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 Douceur & sévérité dans la prédication

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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Douceur & sévérité dans la prédication   Sam 31 Jan 2009 - 13:47

Douceur & sévérité dans la prédication

Débat entre cheikh Al Albâni et un individu au sujet du comportements des Salafis dans la prédication (Da'wa)





Le questionneur : La douceur et la mansuétude sont reconnu comme des sounans (pluriel de Sounnah : tradition) du prophète !

Le cheikh : Ceci est exact.

Le questionneur : La douceur, sont utilisation dans la prédication, est-elle obligatoire ou bien préférable ?

Le cheikh : Obligatoire !

Le questionneur : Les Salafîs, avec leur diversité individuel, sont connu - et il se peut que cela soit vrai – pour leur sévérité et leur manque de douceur, et leur sévérité dans la prédication. Donc, si tu penses que ceci est exact, et c’est ce que je pense, quel est ton commentaire à ce sujet ?

Le cheikh : Avant toute chose, il y a une remarque à faire sur tes paroles ! C’est ta phrase : « et il se peut que cela soit vrai ». C’est bien ça ?

Le questionneur : j’ai dit : « si tu pense que ceci est exacte »…

Le cheikh : Non, avant ça ! Tu as dis : « et il se peut que cela soit vrai », c’est à dire qu’ils sont connu pour être dur et tu as ajouter : « et il se peut que cela soit vrai ». Tu l’as dit ou pas ?

Le questionneur : Oui effectivement, je l’ais dit !

Le cheikh : il y a donc ici une remarque à faire. Nous attirons l’attention de nos frères, lorsqu’ils parlent de cette manière, sur le fait que cette parole est la parole des politiciens (des diplomates). Ce n’est pas ce qu’ils voulaient dire mais la langue a été érigée comme preuve de ce qui ce trouve dans le cœur. Lorsque l’orateur dit au sujet d’une chose « il se peut que cela survienne », on trouve alors en face, la parole : « il se peut que cela ne survienne pas ». N’est-ce pas exact ?

Le questionneur : oui !

Le cheikh : Très bien ! Maintenant nous revenons sur ta question avec deux point puis je poursuivrai la réponse. Est-tu certains de la véracité de ce qui est reproché au Salafîs : qu’ils n’ont pas de douceur et qu’il sont dures ? Je te pose cette question car tu a dit : « et il se peut que cela soit vrai ».

Le questionneur : non, je me suis excusé pour le « il se peut que »

Le cheikh : d’accord, donc nous écoutons la question corrigé.

Le questionneur : Je la redis ?

Le cheikh : Non ! Ne la redit pas puisqu’elle est erronée. Ou sinon pourquoi t’es tu excusé ? Non, tu reformule simplement ta question sans le « il se peut que… » ! Compris ?

Questionneur : la douceur et la mansuétude dans la prédication sont obligatoires. Et je vise dans ma question la prédication, non la personnalité ou dans la vie. Je vise la prédication seulement. Elles sont donc obligatoire. D’après moi, les Salafîs sont connu pour manquer de douceur et de mansuétudes dans la prédication. C’est ce que je pense.

Le cheikh : fait tu partie des Salafîs ?

Le questionneur : Oui je l’espère !

Le cheikh : tu l’espère !

Le questionneur : Oui !

Le cheikh : Fait tu partie de ces Salafîs qui sont dures ?

Le questionneur : Si je devais faire mon éloge… !

Le cheikh : ce n’est pas une question d’éloge c’est une question de présentation de la réalité. Tu as posé cette question au nom du conseil ! Lorsque je t’es posé la question : « est ce que tu fait partie de ces Salafis dures », ce n’est pas pour entrer dans le thème de l’éloge de soit. Je veux simplement que tu exposes une réalité. Par exemple, si tu m’avait posé cette question, je t’aurais répondu : « d’après moi, je ne suis pas dure ». Ceci ne signifie pas que je fais mon propre éloge. J’exprime simplement ma réalité. Réfléchis donc bien à la question !

Le questionneur : ma réponse est semblable à la tienne !

Le cheikh : Par conséquent, il n’est pas permis de généralisé en disant que les Salafîs sont dures ! Il faudrait plutôt dire : « certains d’entre eux sont dures ». C’est claire jusque là ?
Nous disons donc que certains Salafîs exagèrent. Mais à ton avis, est ce que cette caractéristique est propre aux Salafis ?

Le questionneur : Non !

Le cheikh : par conséquent, quel intérêt y a t’il à poser cette question ? Ceci d’une part. Et d’autre part, est ce que cette douceur, dont nous avons dit qu’elle était obligatoire, est obligatoire en toute circonstance, tout le temps ?

Le questionneur : Non !

Le cheikh : Conclusion : premièrement il ne t’es pas permis, à toi et à tes semblables, de décrire une partie des gens d’une certaine manière puis ensuite de généraliser cette description à l’ensemble des gens. Deuxièmement, il n’est permis d’appliquer cette description sur un musulman, peu importe qu’il soit un Salafî ou un Khalafî – conformément à notre définition de ces expressions -, que dans le cadre d’une circonstance précise puisque nous sommes d’accord sur le fait que la douceur n’est pas légiférée en toute circonstance. Nous savons que le prophète a usé de la sévérité d’une manière que les gens aujourd’hui réprouveraient profondément si les Salafîs en avait usé de la même façon. Par exemple, tu te souvient certainement de l’histoire d’abou Sanâbil : une femme enceinte dont le mari est décédé pendant sa grossesse accouche de son enfant. Il lui fut rapporté du prophète que la femme enceinte dont le marie décède pendant la grossesse voit sa période d’attente se terminer à l’accouchement. Le hadith qui se trouve dans le Sahih de Al-Boukharie dit que la femme s’est fait belle et a mis du Kheul. Abou sanâbil la vit. Il lui avait demandé sa main auparavant, mais elle refusa. Il lui dit : « il ne t’es pas permis de te marier avant d’avoir passé la période d’attente en rapport avec la mort [de ton marie]», c’est a dire quatre mois et dix jour. C’est une femme qui apparemment tenait à sa religion. Elle a donc mis sont Jilbâb et alla voir le prophète . Elle lui raconta ce que abou sanâbil lui a dit. Le prophète a dit : « Abou sanâbil a menti ». Est ce de la douceur ou bien de la sévérité ?

Le questionneur : c’est certes de la sévérité !

Le cheikh : de qui provient-elle ? Du prophète sur lequel Allah a dit : « Mais si tu était rude, au cœur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage » [1] .Donc, le principe de la douceur n’est pas une règle absolue, comme nous l’avons dit tout à l’heure, mais le musulman doit usé de douceur au moment opportun et de sévérité au moment opportun.
Un autre exemple qui se trouve dans le musnad de l’imâm Ahmad : Alors que le prophète faisait son prône du vendredi, un homme se leva et dit : « Si Allah et son messager le veulent !», le prophète dit alors : « M’a tu pris pour égale d’Allah ?! Dis plutôt Si Allah le veut » c’est de la sévérité ou bien de la douceur ? […] de la même manière dans le hadith de l’homme qui fit le prône du vendredi devant le prophète en disant : « celui qui obéi à Allah et à son messager est bien guidé, tandis que celui qui leur désobéis tous deux est égaré », le prophète lui dit : « Quel mauvais prôneur tu fais ! ». La principale chose à retenir est qu’il y a d’un côté la manière douce et de l’autre la manière dure. Après que l’on soit tombé d’accord que l’utilisation de la douceur n’est pas une règle absolu. On n’emploi pas la douceur tout le temps, en toute circonstance. Et on n’emploi pas non plus la sévérité tout le temps. On doit donc tantôt utiliser la douceur et tantôt la sévérité.
Maintenant, puisque les Salafîs dans leur globalité son accusé de dureté, et de sévérité. Ne pense tu pas que les Salafîs, par apport aux mouvements, groupes et partis musulmans, ne se soucis t’ils pas plus que les autres de connaître les lois de la législation et d’appeler les gens vers elles ?

Le questionneur : sans aucun doute ! Oui !

Le cheikh : très bien ! Donc, à cause de ce soucis qui surplombe le soucis des autres, ils (les non Salafîs) perçoivent l’exhortation au bien et l’interdiction du mal comme une sévérité (une exagération), même si tout deux sont accompagné de douceur. Ils diront : « c’est de l’exagération », d’autre diront : « ce n’est plus l’époque pour cela», et d’autre sont aller encore plus loin dans l’égarement en disant : « apprendre le Tawhid (l’unicité) divise les rangs aujourd’hui ».
Par conséquent, ce à quoi je voulais en venir avec toi est que ce sujet est un sujet relatif aux personnes. Par exemple, un homme qui n’est pas très versé dans la prédication, et en particulier dans les sujets de fiqh qu’ils surnomment « épluchures » ou « sujets secondaires », ce type d’individu percevra la recherche sur un sujet de fiqh comme une exagération, même si tu emploi la manière douce.
Toi en tant que Salafî tu ne doit pas répandre parmi les gens, même si ceux-ci sont peu nombreux aujourd’hui, que les Salafîs sont dures. Car comme nous en avons convenu précédemment, certains seulement le sont, comme le furent certains compagnons eux mêmes. Il y avait parmi les compagnons certains qui étaient doux et d’autres qui étaient dures. Peut être connaît-tu l’anecdote de l’Arabe qui voulait uriner dans la mosquée ? Qu’ont voulu faire les compagnons ? Ils ont voulu le frapper ! C’est de la douceur ou bien de la sévérité ? Certes de la sévérité ! Que leur a dit le messager d’Allah ? Il leur a dit : « laissez le !». Donc, peu de gens sont à l’abri de tomber dans la sévérité. Mais la vérité, c’est que la prédication doit être à la base bâtie sur la sagesse (Hikma) et sur la bonne exhortation. Et fait partie de la Hikma le fait d’employer la douceur au moment opportun et la sévérité au moment opportun. Décrire ceux qui se sont distingué des autres groupes de la communauté par leur attachement énergique au livre et à la Sounnah dans la voie des pieux prédécesseurs comme étant dures dans leur totalité est à mon avis une injustice. Par contre, sachant que parmi les compagnons ils y en a qui ont usé de sévérité au mauvais moment, il est alors évident que ceux qui viennent après eux, comme nous par exemple, sont plus à même de tomber dedans. Prenons maintenant une personne en particulier connu pour être de tempérament doux, est il à l’abris de tombé dans la sévérité au moment non opportun ?

Le questionneur : Non !

Le cheikh : donc, barakallahou fîk, la question est close. La seule chose qui nous reste à faire c’est nous conseiller mutuellement. Si nous voyons une personne prêcher, conseiller, ou faire le rappelle d’une manière sévère sans justification, nous lui faisons alors le rappelle. S ‘il nous écoute, tant mieux. S’il a une objection à faire, nous l’écoutons et l’histoire est finie.

Le questionneur : Beaucoup de Salafîs usent de la sévérité et occultent la douceur. Il utilise la sévérité de manière injustifiée et n’utilisent pas la douceur lorsqu’il le faut. Ils ne sont pas une poigné. Nous disons certes que tous les groupes agissent de cette manière. Dans ma question je ne compare pas les Salafîs aux autres groupes. Les autres groupes ne m’intéressent pas, je parle ici des Salafîs seulement. Je dit que les Salafîs qui ont ce comportement sont nombreux et pas une poigné seulement. Ils éloignent les gens de la Salafiyya à cause de leur mauvais comportement dans la prédication. L’objectif de ma question, qu’a enregistré le frère mohammad, était d’obtenir de ta part un conseil promulgué en direction de ceux qui sont tombé dans cette sévérité.

Le cheikh : barakallahou fîk, un homme comme moi n’a pas besoin de promulgué un tel conseil alors que dans le même temps les Salafîs et les non Salafîs connaissent le versets que nous avons évoqué tout à l’heure : « appelle au sentier de ton seigneur par la sagesse et la bonne exhortation et discute avec eux de la meilleur façon » [16 :125], et ils lisent plus que les autres le hadith de ‘aïcha qu’Allah l’agrée lorsque ce juif est venu saluer le prophète en disant : « assam ‘alaykoum » (que a mort soit sur vous). ‘Aicha qu’allah l’agrée a entendu ce salut déformé et a sursauté derrière sont Hijâb de colère. Sa réponse fut : « Sur toi la mort, la malédiction et la colère divine ô frère de singe et de porc », tandis que le prophète ne dit rien d’autre que : « et sur toi aussi ».Et lorsque le juif sorti de chez le prophète , il réprimanda ‘Aicha en lui disant : « ô ‘Aicha, la douceur lorsqu’elle se trouve dans une chose elle l’embellie, et lorsque la violence se trouve dans une chose elle le déshonore ». Elle dit : « ô Messager d’Allah n’a tu pas entendu ce qu’il a dit ? », il lui répondit : « n’a tu pas entendu ce que j’ai répondu ? ». Donc, ici ‘Aicha qui fut élevé pendant de nombreuses année dans la maison de la prophétie et du message ne pu s’empêcher de tombé dans l’emploi de la sévérité au lieu d’utiliser la douceur qui était préconisé ici. Que doit-on dire alors des Salafis qui n’ont pas été élevé dans la maison du prophète. Bien au contraire, je vais dire maintenant une chose que tu as sûrement déjà entendue dans l’une des cassettes enregistrées. Le fléau du monde musulman aujourd’hui, ce fléau qui est à l’opposé « du renouveau de l’Islam », c’est que ce renouveau de l’Islam se fait sans éducation musulmane. Il n’y a pas d’éducation musulmane aujourd’hui. C’est pour cela que je pense qu’il se passera un très long moment avant que l’influence de ce renouveau scientifique (=du point de vu de la science) n’est de l’effet sur le renouveau éducatif (du point de vu de l’éducation) de la génération qui est en train de se construire dans le cadre du renouveau de l’Islam. Ces enfants sont sous la miséricorde d’Allah. Il y a ceux qui en sont proche et ceux qui en sont éloigné. Sur l’idée, personne ne te contredira sur le fait que la prédication est basée sur la douceur et la bonne exhortation. Mais le plus important, c’est l’application. Or l’application nécessite un guide, un éducateur qui va éduquer des dizaines d’étudiants qui à leur tour deviendrons des éducateurs et ainsi de suite l’éducation se propagera progressivement.
Et il ne fait aucun doute que comme l’a dit Allah : « et ne l’atteindrons que ceux qui endurent, et il n’est donné qu’à ceux qui sont atteint par une grâce infinie » [41 :35] et nous demandons à Allah de faire que nous faisions partie de la communauté du milieu, sans exagération et sans laxisme.





Fin

voici une traduction complète de la cassette fait pas nos frère de salafis de l'est :
http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=10167
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