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 La médisance

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Oum Mouqbil
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MessageSujet: La médisance   Lun 31 Déc 2007 - 16:39






Allah dit :


« Ne médisez pas les uns des autres. L’un de vous aimerait-il manger la chair de son frère mort ? [Assurément non], vous en auriez horreur. Et craignez Allah... » Sourate Les Appartements ; verset 12



La médisance

cheikh Muhammad Ibn Sâlih Al’Uthaymeen




28 février 2005 Sounna
La Louange est à Allah. Nous Le louons et implorons Son aide ainsi que Son pardon. Nous nous réfugions auprès de Lui contre le mal de nos propres âmes et contre nos mauvaises actions. Nul ne saurait égarer celui qu’Allah guide ou guider celui qu’Il a égaré. J’atteste que nulle divinité n’est digne d’être adorée en dehors d’Allah, L’Unique et sans associé et j’atteste que Mohammad est Son serviteur et Messager. Puisse Allah lui accorder, ainsi qu’à sa famille et à l’ensemble de ses compagnons, salut et abondantes bénédictions.
Ô serviteurs d’Allah ! Craignez votre Seigneur et méditez sur les enseignements du Coran et de la Sunna quant au respect des droits de l’homme.
Le Prophète صلى الله عليه وسلم dit en effet lors du sermon qu’il adressa aux gens à ‘Arafât, lieu du plus grand rassemblement des musulmans :
« Votre sang, vos biens et votre honneur sont sacrés comme l’est ce jour, en ce mois et en ce lieu. »

La médisance est un fléau largement répandu chez les gens d’aujourd’hui. Ainsi entreprend-t-on de parler de son frère et d’évoquer quelque aspect de sa moralité, de son caractère, de ses actes ou de son comportement qu’il répugnerait voir mis à jour. Et vous pourrez constater que le plus grand souci de ce genre d’individus est de discuter et d’exposer les défauts d’autrui dans les assemblées auxquelles ils participent. Comme s’ils avaient été mandatés afin de les diffuser et de traquer les imperfections des musulmans !! Que ces malheureux sachent donc que celui qui se comporte de la sorte vis-à-vis de son frère verra Allah agir ainsi envers lui, auquel cas Il le démasquera fut-ce au sein de sa propre demeure. Qu’ils sachent également que celui qui s’obsède à adopter une telle attitude vis-à-vis d’autrui verra Allah lui assigner une personne qui répandra ses défauts et traquera ses imperfections.

Or, s’ils s’attachaient à examiner soigneusement leurs propres personnes, ils s’apercevraient que d’entre tous, ils sont les pires en termes de défauts, de moralité et de confiance. Et quand bien même leur seule obsession consistait à employer leur langue à l’encontre des serviteurs d’Allah, cela serait suffisant. De tels individus sont assurément une source de malheur, que ce soit pour eux ou pour leurs compagnons. Pour eux, car ils conduisent leur âme au mal et à l’injustice. Pour leurs compagnons, car lorsque ceux-ci ne leur déconseillent pas cette attitude, ils deviennent leurs associés dans le péché.

Ô vous qui êtes soumis à Allah ! Votre Seigneur vous a proscrit la médisance. Craignez donc ce péché ! Craignez donc ce péché ! Craignez donc la médisance car elle équivaut à manger la chair des gens. Allah en a en effet donné l’image la plus laide qui soit en la comparant au fait de manger la chair de son frère mort. Connaissez-vous chose plus affreuse et plus abominable que l’attitude d’une personne qui s’asseirait à côté de son frère, mort, et découperait sa dépouille morceau par morceau pour ensuite le manger ? Connaissez-vous ne serait-ce qu’une personne qui soit capable de supporter cela ? [Certes non], si ce n’est celle qui médit sur autrui et à propos de qui Allah dit :

« Ne médisez pas les uns des autres. L’un de vous aimerait-il manger la chair de son frère mort ? [Assurément non], vous en auriez horreur. Et craignez Allah... » [1]

Par ailleurs, certaines traditions (âthars) rapportent que le jour de la résurrection, on présentera à celui qui a médit sur son frère le cadavre de ce dernier et on lui imposera de le manger en lui disant : « Mange-le, mort, comme tu l’as mangé vivant. »

Ô vous qui êtes soumis à Allah ! La médisance est assurément quelque chose d’extrêmement grave et dangereux. Si on mélangeait la parole que l’un de vous prononçait pour mettre en évidence les défauts de son frère à l’eau de la mer, elle en changerait le goût.

Craignez donc Allah, chèrs frères ; un hadith rapporte en effet que le Prophète صلى الله عليه وسلم
« ...passa devant des gens qui avaient des ongles en cuivre avec lesquels ils s’écorchaient le visage et la poitrine. Il dit alors : « Ô Jibril ! Qui sont ces gens ? » Et celui-ci de répondre : « Ce sont ceux qui mangeaient la chair des hommes et s’attaquaient à leur honneur. » » (Rapporté par Abû Dâoud)

Lorsque alors on les conseille, certaines de ces personnes n’ont d’autre réponse que de dire : « Je n’ai pas menti. Je n’ai dit que la vérité à son propos ».

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a pourtant été interrogé sur la médisance alors qu’il en parlait, et il dit : « La médisance consiste en le fait d’évoquer ton frère à propos de choses qu’il détesterait [voir révélées].

Les compagnons lui dirent : « Qu’en penses-tu si ces choses avérées chez mon frère ? » Le Prophète صلى الله عليه وسلم dit : « Si ce que tu dis est avéré, alors tu as médit à son propos. Mais si ce n’est pas le cas, alors tu l’as diffamé. » Autrement dit, tu allies alors le mensonge à la médisance.

Sachant que la plupart des gens aujourd’hui parlent de leur frère au sujet de choses dont ils n’ont même pas connaissance. Au point que si on leur demandait d’attester de la véracité de leur propos, ils refuseraient de le faire. Or, nous savons qu’ils auront à répondre de cela le jour de la résurrection. Ne craindront-ils donc point Allah ? Ne savent-ils donc pas que chacun de leur propos est scrupuleusement consigné par un observateur toujours prêt à l’inscrire et qu’on leur demandera d’en rendre compte ? Je leur poserai simplement la question suivante. Apprécieraient-ils de voir les gens s’en prendre à leur honneur et médire à leur sujet ? Non, répondront-ils assurément ! Pourquoi dès lors agissent-ils ainsi à leur égard ? Ne craignent-ils pas qu’Allah les humilient ici-bas avant de les humilier dans l’au-delà ?

Ô vous qui êtes soumis à Allah ! [Sachez par ailleurs que] médire au sujet de vos frères revient à leur faire don de vos oeuvres pieuses. En effet, s’ils n’obtiennent pas réparation des préjudices qu’ils auront subis ou ne vous en lavent pas dans ce monde, ils prendront de vos bonnes actions le jour du jugement. Que vos bonnes oeuvres en viennent alors à disparaître et l’on prendra certains de leurs péchés que l’on vous fera porter, suite à quoi vous serez jetés dans le feu. Craignez donc Allah chers frères et préoccupez-vous de vos défauts avant ceux des autres !

Si toutefois une volonté sincère d’exhortation et de conseil vous anime, réformez les défauts de vos frères, mais sans les propager ni les mette à jour. Ainsi, si vous constatez chez eux une chose sujette à diffamation, rendez-vous auprès d’eux et exhortez-les en secret afin d’être du nombre des conseillers sincères et non des diffamateurs.

Ô gens ! La médisance est une chose grave et l’est d’autant plus lorsque que ses conséquences néfastes se multiplient. Ainsi, certains tombent dans ce péché vis-à-vis de deux catégories précises de personnes, à savoir :
les savants et les gouvernants qui constituent les dirigeants de cette communauté. Ils s’acharnent en effet, dans [chacune de] leurs assemblées, à employer leur langue à l’encontre des savants, des prédicateurs ou encore des gouvernants qui sont au dessus des émirs. Or, la médisance de ces personnes est la plus grave en termes de péché, la plus affreuse en termes de châtiment et la plus néfaste en termes de division de la communauté.

Ô mes frères ! La médisance des dirigeants ne se limite pas à celle des personnes mais va jusqu’à s’attaquer au titre et à la responsabilité qu’ils portent. Car médire sur les savants fait tomber leur crédibilité aux yeux des gens et, du même coup, celle de leurs propos relatifs à la Loi d’Allah. Celle-ci est alors moins appliquée et on aboutit au final à une détérioration de l’image de la religion dans l’esprit des masses. Par ailleurs, ceux qui médisent sur les dirigeants ne portent pas uniquement préjudice à ces personnes. Leur tort s’étend bien au delà et s’applique sur toute la société puisqu’il porte atteinte à sa paix, à son équilibre et à son organisation. Car en les décrédibilisant aux yeux des gens, ils poussent ces derniers au soulèvement et à la rébellion de sorte qu’ils ne se plient plus ensuite à leurs ordres et à leurs interdictions. Dès lors, c’est l’anarchie qui s’installe et chacun devient son propre commandeur. Et le désordre de s’installer, et la réforme des âmes de devenir impossible puisque l’anarchie règne et qu’il n’y a aucune personnalité d’importance à la tête de la société.

Sachez également que la médisance participe des péchés majeurs et qu’il ne faut donc pas la prendre à la légère. Or, ces derniers temps ont vu la diffusion de publications qui, si elles proviennent de l’étranger, ont peut être été écrites à l’intérieur du pays, et qui véhiculent des propos injurieux et diffamatoires à l’encontre des dirigeants. Rien, des actions méritoires qu’ils entreprennent de réaliser, n’y est évoqué. Cela entre sans conteste dans le cadre de la médisance et il n’est par conséquent pas permis de les lire, de les faire circuler ou de les diffuser auprès des masses. Et il incombe à quiconque voit de telles publications de les déchirer ou de les brûler du fait de la dissension, de l’anarchie et du mal qu’elles provoquent.
Le Mufti de ce royaume, notre sheikh Abd Al ‘Azîz Ibn Bâz (qu’Allah lui accorde la réussite et Sa miséricorde dans cette vie et dans l’autre), a d’ailleurs lancé un avertissement quant à la distribution de ces publications en soulignant tout le mal qu’elles induisaient : désordre, division entre les gouvernants et le peuple, confusion...
Je me joins donc à lui ainsi qu’à tous les savants sincères en conseil quant à cet avertissement.
Une autre remarque : le Prophète صلى الله عليه وسلم n’a-t-il pas dit que la médisance consistait en le fait de parler de son frère en évoquant des choses qu’il répugnerait [voir révélées] ? Dès lors, ces dirigeants dont on a propagé de tels propos répugnent-ils ces publications ? Assurément, oui ! Par conséquent, la nature médisante de tels écrits est clairement avéré.

Et sachant que la médisance fait parti des péchés majeurs, elle n’est pas expiée par la prière, l’aumône et le jeûne. Le Messager d’Allah nous dit en effet :


« [Les périodes comprises entre] les cinq prières quotidiennes, entre deux prières du Vendredi et entre deux mois de Ramadân [consécutifs] expient les péchés tant que les péchés majeurs sont évités. » Et dans une autre version : « ...si les péchés majeurs sont évités. » Autrement dit, si un péché majeur est commis entre deux prières, celles-ci ne jouent pas le rôle expiatoire qui est le leur.

Craignez donc Allah, ô vous qui êtes Ses serviteurs ! Et je vous dirai une nouvelle fois : il est illicite de faire circuler ces publications. Quiconque les distribue commet un péché et subira le châtiment qui y est attaché le jour de la résurrection. On le questionnera sur le fait d’avoir propagé les défauts des gens et de leurs gouvernants. Sachant par ailleurs que ces écrits allient la diffamation à la médisance puisqu’elles contiennent des propos sans fondement aucun.
Puisse Allah sauvegarder notre peuple et nos dirigeants du désordre et de la corruption. Puisse-t-Il attacher la ruse des malfaisants qui sèment la discorde à leur cou et anéantir le plan qu’ils ont fomenté contre ce paisible pays. Puisse-t-Il faire de nous des sources de guidée et des êtres pieux et bienfaisants. Il est certes Puissant sur toute chose.

Ô serviteurs d’Allah :

« Certes, Allah ordonne l’équité, la bienfaisance et l’assistance aux proches, et Il interdit la turpitude, le blâmable et la rébellion. Il vous exhorte afin que vous vous souveniez. Tenez vos engagements pris au nom d’Allah, et ne vous déliez pas de vos serments une fois que vous les avez prononcés de façon formelle et alors que vous avez pris Allah comme garant de votre bonne foi. Allah sait ce que vous faites. » [2]

Souvenez-vous d’Allah, le Magnifique et le Majestueux, Il se rappellera de vous, et soyez Lui reconnaissants quant aux bienfaits qu’Il vous a accordés, Il vous les augmentera.
_________________
[1] Sourate Les Appartements ; verset 12
[2] Sourate Les Abeilles ; verset 90-91.

.

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Auteur : cheikh Muhammad Ibn Sâlih Al’Uthaymeen le 15/06/1415
Traducteur : Ali

Source :

http://www.sounna.com/article.php3?id_article=55
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: La Médisance   Mer 16 Sep 2009 - 0:41

La Médisance

Cheikh al Albany (Qu'Allah lui fasse miséricorde)





Louange à Allah à qui nous demandons de nous aider, de nous pardonner. Nous implorons Allah de bien vouloir nous défendre contre le mal que nous pouvons faire contre nous et les mauvaises actions que nous pourrions commettre. Celui qu'Allah dirige dans la bonne voie, nul ne peut l’égarer, et celui qu’Il égare, nul ne peut le diriger. Et je témoigne qu’il n’y a d’autres divinités qu’Allah, et que Mouhammad est Son serviteur messager et messager, et que la bénédiction et la paix soient sur lui.
Après cela, je dis que la bonne parole est la parole d’Allah, et le meilleur chemin est le chemin de Mouhammad . Toute nouveauté est une innovation. Et toute innovation est un égarement. Et tout égarement mène en enfer.

Le Prophète reçut un jour une délégation de la tribu de Bani Salama, il leur demanda :
« Qui est votre chef ? ».
Ils lui répondirent «Djedou bnou Qaïs et nous le trouvons fort avare».
Alors le Prophète (Prière et bénédiction d’Allah sur lui) leur rétorqua : « Il n y a point de remède à l’avarice. Dorénavant, votre chef est Amer ben el Djamouh ».

Voici deux conclusions dont la plus importante de ce hadith, sert de jurisprudence et permet la critique.

El ghaïba, c’est de dire de ton frère ce qu’il n’aimerait pas entendre.

La critique n’est permise que dans ces six cas :
- Subir une injustice.
- Se renseigner sur une personne.
- Avertir.
- Vis à vis d’une personne dévoilant son dévergondage.
- Demander une fatwa.
-Demander de l’aide pour mettre fin à un mal.


Les savants disent que la critique n’est pas de la médisance dans ces six cas :


1er cas : Subir une injustice.


Celui qui a subi une injustice a le droit de la dénoncer et user de tous les moyens en son pouvoir pour défendre son droit.
C’est pour cela que le Prophète a dit que le retard de paiement de salaire par un employeur, est une injustice. Celle-ci autorise l’employé à entacher la réputation de cet employeur et à le punir, sans mentir ni exagérer.
Par contre la punition est appliquée par un juge musulman. Ce juge a le droit de convoquer le transgresseur et de le punir pour ne pas avoir payé son employé. Soit il le mettra en prison soit il le flagellera selon la correction permise par la Chari’a vis à vis d’une telle infraction sans récidive.

Le Hadith est clair. Il autorise à comprendre qu’il est permis de s’attaquer à son intégrité.

L’opprimé peut se plaindre publiquement. Ce droit n’est pas seulement autorisé par le hadith mais aussi par le verset du Coran qui dit : « Allah n’aime pas qu’on profère de mauvaises paroles sauf quand on a été injustement provoqué. Et Allah est Audient et Omniscient. » S4V148 (Traduction relative et approchée)



2ème cas : Le droit de se renseigner


I1 y a de nombreux exemples dans les Hadiths tel que le premier cité. Quand le Prophète se renseigna auprès des Banou Salami ou lorsqu’une femme venue le voir lui dit : « Untel et untel ont demandé ma main, Abou Jahr et Mou'awiya ».

La manière dont elle a posé la question, le Prophète a compris qu’elle voulait demander conseil sur le choix de son futur époux .Le Prophète lui a décrit les deux prétendants pour qu’elle puisse choisir. Car les femmes ont des buts et des points de vue très différents.
Il dit : «Abou Jahr est un homme dont le bâton ne quitte pas l’épaule et Mou'awiya est pauvre».

Nous pouvons déduire de cet exemple, que le Prophète a rappelé les défauts des deux prétendants pour bien informer cette femme. Les exégètes ont interprété «le bâton ne quitte pas l’épaule» par : il est prompt à battre ses femmes à la moindre erreur.

Il est évident que ces deux hommes n’auraient pas aimé qu’on dise pour l’un qu’il bat ses femmes et pour l’autre qu’il est pauvre.
Dans l’intérêt général, si le musulman demande conseil c’est son droit d’être conseillé. Par exemple un musulman peut se renseigner sur un éventuel associé. Si celui-ci est un escroc, il ne faut pas le couvrir en pensant que vous faites de la délation. Car la religion est conseil comme le dit le Prophète .



3ème cas :Le fait d'avertir


Je connais, par exemple, une personne qui fréquente un dévoyé, je lui dirais pourquoi fréquentes-tu cette personne ? Là ce n’est pas de la médisance, c’est avertir un musulman, de bon comportement, de ne pas fréquenter un tel individu. Le but est de prévenir le jeune (Salih) de l’autre (façid), tels des fruits sains mélangés à des fruits véreux.
C’est pourquoi le Prophète (Prière et bénédiction d’Allah sur lui) a conseillé à une personne de bien de ne pas fréquenter une personne dévoyée :
"La fréquentation d’une personne de bien est semblable a celle d’un vendeur de musc (parfum,):
Soit tu humes le parfum, soit tu le reçois en cadeau soit tu l’achètes.
Le dévoyé est comme celui qui fréquente un forgeron :
ou celui-ci te brûle tes vêtements, ou tu respires chez lui de mauvaises odeurs."


Le premier exemple se rapporte à la bonne fréquentation et le second à la mauvaise. Par ce hadith nous comprenons que nous devons avertir toute personne de bien vue en compagnie d’un dévoyé. Et ne pas tourner le dos de crainte de critiquer ce dévoyé. Ceci ne constitue pas une médisance blâmable mais un acte encore plus que permis : c'est obligatoire.



4ème cas : Le dévergondé


Par exemple une personne qui boit de l’alcool devant tout le monde sans craindre Allah et sans respecter ses serviteurs ('Ibad): Il est permis de dévoiler son dévergondage. Selon la règle générale il ne faut pas médire de son frère mais ce cas entre dans les six exceptions.



5ème cas :Demander une Fatwa (avis juridique)


Il y a beaucoup d’exemple. Une personne vient chez un savant et lui dit : « Ma femme fait ceci et cela, quelle mesure dois-je prendre ? ». La femme petit faire de même. Donc chacun d’eux petit décrire l’autre en son absence. Cela est permis.
L’histoire de Hind conforte ceci. Elle est allée demander conseil au Prophète en qualifiant son mari d’avare. C’est à dire ne prenant pas sa famille en charge comme il se doit :
«Est-ce qu’il m’est permis de prendre de son argent pour ma satisfaction et celle de mes enfants ?».
Le Prophète lui a répondit : "Prends de son argent le nécessaire, raisonnablement pour toi et tes enfants".

Dans ce hadith nous allons prendre ce qui conforte notre argumentation. Cette femme a qualifié son mari d’avare devant le Prophète qui n’a pas répliqué. Pourquoi le Prophète n’a pas désapprouvé cette critique si ce n’est qu’elle est permise. Cette femme lui a bien demandé s’il lui est permis de prendre de l’argent de son mari et le Prophète a répondu "oui" mais sous certaines conditions:
La première c'est que ce que tu avances soit vrai,
La seconde c'est que tu ne prennes de ses biens que le nécessaire raisonnablement. C’est à dire que tu ne profites pas exagérément du droit que la religion t’a donné ».



6ème cas :Demander de l’aide pour mettre fin à un mal


Exemple : Quelqu’un organise chez lui une beuverie. Un frère va voir son voisin (‘zayed). (le musulman est fort avec l’aide de son frère). Il lui demande son soutien pour arrêter le dévergondage de leur voisin commun : «Viens! on va essayer de le raisonner jusqu’à l’arrêt de son comportement». lui dira-t-il.
Dans ce dernier cas, l’intéressé n’exhibe pas au grand jour son dévergondage (fisq). Ceci est le sixième cas.

La religion est conseil.



Source : http://www.sounnah.free.fr/dawah_albmed.htm
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Oum_Hamza
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MessageSujet: Re: La médisance   Sam 24 Nov 2012 - 12:23

La médisance


1- Définition de la médisance :


L’imam Nawawy رحمه الله a défini la médisance comme étant: le fait de parler sur une personne en son absence en des termes qu’il réprouve.
(sharh muslim: 8/387)

D' après Abou Hourayrah( qu’Allah sois satisfait de lui ) le messager d' Allah (sallahu ‘alayhi wa salam) a dit: Savez en quoi consiste la médisance? Les gens dirent: Allah et Son messager sont les plus savants. Il dit: C’est lorsque tu parles de ton frère en des termes qu’il réprouve. On lui dit: Vois-tu si ce que je dis sur mon frère existe réellement en lui? Il répondit: Si ce que tu dis existe réellement en lui, tu auras médit, et si ce que tu dis n’existe pas, alors tu l’auras diffamé (el bouhtane).

authentique: Muslim (2589),[...]





2- La médisance fait parti des grands péchés:

Allah Azawjel dit: (Et ne médisez pas les uns des autres; l’un d' entre vous aimerait-il manger la chair mort de son frère mort?) [49/12]


D' après Abou Bakrah (qu’Allah sois satisfait de lui) le messager d' Allah (sallahu ‘alayhi wa salam) a dit lors du discours qu' il prononça le jour du grand sacrifice à Mina, à l' occasion du pèlerinage d' adieu: Certes, votre sang, vos biens, et votre honneur sont sacrés pour vous, tout comme est sacré pour vous ce jour, ce mois et cette contrée.
authentique: el Bukhâry (105) Muslim (1679)

D' après Anas ibn Malik (qu’Allah sois satisfait de lui) le messager d' Allah (sallahu ‘alayhi wa salam) a dit: Lors de mon ascension aux cieux, je suis passé devant un groupe de gens qui avaient des ongles en cuivre avec lesquels ils se déchiraient le visage et la poitrine. J’ai dit: Qui sont ces gens ô Gabriel? Il m’a répondu: Ce sont ceux qui mangent la chair des autres et qui portent atteinte à leur honneur.

authentique: Abou Dawud (4878) Ahmed, Sahiha (533)

`
[... ....]


D' après ibn 'Umar ( qu’Allah sois satisfait de lui ) le messager d' Allah (sallahu ‘alayhi wa salam) a dit: Celui qui profère des propos diffamatoires contre un croyant, Allah le plongera dans la sanie qui coule des gens de l' enfer.
authentique: Abou Dawud (3595) sahiha (438)

Ibn Taymiyya رحمه الله a dit: Mentir sur une personne est illicite (harâm), que cette personne soit musulmane, mécréante, pieuse ou perverse.
(kitâb el Jihâd, châpitre sur le mensonge)




3- La médisance est une caractéristique d' hypocrite:


D' après ibn 'Umar ( qu’Allah sois satisfait de lui ) le messager d' Allah (sallahu ‘alayhi wa salam) a dit: Ô vous qui avez cru avec vos langues alors que la foi n' a pas pénétré votre coeur, ne portez pas atteinte aux musulmans et ne suivez pas leur défauts, car celui qui suit les défauts de son frère musulman, Allah suivra les siens, et celui dont Allah suit ses défauts, Il lui dévoilera, même ce qu' il a commis chez lui en étant seul caché des gens.
authentique: Tirmidhy (2032), rapporté aussi par Abou dawud (4879) selon Abou Barza el Aslamy tous authentifié par el Albâny.

L' imam Abâdy رحمه الله en commentant ce hadîth que médire sur un musulman est une caractéristique de l' hypocrite et non du musulman.


[...]



4- Exemple de médisance:



L' imam Nawawy رحمه الله a dit dans son livre "el Adhkâr" que la médisance du musulman est harâm que cette médisance touche:

- son corps: tel que le grand, le petit, le gros, le noir,...
- sa pratique de la religion comme le fait de dire: le pervers, le traître, l' injuste, celui qui ne fait pas ses prières en groupe, celui qui ne fait pas attention aux impuretés,...
- sa pratique de l' ici-bas: il n' a pas un bon comportement, il parle trop, il mange trop, il dort trop,...
- ses parents: son père est un pervers, ...
- sa nature: il est orgueilleux, plein d' ostentation, il se précipite trop vite, il est faible de raison,...
- ses vêtements, sa 'amâma, sa femme, son esclave, son servant, sa façon de marché, etc.

[...]

La médisance peut être faite en le mentionnant avec:

- des paroles,

- ou à travers l' écriture,

- ou en l' indiquant avec le doigt

- ou en faisant un clin d' œil à quelqu'un en indiquant la personne médite, etc...

Parmi les sortes de médisance, il y a aussi lorsqu'une personne demande des nouvelles d’un frère à une autre et que cette dernière réponde:"Qu' Allah le guide" ou "On demande à Allah le pardon" afin que l'on comprenne ses manquements dans la religion, et Allah est plus savant.




5- Comment doit se comporter le croyant face à celui qui médit:



L' imam Nawawy رحمه الله a dit:

- Il est obligatoire à celui qui entend une personne médire de lui interdire, s' il ne craint pas ses méfaits;

- S' il le craint il doit réprouver cet acte-là avec son cœur et en se séparant de l' assise. - S’il peut réprouver la médisance avec sa langue et interrompre la médisance, il lui est obligatoire de le faire, sinon il aura commis un péché... Allah I a dit: (Quand tu vois ceux qui pataugent dans des discussions à propos de nos versets, éloigne-toi d’eux jusqu'à ce qu’ils entament une autre discussion. Et si le diable te fait oublier, alors, dès que tu te rappelles, ne reste pas avec les injustes.) [6/68]

'Aicha (qu’Allah sois satisfait d’elle) rapporte: J' ai dit au messager d' Allah (sallahu ‘alayhi wa salam) Vois-tu comme Safiyya est faite (certains transmetteurs soutiennent qu' elle lui faisait part de la petite taille de Safiyya), il m' a répondu: Tu viens de dire une parole qui, si elle était mélangée à l' eau de mer, l' aurait polluée.
authentique: Abou Dawud (4875), Tirmidhy (2502) et authentifié par el Albâny.




[...]



D' après Abou Darda t le messager d' Allah (sallahu ‘alayhi wa salam) a dit: Celui qui défend l' honneur de son frère, Allah éloignera le feu de son visage, le jour de la résurrection.
authentique: Tirmidhy (1932), Ahmed et authentifié par el Albâny.

D' après Jâbirرضي الله عنه le messager d' Allah (sallahu ‘alayhi wa salam) a dit: Celui qui défend son frère en son absence, Allah le défendra dans le bas-monde et l' au-delà.
authentique: ibn Abi Dounya et authentifié par el Albâny.

D' après Asma Bint Yazîd رضي الله عنها le messager d’Allah (sallahu ‘alayhi wa salam) a dit: Celui qui repousse des propos qui médisent son frère, Allah se devra de l’affranchir du feu de l’enfer.
authentique: Ahmed et authentifié par el Albâny.




6- Peut-on médire un mécréant?


Le messager (sallahu ‘alayhi wa salam) a défini la médisance comme étant: lorsque tu parles de ton frère en des termes qu' il réprouve.


L' imam ibn el Mundhir رحمه الله a dit: Dans ce hadîth, il y a une preuve que le juif, le chrétien, et autres ne sont pas concernés par la médisance.
(souboul salam:4/259)




7- Le cas où la médisance devient licite:


Sâche que la médisance devient licite dans un but valable et légitime auquel on ne peut parvenir que grâce à elle; les cas où la médisance devient licite sont au nombre de six (en abrégeant):


- La requête ou la plainte devant la justice

- La recherche d’un appui pour mettre fin à quelque chose de blâmable et de ramener son auteur au bon sens

- L’obtention d’un avis juridique

- La mise en garde des musulmans contre un danger les menaçant et les conseils à leur prodiguer

- Le fait de mentionner une personne qui commet des innovations et des péchés ouvertement

- Le fait de nommer quelqu'un par un signe distinctif lorsqu' il n’est pas possible de le faire autrement


Pour plus de détails, se reporter au châpitre 256 de Ryad salihin.


Ibn Taymiyya رحمه الله a dit: ... et le fait de prévenir de quelqu'un doit obligatoirement être fait avec sincérité en recherchant le visage d' Allah, et non pas par passion, de tel sorte que s' il y a entre deux personnes de la haine, jalousie ou autre point relatif à l' ici bas, puis que l'un d'eux se met à mentionner les défauts de l' autre - tout en proclament et en laissant apparaître qu' il ne le fait que par sincérité et conseil pour la communauté - alors qu' en son for intérieur, son intention était de le rabaisser, ceci fait partie des œuvres du diable, et les actes ne valent que par les intentions, et chacun sera rétribué selon son intention, son intention doit être de vouloir qu' Allah améliore l' état de cette homme là, et de préserver les musulmans du mal de son égarement (...)


Celui qui tient ces propos (de médisance permise précitée), doit obligatoirement avoir une bonne intention, dans le cas contraire, s’il médit (dans la médisance permise), dans le but d’avoir un rang élevé ou de semer la discorde, aura le même rang que celui qui combat avec ardeur et ostentation, et celui qui le fait avec une bonne intention sera compté parmi ceux qui luttent dans le sentier d’Allah, et parmi les héritiers des prophètes (que la paix sois sur eux).
(kitâb el Jihâd)



[...]


8- Comment se repentir de la médisance:


On rapporte que le messager (sallahu ‘alayhi wa salam) a dit: L’expiation de la médisance est de demander pardon à Allah en faveur de celui que tu as médit...
faible: voir da'ifa (1519) , Ibn Taymiyya رحمه الله précise que cette parole ne provient pas du prohète (sallahu ‘alayhi wa salam) mais de el Hassân el Baçry رحمه الله.

Il y a divergence au niveau des savants sur le repentir de la médisance: doit- on obligatoirement tenir informé la personne médite ou suffit-il de demander pardon à Allah en sa faveur? Il y a deux avis de l’imam Ahmed رحمه الله et, le plus juste et de ne pas le tenir informé, il suffit de demander pardon en sa faveur, le mentionner en bien dans les assises où l’on le mentionnait en mal, et ceci est l’avis de Ibn Taymiyya رحمه الله.

(voir son majmou': فصل في كون شهادة أن لا إله إلا الله وأن محمدًا رسول الله حق يجزم به المسلمون)


Et Allah est le plus savant.

Allah pardonne moi ainsi qu’à mes parents.

____________________


Source : Le Coran
Souboul salam de l' imam San'any, sunan Abou Dawud et Tirmidhy avec la correction de sheykh el Albany, Sahih et da'if el Jami' de sheykh el Albâny, tawdih el Ahkam de sheykh el Bassâm, sharh Ryad Salihin de sheykh el 'Utheymine,  nasihati li nissa de oum 'abdi rahman el wâdi'iya, sharh Abi Dawoud de sheykh 'Abd el Muhsin el 'Abbâd, 'awn el ma'boud de l' imam Abâdy, tuhfatl Ahwadhy de l' imam el Mubârakfawri, sharh Muslim de l' imam Nawawy, sisila sahiha et da'ifa de sheykh el Albâny, kitab el Adhkâr de l' imam nawawy, sahih el Musnad de sheykh Muqbil, sahih ryad salihin de sheykh el Albâny

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La médisance
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