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 Définition et règles de l'allaitement

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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Définition et règles de l'allaitement   Jeu 23 Juil 2009 - 13:37

Les régles de l'allaitement



Allah le très haut, citant les femmes interdites en mariage a dit : " Et vos mères qui vous ont allaités, vos sœurs de lait"

al-boukhari et mouslim ont rapporté ce hadith : " L'allaitement interdit ce qu'interdit la parenté"

Et ce hadiths du prophète alayhi Salam : " L'allaitement interdit ce qu'interdit la naissance".

Etymologiquement, l'allaitement signifie sucer ou boire le lait à partir du sein. Dans le langage technique e la charia, cela signifie sucer ou boire avant l'âge d deux ans, le lait résultant d'une grossesse.
L'allaitement est soumis aux mêmes règles qui régissent la parenté en ce qui concerne le mariage, l'isolement avec la femme, la qualité de mahram de regard comme cela sera détaillé ultérieurement.

Tout allaitement ne bénéficie de cette règle qu'a deux conditions :

Premièrement :

Il faut qu'on compte au moins cinq tétées, car aîcha rapporte cette parole:
" Il a été révélé dans le coran : dix tétées notoires interdisent...
Cinq tétées en furent abrogées ce qui devint alors : Cinq tétées notoires interdisent... " le prophète alayhi Salam mourut alors que cette loi était en vigueur." rapporté par mouslim

Ceci fait partie de l'abrogation de la lecture du verset sans que la loi qu'elle contenait ne soit abrogée et détaille ce qui a été succinctement dit dans le verset et les hadiths concernant l'allaitement.


Deuxièmement :

Que ces cinq tétées aient lieu avant que l'enfant n'atteigne l'âge de deux ans, car Allah dit :
« Et les mères, qui veulent donner un allaitement complet, allaiterons leurs bébés deux ans complet »
Ce verset prouve que l’allaitement pris en considération est celui qui a lieu dans les deux ans ; cela est aussi prouvé par ce hadiths : « seul l’allaitement qui a fendu les intestins et qui a eu lieu avant le sevrage confère l’interdiction » at-tirmidzi dit de ce hadiths qu’il est bon authentique ( Hassan-sahih).

Cela signifie que l’allaitement qui est pris en considération dans l’interdiction « du mariage » est celui qui est parvenu dans les intestins et les a élargis.
N’est dons pas pris en considération la quantité trop faible qui ne parvient pas aux intestins pour les élargir.
N’est pris également en considération que ce qui a eu lieu avant le sevrage, c’est –à-dire : ca qui s’est produit en bas âge et a tenu lieu d’alimentation de telle façon que le bébé qui n’est encore qu’un nourrisson boit ce lait qui calme sa faim, développe sa chair et devient par là une de ces parties constituantes. C’est ce genre d’allaitement qui confère l’interdiction.

Une tétée est délimitée par la succion du mamelon et l’interruption pour respirer ou passer d’un mamelon à l’autre, ou pour toute autre raison. On compte cela pour une seul tétée, s’il revient faire la même action, deux tétées lui sont comptées et ainsi de suite, même si cela a eu lieu au cours d’une seule assise, car la charia a pris en considération le nombre de tétées sans toutefois définir une tétées, ce qui renvoie ainsi à la pratique usuelle.

Si le lait parvient à l’estomac du bébé autrement que par la tétée, cela a la même valeur que l’allaitement. Par exemple si on le lui verse dans la bouche ou par les narines ou s’il boit ce lait à partir d’un récipient, on lui donne la même valeur que l’allaitement par la tétée, car cela conduit au même résultat qui est l’alimentation du nourrisson, mais à condition que cela se produise cinq fois.

S’agissant de l’interdiction suscitée par l’allaitement, pour toute femme qui allaite un bébé de moins de deux ans cinq fois ou plus, ce bébé devient comme son fils pour ce qui est de l’interdiction:
 de mariage avec elle
 de la permission de la regarder (quand elle est dévoilée)
 et de s’isoler avec elle.

Il devient par conséquent son Mahram car Allah dit :
« Et vos mères qui vous ont allaités » An Nissan v 23

Mais il n’est pas considéré comme son fils pour les autres règles :

Ainsi il n’est pas obligé de subvenir aux besoins de cette femme
il n’hérite pas d’elle et elle n’hérite pas de lui,  il n’est pas redevable du prix du sang qu’elle doit payer et il ne peu être son tuteur, car le lien de sang est plus fort que le lien de lait et ne peu l’égaler que dans ce qui stipulent clairement les textes, à savoir l’interdiction de mariage, la qualité de mahram et la permission de s’isoler avec la nourrice.

Le nourrisson devient le fils « de lait » de celui à qui on attribue le lait de sa nourrice, parce qu’elle a conçu de lui ou parce qu’il ya eu coït entre lui et elle suite à un mariage régulier ou douteux, car dans tous ces cas, la grossesse lui est attribuée et l’allaitement n’est qu’une dérivation de cette grossesse.
Le nourrisson est donc son fils « de lait », seulement par rapport aux préceptes évoqués en ce qui concerne la nourrice, c’est-à-dire :
L’interdiction du mariage, la permission de la regarder, l’isolement avec elle et la qualité de mahram à l’exception des autres règles juridiques.

Les proches parents du père de lait tels que ses pères (ascendants), ses enfants, ses mères (ascendants), ses grands-mères et grands mères, ses frères, ses sœurs, ses neveux et ses nièces, ses oncles, ses tantes paternels et maternels sont aussi les parents du nourrisson, les parents de la nourrice tels que ses pères ( ascendants), ses enfants, ses mères (ascendantes), ses sœurs et ses oncles paternels sont aussi les parents du nourrisson.
Cette règle de parenté s’applique sur le nourrisson ainsi que sur ses descendants, pas sur ses ascendants et parents collatéraux ; l’interdiction qu’entraîne la parenté (de lait) ne s’applique pas sur ceux qui ont une prééminence parentale sur lui : ses pères (ascendants), ses mères (ascendantes), ses oncles et tantes paternels et maternels, de même, elle ne s’applique pas à ceux qui ont le même degré de parenté que lui : Ses frères et sœurs.


Celui qui a été allaité par une femme dont le lait est le résultat d’un mariage invalide ou d’une fornication

Celui qui a été allaité par une femme dont le lait est le résultat d’un mariage invalide ou d’une fornication, n’est le fils de lait que de cette femme, car à partir du moment ou la parenté de sang n’est pas conforme, la paternité de lait qui en dépend n’est pas confirmée elle non plus.
Le lait des bestiaux ne confère pas cette parenté : si par exemple deux bébés sont allaités par une bête, cala ne crée pas entre eux la parenté (de lait).


La femme qui sécrète Le lait sans grossesse :

Il ya eu divergence d’opinion au sujet de la femme qui sécrète Le lait sans grossesse, ni coït préalable et qui allaite un bébé :
Certains estiment que cela ne crée pas les règles de parenté parce qu’il ne s’agit pas de lait réel, mais d’une sécrétion contre-nature, et parce que normalement, le lait développe les os et la chair, ce qui n’est pas le cas de ce type de lait.
D’autres estiment que cela crée les règles de parenté, c’est, entre l’avisd’ibn Qudama.
Le témoignage d’une femme honnête du point de vue de la religion est suffisant pour confirmer l’allaitement.
Cheikh Al Islam Ibn taimiya dit :
« Si elle est connue pour sa franchise et affirme qu’elle a allaité cinq fois un bébé, son témoignage est accepté- d’après l’avis juridique à ce sujet et les règles qui en découlent sont confirmées ». Si on doute de l’allaitement ou du lait qu’il aurait atteint cinq tétées et qu’il n’y a aucune preuve pour se fixer, alors il n’y a pas d’interdiction, parce que le principale de base est la présomption de l’absence de l’allaitement.
Et Allah seul sait mieux




Rédigé par Oum_aliyah de l’équipe oummi et moi
Dans la livre fatawas spécifique à l'enfant musulman de:
cheikh abdoul aziz ibn baz
cheikh ibn otheimine
cheikh abdullah ibn jibrine
cheikh al fawzan
le comité permanent de la fatawas

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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Définition et règles de l'allaitement   Mer 8 Déc 2010 - 10:32

Définition de l'allaitement qui interdit

Cheykh 'Abdel 'Adhdim El Badawi



Définition de l'allaitement qui interdit :

Selon ‘Aisha (رضي الله عنها), le prophète a dit : « Ne rend pas interdit (les femmes) un allaitement ou deux. » (hadith authentique rapporté par Mouslim wa An Nassai).


 Il y a divergence des savants sur 2 points :

1 - Qu’est ce que l’allaitement ? Les 2 avis sont :

- La tété : C’est lorsque le nourrisson tète le sein de la femme qui l’allaite en enlevant la bouche puis en la remettant puis en l’enlevant puis en la remettant (avec un laps de temps court entre chaque, ex : 1minute). Chaque fois que l’enfant met la bouche après l’avoir enlevé est considérée comme une tétée.
- L’assise : C'est-à-dire que la femme allaite son enfant jusqu'à ce qu’il soit rassasié que l’enfant est retiré la bouche ou non plusieurs fois cela est considéré comme une seule tétée.
Et l’avis le plus sûre des savants wa Allahu a3llem c’est l’assise qui défini l’allaitement. C’est notamment l’avis de Sheykh Utheimin et Sheykh Al Albany


2 - Combien d’allaitement rend cet enfant interdit à la femme ?

Certains disent 3 et d’autres 5. Ceux qui disent 3 se basent sur le hadith d’Aisha (رضي الله عنها) qui dit que le prophète   a dit « ne rend pas interdit une tétée ou deux » Autrement dit la troisième rend interdit.
Mais ce n’est pas l’avis le plus sûre car il y a un autre hadith de Aisha (رضي الله عنها) qui dit : « Lorsqu’il a été révélé dans le coran « 10 tétées bien définies » ce sont ses 10 tétés qui rend interdit cet enfant à cette femme qui l’allaite, puis ces 10 tétées ont été abrogées par 5 bien définies. Et lorsque le prophète est décédé cela est resté sur ce dernier point. » (Rapporté par Mouslim.)
Et comment répondre à ceux qui disent 3 ? La preuve est une règle dans le Fiqh que les savants ont instauré qui est : « Ce qui est dit clairement prévaut sur ce qui est déduit ».


Ce qui rend valide l’allaitement :

Ce qui rend valide l’allaitement est que le nourrisson soit allaité pendant les 2 premières années.

Allah   dit : « Et les mères, qui veulent donner un allaitement complet, allaiteront leurs bébés deux ans complets. » (sourate Al Baqara, v. 233)

Ummu Salama (رضي الله عنها) dit : " Le prophète a dit : « N’interdit de l’allaitement que ce qui nourrit les intestins depuis le sein et ceci avant Al fitam. » (rappoté par At-Tirmidhi)

« Ce qui nourrit les intestins depuis le sein » : autrement dit le lait.

« Al Fitam » : est la période à partir de laquelle le lait n’est plus l’aliment principal du nourrisson.

De ce Hadith il y a une divergence d’opinion des savants :

Like a Star @ heaven Certains n’ont pas considéré, après la connaissance de ce Hadith, les 2 ans et ont dit que pour que l’allaitement soit complet il faut que l’enfant soit Fatim (c'est-à-dire un nourrisson = qui se nourri que de lait) même si cela entre dans les 2 ans.
Cela est l’avis de Sheykh Utheimin car il dit que si l’enfant dépend du lait alors oui l’allaitement est considéré et si l’enfant ne dépend plus du lait comme nourriture principale alors il n’est plus considéré comme valide. Il rahimahuLlah dit parmi ses preuves que l’allaitement est prit en considération car il a de l’effet sur l’enfant quand c’est sa source principale de nourriture. Mais lorsqu’elle n’est plus la source principale de nourriture le lait n’a plus l’effet désiré, qui est l’une des causes que l’enfant devient interdit pour cette femme qui l’allaite.

Like a Star @ heaven Mais Sheykh Al Albany ainsi que Sheykh Al Fawzan considèrent qu’il faut 2 ans pour que l’allaitement soit valide.
Lorsque l’enfant boit du lait il peut également être nourrit d’autres chosse sans que ce ne soit son alimentation principale comme l’est le lait.


L’allaitement de celui qui à dépassé les 2 ans :

Sahla bint Souhayl (رضي الله عنها) avait depuis son plus jeune âge chez elle Salim  qui était le serviteur d’Abu Hudayfa  (le mari de Sahla). Et lorsque Salim grandit dans leur maison et qu’il eu atteint l’âge de la puberté, Sahla bint Souhayl (رضي الله عنها) a posé la question au prophète  et lui a expliqué le problème en disant que cet enfant était chez eux depuis tout petit et que maintenant il avait atteint l’âge de la puberté. Cela était pour elle un poids difficile à surmonter car elle devait se couvrir devant lui. Le prophète lui a dit : « Allaite-le et tu seras interdite pour lui. » (Hadith authentique)

Concernant ce Hadith il y a 3 avis des savants dessus :
- Certains disent que ce Hadith a été abrogé par d’autre Ahadith où le prophète définie la période d’allaitement comme le hadith vu précédemment : « n’interdit de l’allaitement que ce qui nourrit les intestins depuis le sein et ceci avant Al fitam. »
- Certains disent que cela est propre à Salim le serviteur d’Abu Hudayfa.
- Certains disent que cela peut être fait si la personne se trouve dans la même situation que Salim ainsi que la femme qui l’a éduqué (ici Sahla bint Souhayl)

La majorité des savants pensent que cela est propre à Salim    comme Sheykh Utheimine.

Mais d’autres savants comme Al Albany ou Sheykh Al Islam Ibn Taymiyya considèrent que cela peut être fait si la personne se trouve dans un cas similaire à celui de Salim afin de faciliter la vie dans la maison.
Ex : un enfant qui grandit chez sa tante et son oncle tout en pensant que ce sont ses parents et c’est seulement à l’âge de la puberté qu’il découvre que ce ne sont pas ses véritables parents. Afin de facilité la vie dans la maison cela peut être fait.

Et les savants mettent en garde sur ceux qui prendraient des facilités et se précipiterait dans n’importe quel cas d’utiliser ce moyen alors qu’il doit être utilisé en cas de force majeur. Et avant cela il est nécessaire de consulter un savant pour demander si cela est autoriser ou non.

Et faire cela de son propre gré entraine des conséquences très importantes comme le fait de devenir interdit à une femme est une chose qui ne doit pas venir de la personne elle-même mais ce jugement doit être donné par un savant de l’Islam comme l’a fait Sahla bint Souhayl (رضي الله عنها) en demandant au prophète .


Différence entre les liens de parenté et de lait :

Les liens de lait et de parentés interdisent les mêmes catégories de femmes mais ne donnent pas les mêmes jugements. Notamment pour le testament, la mère de lait n’hérite pas des biens de l’homme, de même l'homme n'est pas obligé de subvenir au besoin de sa mère de lait comme pour sa mère de sang.

Le prophète  en disant : « L’allaitement interdit ce qu’interdit l’accouchement » n’a pas dit que tous les jugements en rapport avec les liens de sang sont les mêmes pour les liens de lait.

Ex : La loi du talion n’est pas appliquée sur une mère qui tue son fils mais si une mère de lait tue cet homme alors la loi du talion s’applique sur elle.




Source : EL-WADJÎZ FI FIQHI AS-SOUNNATI WA AL-KITÂBI EL 'AZÎZ DU CHEIKH 'ABDEL-'ADHDIM EL-BADAWI - Le livre du Mariage -
Cours audio du frère Abou Anas - Source des dourous : http://www.lavoiedroite.com/index.php?option=com_content&view=article&id=109&Itemid=43
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