الله عليه و سلم). Le prophète (صلى الله عليه و سلم) a donné la moitié de ses cheveux à Talha (رضي الله عنه) qui se mit a pleurer de joie.

Jabir ibnu Samoura (رضي الله عنه) a dit : « j'ai vu le prophète (صلى الله عليه و سلم) une nuit éclairée (par la pleine lune), je regardais la lune et le prophète qui était habillé d'une cape rouge. Wallahi, le prophète (صلى الله عليه و سلم) était plus beau que cette pleine lune »


Le plus grand malheur qu'ait connu cette communauté fut la mort du prophète (صلى الله عليه و سلم). Et cela fit beaucoup d'effet aux compagnons car ils l'aimaient énormément ; à tels points qu'Omar ibnul khattab (رضي الله عنه) a juré de couper la tête à celui qui osait dire que le prophète (صلى الله عليه و سلم) était mort, il ne voulait pas y croire. Abou Bakr (رضي الله عنه) rétablit la situation en disant : « celui qui adorait Mohammed, Mohamed est désormais mort. Quant à celui qui adore Allah, Il est Le vivant qui ne meurt jamais ».


Éloges de son comportement (صلى الله عليه و سلم) :

Allah fit l'éloge de son comportement, Il dit que son comportement était immense : "Certes, un Messager pris parmi vous, est venu à vous, auquel pèsent lourd les difficultés que vous subissez, qui est plein de sollicitude pour vous, qui est compatissant et miséricordieux envers les croyants" (Sourate At-Tawbah ; verset 128)


Le prophète (صلى الله عليه و سلم) avait le meilleur comportement avec ses femmes :

Il (صلى الله عليه و سلم) dit : « le meilleur d'entre vous est celui qui est le meilleur avec sa famille et moi je suis le meilleur envers ma famille ».

Des femmes sont venus se plaindre du comportement de leurs maris envers elles. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) dit : « des femmes sont venus se plaindre du comportement de leurs maris chez la famille de Mohammed. Et moi je vous informe que ceux là, ne font pas partis des meilleurs d'entre vous ».

Anas (رضي الله عنه) dit : « je n'ai jamais vu une personne plus miséricordieuse, plus douce envers sa famille que le prophète (صلى الله عليه و سلم) »

'Aicha (رضي الله عنها) a informé que le prophète (صلى الله عليه و سلم) n'a jamais levé sa main sur une femme ou un serviteur.

Anas (رضي الله عنه), qui a été au service du prophète (صلى الله عليه و سلم) pendant 9 ans rapporte que durant ces années, le prophète (صلى الله عليه و سلم) ne l'a jamais repris, il ne lui a jamais demandé : "pourquoi as-tu fais cela ?" ou "pourquoi as-tu délaissé ceci ?"


Le prophète (صلى الله عليه و سلم) était doux envers les femmes et les enfants :

lorsqu'il présidait la prière et qu'il entendait des pleurs d'enfants, il raccourcissait la prière pour soulager la mère de l'enfant peinée de ces pleurs.


Le prophète (صلى الله عليه و سلم) visitait el baqiya (le cimetière), se rappelait l'au delà et pleurait :

Il visitait les cimetière très fréquemment. Il a même priait sur les martyres d'Ouhoud huit années après (leur morts)


Le prophète (صلى الله عليه و سلم) visitait les malades :

Il avait pour habitude de visiter les malades, même s'ils faisaient partie des juifs et des chrétiens.


La modestie du prophète (صلى الله عليه و سلم) :

Il aimait s'asseoir avec les pauvres, contrairement à beaucoup de personnes qui lorsqu'il voit un pauvre, il s'en éloigne. Il disait aussi : « Ô Allah, ressuscite-moi avec les pauvres »

Il (صلى الله عليه و سلم) travaillait chez lui, il faisait la couture de ses vetêments, aidait ses femmes dans les taches ménagères, aidait les compagnons (رضي الله عنهم) lorsqu'ils construisaient une mosquée.

Il disait : "je ne suis qu'un serviteur, dites le serviteur d'ALLAH et son envoyé." ; "N'abusez pas sur moi comme ont abusé les chrétiens sur 'Issa ibnu Meriem".

Il y avait des mois et des mois qui passés sans que le feu ne soit allumé chez lui. C'est à dire, sans qu'un repas n'ai été cuit ou préparé dans sa maison. Son alimentation était l'eau et les dattes. Une fois un homme est venue voir le prophète (صلى الله عليه و سلم) lui demandant à manger, le prophète (صلى الله عليه و سلم) fit le tour des maisons de ses femmes qui lui répondaient : "je n'ai que de l'eau". Les compagnons reconnaissait sa faim à la faiblesse de sa voix.


Le prophète (صلى الله عليه و سلم) respectait les grands et avait de la compassion pour les petits :

Il dit : « Il ne fait pas parti de nous celui qui ne respectent pas les personnes âgées et qui n'est pas doux et miséricordieux envers les petits ». Il (صلى الله عليه و سلم) saluait les petits et jouait avec eux.

Un jour, alors qu'il faisait le sermon de jumu'a. Il a vu el Hassan et el Hussein (ses 2 petits fils) habillés d'une tunique rouge qui courraient et trébuchaient. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) est descendu, a prit el Hassan et el Hussein et récita le verset ou Allah subhanahu ta'âlâ dit : « vos biens et vos enfants sont une tentation ». Puis il dit : "lorsque j'ai vue el Hassan et el Hussein courir et trébucher, je n'ai pas pu résister à la tentation de descendre et de les mettre devant moi ".


La générosité du prophète (صلى الله عليه و سلم) :

Il donnait toujours ce qu'on lui demandé.


L'indulgence du prophète (صلى الله عليه و سلم) :

Il a pardonné à celui qui l'a ensorcelé et à celle qui voulait l'empoisonner en mettant du poison dans sa viande.


Au temps de comportements louables, Sheikh el islam ibnu Taymiyya (rahimahullah) a dit : « il n'a jamais été connu, il n'a jamais été rapporté du prophète (صلى الله عليه و سلم) ne seresse qu'un petit mensonge ou une petite offense »


Caractéristiques physique du prophète (صلى الله عليه و سلم) :

Le prophète (صلى الله عليه و سلم) ne riait jamais mais était toujours souriant. Comme le disait 'Aicha (رضي الله عنها) : « quand le prophète (صلى الله عليه و سلم) riait, son rire était un sourire »

Jarir ibnu 'Abdillah (رضي الله عنه) a dit : "le prophète (صلى الله عليه و سلم) ne m'a jamais vue sans qu'il ne me fasse un sourire".

Il était beau et fort.

Son odeur était la meilleure odeur connue des compagnons (رضي الله عنهم). Comme le dit Anas (رضي الله عنه) : « je n'ai jamais senti un parfum, ni une odeur meilleure que celle du prophète (صلى الله عليه و سلم) »

Le prophète (صلى الله عليه و سلم) était une personne qui transpirait beaucoup. Il avait pour habitude de faire souvent el qayloula (sieste) chez Oum Sulaym (رضي الله عنها), la mère d'Anas ibnu Malik. Un jour alors qu'il dormait chez elle, elle s'approcha de lui et essuya la sueur du prophète (صلى الله عليه و سلم) avec un chiffon. Lorsque le prophète (صلى الله عليه و سلم) l'a vue, il lui demanda ce qu'elle faisait. Elle lui répondit : "Ô envoyé d' Allah, je vais mélanger ta sueur au parfum de la maison". La sueur du prophète (صلى الله عليه و سلم) avait une odeur très parfumé et très agréable.


Ses miracles innombrables :

La fente de la lune :

Les associateurs au temps du prophète (صلى الله عليه و سلم), lui ont demandé tant de miracles qu'ils en sont même venus a demander au prophète (صلى الله عليه و سلم) de fendre la lune. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) fit un signe de sa main vers la lune, et comme Allah subhanahu ta'âlâ dit : « L'Heure approche et la Lune s'est fendue » (sourate Al-Qamar ; verset 1). Au point ou des compagnons ont dit qu'ils voyaient la montagne entre les deux bouts de lune.

Malgré cela, les associateurs ne crurent pas au prophète (صلى الله عليه و سلم) et dirent qu'il les avaient ensorcelé. Il demandèrent a des personnes qui étaient éloigné ce qu'elles avaient vu. Ces derniers avaient vu la même chose mais malgré cela, ils ne crurent toujours pas. Comme le dit Allah : "Mais ces gens, dans leur délire, avaient perdu tout contrôle sur eux-mêmes". (Sourate el Hijr ; verset 72)


Le prophète (صلى الله عليه و سلم) nourrissait une armée entière avec une quantité minime de nourriture :

Comme cela est arrivé durant une bataille alors que les compagnons se plaignaient de la faim, Anas (رضي الله عنه) lui apporta un peu de nourriture et le prophète (صلى الله عليه و سلم) invoqua sur cette nourriture. L'armée entière mangea, fut rassasier et il rester encore du surplus de nourriture.


Il (صلى الله عليه و سلم) sortait de l'eau d'entre les doigts de sa main :

Les compagnons du prophète (صلى الله عليه و سلم) étaient en bataille et manquèrent d'eau pour boire et se laver. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) prit alors une jar qui contenait un peu d'eau et les compagnons (رضي الله عنهم) voyaient l'eau sortir d'entre les doigts du prophète (صلى الله عليه و سلم) jaillir comme l'eau d'une rivière qui pouvait abreuver 100 000 personnes.


Les pleurs du tronc de palmier :

Le prophète (صلى الله عليه و سلم) avait pour habitude de faire son sermon sur un tronc de palmier. Lorsque ses compagnons (رضي الله عنهم) lui ont construit le minbar, la première fois ou il monta dessus (صلى الله عليه و سلم) les compagnons entendirent des pleurs provenant du tronc de palmier. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) est descendu du minbar et posa ses mains sur le tronc qui se tut et se calma.


Les louanges audibles de la nourriture et des pierre :

'Abdullah ibnu Masa'ud (رضي الله عنه) dit : « nous mangions avec le prophète (صلى الله عليه و سلم) et nous entendions la nourriture faire le tasbih »

Une fois, le prophète (صلى الله عليه و سلم) était assis avec ses compagnons (رضي الله عنهم). Parmi eux, Abou bakr, 'Omar et Othman. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) pris des pierres dans sa main et on entendit les pierres faire le tasbih. Puis le prophète (صلى الله عليه و سلم) les a posés et il demanda à Abou bakr de les prendre, et elles se sont misent à faire le tasbih. Puis Abou bakr les posa et 'Omar les a prise et elle faisaient le tasbih. De même pour Othman.

'Ali rapporte : « Nous étions à la Mecque avec le prophète (صلى الله عليه و سلم), nous marchions et a chaque fois que nous croisions un arbre ou une montagne, ceux ci disait : As-salamou 'alek rassouloullah » (hadith authentifié par sheikh el Albani)


Le regroupement de deux arbres éloignés et leur retour à leur position initiale :

Une fois, le prophète (صلى الله عليه و سلم) sorti pour faire ses besoins, il n'avait rien pour se cacher hormis 2 arbres qui étaient éloignés l'un de l'autre. Il (صلى الله عليه و سلم) leur a ordonné de se joindre et ils se sont joints et ont caché le prophète (صلى الله عليه و سلم) pendant qu'il faisait ses besoins. Puis quand il eu fini, il leur ordonna de se séparer et alors les 2 arbres se sont divisés et ont laissé le passage au prophète (صلى الله عليه و سلم).


La parole de l'épaule empoisonnée :

Alors que le prophète (صلى الله عليه و سلم) mangeait avec ses compagnons de l'épaule de mouton. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) dit à ses compagnons : « abstenez-vous de manger car l'épaule vient de m'informer qu'elle est empoisonnée »

Le prophète (صلى الله عليه و سلم) demanda à la juive qui a fait cela la raison de son acte. Elle répondit : « je sais que si tu es l'envoyé d' Allah , tu n'aurais pas consommé se poison. Et que si tu étais un menteur Allah nous aurait épargné de toi »


Il (صلى الله عليه و سلم) avait le don de guérison par la grâce d'Allah :

Il soigna 'Ali (رضي الله عنه) qui avait une conjonctivite en mettant de sa salive sur ses yeux et il guérit aussitôt.

Pendant une bataille ibnu Nu'man (رضي الله عنه) fut atteint à l'œil, celui ci pendait sur sa joue. Les compagnons voulurent le sectionner mais demandèrent avant l'avis du prophète (صلى الله عليه و سلم). Il pris l'œil et le remis à sa place. Ibnu Nu'man (رضي الله عنه) dit : "de mes deux yeux, c'est celui qui était en meilleure santé".


Un autre miracle :

Pendant la bataille de Hunayn le prophète (صلى الله عليه و سلم) pris une poignée de sable et l'a jeta sur les associateurs. Et par cette poignée de sable, Allah subhanahu ta'âlâ aveugla les yeux des associateurs qui ont reculés et fait marche arrière en s'essuyant les yeux atteint par la poussière.


Les arbres, les pierres et les animaux aimaient le prophète (صلى الله عليه و سلم) :

Un homme est venu se plaindre au prophète (صلى الله عليه و سلم) de la dureté de son chameau. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) s'est rendu a l'endroit ou se trouvait le chameau qui accouru vers le prophète (صلى الله عليه و سلم) en pleurant. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) a posé ses mains sur ses oreilles et a compris qu'il était offensé par son maitre.
Il demanda à celui ci d'être plus doux et miséricordieux envers son chameau.

Les Ansars se plaignaient de leurs chameaux qui étaient extrêmement agressifs. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) leur dit : « levez vous », il alla vers un chameau réputé pour être coriace. Les Ansars avaient peur pour le prophète (صلى الله عليه و سلم) lorsqu'il entra dans l'enclos et ils dirent : « Ô envoyé d'Allah, nous n'avons plus de contrôle sur lui ». Le chameau accouru vers le prophète (صلى الله عليه و سلم) et s'est prosterné devant lui. Les Ansars dirent : "Ô envoyé d'Allah, cet animal qui n'a pas de raison s'est prosterné devant toi. Laisse nous, nous qui possédons la raison nous prosterner devant toi". Le prophète (صلى الله عليه و سلم) répondit : "il n'est pas légiféré à un homme de se prosterner devant un homme. Et si cela était autorisé, j'aurais ordonné à la femme de se prosterner devant son mari vu les droits qu'il a sur elle"


Les animaux ont attestés de la prophétie du prophète (صلى الله عليه و سلم) :

Un homme s'occupait de son troupeau de brebis quand un loup pris une de ses brebis pour proie. Il se défendit et réussi à libérer sa brebis. Alors, le loup se mit à parler et dit : « tu me prives d'une pourvoyance qu'Allah m'a accordé ». Le berger c'est étonné. Dans d'autre version, il est dit que le berger était un juif et s'est étonné : "un loup qui parle la langue des hommes, c'est une choses que je n'ai jamais vue !". Le loup lui a répondu : « il y a une chose encore plus étonnante que cela. Mohammed (صلى الله عليه و سلم) qui parle à ses compagnons des choses futures et passées ». L'homme se rendit chez le prophète (صلى الله عليه و سلم)et proclama son islam, le prophète (صلى الله عليه و سلم) ordonna qu'on appelle à la prière et demanda à tout le monde de se rassembler et demanda à l homme de raconter, se qu'il avait vue. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) jura que cela était la vérité.

Les animaux atteste que le prophète (صلى الله عليه و سلم) est l'envoyé d'Allah et les être humains, n'ont pas cette raison suffisante qui leur permettent d'attester que le prophète (صلى الله عليه و سلم) est belle et bien l'envoyer d'Allah.


Ses invocations étaient exaucées :

Oum Sulaym (رضي الله عنها) dit une fois au prophète (صلى الله عليه و سلم) : « Ô envoyé d'Allah, fais une invocation pour anas qui est à ton service ». Le prophète (صلى الله عليه و سلم) dit : : « Ô Allah bénie son argent, fais qu'il soit riche et qu'il ait beaucoup d'enfant ». Anas a dit : « je jure par Allah que j' ai eu beaucoup d'argent. Par Allah j'ai plus de 100 enfants et petits enfants »

Le prophète (صلى الله عليه و سلم) a invoqué en disant : «Ô Allah donne la puissance à l'islam à travers l'un de ses deux hommes: Abou Jahl ou 'Omar ibnul khattab. Renforce l'islam par celui de ces 2 hommes que tu aimes le plus ». Allah subhanahu ta'âlâ aima le plus 'Omar. Ibnu Mas'ud (رضي الله عنه) a dit : "nous n'avons connu la puissance et la gloire et n'avons cessé de la connaître que depuis la conversion de 'Omar"

De même que le prophète (صلى الله عليه و سلم) invoqua en faveur d'ibnu 'Abbas (رضي الله عنه), en disant : «Ô Allah facilite lui la compréhension de la religion et apprends lui l'exégèse ». Ibnu 'Abbas était connu comme l'interprétateur du Coran.

De même que le prophète (صلى الله عليه و سلم) invoqua en faveur de la mère d'Abou houreira afin qu'Allah apaise son cœur et qu'elle se convertisse à l'islam. Lorsque sa mère se convertie à l'islam, Abou Houreira (رضي الله عنه) est venu voir le prophète (صلى الله عليه و سلم) et dit : « Ô envoyé d'Allah fais que les croyants nous aime moi et ma mère. Et que nous aimions les croyants ». Le prophète (صلى الله عليه و سلم) dit: "Ô Allah, fais que les croyants aiment Abou Houreira et sa mère. Et fais qu'ils aiment les croyants". Abou Houreira dit: "Nous étions aimé de tout les croyants et nous aimions tout les croyants"

De même que le prophète (صلى الله عليه و سلم) invoqua contre 'Utba ibnou abi Lahab qui était dur envers le prophète (صلى الله عليه و سلم) et l'a beaucoup offensé. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) dit :« Ô Allah mets sur ses traces un chien parmi tes chiens ». 'Utba ibnou abi Lahab fut dévoré par un lion.

De même, alors que le prophète (صلى الله عليه و سلم) priait à la Mecque, Abou Jahl eu l'idée de verser les boyaux d'une chamelle égorgée la veille sur son dos. Il chargea un homme de le faire pendant que le prophète (صلى الله عليه و سلم) était prosterné. Un compagnon raconte la scène mais il ne pouvait pas agir, il partit informer fâtimah (رضي الله عنها), la fille du prophète (صلى الله عليه و سلم) qui s'empressa d'aller à la rencontre de son père et d'ôter les immondices de son dos et insulta les associateurs qui se moquaient de prophète (صلى الله عليه و سلم). Le prophète (صلى الله عليه و سلم) termina sa prière et dit en élevant la voix : "Allahuma 'alayka bi Quraysh". Lorsqu'Abou Jahl et ses partisans ont entendu l'invocation du prophète (صلى الله عليه و سلم), ils se sont alors abstenus de rire car ils avaient peur des invocations du prophète (صلى الله عليه و سلم).


Allah lui a donné la victoire par la peur :

un hadith relate que les associateurs étaient séparés du prophète (صلى الله عليه و سلم) d'une distance équivalent à un mois. Allah lui a donné la victoire uniquement par la peur qu'avaient ses énemis de lui. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Allahuma 'alayka bi Quraysh ; Allahuma 'alayka bi Abi Lahab ...". Le prophète (صلى الله عليه و سلم) énuméra 7 personnes. Le compagnon qui relata ce fait jura par Allah qu'il avait bien vu les cadavres des ces personnes gisants pendant la bataille de Badr.


Au temps de miracles, et de bienfaits qui nous montre à quelle point il est important nos yeux et quel point nous devons l'aimer (صلى الله عليه و سلم). Nous devons l'aimer au dessus de toute personne et nous ne devons en aucun cas accepter que quiconque se moque de lui (صلى الله عليه و سلم).

Allah subhanahu ta'âlâ dit dans le Coran en parlant au prophète (صلى الله عليه و سلم) : « nous t'avons épargnés de ceux qui se moque de toi. Ceux qui prennent des divinités en dehors d'Allah sauront bientôt. Et Nous savons que ton cœur est dérangé, que ta poitrine est rétrécie par les paroles de ces gens. Glorifie Allah et fais partie de ceux qui se prosternent. Et adore ton seigneur jusqu'à ce que la mort te parvienne »

Dans ce verset, Allah nous informe qu'Il a épargné le prophète (صلى الله عليه و سلم) de tout ceux qui pouvaient se moquer de lui. Ceux qui se sont moqué du prophète (صلى الله عليه و سلم) était au nombre de 5. Jibril a détruit ces 5 personnes qui avaient osé se moquer du prophète (صلى الله عليه و سلم). Il en est ainsi pour tous ceux qui par la suite osent se moque du prophète (صلى الله عليه و سلم), ils risquent de mourir très durement.

Nous devons appeler ces personnes à l'islam avant tout, c'est une chose que malheureusement nous négligeons (appeler les non musulman à l'islam). C'est une chose que l'on doit prendre en considération car la récompense est énorme. Guider une personne et meilleure que de donner en aumône. Et on doit les appeler à se repentir des moqueries qu'ils ont fait à l'encontre du prophète (صلى الله عليه و سلم)

Nous demandons à Allah subhanahu ta'âlâ de les guider ou bien de briser leur dos car ils ont porté atteinte à la meilleure des créatures qu'ait connu ce monde, la meilleure des personnes qui ait marché sur terre, le prophète (صلى الله عليه و سلم).

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MessageSujet: Re: EL-WADJÎZ FI FIQHI = le livre de la prière   Mer 19 Mai - 22:21

Cours n°7

Chapitre des endroits où il est interdit de prier
Chapitre de l’appel à la prière - Les mérites de l’appel à la prière.



Les endroits où il est interdit de prier :

Selon Abou Houreyra, le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « j’ai surpassé les autres prophètes et envoyés sur 6 points : il m’a été donné l’ensemble des paroles, il m’a été donné la victoire par la peur, il m’a été autorisé de prendre le butin, et la terre est pour moi un endroit de pureté et de prière. J’ai été envoyé à l’ensemble des créatures et je suis le sceau des prophètes ».

« il m’a été donné l’ensemble des paroles » : les savants ont dit que cela faisait référence au Coran et à la sunnah du prophète (صلى الله عليه و سلم). Le prophète (صلى الله عليه و سلم) avait le don de dire des paroles qui étaient petite en quantité mais grande en valeur, en moral et en contenu. Parmi ces paroles, la parole du prophète (صلى الله عليه و سلم) qui dit : « la religion c’est le conseil » ou le hadith : « ne seras véritablement croyant que celui qui aimera pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ». La plupart de ces paroles, sont cité dans les 40 ahadith d’An-nawawi. Ces ahadith sont considérés par les savants comme des paroles globale c'est à dire qu’elles sont petite en quantité mais grandes en valeurs et en contenu.

« il m’a été donné la victoire par la peur » : dans une autre version du hadith, le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « il m’a été donné la victoire par la peur d’une distance d’1 mois parcouru à dos de chamelle ». Au temps du prophète (صلى الله عليه و سلم), les moushrikin avaient peur de lui (صلى الله عليه و سلم) alors qu’ils étaient éloigné mais lorsqu’ils entendaient parler du prophète (صلى الله عليه و سلم) une peur prenaient leur cœurs et était visible sur leur visage. Il est cité dans le hadith une distance d’1 mois parcouru à dos de chamelle mais il y a d’autre ahadith qui prouve que la peur des ennemis du prophète (صلى الله عليه و سلم) pouvait être ressentie à une distance plus lointaine que celle-ci comme cela a été rapporté dans un hadith authentique ou le roi des romain à l’époque du prophète (صلى الله عليه و سلم) avait peur du prophète (صلى الله عليه و سلم) alors qu’il était à Rome et que le prophète (صلى الله عليه و سلم) se trouver dans la péninsule arabique. Il dit même une parole très connu qui dit que quelque soit l’endroit ou le prophète (صلى الله عليه و سلم) poserait ses pieds, il aurait cet endroit en sa possession. Il savait que l’islam, allait se propager jusqu’à arriver à l’endroit ou il se trouve.

« il m’a été autorisé de prendre le butin » : le butin qui est récolté après une bataille.

« et la terre est pour moi un endroit de pureté et de prière. » : la terre est un moyen de purification qui est utilisé lorsque la personne fait at-tayamoum.

« J’ai été envoyé à l’ensemble des créatures et je suis le sceau des prophètes » : le prophète (صلى الله عليه و سلم) a été envoyé à l’ensemble des créatures c’est à dire les djinns et les humains.

Dans ce hadith, on en déduit que pour la communauté de Muhammed (صلى الله عليه و سلم) la terre est considérée comme un moyen de purification et un endroit de prière. La terre est donc dans son entier un endroit de prière, sauf les endroits qui vont être cités dans les ahadith qui vont suivre.


Joundoub ibnou ‘Abdillah el Bajali a dit : " j’ai entendu le prophète (صلى الله عليه و سلم) dire avant qu’il ne meurt de 5 nuits : « ceux qui étaient avant vous prenaient les tombes de leur ancêtres et de leur saints comme des endroits de prière. Ne prenez pas les tombes comme endroits de prière, je vous interdit de faire cela »"

On en déduit de ce hadith, que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a interdit de prier dans un endroit ou se trouve une tombe. Et plus généralement, les savants en ont déduit qu’il est interdit de prier dans un cimetière ou dans une mosquée ou se trouve une tombe.


Selon Abou Sa’id el Khoudri, le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « la terre est entièrement un endroit de prière hormis les cimetières et les ‘hammâm’ »

« hormis les cimetières » : Les savants ont dit que la cause de l’interdiction de prier dans un cimetière est que notre religion, nous ferme les portes qui pourraient nous amener vers un mal. Car le fait de prier dans un cimetière peut amener la personne à faire du shirk, peut amener la personne à invoquer les morts qui sont dans ce cimetière, on peut être amené petit à petit à mesure du temps à invoquer ces morts et d’adorer ces morts en dehors d’Allah subhanahu ta’âlâ.

Il est donc interdit de prier dans l’enceinte d’un cimetière et les savants ont dit même si l’on prit dans un endroit isolé du cimetière qui ne contient pas de tombe. A partir du moment où l’on rentre dans l’enceinte du cimetière, il est interdit d’y prié. Les savants ont même dit que la prière de celui qui prit dans un cimetière est considéré comme nulle.

La seule prière qui est autorisé est salat ul janâza (la prière funéraire). La preuve est le hadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) qui lorsqu’il fut informé que la femme qui nettoyé la mosquée était morte de nuit, le prophète (صلى الله عليه و سلم) c’est empressé d’aller au pied de sa tombe et pria sur elle. Les compagnons du prophète (صلى الله عليه و سلم) l’avait enterré s’en prévenir le prophète
(صلى الله عليه و سلم). Les savants en ont déduit donc qu’il est autorisé de faire la prière funéraire dans l’enceinte d’un cimetière.

« et les ‘hammâm’ » : El hammâm en arabe c’est l’endroit ou l’on se lave (la salle de bain) qui vient du mot el hammim qui est l’eau chaude. Il ne faut pas comprendre de ce hadith que c’est les hammâm connus à notre époque qui est utilisé pour définir les toilettes.

Les savants ont donnés plusieurs explications concernant l’interdiction d’y prier :

Like a Star @ heaven Certains ont dit qu’il est interdit de prier dans la salle de bain car c’est un endroit qui est sale et qui comporte des impuretés. Et qu’à partir du moment où cet endroit est propre, la cause de l’interdiction n’existe plus donc l’interdiction est levé car il y a une règle dans ussul ul fiqh qui dit : la cause suit toujours le jugement qu’il soit existant ou inexistant. Lorsque la cause est existante, le jugement est existant et lorsque la cause est inexistante, le jugement est inexistant.

Comme ici, certains savants ont dit qu’il était interdit de prier dans la salle de bain car c’est un endroit qui comporte des saletés (impuretés). Donc tant qu’il y a la saleté, il est interdit d’y prier. On a ici la cause qui est l’impureté et le jugement qui est l’interdiction de prier. Lorsque la cause disparait, lorsqu’il n’y a plus d’impureté, le jugement disparait aussi c'est-à-dire qu’il n’ait plus interdit de prier dans la salle de bain.

Like a Star @ heaven D’autres savants, disent que la cause qui interdit la prière dans la salle de bain est autre que l’impureté. La cause est que c’est un endroit qui contient des diables. Et tout endroit où il y est présent des diables, il est interdit d’y prier. Ils ont cité comme preuve le hadith du prophète (صلى الله عليه و سلم), lorsqu’il était en voyage avec ses compagnons et qu’ils se sont levés pour salat as-sobh bien après que le soleil se soit levé. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) ainsi que ses compagnons dormaient tous et le prophète (صلى الله عليه و سلم) fut le premier à se réveiller à cause de la chaleur et de la lumière du soleil. Il a alors ordonné à ses compagnons de se lever, de faire leur ablutions et ensuite le prophète (صلى الله عليه و سلم) leur dit de prendre leur monture et de les déplacer car l’endroit ou ils avaient dormis la nuit était un endroit ou était présent le diable. Les savants en ont déduit qu’il était interdit de prier dans un endroit qui est connus pour contenir des diables comme les endroits de turpitude, les églises, tout endroit où il est susceptible de contenir des diables, il est interdit d’y prier.

Like a Star @ heaven Sheikh ‘Uthaymin (rahimahullah) à rassembler les deux avis, il dit que lorsque la salle de bain est salle, il est interdit d’y prier car il y a de la saleté. Et lorsque la salle de bain est propre, il est interdit d’y prier car c’est un endroit qui contient des diables. Donc dans les deux cas, il est interdit de prier dans la salle de bain.

Like a Star @ heaven Si il est interdit de prier dans la salle de bain, il est encore plus interdit de prier dans les toilettes. Les savants l’interdisent par analogie. […]


La prière dans une église : La majorité des savants disent que la prière est valide même si il est déconseillé d’y prier à cause des images qu’elle contient. Lorsque les savants parle de la prière dans une église, ils citent deux cas : lorsque la personne à le choix et lorsqu’elle ne l’a pas. Et lorsqu’ils disent que cela est déconseillé, ils parlent de la personne qui à le choix de prier dans un endroit autre que l’église. Quant à celui qui n’a pas le choix, on ne peut pas dire que cela est déconseillé car il n’a pas d’autre alternative.

Il y a une règle dans ussul el fiqh qui dit : les cas de force majeur, autorise les choses interdites. Mais il y a une autre règle qui restreint cette première qui est : le cas de force majeur doit être pris juste mesure.

Par exemple : celui qui se trouve dans le désert, qui est affamé et qui ne trouve que de l’alcool pour survivre. Il lui est autorisé de boire l’alcool car c’est un cas de force majeur mais il doit boire de cet alcool uniquement la quantité qui lui permette de survivre car le surplus qu’il aura bu ne rentrera pas dans le cadre de la force majeur.


Est-il autorisé de prier dans un endroit qui contient des images (représentation figuré) ?

Fatawa de sheikh ‘Abdullah ibnu Humayd (rahimahullah)

Question : Est-il autorisé de prier dans un endroit qui contient une image ? Sachant que nous n’avons pas la possibilité de déchirer ou d’enlever ces images.

Réponse : Il n’y a pas de mal à prier dans un endroit ou il y a une image (pour celui qui n’a pas la possibilité de l’enlever). Surtout si c’est une image que l’on piétine (tapis, tissu …) comme l’a signifié sheikh el islam ibnu Taymiyya (rahimahullah). Quant au fait que la personne prie alors que les images sont en face de lui (en direction de la qiblah), cela est déconseillé (makrour) même si la prière est valable. Si la personne à la possibilité de changer d’endroit, qu’elle le face car cela est meilleure.

On retient de la fatawa du sheikh, qu’il est déconseillé de prier dans un endroit qui contient des images pour la personne qui n’a pas la possibilité de retirer ses images lorsqu’elles sont en face de lui. En aucun cas le sheikh n’a remis en cause la validité de la prière.


Selon el Barâ ibnu Âzib, le prophète (صلى الله عليه و سلم) fut question sur la prière dans les endroits ou stationne les chameaux. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) dit : « ne priez pas dans les endroits ou stationne les chameaux car ils font partie des diables ». Et il fut questionné sur l’endroit ou stationne les ovins et il dit : « priez y car c’est une bénédiction ». [hadith authentique rapporté par Abou dawud & Ibnu Maja’]

« car ils font partie des diables. » : c'est-à-dire les chameaux.

« priez y car c’est une bénédiction » : c'est-à-dire les ovins.

Concernant l’endroit ou stationnent les chameaux, les savants comme sheikh el ‘Abbad (rahimahullah) ont dit : « les endroits ou les chameaux stationnent ou qu’ils prennent comme maison il est interdit d’y prier. La cause de cela n’est pas l’impureté de son urine ou de ses excréments bien au contraire l’urine et l’excrément du chameau sont pure car les excréments et l’urine des animaux qui nous sont autorisés à la consommation sont purs. La cause de l’interdiction est que le chameau est un animal coriace, agité, dangereux qui peut faire du mal à celui qui prie a proximité. Prier à coté d’un chameau dérange celui qui prie. Contrairement aux ovins qui sont des animaux calmes, serins même s’ils peuvent parfois s’agiter, cela ne porte pas préjudice à celui qui prie à coté d’eux […] Concernant le fait que les chameaux font partie des diables, il ne faut pas comprendre de cela que les composants du chameaux font partie des composants des diables. Ce qu’il faut comprendre c’est que le chameau fait partie des diables car il leur ressemble dans leur dureté et dans le mal qu’ils peuvent faire. Que le chameau soit présent ou non dans cette endroits, il est interdit d’y prier. »



Chapitre de l’appel à la prière :

Beaucoup de personne font l’erreur entre el athan (l’appel à la prière) et el athân (les oreilles). Il faut être très précis lorsqu’on prononce un terme.

Les savants ont dit que l’athan a été légiféré dans le Coran, dans la sunnah du prophète (صلى الله عليه و سلم) et selon l’unanimité des musulmans. La preuve du athan dans le Coran est le verset ou Allah dit à Ibrahim : « appel les gens au pèlerinage. Ils viendront a pieds » (Sourate El hajj ; verset 27). Ainsi que les versets : « et lorsque vous appelez à la prière, ils prennent cette appel pour un amusement et moquerie » ; « Ô vous qui avez crus, lorsqu’il est appelé à la prière du vendredi, empressez-vous de faire le rappel d’Allah et des laisser toutes transactions commercial » ; « quelle parole est meilleur que celui qui appel à Allah et fait de bonnes actions et qui dit : « je fais partie des musulmans » »

« et lorsque vous appelez à la prière, ils prennent cette appel pour un amusement et moquerie » : Dans ce verset Allah subhanahu ta’âlâ parle des gens du livre et des hypocrite. Lorsque les musulmans appelaient à la prière, ils se moquaient d’eux. Et Allah dit : « car ce sont des gens qui n’ont pas de raison ». La raison se divise en deux, il y a la raison qui différencie le fou de celui qui ne l’est pas et il y a la raison qui nous permet de faire les bonnes choses. Allah subhanahu ta’âlâ lorsqu’Il nie la raison de ces personnes, Il nie la raison qui permet de faire les bonnes œuvres et non la raison qui permet des les différencier des fous.

« quelle parole est meilleur que celui qui appel à Allah et fait de bonnes actions et qui dit : « je fais partie des musulmans » » : L’une des causes de révélation de ce verset et que des hypocrites ce moquaient de ceux qui appelaient à la prière. Certains savants ont dit que « et fait de bonnes actions » signifie les deux raka’at sunnah après l’athan.


Le jugement de l’appel à la prière :

L’athan est un appel qui montre l’entrée de l’heure de la prière en utilisant des termes bien précis. Son jugement est qu’il est obligatoire.

La preuve est le hadith de Malik ibnu Houwariya qui dit que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « lorsque l’heure de la prière est arrivé que l’un d’entre vous fasse l’appel à la prière et que le plus grand d’entre vous préside celle-ci ». Dans ce hadith, le prophète (صلى الله عليه و سلم) à ordonné l’appel à la prière et lorsqu’il ordonne une chose cela signifie qu’elle est obligatoire.

Selon Anas, le prophète (صلى الله عليه و سلم) lorsqu’il sortait au combat et qu’il arrivait à proximité d’un village ou d’un peuple, il ne les attaquait pas et attendait le lendemain. S’il entendait l’appel à la prière, il s’abstenait de les combattre et s’il n’entendait pas l’appel à la prière, il attaquait alors ce village ou ce peuple. (hadith authentique rapporté par el Boukhari et Mouslim)

Les savants ont dit que ce hadith est la preuve la plus forte qui prouve que l’appel à la prière est une obligation car le prophète (صلى الله عليه و سلم) considérait le fait de ne pas faire l’appel à la prière comme étant un moyen de justification pour attaquer un peuple ou un village.


Il y a divergence des savants concernant le jugement de l’athan
L’avis le plus sur comme le dit l‘auteur c’est qu’il est obligatoire. C’est un fard kifaya envers une mosquée, un village ou une ville. C'est-à-dire que dans une mosquée, il n’est pas obligatoire pour chacun de nous de faire l’appel à la prière. Si une personne le fait, l’obligation est alors levée sur chacun de nous.


Concernant celui qui prie seul :
Il y a divergence des savants. Certains disent qu’il est préférable pour lui de faire l’appel à la prière et d’autre savants disent qu’il est obligatoire.

Sheikh el Albani (rahimahullah) considère que l’appel à la prière est un fard kifaya pour une assemblé et que c’est un fard ‘ayn pour celui qui prie seul. La preuve de cela est le hadith d’el Mousiou salatahou ou le prophète (صلى الله عليه و سلم) lui dit : « fais tes ablutions comme Allah te l’a ordonné, fais la shahada, fais l’iqama, puis fais le takbir ul ihram ».

Dans ce hadith, le prophète (صلى الله عليه و سلم) a ordonné plusieurs choses à cet homme : de faire ses ablutions comme Allah lui a ordonnée, de faire la shahada et les savants ont dit que cela signifie faire l’athan, de faire l’iqama puis de faire takbir ul ihram.


Les savants disent que l’athan est obligatoire que l’on soit en voyage ou sédentaire.


Concernant l’athan et l’iqama pour les femmes :
Il y a divergence des savants et l’avis le plus sur wa Allahu a’lem est comme le disent sheikh el Albani et avant lui Sidiq hassen khan que l’athan et l’iqama ont le même jugement pour les hommes que pour les femmes car le jugement est générale. Il faut un verset ou un hadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) qui prouve que les femmes en sont exemptées.

Sheikh el Albani considère que toutes les paroles qui interdisent à la femme l’athan et l’iqama sont faibles. Dans silsila ad-da’ifa dit que le hadith qui est attribué au prophète (صلى الله عليه و سلم) qui dit : « il n’y a pas d’athan ni d’iqama pour la femme »est un hadith mawdhou’ rapporté par ibnu ‘Omar.

Sheikh el Alabni a également considéré la parole rapporté par ibnu Mas’ud qui interdit l’athan à la femme comme étant faible. Et il a trouvé d’autre athar comme celui de ‘Aisha qui dit qu’elle faisait l’athan et l’iqama et qu’elle présider la prière et se mettait au milieu des femmes. Il y a un autre athar d’ibnu Mas’ud qui fut questionner sur l’appel à la prière pour les femmes, il répondit violemment : « comment pourrais-je leur interdire le rappel d’Allah ».

Les savants qui l’interdisent disent que l’athan a été légiféré pour appeler les gens à la prière et ceux qui appeler à la prière au temps du prophète (صلى الله عليه و سلم) étaient les hommes. Il n’était pas connu que les femmes appelé à la prière et ils citent plusieurs athar comme celui d’Abdoullah ibnu ‘Omar qui dit : « ordonner à l’un de vos hommes de se lever et d’appeler à la prière ». D’autres savants disent qu’il est toujours demandé à la femme de baisser sa voie afin de ne pas être une tentation pour les hommes.

Les savants qui autorisent à la femme de faire l’athan et l’iqama sont unanime sur le faite qu’une femme ne préside jamais la prière devant les hommes et ne fait jamais l’athan devant les hommes. Lorsqu’on parle de l’autorisation pour la femme de faire l’iqama ou l’athan c’est lorsqu’elle se trouve qu’en présence de femmes et que sa voie ne peut être entendu des hommes.


Les savants disent que l’athan ne doit être fait que pour les cinq prières.
Et entre dans ces cinq prières salat ul jumu’a car elle remplace ad-dhor. Quant à la prière de l‘éclipse, la prière de demande de pluies, ce n’est pas un athan mais l’appel à la prière en groupe (salat ul jami’a) qui est fait. Lorsqu’on rassemble les prières, il doit être fait un seul athan et deux iqama.


Les bienfaits de l’appel à la prière :

Selon Mouawiya le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Ceux qui appel à la prière seront les gens qui auront le jour du jugement le cou le plus long »

Selon ‘Abdourrahmen ibnu ‘Abdillah ibnu ‘Abdirrahmen ibnu Sa’sa el Ansari, selon son père qui lui a informé que Abou Sa’id el Khoudri lui a dit : « je te voie aimer les bovins et la campagne. Lorsque tu es au milieu de tes bovins dans ta campagne et que tu appel à la prière élève ta voie dans ton appel car tout djinn, tout être humain, toutes choses qui entendra ton appel témoignera en ta faveur le jour du jugement. » Puis il (Abou Sa’id ) dit : « j’ai entendu cela du prophète (صلى الله عليه و سلم) »

Les savants en ont déduit comme sheikh el Albani rahimahullah, l’obligation de faire ‘athan lorsque la personne est seul. Ils répondent avec ce hadith à ceux qui disent que l’athan est pour appeler les gens en générale et que si tu n’appel personne cela n’est pas une obligation. Or dans ce hadith le prophète (صلى الله عليه و سلم) l’a ordonné lorsque la personne est au milieu de son troupeau dans la campagne de faire l’appel à la prière lorsque l’heure de la prière arrive d’élever sa voie car ton djinn, tout être humain, toutes choses qui entendront l’appel à la prière témoignera le jour du jugement en faveur de celui qui a appelé.

Il y a un autre hadith qui est cité dans sahih tarhib wa targhib de sheikh Albani rapporté par Salman el Farisi qui dit que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « lorsqu’un homme est au milieu d’un endroit isolé et que l’heure de la prière est arrivé qu’il fasse ses ablutions. S’il ne trouve pas d’eau, qu’il fasse at-tayamoum. Puis s’il fait l’iqama, priera derrière lui ses deux anges. Et s’il fait l’athan et l’iqama prieront derrière lui les soldats d’Allah et leur bout ne sera pas visible »


Qu’est ce qui est meilleur : faire l’appel à la prière ou le fait de présider la prière ?
En voyant les bienfaits de l’appel à la prière, les savants se sont posé la question. Certains savants ont dit que présider la prière est plus méritoire que de faire l’appel à la prière mais l’avis le plus sur est que l’appel à la prière est meilleur que de présider la prière car il y a un hadith authentique du prophète (صلى الله عليه و سلم) qui dit : « l’imam est celui qui préserve la prière et celui qui appel à la prière est digne de confiance. Ô Allah guide les imams et pardonne à ceux qui appel à la prière»

« l’imam est celui qui préserve la prière » : Qui fait en sorte qu’elle se déroule dans de bonne condition.

« celui qui appel à la prière est digne de confiance » : Car on lui fait confiance par rapport à l’heure à laquelle il fait l’athan.

Les savants ont dit que d’être digne de confiance est meilleur que de préserver car celui qui préserve (l’imam), en règle générale sont statut d’imam lui est imposé et celui qui est digne de confiance le fait de son propre gré. Ils ont également dit que le fait que le prophète (صلى الله عليه و سلم) demande le pardon est meilleur que de demander la guidé.

Ils utilisent également la parole d’Omar ibnu l khattab qui dit : « si je n’étais le guide des croyants, j’aurais fait l’appel à la prière ».

Ils ont également dit en répondant à ceux qui disent que si l’appel à la prière était meilleur les compagnons et le prophète (صلى الله عليه و سلم) se seraient empressés de le faire, or le prophète (صلى الله عليه و سلم) n’a jamais fait l’athan que le prophète (صلى الله عليه و سلم) était le guide des croyants et qu’il avait une lourde responsabilité qui ne lui permettait pas de faire l’appel à la prière car le fait de faire l’appel à la prière est une chose difficile qui demande du temps et de la précision (il faut scruter le ciel pour savoir si l’heure de la prière est bien rentré). Ceci est l’avis de sheikh el islam ibnu Taymiyya (rahimahullah).

D’autre savants ont dit que de faire l’appel à la prière est plus difficile que de présider la prière surtout pour l’appel du fajr qui comprend deux athan et qui demande à la personne qui le fait de se lever tôt, de scruter le ciel …

Les savants disent également que les paroles que contient l’athan (shahada, appel à la prière, appel à la félicité …) montre qu’il est plus méritoire que le fait de présider la prière.

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MessageSujet: Re: EL-WADJÎZ FI FIQHI = le livre de la prière   Mar 22 Juin - 23:11

Cours n°8

Chapitre de la description de l’appel à la prière
le « tathwib » pendant l’appel du fajr



Les caractéristiques de l'athan :

'Abdoullah ibnou Zayd ibnou 'Abdirabbih a dit : "alors que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) s'était résolu à faire sonner la cloche alors qu'il détestait cela par sa ressemblance aux chrétiens. Un homme est venu vers moi alors que je dormais, habillé de 2 vêtements verts. Cet homme avait dans sa main une cloche, je lui demanda : "Ô esclave d'Allah, vends tu cette cloche ?". L'homme répondit : "que veux tu faire avec cette cloche ?". Je répondis : "afin que l'on appel à la prière". L'homme me dit alors : "ne veux tu pas que je te montre une chose meilleure que cela ?". Je lui dis : "bien sur !". Il dit alors : "dis :

Allahou akbar (x4)
ashhadou an lâ ilaha illâ Llâh (x2)
ashhadou anna Muhammadan rasoulou Llâh (x2)
hayya 'alâ s-salât (x2)
hayya 'alâ l-falâh (x2)
Allahou akbar (x2)
lâ ilaha illâ Llâh (x1)
"

Puis l'homme recula sans s'éloigner et dit : "lorsque tu t'apprêtes à prier, dis :

Allahou akbar (x2)
ashhadou anna lâ ilaha illâ Llâh (x1)
ashhadou anna Muhammadan rasoulou Llâh (x1)
hayya 'alâ s-salât (X1)
hayya 'alâ l-falâh (X1)
qad qamati s-salat (x2)
Allahou akbar (X2)
lâ ilaha illâ Llâh (X1)
"

Le lendemain matin, je partis voir le Prophète (صلى الله عليه و سلم) pour l'informer de ce que j'ai vue"
.

Le prophète (صلى الله عليه و سلم) lui dit : "c'est une vision véridique inshaa'Llâh". Puis il ordonna à Bilâl (رضي الله عنه) l'esclave affranchi d'Abou Bakr de faire l'adhan.


Le prophète (صلى الله عليه و سلم) avait consulté ses compagnons (رضي الله عنهم) afin de trouver le meilleur moyen pour appeler les gens à la prière. Des compagnons avaient proposés au prophète (صلى الله عليه و سلم) de souffler dans une corne mais le prophète (صلى الله عليه و سلم) avait refusé car cela est utilisé par le peuple juif. Il a était proposé au prophète (صلى الله عليه و سلم) la cloche, le prophète (صلى الله عليه و سلم) avait refusé car cela est une ressemblance au peuple chrétien. Des compagnons avaient proposé au prophète (صلى الله عليه و سلم) d'allumer un feu mais le prophète (صلى الله عليه و سلم) avait refusé car cela est une ressemblance au majouj. Dans ce hadith, il est dit que le prophète (صلى الله عليه و سلم) s'était résolu a faire l'adhan avec la cloche malgré le fait qu'il déteste cela car il n'avait pas trouvé d'autre moyen. Mais le prophète (صلى الله عليه و سلم) ne l'a jamais utilisé. Après cette consultation d'avec ses compagnons, le soir même 'Abdoullah ibnou Zayd (رضي الله عنه) a fait ce rêve.


explications du hadith :

"Ô esclave d'Allah" : Les savants ont dit que c'est ainsi que l'on doit appeler celui qu'on ne connait pas.

"hayya 'alâ s-salât" : cela signifie : venez, accourez à la prière!

"hayya 'alâ l-falâh" : cela signifie : venez, accourez à la félicité !

"Puis l'homme recula sans s'éloigner" : les savants ont dit que c'est une preuve que le laps de temps entre l'athan et l'iqama est court.

"qad qamati s-salat" : c'est à dire : la prière est arrivé

"c'est une vision véridique" : Il y a une règle que les savants ont instaurés qui est : il ne découle jamais de jugement en ce basant sur une vision (un rêve), sauf si elle a été exposé au prophète (صلى الله عليه و سلم) de son vivant ou mit en concordance avec sa sounnah après sa mort (صلى الله عليه و سلم).

Beaucoup de gens utilisent les rêves et le diable vient leur insuffler des choses fausses et leur fait croire qu'ils ont vus le prophète (صلى الله عليه و سلم). Alors qu'en vérité, ils ne l'ont pas vu. C'est pour cela qu'Abdoullah ibnou 'Abbas (رضي الله عنه) qui expliquait les rêves, lorsqu'une personne venait le voir disant qu'elle avait vu le prophète (صلى الله عليه و سلم) en rêve, la première chose qu'il demandait était de le décrire. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « le diable ne prend jamais ma vrai apparence »

Beaucoup de gens de l'innovation utilisent les rêves pour appuyer leurs innovations. Ils ne trouvent pas de preuves dans la sounnah du prophète (صلى الله عليه و سلم), ils utilisent donc les rêves.


Dans d'autres ahadith, 'Omar ibnoul khattab (رضي الله عنه) est venu voir le prophète (صلى الله عليه و سلم) et lui dit : "Ô envoyer d'Allah, j'ai fais moi aussi ce rêve auparavant".


Il est préférable pour celui qui fait l'adhan de rassembler les 2 takbir dans un seul souffle :

Selon 'Omar ibnoul khattab (رضي الله عنه) le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « lorsque le muezzin dit : Allahou akbar (X2), que l'un d'entre vous dise : Allahou akbar (X2). Puis quand il dit : ashhadou anna lâ ilaha illâ Llâh (X1), que l'un d'entre vous dise : ashhadou anna lâ ilaha illâ Llâh (X1) [...]" (jusqu'à la fin du hadith).

Il y a dans ce hadith la preuve manifeste que le muezzin doit rassembler les 2 takbir en un souffle, et celui qui répond doit répondre de la même façon.



Il est préférable de faire at-tarji' :

tarji': revenir aux 2 shahadatayn, en les disant 2 fois à voix haute après les avoir dites 2 fois à voix bases.

La preuve est le hadith d'Abou Mahdura (رضي الله عنه).

Lorsque le prophète est rentré à la Mecque la nuit de la victoire, un groupe de jeune de qouraysh se moquaient de l'appel à la prière. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) ordonna à ses compagnons de ramener ces jeunes vers lui. Pendant que ces jeunes faisaient l'athan, le prophète (صلى الله عليه و سلم) repéra que l'un d'entre eux avait une très belle voix, c'était Abou Mahdura. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) dit à tout les jeunes de partir hormis Abou Mahdura. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) lui dit de faire l'appel à la prière. Abou Mahdura dit : "le prophète (صلى الله عليه و سلم) était la personne que je détestait le plus. Et il me répugnait d'appliquer l'ordre de celui que je déteste le plus".

Le prophète (صلى الله عليه و سلم) plaça sa main sur le devant de la tête d'Abou Mahdura, l'essuya et fit des invocation en sa faveur. Il dit : "après cela, le prophète (صلى الله عليه و سلم) était la personne que j'aimais le plus au monde" et il embrassa l'islam. Les savants disent que par la suite, il n'a jamais coupé ses cheveux à l'endroit ou le prophète (صلى الله عليه و سلم) avait posé sa main car c'est un endroit pour lui qui était bénie.

Abou Mahdura demanda au prophète (صلى الله عليه و سلم) de lui apprendre à faire l'athan, et le prophète (صلى الله عليه و سلم) lui enseigna. Il était très fière que ce soit le prophète (صلى الله عليه و سلم) en personne qui lui apprenne l'appel à la prière.

Il dit : "Il (صلى الله عليه و سلم) me dit de dire :

Allahou akbar (x2)
ashhadou an lâ ilaha illâ Llâh (x2)
ashhadou anna Muhammadan rasoulou Llâh (x2)
hayya 'alâ s-salât (x2)
hayya 'alâ l-falâh (x2)
Allahou akbar (x2)
lâ ilaha illâ Llâh (x1)
"


Dans la version d'Abou Dawud, on trouve concernant les 2 shahadatayn : " tu les dit à voie basse puis répète-les en élevant ta voie"

L'auteur du livre a cité uniquement la version de muslim. Il existe d'autres versions dans les sounan plus explicites ou la description de l'athan que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a fait à Abou Mahdura est beaucoup plus détaillée. Entre autre, dans les autres version le prophète (صلى الله عليه و سلم) a enseigné à Abou Mahdura 4 takbir. Or dans la version de Muslim il n'est cité que2 takbir.

Il y a dans cela une « contradiction » (entre "" car il n'y a jamais de contradiction dans les ahadiths). Les savants ont dit que ces versions sont plus authentiques, donc c'est celle-ci qui doivent être prisent en compte. Comme l'a dit sheikh Fawzan : « l'application des 4 takbir est l'avis de la majorité des savants ». Sheikh el 'Uthaymin a dit : « les versions qui citent les 4 takbir sont plus authentique et sont en concordance avec le hadith d'Abdoullah ibnou Zayd (hadith du rêve) ou il est question également de 4 takbir »


Donc la version du hadith d'Abi Mahdura la plus authentique est celle qui cite les 4 takbir, on doit alors dire :

Allahou akbar (x4)
ashhadou an lâ ilaha illâ Llâh (x2 à voix base)
ashhadou anna Muhammadan rasoulou Llâh (x2 à voix base)
ashhadou an lâ ilaha illâ Llâh (x2 à voix haute)
ashhadou anna Muhammadan rasoulou Llâh (x2 à voix haute)
hayya 'alâ s-salât (x2)
hayya 'alâ l-falâh (x2)
Allahou akbar (x2)
lâ ilaha illâ Llâh (x1)


Après que le prophète (صلى الله عليه و سلم) ait enseigné l'athan à Abou Mahdura. Il lui ordonna de faire l'athan à La Mecque. Abou Mahdura était le muezzin de masjid el harâm jusqu'à ce qu'il décède.


At-tathwib durant l'athan du soubh :

Tathwib : c'est le fais de dire : as-salatou khayroun minal nawm (la prière est meilleure que le sommeil)

Selon Abou Mahdura, lorsque le prophète (صلى الله عليه و سلم) lui a enseigné l'adhan, arrivé a : "hayya 'alâ l-falâh (x2)" le prophète (صلى الله عليه و سلم) lui dit de dire le tathwib : "as-salatou khayroun minal nawm (X2)" dans l'athan du soubh puis de dire : "Allahou akbar (x2) ; lâ ilaha illâ Llâh (x1)"

El amir as-san'ani a dit dans son livre : "Ibnu Raslan a dit qu'il est légiféré de faire at-tathwib uniquement dans le premier adhan du fajr car il est fait pour réveiller celui qui dort. Quand au dexième athan, il est légiféré pour informer de l'entrée de l'heure et appeler les gens à la prière".


Concernant at-tathwib, les savants ont divergé :
La plupart sont d'accord sur le fait que l'on dit at-tathwid (as-salatou khayroun minal nawm) après : "hayya 'alâ l-falâh". Car certains savants sont d'avis que le tathwib se dit après l'athan. Mais l'avis le plus sur est l'avis cité dans le hadith d'Abou Mahdura dans la version d'Abou Dawud. Le hadith est très explicite, le prophète demanda à Abou Mahdura de dire : "as-salatou khayroun minal nawm" après : "hayya 'alâ l-falâh".


Dans quel athan du fajr doit on dire at-tathwid ?
Les savants ont divergé sur ce point, car il y a deux athan pour le fajr. Un qui ce fait vers la fin de la nuit avant l'heure du fajr et l'autre qui ce fait à l'heure du fajr. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit, lorsqu'il parlait à ses compagnons : "que Bilal fasse l'athan de nuit". Et il dit dans un autre hadith : "mangez et buvez jusqu'à ce qu'appelle à la prière ibnou Oummi Maktoum" (pour celui qui a l'intention de jeuner). Ibnou Oummi Maktoum (رضي الله عنه) était aveugle et il ne faisait l'athan que lorsqu'on lui disait : "l'aube est apparu, l'aube est apparu", autrement dit à l'heure du fajr.

Like a Star @ heaven Lorsque le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : " dans le premier athan du soubh". Certains savants comme sheikh el Albani (rahimahullah) ont dit : "C'est à dire dans le premier athan, celui qui est fait vers la fin de la nuit, car son but est de réveiller les gens d'où le fait de dire at-tathwib" . Il faut réveiller les gens durant le premier athan car durant le second, ils sont déjà tous réveillé. C'est également l'avis d'el amir as-san'ani qui a expliqué souboul s-salam.

Like a Star @ heaven La plupart des savants ont dit qu'at-tathwib doit être fait durant le deuxième athan du sobh. Car comme le dit sheikh el 'Uthaymin (rahimahoullah) : "le prophète (صلى الله عليه و سلم) l'a appelé : "dans le premier athan du sobh" quant à l'athan qui est fait à la fin de la nuit, avant le sobh. On ne peut pas dire que c'est l'athan du sobh". Et le prophète(صلى الله عليه و سلم) a dit : "lorsque la prière arrive, que l'un d'entre vous fasse l'appel à la prière". Ce qui signifie qu'at-tathwib doit se faire durant le deuxième athan. Sheikh 'Uthaymin dit : "Et si l'on dit que dans le hadith, il est cité de faire at-tathwib durant le premier athan du sobh. Le deuxième athan du sobh peut être considéré comme le premier et l'iqama comme le second car l'iqama est aussi appelé athan". Les savants disent que le tathwib doit être fait durant le second athan car c'est à ce moment que la prière est meilleure que le sommeil et que c'est donc à ce moment que tout le monde doit se reveiller. Or une personne qui dort à la fin de la nuit, il est possible que son sommeil lui soit préférable plutôt que la prière si elle est fatiguée.

Like a Star @ heaven Les deux avis sont aussi fort l'un que l'autre, et comme l'a dit sheikh bnou Baz (rahimahullah) : "dans ce sujet, le choix est vaste". Les ahadith sont clairs et peuvent être compris des deux façons.



Comment déterminer l'heure du premier athan du soubh ?
'Abdullah ibnou Mas'ud dit en parlant du athan de Bilal et de celui d'Ibni Oummi Maktoum : "le temps qui séparait les deux athan était le temps que l'un descende et que l'autre monte"

Certains savants ont dit que c'est un peu près un quart d'heure. D'autre savants disent que cela dépend du pays et des habitudes qu'ils ont pris. Par exemple en Arabie saoudite, le premier athan ce fait une heure avant le second. Il n'y a pas de temps bien défini que l'on doit absolument respecter.

[...]


Il est préférable de faire l'athan au début de son heure et il est préférable de faire l'athan du fajr avant son heure :

La preuve qu’il préférable de faire l’athan au début de son heure :
La preuve est le hadith de Jabir ibnou Samoura (رضي الله عنه) qui dit : "Bilal (رضي الله عنه) faisait l'athan au moment ou le soleil commençait à depasser le zenith. Il ne négligeait pas cela et ne le retardait jamais".

Like a Star @ heaven "au moment ou le soleil commençait à depasser le zenith" : c'est à dire au début de l'heure du dhor.

Comme l'a dit Sheik As-Sindi dans l'explication des sounan d'ibnou Majah : "cela signifie que la plupart du temps, Bilal (رضي الله عنه) faisait l'appel à la prière à l'heure connus de la prière (au début de son heure) et ne retardait pas. Et il faisait l'iqama lorsqu'il voyait le prophète (صلى الله عليه و سلم) sortir".

Il y a un hadith, rapporté dans sounan d'abi Dawud qui est authentifié par Sheikh el Albani (rahimahoullah). Qui dit qu'une fois, Bilal (رضي الله عنه) fit l'athan avant l'heure du fajr et le prophète (صلى الله عليه و سلم) lui a ordonné de retourner appeler les gens et de dire : "le serviteur a dormi, le serviteur a dormi". El hafid ibnou hajr a dit dans son livre fahtou l bâri (shahr sahih el boukharî) : "c'est à dire que le sommeil a empêché les yeux de Bilal de voir l'aube". C'est pour cela que le prophète (صلى الله عليه و سلم) lui a dit de dire : "le serviteur a dormi, le serviteur a dormi" pour dire au gens de ne pas prendre en compte l'appel à la prière qu'il avait fait. Les savants ont dit que ce fait eu lieu au début de la hijra du prophète (صلى الله عليه و سلم) lorsqu'il n'y avait qu'un seul athan car au début de l'islam il n'y avait pas 2 athan pour la prière du soubh et c'est pour cela que le prophète (صلى الله عليه و سلم) demande à Bilal de revenir et de dire : "le serviteur a dormi, le serviteur a dormi".


La preuve qu’il est autorisé de faire l’athan avant son heure uniquement pour la prière du fajr :
Selon ibnu ‘Omar, le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Bilal fait l’appel à la prière de nuit. Mangez et buvez jusqu’à ce qu’Ibnu Oummi Maktoum fasse son appel à la prière »

Like a Star @ heaven « Bilal fait l’appel à la prière de nuit. » : c'est-à-dire avant l’apparition de l’aube.

Le prophète (صلى الله عليه و سلم) a expliqué la sagesse de cela dans un autre hadith rapporté par el Boukhari et Mouslim ou il dit : « que l’appel de Bilal ne vous interdisse pas votre sohor. Car il (Bilal) fait son appel de nuit pour que celui qui est debout revienne et pour que celui qui dorme soit alerté ».

Like a Star @ heaven « celui qui est debout revienne » : c'est-à-dire pour que celui qui fait qiyâm el layl (la prière de la nuit) puisse retourner dormir.

Like a Star @ heaven « et pour que celui qui dorme soit alerté » : les savants ont dit que c’est pour alerté celui qui a l’intention de jeuner, pour qu’il puisse prendre son repas ; ou bien s’il a dormi sans avoir fait el witr ; ou bien pour alerter celui qui doit faire le grand lavage …


Quand doit ont se lever pour la prière ?

Il y a plusieurs ahadith à ce sujet et plusieurs paroles de compagnons (رضي الله عنهم) :

Like a Star @ heaven Le athar d'Anas (رضي الله عنه) qui se levait au moment ou le muezzin disait : "qad qamati s-salat"

Like a Star @ heaven Le hadith d'Abi Hourayra dans sahih mouslim qui dit qu'au temps du prophète (صلى الله عليه و سلم), on faisait l'iqama et les gens se levaient pour aligner leur rang alors que le prophète (صلى الله عليه و سلم) n'était pas encore arrivé dans son lieu de prière. Autrement dit, ils se sont levaient avant que le prophète (صلى الله عليه و سلم) n'arrive.

Like a Star @ heaven Il y a un autre hadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) qui dit : "quand l'iqama est fait ne vous levez que lorsque vous m'avez vu".

Les savants ont dit que l'athar d'Anas et le hadith d'Abi hourayra, doivent être compris lorsque l'imam est dans la mosquée et que les gens savent que l'imam est dans la mosquée. Ils se lèvent au moment ou le muezzin dit : "qad qamati s-salat" ou bien au moment ou ils le voient.

Concernant le hadith : "quand l'iqama est fait ne vous levez que lorsque vous m'avez vu". Sheikh el Albani (rahimahullah) dit : "ce hadith doit être compris lorsque l'imam est en dehors de la mosquée". Lorsque l'imam est en dehors de la mosquée, on applique ce hadith même si l'iqama a été fait car les savants disent que si les gens se levent, il se peut que l'imam soit retardé et qu'il arrive en retard et les gens sont beaucoup plus impatients lorsqu'ils sont debouts que lorsqu'ils sont assis.

Contrairement à lorsque l'imam est dans la mosquée, dès que l'iqama est fait, on peut se lever car on a vue l'imam et on sait qu'incessamment sous peu il ira dans son endroit de prière et la présidera. C'est ainsi que sheikh el Albani a rassemblé les ahadith à ce sujet.
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MessageSujet: Re: EL-WADJÎZ FI FIQHI = le livre de la prière   Mar 22 Juin - 23:15

Cours n°9

Chapitre de ce que doit dire celui qui entend l’appel à la prière
Ce qui est recommandé au « Mouadhin » de faire



Chapitre de ce que doit dire celui qui entend l’appel à la prière :

Il est préférable pour celui qui entend l’athan et l’iqama de dire comme celui qui fait l’appel à la prière. Selon Abou Sa’id, le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « lorsque vous entendez l’appel à la prière dites comme dit celui qui appel à la prière » (hadith rapporté par el Boukhari et Mouslim).

La preuve que cela est préférable et non obligatoire : Car comme nous l’avions vue, lorsque le prophète (صلى الله عليه و سلم) ordonne une chose, elle est obligatoire jusqu’à preuve du contraire. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) dit à ses compagnons alors qu’il était entrain de leur apprendre : « que l’un d’entre vous fasse l’appel à la prière et que le plus grand d’entre vous la préside ». Sheikh ‘Uthaymin dit : « le prophète (صلى الله عليه و سلم) était là dans un moment d’apprentissage et il ne leur a pas demandé de répéter après le muezzin. Et le prophète (صلى الله عليه و سلم) dans des situations comme celle-ci (d’apprentissage) n’aurait pas omis de leur dire si cela était obligatoire ».

Parmi les preuves également, il y a le hadith rapporté dans le sahih de Mouslim qui dit que le prophète (صلى الله عليه و سلم) avait entendu un muezzin faire l’athan et lorsque le muezzin dit : « Allahou akbar, Allahou akbar », le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « ‘alâ l fitra » et lorsque le muezzin dit : « ashhadou anna lâ ilaha illa l-Llah (X2) ashhadou anna Muhammmadan rasouloul-Llâh (X2) », le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « kharaja mina n-nar ». Dans ce hadith, le prophète (صلى الله عليه و سلم) n’a pas répété ce que le muezzin disait ; donc ce fait rend l’ordre du prophète (صلى الله عليه و سلم) préférable et non obligatoire car dans ce récit, le prophète (صلى الله عليه و سلم) ne l’a pas fait.

[…]

Il y a d’autres ahadith rapportés par Abou Dawud, que sheikh el Albani (rahimahullah) à authentifié. Lorsque le muezzin disait : « ashhadou anna lâ ilaha illa l-Llah (X2) ashhadou anna Muhammmadan rasouloul-Llâh (X2) », le prophète (صلى الله عليه و سلم) disait : « wa anna, wa anna ».

Selon ‘Omar ibnoul khattab (رضي الله عنه), le prophète (صلى الله عليه و سلم) dit : « lorsque le muezzin dit : « Allahou akbar (X2) », que l’un d’entre vous dises : « Allahou akbar (X2) ». Puis lorsqu’il dit : « ashhadou anna lâ ilaha illâ Llâh», que l’un d’entre vous dise : « ashhadou anna lâ ilaha illâ Llâh». Puis lorsqu’il dit : « ashhadou anna Muhammadan rasoulou Llâh », que l’un d’entre vous dise : « ashhadou anna Muhammadan rasoulou Llâh ». Puis lorsqu’il dit : « hayya 'alâ s-salât », que l’un d’entre vous dise : « lâ hawla wa lâ qawata illâ bil-Llâh ». Puis lorsqu’il dit : «hayya 'alâ l-falâh », que l’un d’entre vous dise : « « lâ hawla wa lâ qawata illâ bil-Llâh ». Puis lorsqu’il dit : « Allahou akbar (x2)», que l’un d’entre vous dise : « Allahou akbar (X2) ». Puis lorsqu’il dit : « lâ ilaha illâ l-Llâh », que l’un d’entre vous dise : « lâ ilaha illâ l-Llâh » avec son cœur. Il rentrera au paradis. » (hadith rapporté par Mouslim et Abou Dawud).

Dans ce hadith, le prophète (صلى الله عليه و سلم) nous enseigne de répéter ce que le muezzin dit sauf pendants el hay‘alatayn (le fait de dire : hayya ‘alâ s-salât, hayya ‘alâ l-falâh).
Cela doit être dit après l’athan et après l’iqama car l’iqama est considéré comme un athan. Durant l’athan du fajr, on répète également après le muezzin lorsqu’il dit : « as-salatou khayroun minal nawm »

Il y a un hadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) rapporté par Mouslim qui dit : « lorsque le muezzin dit at-tashahhoud (lâ ilaha illâ l-Llâh) dis : « wa anna ashhadou an lâ ilahâ illâ l-Llâh wahdahou lâ charika lahu wa ashhadou anna Mouhammadan ‘abdouhou wa rasoûlouhou. Radîtou bil-Llâhi rabban, wabi-Mouhammadin rasoûlan, wa bil islâmi dînan ». Tes péchés seront pardonnés ».


Les savants ont divergé sur les paroles que l’on doit prononcer lorsque le muezzin dit el hay‘alatayn :

Like a Star @ heaven Certains disent que l’on doit dire comme le muezzin, car le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « lorsque vous entendez l’appel à la prière dites comme dit celui qui appel à la prière ».

Like a Star @ heaven D’autres disent que l’on doit répéter ce que le muezzin dit sauf pendant el hay‘alatayn car le hadith d’Omar ibnul khattab est authentique et précis. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) a expliqué avec précision ce que l’on doit dire. Les savants qui sont de cet avis, disent qu’il n’y a pas de contradiction entre les deux ahadith, mais le hadith d’Omar ibnul khattab apporte un plus. Le premier hadith est mutlaq (absolu) et le second est mouqayyad (restreint).

Like a Star @ heaven Sheikh el Albani rassemble les deux avis, il dit qu’il est préférable de dire de temps en temps el hay’alatayn et de temps en temps el hawqala (le fait de dire : lâ hawla wa lâ qawata illâ bil-Llâh). C’est ainsi que l’on met en pratique les deux ahadith. Et le fait de dire el hay’alatayn et el el hawqala en une seule fois, cela n’a était rapporté dans aucuns ahadith.


Ce que l’on doit dire après avoir entendu et répété l’athan ou l’iqama :

Selon ’Abdullah ibnu ‘Amr qui dit avoir entendu le prophète (صلى الله عليه و سلم) dire « lorsque vous entendez le muezzin dites comme il dit puis priez sur moi. Car celui qui prie sur moi une prière, Allah subhanahu ta’âlâ priera sur lui 10 prières. Puis demandez à Allah pour moi el wassila, c’est un degré du paradis qui n’est donné qu’à une seule personne parmi les serviteurs d’Allah et j’espère être celui-ci. Celui qui demande à Allah el wassila en ma faveur, l’intercession en sa faveur lui sera autorisé ». (hadith rapporté par Mouslim).

« lorsque vous entendez le muezzin » : Sheikh ‘Uthaymin dit à ce sujet : « celui qui n’a pas entendu l’appel à la prière, il ne lui est pas légiféré de dire cette invocation ».

« puis priez sur moi » : en disant : « Allâhumma salli ‘alâ Muhammadin wa ‘alâ âli Muhammadin kamâ sallayta ‘alâ Ibrâhîma wa ‘alâ âli Ibrâhîm. Innaka hamîdun majîd. Allâhumma bârik ‘alâ Muhammadin wa ‘alâ âli Muhammadin kamâ bârakta ‘alâ Ibâhîma wa ‘alâ âli Ibrâhîma. Innaka hamîdun majîd ». Il y a beaucoup de ahadith dans lequel les compagnons demandaient au prophète (صلى الله عليه و سلم) comment faire la prière sur lui et le prophète leur a répondu ainsi.

« Car celui qui prie sur moi une prière, Allah subhanahu ta’âlâ priera sur lui 10 prières » : La prière sur le prophète (صلى الله عليه و سلم) ne doit pas être faite à voix haute mais à voix base. Le fait de dire : « Ô Allah prie sur Muhammad (Allâhumma salli ‘alâ Muhammadin) » signifie : « Ô Allah fait ses éloges au dessus des 7 cieux ».

« l’intercession en sa faveur lui sera autorisé » : c'est-à-dire qu’il pourra bénéficier de l’intercession du prophète (صلى الله عليه و سلم) le jour du jugement.


Selon Jabir, le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Celui qui dit après avoir entendu l’appel à la prière dans sa totalité : Allâhumma rabba hâdhihi d-da’awati t-tâmmati wa s-salâti l-qâ’imati. Âti Muhhammadan l-wasîlata wa l-fadîlata wa ba’thahu maqâman mahmoûdan l-ladhî wa’adtahu. Innaka lâ tuhlifu l-mî’âd. (Ô Seigneur de ce parfait appel et de la prière présente, octroie à Muhammad le haut rang et le mérite, et ressuscite-le à la noble place que Tu lui as promise). Mon intercession lui sera autorisé le jour du jugement.»

« da’wati t-tâmmati (ce parfait appel)» : fait référence à l’athan. Les savants disent qu’il est complet car il débute par le takbir, ensuite il y a l’attestation qu’il n’y a pas de divinité qui mérite l’adoration sauf Allah, puis l’attestation que le prophète (صلى الله عليه و سلم) et le messager d’Allah, puis il contient un appel à la prière, au bien et à la félicité, puis de nouveau la proclamation de la grande d’Allah (takbir) et il se termine par la parole de tawhid (lâ ilâha illâ l-Llâh). On déduit de cette phrase que l’athan est quelque chose d’important.

« wa s-salâti l-qâ’imati (et de la prière présente)» : Les savants ont donnés 2 explications. Beaucoup ont dit que cela signifie la prière qui va avoir lieu. D’autres ont dit que cela fait référence aux 5 prières car elles resteront toujours jusqu’à la fin du monde et en aucun cas elles peuvent être modifiés ou abroger.

« wa l-fadîlata (et le mérite)» : c’est à dire : élève-le au dessus de toute les créatures.

« wa ba’thahu (et réssuscite-le)» : c'est-à-dire : ressuscite-le, le jour du jugement.

« maqâman mahmoûdan (la noble place que tu lui as promise)» : c’est la grande intercession ; il n’y aura que le prophète (صلى الله عليه و سلم) qui pourra la formuler le jour du jugement. Allah dit : « Et de la nuit consacre une partie à des prières surérogatoires, car ton Seigneur, en te ressuscitant, t'accorde un rang digne de louange». (Sourate el Isra ; v.79). Il y a une règle dans ussul ul tasfir qui dit que lorsqu’Allah promet quelque chose (terme ‘asa dans le coran), elle va avoir lieu obligatoirement.


Il est préférable d’accroitre ses invocations entre l’athan et l’iqama car l’invocation à ce moment est exhaussée :

La preuve est le hadith d’Anas (رضي الله عنه) qui dit que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « l’invocation entre l’athan et l’iqama n’est pas rejeté ». (hadith authentique rapporté par At-Termidhi et Abou Dawud).


Chapitre de ce qui est préférable de faire pour celui qui appel à la prière :

Il est préférable pour celui qui appel à la prière, d’accomplir ce qui suit :

Ne rechercher que la face d’Allah subhanahu ta’âlâ et ne pas prendre de récompense en retour :
‘Othman ibnou abi l-‘as dit au prophète (صلى الله عليه و سلم) : « désigne-moi comme l’imam de mon peuple ». Le prophète (صلى الله عليه و سلم) lui dit : « tu es leur imam, suis le plus faible d’entre eux et choisie un muezzin qui ne prend pas de récompense dans son appel ». (hadith authentique rapporté par Abou Dawud, An-nasa’i et ibnu Majah)

Like a Star @ heaven « suis le plus faible d’entre eux » : Les savants ont compris de ce cette phrase qu’il fallait prendre en considération lorsqu’on dirige la prière, la plus faible des personnes dans les rang. C'est-à-dire qu’il ne faux pas trop prolonger la lecture si dans les rangs il y a une personne faible.


Est-il autorisé à celui qui fait l’athan de prendre une récompense :

La réponse à ce sujet et également une réponse à tous ceux qui prennent une récompense après avoir accompli un acte religieux. Pour qu’un acte religieux soit accepté, il faut qu’il soit sincère et en concordance avec la sunnah du prophète (صلى الله عليه و سلم). Ce sont deux conditions qui sont inséparables, si l’une manque l’acte est obligatoirement rejeté.

Sheikh el Albani dit que les actes ne valent que pars leur intention. Celui qui prend cet argent en le considérant comme une récompense, il est alors fautif. Et cet argent est interdit. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « toute viande qui a grandi dans de l’argent interdite (haram). L’enfer lui est recommandé ». Donc le muezzin lorsqu’il fait l’appel à la prière, il doit le faire sincèrement pour Allah subhanahu ta’âlâ et non pour avoir une récompense. Car s’il le fait pour avoir une récompense, son acte n’est plus sincère et sera donc rejeté. Et s’il prend cet argent, en le considérant comme une compensation de ce qu’il délaisse, il n’y a alors pas de mal. Si le muezzin prend un salaire car dans le fait qu’il fasse l’athan, il délaisse un travail, fait des sacrifices et qu’il prend cet argent pour compenser le manque qu’il a, il n’y a pas de mal. Sheikh el Albani a restreint cela à la condition que le muezzin en est le besoin. Si le fait qu’il délaisse un travail et qu’il fasse l’athan le rendent nécessiteux dans se cas, il lui est autorisé de prendre cet argent mais en le prenant en tant que salaire et non en tant que récompense. Et en aucun cas le fait de prendre se salaire n’a d’influence sur son intention qui reste pure et sincère envers Allah subhanahu ta’âlâ. Tout est une question d’intention, l’argent est le même est dans un cas il peut être autorisé et dans l’autre interdit.

Le mieux c’est de ne pas prendre d’argent pour celui qui peut s’en passer. Sheikh el Albani a cité un hadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) qu’il a authentifié rapporté par ibnu Majah qui dit : « Celui qui fait l’appel à la prière durant 12 années, le paradis lui est obligatoire. Et pour chaque appel à la prière, il lui sera compté 60 hassana. Et pour chaque iqama, il lui sera accordé 30 hassana »


Etre en état de pureté :
Comme cela l’a été rapporté dans les chapitres précédents, il est préférable de citer le nom d’Allah en étant en état de pureté. La preuve est le hadith ou le prophète (صلى الله عليه و سلم) dit qu’il lui est détestable de citer le nom d’Allah en état d’impureté. Or l’athan le nom d’Allah est cité et c’est un rappel d’Allah subhanahu ta’âlâ.


Etre debout et se diriger vers la qiblah :
Ibnou l mounthir a dit : « les savants sont unanimes sur le fait que se tenir debout fait partie de la sunnah et que cela permet de mieux diffuser les paroles. Et il fait partie de la sunnah de se diriger vers la qiblah lorsqu’on fait l’athan car ceux qui faisaient l’athan au temps du prophète (صلى الله عليه و سلم) ce dirigeaient vers la qiblah ».


Faire l’athan dans un endroit élevé :
La preuve est une des versions du hadith d’Abdullah ibnou Zayd ibnou Rabbi, lorsque l’homme lui enseigna l’athan dans son rêve. Dans une autre version il est dit que l’homme c’était mit sur un muret. Il y a d’autre hadith, comme celui d’Omar ibnul khattab qui rapporte que le temps qui séparer les deux athan du fajr de Bilel et ibnou oummi Maktoum était le temps que l’un descende et l’autre monte. Il y a un autre hadith, rapporté par Oum zayd ibnu Thâbit qui dit que sa maison était la maison la plus haute autour de la mosquée, Bilel montait sur le toit de sa maison pour y faire l’athan et ceci jusqu’à ce que le prophète (صلى الله عليه و سلم) construise sa mosquée.


De tourner sa tête et son coup à droite lorsqu’on dit « hayya ‘alâ s-salat » et à gauche lorsqu’on dit « hayya ‘ala falah » :
La preuve est le hadith d’Abou Juheifa qui dit avoir vu Bilel faire l’appel à la prière et il dit : « je suivais sa bouche de ce coté (à droite) et de ce coté (à gauche) alors qu’il faisait l’athan ». La preuve est l’une des versions du hadith rapporté par Mouslim ou il a été clairement notifié que c’était à droite et à gauche. Certains savants ont dit que le muezzin doit tourner son cou et sa bouche à droite lorsqu’il dit « hayya ‘alâ s-salat (X2)» et ensuite de se tourner à gauche est de dire « hayya ‘ala falah (X2) ». L’imam An-Nawawi a dit « cette façon est la plus authentique et c’est la vie de la plus parts des savants ». Le muezzin doit tourner sa tête et sa bouche et ne doit pas tourner son torse, ni son corps. Comme l’a dit sheikh el Albanie (rahimahoullah) : « quand au fait de tourner sa poitrine, cela n’a aucune origine dans la sunnah du prophète (صلى الله عليه و سلم) et cela n’a était stipulé dans aucun hadith ».


Mettre ses deux doigts (indexe) dans ses oreilles :
La preuve est le hadith d’Abou Jouheia qui dit : « j’ai vue Bilel faire l’athan et tourner sa bouche de ce coté (à droite) et de ce coté (à gauche) et ses deux doigts étaient dans ses oreilles ».


Elever sa voix durant l’appel :
Le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « tout ce qui entendra la voix du muezzin, que ce soit un djinn, un être humain ou toutes choses, témoignera en sa faveur le jour du jugement ».

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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: EL-WADJÎZ FI FIQHI = le livre de la prière   Ven 9 Juil - 17:12

Cours n°10

Chapitre du laps de temps entre l’adhan et l’ikama
L’interdiction de sortir de la mosquée après l’appel à la prière
L’adhan et l’ikama pour celui qui a manqué sa prière



Chapitre du laps de temps entre l'adhan et l'ikama :

Il doit avoir entre l'adhan et l'iqama un laps de temps qui permet aux personnes de se préparer et d'assister à la prière car l'adhan a été légiféré pour cela. Si après avoir entendu l'adhan, les gens n'ont pas le temps de se préparer et de venir à la prière, il n'y a aucun bénéfice à faire l'adhan.

Ibnoul battal a dit : « il n'y a pas de limite dans cela si ce n'est que l'heure doit être rentrée et que les gens doivent être rassemblés »

Il n'y a pas de limite bien définie par la religion si ce n'est que l'adhan doit être fait après l'entrée de l'heure et l'iqama doit être fait lorsque les gens sont rassemblés dans la mosquée.

La preuve qu'il y a un laps de temps entre l'adhan et l'iqama et le hadith du rêve d'Abdoullah ibnou Zayd ibnou 'Abdirabbih. Après lui avoir en enseigner l'adhan, l'homme recula sans s'élogner et lui enseigna ensuite l'iqama. Les savants en on déduit de ce hadith qu'il doit avoir un laps de temps entre l'adhan et l'iqama


L’interdiction de sortir de la mosquée après l’appel à la prière :

Selon Abou Sha'fa qui dit : « Nous étions assis dans la mosquée en présence d'Abou Houreira (رضي الله عنه) quand le muezzin a fait l'appel à la prière. Un homme s'est alors levé de la mosquée et marché. Abou houreira (رضي الله عنه) l'a suivit du regard jusqu'à ce qu'il soit sorti de la mosquée et il dit : "quand à celui-ci, il a désobéi à Abou l Qassim" ».

Il y a un autre hadith, rapporté par 'Othman ibnu affan dans sunan ibnu Majah et authentifié par sheikh el Albani qui dit que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Celui qui a entendu l'adhan dans la mosquée puis sort sans aucun besoin ou nécessité et sans vouloir revenir est un hypocrite ».

Les savants en ont déduit de ce hadith qu'il est autorisé de sortir de la mosquée après l'adhan si cela est nécessaire avec l'intention de revenir.


L’adhan et l’ikama pour celui qui a manqué la prière à la mosquée :

Celui qui dort pendant la prière ou qui a oublié de prier, il lui est autorisé de faire l'adhan et l'iqama
La preuve est le hadith rapporté par Abou Dawud qui raconte que le prophète (صلى الله عليه و سلم) avait dormi avec ses compagnons pendant pendant l'heure de la prière du fajr alors qu'ils étaient en voyage. Ils ont été réveillé par la lumière du soleil, le prophète (صلى الله عليه و سلم) lorsqu'il s'est réveillé, il a ordonné à Bilal de faire l'adhan et l'iqama.


Lorsque la personne a manqué plusieurs prières, il lui est légiféré de faire un seul adhan et un iqama avant chaque prière.
La preuve est le hadith d' Ibnou Mas'oud qui dit que les polythéistes ont occupés le prophète (صلى الله عليه و سلم) pendant 4 prières le jour de la bataille de la tranchée jusqu'à ce qu'une partie de la nuit se soit écoulée. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) a alors ordonné à Bilal de faire l'adhan. Puis Bilal fit l'iqama et le prophète (صلى الله عليه و سلم) et ses compagnons ont priés ad-dhur. Puis Bilal fit l'iqama et ils ont prié el 'asr. Puis il fit l'iqama et ils ont prié el maghreb. Puis Bilal fit l'iqama et ils ont prié el 'isha.

Dans ce hadith, il y a une preuve claire et net qu'une personne qui a raté plusieurs prières, a dormi durant plusieurs prières ou a oublié plusieurs prière. Lorsqu'il s'en rappel, il doit faire un seul appel à la prière et faire l'iqama avant chacune de celle-ci.


Les erreurs commissent durant l'athan :

El lahnou : c'est un manque, une faute dans la langue arabe, dans la grammaire ou dans la prononciation des termes qui modifie le sens de la phrases ou des mots.
Ceci est condamnés par les savants à l'unanimité que ce soit pendant l'athan ou pendant la lecture du Coran. Il y a le athar d'ibnu 'Omar, qui lorsqu'un homme est venu le voir est lui dit : "je t'aime fillah", 'Abdullah ibnu 'Omar lui a répondu : "quant à moi je te déteste pour Allah car tu fais el lahn durant ton appel à la prière"

Like a Star @ heaven Il y a deux type de lahn :

- La première qui change le sens de la phrase ou des mots. Les savants disent que l'appel à la prière de celui qui fait cette erreur est nul et il doit le recommencer.

- La deuxième qui malgré la déformation de la phrase ou des mots, cela n'en change pas leur sens. Les savants disent que ce types d'erreurs sont détestable mais n'influent pas sur la validité de l'appel à la prière.


At-tatrib : c'est le fait de chantonner l'appel à la prière.
Il y a un athar que beaucoup de savants rapporte qu'un muezzin à fait l'athan, et il a chanter pendant son appel à la prière. 'Omar ibnu 'Abdel 'Aziz lui dit : "fait un appel à la prière respectueux ou bien délaisse-le".


Chapitre des conditions de la prière




Définition de la condition : lorsque la condition est inexistante, l'acte est inexistant. Lorsque la condition est présente, cela ne veut pas dire que l'acte est présent ou inexistant.

Prenons l'exemple des ablutions : les ablutions sont une condition pour que la prière soit accepté, sans ablutions il n'y a pas de prière. Mais de faire les ablutions cela ne signifie pas que la prière est valide car on peut faire ses ablutions sans avoir l'intention de prier [...] Ce n'est pas parce qu'on a fait nos ablutions qu'automatiquement notre prière est valide. Mais par contre si on n'a pas fait ses ablutions, automatiquement la prière est invalide.


Différence entre la condition et le pilier : Ils ont le même jugement, si ce n'est que la condition ne fait pas partie intégrante de l'acte contrairement au pilier.



1/ la connaissance de l'entrée de la prière :

La preuve est la parole d'Allah subhanahu ta'âlâ, lorsqu'Il dit : « accomplissez la prière (normalement), car la prière demeure, pour les croyants, une prescription, à des temps déterminés » (Sourate An-Nisa' ; verset 103). Ce qui signifie que la prière n'est pas valide avant son heure ni après son heure sauf si la personne a une excuse.



2/ la purification des 2 impuretés (la grande et la petite impureté) :

La preuve est la parole d'Allah subhanahu ta'âlâ, lorsqu'il dit : « Ô croyants ! Lorsque vous vous disposez à faire la salât, faites d'abord vos ablutions en vous lavant le visage et les mains jusqu'aux coudes, en vous passant les mains mouillées sur la tête et en vous lavant les pieds jusqu'aux chevilles. Mais si vous êtes en état d'impureté, lavez-vous tout le corps. » (Sourate Al Maidah ; verset 6).
La preuve également est le hadith rapporté par ibnou 'Omar ou le prophète (صلى الله عليه و سلم) dit : « Allah n'accepte pas une prière sans purification ».

Jugement de celui qui se rend compte après avoir fait sa prière qu'il n'était pas en état de pureté rituel :

Sa prière n'est pas valide et il doit la refaire. La preuve est le verset 6 de Sourate Al Maidah. At-tahara est une des conditions de la prière et il n'y a pas de preuve qui vient restreindre ou exempter cela. Les savants disent que la condition ne peut être ignoré par un oublie ou par une erreur.



3/ la purification des vêtements, du corps et de l'endroit ou l'on prie :

Like a Star @ heaven La purification des vêtements : la preuve est la parole d'Allah subhanahu ta'âlâ : « et tes vêtements purifie-les » (Sourate Al Mouddathir ; verset 4). Ainsi que le hadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) qui dit : « lorsque l'un d'entre vous arrive à la mosquée, qu'il retourne ses sandales et qu'il les regardes. S'il voit une impureté, qu'il les essuies avec le sol puis qu'il prie avec ». Dans ce hadith, le prophète (صلى الله عليه و سلم) nous ordonne d'être vigilant est de ne pas prier en étant en possession d'une impureté. Ce hadith ne concerne pas uniquement les sandales mais tout les vêtements en général.

[...]


Like a Star @ heaven La purification du corps : la preuve est le hadith qui selon 'Ali : il était un homme qui sécrétait beaucoup de madhi. Et avait honte de demander au Prophète (صلى الله عليه و سلم) par rapport à sa place vis à vis de lui (c'était le père de son épouse Fâtima). Il demande donc à Miqdad ibnoul aswad de demander au prophète (صلى الله عليه و سلم) que doit faire une personne qui secrète du madhi. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) a répondu : "Lave ta partie intime et fais tes ablutions". Et le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit à celle qui avait l'hémorragie : "nettoie de toi le sang et prie" (hadith authentique rapporté par el Boukharie et Mouslim).


Like a Star @ heaven La purification de l'endroit ou l'on prie : la preuve est le hadith ou le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit à ses compagnons après qu'un bédouin est uriné dans la mosquée : « Versez sur son urine un seau d'eau ».


Jugement de celui qui prie en ayant une impureté sur lui :

- S'il ne le sais pas et qu'il s'en rend compte après sa prière, la majorité des savants disent que sa prière est valide et il n'a pas à la recommencer. Sheikh el Albanie (rahimahoullah) est d'avis qu'il doit refaire sa prière et dit qu'il faut différencier entre une personne qui s'en rend compte pendant la prière et une personne qui s'en rend compte après la prière.

- S'il s'en rend compte pendant la prière, et qu'il peut enlever cette impureté (par exemple si l'impureté est présente sur les chaussures, sur un vêtement qui est un surplus dans le fait de couvrir sa 'awra), il peut continuer sa prière.

- S'il ne peut pas enlever l'impureté, il doit sortir de la prière. Sheikh el Albani dit : "celui qui prie et durant sa prière constate une impureté et qu'il ne peut pas l'enlever. Il doit couper sa prière obligatoirement". Sheikh 'Uthaymin dit : "Il doit partir de sa prière car sa prière n'est pas valide s'il sait que pendant la prière, il y a une impureté sur ses vêtements".


La preuve est le hadith d'Abou Sa'id el khoudri (رضي الله عنه) qui dit que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a prié et enlevé ses sandales. Les compagnons (رضي الله عنهم) derrière lui, ont également enlevés leur sandales. Lorsque le prophète (صلى الله عليه و سلم) a terminé sa prière, il demanda à ses compagnons la raison pour laquelle ils avaient enlevés leurs sandales. Ils ont répondu qu'ils l'ont vu enlever ses sandales et qu'ils ont voulu faire comme lui. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) leur dit : "Jibril est venu et ma informé qu'elles contenaient une impureté. Lorsque l'un d'entre vous vient à la mosquée, qu'il retourne ses sandales et qu'il les regarde. S'il voit une impureté, qu'il l'essuie avec le sol puis qu'il prie avec". Dans ce hadith, le prophète (صلى الله عليه و سلم) a considéré valide le début de la prière ou il pria avec l'impureté.


La distinction entre tahara el hadath et tahara el khabath :

- tahara el hadath : c'est la purification de l'état d'impureté qu'il soit mineur ou majeur. L'état d'impureté est quelque chose d'abstrait, c'est pour cela que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "le croyant n'est pas impure", mais il peut être en état d'impureté. Enlevé l'état d'impureté est une obligation pour la prière. Si une personne effectue la prière en état d'impureté mineure ou majeur, il doit refaire sa prière même s'il avait oublié ou pensait avoir ses ablutions.

- tahara el khabath : c'est la purification des impureté. Concernant la purification de l'impureté, on applique le hadith de jibril ('alayhi salam) rapporté par Abou Sa'id el khoudri



4/ couvrir sa 'awra :

La preuve est la parole d'Allah subhanahu ta'âlâ, lorsqu'Il dit : «Ô enfants d'Adam, dans chaque lieu de prière portez vous parure » (Sourate el A'râf ; verset 31).

La cause de la révélation de ce verset est que pendant la periode de jahiliya (pré islamique), quraish donnait comme condition aux personnes qui souhaitaient entrer à la Mecque :
- de ne manger que de leur repas. Ceux qui arrivés à la Mecque, n'avaient pas le droit de préparer leur propre repas.
- de ne pas faire le tawaf avec leur propre vêtements mais avec des vêtements fournis par quraish sinon ils faisaient le tawaf nu (les hommes de jour et les femmes de nuit).


La preuve également est la parole du prophète (صلى الله عليه و سلم) qui dit : "Allah n'accepte pas la prière d'une femme pubère sans khimar".

"Allah n'accepte pas" : la règle dans cela est que l'acte est rejeté et nul jusqu'à preuve du contraire.

"une femme pubère" : c'est à dire une femme qui a eu ses menstrues. Et non qui a ses menstrues car une femme qui a ses menstrues ne prie pas.

"sans khimar" : le khimar est ce qui couvre la tête. Vient du terme "khamara" en arabe qui signifie : couvrir. D'où l'appelation de l'alcool, "el khamr" car il couvre l'esprit et la raison.


Like a Star @ heaven La 'awra de l'homme : se situe entre le nombril et le genou.
Comme cela a était rapporté par 'Amr ibnou Shou'ayb, selon son père, selon son grand père, le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "entre le nombril est le genou, c'est une 'awra". Les savants ont dit que le nombril et le genou ne sont pas compris dans la 'awra car le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "entre le nombril est le genou". Comme l'a dit sheikh el 'Uthaymin (rahimahoullah) : "le nombril n'est pas compris dans la partie à cacher et de même pour les genoux"

Selon Jouroud el Aslami, le prophète (صلى الله عليه و سلم) a vue un homme qui avait sa cuisse découverte. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) lui a dit : « couvre ta cuisse car la cuisse est une 'awra ».


Les savants ont divergés sur le faite que la cuisse soit une 'awra ou non :

- La plupart des savants disent que la cuisse est une 'awra, la preuve est le hadith de Jouroud.

- Les autres savants disent que ce n'est pas une 'awra, ils se basent sur le hadith qui dit que le prophète (صلى الله عليه و سلم) était dans la maison de 'Aisha (رضي الله عنها) est il avait l'une de ses cuisses découverte. Abou Bakr (رضي الله عنه) demande la permission d'entrer et le prophète (صلى الله عليه و سلم) l'a autorisé. Puis 'Omar (رضي الله عنه) frappa à la porte et demanda l'autorisation d'entrer et le prophète (صلى الله عليه و سلم) lui a donné l'autorisation. Et lorsque 'Othman (رضي الله عنه) frappa à la porte du prophète (صلى الله عليه و سلم) et demanda l'autorisation d'entrer, le prophète (صلى الله عليه و سلم) cacha sa cuisse et lui donna l'autorisation d'entrer. 'Aisha (رضي الله عنها) demanda au prophète (صلى الله عليه و سلم) pourquoi lorsqu'Abou Bakr et 'Omar (رضي الله عنهم) sont rentrés, il n'a pas couvert sa cuisse et lorsque 'Othman (رضي الله عنه) est rentré, il recouvra sa cuisse. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "ne dois-je pas avoir honte de celui envers qui les anges ont honte ?".

Concernant ce hadith, les autres savants (ceux qui considèrent la cuisse comme une 'awra) disent que ce fait est rare et eu lieu dans un contexte particuliers et restreint. C'est un acte du prophète (صلى الله عليه و سلم) alors que le hadith précédent est une parole du prophète (صلى الله عليه و سلم), et la parole du prophète (صلى الله عليه و سلم) est une législation pour l'humanité. Ils utilisent la règle qui dit que lorsqu'il y a une contradiction entre un acte du prophète (صلى الله عليه و سلم) et sa parole, c'est la parole qui prévaut sur l'acte. Car le prophète (صلى الله عليه و سلم) a peut être découvert sa cuisse pour une raison précise, ou peut être que c'est une spécificité du prophète (صلى الله عليه و سلم), ou bien alors il s'agit d'un acte du prophète (صلى الله عليه و سلم) qui est peut être antérieur à sa parole. Il y a autant d'ambiguïté qui ont poussé les savants à appliquer cette règle : lorsque un acte du prophète (صلى الله عليه و سلم) et l'une de ses paroles se contredisent, la parole prévaut sur l'acte. Ils utilisent un autre exemple, sheikh el Alabni (rahimahoullah) dit : "par exemple il a était rapporté dans un hadith authentique que le prophète (صلى الله عليه و سلم) faisait son prêche du vendredi en portant une bague en or. Or, les ahadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) sur l'interdiction du port de l'or pour l'homme sont claire. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) a porté cette bague avant l'interdiction".


Jugement sur le fait de prier avec un pantalon :
Les savants condamnent ce fait, ils disent que cela est détestable et est proche de l'interdiction car on voit apparaitre les formes de celui qui prie avec et cela n'est pas approprié pour le musulman. Au contraire, lorsqu'il prie et qu'il se présente devant Allah subhanahu ta'âlâ, il doit être le plus présentable et le plus pudique. Hormis les pantalons très lare, il n'est pas permis au musulman de prier avec un pantalon. Concernant la validité de la prière, malgré le faite que cela soit très détestable, cela n'influe pas sur sa validité.


Like a Star @ heaven La 'awra de la femme envers une autre femme : il y a 2 avis des savants :

1/ Elle ne peut montrer aux autres femmes que ce qu'elle à le droit de montrer à ses maharim :
La preuve est le verset ou Allah subahahu ta'âlâ dit : "qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs soeurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu'elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes" (Sourate An-nour ; verset 31)

"qu'elles ne montrent leurs atours" : Les savants ont dit que les atours (la beauté), concerne la beauté qui était connue des femmes au temps du prophète (صلى الله عليه و سلم). C'est à dire les cheveux, les bras, ce qui était connue que les femmes montraient. Sheikh el Albani a dit : "on peut résumer cela au endroit des ablutions". En aucun cas, il n'était connu des femmes au temps du prophète (صلى الله عليه و سلم), qu'elles découvraient leur poitrine, leur dos, leur cuisses ... Cet avis est l'avis le plus sur.


2/ La partie à cacher entre les femmes et la partie comprise entre le nombril et le genou :
Les partisans de cet avis, on prit le hadith prophète (صلى الله عليه و سلم) qui dit : "entre le nombril est le genou, c'est une 'awra". Ils disent que c'est un hadith général qui concerne aussi bien l'homme que la femme. Ils utilisent également d'autres ahadith dans lesquels, le prophète (صلى الله عليه و سلم) a autorisé à des femmes d'allé au hammam lorsqu'elle sont malades ou en état de lochies.

Lorsque les savants ont définis la 'awra du femmes envers une autre femme, ils ne parlent pas de ce que la femmes à la droit ou non de porter comme vêtements. Et lorsqu'ils disent que la 'awra du femme envers une autre femme est comprise entre le nombril et le genoux, c'est en cas de nécessité et non une règle générale. Il ne s'agit pas de montrer ces partie pour s'embellir. Par exemple une femme qui allaite, il lui est autorisé de montrer son sein devant ses maharim car c'est une nécessité.

Le sujet de la 'awra de la femme envers une autre femme est un sujet très ancien, qui date du premier siècle de l'islam, ces divergence sont connus depuis longtemps. Mais malgré cela il n'est pas connu qu'au temps des salafs les femmes avaient pour habitude de découvrir leur dos ou une partie de leur poitrine devant d'autre femmes, cela ne fait pas partie de l'islam.

Les savants contemporains disent que la femme à notre époque doit se vêtir comme les femmes à l'époque des compagnons car à notre époque les fitan sont encore plus grandes. Ils citent le hadith dans lequel prophète (صلى الله عليه و سلم) met en garde la femme de se découvrir devant d'autres femmes de peur qu'elles ne la décrivent à leur maris comme s'il la voyait.


Fatwa de Sheikh 'Uthaymin concernant le port de vêtements courts et serrés par la femmes:
http://www.el-ilm.net/la-parure-et-l-habillement-de-la-femme-f38/les-vetements-t49.htm


Like a Star @ heaven La 'awra de la femme durant la prière :
Durant la prière, la femme est entièrement une ‘awra hormis son visage et ses mains. La preuve est le hadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) qui dit : « la femme est une ‘awra » (hadith authentique rapporté par At-Termithi) et le hadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) qui dit : « Allah n’accepte pas la prière d’une femme pubère sans son khimar ».

La femme doit–elle couvrir ses mains et ses pieds durant la prière ?
Concernant le hadith : « Allah n’accepte pas la prière d’une femme pubère sans son khimar », sheikh ‘Uthaymin dit : "le prophète (صلى الله عليه و سلم) c’est tue sur l’ensemble du corps, y compris les pieds et les mains. On peut comprendre du hadith qu’il est autorisé à la femme de découvrir les mains et les pieds durant la prière mais de les couvrir est plus judicieux."

La preuve qu’il est autorisé à la femme de découvrir son visage et ses mains durant la prière, est le hadith d’Oum Salama qui dit qu’elle faisait sa prière vêtue d’un "dir'" (robe de maison) et d’un khimar. Les savants disent que c’est le vêtement minimum de la femme pour faire sa prière.

Sheikh el Albanie est d’avis que les pieds de la femme doivent être couverts durant la prière et que les chaussettes ne suffissent pas car elle montre la forme des pieds, or couvrir signifie : ne pas montrer sa couleur et sa forme. Il utilise comme preuve un athar d’Oum Salama qui dit qu’elle priait avec un "dir'" (robe de maison) qui couvrait le dessus de ses pieds et un khimar.

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MessageSujet: Re: EL-WADJÎZ FI FIQHI = le livre de la prière   Mar 27 Juil - 14:00

Cours n°11

Chapitre des conditions de la prière



5/ Se diriger vers la qiblah :
La preuve est le verset ou Allah subhanahu ta’âlâ dit : « Tourne donc ton visage vers la Mosquée sacrée. Où que vous soyez, tournez-y vos visages. » (Sourate al baqarah, verset 144). La preuve également est le hadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) lorsqu'il dit à celui qui avait mal fait sa prière : "Lorsque tu t'apprête à prier, fais tes ablutions puis dirige toi vers la qiblah" (hadith authentique rapporté par el Boukhari et Mouslim).

Les moyens qui permettent de déterminer la qiblah :

Like a Star @ heaven le soleil : le soleil se lève à l'est ou au sud-est (cela dépend des pays et des saisons) et se couche à l'ouest. De là, on peut déterminer le nord et le sud et en déduire la direction de la qiblah.

Like a Star @ heaven la lune : la lune se lève à l'est et se couche à l'ouest. Donc d'après cela on peut déterminer la direction de la qiblah.

Like a Star @ heaven les étoiles : il faut trouver l'étoile polaire (c'est l'étoile situé au nord). Pour trouver l'étoile polaire, il faut d'abord trouver la grande ours (celle en forme de grande casserole). En dessous de la grande ours, il y a deux étoiles très lumineuse en diagonal. Il faut suivre la diagonal en prenant la distance de ces deux étoiles et la multiplier par 5 en décalant vers la droite, on arrive sur l'étoile polaire. Pour vérifier que c'est bien l'étoile polaire, c'est la dernière étoile de la petite ours (en forme de petite casserole). Et donc en fonction de l'étoile polaire, on détermine les points cardinaux et on peut donc en déduire la qiblah.

Allah subhanahu ta'âlâ a cité trois intérêt dans les étoiles :
- illuminent le ciel
- guident le voyageur
- lapident le diable


Il est autorisé de ne pas se diriger vers la qiblah en temps de peur, lors d'une prière surérogatoire en voyage et sur sa monture :
Allah subhanahu ta'âlâ dit : "Et si vous avez peur, alors priez en marchant ou sur vos montures" (Sourate el Baqarah, verset 239). Ibnu 'Omar (رضي الله عنه) a dit après avoir cité ce verset : "que vous soyez tournés vers la qibla ou dans une autre direction". Et Nafi' a dit : "Ibnu 'Omar (رضي الله عنه) n'a pu dire cela que s'il l'a entendu du prophète (صلى الله عليه و سلم)".

La preuve pour la prière surérogatoire en voyage et sur sa monture est le hadith d'Ibnu 'Omar qui dit : "le prophète (صلى الله عليه و سلم) faisait la prière surérogatoire sur sa monture". Et dans une autre version du hadith'el Boukhari rapporte : "Il faisait des mouvements avec sa tête, et il ne faisait pas cela dans la prière obligatoire". Il (صلى الله عليه و سلم) priait sur sa monture quelque soit la direction qu'elle (sa monture) prenait et il faisait el witr sur sa monture.

(Ce hadith est l'une des preuves que le witr n'est pas obligatoire car le prophète (صلى الله عليه و سلم) la faisait sur sa monture)


Celui qui a fait des efforts pour rechercher la qiblah, puis a priait dans une direction qu'il pensait être bonne et ensuite se rend compte que cette direction n'était pas correcte, il ne lui est pas obligatoire de recommencer sa prière. La preuve est le hadith de 'Amr ibnou Rabi'ah qui dit : [color=blue]"Nous étions en voyage avec le prophète (صلى الله عليه و سلم) durant une nuit sombre, nous ne savions pas où se trouvait la qiblah, alors nous avons prié là ou nous pensions être la bonne direction. Quand le soleil s’est levé, il nous apparu que nous n’avions pas prié vers la qiblah, alors est descendu le verset : « Où que vous dirigiez, le visage d’Allah s’y trouve»"

"une nuit sombre" : c'est à dire qu'ils ne voyaient ni lune, ni étoiles, il n'y avait aucun moyen de s'orienter.

« Où que vous dirigiez, le visage d’Allah s’y trouve» : Les savants ont donnés deux explications concernant "le visage d'Allah". La plus répandu est que "le visage d'Allah" signifie la direction vers laquelle Allah nous demande de nous diriger. Et d'autres savants disent que cela signifie le visage d'Allah proprement dit.

(Fait partie de la croyance du musulman de croire qu'Allah subhanahu ta'âlâ a un visage, cela fait partie de Ses caractéristique. Mais il y a des règles qui régissent cela par exemple on ne doit pas demander comment est ce visage. Poser cette question est une innovation. Certains gens de l'innovation utilise se verset pour dire qu'Allah se trouve partout. Les savants leur répondent en disant : "le fait de ce trouver en face de quelque chose ne signifie pas que cette chose n'est pas élevé. La preuve est que le soleil lorsqu'il se couche, on le voit en face de nous pourtant il est bien au dessus de nous. Et cet exemple (du soleil) et une créature, que dire alors du Créateur subhanahu ta'âlâ".)


Sheikh 'Uthaymin a cité quelques points concernant ce hadith :

- dans ce hadith, il y a une preuve que le prophète (صلى الله عليه و سلم) ne connait pas l'invisible car le prophète (صلى الله عليه و سلم) ne connaissait pas la direction de la qiblah.

- celui qui fait un effort pour trouver la qiblah puis s'est trompé, il n'a pas a recommencer sa prière mais il y a une condition à cela, il ne faut pas qu'il ait négligé ses recherches de la qiblah.



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MessageSujet: Re: EL-WADJÎZ FI FIQHI = le livre de la prière   Sam 2 Oct - 11:03

Cours n°12


Chapitre de la description de la prière.


6/ L’intention :
C’est avoir l’intention de prier et de spécifier cette prière dans son cœur.
Il n’est pas légiféré de prononcer cette intention car le prophète (صلى الله عليه و سلم) ne l’a jamais prononcé [avec sa langue]. Lorsqu’il voulait prier, il se levait et disait : « Allahu akbar » sans dire quoi que ce soit avant. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) n’a jamais prononcé l’intention, il n’a jamais dit : « je prie pour Allah tel prière, en me dirigeant vers la qiblah, 4 raka’at en tant qu’imam » […] Ceci est une innovation qui n’a jamais été rapporté que ce soit à travers une chaine de transmissions authentique ou faible [..]. Cela n’a pas été rapporté par les compagnons et aucuns des tabi’in n’a jugé cela bon de même que les 4 imams. Et si cela était un bien, les compagnons nous auraient précédés dans cela.


Changer son intention durant la prière :

Like a Star @ heavenChanger d’intention lors d’une prière bien précise n’est pas autorisé : par exemple avoir l’intention d’effectuer la prière du fajr et durant cette prière modifier son intention en voulant finalement faire la prière sunna après les ablutions

Like a Star @ heaven De même qu’il n’est pas autorisé de changer d’intention d’une prière surérogatoire vers une prière précise : par exemple avoir l’intention d’effectuer une prière purement surérogatoire (sans raison) et durant cette prière modifier son intention en voulant finalement faire la prière sunna après les ablutions)

Like a Star @ heaven Par contre changer d’intention d’une prière précise vers une prière surérogatoire, cela est autorisé.

Quant à celui qui prie une prière obligatoire et qui durant cette prière ce rend compte qu’il l’a déjà prié, il n’est pas obligé de changer son intention car elle passe automatiquement en prière surérogatoire car le prophète (صلى الله عليه و سلم) à interdit de faire 2 fois dans la journée la même prière obligatoire.


Formuler deux intentions :

Like a Star @ heaven Il est autorisé de formuler deux intentions à condition que ce soit deux actes surérogatoires ou bien un acte surérogatoire avec un acte obligatoire. La preuve est le hadith koudsi : «si mon serviteur à l’intention de faire une bonne action sans l’accomplir, il lui est compté une bonne action ».

Like a Star @ heaven Il n’est pas autorisé de formuler deux intentions pour deux actes obligatoires : par exemple, celui qui est en état de janaba le vendredi peut faire un seul lavage en formulant deux intentions (l’intention du khousl du vendredi et l’intention du khousl pour l’état de janaba) s’il considère que le lavage du vendredi est surérogatoire. Mais s’il considère que le lavage du vendredi est obligatoire, il doit obligatoirement faire deux lavages bien distincts.

Parmi les conditions de la prière, il ya également les conditions inhérente à tout actes : être musulman, sain d’esprit et pubert.


Chapitre de la description de la prière :

Résumé du livre de sheikh el Albani : la description de la prière du prophète


Lorsque le prophète (صلى الله عليه و سلم) se levait pour prier, il se dirigé vers la qiblah en se positionnant devant sa soutra. Il ouvrait sa prière en disant : « Allahu akbar ». Il levait ses mains au moment du takbir (sois au niveau des épaules, sois au niveau des oreilles ou entre les deux), les paumes de la main tourné vers la qiblah. Il posait sa main droite sur sa main gauche et les plaçaient sur sa poitrine. Puis il regardait par terre et commençait sa prière en récitant diverses invocations qui font l’éloge et remercie Allah subhanahu ta’ala. Puis il demandait la protection d’Allah contre le diable. Puis il disait la bessmellah à voie basse que ce soit lord d’une prière à voie basse ou à voie haute. Puis il lisait la fatiha verset par verset. Et lorsqu’il terminait sa lecture [de la fatiha], il disait : « Amine » à voie haute en le prolongeant. Puis il récitait une autre sourate, longue ou courte. Il récitait à voie haute durant la prière du sobh, les deux première raka’a du maghreb et de l’isha. Et à voie basse durant la prière du dohr, du ‘asr, la 3 raka’ de la prière du maghreb et les deux dernières de la prière du ‘isha. Il lisait également à voie haute durant la prière du jumu’a, la prière des deux fêtes, la prière de demande de pluie et durant la prière de l’éclipse. Les deux dernière raka’ du prophète étaient toujours plus courte de moitié que les deux premières (le temps de lire une quinzaine de verset). De temps en temps, il se contentait de réciter uniquement la fatiha lors des deux dernières raka’at de la prière.

Puis lorsqu’il terminait sa lecture, il marquait une pose [un silence]. Il levait ses mains, faisait le takbir et s’incliné. Il posait ses mains sur ses genoux et les tenaient fortement [comme s’il les attrapait] en écartant ses doigts. Il écartait ses coudes des cotés de son corps. Il tendait son dos et le tenait droit au point ou si l’on y verserait de l’eau, elle stagnerait. Il était apaisé, il disait : « subhanahu rabbi l’adhim » (3X) et dans une autre version : « subhanahu rabbi l’adhim wa bi hamdi » (3X). Durant son inclinaison, il disait diverses invocations. Il est interdit de réciter le Coran durant l’inclinaison et la prosternation. Puis il se relever de l’inclinaison en disant : « sami’u Llahu liman hamida » et levait ses mains on moment ou il relevait son dos. Lorsqu’il était debout, il disait : « rabbana wa laka el hamd » et rajoutait parfois d’autres invocations.

Après s’être relevé de l’inclinaison, les savants ont divergés concernant le fait de remettre ses mains sur sa poitrine (el qabl) ou non. Certains savants comme sheikh el Albany disent qu’il doit laisser ses mains relâchées car il n’a pas était rapporté que le prophète à posé sur sa poitrine, sa main droite sur sa main gauche. Or la posture de l’être humain à l’état normale est les mains relâchées. Les autres savants comme sheikh ibnu baz se basent sur un hadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) qui dit : « nous les prophètes, il nous a été ordonnés de laisser poussez nos barbes et de poser sur notre poitrine notre main droite sur notre main gauche durant la prière » donc à partir du moment où l’on est debout dans la prière, on doit faire el qabl car c’est la sunnah des prophètes.

Puis le prophète faisait le takbir et se prosterné, il posait ses mains au sol avant ses genoux. Il prenait appuis sur ses mains et les posées [à plat], joignait ses doigts et les dirigeait vers la qiblah, plaçait ses mains au niveau de ses épaules ou de ses oreilles. Il touchait le sol avec son front et son nez, il disait : « j’ai été ordonné de me prosterner sur 7 os : le front [et il fit un signe de la main pour montrer son nez], les deux mains, les genoux et le bout des orteils. ». Il dit également : « pas de prière pour celui qui n’a pas toucher la terre avec son nez comme il a touché la terre avec son front ». Les savants ont dit de ce hadith que cela signifie qu’il n’y a pas de prière valide ; c'est-à-dire que celui qui se prosterne sur son front uniquement sans que son nez ne touche le sol, sa prière est nulle et il doit la recommencer. Il (صلى الله عليه و سلم) était apaisé durant sa prosternation et disait : « subhanna rabbil a’laa » (3X) et ajoutait à cela diverses invocations. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) nous a ordonné d’accentuer les invocations durant la prosternation et il dit : « la personne est le plus proche de son seigneur lorsqu’elle est en prosternation ». Il relevait sa tête en disant le tekbir, allonger son pieds gauche et s’asseyait dessus toujours en étant apaisé. Il dressait son pieds droit et diriger ses orteils vers la qiblah et disait : « Allahumma aghfir lî wa rhamnî wa jbournî wa rfa3nî wa hdinî wa 3âfinî wa rzouqnî ». Puis il faisait le tekbir et se prosterner une seconde fois exactement comme la première, relevait sa tête en disant le tekbir et s’asseyait sur son pied gauche jusqu’à ce que chaque os reviennent à sa place. Puis il se relevait en s’appuyant sur le sol. Il faisait la deuxième raka’at comme il faisait la première excepté la durée. La deuxième raka’at étant plus courte que la première.

Après la deuxième raka’at, il (صلى الله عليه و سلم) s’asseyait pour le tashahoud. Lorsque la prière était de deux raka’at, il s’asseyait en faisant el iftirach comme il s’asseyait entre les deux soujoud. Il faisait de même lors du premier tashahoud des prières de 3 ou 4 raka’at. Lorsqu’il était assis pour le tashahoud, il posait sa main droite sur sa cuisse droite, sa main gauche sur sa cuisse gauche ; ouvrait sa main gauche et fermer sa main droite, tendait l’indexe et le regardait. Il bouger son indexe et faisait des invocations, il disait : « il [l’indexe] est plus dur pour le diable que le fer ». Après chaque 2 raka’at, il faisait at-tahiyya, priait sur lui-même et à légiféré cela à sa communauté. Après le tashahoud et avant le taslim, il faisait diverse invocations. Puis il faisait le taslim en tournant sa tête vers la droite et disait : « as-salamou ‘alaykoum wa rahmatoullah » puis il tournait sa tête vers la gauche et disait : « as-salamou ‘alaykoum wa rahmatoullah ». De temps en temps, il ajouter : « wa barakatouhou » lorsqu’il tournait à droite.


Il y a 4 façons de faire le taslim qui ont étaient rapporté dans la sunnah :
1- « as-salamou ‘alaykoum wa rahmatoullah » à droite et à gauche
2- « as-salamou ‘alaykoum wa rahmatoullah wa barakatouh » à droite et « as-salamou ‘alaykoum wa rahmatoullah » à gauche
3- « as-salamou ‘alaykoum wa rahmatoullah » à droite et « as-salamou ‘alaykoum » à gauche
4- « as-salamou ‘alaykoum » uniquement à droite




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MessageSujet: Re: EL-WADJÎZ FI FIQHI = le livre de la prière   Dim 3 Oct - 8:56

Cours n°13

Chapitre des piliers de la prière



Chapitre des piliers de la prière :

Le pilier est un acte qui fait partie intégrante de la prière, Lorsqu’il est inexistant l’acte est inexistant.
Ils sont aux nombres de 14.

La différence entre les piliers et les obligations dans la prière :
Les deux sont obligatoires. Si l’on délaisse l’un des piliers, la prière devient nulle.
Si l’on délaisse l’une des obligations volontairement, la prière est invalide. Celui qui oublie l’une des obligations, sa prière est valide mais il doit compenser avec les prosternations de la distraction.


La prière comporte des obligations et des piliers qui constituent celle-ci. Si l’un des piliers n’est pas accompli, la prière n’est pas considéré valide. Ils sont :

1- tekbir el ihram (premier tekbir de la prière) :

La preuve est le hadith de ‘Ali ibnu ‘Abi Talib qui rapporte que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « les clefs de la prière est la purification. Ce qui l’interdit est le tekbir et ce qui l’autorise est le teslim ».
L’autre preuve est le hadith d’abou houreyra, lorsque le prophète (صلى الله عليه و سلم) dit à celui qui avait mal accompli sa prière : « lorsque tu te lève pour prier, dis : Allahou akbar ». […] Les savants ont dit que tous ce que le prophète a enseigné à cet homme dans ce hadith est obligatoire.

« Ce qui l’interdit est le tekbir » : C'est-à-dire que le tekbir, rend interdit des choses qui sont autorisé en dehors de la prière. Parmi ces choses : parler, rire, manger, boire …

« ce qui l’autorise est le teslim » : C'est-à-dire ce que le teslim, autorise les choses interdites durant la prière.


2- prier debout durant les prières obligatoire pour celui qui en est capable :


La preuve est la parole d’Allah, lorsqu’Il dit : « et tenez-vous debout devant Allah, avec humilité » [sourate Al-Baqarah : 238].
Le prophète (صلى الله عليه و سلم) prié debout et il l’a ordonné, lorsqu’il dit à ‘Imran ibnu Husayn : « prie debout, si tu ne peux pas alors prie assis, si tu ne peux pas alors prie sur le coté » (hadith authentique rapporté par el boukhari, Abou Dawud et At termidhi).

« et tenez-vous debout devant Allah, avec humilité » : Ce verset est descendu car lorsque la prière fut légiférée, il n’était pas interdit de parler et les compagnons parler durant la prière

« et tenez-vous debout devant Allah» : c’est à dire de prier debout.

Like a Star @ heaven Prier debout n’est pas un pilier pour les prières surérogatoire. Il est donc autorisé de prier assis durant les prières surérogatoires même pour celui qui est capable de prier debout. Celui qui prit assis, aura la moitié de la récompense de celui qui prit debout comme cela a était rapporté dans sunnan d’ibnu majah, le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « la prière de celui qui prit assis est divisé de moitié ».
Il y a un autre hadith rapporté par el boukhari dans lequel le prophète (صلى الله عليه و سلم) nous informe que celui qui prit assis à la moitié de la récompense de celui qui prit debout et celui qui prit allongé, à la moitié de la récompense de celui qui prit assis.

« est divisé de moitié » : c'est-à-dire la récompense comparé à celui qui prit debout.


Like a Star @ heaven Quant à celui qui n’a pas la possibilité de prier debout et qui prit assit, sa réompense est la même que celui qui prit debout. La preuve est le hadith rapporté par el boukhari ou le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « lorsque le serviteur est malade ou en voyage, il lui est comptabilisé les mêmes actes que lorsqu’il était résidant ou en bonne santé. »


3- la lecture de sourate el fatiha à chaque raka’at :

La preuve est le hadith de ‘ubayd ibnu samit qui rapporte que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « point de prière pour celui qui n’a pas lu le prologue du livre ».
De même que le prophète (صلى الله عليه و سلم) à ordonné à l’homme qui avait mal accompli sa prière, de lire durant sa prière. Le prophète lui dit : « et fais ainsi à chaque une de tes prière »

« point de prière » : c'est-à-dire que la prière n’est pas valide pour celui qui ne lit pas sourate el fatiha

« le prologue du livre » : c'est-à-dire sourate el fatiha.

« et fais ainsi à chaque une de tes prière » : c'est-à-dire qu’il faut lire el fatiha à chaque raka’a


Les savants sont unanimes pour dire que la lecture de sourate el fatiha est un pilier de la prière pour celui qui prie seul que ce soit une prière à voix haute ou à voix basse. S’il ne lit pas el fatiha, sa raka’a n’est pas acceptée. Ils sont également d’accord pour dire que celui qui prie derrière un imam, durant une prière à voix basse ou durant les raka’at à voix basse doit lire sourate el fatiha.


Concernant la prière à voix haute derrière l’imam, les savants ont divergés :

- Certains disent qu’il doit lire el fatiha à voix basse en même temps que l’imam car :
Like a Star @ heaven Le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « point de prière pour celui qui n’a pas lu le prologue du livre ».
Like a Star @ heaven Le prophète (صلى الله عليه و سلم) pria un jour la prière du fajr et entendit des personnes lire derrière lui et cela le dérangea. A la fin de la prière, il demanda à ses compagnons : n]]« est ce que vous lisez ? ». [/i]Ils dirent : « Oui ô envoyer d’Allah ». Le prophète (صلى الله عليه و سلم) leur dit : « ne lisez pas sauf pour la mère du livre (sourate el fatiha) ». Les savants ont dit que ce hadith est une preuve que celui qui prit derrière l’imam durant une prière à voix haute doit réciter el fatiha à voix basse.

- D’autres savants, ont dit que celui qui prie derrière l’imam doit écouter et ne pas réciter el fatiha. Ils citent pour preuve :
Like a Star @ heaven Le hadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) qui dit : « celui qui prie derrière l’imam. Sa lecture [de l’imam] est pour lui une lecture ». (les savants qui sont de l’avis qu’il faut lire el fatiha derrière l’imam, considèrent ce hadith faible).
Like a Star @ heaven Le hadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) lorsqu’il dit en parlant de l’imam : « lorsqu’il dit : « Allahou akbar », dites : « Allahou akbar ». Lorsqu’il s’incline, inclinez-vous. Lorsqu’il se prosterne, prosternez-vous. Et lorsqu’il lit, écoutez-le ».
Like a Star @ heaven Le verset 204 de sourate el a’raf : « Lorsque le Coran est récité, observez le silence et écoutez-le attentivement, afin de mériter la miséricorde du Seigneur ». Ils disent que ce verset est descendu dans la prière et concerne la prière.
Like a Star @ heaven Sheikh el Albani (rahimahuLlah) a démontré que le hadith de la prière du fajr est faible et qu’il ne doit donc pas être prit en considération. Il a authentifié une autre version de ce hadith, dans lequel le prophète dit : « ne faites pas sauf si l’un d’entre vous récite el fatiha » et dit : "réfléchissez sur cette parole du prophète. On comprend que cela n’est pas une obligation, il est autorisé de lire sourate el fatiha mais le mieux est d’écouter."

Il y a également de nombreux athar des compagnons [qui viennent appuyer cet avis] :
Like a Star @ heaven Le athar de Jabir ibnu ‘AbdiLlah lorsqu’il dit : « celui qui prit une raka’at sans lire durant cette raka’at, [c’est comme] s’il n’a pas prié sauf s’il prie derrière l’imam ».
Like a Star @ heaven Le athar de ‘AbdouLlah ibnou ‘Omar qui fut questionné sur le fait de réciter derrière l’imam, il dit : « si l’un d’entre vous prie derrière l’imam, sa lecture vous suffi. Et si vous priez seul, alors lisez ». Nafi’ qui était au servisse d’AbduLlah ibnu ‘Omar a dit qu’il ne lisait pas lorsqu’il était derrière l’imam.
Like a Star @ heaven Zayd ibnou Thabit fut questionné sur la lecture derrière l’imam, et il dit : « il n’y a pas de lecture lorsque l’on prie derrière l’imam »
Like a Star @ heaven ‘AbdouLlah ibnou Mas’oud, lorsqu’il fut questionné sur la lecture derrière l’imam, il répondit : « écoute le Coran car la prière te préoccupe déjà et la lecture de l’imam te suffi ».


4 & 5- l’inclinaison et le fait d’y être apaisé :

La preuve est la parole d’Allah subhanahu ta’ala qui dit : «ô vous qui avez crus, inclinez vous et prosternez-vous ».
La preuve également est la parole du prophète (صلى الله عليه و سلم), lorsqu’il dit à l’homme qui avait mal accompli sa prière : « puis incline toi jusqu’à être apaisé durant ton inclinaison ».


6 & 7- se relever de l’inclinaison et être apaisé :

La preuve est le hadith d’ibnou Mas’oud el Ansari qui dit que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « la prière de celui qui n’est pas apaisé durant son inclinaison et sa prosternation, n’est pas accepté ». […]
La preuve également est le hadith du prophète (صلى الله عليه و سلم), lorsqu’il dit à l’homme qui avait mal accompli sa prière : « puis relève toi jusqu’à te tenir debout »

« puis relève toi » : c'est-à-dire se relever de l’inclinaison.


8 & 9- la prosternation et l’apaisement durant celle-ci :

La preuve est la parole d’Allah ta’ala lorsqu’Il dit : «ô vous qui avez crus, inclinez vous et prosternez-vous ».
Et également, la parole du prophète (صلى الله عليه و سلم) lorsqu’il dit à cet homme qui avait mal accompli sa prière : « puis prosterne toi jusqu’à être apaisé durant ta prosternation. Puis relève toi jusqu’à être apaisé en étant assis. Puis prosterne toi jusqu’à être apaisé durant ta prosternation. »

Les membres sur lesquels on doit se prosterner :
Les membres sur lesquels on doit se prosterner sont aux nombres de 7, ils ont étaient cité dans le hadith d’ibnou ‘Abbas rapporté par el Boukhari et Mouslim qui dit que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « j’ai été ordonné de me prosterner sur 7 os : le front [et il fit un signe de la main pour montrer son nez], les deux mains, les genoux et le bout des orteils ». Le prophète (صلى الله عليه و سلم) à également dit : « point de prière pour celui qui n’a pas toucher la terre avec son nez comme il a touché la terre avec son front ».


10 & 11- s’assoir entre les deux prosternations, et d’y être apaisé :

La preuve est la parole du prophète (صلى الله عليه و سلم) lorsqu’il dit à l’homme qui avait mal accompli sa prière : « puis relève toi jusqu’à être apaisé en étant assis, puis prosterne toi jusqu’à être apaisé durant ta prosternation »

L’apaisement : c’est le fait que chaque os reviennent à leur place et le sentiment d’apaisement.


12- le dernier tashahud :


‘AbdouLlah ibnu Mas’oud rapporte qu’avant que le tashahoud ne soit rendu obligatoire, il disait : « as salamou ‘ala Llah, as salamou ‘ala Jibril wa Mikael » et le prophète (صلى الله عليه و سلم) leur dit : « ne dites pas ainsi, mais dites : at tahyyatu liLlah … »

Like a Star @ heaven C’est le second tashahud qui est considéré par les savants comme un pilier de la prière. Le premier, les savants le considèrent comme une obligation est non un pilier.

Like a Star @ heaven La formule du tashahud qui est la plus authentique, est celle rapporté par ibnou Mas’oud qui dit comme cela est rapporté dans el Boukhari et Mouslim : « le prophète m’a enseigné le tashahud, mains dans la main comme il m’a enseigné les sourates du Coran. Il (صلى الله عليه و سلم) dit : at tahiyyâtou liLlâh wa s-salawâtou wa t-tayyibâtou. As salâmou ‘alayka ayyouhâ n-nabiyyou wa rahmatou Llâhi wa barakâtouhou. As salâmou ‘alaynâ wa ‘alâ ibâdi Llâhi s-sâlihîna. Ash hadou an lâ ilâha illâ Llâhu, wa ash hadou anna Mouhammadan ‘abdouhou wa rasoûlouhou »

Like a Star @ heaven El hafid ibnou Hajar a dit qu’il y avait plusieurs version du hadith d’ibnou Mas’oud qui nous montre qu’il y avait une différence de formulation lors du vivant du prophète et après sa mort. ‘AbdouLlah ibnou Mas’oud a dit : « nous disions : que la paix soit sur toi ô envoyé d’Allah lorsqu’il était parmi nous. Lorsqu’il décéda nous disions : que la paix soit sur le prophète ». Ibnou hajar a également rapporté une parole d’ibnou Jarih qui dit qu’Ata lui a informé que les compagnons du prophète lorsqu’il était vivant disait : « As salâmou ‘alayka ayyouhâ n-nabiyyou » et lorsqu’il décéda il disait : « as salâmou ‘alâ n-nabiyyi ».

Like a Star @ heaven Sheikh el Albani a soutenu cet avis et que si les compagnons du prophète (صلى الله عليه و سلم), ont fait cela ce n’est qu’après que le prophète (صلى الله عليه و سلم) leur ait dit même s’il n’y a pas de ahadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) qui le rapporte. Il cite également le hadith d’Aisha, lorsqu’elle enseignait le tashahud durant la prière, elle disait : « as salâmou ‘alâ n-nabiyyi ».

Il y a une règle qui dit : lorsque un compagnon affirme une chose, et qu’il n’a pas était rapporté le contraire par d’autres compagnons, la parole de ce compagnons doit être prises en considération.

Like a Star @ heaven D’autre savants disent que l’on doit dire : « As salâmou ‘alayka ayyouhâ n-nabiyyou » car c’est de cette manière que le prophète l’a enseigné a ibnou Mas’oud. Ils disent que ce changement de formulation est un effort de la pars d’AbdouLlah ibnou Ma’oud.

Like a Star @ heaven Il existe également le tashahoud selon la version d’ibnou ‘Abbas ou encore d’Omar ibnou l-Khattab. ces divergences de formulation, entre dans le cadre de se que les savants appels : la divergence variée (ikhtilafou at tana’ou).

Il y a 2 sortes de divergences :
- la divergence contradictoire : c’est lorsqu’un avis contredit l’autre. Et l’un des deux avis est la vérité.
- la divergence variée : c’est lorsque les avis ne sont pas contradictoire. La vérité est dans chaque une de ces divergences. La sunna du prophète (صلى الله عليه و سلم), dans cette catégorie de divergence est de les faire chaque une de temps en temps.


13- la prière sur le prophète après le dernier tashahud :

La preuve est le hadith de Foudal ibnou ‘Oubayd el Ansari qui dit que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a vue un homme prier sans dire le tahmid, sans glorifier Allah ta’ala et sans prier sur le prophète et est parti. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) dit : « il s’est précipité celui-ci », il l’appela et lui dit ainsi qu’aux autres : « lorsque l’un d’entre vous prie, qu’il commence par glorifier son Seigneur puis qu’il prie sur le prophète et invoque par ce qu’il désire ».
Selon ibnou Mas’oud, un homme est venu vers le prophète (صلى الله عليه و سلم) alors que nous étions en sa compagnie, il c’est assis devant lui et dit : « Ô envoyer d’Allah, quant au salut d’Allah sur toi nous le connaissons. Comment prier sur toi durant nos prières ? ». Le prophète (صلى الله عليه و سلم) lui a répondu : « pour prier sur moi dites : Allâhoumma salli ‘alâ Mouhammadin … »

Like a Star @ heaven La meilleure formule pour prier sur le prophète est celle rapporté par Ka’b ibnou ‘Oujra qui dit : « nous avons dit : ô envoyer d’Allah, nous savons comment te saluer mais comment prier sur toi ? ». Le prophète (صلى الله عليه و سلم) leur dit : « dites : Allâhoumma salli ‘alâ Mouhammadin wa ‘alâ âli Mouhammadin kamâ sallayta ‘alâ Ibrâhîma wa ‘alâ âli Ibrâhîma. Innaka hamidoun majid. Allâhoumma bârik ‘alâ Mouhammadin wa ‘alâ âli Mouhammadin kamâ bârik ‘alâ Ibrâhîma wa ‘alâ âli Ibrâhîma. Innaka hamidoun majid. »

Like a Star @ heaven Concernant le fait de rajouter la parole sayyid pendant le tashahoud durant la prière, cela n’a était rapporté dans aucun hadith du prophète (صلى الله عليه و سلم). En dehors de la prière, il n’est pas interdit de le dire et cela est même préférable car le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « je suis le meilleur (sayyid) des être humains et point d’ostentation »


14- les salutations :
La preuve est le hadith du prophète (صلى الله عليه و سلم) qui dit : « les clefs de la prière est la purification. Ce qui l’interdit est le tekbir et ce qui l’autorise est le teslim ». Les savants disent que le pilier est le fait de dire « as salamou ‘alaykoum » à droite.



Dernière édition par Oum Mouqbil le Ven 5 Nov - 14:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: EL-WADJÎZ FI FIQHI = le livre de la prière   Sam 23 Oct - 21:42

Cours n°14

Chapitre des obligations dans la prière



Chapitre des obligations dans la prière :

L’obligation durant la prière, si on la délaisse volontairement la prière n’est pas valide, et lorsque on la délaisse involontairement, ceci est compensé par la prosternation de la distraction.



1- Takbir al intiqal :

C’est le fait de dire « Allahu Akbar » pendant les mouvements durant la prière, et « Sami'a Llahu Liman Hamida », « Rabbana wa laka-l-hamd »

"Sami'a Llahu Liman Hamida" : Allah entend ceux qui le loue ; ici le verbe entendre (sami'ou) signifie l'exaucement (el istijaba'). C'est à dire qu'Allah exauce ceux qui le loue en leur donnant la récompense [de la prière] qui est au minimum de 10 et au maximum de 700. La preuve dans le Coran qu'entendre (sami'ou) signifie l'exaucement (el istijaba') est le verset : « Car Tu es Celui qui entend bien la prière ». Et dans la sunnah, la preuve est la parole du prophète (صلى الله عليه و سلم) qui dit : "Recherchez la protection contre 4 choses [...] contre une invocation qui n'est pas entendu."

"Rabbana wa laka-l-hamd " : Il y a 4 façons de le dire :
- rabbanâ lakal-hamd
- rabbanâ wa lakal-hamd
- allahumma rabbanâ lakal-hamd
- allahuma rabbanâ wa lakal-hamd


Like a Star @ heaven La preuve de cette obligation est le hadith d'abou Hureyra (رضي الله عنه) qui rapporte que le prophète (صلى الله عليه و سلم), lorsqu’il se levait pour prier disait : « Allahu Akbar », lorsqu'il était debout. Puis il disait : « Allahu Akbar », lorsqu’il s’incliner. Ensuite il disait : « Sami'a Llahu Liman Hamida », lorsqu’il relevait son dos de l'inclinaison. Puis il disait alors que son dos était debout : « Rabbana wa laka-l-hamd ». Puis il disait : « Allahu Akbar », lorsqu’il descendait [pour se prosterner]. Puis il disait : « Allahu Akbar », lorsqu’il relevait sa tête de la prosternation. Puis il disait : « Allahu Akbar », lorsqu’il se prosternait. Puis il disait : « Allahu Akbar », lorsqu’il se relevait [de sa deuxième prosternation]. Puis il faisait ainsi pendant sa prière jusqu’à la terminer et il disait « Allahu Akbar », lorsqu’il se levait après le 1er tachahoud.
Et il (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Priez comme vous m’avez vu priez » (rapporé par Al Boukhari et Mouslim)

Les savants disent que le takbir doit se dire durant le mouvement (exemple : entre le moment ou on est debout et ou l'on s'incline).

Cheikh Al Albani il dit : « Il est autorisé de le dire avant le mouvement mais le meilleure est de le dire durant le mouvement, et il faut le commencer pendant le pilier et le finir avant la fin de se pilier. »

Et beaucoup d'imams font une erreur : ils disent « Allahu Akbar » au moment où ils sont déjà en inclinaison par exemple, car ils disent s’ils le disent avant les prieurs vont le précéder. Or les savants sont catégoriques sur cette erreur, car ils contredisent la Sunna. Certains savants sont même allez jusqu’à dire que celui qui fait cela sa prière n’est pas valide, mais la plupart disent qu’elle est valide, tel est l’avis de Cheikh Al ‘Utheymine.

Concernant le fait de se relever après la 2ème prosternation, il est connu qu'il faut faire une légère pause (assis) avant de se relever (debout). Donc a quel moment faut-il dire le takbir ? Cheikh Al Albani a dit : « Il faut dire le Takbir au moment où on se relève de la 2ème prosternation, puis on observe une pause et on se relève. »


Like a Star @ heaven L'autre preuve est le l'hadith de l'homme qui avait mal accompli sa prière. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) lui a dit : "La prière d’une personne ne peut être complète que si elle a fait ses ablutions et qu’elle les ai faites correctement, puis qu’elle dise "Allahou akbar" (le 1er Takbir) et remercie Allah et Le loue, et qu’elle fasse ses éloges, et qu’elle lise ce qu’elle veut du Qur’an, puis qu’elle dise « Allahu Akbar », puis qu’elle s’incline jusqu’à que ses os soient apaisé, puis dit « Sami3a Llahu liman hamida » jusqu’à être debout, puis dit : « Allahu Akbar », puis qu’elle se prosterne jusqu’à que ses os reprennent leur place, puis qu’elle dise « Allahu Akbar » puis qu’elle relève sa tête jusqu’à s’asseoir , puis qu’elle dise « Allahu Akbar » puis qu’elle se prosterne jusqu’à ce que ses os reprennent leur place, puis qu’elle relève sa tête en disant « Allahu Akbar » et s’il fait cela sa prière est alors complète. »" (Sahih rapporté par Abou Dawoud.)

Quand est-ce que la personne dit « Sami3a Llahu Liman Hamida » ? Quand elle prit seul, ou derrière l’imam ou quand elle dirige la prière ? Ou bien les trois ?
Le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Quand l’imam dit « Sami3a Llahu Liman Hamida » dites « Rabbanâ wa laka-l-hamd »
Beaucoup de savants disent que lorsque tu pries derrière l’imam et quand il dit « Sami3a Llahu Liman Hamida » ne le dit pas mais dit « Rabbanâ wa laka-l-hamd»
L’imam Ash shafi3 et, à notre époque, Cheikh Al Albani disent que l’on doit aussi le dire, ils disent que le prophète (صلى الله عليه و سلم) disait les deux, qu’il ne l’a pas interdit. Il n’est pas mentionné que l’imam doit dire uniquement « Sami3a Llahu Liman Hamida » alors qu’il dit aussi « Rabbanâ wa laka-l-hamd»



2- At tachâhûdu-l- Awwâl (le 1er tachahoud) :

Like a Star @ heaven La preuve que le 1er tachahoud n'est pas un pilier est le hadith où le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a oublié celui-ci. Il s'est relevé, les compagnons l'ont averti, mais il n'est pas redescendu et a terminé sa prière. Puis il a fait les 2 prosternations de la distraction avant le taslim.
Les savants ont déduit 2 choses de ce hadith :
1- Lorsque l'imam oublie le 1er tachahoud et que les gens le reprennent, il doit poursuivre sa prière.
2- Le 1er tachahoud n'est pas un pilier, puisqu'un pilier n'est pas compensé par les prosternations de la distraction.

Like a Star @ heaven La preuve que le 1er tachahoud est bien une obligation est le hadith d'Ibn Mas'oud (رضي الله عنه), le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Lorsque vous vous asseyez toutes les deux unités de prières (rak3atayni) dites : « Attahiyâtu Lillahi wa ssalawâtu wa ttayyibât, as salamu 3aleyka ayyuha nnabiyu wa rahmatuLlâhi wa barakatuhu, as salamu 3aleyka wa 3ala 3ibaduLlahi sâlihin, ach-hadu an la ilâha illa Llah wahdahu lâ sharika Lahu, wa ach-hadu anna Muhammadan 3abduhu wa rasuluh », puis que l’un d’entre vous choisisse l’invocation qui lui plait le plus et qu’il invoque par celle-ci son Seigneur 3azawajall ». (rapporté par An nassa’i)

On déduit aussi de ce hadith qu'il est autorisé de dire des invocations même dans le 1er tachahud (et pas seulement le 2ème tachahoud).



3- As Sutra :

C’est l’obstacle que met le prieur devant lui et il se dirige vers elle. L’obligation de la sutra se fait avant la prière. Il est obligatoire pour celui qui se lève pour prier de positionner devant lui une sutra. Cette sutra permet d'empéccher les gens ou les choses de passer devant lui et de ne pas préoccuper le prieur par ce qui se passe derrière cette obstacle.

Like a Star @ heaven Saïd Abi Atma (رضي الله عنه) a dit que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Lorsque l’entre vous prie qu’il prie vers une sutra, et qu’il s’en approche afin que le diable ne coupe pas sa prière. » (rapporté par Hâkim et An Nassa’i)

« afin que le diable ne coupe pas ta prière », il y a plusieurs explications à ce sujet :
1- pour ne pas que le diable vienne en apparence de djinn ou humain.
2- afin que le diable ne passe pas devant toi ou ne soit pas la cause que quelqu’un passe devant toi et coupe ta prière.
3- il parle du chat noir car dans un hadith il est dit que le chat noir c’est Chaytan.
4- pour ne pas qu’il coupe ta prière en te distrayant durant celle-ci.


Like a Star @ heaven Selon Ibn ‘Umar (رضي الله عنه), il dit que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Ne pries que devant une sutra et ne laisse personne passer devant toi et s’il s’obstine alors combats-le, car il y a avec lui le diable. ».

« combats-le » : Les savants ont dit que cela veut dire « pousse le violemment aussi fort que possible »
S’il essaye de passer une fois repousse-le gentiment, car peut-être qu’il ne t’as pas vu, ensuite si la personne persiste, alors pousse-la aussi fort que possible.


Il y a cependant une divergence des savants concernant l'obligation de la soutra. Certains disent qu'elle est obligatoire et d'autres seulement une sounnah, mais l'avis le plus sûre est qu'elle est obligatoire d'après la parole du Prophète (صلى الله عليه و سلم) : « Ne pries que devant une sutra... ».



Qu’est-ce qui fait guise d’obstacle ?

L’obstacle peut-être un mur, un pilier, un bout de bois planté dans le sol, une monture…
La hauteur minimale que doit avoir l'obstacle est la hauteur de "mou-akhiratou errahli", c'est une planche qui est présente à l'arrière d'une selle de chameau, contre laquelle on s’adosse3. Cette planche représente une coudée de long.

Moussa Ibnou Talha (رضي الله عنه) a dit, selon son père, que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Lorsque l’un d’entre vous mets devant lui un obstacle d’une hauteur comparable à celle de la planche située derrière la selle, qu’il prie et ne fasse pas attention à ceux qui marche derrière. »


Le fait de s’approcher de sa sutra fait parti de la sunna :

Selon Bilal (رضي الله عنه), il dit : « Le prophète (صلى الله عليه و سلم) priait et il y avait entre lui et le mur vers lequel il priait la distance équivalente à trois coudées. » (rapporté par Al Boukhari)
Selon Sahl Ibn Sa3d (رضي الله عنه), il dit : « Il y avait entre l’endroit où le prophète (صلى الله عليه و سلم) priait et le mur, la distance suffisante pour qu’une brebis passe. » (rapporté par Al Boukhari et Mouslim)

Like a Star @ heaven Pour rassembler les deux hadiths, on peut dire que lorsque le Prophète (صلى الله عليه و سلم) était debout, la distance entre lui et le mur était de 3 coudées. Et lorsqu’il était prosterné la distance était celle qui suffit à laisser passer une brebis.

Like a Star @ heaven Concernant le fait de passer devant une personne qui prie sans sutra, les savants ont dit que l'on dois voir l’endroit où le prieur pose son front, puis, de cet endroit, mesurer la distance suffisante pour laisser passer une brebis. Il est possible de passer au-delà de cette distance.
Et d'autre savant , comme Cheikh Al Albani, ont dit : « Tu passes derrière l’endroit où il pose son front. »


Ce qui annule la prière de celui qui n'a pas de sutra :

Celui qui n’a pas de sutra devant lui alors, si une femme, un âne ou un chien noir passe devant lui, cela coupe sa prière.

‘Abdullah Ibn Sâmid (رضي الله عنه) a dit selon son père Abi Dhar, que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Lorsque l’un d’entre vous se lève pour prier, le protégera alors s’il a devant lui un obstacle d’une hauteur semblable au dossier de la selle d’un chameau et s’il n’y a pas devant lui un obstacle similaire au dossier de la selle d’un chameau, alors coupe sa prière, l’âne, la femme, et le chien noir. » Abdullah Ibn Sâmid demanda à Abu Dhar : « Ô Aba Dhar qu’en est-il du chien noir ? Quelle est la différence entre le chien noir, rouge ou jaune ? » Et il lui répondit : « J’ai posé cette même question au prophète (صلى الله عليه و سلم), et il m’a dit : « Le chien noir c'est le diable. » »

On pourait alors mentionner les hadith où le Prophète (صلى الله عليه و سلم) priait alors que Aïcha (رضي الله عنها) était couchée devant lui. Les savants ont dit que cela n'était pas un passage comme cela est mentionné dans le hadith.

Celui qui prie sans sutra et que quelqu'un passe devant lui, la récompense de sa prière sera diminuée.


L’interdiction de passer devant le prieur :

Abi Juhayn (رضي الله عنه) rapporte que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Si celui qui passe devant le prieur savait le péché qu’il avait fait, il préférerait rester debout 40 plutôt que de passer devant lui » (il ne sait plus si c'est 40 jours ou mois ou années) (rapporté par Muslim et Al Boukhari)

Lorsqu’une personne met une sutra devant lui, qu’il ne laisse alors personne passer devant lui et sa sutra.

Ibn ‘Abbas (رضي الله عنه) a dit : « Un jour le prophète (صلى الله عليه و سلم) a prié et une brebis s’est avancée et a voulu passer devant lui. Il s’est avancé vers le mur jusqu’à coller son ventre au mur et la brebis est passée derrière lui. »

Abou Sa'id al Khudri (رضي الله عنه) rapporte que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Lorsque l’un d’entre vous prie, qu’il ne laisse personne passer devant lui et qui l’en empêche autant qu’il peut, s’il s’obstine alors qu’il le combatte, car il y a avec lui le diable » (rapporté par Muslim)


L’obstacle de l’Imam est le même pour ceux qui prient derrière lui :

Ibnou ‘Abbas (رضي الله عنه) dit : « Je suis venu, je me suis approché en étant sur ma monture (la femelle d’un âne) et je m’approchais à cette époque là de l'âge de la puberté, le prophète (صلى الله عليه و سلم) présidé la prière à Mina. Je suis passé devant le rang, puis je suis descendu et j’ai envoyé mon ânesse afin qu’elle mange et qu’elle boive, et je suis rentré dans le rang et personne ne m’a rien dit. » (rapporté par Muslim et Al Boukhari)

Il est passé devant les rangs personne ne lui a fait de reproche, donc cela était quelque chose de connu et non une chose étrangère à cette époque. C'est pourquoi les savants ont déduit que la soutra de l'imam était suffisant pour ceux qui prient derrière lui.

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EL-WADJÎZ FI FIQHI = le livre de la prière

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