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 Le décès du Prophète

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Oum Yasmine
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MessageSujet: Re: Le décès du Prophète   Ven 19 Déc 2008 - 11:18

LE DECES DU PROPHETE (saws)




Signes d’adieu


Après le parachèvement de la religion et le contrôle par l’Islam de toute la situation, des signes d’adieu à la vie et aux vivants commencèrent à apparaître chez le Messager d’Allah, des signes que l’on pouvait entrevoir dans ses paroles et dans ses actes. Au mois du ramadan de l’an 10 de l’Hégire, il fit retraite pendant 20 jours, alors que d’habitude, il ne se retirait que pendant 10 jours ; Jibril, par deux fois, étudia avec lui le Coran. Il dit lors de son pèlerinage d’adieu :

« Je ne sais pas si je vous reverrai l’année prochaine en ce même lieu. »

Il dit aussi alors qu’il était à Jamrat al-Akaba :

« Apprenez de moi vos rites. Ceci est mon dernier pèlerinage. »

La sourate « An-Nasr » (sourate 110 : ‘la victoire’) lui fut révélée au milieu de la période du Tachrik. Alors, il sut qu’il s’agissait là d’un signe d’adieu et que son âme allait le quitter.

Au début du mois de Safar de l’an 11 de l’Hégire, le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) se rendit à Uhud et fit une prière de recueillement pour le repos de l’âme des martyrs, en signe d’adieu. Par la suite, il s’en alla au Minbar et dit :

« Je vais vous devancer. Je vous sers de témoin. Par Allah ! J’observe à présent ma destination. On m’a donné les clés donnant accès aux trésors de la terre (ou les clés de la terre). Par Allah ! Ce que je crains, ce n’est pas que vous retourniez au polythèisme après moi, toutefois je crains que vous ne vous mettiez à rivaliser. »

Un jour, il sortit vers minuit et se rendit à Al-Baki’ où il demanda pardon pour les morts, disant :

« Que la paix soit sur vous, occupants des tombes, les vivants vous plaignent pour votre sort, mais les tentations de la vie arrivent comme les moments d’une nuit de ténèbres. Elles se succèdent et les dernières sont pires que les premières.»

Il leur fit une annonce en ces termes :

« Nous allons bientôt vous rejoindre.»



Début de la maladie


Au vingt-huitième ou au vingt-neuvième jour du mois de Safar de l’an 11 de l’Hégire, un lundi, le Messager d’Allah assista à un enterrement à Al-Baki’. Alors qu’il s’en revenait, il eut des maux de tête accompagnés d’une forte chaleur dont on voyait les effets au-dessus du bandeau qu’il portait à la tête. Malade depuis onze jours, il ne cessait pourtant de diriger les prières, au total la maladie aura duré 13 ou 14 jours.


La dernière semaine


La maladie devint plus intense. Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) se mit à interroger au sujet de ses femmes. A cet égard il disait :

« Où dois-je aller demain ? Où dois-je aller demain ? »

Celles-ci comprirent son propos et l’autorisèrent à aller où il voulait. Il se dirigea vers chez Aicha, marchant entre Al-Fadl ibn Abbas et Ali ibn Abdû al-Mouttalib, la tête bandée, cheminant pas à pas au point d’entrer chez celle-ci et c’est là qu’il passa la dernière semaine de sa vie. Aicha récitait des versets du Coran ainsi que les prières qu’elle avait pu mémoriser grâce au Messager d’Allah (que la paix et le salut soient sur lui). Après une telle récitation, elle lui soufflait au visage et le massait de sa main dans l’espoir que son acte comporterait de la bénédiction.



Cinq jours avant le décès


Un mercredi, cinq jours avant le décès, le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) eut de la fièvre dans tout le corps. Les maux de tête s’accentuèrent et alors, évanoui, il dit :

« Versez sur moi sept récipients d’eau puisée dans différents puits, avant que je n’aille vers les gens leur faire des recommandations.»

On le fit s’asseoir dans un récipient et ensuite lui versa l’eau au point qu’il se mit à dire :

« Ça suffit, ça suffit .»

Après cela, il se sentit soulagé et alors, entra dans la mosquée la tête entourée d’un bandeau enduit de graisse. Il s’assit sur le minbar et entouré d’une foule, prononça un discours qu’il exprima en ces termes :

« Qu’Allah maudisse les juifs et les chrétiens ! Ils ont adopté comme tombe les lieux de prière de leurs Prophètes.»

Dans certains rapports, la formulation est la suivante :

« Qu’Allah combatte les juifs et les chrétiens, car ceux-ci ont adopté comme lieux de prière les tombes de leurs prophètes.»

Il dit aussi :

« N’adoptez pas ma tombe comme une idole à adorer.»

D’autre part, il s’exposa à la vengeance en disant :

« Que ceux dont j’avais fouetté le dos se vengent, voici mon dos. Que ceux dont j’avais brisé la réputation se vengent.»

Cela dit, il descendit, accomplit la prière du Dhohr puis retourna sur le minbar. Alors, il reprit les recommandations et autres. À ce niveau, quelqu’un dit : « Tu me dois trois dirhams.» À cela, il répondit :

« Donne-les-lui, toi Fadl ! »

puis fit des recommandations au sujet des Ansar, en ces termes :

« Je vous recommande les Ansar, car ils constituent ma chaise et ma malle. Ils ont fait leurs devoirs et à présent il leur reste de jouir de leurs droits. Acceptez leur bienfaisance et pardonnez leurs mauvaises actions.»

Dans un autre rapport, il dit :

« Les gens deviennent plus nombreux. Les Ansar, eux, deviennent moins nombreux, au point d’être comparables à du sel dans un mets. Alors, quiconque d’entre vous détient un pouvoir par lequel il est en mesure de nuire ou de bien faire, n’a qu’à accepter leurs bienfaits et pardonner leurs mauvaises actions. »

À cela, il ajouta :

« Allah avait donné à Son serviteur à choisir entre deux choses : lui faire obtenir tout ce dont il avait besoin dans la vie ou le faire profiter de ce qu’il y a auprès de Lui. Le serviteur préféra la deuxième position. »

Sur ces mots selon Abû Sa’id Al-Khoudri, Abû Bakr pleura et dit : « Nous te rachetons en t’offrant à la fois nos pères et nos mères.» Remplis d’admiration, les gens dirent : « Regardez ce vieillard ! Le Messager d’Allah raconte qu’Allah l’avait fait choisir entre les délices de la vie et ce qu’il y a auprès de lui et voilà que ce vieillard se met à dire : « Nous te rachetons en t’offrant nos pères et nos mères.» Le serviteur en question était le Messager d’Allah (que la paix et le salut soient sur lui). Abû Bakr en sait plus que nous.» Par la suite, le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) dit :

« L’homme le plus généreux à mon égard dans sa compagnie et dans ses biens est Abû Bakr. Si je devais choisir un ami, autre que mon Seigneur, c’est lui que je choisirais comme ami.»

Toutefois, la fraternité et l’amour dans le cadre de l’islam, ne laissent, dans la mosquée, s’ouvrir aucune porte, sauf celle d’Abû Bakr.



Quatre jours avant le décès


Un jeudi, quatre jours avant le décès, le Messager d’Allah (que la paix et le salut soient sur lui) dit sous l’effet de la douleur :

« Venez ! Je vais vous rédiger un document qui permettra de ne pas vous perdre.»

Il disait ceci en présence des gens dont Omar ibn Al-Khattab. Celui-ci alors, dit : « Il vous parle sous l’effet de la douleur, vous avez le Coran, le livre d’Allah vous suffit.» Toutefois, les gens divergèrent et se mirent à discuter. Certains d’entre eux dirent : « Approchez ! le Messager d’Allah va vous rédiger un document.»

D’autres suivirent le point de vue d’Omar. Lorsque les discussions eurent atteint leur paroxysme, le Messager d’Allah dit :

« Allez-vous-en ! »

Ce jour-là, il fit trois recommandations : Expulser les juifs, les chrétiens et les polythéistes de la péninsule arabe, traiter les délégations comme à l’accoutumée. S’agissant de la troisième recommandation, le rapporteur ne s’en souvient pas. Il se peut que celle-ci se rapporte à la prise en considération du livre et de Sunnah, à la mise en route de l’armée d’Osama ou à la prière et à la bienfaisance. Jusqu'à ce jour, le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) dirigeait les cinq prières, malgré sa maladie, c'est-à-dire jusqu'au jeudi situé à 4 jours de sa mort.

Ce jour-là, il dirigea la prière du Maghrib où il récita la sourate « Al-Moursalat » (sourate 77 : ‘ les envoyés’) comme à l’accoutumée. Au moment de la prière d’al- Isha la maladie devint plus grave l’empêchant même de sortir de chez lui pour aller à la mosquée. A cet égard Aicha raconte : « Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) dit : « Les gens ont-ils prié ? » Nous répondîmes : « Non ! Messager d’Allah, il sont en train de t’attendre.» Il reprit : « Mettez-moi de l’eau dans le récipient.» Nous mîmes de l’eau dans celui-ci. Alors, il s’assit, ensuite allait se lever avant de s’évanouir. Revenu à lui, il dit : « Les gens ont-ils prié ? » Sur ces mots, il s’évanouit une deuxième fois, puis une troisième fois avant de s’évanouir comme la première fois, lorsqu’il essayait de se lever. Après cela, il envoya auprès d’Abû Bakr lui donnant l’ordre de diriger la prière. En ces jours, celui-ci dirigea dix-sept prières, ce qu’il n’avait jamais fait du vivant du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui): la prière d’al- Isha du jeudi, la prière du Fajr du lundi et quinze autres prières entre les deux jours en question. Aicha consultât trois ou quatre fois le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) lui demandant de retirer l’imamat de Abû Bakr de manière à ce que les gens ne fussent pas pessimistes à son égard. Celui-ci, toutefois, refusa et dit :

« Vous êtes les compagnes de Youssouf. Allez voir Abû Bakr ! Qu’il dirige les prières.»
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Oum Yasmine
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MessageSujet: Re: Le décès du Prophète   Ven 19 Déc 2008 - 11:21

LE DECES DU PROPHETE (suite et fin)


Un ou deux jours avant le décès


Le samedi ou le dimanche le Prophète se sentit mieux et escorté par deux hommes sortit pour effectuer la prière du Dohr. C’était Abû Bakr qui dirigeait la prière.
Le voyant venir, celui-ci se mit à replier, mais il lui fit un signe, lui ordonnant de ne pas reculer ; après quoi il dit :

« Installez- moi à côté de lui. »

Les deux hommes alors l’installèrent à côté, à gauche d’Abû Bakr. Celui-ci imita la façon de prier du Prophète et faisait entendre aux gens le Takbir.



Un jour avant le décès


Le dimanche, le jour avant le décès le Messager d’Allah affranchit ses esclaves, fit une aumône de six ou sept dinars qu’il avait avec lui et donna ses armes aux musulmans. La nuit, Aicha envoya sa lampe chez une femme disant : « Mets-nous de l’huile de graisse dans notre lampe.» La cuirasse du Prophète était hypothéquée chez un juif pour 30 sâa d’orge.


Le dernier jour


Selon Anas ibn Malik, les musulmans, alors qu’ils accomplissaient la prière du Fajr du lundi, prière dirigée par Abû Bakr furent surpris de voir le Prophète lever le voile séparant la mosquée de la maison de Aicha pour leur jeter un regard à un moment où ils étaient en rangs. Ce faisant, il sourit et rit. Alors, Abû Bakr se ravisa et voulut regagner les rangs pensant que le Messager d’Allah aller prendre part à la prière. Les musulmans, à en croire Anas, furent alors remplis de joie. Toutefois par un signe de main le Messager d’Allah leur donna l’ordre de continuer la prière et ensuite, restant dans la chambre, lâcha le voile de séparation.

Après cette prière le Prophète ne vécut pas jusqu’à une autre. Peu après le milieu de la matinée, il appela sa fille Fatima et lui souffla quelque chose à l’oreille. Alors, celle-ci s’en alla en pleurant. Il l’appela une deuxième fois, puis lui souffla autre chose. Cette fois, celle-ci éclata de rire. À ce sujet Aicha dit : « Après cela nous avons interrogé Fatima cherchant à être informé et celle-ci nous dit : "Le Prophète m’a dit qu’il allait mourir et j’ai pleuré. Ensuite il m’a informé que de toute sa famille je serai la première à le rejoindre et j’ai alors éclaté de rire." Le Prophète annonça à Fatima qu’elle était la maîtresse des femmes des mondes.»

Constatant le chagrin qui envahissait le Messager d’Allah, celle-ci dit : « Je plains mon père.» Toutefois, le Prophète dit :

« Ton père n’aura plus de chagrin à partir de ce jour.»

Il appela Al-Hassan et Al-Houssayn leur donna un baiser et recommanda le bien à leur égard, puis fit venir ses épouses auxquelles il consacra des exhortations et des rappels. Sa douleur s’intensifiait, mêlée du poison qu’il avait consommé à Khaybar. A cet égard il disait :

« Aicha, je ne cesse de sentir l’effet du mets que j’avais consommé à Khaybar. Je sens à présent mon artère aorte se rompre à cause de ce poison.»

Il s’était couvert le visage avec un morceau à lui qu’il enlevait toutes les fois qu’il se sentait gêné disant : «Il en est ainsi ». Ses dernières paroles et ses dernières recommandations au gens furent :

« Qu’Allah maudisse les juifs et les chrétiens qui ont adopté comme lieu de prière la tombe de leurs prophètes (avertissement contre les pratiques de celle-ci) ne confinez pas ma religion en Arabie. »

Il fit aux gens une recommandation en disant :

« La prière, la prière et la bienfaisance.»

Cela, il le répéta plusieurs fois.



L’agonie



L’agonie commença. Aicha l’appuya sur elle tout en disant : « Il est des faveurs qu’Allah m’a accordées : le fait que le Messager d’Allah meure chez moi appuyé contre ma poitrine et qu’au moment de sa mort s’unissent ma salive et la sienne.»

A ce moment précis, entra Abdû-ar-Rahman ibn Abû Bakr tenant dans sa main un cure-dents. Alors, je lui dis : « Je te donne ?» Il opina la tête. Ensuite je lui donnai et il tint fortement, après, je lui dis : « Veux-tu que je te le ramollisse ?» Il opina la tête. Alors, je ramollis le cure- dents ; après quoi, il le réclama. Un certain rapport précise que le Prophète s’est bel est bien curé les dents. Alors que devant lui, il y avait une cafetière contenant de l’eau, il se mit à y introduire ses mains pour ensuite les passer sur son visage en disant :

« Il n’y a de divinité en vérité qu’Allah. Certes ! La mort comporte un état comateux. »

Dès qu’il eu fini de se curer les dents, il leva sa main ou son doigt et du même coup son regard était tourné vers le plafond. Ses lèvres bougèrent. Alors Aicha lui prêta l’oreille et l’a entendu dire :

« Avec ceux à qui tu as accordé tes faveurs parmi les Prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux. Seigneur ! Pardonne-moi ! Sois clément avec moi ! Fais-moi rejoindre l’Éternel ! Seigneur ! L’Éternel».

Il répéta trois fois les dernières paroles puis sa main s’inclina et il rejoignit l’Éternel. Certes ! Nous appartenons à Allah et c’est à Lui que nous retournerons.

Cet évènement eu lieu un peu après le milieu de la matinée du lundi 12 du mois de Rabi'oul Awwal de l’an 11 de l’Hégire, alors que le Messager d’Allah avait 63 ans et 4 mois.



La grande tristesse des compagnons


La douloureuse nouvelle se répandit. Médine s’obscurcit dans ses compartiments et ses horizons. À cet égard, Anas dit : « Je n’ai jamais vu un jour aussi beau et lumineux que celui où nous avons rencontré le Messager d’Allah. Je n’ai jamais vu un jour aussi obscur et aussi laid où celui-ci nous a quittés.»

Après la mort du Prophète, Fatima dit : « Mon père a été rappelé à Allah. Son abri sera le paradis firdaws. Nous en annonçons la mort à Jibril.»



La position de Omar


Omar ibn el Khattab, debout se mit à dire : « Certains des hypocrites prétendent que le Messager d’Allah est mort, non ! Le Messager d’Allah n’est pas mort ; il est allé auprès de son Seigneur, de la même manière que l’avait fait Moussâ ibn Imran qui, pendant 40 nuits avait quitté son peuple pour ensuite rejoindre celui-ci, après qu’on eût dit qu’il été mort. Par Allah ! Le Messager d’Allah reviendra à coup sûr et coupera les mains et les pieds de ceux qui prétendent qu’il est mort. »


La position d’Abû Bakr

Abû Bakr arriva, monté sur un cheval, en provenance de sa maison située à As-Sanh. Il descendit et entra dans la mosquée sans ne rien dire à personne. Aussitôt les gens vinrent à lui, laissant Omar là où il était. Alors, Abû Bakr dit : « À Présent, ceux d’entre vous qui adoraient Muhammad, qu’ils sachent que Muhammad est mort. Ceux d’entre vous qui adoraient Allah, qu’ils sachent qu’Allah est vivant et ne saurait mourir. En effet Allah dit :


« Muhammad n'est qu'un messager - des messagers avant lui sont passés. S’il mourait, donc, ou s’il était tué, retourneriez-vous sur vos talons ? Quiconque retourne sur ses talons ne nuira en rien à Allah; et Allah récompensera bientôt les reconnaissants. »
Sourate 3 : 'La famille d'Imran’- verset 144


A ce propos Ibn Abbas dit : « Par Allah ! On eut dit que les gens ne savaient par qu’Allah avait révélé un tel verset avant sa récitation par Abû Bakr. Tous saisirent le verset qu’ils se mirent à répéter sans exception.»

Selon Ibn Al-Moussayyib, Omar dit : « Par Allah ! Dès que j’entendis Abû Bakr récité le verset, je me sentis vide au point de basculer et de m’affaisser à terre. C’est alors que je compris que le Messager d’Allah n’était plus.»



Préparatifs et modalités de l’enterrement


La divergence au sujet de la succession alla bon train avant les préparatifs. Il eut des discussions, des dialogues et des polémiques entre les Mouhajirines et les Ansar à Saqifat Banî Saida. Finalement, ils s’entendirent sur Abû Bakr comme successeur (calife).

Toute la journée du lundi fut consacrée à cette discussion. Les gens ne s’occupèrent des préparatifs de l’enterrement que tard dans la nuit du mardi. C’était presque vers le matin.

Pendant ce temps le corps béni du Prophète était sur le lit, couvert d’une robe de soie noir et inaccessible dans la mesure où la famille avait refermé la porte. Le mardi, on fit le toilettage du Messager d’Allah sans lui ôter ses vêtements. Les toiletteurs était Al-Abbâs, Ali, Al Fadl et Kathm (les 2 fils d’Al Abbas), Sakran, l’esclave affranchi du Messager d’Allah, Oussama ibn Zayd et Aws ibn Khouli. Al Abbas et Kathm le retournaient ; Oussama et Sakran déversaient l’eau, Ali faisait le toilettage et Aws l’appuyait contre sa poitrine. On le lava trois fois avec de l’eau contenant du cidre (le jujubier). L’eau provenait d’un puits appelé Al-Ghars, appartenant à Saad ibn Khaythama et situé à Qoubâ, puits de l’eau duquel il avait l’habitude de boire. Par la suite, on l’enveloppa dans trois vêtements blancs ne comportant ni chemise ni turban. La place où on l’on devait l’enterrer suscita ensuite une divergence.
À cet égard, Abû Bakr dit : « Moi j’ai entendu le Messager d’Allah dire :

« Tout Prophète qui décède est enterré au lieu même du décès.»

Sur ce, Abû Talha souleva le lit de mort, creusa en dessous et fit de la tombe un sépulcre.

Après cela, les gens entrèrent dans la chambre par vague de dix et prièrent sur le Messager d’Allah individuellement, sans nul besoin d’un imam. D’abord, ce fut les gens de son clan qui accomplirent leurs prières, suivis des Mouhajirines et des Ansar, les femmes aussi prièrent sur lui, après les hommes. Enfin prièrent sur lui les enfants et d’autres femmes.

Toute la journée du mardi fut consacrée à ces prières et cela s’étendit jusqu’au début de la nuit de mercredi. À propos de l’enterrement Aicha dit : « Nous ne sûmes qu’on enterrait le Messager d’Allah que lorsque nous eûmes entendu le bruit des pelles dans les profondeurs de la nuit. » Un certain rapport mentionne : « A la fin de la nuit du mercredi.»


Like a Star @ heaven source :Auteur : Pr Safi Ar-Rahman al-Moubarakfouri, Pr de l'université salafiste de l'Inde.
Révisé par l'association Aux Sources de l'Islam
Extrait du livre "LE NECTAR CACHETE" Édition Darussalam
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Oum sajida
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MessageSujet: Re: Le décès du Prophète   Mar 4 Mai 2010 - 11:35

La mort du Prophète :saws:



Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.



1ère partie

Le sujet d'aujourd'hui c'est la mort du prophète :saws: . La mort du prophète :saws: est la pire des épreuves qui ait pu toucher la communauté de l'islam.
Le prophète :saws: avait pour habitude quand il faisait ses sermons de se tenir sur le tronc d'un palmier, et lorsqu'on lui construisit une chaire (un minbar) et qu'il ne se tenait plus sur ce tronc pour faire ses sermons, on entendait dans la mosquée des pleurs ressemblants à des pleurs d'enfants provenant de ce tronc. Le prophète :saws: est alors descendu du minbar et a pris le tronc dans ses bras et a dit: "si je ne l'avais pas pris dans les bras, il aurait pleuré jusqu'au jour dernier".

Al hassan albassri quand il racontait ce récit, il pleurait et disait "du bois pleure pour le prophète :saws: , vous devriez être plus en droit que le bois d'affectionner le prophète :saws: ".


Le prophète :saws: vers la fin de sa vie essayait de faire comprendre à ses compagnons qu'il était temps pour lui de quitter ce monde. Un jour, il dit: "Dieu a donné le choix à un serviteur entre cette vie d'ici-bas ou ce qui est auprès de Dieu et il a choisit ce qui est auprès de Dieu". Abou bakr se mit à pleurer, et abou said qui rapporte ce hadith dit: "je me suis dit mais qu'est-ce qui le fait pleurer? Dieu a donné ce choix à serviteur et ce serviteur a choisit ce qui est auprès de Dieu! Et en fait j'ai compris plus tard que le serviteur dont il s'agissait c'était le prophète :saws: et abou bakr était bien plus savant que nous, il l'avait compris!"


Ce prêche eu lieu 5 jour avant le décès du prophète :saws: . Retraçons donc les derniers jours du prophète :saws: sur terre.
En cette dernière année déjà, le prophète :saws: avait fait le pèlerinage et ses compagnons sentirent que c'était presque la fin. Puisque pendant ce pèlerinage, le jour de la station ‘Arafa, Allah révéla le verset qui dit: "aujourd'hui j'ai parachevé pour vous votre religion, et je vous ai comblé de mes bienfait et j'ai choisit pour vous comme religion l'islam".

Quand le prophète :saws: récita ce verset devant ses compagnons, Omar ibn alkhattab se mit à pleurer et on lui demanda pourquoi et il s'expliqua: "il n'y a après le parachèvement, la perfection que le défaut et le manque". Puis au moment de la lapidation de la grande stèle le prophète :saws: dit: "prenez de moi vos adorations, il se peut que je ne vous rencontrerais plus l'année prochaine". Puis pendant les jours du Tachriq (les trois jours qui suivent le jour du sacrifice) Allah révéla la sourate la victoire le prophète :saws: informa sa fille Fatima de son proche décès, et elle pleura mais le prophète :saws: lui dit: "ne pleure car tu seras la première de ma famille à me rejoindre".

Après ce pèlerinage le prophète :saws: retourna à Médine et il envoya une expédition en Syrie et il nomma à la tête de cette expédition, oussama ibnou zayd. Et c'est que le prophète :saws: commença à se plaindre des douleurs qui annonçaient la fin. La première de ces douleurs était une forte migraine.

Aicha raconte que le prophète :saws: un jour revint d'un enterrement qui eu lieu au cimetière des compagnons de Médine (al baqi’), et Aicha lui dit: "j'ai mal à la tête" le prophète lui répondit: "si tu savais comment moi j'ai mal à a la tête". Et le prophète dit: "qu'y a-t-il de mal si tu meurs avant moi et que je m'occupe moi-même de ton lavage et de tes funérailles?" Aicha lui répondit: "on dirait que c'est tout ce que tu attends, pour que dés que je meurs, tu te maries ici même dans ma maison". Le prophète :saws: sourit.

Pendant ces derniers jours le prophète :saws: était pris de fortes douleurs, et il allait chaque jour chez une de ses épouses en disant: "chez qui suis-je demain?" pour faire comprendre à ses femmes qu'il n'était plus capable de se déplacer et de changer ainsi chaque jour de demeure.

Lorsqu'il se trouva chez Maymouna, il demanda l'autorisation à ses épouses de se rendre chez Aicha et d'y rester pour être soigné, et elles acceptèrent.
Le prophète :saws: malgré ses douleurs continuait à sortir pour guider la prière, mais quand il n’arrivait plus à guider, il demanda à aboubakr de guider la prière à sa place.

A un moment, où le prophète :saws: sentit une accalmie dans sa maladie, il sortit pour prier et il était tenu entre deux de ses compagnons, et alors que abou bakr guidait la prière, il voulut reculer pour laisser la place au prophète :saws: , mais le prophète :saws: lui fit signe de rester.

Le jeudi avant sa mort, des compagnons s'étaient rassembler chez lui, et le prophète :saws: dit: ramenez-moi un scribe, et je lui dicterais un livre à écrire pour que vous ne soyez plus égarer après moi. Les compagnons présents divergèrent, certains voulaient répondre à la requête du prophète :saws: , et d'autres disaient, c'est la douleur qui est plus forte que le prophète :saws: , et qui le fait dire ça nous avons déjà le coran. Et quand le prophète :saws: les vit diverger à ses cotés il leur dit: allez vous en!

Ensuite le prophète voulait sortir auprès des gens pour leur faire un sermon avec des recommandations. Il demanda à ce qu'on verse sur lui de l'eau pour se laver. Ses épouses le placèrent dans un bassin, et lui versaient de l'eau, puis il sortit et guida les gens dans la prière, et leur fit un sermon alors qu'il était malade. Dans ce sermon il dit: "je n'ai en aucun cas le droit de choisir parmi vous un confident. Allah a choisit comme confident Abraham. Et si je devais vraiment en choisir un, j'aurais choisit abou bakr. Les communautés d'avant vous faisaient des tombes de leurs prophètes et des gens pieux des temples, ne faites pas de même je vous l'interdit."

Après ce prêche le prophète :saws: ne sortit plus, le vendredi, le samedi et le dimanche. Et quand vint, le lundi, à l'aube alors que abou bakr guidait les compagnons dans la prière de l'aube, le prophète :saws: ouvrit le rideau qui séparait sa chambre de la mosquée.

Le prophète leur sourit et aboubakr voulu reculer pour lui laisser la place et les compagnons pensaient qu'à ce moment le prophète allait sortir, mais le prophète :saws: leur fit signe de terminer leur prière. Puis le prophète :saws: referma le rideau et il mourut ce matin là.

Sachez que le prophète :saws: a sentit de fortes souffrances pendant son agonie à un tel point que Aicha dit: "je ne déteste pas voir quelqu'un souffrir en mourrant après que j'ai vu comment le prophète :saws: a souffert". Aicha par cette parole rectifie une idée répandue chez les gens qui est de dire que lorsque quelqu'un soufre en mourrant, c'est mauvais signe.

Non puisque le prophète :saws: lui-même a souffert.
On rapporte aussi qu'à un moment pendant son agonie, sa fille Fatima dit: "O quel malheur touche mon père aujourd'hui!" et le prophète :saws: lui répondit: "il n'y aura plus de malheur sur ton père aujourd'hui!"

A un moment, où le prophète :saws: sentait fortement la douleur, il s'évanouit puis lorsqu'il se réveilla il regardait vers le haut, et il dit: "je choisit le plus haut degrés du paradis".

Aicha dit: " donc il ne nous choisit pas".
Aicha disait: " parmi les bienfaits d'Allah pour moi, c'est que le prophète :saws: décéda le jour où c'était mon tour de le garder, et il décéda dans ma chambre et sur dans mon giron".

Elle rajoute "Allah a même rassembler ma salive à la sienne au moment de sa mort. Abdourrahman (le frère de Aicha) entra, et il tenait un siwak à la main et le prophète :saws: suivait ce siwak des yeux. Aicha lui dit "j'ai l'impression que tu le veux et il fit signe de sa tête pour dire oui, alors je le pris mais comme il était dur, je le ramolli avec ma salive puis je le lui donnais pour qu'il l'utilise".

A un autre moment, le prophète :saws: prenait de l'eau de sa main et s'essuyait le front, et il répétait "gloire à Allah la mort a une ivresse" jusqu'à ce qu'il mourut et son bras tomba.
Quand il mourut Aicha l'allongea et le recouvrit d'un drap, et les deux compagnons Omar ibn alkhattab et Almoughira ibnou chou’bah demandèrent l'autorisation d'entrer.

Ils entrèrent et Omar dit : le prophète n'est pas mort, il s'est juste évanoui. Mais al moughira ibnou chou’bah dit "le messager de Dieu est mort" et Omar lui répondit "tu mens! Le prophète ne mourras pas jusqu'à ce qu'Allah fasse périr les hypocrites" puis Omar sortit auprès des gens, et il menaçait de tuer ou de couper les membres de tous ceux qui oseraient dire que le prophète :saws: est décédé.

Abou bakr qui était chez lui fut informé de la divergence entre les compagnons sur le décès ou non du prophète :saws: . Abou bakr se rendit jusque chez le prophète :saws: , il s'abaissa lui embrassa le front et dit: "je sacrifierais père et mère pour toi O messager d'Allah, tu étais bon de ton vivant et tu l'es aussi pendant ta mort". Puis il entra à la mosquée, alors que Omar était en train de parler aux gens en leur disant que le prophète :saws: n'était pas mort.

Abou bakr lui demanda de s'asseoir, mais il refusa et les gens se rassemblèrent autour de Abu bakr et il dit: "ceux d'entre vous qui adoraient Mohammad et bien Mohammad est mort et ceux qui adorent Allah et bien Allah est le vivant qui ne meurt jamais".
Omar dit "quand j'entendis ces paroles d'Abou bakr, je compris que le prophète :saws: était bien mort et je suis tombé à terre"

C'est d'Allah que nous venons et c'est à lui que nous retournons.


2ème partie

Le reste de cette journée du lundi où le prophète :saws: décéda, les compagnons s'occupèrent à nommer immédiatement un calife, un successeur au prophète :saws: et quand ils nommèrent Abou bakr, ils s'occupèrent des funérailles du prophète :saws: le mardi.
Ils se demandèrent s'ils devaient laver le prophète avec ses vêtements ou sans ses vêtements. Ils divergèrent alors Allah les endormit et ils entendirent quelqu'un sans savoir qui leur dire "lavez le prophète avec ses vêtements".

Aicha dit "si je n'étais pas dépassée ce jour là, par tout ce qui arriva je me serais occuper moi-même de laver le prophète ". Puis ils l'enveloppèrent dans trois draps, trois linceuls. Puis pour la prière funéraire, ils prièrent trois prières consécutives, d'abord celle des hommes ensuite les femmes ensuite les enfants. Et pour l'enterrement, ils se demandèrent où l'enterrer alors Abou bakr dit "j'ai entendu le prophète un jour dire là où un prophète meurt c'est là qu'il doit être enterré" ils l'enterrèrent donc à cet endroit et il fut donc enterré le mardi soir dans la nuit du mardi au mercredi. Fatima la fille du prophète :saws: leur dit " comment avez-vous pu recouvrir le prophète :saws: de terre?" .Anas ne répondit pas à Fatima, car il pris en compte la tristesse dans laquelle elle se trouvait. Fatima leur posa cette question parce qu'elle savait qu'ils aimaient tant le prophète :saws: , mais si les compagnons l'ont fait, c'est uniquement par amour du prophète et de sa sounnah et en suivant ses enseignements.

Le mercredi à l'aube Bilal fit l'appel à la prière, et il ne sut se contenir pendant l'appel à la prière, il pleura et toute la ville de Médine se mit à pleurer.

Quelle calamité donc pour la communauté et pour la ville de Médine. Anas rapporte, quand le prophète entra dans la ville de Médine, tous ce que contenait la ville s'illumina et quand il décéda tous ce que contenait la ville s'obscurcit.
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Le décès du Prophète

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