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| | | Comment se fait l'apprentissage de la religion ? | |
| | Auteur | Message |
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Invité Invité
 | Sujet: Comment se fait l'apprentissage de la religion ? Mer 4 Mar - 10:38 | |
| BismiLLâhi Ar.Rahmâni Ar.Rahîm Comment se fait l'apprentissage de la religion ? Le frère Abdelmalik Abou Adam Al-Firansi, qu'Allah le préserve, explique de qui on prend la science Donc, comme on l'a dit, Bi Idhni Llâh Wa Ta 3ala, on va faire un rappel par rapport à une questionque l'on voit qui est très très importante par rapport à l'apprentissage de la religion. Le fait donc d'apprendre la religion, cette science que contient donc notre religion. Que l'on retrouve dans le Qu'ran, dans la sunnah, dans les paroles des sahaba et dans les paroles des salafs. Avant de rentrer dans le vif du sujet, il faut savoir une savoir une chose qui est très très importante et qui concerne el maslaha, ce qu'on appelle donc l'intérêt. Et lorsque l'on parle de maslaha, el maslaha tash.shara'iya donc un intérêt qui est d'ordre religieux. Ici, on va donner un exemple qui est plus que concret. Lorsque l'on parle donc d'inconnu. Donc, lorsque l'on parle de ce terme "Madjûl", donc une personne qui va être considérée comme inconnue par rapport à la religion, par rapport bien entendu au Shara, et ça c'est suivant certains cas. Il faut savoir que la personne, de façon générale, cad le commun des Musulmans, Hammatu n.nâs, comme on dit, cette personne là, aslu el bahara, cad qu'à l'origine, cette personne là, le muslim bien entendu, est exempte de toute chose et de tout ce qu'on pourrait donc lui reprocher, jusqu'à ce qu'on apporte la preuve du contraire. Et ça, en réalité, c'est une règle qui est connue au niveau donc de la religion. Si par exemple, une personne maintenant, yettahim, cad donc qu'elle va dore d'une personne qu'elle a fait telle ou telle chose, ou alors qu'elle lui a volé telle ou telle chose, ou alors qu'elle lui a pris un droit etc, qu'est.ce qui va se passer pour cette personne là ? Elle va faire une demande, par rapport donc au qabi, type d'exemple, elle va aller au tribunal, elle va dire : " Cette personne là m'a pris mon droit". Ici, el 'asl, c'est que cette personne là est innocente. Donc ici, el asl el bahara, c'est un exemple que l'on donne. Le nom, que l'on donne et qui est donc valable pour toute chose, par rapport aux Musulmans. Bien entendu, on va demander à cette personne là qu'elle apporte les preuves de ce qu'elle avance. Et l'autre personne, el Mouttahan, peut se défendre. Si la preuve n'a pas été apportée en jurant qu'il n'a pas fait quoi que ce soit. C'est une règle qui est connue au niveau de la religion, que la personne, son asl c'est quoi ? C'est el Bahara. Par contre, il y a des cas, dans la religion où ceci a été inversé. Et pourquoi cela ? Dans l'intérêt de la religion et du dîn. Et la première chose que l'on cite ici, c'est ce qui était, bien entendu, à l'époque où les gens apportaient, où ils transmettaient le hadîth du Prophète (salât alayhi wa salam). Ils transmettaient une science qui était celle du hadîth du Prophète (salât alayhi wa salam). C'est ce qu'on appelle les transmetteurs, ceux que l'on trouve dans les chaînes de transmission. Ici, lorsque les gens de science ont vu que beaucoup de gens rapportaient les ahadîth du Prophète (salât alayhi wa salam), et que parmi eux, il y avait des gens qui étaient habilités cad que les conditions requises pour que l'on prenne d'eux le hadîth du Prophète (salât alayhi wa salam) étaient remplies, et d'autres non. Ils ont donc été obligés de mettre en place des règles. Ces règles qu'ils ont mis en place, à l'origine elles sont un ijtihad, elles sont uneffort d'interprétation des savants qui ont mis en place ces règles là pour pouvoir donc, et ça c'était le but surpême, protéger le hadîth du Prophète (salât alayhi wa salam) de ce qui ne l'est pas. Cad que l'on rentre dans le hadîth du prophète (salât alayhi wa salam) ce qui n'est pas du hadîth, et donc protéger l'authenticité des paroles et des actes, des approbations, etc, du Prophète (salât alayhi wa salam). Ca a été un grand intérêt dans la religion, que les gens ont mis en place ces règles là. Ensuite, parmi ces règles, et c'est ce qui nous intéresse ici, si une personne n'était pas connue par raport à son habilité, donc qu'elle n'était pas connue, qu'elle était madjûl, ceux qu'ils ont appelé "Madjûl", et sans rentrer dans les détails, les différentes catégories, il y avait celui donc qui était madjûl, celui dont on ne savait rien de lui. Donc, dans ce cas, est ce que les savants ont appliqué el asl el bahara ? Cad qu'à l'origine cette personne là, on ne peut pas la critiquer ou alors dire que l'on ne peut pas prendre le hadîth de lui vu que l'on a aucune preuve qui va nous prouver le contraire, qui va appuyer le contraire. Non, ils n'ont pas appliqué cette règle. Ici, el asl c'était quoi ? C'était tout simplement que la personne, on n'accepte d'elle le hadîth tant qu'elle reste inconnue. Cad que l'on applique pas la règle que l'on applique de façon générale. Donc ici, il n'y a pas cette règle qui est appliquée, mais une autre règle qui est son contraire. Automatiquement, si la personne est inconnue, on ne prend pas de lui le hadîth. Et c'est pour cela que l'on trouve, jusqu'à nos jours, lorsque les savants trouvent dans une isnad (une chaîne de transmission) le hadîth d'une personne qui est madjûl, cad qu'il n'a pas été rapporté par rapport à cette personne, de djahr, qu'on ne connaît rien de lui par rapport à son habilité en ce qui concerne le fait de rapporter les ahadîth du Prophète (salât alayhi wa salam) on n'accepte pas le hadîth, on va rejeter le hadîth. Donc, regardez l'importance que cela a eu par rapport à la religion, et comment les gens de science, les gens de la sunnah et du consensus, comment ils ont protégé le hadîth du Prophète (salât alayhi wa salam) par cette méthode là. Donc ici, il y avait une maslaha shara'iya qui était très très grande et qu'ils ont concrétisé en appliquant donc cette règle là, qu'on ne peut accpeter de celui qui est inconnu le hadîth. De même pour ce qui est de la science. Ici les gens, les 'ulémas ont également appliqué la règle. Cad que maintenant, une personne qui va se présenter comme un savant,une personne qui va se présenter comme mu3allim de façon générale, cad une personne qui va se présenter comme enseignant la religion, une personne qui va se présenter comme un prédicateur, qui va prêcher la religion et qui va donc enseigner automatiquement, on va ici appliquer également cette règle. Pourquoi ? Pour el maslaha, c'est à dire pour l'intérêt de la religion. Pourquoi ? Parce que maintenant la personne lorsqu'elle va enseigner la religion, cette personne là, sa science n'est pas valable. Ou alors, si elle prend la science des gens de l'innovation ou qu'elle est elle.même une innovatrice, ou alors que sa science n'a pas été fondée, cad qu'elle n'a pas été prise comme cela doit être, automatiquement donc, on ne peut accepter d'elle la science, el 3ilm. Donc une personne qui se présente et qui va être à ce moment là ce qu'on appelle donc madjûl, comme rawi. De même de ce qui est de rawi, pourquoi ? Parce qu'ici il va transmettre la religion, il va transmettre la 3aquida, il va transmettre donc la croyance, il va transmettre tout ce qui est en rapport avec la religion, cette personne là est madjûl, elle est inconnue. Comment on va savoir à ce moment là qu'elle va transmettre la religion comme il le faut ? Et qu'elle ne va pas induire les gens en erreur ? On voit ici le problème, l'ambiguité qu'il y a. C'est pour cela que tous les savants ont dit que l'on ne peut accepeter que l'on prenne la science d'une personne tant que l'on ne la connait pas. Et c'est pour cela que des paroles, beaucoup de paroles nous sont venues de nos salafs. Ca fait partie de la voie des salaf dans ce qui est de prendre la science. Et c'est pour cela que l'on va retrouver beaucoup de paroles des salafs. La plus connue parmi ces paroles, la parole de Muhammad Ibn Sirin qui nous disait : " Cette science est une religion, regardez donc de qui vous l'apprenez". Donc, si c'est quelqu'un qui est inconnu, comment peut on prendre la religion d'une personne qui est inconnue, dont on ne sait rien par rapport à lui ? Donc, on va également appliquer cette règle qui est que l'on ne peut accepter de ce madjûl la religion, il ne peut pas donc transmettre la science. Egalement d'autres paroles comme ce qui est rapporté par Ibnou 3Aoûn (désolée je n'ai pas bien compris son nom) qui est : " Ne prenez la science que de celui dont on a attesté qu'il a appris" comme cela est rapporté dans le tamahit. Egalement Sulayman Ibnou Mûsâ, comme cela est rapporté fil Adabi Shari : " On ne prend pas la science d'un lecteur". On va revenir également ici, à une question qui est fondamentale, et qui va également entrer ici, cad comment on prend la science et comment on va attester que la personne est habilitée à donner ce qu'elle, elle a appris. Et bien entendu, par rapport à cette parole, " on ne prend pas la science d'un lecteur", donc celui qui a uniquement pris sa science des livres, il disait : " C'est à dire qu'il la pris sa science de la bouche des savants, pas des livres". Cad que la personne, on ne va accepter d'elle sa science que si elle l'a prise de la bouche des savants, qu'elle a eu des mu3allim, qu'elle a eu donc des gens qui lui ont appris, des gens de confiance, des gens que l'on sait qu'ils sont sur le minhaj as.salafi, qu'ils sont sur le minhaj al sunnah wa jama'a, pour ensuite prendre de lui. Et à partir de là, je vais tout simplement lire le passage d'un livre, sans trop m'attarder, pour que les choses soient claires, pour ce qui est donc de prendre la science d'une personne qui va être considérée comme inconnue. Et, dans ce sens, lorsque l'on dit, la personne qui va êtres inconnue, elle va entrer dans cela, à la personne qui n'a pas de tazkiya (recommandation). La personne dont on ne sait rien de lui et que personne, zakkaw, (cad que personne parmi bien entendu lorsqu'on dit "zakkaw"), cad une personne qui va lui donner une tazkiya, qui va approuver son habilité, cette personne là, il faut bien entendu qu'elle soit parmi les gens de science, parmi les gens que l'on reconnaît, sinon, est ce que n'importe qui peut faire la tazkiya ? Est ce que le premier venu peut faire tazkiya d'une personne ? Quel serait donc l'intérêt d'une tazkiya d'une personne qui est peut être elle même ignorante ? Donc, c'est pour cela de ce qui est de la tazkiya, et ça c'est également une maslaha, il faut automatiquement revenir à une personne de science. Cad que c'est cette personne là, que l'on connaît, qui est reconnue elle.même des savants, et ainsi de suite qui va lui donner la tazkiya. Et bien entendu, par rapport à cela, beaucoup de athar (preuves, traces), parmi les salafs pour ce qui est de cette question là. Et pour revenir donc au deuxième point et qui est celui de prendre la science de personne qui ont uniquement étudié avec leurs livres, qui n'ont été en réalité que des lecteurs et qui ne se sont jamais assis auprès des gens de science, regardez ce que va nous dire un des savants, rahimahuLlâh, qui est Bakr Ibn 'AbdiLlâh Abû Zayd dans son livre "Hiyat ul talib ul 3ilm". C'est un livre en réalité que le sheykh lui même a écrit donc, "L'ornement de l'étudiant en science", et qui va nous faire part des règles que la personne doit acquérir pour étudier la religion. Il faut savoir que ce livre là été écrit à la base de beaucoup de livres écrits parmi le sgrands savants de ceux qui ont suivis le minhaf salaf et qui ont rapporté les paroles des salafs, comme el Jami3a ... (le frère parle en arabe, je n'arrive pas à retranscrire) etc ... Donc un livre qui va venir s'appuyer sur beaucoup, beaucoup d'autres livres. Regardez ce qu'il va dire ici, il va nous rappeller, bien entendu, ce qui est concentré et l'essentiel, il va nous dire : " Prendre la science et la recevoir des gens de science", cad ceux que l'on considère comme des shouyoukh au niveau du dîn. Il nous dit que l'origine ici, et on dit bien el asl, c'est d'apprendre fi talab el 3ilm, c'est donc que cela soit suivant la voie de l'apprentissage qui se fait directement donc des professeurs, des gens de science. Et il va nous dire également (le sheykh), qu'ici on va prendre la science de la bouche des hommes, bien entendu ici des savants, des gens de science. (suite ...) Il est tout à fait possible que des erreurs subsistes, notamment pour les mots arabes. N'hésitez pas à m'en faire part si vous en apercevez ! Bâraka'ALlâhu Fikunna !! source : http://www.dourouss-abdelmalik.com/ |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Comment se fait l'apprentissage de la religion ? Mer 4 Mar - 10:42 | |
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"Comment se fait l'apprentissage de la religion"
(partie 2)
Et il va nous dire également (le sheykh), qu'ici on va prendre la science de la bouche des hommes, bien entendu ici des savants, des gens de science, non en réalité des feuilles, des feuillets et des livres, et également de ce que l'on retrouve à l'intérieur des livres.
Les premiers, ceux qui vont prendre la science des savants, vont donc étudié le livre à travers ce que va dire le savant, et comment on va l'expliquer (le savant). Celui donc qui va être affilié, celui qui va parler, el mu3allim, c'est celui qui va enseigner. Par contre, ceux qui vont prendre uniquement du livre, qui est une chose inanimée, quelle va être donc la filiation qu'il a par rapport à la science, cad ici le fait d'avoir pris la science uniquement des livres et qui ne l' apas pris des savants. Et c'est pour cela qu'il disait : "Celui qui est rentré dans la science, tout seul, il en sortira tout seul". "Celui qui est rentré dans l'apprentissage de la science sans sheykh, il sortira de cela sans science". La science est considérée comme un art, cet art là a donc besoin d'une personne qui, elle, le maîtrise totalement et complètement. Donc, automatiquement, celui qui va apprendre, il lui faut un enseignant qui va être confirmé. Et regardez ce que va nous dire le sheykh concernant le fait de prendre la science des savants : " Ca c'est pratiquement un 3ijma", c'est pratiquement un consensus parmi les gens de science. Il nous idt : "Sauf une personne qui s'appelait 3Ali Ibn Ribwan El Misuri At.Tabib qui est mort en l'an 453 qui a écrit un livre dans lequel il disait que l'on pouvait prendre la science uniquement des livres. Et l'imam (le frère parle en arabe) lui a fait un rate. Cette personne là n'avait donc pas de sheykh. Il s'est donc uniquement préoccupé de prendre la science des livres. Il a écrit ensuite un livre pour prendre, ou comment prendre la science directement des livres. Il disait que c'est encore plus sûr que les professeurs qui vont enseigner. Et bien entendu, il disait, l'imam Adh.Dhaabi : "Et ceci bien entendu est une erreur"
Donc, à travers cette parole là et d'autres paroles encore, que l'on pourrait citer et que le sheykh a cité, (...) on a dit ici, et c'est à l'origine, que la personne, automatiquement, lorsqu'elle va enseigner et que les gens vont apprendre auprès d'elle, il faut qu'elle ait une tazkiya. Cad qu'elle soit connue parmi les gens de science, de son temps, ou de sa région où il vit.
Et la deuxième chose, que l'on sache où il a pris cette science des shouyoukh et automatiquement dans la plupart des cas c'est inhérent, cad que la personne où les gens de science ne lui donneront une tazkiya que s'ils savent que la personne a appris aupèrs d'eux mêmes ou alors qu'elle a appris auprès des gens de science. Dans la plupart des cas, c'est inhérent, entre la tazkiya et ceux qui ont appris des shouyoukh. Et ici, lorsqu'on a dit que c'est el asl, une question qui va venir se poser, et surtout à notre époque, c'est peut être que dans certaines régions, ou dans certaines villes, etc, il se peut que l'on ne trouve pas de gens de science, des gens qui n'ont pas étudié aurpès des shouyoukh. Donc, ici, en cas de nécessité, ces deux conditions qui ne vont donc pas être présentes, on ne va pas revenir à elles. Cad que l'on va voir la personne qui a le plus de science, la personne qui est la plus apte à donner des cours, mais bien entendu lorsque l'on dit donner des cours, on dit donner des cours par rapport à des petites rissala, des choses qui vont être faciles, que les gens en profitent et vont en avoir un réel profit. Donc ici, on ne va pas donner comme condition le fait que la personne aie une tazkiya ou alors qu'elle a appris aurpès des shouyoukh. Ca c'est un cas qui va être particulié et c'est en cas de nécessité. Pourquoi ? Parce que l'on ne peut fermer totalement les portes de la science dans un cas où il n'y a pas la présence de ce genre de personne. Donc, c'est pour cela qu'ici on est bel et bien dans un cas de nécessité.
Par contre, dans un cas où il n'y a pas de nécessité, on va revenir à al asl. Ici, par exemple, en Arabie Saoudite, il est impensable qu'un sheykh parmi sunnah wa el jama'a dise qu'il est possible que la personne donne des cours dans une mosquée si elle n'a pas de tazkiya ou si on sait qu'elle a appris uniquement des livres. Ce sont des choses qui sont impossibles ici. Cad que je fait un défi à tout le monde, qu'il pose la question à un des shouyoukh et qu'il leur demande est ce qu'il est possible ici en Arabie Saoudite qu'une personne dans un pays où il y a des savants, dans un pays om il y a des jami'ates cad des universités etc, qu'une personne puisse donner des cours alors qu'elle n'est pas connue des gens de science et qu'elle n'a jamais appris chez les gens de science. Ca c'est la première chose. Donc on voit ici qu'il n'y a plus un cas de nécessité et donc on va revenir ici aux deux conditions.
Et à partir de là, on va expliquer ici ce qui se passe par rapport à certains frères qui ont posé des questions à des shouyoukh, à des savants, des savants salafi'in.
Ils vont tou simplement leur poser des questions par rapport à leur état, exemple : est ce qu'il est obligatoire d'avoir une tazkiya ?
Ou alors, dans d'autres questions que l'on va voir, et qui sont posées, est ce qu'il faut obligatoirement que la personne a pris la science des savants ? Et en plus, dans les questions que l'on trouve, c'est que toujours, et dans la plupart des cas, il est cité que la personne s'en tient uniquement à la traduction. On va revenir à ce problème, lorsque les gens disent qu'ils traduisent uniquement et qu'ils ne rentrent pas dans les explications.
Donc, le savant, lui, il va répondre par rapport à ce qu'il voit et par rapport à la situation qu'il va connaître. Pour ce qui est donc de la France, la personne qui va s'y trouver, automatiquement le savant ne va pas donner comme condition qu'elle aie pris ches les savants ou qu'elle aie une tazkiya. C'est pour cela que la question a été posée à certains savants qui nous ont répondu ainsi.
Par contre, si on leur donnait que ceci n'est plus en cas de nécessité, comme par exemple en Arabie Saoudite ou dans des endroits où il y a des gens qui sont reconnus comme étant talibat ul 3ilm, qui ont des tazkiya ou alors des shouyoukh, dans ce cas là il n'y a plus de nécessité, alors il faudrait poser la question exactement comme elle se présente. On ne feinte pas avec les paroles qui sont dites, qui vont être considérées ici dans un cas bien précis parmi les savants.
Je vais donner un exemple ici, qui va être concret par rapport à ce qui s'est passé précedemment. Un des shouyoukh, qui est actuellement présent chez nous, à Joubail et avec qui on étudie, et qui s'appelle sheykh 'AbdAllâh Ibn Salîh Al 'Ubaylan. Ce sheykh là, on lui a poser une question il y a quelques temps, et dans le même cas. Donc des gens de France lui ont posé une question par rapport à la tazkiya. Et par rapport à la question de la personne, si elle doit prendre la science uniquement des gens qui ont pris la science des gens de science, qui ont étudié auprès de shouyoukh etc.
Le sheykh avait répondu : "On ne doit pas être dur par rapport à cela et on doit s'accrocher à ceux qui vont, eux, uniquement revenir au Livre d'ALlâh, à la sunah du Prophète (salât alayhi wa salam)". Le sheykh va donc prendre ici en compte la situation et que la personne qui appelle est de France. Ce sheykh là, je lui ai posé la question avant hier, je lui ai dit exactement que certaines personnes maintenant, pour rendre leur légitimité par rapport à ce qu'il faisait, cad donc donner des cours, et pas seulement comme ce qui est dit dans les questions cad uniquement les traductions car ce n'est plus des traductions, on sait bien que ce sont des explications que les frères font, et que par moment, et on le sait, ils prennent des livres qui sont d'un haut niveau, d'un niveau qui est considéré comme important, et qu'ils vont en réalité expliquer les livres, même s'ils se cachent derrière "on fait uniquement la traduction" . Ceci est une chose qui est actuelle et que l'on ne peut cacher. Donc, j'ai dit au sheykh : "Par rapport à ce que vous avez donné, à cette réponse là, il y a des gens qui en prennent la légitimité pour enseigner alors que ce sont des gens qui sont strictement inconnus, qui n'ont jamais étudié auprès des gens de science et dont on ne connait rien d'eux, et qui n'ont même pas de tazkiya".
Le sheykh, il a totalement changé de visage ! Et il m'a dit : "Dis leur qu'il leur faut automatiquement une autorisation, qu'il leur faut donc automatiquement une tazkiya, et qu'il faut que l'on sache quels ont été leurs shouyoukh". Donc,regardez comment le sheykh a totalement changé sa réponse lorsqu'il a su la réelle situation, et que des gens qui se cachaient des paroles de savants ou des réponses de savants qui étaient selon des cas précis, se donnaient une légitimité pour donner des cours dans les endroits où là, il y a des talab ul 3ilm, où là, il y a des gens qui ont eux l'habilité de faire ce qu'ils font. Donc ça c'est un point qui est également fondamentale, qu'il faut bien comprendre et que les gens ne se fassent donc pas avoir par rapport à ce qui est posé, et on sait qu ec'est beaucoup ce qui arrive. On a vu dans des forums, où des gens de la même sorte posent des questions à des savants par rapport à des cas précis, et ils vont donc automatiquement en tirer les conclusions et vont appliqué cela de façon générale et dans tous les cas. Et bien entendu, c'est le fait de feinter avec les fatâwas des savants. Et même si ça avait été réellement le cas et que cela avait été générale, comment un savant peut dire que l'on peut prendre la science auprès d'une personne qui est inconnue ? Auprès d'une personne qui n'a jamais étudié sinon qu'avec ses livres, qui n'a aucune tazkiya, sachant que ce sont eux les shouyoukh qui ont enseigné le minhaj as.salafi ? C'est une chose qui ne peut être valable, une chose qui n'est pas acceptable. Et de plus, regardez le massada que cela va apporter : si maintenant la personne se donne la légitimité par ce qui a été dit ou par rapport à certaines questions qui ont été posées, alors ça ouvre la porte à tout le monde. Cad que demain, n'importe qui, qui a la langue arabe mais qui n'a ajamais étudié auprès des shouyoukh, qui n'a aucune tazkiya, peut ouvrir un salon et commencé à enseigner. Pourquoi ? Parce que lui aussi, il aura le droit. Si la personne a eu le droit, alors automatiquement, lui aussi il aura le droit, et on ouvre la porte à tout le monde et on ne pourra dire que c'est contraire au monhaj salafi : "Non ! Ce n'est pas contraire au minhaj salafi, je l'ai fait. Je ne suis pas en contradiction avec le minhaj salafi".
Et pourquoi d'autres frères qui ont un très bon niveau en arabe ne font pas cela ? Parce qu'ils appliquent et savent quel est ici le minhaj qui est emprunté. Et ils savent, eux, comment appliquer cela, et ils l'appliquent réellement.
Sachant également un point que je voulais citer et qui est très important. Par rapport au da3i, na3am, au da3i, par rapport à celui qui va également se dire prédicateur, il faut savoir que le da3i est encore plus dangereux que le mufti et le savant. Pourquoi cela ? Parce que le Da3i va propager les dires des savants. Donc s'il revient à des gens qui ne sont pas fiqa, s'il revient aux muktadira, on va voir qu'il a un effet néfaste qui se répand. C'est pour cela que les gens de science disent que le da3i c'est ce qu'il y a de plus dangereux. Donc, dans son cas à lui, il est plus important que l'on demande sa tazkiya et où il a appris chez les shouyoukh. Et c'est pour cela que le Prophète (salât alayhi wa salam), dans le hadîth om il nous a expliqué quelles étaient les différentes voies qui mènent à l'Enfer, il a nommé ces voies "du3ates" (des prêcheurs). Et c'est pour cela que le prédicateur est une personne dangereuse et donc il faut savoir si l'on peut réellement prendre la science de lui et s'il est habilité à ce qu'il fait.
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