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 La vie d'Ibn Taymiyya racontée aux enfants

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Oum...Abderrahman
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MessageSujet: La vie d'Ibn Taymiyya racontée aux enfants   Mer 24 Jan 2018 - 16:55

La vie d'Ibn Taymiyya racontée aux enfants



 Introduction

Je vais maintenant vous parler d’un homme extraordinaire. Un homme que certains considèrent comme le plus grand savant que la terre ait porté. Il s’agit d’Ibn Taymiyya, qu’Allah lui fasse miséricorde (رحمه الله).

Ibn Taymiyya est né en 661 de l’Hégire (calendrier musulman), ce qui correspond à l’année 1263 du calendrier chrétien. Il est né à Harran, une ville qui se trouve dans la Turquie actuelle.


 L’enfance d’Ibn Taymiyya

Durant son enfance, un évènement bouleversa la vie d’Ibn Taymiyya. Venues de l’Est, des hordes de Mongols (des sortes de Barbares) envahirent la région. Et lui, son père, sa mère et ses trois frères durent quitter précipitamment leur maison de nuit, sans même un cheval pour porter leurs livres et leurs bagages. Ils prirent la route de Damas, dans le Sham, manquant de peu d’être rattrapés par les envahisseurs.

Ibn Taymiyya naquit dans une famille de savants. Son père était un savant, son frère était un savant, mais aussi son oncle, et surtout son grand-père était un grand savant. Son père l’éduqua religieusement lorsqu’il était petit. Et il lui apprit notamment le fiqh (la jurisprudence) de l’imam Ahmad {dont je viens de vous raconter l’histoire}.

Dès son plus jeune âge, on remarqua chez lui des qualités de cœur et d’esprit exceptionnelles. Il aimait apprendre, et il était très minutieux.

Ainsi, alors qu’il n’était qu’un tout petit garçon, un Juif qui habitait non loin prit l’habitude de le questionner. Le petit Ibn Taymiyya lui répondait alors si vite que le Juif en restait ébahi, étonné par la vitesse à laquelle il lui répondait. Dès lors, à chaque fois que le petit Ibn Taymiyya croisait ce Juif, il l’informait sur la fausseté de sa religion, les erreurs qu’il y avait dans la religion juive. Il ne fallut pas longtemps pour que ce Juif embrasse l’Islam et devienne Musulman.

Un jour, un savant d’Alep, une ville de Syrie, se rendit à Damas en disant : « J’ai entendu qu’un petit garçon du nom d’Ibn Taymiyya était rapide dans la mémorisation. Je suis venu le rencontrer. » Un couturier lui dit : « Ceci est le chemin par lequel il passe pour se rendre à l’école coranique, et il n’est pas encore passé. Assis-toi donc avec nous en attendant. »

Le sheykh d’Alep s’assit donc jusqu’à ce qu’un groupe d’enfants apparaisse sur la route de l’école. Le couturier lui dit alors : « L’enfant qui a à la main la grande ardoise est Ibn Taymiyya. » Le sheykh l’appela et l’enfant vint à lui. Le savant prit alors l’ardoise, lu ce qui y était écrit et dit : « Ô mon fils, efface cela que je te dise quoi écrire. » Le petit Ibn Taymiyya lui obéit. Le savant lui dicta alors dix ou treize hadiths. Puis il lui demanda de lire ce qu’il venait de lui dicter. Le petit Ibn Taymiyya lut alors une fois ce qu’il venait d’écrire. Puis il lui rendit l’ardoise. Le savant lui demanda alors : « Récite-moi ce que tu viens de lire. » Et le petit Ibn Taymiyya lui récita alors par cœur les treize hadiths qu’il venait juste de lire. Alors qu’il ne les avait lu qu’une seule fois !

Le savant lui demanda alors d’effacer son ardoise une nouvelle fois, et il lui dicta à nouveau toute une série de hadiths. Et de la même manière, le petit Ibn Taymiyya lui récita parfaitement ce qu’il n’avait écrit et lu qu’une seule fois. Le sheykh se leva et dit : « Si cet enfant vit, il aura un grand avenir ; on n’a jamais vu pareil enfant ! »

Voici maintenant un épisode qui nous montre la piété et l’intelligence qu’avait déjà le jeune Ibn Taymiyya.

Un jour alors qu’il n’était qu’un tout petit garçon, son père organisa une sortie dans un jardin, afin qu’Ibn Taymiyya et ses frères se divertissent un peu. Son père demanda à Ibn Taymiyya : « Veux-tu sortir avec tes frères pour t’amuser un peu ? » Mais Ibn Taymiyya dit qu’il ne voulait pas sortir. Son père insista, mais le petit Ibn Taymiyya dit qu’il ne voulait pas sortir, et il demanda l’autorisation à son père de rester à la maison. Son père accepta. Sur ce son père le laissa et partit avec ses autres fils.

Ils passèrent toute une journée dans le jardin, et lorsqu’ils rentrèrent le soir son père dit : « Tu as manqué à tes frères aujourd’hui. Ton absence a gâché leur plaisir. » Ce à quoi l’enfant répondit : « Père, aujourd’hui j’ai appris ce livre. » Il lui tendit alors un petit livre de fiqh. Son père, étonné, demanda : « Tu as appris ce livre ? Très bien. Récite le moi ? » Ibn Taymiyya s’exécuta, et effectivement, il l’avait appris par cœur. Son père le prit dans ses bras et l’embrasse sur le front, et dit : « Ô mon fils ! N’informe personne de ce que tu as fait. »

Pour couronner le chapitre de son enfance, nous citerons cet épisode :

Alors qu’il n’était qu’un enfant, son père se rendit auprès du sheykh qui apprenait le Coran à Ibn Taymiyya. Il lui dit qu’il voulait lui remettre une somme d’argent, que son professeur de Coran, donc, devrait remettre à Ibn Taymiyya à chaque fois qu’Ibn Taymiyya apprenait le Coran. Mais il ne voulait pas que son fils soit au courant. Cette somme d’argent était destinée à le récompenser et à le motiver à apprendre encore plus.

Lorsque vint Ibn Taymiyya, son professeur lui donna de l’argent et lui dit qu’il aurait la même somme d’argent à condition qu’il étudie de la même manière. Ibn Taymiyya répondit : « Ô mon maître ! J’ai pris un engagement avec Allah. Je ne toucherai aucun argent pour le Coran. »


 La science d’Ibn Taymiyya

Les années passèrent et vint l’adolescence. Et son envie d’apprendre ne diminuait pas. Bien évidemment il avait appris le Coran par cœur durant son enfance et il avait des bases très solides dans le domaine religieux. Il se lança dans l’apprentissage de l’exégèse du Coran, du fiqh, du hadith, de la langue arabe, et d’autres sciences encore.

Il entendit plusieurs fois des livres de hadiths comme celui d’Al-Boukhari, de Muslim, et Al-Mousnad, de l’imam Ahmad. À chaque fois qu’il lisait un livre, il le retenait par cœur. Son pouvoir de mémorisation était extraordinaire.

Le jeune Ibn Taymiyya étudia auprès de deux cents savants environ. Il lui arrivait aussi d’étudier seul, et de lire les livres des anciens savants. Il excellait aussi dans la langue arabe, les mathématiques, et même l’astronomie.

Il était tellement en avance, que personne ne s’étonna qu’à l’âge de dix-neuf ans, il prononce ses premières fatwas (avis juridique).

À vingt-et-un ans, il donnait ses premiers cours.

Un jour quelqu’un lui dit : « Je ne pensais pas qu’Allah créerait encore quelqu’un comme toi. »

On lui avait donné le titre de Sheykh-ul-Islam (le Savant de l’Islam) . si les savants lui donnèrent ce titre, c’est qu’il était le maître des maîtres dans tous les domaines.

Quand on l’interrogeait par exemple sur le Coran, ses réponses étaient tellement brillantes qu’on pensait qu’il était le seul spécialiste au monde. Et quand on l’interrogeait sur les hadiths, pareillement, vous pensiez qu’il était le plus grand spécialiste au monde.

De même pour la croyance, la jurisprudence, et les autres branches de la religion.


 Description d’Ibn Taymiyya

Ibn Taymiyya était blanc de peau. De taille moyenne, il avait de larges épaules. Il avait des cheveux noirs qui descendaient jusqu’au bas des oreilles, et ses yeux étaient très expressifs. Il avait aussi une voix portante.

Il ne s’est jamais marié et n’eut, donc, aucun enfant.

Il n’avait que très peu d’argent. C’était son frère qui s’occupait de ses besoins.

Très pieux, il a consacré sa vie à Allah. Quand il voyait un pauvre dans la rue, il lui donnait de l’argent. Et s’il n’avait pas d’argent, il lui donnait l’un de ses vêtements, même s’il avait très peu d’habits.

Lorsqu’il se rendait à la mosquée où il donnait ses cours, c’était lui qui portait ses livres et ceux de ses élèves. Ses élèves étaient très gênés, et demandaient au sheykh de les laisser porter les livres, mais il refusait et répondait : « Quand bien même je les porterais sur ma tête, cela serait convenable. Qu’aurais-je à ne pas porter les paroles d’Allah et de Son prophète (صلى الله عليه و سلم) ? »

Ibn Taymiyya était aussi un guerrier. Il combattît notamment les Mongols. Au cœur de la bataille, il était comme un pilier. Il encourageait les hommes. Lorsqu’il était à cheval, il tournait autour de ses adversaires, tel le plus valeureux des guerriers.


 La haine de certains à l’égard d’Ibn Taymiyya

Le sheykh était tellement savant, que cela en énervait plus d’un. Car il avait réponse à tout. Il était impossible de gagner un débat avec lui. D’où la rancune et la haine de certains.

Un jour il eut affaire à des Soufis qui ne respectaient pas la Loi d’Allah. Ces Soufis pensaient qu’ils avaient le droit de parler pendant leurs prières, et qu’ils étaient au-dessus des Lois d’Allah. Ils marchaient sur le feu et domptaient les serpents, ce qui impressionnait les gens. Les gens pensaient que ces Soufis avaient des pouvoirs extraordinaires, et que cela venait de la bénédiction d’Allah.

Le sheykh, cependant, dit que cela n’était pas vrai. Et il comptait le prouver, devant l’Émir (le prince). Rendez-vous fut pris, et les Soufis, l’Émir, les gens et Ibn Taymiyya, se retrouvèrent à un endroit. Les Soufis voulaient prouver, en marchant sur le feu, qu’ils étaient des hommes extraordinaires, et que personne, donc, n’avait le droit de les juger.

Ibn Taymiyya leur dit que lui aussi, il marcherait sur le feu. Mais à une seule condition : qu’ils fassent leurs ablutions avant d’entrer dans le feu. Lorsqu’ils entendirent sa demande, les visages des Soufis devinrent jaunes de peur.

Le sheykh expliqua alors à l’Émir et aux gens, qu’en plus d’utiliser certains produits, ils se faisaient aider par un djinn. Voilà pourquoi ils ne ressentaient pas les brûlures du feu. Mais à partir du moment où ils faisaient leurs ablutions, ils perdaient ce pouvoir.

Telle était l’intelligence et la piété d’Ibn Taymiyya.

Ibn Taymiyya alla plusieurs fois en prison. Il n’alla pas en prison parce qu’il était un voleur, un criminel ou tueur, non. On l’envoya en prison pour de mauvaises raisons. Comme nous l’avons dit, il était tellement savant ! Ses arguments étaient tellement irréfutables, que cela en énervait plus d’un. Beaucoup le détestaient, et firent tout pour qu’il aille en prison.

Mais la prison ne le gênait pas. Il dit à ce sujet : « Que peuvent me faire mes ennemis ? Mon jardin, mon Paradis, sont dans mon cœur. Où que j’aille, ils m’accompagnent. » Il voulait même récompenser ceux qui l’avaient envoyé en prison. Le sheykh, en fait, n’était pas bouleversé par la prison. C’était plutôt lui qui bouleversait la prison.

Un exemple : alors qu’il venait d’être mis en cellule, il remarqua que la plupart des prisonniers ne faisaient pas la prière et perdaient leur temps en jouant à des jeux de hasard. Le sheykh, alors, se mit à donner des cours. Et la prison se transforma en une école religieuse ! Les bandits devinrent des étudiants studieux. L’enthousiasme était tel que certains refusèrent de sortir quand vint l’heure de leur libération. Ils préféraient rester avec le sheykh en prison.

La dernière fois qu’il fut emprisonné, on lui avait retiré ses livres et ses plumes pour écrire. Et quelques jours plus tard, dans la citadelle de Damas (en Syrie actuelle), le sheykh mourut.


Le jour de son enterrement, les marchés fermèrent, ainsi que les magasins. Tout le monde voulait assister à sa prière mortuaire. De fait, il y eut cinq cent mille personnes qui assistèrent à sa prière funéraire.


Ainsi était Sheykh Ibn Taymiyya, Sheykh-ul-Islam, qu’Allah lui fasse miséricorde.




Source : https://www.youtube.com/watch?v=WTftGqxH21I

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