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 Bienséances observées par le récitateur de Coran

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UmmIbrahim
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MessageSujet: Bienséances observées par le récitateur de Coran   Dim 10 Jan 2016 - 11:05

Bienséances observées par le récitateur de Coran


Sheikh Abdel Aziz Al Sheikh

Partie 1


Il y a certaines étapes à suivre pour ceux qui désirent réciter le Coran et le mémoriser, dont:


Premièrement : Il faut tout d'abord se dévouer à Allah en accomplissant cette œuvre, sans rechercher un mérite mondain, imminent et médiocre, par ce culte ; Allah, l'Exalté, dit ( sens rapproché) :
( Numéro de la page: 22)

" Ceux qui veulent la vie présente avec sa parure, Nous les rétribuerons exactement selon leurs actions sur terre, sans que rien leur en soit diminué. Ceux-là qui n’ont rien, dans l’au-delà, que le Feu. Ce qu’ils auront fait ici-bas sera un échec, et sera vain ce qu’ils auront œuvré."
et, Il dit ( sens rapproché) : " Quiconque désire labourer [le champ] de la vie future, Nous augmenterons pour lui son labour. Quiconque désire labourer [le champ] de la présente vie, Nous lui en accorderons de [ses jouissances]; mais il n’aura pas de part dans l’au-delà. Comme Il (Gloire et Pureté à Lui) dit aussi : Quiconque désire [la vie] immédiate, Nous nous hâtons de donner ce que Nous voulons, à qui Nous voulons. Puis, Nous lui assignons l’Enfer où il brûlera méprisé et repoussé."

D'autre part, dans [ Sahîh Mouslim ], le hadith de Abou Hourayra (Qu'Allah soit satisfait de lui) qu'il a rapporté d’après le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam), ayant dit: " La première personne qui sera exterminée, au Jour de la Résurrection, est l'homme qui est mort en martyr et qu'on fera venir et qu'on étalera devant lui les bienfaits dont il jouissait et qu'il reconnaîtra. On lui demandera: "Qu'est-ce que tu as fait pour te montrer reconnaissant de ces bienfaits?" - "J'ai fait le Djihad dans Ta cause, jusqu'à mourir en martyr,", répondra-t-il. - "Tu as menti ! Tu as plutôt combattu afin qu’on dise, il est courageux, ce qui fut dit ", puis on donnera l'ordre de le traîner sur son visage et il sera jeté dans le Feu. Puis, on fera venir un homme qui a appris la science, l'a enseigné et qui a récité le Coran, et qu'on fera venir et qu'on étalera devant lui les bienfaits dont il jouissait et qu'il reconnaîtra. On lui demandera: "Qu'est-ce que tu as fait pour te montrer reconnaissant de ces bienfaits?" Il dira : "J’ai appris la science, l'ai enseigné et j'ai récité le Coran, pour Ta cause." Allah lui dira : "Tu as menti !", et les Anges lui diront : "Tu as menti ! Tu as plutôt appris cela pour qu’on dise : il est savant (...)"

( Numéro de la page: 23)

"(...) et tu as récité le Coran pour qu’on dise: il est bon récitant, ce qui fut dit ". Puis on donnera l'ordre de le traîner sur son visage et il sera jeté dans le Feu." jusqu'à la fin du hadith, qu'Allah nous protège contre cette mauvaise situation.

Ibn Al-Qayyim - qu'Allah lui accorde sa miséricorde, a dit, en mentionnant ce hadith : (J'ai entendu le cheikh de l'Islam dire : D'ailleurs, les meilleurs des gens sont les prophètes, et les pires parmi eux sont les menteurs qui imitent ces prophètes, et qui prétendent être l'un d'eux, alors qu'ils ne le sont pas réellement. Ensuite, la catégorie suivante parmi les meilleurs, sont les savants, les martyrs, les véridiques et les fidèles, comme les pires sont ceux qui les imitent et laissent les gens croire qu'ils sont pieux, alors qu'ils ne le sont pas) Fin de citation


Deuxièmement : Celui qui veut mémoriser le Coran, doit le réciter plusieurs fois, et prendre soin de le réviser fréquemment pour ne pas l'oublier. Et, si Allah trouve que le fidèle est bien honnête et sérieux, il lui facilitera la mémorisation du Coran. " En effet, Nous avons rendu le Coran facile pour la méditation. Y a-t-il quelqu’un pour réfléchir?"

Troisièmement : Quiconque mémorise quelques parties du Coran doit le réciter fréquemment

( Numéro de la page: 24)

et les réviser pour ne pas les oublier. Il faut s'aider pour cela de la prière. En effet, en récitant les parties mémorisées pendant la prière, on ne les oubliera jamais.

En effet, selon Ibn `Omar (Qu'Allah soit satisfait de lui et de son père), le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit:" Celui qui mémorise le Coran est pareil à un homme qui possède des chameaux attachés, s'il les maintient, il peut les garder, mais s'il les relâche, ils s'enfuient." Hadith approuvé par Al-Boukhârî et Mouslim . Et, Mouslim a ajouté dans une variante : " Si celui qui mémorise le Coran prend soin de le réciter matin et soir, il s'en rappellera, sinon il l'oubliera"


Quatrièmement : L'étude du Coran aide beaucoup à sa mémorisation. En effet, l'Ange Gabriel étudiait le Coran avec le Prophète d'Allah (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam), une fois par an, sauf l'année de son décès, il l'a révisé deux fois avec lui.

Le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) dit du mérite d'étudier le Coran : " Aussitôt que des gens se réunissent dans la mosquée d’Allah en vue de réciter le Coran et de l’étudier entre eux, la sérénité descend sur eux, la miséricorde d’Allah les recouvre, les anges les entourent et Allah les évoque parmi ceux qui sont auprès de Lui." jusqu'à la fin du hadith...

( Numéro de la page: 25)

Cinquièmement : Le musulman doit ne pas négliger le Livre d'Allah, et achever sa lecture de manière régulière.

Les prédécesseurs avaient certaines habitudes pour achever la lecture du Coran. Il y en a parmi eux, ceux qui l'achevaient une fois tous les deux mois, d'autres le faisaient une fois par mois, et d'autres, tous les dix jours, certains en huit ou sept jours, et d'autres l'achevaient en moins de temps.Le mieux est qu'on l'achève tous les sept jours ; puisque les compagnons faisaient ainsi : ils divisaient le Coran en sept parties. En effet, 'Aws ibn Houdhayfa a dit : "J'ai demandé aux compagnons du Prophète d'Allah (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) sur la manière dont ils divisent le Coran en parties (pour le mémoriser et le lire plus facilement). Ils répondirent ainsi: "en trois, en cinq, en sept, en neuf, en onze, en treize et enfin la partie dite "Al-mofassal" seule. rapporté par Abou Dâwoud.

Cette partie, dite Mofassal, commence par la Sourate Qâf, jusqu'à la fin du Coran Sacré.
En effet, le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) avait dit à `Abd-Allah ibn `Amr ibn Al-`Ass (Qu'Allah soit satisfait de lui et de son père): "Lis le Coran chaque mois." Il répondit : "Certes, je suis capable de plus vite que cela." Il lui dit alors : "Lis-le en sept jours.", pas moins.

( Numéro de la page: 26)

rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim, les termes sont ceux de la version d'Al-Boukhârî .

Quiconque achève la lecture du Coran en moins de temps, l'aurait lu trop rapidement, sans méditer le sens des versets qu'il lit. Le musulman ne doit pas faire cela. En effet, le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit à ce propos, selon le hadith rapporté par `Abd-Allah ibn `Amr ibn Al-`Ass (Qu'Allah soit satisfait de lui et de son père):"Le Coran ne sera pas compris par celui qui le lit en moins de trois [jours]. rapporté par les quatre auteurs des Sounan et, At-Tirmidhî a dit: Ce hadith est bon et authentique.

Donc, selon la Sunna, il ne faut pas achever la lecture du Coran en moins de trois jours.

D'ailleurs, les gens diffèrent en ce point: quelqu'un pourrait avoir un savoir abondant, une bonne compréhension, et peu de préoccupations. Celui-ci lit le Coran plus rapidement que d'autres, qui ont moins de compétences à cet égard.

D'autre part, certains prédécesseurs ont préféré achever la lecture du Coran en entier, soit au début de la soirée, ou au début de la journée ; puisque les Anges invoquent Allah en faveur de ceux qui achèvent la lecture du Coran en entier dans la nuit, jusqu'au lever du soleil, et pour celui qui le fait dans la journée, jusqu'au soir. Cela fut narré dans un Hadith Mawqouf (un Hadith narré d'après un Compagnon du Prophète) d'après Sa`d ibn Abou Waqqâs (Qu'Allah soit satisfait de lui)

( Numéro de la page: 27)

et classé comme bon par Ad-Dârimî selon lui.


Sixièmement : Donc, tout musulman doit s'appliquer à étudier les parties qu'il apprend du Coran ; pour bien comprendre ce qu'il lit, et donc, méditer les versets, et parvenir à se soumettre à Allah. En effet, l'objectif n'est pas de lire simplement le Coran, au contraire. Quiconque se contente seulement de le faire, serait comme les gens du Livre, selon ce qu'Allah a cité à leur sujet dans le Coran, en disant : Et il y a parmi eux des illettrés qui ne savent rien du Livre hormis des prétentions et ils ne font que des conjectures. c'est-à-dire, qui lisent le Livre, sans savoir ce qu'il contient.

Allah nous a ordonné, plusieurs fois dans le Coran, de méditer les sens du Livre, et de les comprendre. L'Exalté dit (sens rapproché) : " Nous l’avons fait descendre, un Coran en [langue] arabe, afin que vous raisonniez. et, Il (Exalté soit-Il) dit: [Voici] un Livre béni que Nous avons fait descendre vers toi, afin qu’ils méditent sur ses versets et que les doués d’intelligence réfléchissent!" En plus, Allah donne tort à ce qui ne médite pas sur Son Livre, en disant, Exalté soit-Il ( sens rapproché) : "Ne méditent-ils pas sur le Coran? Ou y a-t-il des cadenas sur leurs cœurs?" et en disant aussi ( sens rapproché):

( Numéro de la page: 28)

"[color=#FF0000] Ne méditent-ils donc pas sur la parole (le Coran)? Ou est-ce que leur est venu ce qui n’est jamais venu à leurs premiers ancêtres?"5: Dans ce contexte, le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a expliqué à ses Compagnons les sens du Coran, comme il leur a expliqué le sens de ses termes, Allah (Gloire et Pureté à Lui) a dit ( sens rapproché): " [color=#FF0000]pour que tu exposes clairement aux gens ce qu'on a fait descendre pour eux" Par suite, les Tâbî`oun (Suivants, , la génération suivant celle des Compagnons du Prophète) ont pris ces explications des compagnons. Comme Modjâhid qu'Allah lui accorde Sa miséricorde, qui dit: " J'ai montré l'exemplaire du Coran à Ibn `Abbâs. Il s'arrêtait sur chaque verset, et l'interrogeait sur le sens. C'est pourquoi Ath-Thawrî - qu'Allah lui accorde Sa miséricorde- a dit: "Si vous disposez de l'interprétation de Modjâhid, cela vous suffirait.

Autrement dit : Les sens des paroles divines, sont bien connus et disponibles, dont la plupart, grâce à Allah, est transmis entre les gens. La meilleure façon pour interpréter le Coran, se fait par le Coran lui-même. Il est bien connu que les versets coraniques se répètent et se ressemblent les uns aux autres.
Allah, l'Exalté, dit ( sens rapproché) : "Allah a fait descendre le plus beau des récits, un Livre dont (certains versets) se ressemblent et se répètent." C'est à dire, que les versets se ressemblent dans leurs sens, et s'interprètent les uns les autres. Et, si un récit est évoqué deux fois, c'est que la deuxième explique la première en donnant plus de détails, et ainsi de suite.

Ceci est bien clair, grâce à Allah, et, seules les paroles divines sont

( Numéro de la page: 29)

celles qui interprètent clairement le sens des versets coraniques, comme elles sont les plus aptes à le déterminer, puisqu'elles proviennent d'Allah, qui est le plus Savant de ce qu'Il dit. Les prédécesseurs ont accordé beaucoup d'attention à ce genre d'interprétations. Nous en avons beaucoup d'exemples, mais, leur énumération prendra beaucoup de temps.

Après les paroles divines, vient l'interprétation du Coran, par la Sunna ; personne, après Allah, ne connaît le sens de ces paroles, mieux que le Prophète d'Allah (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) auquel le Coran fut révélé, comme il fut ordonné de l'exposer aux gens.Ensuite, viennent les paroles des compagnons ; puisqu'ils ont vécu la période de la révélation, et ont pris le savoir du Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam). Ensuite, viennent les imams parmi les suivants des compagnons du Prophète.

Après cela, on tient compte des exégèses les plus proches de celles du Livre et de la Sunna, ou celles faites par les compagnons, sinon, on tient compte de celles qui sont plus proches de la sémantique arabe, puisque la langue arabe constitue la langue du Coran.
Certains exégètes recourent à l'interprétation personnelle et à la déduction ; si l'un d'eux parvient à une interprétation correcte, il sera rétribué deux fois, mais, s'il donne un faux jugement, il sera rétribué pour son effort, à condition qu'il se fonde sur un savoir véridique.

Dans ce contexte, nous devons donner un avertissement : le musulman doit être prudent d'aborder les paroles divines sans se fonder sur un bon savoir, il ne doit pas dire, par exemple, l'exégèse de tel verset est ainsi... sans en connaître effectivement l'interprétation. En effet, cela constitue un énorme péché. Allah a interdit de faire cela, dans Son Livre, en disant ( sens rapproché) :

( Numéro de la page: 30)

" Dis: «Mon Seigneur n’a interdit que les turpitudes (les grands péchés), tant apparentes que secrètes, de même que le péché, l’agression sans droit et d’associer à Allah ce dont Il n’a fait descendre aucune preuve, et de dire sur Allah ce que vous ne savez pas».

En plus, l'apprentissage et l'enseignement du Coran constitue une obligation collective pour la nation de l'islam, en vue de préserver le savoir coranique, parmi ses peuples. Quiconque prend cette charge, compte parmi les meilleurs de cette nation. En effet, le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit: "Les meilleurs d'entre vous sont ceux qui apprennent le Coran, puis l'enseignent." rapporté par Al-Boukhârî selon `Othmân (Qu'Allah soit satisfait de lui), et, dans une variante : "Le meilleur d'entre vous" jusqu'à la fin du hadith.


Septièmement : Celui qui apprend le Coran, doit appliquer ses enseignements puisque ceci constitue le fruit du savoir, comme c'est l'objectif pour lequel le Coran fut révélé, et le Messager fut envoyé. Sinon, le savoir que l'on ne pratique pas, n'apportera aucun bénéfice à la personne qui le possède, au contraire, ce savoir serait nuisible si on ne le pratiquait pas.

En effet, il fut rapporté que `Alî ibn 'Abou Tâlib (Qu'Allah soit satisfait de lui) a dit: ( Le savoir vous invite à l'appliquer, vous devez lui répondre, sinon, il vous quittera).
En plus, Allah a mentionné le récit de celui qui a appris des versets divins, sans les appliquer, en lui attribuant les pires exemples ; afin de dégouter les gens de cette mauvaise action. Allah (L'Exalté) a dit ( sens rapproché):

( Numéro de la page: 31)

"Et raconte-leur l’histoire de celui à qui Nous avions donné Nos signes et qui s’en écarta. Le Diable, donc, l’entraîna dans sa suite et il devint ainsi du nombre des égarés. Et si Nous avions voulu, Nous l’aurions élevé par ces mêmes enseignements, mais il s’inclina vers la terre et suivit sa propre passion. Il est semblable à un chien qui halète si tu l’attaques, et qui halète aussi si tu le laisses. Tel est l’exemple des gens qui traitent de mensonges Nos signes. Eh bien, raconte le récit. Peut-être réfléchiront-ils!" Comme Il (Exalté soit-Il) a dit, à propos des Juifs (sens rapproché): "Ceux qui ont été chargés de la Thora mais qui ne l’ont pas appliquée sont pareils à l’âne qui porte des livres. Quel mauvais exemple que celui de ceux qui traitent de mensonges les versets d’Allah et Allah ne guide pas les gens injustes."

D'autre part, Allah a fait l'éloge d'un groupe, parmi les gens du Livre, parce qu'ils ont appliqué les préceptes de leur Livre, en disant (sens rapproché): "Ceux à qui Nous avons donné le Livre, qui le récitent comme il se doit, ceux-là y croient." c'est à dire, qu'ils ont pris ce qui est prescrit comme licite dans ce Livre, et évité ce qui est interdit, sans détourner les paroles de leur sens, comme l'a dit Ibn `Abbâs (Qu'Allah soit satisfait de lui et de son père): (Quiconque, dans cette nation, n'applique pas les prescriptions du Coran, il serait (c.-à-d.. le Coran) une preuve contre lui).

Notre Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) nous a raconté l'histoire de peuples qui pratiquaient abondamment les cultes,

( Numéro de la page: 32)

ils priaient, jeûnaient et récitaient leur Livre, pourtant, ils ont subi la pire des fins ; selon Abou Sa`îd Al-Khoudrî (Qu'Allah soit satisfait de lui), il a dit : J’ai entendu le Prophète d'Allah (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) dire : Il y aura un peuple qui fera la prière que vous considérez meilleure que la vôtre, ainsi, vous préférerez leur jeûne, et leurs œuvres aux vôtres. Ils réciteront le Coran sans qu'il ne quitte jamais leur pharynx. Ils sortiront de la religion comme la flèche s'échappe d'une arbalète. Ni leurs actes de dévotion ni leurs pratiques cultuelles ne leur serviront à rien, à cause de leur ostentation, tout comme la flèche qui traverse le gibier et sort rapidement de l'autre côté, sans laisser aucune trace sur sa chair et qui parait comme si elle n'avait jamais été utilisée. rapporté par Al-Boukhârî et par Mouslim dans une version semblable.

En effet, les pieux prédécesseurs, parmi les compagnons (Qu'Allah soit satisfait d'eux), ainsi que les générations suivantes, préféraient pratiquer les préceptes qu'ils apprenaient du Coran, plutôt que de mémoriser le Coran, sans rien en appliquer. Abou `Abd-Ar-Rahmân As-Soulamî -qu'Allah lui accorde Sa miséricorde- a dit: "Ceux qui nous enseignaient le Coran, comme `Othmân ibn `Affân `Abd-Allah ibn Mas`oud (Qu'Allah soit satisfait d'eux tous), et autres, nous racontaient que, lorsqu'ils apprenaient le Coran du Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam), ils prenaient seulement dix versets, sans jamais prendre d'autres, avant d'apprendre tout le savoir et pratiquer toutes les dispositions que ces premiers comprenaient comme il ajouta, ainsi, nous avons tous appris le Coran, sa science, et l'avons appliqué à la fois).

( Numéro de la page: 33)

rapporté par l'imam 'Ahmad dans son Mosnad, selon les termes de sa version : (d'après Abou `Abd-Ar-Rahmân il a dit: (les compagnons du Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) qui nous enseignaient le Coran, nous ont raconté qu'ils prenaient du Prophète d'Allah (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) dix versets, et ne prenaient jamais les dix autres avant de connaître la science renfermée dans ces versets, ainsi, nous avons appris le Coran, sa science, et l'avons appliqué à la fois)

C'est pourquoi ils prenaient du temps pour mémoriser une sourate. En effet, 'Anas (Qu'Allah soit satisfait de lui) a dit: "Quiconque mémorisait les Sourates Al-Baqara (La Vache) et 'Al-`Imrân (La Famille D’Imrân), nous le révérions. Mâlik a mentionné dans (Al-Mowatta`) : (qu'il a appris que `Abd-Allah ibn `Omar (Qu'Allah soit satisfait de lui et de son père) avait pris huit ans pour étudier la Sourate Al-Baqara)
Ainsi, nous constatons que ces gens sont les meilleurs. Leur volonté est basée sur la méditation sur les sens du Coran, et l'application de ses préceptes, et non seulement la mémorisation des paroles divines.


Huitièmement : Tout musulman doit éviter le délaissement du Coran Allah l'Exalté

( Numéro de la page: 34)

" dit : Et le Messager dit: "Seigneur, mon peuple a vraiment pris ce Coran pour une chose délaissée!"

Dans ce contexte, Ibn Al-Qayyim qu'Allah lui accorde Sa miséricorde- a énuméré différentes catégories de gens qui délaissent le Coran, dont:

Le premier: celui qui néglige l'écoute du Coran, et n'y croit pas

Le deuxième : celui qui lit le Coran, en y croyant, sans appliquer ses prescriptions, en suivant ce qui est licite, et en évitant le prohibé.

Le troisième : Celui qui renonce aux jugements du Coran, et refuse de le prendre comme juge en ce qui concerne la théologie islamique et la jurisprudence, pensant que le Coran n'apporte rien à la croyance, et que ses preuves sémantiques n'engendrent aucun savoir.

Le quatrième: Celui qui ne médite pas sur les sens du Coran, pour le comprendre, et savoir l'objectif pour lequel Allah l'a fait descendre.

Le cinquième: Celui qui ne recherche pas le remède dans le Coran, pour guérir des maladies de l'âme, et recherche le remède dans un autre endroit. Tout ceci fait partie des paroles divines où L'Exalté dit ( sens rapproché) : "Et le Messager dit: "Seigneur, mon peuple a vraiment pris ce Coran pour une chose délaissée!" Certaines formes de délaissement, sont d'autant moins nuisibles que d'autres. Fin de la citation .





Copié de alifta "Le coin du Mufti"

Lien:http://www.alifta.net/Fatawa/FatawaChapters.aspx?languagename=fr&View=Page&PageID=36&PageNo=1&BookID=18
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MessageSujet: Bienséances observés par le récitateur du Coran (partie 2)   Lun 18 Jan 2016 - 11:50

Bienséances observés par le récitateur du Coran


Sheikh Salih Ali Ash-Sheikh

Partie 2




( Numéro de la page: 35)

 En plus, il est prescrit à celui qui lit le Coran d'observer certaines bienséances, dont :


 Premièrement : En lisant le Coran, il faut être dans ses meilleurs états: purifié et propre, par respect pour ce Livre saint. Il est très recommandé d'être purifié en lisant le Coran, cependant, il n'y a pas d'inconvénient à le réciter, en étant en état d'impureté mineure.

  En effet, le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) se réveilla un jour et se lava la figure et récita les dix derniers versets de la sourate Al `Imrân, sans faire d'ablutions . D'autre part, `Omar ibn Al-Khattâb (Qu'Allah soit satisfait de lui) se trouvait parmi des gens qui lisaient le Coran, puis il les quitta pour aller faire ses besoins naturels. Ensuite, il les rejoignit pour réciter le Coran; un homme lui demanda: "O prince des Croyants! Tu lis le Coran sans faire tes ablutions?!" Alors, `Omar lui répliqua: "Qui t'a donné cette fatwa? Est-ce Mousaylima? (en effet, il était un imposteur) ?!" rapporté par Mâlik dans (Al-Mowattâ').

 Ibn `Abd-Al-Bar a dit: (Ce hadith donne la preuve sur la permission de réciter le Coran, en étant impur, sans le toucher. Mais ceci n'est pas valable pour celui qui est Djonob (être dans un état d'impureté rituelle majeure). Cet avis est approuvé par la plupart des savants. Personne n'a contredit cet avis, sauf ceux qui ont dévié de leur communauté. Le comportement de `Omar, parmi l'ensemble des compagnons, vous suffit, puisque ces derniers font partie des pieux prédécesseurs) Fin de citation.


( Numéro de la page: 36)

Cette unanimité sur la permission de réciter le Coran en étant en état d'impureté rituelle mineure, fut partagée par : An-Nawawî, et Ibn Taymiyya qu'Allah leur accorde Sa miséricorde.

 D'ailleurs, la personne en état d'impureté rituelle majeure ne peut pas lire le Coran, jusqu'à ce qu'elle fasse son Ghousl (bain rituel suivant une impureté rituelle majeure); selon le hadith de `Alî (Qu'Allah soit satisfait de lui), qui a dit: Rien n’empêchait le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) de réciter [le Coran] hormis l'état d'impureté majeure.

 Les hadiths qui soutiennent cet avis sont nombreux et se confirment les uns les autres, selon la plupart des Foqahâ' (juristes Musulmans). Aussi, Ibn `Abd-Al-Bar qu'Allah lui accorde Sa miséricorde, a dit:

( Numéro de la page: 37)

(Dâwoud a dévié de la communauté des savants, en permettant la récitation du Coran en étant en état d'impureté rituelle majeure) Fin de citation.

 D'ailleurs, pour la femme indisposée, l'avis authentique prescrit de lui permettre la récitation du Coran, lorsqu'elle a les menstrues, parce qu'on ne connait aucun hadith qui le lui interdit. Il est également inconcevable de juger, par analogie, son cas de la même façon que celui qui est en état d'impureté majeure suite aux rapports intimes. En fait, les menstrues durent pour un certain temps, probablement long. Par conséquent, on craindrait qu'elle n'oublie le Coran. Par contre, l'impureté majeure due aux rapports intimes ne dure pas, puisqu'elle est éliminée aussitôt par le bain rituel.

 Quant au fait de toucher l'exemplaire du Coran, l'avis authentique prescrit qu'il ne peut être touché que par une personne purifiée, des deux impuretés, mineure et majeure; selon Ses paroles (Gloire et Pureté à Lui): que seuls les purifiés touchent; et, selon le Livre de `Amr ibn Hazm : Seul le purifié peut toucher le Coran Ibn `Abd-Al-Bar qu'Allah lui accorde Sa miséricorde, a dit: (Le Livre de `Amr ibn Hazm fut bien approuvé par les Savants, qui l'ont accepté et appliqué. Ce Livre est plus célèbre pour eux, comme il prédomine même sur la chaîne continue de narration jusqu'à un Compagnon du Prophète ou un Suivant, la génération suivant celle des Compagnons du Prophète), ensuite il a dit: (Les Foqahâ' (juristes Musulmans) des diverses contrées, chargés de donner les fatwas, sont unanimes sur le fait que l'exemplaire du Coran ne doit être touché que par les purifiés) fin de citation.

( Numéro de la page: 38)

 Deuxièmement: Il est préférable d'implorer la protection auprès d'Allah contre les insufflations de Satan, avant de commencer la lecture du Coran; selon Ses paroles (Exalté soit-Il) : Lorsque tu lis le Coran, demande la protection d’Allah contre le Diable banni.

 Il faut le faire en disant: "J'implore la protection auprès d'Allah contre les insufflations de Satan le Lapidé". Certains prédécesseurs disaient: "J'implore la protection auprès d'Allah l'Audient, l'Omniscient contre les insufflations de Satan le Lapidé". Les deux formules sont valides.

Troisièmement : Le lecteur doit prononcer la Basmala (dire: "Bismillah Ar-Rahman Ar-Rahîm" [Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux]") avant chaque sourate, sauf pour celle d'At-Tawba (Le Désaveu ou Le Repentir) ; parce que l'avis authentique prescrit que la Basmala compte parmi les versets coraniques, et, elle intervient pour séparer les différentes sourates.

 Les compagnons (Qu'Allah soit satisfait d'eux) l'ont inscrite au début des sourates, sauf pour At-Tawba (Le Désaveu ou Le Repentir), dans tous les exemplaires du Coran.

 Quatrièmement : Le lecteur doit cependant lire le Coran lentement, le psalmodier, méditer sur ses sens, sans se précipiter. Allah (Exalté soit-Il) a dit: (Nous avons fait descendre) un Coran que Nous avons fragmenté, pour que tu le lises lentement aux gens. Et Nous l’avons fait descendre graduellement.

D'autre part, dans [ Sahîh Al-Boukhârî ] selon Ibn `Abbâs (Qu'Allah soit satisfait de lui et de son père), au sujet de cette parole d'Allah (le Très-Haut), Ne remue pas ta langue pour hâter sa récitation:

( Numéro de la page: 39)

il a dit: Le Messager d'Allah (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) avait l'habitude, quand Djibrîl venait à lui avec la révélation, de s'efforcer de la répéter en remuant sa langue et ses lèvres, pour ne pas l'oublier. Ce fut alors qu'Allah révéla ce verset figurant dans la sourate Al-Qiyâma: Non!... Je jure par le Jour de la Résurrection! : Ne remue pas ta langue pour hâter sa récitation: Son rassemblement (dans ton cœur et sa fixation dans ta mémoire) Nous incombent, ainsi que la façon de le réciter. c'est-à-dire, c'est à Nous de le rassembler dans ton cœur si bien que tu liras sans difficulté; et Quand donc Nous le récitons, suis sa récitation. c'est-à-dire quand nous le révélons, prête l'oreille, puis A Nous, ensuite incombera son explication. c'est-à-dire il nous incombe d'en éclaircir les sens avec sa langue. Dès lors, le Prophète ne faisait qu'écouter attentivement la récitation de Djibrîl et dès que celui-ci s'en allait, il la reprenait comme Allah lui avait promis.

Et, dans [ Sahîh Al-Boukhârî ] aussi, (un homme a dit à Ibn Mas`oud : "Hier, j'ai récité la partie des sourates courtes et détaillées". Alors, il lui dit: "Comme ça, comme de la poésie? Nous avons écouté la récitation. Moi, j'ai appris les sourates semblables (dans le sens et la longueur) que le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) avait l'habitude de réciter: 18 sourates de cette partie dite "Moufassal": et deux des sourates commençant par Alif, Lâm, H’â, Mîm)

Dans certaines variantes, on dit: "Que l'homme a récité cette partie des courtes sourates (Al-Moufassal) au cours d'une seule rak`a (unité de prière)"

( Numéro de la page: 40)

et selon une variante par Abou Dâwoud où il indiqua en détails les sourates semblables (An-Nazâ'ir), en disant : Mais, le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) récitait les sourates pareilles ensemble en une seule rak`a: (An-Nadjm) et (Ar-Rahmân) en une rak`a, (Al-Wâqi`a) et (Al-Qalam) en une rak`a, (Al-Ma`âridj) et (An-Nâzi`at) en une rak`a, (Al-Mottafiffîn) et (`Abasa) en une rak`a, (Al-Modathir) et (Al-Mozâmil) en une rak`a, (Al-'Insân) et (Al-Qiyâma) en une rak`a, (An-Nabâ') et (Al-Morsalât) en une rak`a et (Ad-Dokhân) et (Ach-Cham) en une rak`a.

 D'autre part, la Sunna prescrit d'allonger la récitation du Coran, en effet, dans [ le Sahîh ] On a interrogé 'Anas (Qu'Allah soit satisfait de lui) sur la manière que suivait le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) en récitant le Coran, il dit: "Il avait l'habitude d'allonger." Selon une autre version: Puis, il récita au nom d'Allah le Tout miséricordieux le Très miséricordieux, puis il allongea la récitation


 Cinquièmement : Il est bien préférable d'embellir sa voix en récitant le Livre d'Allah.
Selon Abou Hourayra (Qu'Allah soit satisfait de lui), il a dit:

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 Le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit: Allah n'écoute rien de mieux qu'un Prophète qu'Il a doté d'une belle voix quand il psalmodie le Coran. rapporté par Al-Boukhârî , et dans un hadith de Abou Hourayra dans [ le Sahîh ], le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit également: N'est pas de nous celui qui ne psalmodie pas le Coran en le récitant à haute voix. et, dans [ les deux Sahîhs ] du hadith d' Abou Moussa Al-Ach`arî : (Qu'Allah soit satisfait de lui), il a rapporté que le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) lui avait dit: O Abou Moussa certes, on t'a accordé une voix aussi belle que la voix de Dâwoud (David) quand il psalmodiait (ses psaumes) lorsqu'il a entendu sa belle voix en récitant le Coran.


 Sixièmement : Il est également louable de verser des larmes en récitant le Coran, Allah dit, en faisant l'éloge de ceux qui le font : Et ils tombent sur leur menton, pleurant, et cela augmente leur humilité. comme Il a décrit Ses Prophètes (Que la paix soit sur eux), en disant : Quand les versets du Tout Miséricordieux leur étaient récités, ils tombaient prosternés en pleurant.
et, dans [ le Sahîh ] : Le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit à Ibn Mas`oud (Qu'Allah soit satisfait de lui): "Récite-moi du Coran". Alors il lui dit: «Réciterai-je le Coran alors que c'est sur toi qu'il a été révélé?».

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Alors il dit : «J’aimerais l’entendre d’autres que moi». Alors `Abd-Allah commença à réciter la sourate An-Nisâ', jusqu'au verset : Comment seront-ils quand Nous ferons venir de chaque communauté un témoin, et que Nous te (Muhammad) ferons venir comme témoin contre ces gens-ci? Alors il lui dit : «Cela suffit»; et le voilà ayant les yeux débordant de larmes rapporté par Al-Boukhârî .

 D'autre part, l'imam 'Ahmad et autres, ont rapporté selon Mottraf ibn `Abd-Allah selon son père, qu'il avait dit : J'ai vu le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam), lorsqu'il récitait [le Coran], à force de pleurer, on entendait dans sa poitrine un bruit qui ressemblait à celui d'un récipient qui bout sur le feu.

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Et, dans [ Sahîh Al-Boukhârî ] : `A'îcha dit au Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam), lorsqu'il (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) tombait sérieusement malade et qu'il choisissait Abou Bakr pour diriger la prière communautaire à sa place: "Il est homme très doux, s'il prenait ta place - en priant -, il ne pourrait pas diriger les gens en prière". selon une autre version: "les hommes risqueraient de ne rien comprendre de sa voix éplorée". De même, `Omar (Qu'Allah soit satisfait de lui), faisait entendre ses pleurs, jusqu'aux derniers rangs, pendant la prière. Abou Radjâ` a dit: "J'ai vu Ibn `Abbâs qui avait les yeux gonflés à force de pleurer."

 C'est pourquoi An-Nawawî - qu'Allah lui accorde Sa miséricorde-, a dit sur le fait de pleurer en récitant le Coran : (C'est la qualité de ceux qui connaissent Allah, comme c'est la devise des pieux adorateurs d'Allah) Fin de citation.

 Il est important de noter que le fait de pleurer et de verser des larmes est louable, notamment, lorsque ces larmes sont versées suite à la méditation sur les sens du Coran, puisqu'elles émanent de la crainte et la tristesse, qui font preuve d'une croyance parfaite en Allah. Allah dit:

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"Allah a fait descendre le plus beau des récits, un Livre dont (certains versets) se ressemblent et se répètent. Les peaux de ceux qui redoutent leur Seigneur frissonnent (à l'entendre); puis leurs peaux et leurs cœurs s'apaisent au rappel d'Allah."

 Le musulman doit éviter de forcer les larmes, par ostentation, ou pour quelque besoin nécessaire qui le tient à cœur. Ceci représente un grand risque, comme il ouvre la voie à Satan, pour l'attaquer par ses insufflations.


Septièmement: Lorsque le fidèle lit le Coran, en dehors des prières prescrites, il est préférable d'implorer la grâce d'Allah, en passant par les versets qui évoquent la miséricorde, et implorer Sa protection, en lisant les versets évoquant le supplice.

En effet, selon Houdhayfa (Qu'Allah soit satisfait de lui), il a dit: Faisant une nuit la prière en commun derrière le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam). (Après la Fatiha) il récita la sourate de "La vache", ayant terminé la récitation des cent premiers versets, j'avais cru qu'il allait s'incliner. Mais comme il continua (la récitation), je me dis alors qu'il voulait réciter toute la sourate dans la première rak`a. Il la termina et entama la sourate des "Femmes", après sa récitation, il récita la sourate de "'Al `Imrân". Il récitait lentement avec une bonne articulation. Quand il rencontrait un verset où il y avait une glorification d'Allah, il Le glorifiait, ou une requête à adresser à Allah, il la Lui adressait; ou une protection, il se réfugiait auprès d'Allah. rapporté par Mouslim. .


 Huitièmement: Le fidèle doit mémoriser le Coran régulièrement. S'il en oublie quelque chose, il ne doit pas dire: "J'ai oublié", mais, qu'il dise plutôt: "On m'a fait oublier, en effet,

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le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit: " Malheur à celui qui dit: "J’ai oublié tel ou tel verset", il devrait plutôt dire qu'on lui a fait oublier" rapporté par Al-Boukhârî .

Il lui est interdit de dire "j'ai oublié" parce que cette expression fait allusion à la négligence et au laxisme en matière du Coran. L'origine est que le musulman attache beaucoup d'importance au Livre d'Allah.


 Neuvièmement: Il n'y a aucun inconvénient à réciter le Coran dans les différentes postures: en marchant, en montant sur une bête, ou une voiture, ou en étant allongé.

 En effet, `Abd-Allah ibn Moughaffal (Qu'Allah soit satisfait de lui), il a dit: "Je vis le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) réciter le Coran, alors qu'il était à dos de sa chamelle ou de son chameau qui marchait. Il enjolivait sa récitation de la sourate (Al-Fath) ou bien quelques bribes de la sourate (Al-Fath) en répétant les versets et en allongeant les voyelles longues. rapporté par Al-Boukhârî .

 De même, dans [ les deux Sahîhs ] selon `A'îcha Elle (Qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit: Le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) s'appuya sur mon giron, alors que j'étais indisposée, et récita le Coran

 On évoqua également, selon `A'îcha (Qu'Allah soit satisfait d'elle) qu'elle lisait la partie du Coran qu'elle avait l'habitude de réciter régulièrement, alors qu'elle était allongée sur le lit.

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Et, selon Abou Moussa Al-Ach`arî (Qu'Allah soit satisfait de lui), il a dit: (Je lis le Coran dans ma prière, et je le lis dans mon lit).


 Dixièmement: En se réunissant pour lire le Coran, les musulmans doivent le réciter, en ayant les cœurs réunis, et éviter les conflits et les divergences, en effet, dans [ Sahîh Al-Boukhârî ]. Le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit: Récitez le Coran tant que vos cœurs sont réunis autour du même sens, et dès que vous commencez à diverger dessus, arrêtez-vous

L'objectif est d'empêcher tout conflit et différend pouvant mener à la séparation.


 Onzièmement: Il est d'autant plus évident, le soin qu'il faut accorder à la prosternation de la récitation (Soudjoud At-Tilâwa). La plupart des savants musulmans affirment sa préférence ; vu qu'elle fut prescrite dans les textes religieux. Ils disent: cette prosternation est préférée, parce que `Omar ibn Al-Khattâb (Qu'Allah soit satisfait de lui) a récité un vendredi la Sourate An-Nahl (Les Abeilles), sur le minbar, jusqu'à ce qu'il est parvenu à la sourate As-Sajda (La Prosternation), il a dit: "O gens, nous passons par un endroit où il faut se prosterner, celui qui le fait, aura fait juste, tandis que celui qui ne le fait pas, aucune reproche ne lui sera faite. Et, `Omar ne s'est pas prosterné. Rapporté par Al-Boukhârî. Cette prosternation est prescrite pour le lecteur, et l'auditeur.

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Il est également prescrit à celui qui mémorise le Coran d'être dans l'état le plus parfait, et de disposer des meilleures vertus. Il doit s'abstenir de faire tout ce qui est interdit par le Coran ; par respect du Livre d'Allah, s'abstenir de gagner sa vie en faisant des métiers médiocres, et éviter les préoccupations banales, comme il doit être modeste, vis-à-vis des fidèles. Bref, il doit tirer ses vertus du Coran, comme le faisait le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam), tel que nous l'a dit `A'îcha (Qu'Allah soit satisfait d'elle).

 En outre, parmi les qualités que doit démontrer celui qui mémorise le Coran, ce qu'a dit `Abd-Allah ibn Mas`oud (Qu'Allah soit satisfait de lui) : (Celui qui mémorise le Coran, doit être connu pour ses prières nocturnes, alors que les gens dorment, pour son jeûne, alors que les gens mangent, pour sa tristesse, alors que les gens sont heureux, pour son silence, alors que les gens bavardent, et pour son humilité, alors que les gens se vantent.)

 En plus, il doit préserver son cœur, sa langue et tous ses organes contre le mal. Il ne doit croire à la vérité que par l'évidence qui l'appuie, ne doit prononcer que la vérité, et le bien, comme il ne doit faire que le bien. Il doit, également, veiller à repousser le mal qui l'attaque, tout en déployant tous ses efforts à le faire, qu'il soit une pensée, un mot, ou une action. Comme il doit éviter de nuire aux gens.

En plus, tout musulman doit savoir ce qui suit: la récitation du Coran est: soit

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une obligation, comme dans la prière où elle en constitue un acte obligatoire, à l'unanimité des savants. Ceux-ci, pourtant, divergent sur le point concernant l'obligation de réciter la Fâtiha, seule, ou suffit-il de lire quelque autre sourate du Coran. L'authentique, c'est le premier avis. Parfois, il est préférable de réciter des versets coraniques supplémentaires pendant la prière. Elle est également préférée à tous les moments. Il y a également la récitation répréhensible, celle qui se fait à voix haute, de sorte que l'on dérange les autres personnes qui récitent, ou prient, ou encore ceux qui dorment.

 Il se peut également que la récitation soit prohibée, lorsqu'on est poussé par la vantardise et l'ostentation, ou lorsqu'on l'accomplit en pratiquant les innovations en religion; puisque ceci constitue une facilitation des moyens menant au péché. En outre, certains savants ont jugé comme prohibé le fait d'allonger les mots, d'une telle sorte qu'ils soient déformés, comme ils avaient interdit de moduler la récitation comme on le fait en chantant des airs musicaux, pour protéger le Livre d'Allah, et le conserver.

D'autre part, nous citons parmi les innovations en religion que l'on pratique, la récitation du Coran, dans les funérailles, ou lorsque les gens expriment leurs condoléances, ou se réunissent. Aussi, le fait de payer des honoraires à celui qui récite le Coran, et réciter pour offrir la rétribution aux morts, ainsi que tous les actes semblables qui se sont propagés parmi les gens, à cause du manque de savoir et de la prédominance de l'ignorance, et parce que les gens qui interdisent ces actes, et expliquent les vraies dispositions de la charia sont peu nombreux. Certes nous sommes à Allah, et c’est à Lui que nous retournerons.

En outre, il faudrait avertir tous les musulmans, en tant que peuples,

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et gouverneurs, que le Livre d'Allah fut révélé pour appliquer ses prescriptions. Ils doivent recourir à ce Livre divin pour gouverner, et le prendre pour juge. En effet, le Coran est notre source de législation, et nous y recourons dans nos jugements et nos actions.

Cela est ce qu'Allah nous a facilité d'énumérer. Ce ne sont que de simples mots. En outre, le mérite du Livre d'Allah est si grand, et son rang est aussi éminent que les mots ne pourront le décrire, ni les pratiques cultuelles ne suffiront pour rendre ce mérite. Ce ne sont que des avertissements par lesquels j'ai voulu apporter du bien, pour moi-même, et pour mes frères musulmans.


 J'implore Allah, le Très-Haut, le Tout Puissant, par Sa grâce et Sa générosité, de nous rendre plus savants dans notre religion et de nous faire apprendre l'interprétation du Coran. Nous l'implorons également de faire du Grand Coran, le printemps de nos cœurs, la lumière qui les illumine, et le remède contre tous nos maux et nos chagrins. O Allah, rappelle-nous ce qu'on nous a fait oublier, et enseigne nous ce qu'on ignorait à propos de Ton Livre, et fais nous don de le réciter pendant la nuit, et au lever du jour, de la manière qui Te satisfait. O Allah, place-nous parmi ceux qui mettent en application les versets sans équivoque de Ton Livre, et qui croient à ses autres versets qui peuvent prêter à d'interprétations diverses. O Allah, fais que le Coran soit un argument en notre faveur, et non pas contre nous. Fais-en un témoignage pour notre faveur ainsi que notre évidence et notre guide menant à Ton Paradis éternel. O Allah, élève nos rangs par le Coran, et élimine nos péchés et nos mauvaises actions grâce à lui, et fais-le intercéder en notre faveur, O Seigneur de l'Univers.  

 Prière et salut sur notre Prophète, Mohammad ainsi que sur sa famille et tous ses compagnons, ainsi que tous ceux qui suivent son chemin, jusqu'au jour du jugement dernier.  


Copié du Coin du Mufti sur alifta

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Bienséances observées par le récitateur de Coran
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