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 Le jeûne de la femme enceinte ou qui allaite

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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Le jeûne de la femme enceinte ou qui allaite   Jeu 29 Jan 2009 - 12:47

La femme enceinte et allaitante : droits et devoirs

Shaikh Muhammad Nasir- Din Al-Albâni



Question :

J'ai lu dans le livre « La description du jeûne du prophète durant le mois de Ramadan », de Salim Hilali et ‘Ali Hasssan ‘Abdul-Hamid que la femme enceinte et celle qui allaite, si elles craignent pour leur vie ou celle de leur enfant, rompent leur jeûne et nourrissent (en guise d'expiation) pour chaque jour non-jeûné une personne indigente, sans avoir à accomplir ce jeûne ultérieurement. Quelle est la véracité de ces propos ? Nous espérons une explication qu'Allah vous récompense par un bien.


Réponse [5] :

Il ne leur est pas demandé de repousser ultérieurement leur jeûne, mais il leur est demandé, en guise d'expiation, de nourrir un pauvre pour chaque jour non jeûné. Telle est la réponse, la bonne réponse. Quant à la condition citée, qui est : « Si la femme enceinte ou la femme qui allaite craint pour sa vie ou celle de son enfant », cette condition a été établie à partir d'efforts personnels de certains savants. Elle ne peut être imposée à la femme enceinte ou la femme qui allaite car le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam)a dit : « Allah, l'Exalté, a dispensé de jeûne la femme enceinte et la femme qui allaite ».

Ibn ‘Abass a commenté le verset : « Quiconque d'entre vous est malade ou en voyage, jeûnera (plus tard) un nombre égal de jours. Et à ceux qui ne peuvent jeûner qu'avec difficulté, incombe, en expiation, de nourrir un pauvre ».

Il a dit : « La femme enceinte et la femme qui allaite doivent nourrir un pauvre ».

La condition précédemment citée est ici inexistante : que la femme enceinte ou celle qui allaite craint pour sa vie ou celle de son enfant.

En résumé : Il est donc permis à toute femme enceinte et à toute femme qui allaite de rompre son jeûne mais elles doivent en guise d'expiation nourrir un pauvre pour chaque jour non jeûné et elles ne sont pas tenues d'accomplir leur jeûne ultérieurement.



Notes :
[5] Fatwa extraite de la cassette numéro 25/2, face A.



Traduit par Abu Abdillah
Revu par les salafis de l'est


Dernière édition par Oum Mouqbil le Sam 31 Jan 2009 - 17:04, édité 4 fois
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Le jeûne de la femme enceinte ou qui allaite   Jeu 29 Jan 2009 - 14:38

jeûne de la femme enceinte et de celle qui allaite

SHeikh Muhammad Ibn Sâlih al-‘Uthaymîn (rahimahullâh)





Question :

Quand est-il de la femme enceinte ou celle qui allaite qui, tout en étant forte, active et résistante au jeûne, s’abstient de l’observer sans excuse, quel est le jugement sur cela ?


Réponse :

Il n’est pas permis à la femme enceinte ni à celle qui allaite de ne pas observer le jeûne du Ramadhân, si ce n’est pour une excuse valable. Si elle s’en abstient, il est obligatoire pour elle d’effectuer un jeûne de rattrapage [une compensation], sur la base de la parole d’Allâh – Ta’âla :

« Quiconque d’ entre vous est malade ou en voyage, devra jeûner un nombre égal d’autres jours » [1]

Le sens à cela est le malade. Si leur excuse consiste dans leur peur des effets du jeûne sur leur enfant, elles devront, selon l’avis de certains des Gens de science, procéder en plus du jeûne de rattrapage à un don de nourriture au profit d’un pauvre pour chaque jour de jeûne non jeûné. La nourriture peut être du blé, du riz, des dattes ou d’autres aliments consommés par les gens. Certains savants disent : elles peuvent se contenter du jeûne de rattrapage dans tous les cas. Car l’obligation du don de nourriture ne repose sur aucune preuve tirée du Livre et de la Sounnah. Le principe de base est que l’on est déchargé de son application jusqu’à la levée d’une preuve. C’est l’avis de l’imam Abû Hanîfa (rahimahullâh), qui s’avère être le plus solide. [2]


Question :

Concernant la femme enceinte qui craint les effets du jeûne sur elles-mêmes ou sur son enfant, et s’en abstient pour cette raison. Quel est le jugement ?


Réponse :

Notre réponse sur cela est : la femme enceinte ne se situe que dans deux cas :

Le premier de ces cas : elle n’a aucune excuse à ne pas jeûner.

Le deuxième de ces cas : est celui d’une femme enceinte incapable de jeûner soit pour une grossesse avancée, soit pour une faiblesse physique ou pour une autre raison. Dans ce cas, elle ne doit pas observer le jeûne. Elle doit éviter le jeûne si son fœtus risque d’en être affecté. Si elle cesse le jeûne, elle devient comme tous ceux qui sont autorisés à ne pas l’observer pour une excuse valable ; elle devra procéder à un jeûne de rattrapage en l’absence d’une excuse. Quand elle aura accouché et recouvré sa propreté rituelle, elle devra effectuer le jeûne de rattrapage [à titre de compensation]. Mais l’excuse liée à la conception de l’enfant est parfois suivie par l’excuse due à son allaitement. Car celui-ci nécessite que la mère se nourrisse bien, et particulièrement au cours des longues journées de l’été marquées par une chaleur ardente. En effet, elle a alors besoin de s’abstenir de jeûner pour pouvoir allaiter son enfant. Nous disons à celle qui se trouve dans ce cas : Rompez. Mais quand vous n’avez plus d’excuse, vous devrez procéder au rattrapage des jours non jeûnés.

Certains des Gens de science ont dit que si la femme enceinte qui allaite s’abstient de jeûner parce qu’elle craint pour son enfant en jeûnant, sans qu’elle craigne pour elle-même ; elle doit compenser ce jeûne en nourrissant un pauvre pour chaque jour de jeûne non jeûné […] [3]


Notes :
[1] Coran, 2/184
[2] Madjmu’ Fatâwa du SHeikh Ibn Uthaymîn, 19/161-162
[3] Madjmu’ Fatâwa du SHeikh Ibn Uthaymîn, 19/162-163

http://www.manhajulhaqq.com/spip.php?article454


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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Le jeûne de la femme enceinte ou qui allaite   Jeu 29 Jan 2009 - 14:43

Ibn Abbas



La femme enceinte et celle qui allaite :

Si elle éprouve de la difficulté ou craint pour elle ou pour son enfant, elle doit alors rompre son jeûne et nourrir un pauvre pour chaque jour non jeûné sans pour autant le rattraper.

Le compagnon Ibn Abbas qu’Allah l’agrée a dit : « Si la femme enceinte craint pour elle, et si celle qui allaite craint pour son enfant pendant le mois de Ramadhan, alors elles doivent rompre le jeûne, et nourrir pour chaque jour un pauvre sans pour autant le rattraper ».


http://www.sounna.com/spip.php?article154


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MessageSujet: Re: Le jeûne de la femme enceinte ou qui allaite   Lun 8 Mar 2010 - 2:07

Le jugement concernant le non accomplissement du jeûne
par la femme enceinte et la femme allaitante



Cheikh Mohamed Ali Ferkous

La question :

Que doivent la femme enceinte et la femme allaitante faire au cas où elles ne feraient pas le jeûne du mois de ramadan ? Est-ce qu'elles jeûnent ultérieurement les jours q'elles n'ont pas jeûnés ou doivent-elles nourrir un pauvre (pour chaque jour) à titre de compensation ?

La réponse :

Louange à Allah, Maître des Mondes; et paix et salut sur celui qu'Allah a envoyé en qualité de miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ses frères jusqu'au jour de la résurrection. Ceci dit :



Si la femme enceinte et celle qui allaite ne pourraient pas supporter le jeûne, ou auraient craint pour elles-mêmes ou pour leurs enfants; elles ne doivent pas jeûner ultérieurement les jours q'elles n'ont pas jeûnés. Cependant, si elles n'accomplissent pas le jeûne, elles doivent nourrir un pauvre (pour chaque jour) à titre de compensation, conformément au hadith du Prophète  : «Allah  a épargné au voyageur la moitié de la prière et a épargné le jeûne au voyageur, à la femme allaitante et à la femme enceinte» [1].Ainsi, le fait de jeûner ultérieurement les jours où on a laissé le jeûne a été prescrit pour le voyageur dans le verset suivant :

{وَمَنْ كَانَ مَرِيضًا أَوْ عَلَى سَفَرٍ فَعِدَّةٌ مِنْ أَيَّامٍ أُخَرَ} [البقرة :185]

«Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu'il jeûne un nombre égal d'autres jours»  [El-Baqara (La Vache): 185]
et la compensation en nourrissant un pauvre pour chaque jour a été prescrite pour le vieil homme, la vieille femme, la femme enceinte et celle qui allaite dans le verset :

{وَعَلَى الَّذِينَ يُطِيقُونَهُ فِدْيَةٌ طَعَامُ مِسْكِينٍ}[البقرة :184]

« Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter (qu'avec difficulté), il y a une compensation : nourrir un pauvre » [El-Baqara (La Vache): 184]. L'opinion considérée à ce sujet est que la femme enceinte et la femme allaitante doivent laisser le jeûne tout en nourrissant obligatoirement un pauvre pour chaque jour sans avoir recours à un jeûne ultérieur. Cela est la même opinion qu’Ibn Abbâs et Ibn `Omar ont adoptée. Il a été authentiquement rapporté qu'Ibn Abbâs  a dit : «Si, en jeûnant le mois de ramadan, la femme enceinte a craint pour elle-même et la femme allaitante a craint pour son enfant; elles doivent alors laisser le jeûne et nourrir à titre de compensation un pauvre pour chaque jour et ne doivent point jeûner ultérieurement (les jours q'elles n'ont pas jeûnés)[2]. Il a été rapporté aussi que le même compagnon a dit à l'une de ses jeunes esclaves qui était en état de grossesse ou en période d'allaitement : «Tu es du nombre de ceux qui ne peuvent pas supporter le jeûne ; tu dois alors nourrir un pauvre (pour chaque jour) à titre de compensation et tu ne dois point faire le jeûne ultérieur (des jours que tu n'as pas jeûnés)» ([3]). Ed-Dâraqoutni a rapporté qu'Ibn `Omar a répondu à la question que lui a posée sa femme qui était en état de grossesse, en disant : «Tu dois laisser le jeûne et nourrir un pauvre (pour chaque jour) à titre de compensation et tu ne dois point faire le jeûne ultérieur (des jours que tu n'as pas jeûnés)»[4]. Du moment que l'opinion d' Ibn Abbâs et Ibn `Omar était répandue au milieu des compagnons sans qu'aucun d'eux ne la contredise; cette opinion est devenue alors une référence à laquelle la plupart des ulémas ont été unanimes. Ce qui est connu chez les spécialistes des fondements de la jurisprudence comme «L'unanimité muette»([5]). D'autre part, l'explication d'Ibn Abbâs  se rapporte à la cause de la révélation du verset ; et parmi les règles établies dans les sciences relatives au hadith est que l'explication d'un compagnon qui se rapporte à la cause de la révélation du verset a le même statut du hadith élevé ([6]). Un statut pareil est considéré supérieur aux autres propos qui se fondent sur l'avis et l'analogisme.

Remarques :

1.      La femme allaitante ayant les lochies doit faire le jeûne ultérieur des jours qu'elle n'a pas jeûnés et ne doit pas nourrir un pauvre (pour chaque jour) en compensation; car les lochies empêchent le jeûne contrairement à la période où la femme est en son état physique pur.

2.      Elle doit aussi jeûner si elle allaite son enfant moyennant le biberon ; car ainsi, elle n'est pas considérée réellement comme une femme allaitante.

3.      Il existe dans le site une autre fatwa qui correspond à celle-ci et qui peut être bénéfique. La fatwa est intitulée : «Concernant la permission de laisser le jeûne pour la femme allaitante avec l'obligation de nourrir un pauvre (pour chaque jour) en compensation».

Le savoir parfait appartient à Allahعز وجل, et notre dernière invocation est qu'Allah, Seigneur des Mondes soit Loué, et que prière et salut soient sur notre Prophète, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ses frères jusqu'au jour de la résurrection.



Alger, le 10 Ramadan 1427 H,

correspondant au 3 octobre 2006 G.

[1] Rapporté par Abou Dâwoûd dans le chapitre du «jeûne» (hadith 2408), par Et-Tirmidhi dans le chapitre du «jeûne» (hadith 415), par En-Nassâ'i dans le chapitre du «jeûne» (hadith 2275), par Ibn Mâdjah dans le chapitre du «jeûne» (hadith 1667) par Ibn Khouzeïma (hadith 2042), par Ahmed (hadith 19841) et par El-Beïhaqi (hadith 8172) d'après Anas Ibn Mâlik El-Ka`bi El-Qoucheïri  qui est autre que le compagnon Anas Ibn Mâlik . Le hadith est jugé bon par Et-Tirmidhi, et est authentifié par El-Albâni dans  «Sahîh Abi Dâwoûd» (2/71), par El-Wâdi`i dans «Es-Sahîh El-Mousnad » (hadith 74) et par El-Arnâ'oût  dans «Djâmi`El Oussoûl » (6/410).

[2] Rapporté par Et-Tabarî dans son "Exégèse" (2758). El-Albâni a dit dans " El-Irwâ’" (4/19) : «Sa chaîne de transmission est jugée authentique selon la condition de Mouslim».          

[3] Rapporté par Abou Dâwoûd (hadith 2318), par  Et-Tabarî dans son "Exégèse" (2/136) et Ed-Dâraqoutni dans son "Recueil de Sounane" (2/206) et a dit : "Sa chaîne de transmission est authentique". El-Albâni a dit: "Sa chaîne de transmission est jugée authentique selon la condition de Mouslim", voir " El-Irwâ’"(4/19).

[4] Rapporté par Ed-Dâraqoutni dans son "Recueil de Sounane" (2/207). El-Albâni a dit dans «El-Irwâ'»: (4/20): « Sa chaîne de transmission est quasi authentique».

[5] Voir "I`lâm El-Mouwaqqi`îne" d' Ibn El-Qayyim (4/120) et "El-Mousawwada" de la famille de Taïmia (335).

[6] Voir "Mouqaddima" d'Ibn Es-Salâh (24), "Tadrîb Er-Râwi" d'Es-Souyoûti (1/157), "Tawdîh El-Afkâr" d'Es-San`âni (1/280) et  "'Adwâ' El-Bayâne" d'Ech-Chanqîti (1/144).

http://www.ferkous.com/fra/Bg16.php
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Oum...Abderrahman
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MessageSujet: L'avis qui prêche l'annulation de la compensation du jeûne par la femme enceinte et celle qui allaite est un avis invraisemblable   Dim 8 Avr 2018 - 21:41

L'avis qui prêche l'annulation de la compensation du jeûne par la femme enceinte et celle qui allaite est un avis invraisemblable

Shaykh ibn Baz (رحمه الله)




Question : Il y a de cela neuf ans, quand j'étais enceinte de mon premier enfant, j'ai interrogé un des frères qui appellent à suivre la voie des ancêtres sur ce qu'il faut faire avec l'avènement du mois de Ramadan, alors que je ne peux pas jeûner à cause de la grossesse. Il m'a répondu que le jeûne ne m'est pas obligatoire, en citant ce hadith comme preuve : « Allégea le voyageur de la moitié des prières (de quatre Rak'at, cf.: 'Awn Al Ma'boud), et la femme enceinte et celle qui allaite du jeûne. » * Et il m'a fait comprendre qu'il n'y a pas de rétribution.
Je ne jeûnais plus quand j'étais enceinte ou allaitais et ce durant quatre ans, c'est-à-dire jusqu'à la naissance de mon quatrième enfant.
Après cela, un frère m'a appris que les gens dans mon cas doivent uniquement verser une amende en se basant sur un hadith qui dit qu'Ibn `Abbâs ayant vu la mère de son enfant l'allaiter, lui dit : « tu fais partie de ceux qui ne le supportent qu'avec grande difficulté ; tu dois verser une amende et n'auras pas à compenser le jeûne. »
J'ai pris une somme d'argent pour nourrir les pauvres en guise d'amende pour les autres mois de ramadan que je n'avais pas jeûnés.
Mais révérend cheikh, j'ai appris, à travers l'émission (Nour `alâ ad-Darb) de la part d'un savant vertueux, que les gens de mon espèce doivent compenser le jeûne. Si la compensation tarde, elle doit être accompagnée de l'expiation.
Que dois-je faire, ô révérend cheikh, alors que le Ramadan est imminent si la longévité nous était prédestinée? La date de mon accouchement est fixée à quelques jours avant le Ramadan, et ce sera le cinquième mois de dette.
Ma question est celle-ci : Quel est le degré d'authenticité du hadith et du Athar (parole d'un compagnon du Prophète) mentionnés par les frères. Si je meurs sans avoir compensé les cent cinquante jours de jeûne que j'ai comme dette, aurai-je commis un péché pour cela ? J'aimerais avoir des éclaircissements afin d'avoir l'esprit tranquille. Qu'Allah vous rétribue. En plus, j'ai mis de côté de l'argent pour nourrir un pauvre. Mais, quand un frère en Allah voyageur en détresse est venu vers nous étant à court d'argent, je le lui ai donné avec l'intention d'expier le jeûne. Mon acte est-il valide ou dois-je nourrir un pauvre? Éclaircissez-moi, qu'Allah vous rétribue.


Réponse :

La vérité dans tout ceci est que la femme enceinte et celle qui allaite doivent compenser le jeûne.

L'avis rapporté d'après Ibn `Abbâs et Ibn `Omar selon lequel la femme enceinte et celle qui allaite doivent nourrir le pauvre est un avis invraisemblable et contraire aux preuves légales.

Allah, gloire et pureté à Lui dit : ﴾Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu'il jeûne un nombre égal d'autres jours.﴿ [Al Baqara, verset 185]

La femme enceinte et celle qui allaite rejoignent le malade et n'obéissent pas au même jugement que le vieil homme inapte. Bien plus, elles sont considérées comme le malade et, par conséquent, compensent le jeûne si elles le peuvent même si cela doit encore tarder. Mais si la compensation tarde à cause d'une excuse légale, elles ne doivent pas nourrir le pauvre, et doivent se contenter uniquement de la compensation.

Cependant, si la femme enceinte ou celle qui allaite ne compensent pas le jeûne par négligence, tout en ayant l'aptitude de ce faire, elles doivent allier la compensation au don de la nourriture au pauvre, si le prochain Ramadan arrive sans qu'elles aient compensé le précédent par paresse et par négligence.

Mais si le retard est dû à l'allaitement ou à la grossesse et non par paresse, elle doit simplement le compenser sans nourrir le pauvre.

Mais ce que vous avez dépensé en nourrissant le pauvre est une œuvre accomplie dans la voie d'Allah et vous en serez récompensée, et cela suffit pour le don de nourriture obligatoire pour la compensation, si vous avez été négligente dans celle-ci.

Vous devez compenser le jeûne en fonction de vos moyens et vous n'êtes pas tenue de jeûner de manière continue. Vous devez jeûner et rompre jusqu'à ce que vous accomplissiez entièrement ce que vous avez comme dette, si Allah le veut. Allah vient toujours au secours du serviteur et lui accorde le succès, quand il est sincère et loyal envers Lui et implore Son secours. Allah l'aide et lui facilité la compensation. Réjouissez-vous du bien, implorez le secours d'Allah et soyez sincère. C'est Allah gloire et pureté à Lui qui aide et accorde le succès.




Source : http://www.alifta.net/Fatawa/FatawaSubjects.aspx?languagename=fr&View=Page&HajjEntryID=0&HajjEntryName=&RamadanEntryID=0&RamadanEntryName=&NodeID=968&PageID=2838&SectionID=13&SubjectPageTitlesID=19849&MarkIndex=15&0

* Sounan At-Tirmidhî (Le Jeûne) (715) , Sounan An-Nasâ'î (Le Jeûne) (2275) , Sounan Abou Dâwoud (Le Jeûne) (2408) , Sounan Ibn Mâdja (Le Jeûne) (1667) , le Mousnad de 'Ahmad ibn Hanbal (5/29)
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