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 I- L'intention et la concentration dans... (1ère partie)

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Oum Yasmine
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MessageSujet: Re: I- L'intention et la concentration dans... (1ère partie)   Dim 8 Fév 2009 - 17:23

28 Le devoir de cacher les défauts des Musulmans et l’interdiction de les diffuser sauf en cas de nécessité





Dieu le Très exalté a dit:

1. Chapitre 24 - verset 19: «Ceux qui aimeraient que la réputation d'immoralité se répande au sujet de ceux qui ont cru ont des tourments douloureux dans ce bas monde et dans l'autre».


240. Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Il n'est personne qui couvre les défauts de son prochain dans ce bas monde dont Dieu ne lui couvre les siens le jour de la résurrection». (Rapporté par Moslem)

241. Il a dit encore: «J'ai entendu le Messager de Dieu :saws: dire: «Toute ma communauté peut prétendre à la clémence de Dieu sauf ceux qui étalent leurs péchés au grand jour. Or c'est étaler ses péchés que de faire la nuit quelque chose que Dieu lui couvre le lendemain matin et de dire: «O untel! J'ai fait hier telle ou telle chose». Son Seigneur l'avait pourtant couvert toute la nuit et, le matin, il dévoile lui-même ce que Dieu a caché». (Unanimement reconnu authentique)

242. Toujours selon lui, le Messager de Dieu :saws: a dit: «Quand la femme esclave commet l'adultère et que cela est prouvé, que son maître lui donne les cinquante coups de fouet réglementaires sans pourtant l'admonester (lui faire des reproches). Quand elle commet l'adultère pour la deuxième fois, qu'il lui donne les cinquante coups de fouet réglementaires sans pourtant l'admonester. Puis quand elle le commet pour la troisième fois, qu'il la vende même contre un bout de corde de poils de chèvre».

243. Selon lui encore: (Rapporté par Al Boukhàrî)«On amena au Messager de Dieu quelqu'un qui avait bu du vin. Il dit: «Frappez-le! «Abou Hourayra a dit: «Parmi nous il en est qui le frappa de sa main, d'autres le frappèrent avec leur chaussure et d'autres avec leurs vêtements. Quand l'homme partit, certains dirent à son adresse: «Que Dieu te couvre d'opprobre!» Le Prophète dit: «Ne dites pas de telles choses et n'aidez pas contre lui le Diable».




29 Le devoir de pourvoir aux besoins des Musulmans





Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 22 - verset 77: «Faites le bien, peut-être récolterez-vous le succès».


244. Selon Ibn 'Omar (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Le Musulman est le frère du Musulman. Il ne lui fait pas d'injustice et ne le trahit point. Celui qui oeuvre à satisfaire le besoin de son frère, Dieu est là pour lui satisfaire le sien. Celui qui dissipe une situation affligeante à un Musulman, Dieu lui en dissipe une de celles du jour de la résurrection. Celui qui couvre un Musulman, Dieu le couvre le jour de la résurrection». (Unanimement reconnu authentique)

245. Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Celui qui dissipe à un Musulman l'une des situations affligeantes de ce bas monde Dieu lui en dissipe une de celles du jour de la résurrection. Celui qui met dans l'aisance quelqu'un dans la gêne. Dieu le met dans l'aisance dans ce monde et dans l'autre. Celui qui couvre un Musulman, Dieu le couvre dans ce monde et dans l'autre. Dieu ne cesse d'être aux côtés de Son esclave tant que Son esclave est aux côtés de son frère. Celui qui parcourt un chemin à la recherche de quelque savoir. Dieu lui facilite un chemin vers le Paradis. Toutes les fois que des gens se réunissent dans l'une des maisons de Dieu exalté pour réciter le Livre de Dieu (le Coran) et pour l'étudier ensemble, la sérénité (divine) descend aussitôt sur eux, la miséricorde les voile, les Anges les couvrent de leurs ailes et Dieu les mentionne auprès de ceux qui sont près de lui (les Anges, les Prophètes et les Saints). Celui qui ne s'élève pas par son propre labeur, ce ne sont pas ses origines qui vont l'élever». (Rapporté par Moslem)



30 L'intercession




Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 4 - verset 85: «Celui qui intercède dans une bonne action en aune part».


Pour ce qui est des Hadiths:

246. Selon Abou Musa (das), quand on venait au Prophète :saws: pour une requête, il se tournait vers ceux qui étaient assis avec lui et leur disait: «Intercédez et vous en serez récompensés. Dieu décide ce qu'il aime par la bouche de Son Prophète». (Unanimement reconnu authentique)
Dans une autre version: «Ce qu'il veut».

247. Ibn 'Abbàs (das), a dit à propos de la fameuse histoire de Barira et de son mari: «Le Messager de Dieu dit à Barira: «Que ne reviens-tu à lui!». Elle dit: «O Messager de Dieu! Est-ce là un ordre? «Il dit: «Non, mais c'est une simpleintercession de ma part». Elle dit: «Je n'ai que faire de lui». (Rapporté par Al Boukhâri)


Commentaire
Barîra était l'affranchie de 'Àîsha (das), la mère des Croyants. Elle avait répudié son mari Moughith, un esclave noir. Comme le Messager de Dieu détestait par-dessus tout le divorce, il essaya d'intercéder auprès de Barira pour qu'elle retourne à son mari.


Dernière édition par oumyasmine93 le Jeu 12 Mar 2009 - 14:10, édité 1 fois
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Oum Yasmine
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MessageSujet: Re: I- L'intention et la concentration dans... (1ère partie)   Dim 8 Fév 2009 - 17:40

31 La réconciliation entre les gens





Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 4 - verset 114: «II n'y a rien de bon dans beaucoup de leurs conversations secrètes sauf s'il s'agit d'ordonner une aumône ou une action de bien ou une réconciliation entre les gens».

2. Chapitre 4 - versets 128: «La réconciliation est bien meilleure».

3. Chapitre 8 - verset 1: «Craignez donc pieusement Dieu et améliorez vos rapports entre vous».

4. Chapitre 49 - verset 10: «Les Croyants ne sont que des frères. Ramenez donc la paix entre vos deux frères».



Pour ce qui est des Hadiths:

248. Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Pour chacun de ses os, l'homme doit une aumône à chaque jour qui voit le soleil se lever. Tu arbitres en toute justice entre deux parties et tu as là une aumône. Tu aides quelqu'un à monter sur sa bête ou à charger ses bagages sur elle et tu as là une aumône. La parole gentille est une aumône. Pour chacun de tes pas vers la mosquée tu as une aumône. Quand tu retires un obstacle de la voie publique tu as encore une aumône». (Unanimement reconnu authentique)

249. Oummou Koulthùm Bent 'Oqba (das) a dit: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire: «N'est pas menteur celui qui réconcilie les gens en disant à chacun des deux adversaires que l'autre a dit du bien de lui». (Unanimement reconnu authentique)

Dans une autre version de Moslem, elle dit: «Je ne l'ai jamais entendu autoriser le mensonge sauf dans trois cas:
— La guerre.
— La réconciliation des gens.
— Ce que dit l'homme à sa femme et la femme à son mari.



Commentaire

On demanda au Prophète :saws: si le Croyant pouvait être peureux. Il dit «Oui». On lui demanda s'il pouvait être avare. Il dit: «Oui». Mais quand on lui demanda s'il pouvait être menteur il dit catégoriquement: «Non». Il permit cependant le mensonge dans trois cas précis:
1. Dans la guerre: une fois la guerre déclarée, toutes les ruses sont permises et le Prophète a même dit: «La guerr n'est que l'art de tromper l'ennemi».

2. Dans la réconciliation des gens. Il permettait de dire à chacun des deux ennemis que l'autre a dit du bien de lui, même s'il n'en est rien. Cela ne nuit à personne et aide à ramener la paix et la concorde entre les gens.

3. Dans ce que dit l'homme à sa femme et la femme à son mari. Comme, par exemple, le fait de lui dire qu'elle est toujours belle alors que l'âge l'a bien ternie, par esprit chevaleresque et par miséricorde.

250. Selon 'Âisha (das), le Messager de Dieu :saws: entendit une fois deux rivaux discuter à voix haute devant sa porte. Or voici que l'un d'eux priait l'autre de renoncer à une partie de sa créance et de lui faire des facilités pour le reste. L'autre disait: «Par Dieu, je n'en ferai rien». Le Messager de Dieu sortit alors à eux et leur dit: «Où est celui qui jure par Dieu de ne pas faire du bien? «L'autre dit: «Moi, ô Messager de Dieu! et j'accepte maintenant la solution qui lui convient».

251. Selon Sahl Ibn Sa'd Asà^di (das), le Messager de Dieu :saws: apprit qu'il y avait un litige entre les membres de la tribu des Bani 'Amr Ibn 'Awf. Le Messager de Dieu sortit avec un groupe de gens pour les reconcilier. Les Bani 'Amr le retinrent (à manger) alors que vint (à Médine) l'heure de la prière.Bilàl (le Muezzin du Prophète) vint dire à Abou Bakr; «O Abou Bakr! Le Messager de Dieu semble avoir été retenu alors qu'est venue l'heure de la prière. Veux-tu bien y présider à sa place?» Il dit: «Oui, si tu veux». Bilâl annonça alors l'entrée en prière et Abou Bakr s'avança et dit (pour ouvrir la prière): «Allàhouakbar!» Les gens le dirent à sa suite. Juste à ce moment, le Messager de Dieu arriva en s'avançant dans les rangs pour y prendre place. Les gens (offusqués de voir le Prophète prier derrière quelqu'un) se mirent à taper des mains (pour dire à Abou Bakr de céder sa place au Prophète). Or, Abou Bakr, quand il était en prière, ne regardait jamais derrière lui. Mais, quand les battements des mains redoublèrent, il tourna la tête. Il vit le Messager de Dieu qui lui fit signe de continuer à diriger la prière. Abou Bakr (das) leva cependant la main (en signe d'excuse) et marcha à reculons jusqu'à sa place dans le rang des prieurs. Le Messager de Dieu s'avança alors à sa place et présida à la prière. Une fois la prière achevée, il se tourna vers les gens et leur dit: «Qu'avez-vous, quand vous avez trouvé quelque chose à redire dans la prière, à battre des mains? Seules les femmes battent des mains (car la voix de la femme ne doit pas être entendue par les étrangers à elle). Dorénavant, quand vous trouvez quelque chose à redire dans la prière, dites à voix haute: «Soubhànallàh!» Nul, en effet, n'entend «Soubhànallàh» sans se retourner». Et toi, Abou Bakr, qu'est-ce qui t'a empêché de continuer à diriger la prière
quand je t'ai fait signe de le faire?» Abou Bakr dit: «II ne convenait pas au fils d'Abou Qouhàfa (lui-même) de présider à la prière devant le Messager de Dieu ».
(Unanimement reconnu authentique)


Commentaire
Quand on est en prière on n'a pas le droit de parler. Cependant, quand l'Imam se trompe, les orants doivent le lui signaler en disant
«Soubhànallàh». Les femmes, par contre, dont la voix fait partie des choses à voiler, se contentent de taper des mains. C'est pourquoi, dans les moeurs islamiques, il ne convient en aucun cas aux hommes d'applaudir car c'est le propre des femmes.


Dernière édition par oumyasmine93 le Jeu 12 Mar 2009 - 14:11, édité 1 fois
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Oum Yasmine
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MessageSujet: Re: I- L'intention et la concentration dans... (1ère partie)   Lun 9 Fév 2009 - 10:11

32 Le mérite des faibles, des pauvres et des gens effacés d'entre les Musulmans




Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 18 - verset 28: «Résigne-toi à la compagnie de ceux qui invoquent leur Seigneur au début du jour et à sa fin dans l'espoir de (voir un jour) Son Visage. Ne laisse pas tes yeux se détourner d'eux».


Quant aux Hadith:

252. Hàritha Ibn Wahb (das) a dit: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire: «Voulez-vous que je vous dise qui sont les gens du Paradis? C'est tout être faible dont les gens abusent de sa faiblesse. S'il faisait serment à Dieu de lui faire quelque chose, Dieu ne ferait pas mentir son serment (en la lui faisant). Voulez-vous maintenant que je vous dise qui sont les gens de l'Enfer? Ce sont tout butor, avide de richesse, avare et orgueilleux».

253. Sahl Ibn Sa'd Asâ'idi (das) a dit: «Quelqu'un passa devant le Prophète qui dit à un homme assis près de lui: «Que penses-tu de cet homme?»L'autre dit: «C'est quelqu'un de la classe noble. Par Dieu, il mérite qu'on lui donne la main de toute femme qu'il demande en mariage et qu'on accepte son intercession». Le Messager de Dieu ne dit rien. Puis vint à passer quelqu'un d'autre. Le Messager de Dieu dit à son compagnon: «Que penses-tu de celui-ci?» Il dit: «O Messager de Dieu! Voilà quelqu'un appartenant aux pauvres des Musulmans. Il mérite qu'on lui refuse la main de celle qu'il demande en mariage, qu'on n'accepte pas son intercession et, s'il parle, qu'on n'écoute pas ce qu'il dit». Le Messager de Dieu dit alors: «Cet homme est meilleur que tout le contenant de la terre de cet autre». (Unanimement reconnu authentique)

254. Selon Abou Sa'id Al Khoudri (das), le Messager de Dieu :saws: a dit : «II y eut une dispute entre le Paradis et l'Enfer. L'Enfer dit: «J'ai chez moi les tyrans et les orgueilleux». Le Paradis répliqua: «J'ai chez moi les faibles et les miséreux d'entre les humains». Dieu arbitra alors entre eux en disant : «C'est toi, Paradis, qui es Ma miséricorde et c'est par toi que Je la donne à qui Je veux. Et toi, Enfer, tu es Mon supplice et c'est par toi que Je tourmente qui Je veux. Je M'engage personnellement à assurer son plein à chacun de vous deux». (Rapporté par Moslem)

255. Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Sûrement l'homme corpulent et gras viendra le jour de la résurrection n'ayant pas chez Dieu le poids de l'aile d'un moustique. (Unanimement reconnu authentique)

256. Toujours selon lui, une négresse (ou un jeune noir) avait pour charge de balayer la mosquée. Le Messager de Dieu :saws: remarqua un jour son absence et s'enquérit de ses nouvelles. On lui dit: «Elle (ou il) est morte (ou mort)». Il dit : «Que ne m'avez-vous annoncé sa mort ? ». (On dirait que les gens ne lui avaient pas donné grande importance). Il dit: «Montrez-moi sa tombe». On la lui montra et il pria sur elle puis dit: «Ces tombes sont pleines de ténèbres pour leurs occupants et Dieu le Très-Haut les leur illumine par ma prière sur eux». (Unanimement reconnu authentique)

257. Encore selon lui, le Messager de Dieu :saws: a dit: «II se peut que cet individu à la tignasse mal peignée, tout couvert de poussière et que les gens repoussent de leurs portes, il se peut que s'il faisait serment à Dieu pour qu'il lui fasse quelque chose, Dieu ne ferait pas mentir son serment».

258. Selon Ousàma (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Je me suis tenu i debout devant la porte du Paradis et voilà que la majorité de ceux qui y entraient étaient les pauvres, tandis que les riches attendaient encore qu'on les y autorise. On donna cependant l'ordre de jeter en Enfer ceux qui y étaient destinés et voilà que la majorité de ceux qui y entraient étaient les femmes». (Unanimement reconnu authentique)

259. Selon Abou Hourayra (das), le Prophète :saws: a dit: «Nul n'a parlé au berceau (parmi les fils d'Israël) si ce n'est les trois suivants: Jésus-fils-de-Marie et le compagnon, de joreyj. Ce Joreyj était un ascète qui s'était construit une tour. Alors qu'il était dans sa tour arriva sa mère juste au moment où il était en prière. Elle dit: «O Joreyj!» «Il dit: «O mon Seigneur! Dois-je répondre à ma mère ou continuer ma prière?» et il poursuivit sa prière. Sa mère s'en alla. Le lendemain elle revint le voir alors qu'il priait. Elle dit: «O Joreyj!» «Il dit: «O mon Seigneur! Dois-je répondre à ma mère ou dois-je continuer à prier?» et il poursuivit sa prière. Le troisième jour il y eut la même scène et elle dit: «Seigneur Dieu! Ne le fais pas mourir avant de lui faire voir le visage des pécheresses!» Les fils d'Israël parlèrent un jour de Joreyj et de son adoration pour Dieu. Or il y avait parmi eux une prostituée à la beauté proverbiale. Elle leur dit: «Si vous voulez, je vais certainement le soumettre à la
tentation (le séduire)». Elle vint à sa rencontre mais il ne se tourna même pas vers elle. Elle alla trouver un berger qui habitait dans la tour de l'ascète. Elle se donna à lui et elle tomba enceinte. Quand elle mit au monde son enfant elle dit: «C'est celui de Joreyj». Les gens vinrent à lui, le firent descendre de sa tour et se mirent à le battre. Il leur dit: «Que me voulez-vous donc?» Ils dirent: «Tu as commis un adultère avec cette prostituée et elle a eu de toi cet enfant». Il dit: «Où est-il donc?» Ils le lui apportèrent. Il leur dit: «Laissez-moi d'abord faire ma prière». Il pria donc puis se dirigea vers l'enfant et le piqua dans son ventre en lui disant: «Enfant! Qui est ton père?» Il dit: «Untel le berger». Les gens se mirent à embrasser Joreyj et à passer leurs mains sur son corps. Ils lui dirent: «Veux-tu que nous te reconstruisions ta tour avec de l'or?» Il dit: «Non, mais refaites-la en terre comme elle était» et ils le firent. Alors qu'un enfant tétait le sein de sa mère, voilà que passa un cavalier à la fière allure et monté sur un beau cheval. Sa mère dit: «Seigneur Dieu! Faites que mon fils soit comme lui!» L'enfant quitta le sein et se retourna vers le cavalier. Il le regarda et dit: «Seigneur Dieu! Ne faites pas que je sois comme lui!» Il retourna ensuite au sein et se remit à téter (il me semble encore voir le Messager de Dieu tétant son propre doigt pour imiter
l'enfant). Puis il dit: «Ils passèrent devant une jeune fille que les gens battaient en lui disant: «Tu as forniqué, tu as volé» et elle se contentait de leur dire: «Dieu me suffit pour ma défense et quel bon défenseur!» Sa mère dit: «Seigneur Dieu! Faites que mon fils ne soit pas comme elle!» L'enfant s'arrêta de téter, regarda la jeune fille et dit: «Seigneur Dieu! Faites que je sois comme elle!» C'est alors qu'il y eut entre lui et sa mère cette discussion. Sa mère lui dit: «II est passé un homme à la belle apparence et j'ai dit : «Seigneur Dieu! Faites que mon fils soit comme lui! et tu as dit: «Seigneur Dieu! Ne faites pas que je sois comme lui!». Puis des gens passèrent avec cette jeune fille qu'ils frappaient en lui disant: «Tu as forniqué, tu as volé». J'ai dit alors: «Seigneur Dieu! Ne faites pas que mon fils soit comme celle-ci!» et tu as dit: «Seigneur Dieu! Faites que je sois comme elle!». Il dit: «Cet homme était un tyran et c'est pourquoi j'ai dit: «Seigneur Dieu! Ne faites pas que je sois comme lui!» Quant à cette jeune fille, ils lui disent: «Tu as forniqué» sans qu'elle n'ait jamais forniqué et: «Tu as volé» sans qu'elle n'ait jamais volé. C'est pourquoi j'ai dit: «Seigneur Dieu! Faites que je sois comme elle!»
(Unanimement reconnu authentique)


Dernière édition par oumyasmine93 le Jeu 12 Mar 2009 - 14:12, édité 1 fois
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Oum Yasmine
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MessageSujet: Re: I- L'intention et la concentration dans... (1ère partie)   Lun 9 Fév 2009 - 10:30

33 Le devoir de traiter avec douceur l'orphelin, les filles ainsi que la plupart des faibles, des miséreux et des vaincus. Le devoir de leur faire du bien, d'être compatissant avec eux et de se montrer modeste et bienveillant avec eux





Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 15 - verset 88: «Montre-toi modeste et bienveillant avec les Croyants!»

2. Chapitre 18 - verset 28: «Résigne-toi à la compagnie de ceux qui invoquent leur Seigneur au début du jour et à sa fin dans l'espoir de (voir un jour) Son Visage. Ne laisse pas tes yeux se détourner d'eux, voulant le luxe de ce bas-monde».

3. Chapitre 93 - versets 9 et 10: «L'orphelin, quant à lui, ne l'opprime pas! Quant au mendiant, ne le repousse pas avec
violence!» (10) (9)


4. Chapitre 107 - versets 1 à 3: «Que penses-tu de celui qui qualifie le jugement dernier de mensonge? ( 1 )
C'est bien lui qui repousse brutalement l'orphelin (2) et qui n'exhorte pas les gens à donner à manger aux miséreux». (3)



Pour ce qui est des Hadiths:

260. Sa'd Ibn Abi Waqqàs (das) a dit: «Nous étions six avec le Prophète . Les Associateurs dirent alors au Prophète : «Chasse ces six-là afin qu'ils ne deviennent pas arrogants avec nous!» Nous étions, moi-même, Ibn Mas'ûd, un homme de la tribu de Houdheyl, Bilàl et deux autres dont j'ignore le nom. Il passa alors par l'esprit du Messager de Dieu les idées que Dieu a voulu qu'elles y passent et il se mit à lutter avec lui-même. C'est alors que Dieu exalté fit descendre ce verset: «Ne chasse pas ceux qui invoquent leur Seigneur le matin et l'après-midi désirant Son seul Visage!» (Chapitre 6 verset 52) (Rapporté par Moslem)

261. Selon 'Àid Ibn 'Amr Al Mouzannï (c'est l'un de ceux qui firent l'acte d'allégeance d'Arradwàn) (das), Abou Soufyàn vint avec un groupe d'hommes à Salmàn, Souhayb et Bilàl (un Perse, un Byzantin et un Abyssin). Ces trois derniers dirent (faisant allusion à Abou Soufyàn et à ce qu'il avait fait subir aux Musulmans): «Les sabres de Dieu n'ont pas encore eu justice de l'ennemi de Dieu». Abou Bakr (das) leur dit alors: «Comment dites-vous des choses pareilles à l'ancien de la tribu de Qoreysh et à son seigneur?» Puis il se rendit chez le Prophète et l'en informa. Il lui dit: «O Abou Bakr! Peut-être les as-tu fâchés? Et si tu les as fâchés, tu as certainement fâché ton Seigneur». Il alla les voir et leur dit: «Mes frères! Est-ce que je vous ai fâchés?» Ils dirent: «Non, frère! Mais que Dieu t'en absolve!» (Rapporté par Moslem)


Commentaire

Ces trois illustres Musulmans non-arabes faisaient partie des pauvres et, n'ayant pas de logement, occupaient une partie de la mosquée appelée «Soffa». Quant à Abou Soufyân, le chef de la tribu Qoreysh et son ancien, c'était un riche et puissant seigneur qui a été parmi les ennemis les plus acharnés et les plus cruels du Prophète et des Musulmans. Il ne se convertit à l'Islam qu'après la libération de la Mecque et la victoire définitive des Musulmans sur les Arabes idolâtres. Le Prophète , après sa brillante victoire de la Mecque, dit à ses ennemis d'hier, en signe de pardon de leurs anciens méfaits: «Allez-vous-en! Vous êtes les affranchis (de l'Islam)». Aussi continua-t-on à traiter «d'affranchis» Abou Soufyân et les gens de son espèce. Cependant, étant devenu par la suite un vrai Compagnon du Prophète, nous sommes tenus de le respecter en tant que tel et de faire table rase de son passé.

262. Selon Sahl Ibn Sa'd (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Moi et celui qui entretient l'orphelin sommes au Paradis comme ces deux doigts (et il groupa son index et son majeur puis les sépara)». (Rapporté par Al Boukhâri)

263. Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Celui qui entretient l'orphelin (qu'il soit ou non de sa famille), nous sommes, moi et lui, dans le Paradis comme ces deux doigts». Le narrateur (Màlek Ibn Anas) montra ses deux doigts, l'index et le majeur. (Rapporté par Moslem)

264. Selon lui encore, le Messager de Dieu :saws: a dit: «Le miséreux n'est pas celui qui s'en va quand on lui donne une datte ou deux, une bouchée ou deux. Le vrai miséreux est celui qui ne se rabaisse pas à la mendicité». (Unanimement reconnu authentique)

Dans une autre version des deux recueils authentifiés (de Moslem et d'Al Boukhâri): «Le miséreux n'est pas celui qui fait le tour de la ville à mendier et que les gens font partir avec une ou deux bouchées, une ou deux dattes. Mais le miséreux est celui qui n'a rien pour répondre à ses besoins, mais qui cache si bien sa pauvreté que personne ne la remarque pour lui faire quelqu'aumône et qui ne va pas tendre la main aux gens»


Commentaire
La mendicité est une plaie hideuse et bien visible dans les pays soi-disant musulmans. Cela provient du mauvais emploi de l'argent du Zakâtque mangent les riches oisifs au lieu de le donner aux pauvres. Cela provient aussi de la paresse de certains qui préfèrent la mendicité au travail. Plusieurs de ces mendiants professionnels laissent en mourant des sommes inimaginables cousues dans leurs haillons. Or, si l'Islam permet aux vrais nécessiteux de demander l'aide de leurs prochains, une fois qu'ils ont de quoi satisfaire leurs besoins réels, ils n'ont plus le droit de mendier. Un Hadith bien connu, pariant de ces mendiants professionnels, dit que «le mendiant viendra le jour de la résurrection sans le moindre morceau de chair à son visage».

265. Toujours selon lui, le Prophète :saws: a dit: «Celui qui entretient par son travail la veuve et l'orphelin est comme le combattant au service de Dieu». Je crois même qu'il a ajouté: «...Comme celui qui passe toute sa nuit à prier et comme celui qui jeûne toute l'année sans rupture».[/color (Unanimement reconnu authentique)

266. Selon lui toujours, le Prophète :saws: a dit: [color=green]«Le pire des mangers est celui du festin dont on chasse ceux qui viennent en profiter et auquel on invite celui qui refuse d'y venir, celui qui ne répond pas à l'invitation (de son frère) à effectivement désobéi à Dieu et à Son Messager».
(Rapporté par Moslem)

Dans une autre version des deux recueils authentifiés et selon Abou Hourayra: «Le pire des mangers est celui du festin auquel on invite les riches à l'exception des pauvres».


Commentaire
Beaucoup de gens parlent de démocratie, d'égalité et de fraternité. Mais seul l'Islam met en pratique ces principes d'humanité. Tout le monde mange au même plateau (après s'être soigneusement lavé les mains). Tous sont assis par terre et le riche côtoie le pauvre sans aucune distinction. Voilà de quoi implanter dans les coeurs les vrais sentiments fraternels et de quoi les purifier de tout égoïsme et de tout orgueil.

267. Selon Anas (das), le Prophète :saws: a dit:«Celui qui a entretenu deux filles jusqu'à leur puberté, nous sommes, moi et lui, quand il viendra au jour de la résurrection, comme ces deux doigts (l'index et le majeur)». (Rapporté par Moslem)

268. 'Âisha (das) a dit: «J'étais chez moi quand une femme entra mendier avec ses deux filles. Elle ne trouva chez moi qu'une seule datte que je lui donnai. Elle la partagea entre ses deux filles sans en manger elle-même. Puis elle se leva et partit. A ce moment entra le Prophète . Je l'en informai et il dit: «Celui que Dieu a éprouvé par quelques unes de ces filles et qui les a bien traitées, elles seront pour lui un bouclier contre le feu de l'Enfer». (Unanimement reconnu authentique)

269. 'Âisha (das) a dit: «Une pauvre femme vint me trouver portant ses deux petites filles. Je lui servis à manger trois dattes. Elle en donna une à chacune d'elles et porta la troisième à sa bouche pour la manger. Mais ces filles lui demandèrent encore à manger et elle partagea la datte qu'elle voulait manger elle-même. Son agissement me plut. J'en parlai plus tard au Messager de Dieu qui dit: «A cause de cette datte Dieu rendit obligatoire son entrée au Paradis (ou l'affranchit du feu de l'Enfer)». (Rapporté par Moslem)

270. Selon Khouweyied Al Khouzà'i (das), le Prophète :saws: a dit: «Seigneur Dieu! Je punis sévèrement celui qui transgresse le droit de l'orphelin et de la femme». (Rapporté par Annasà'i)

271. Selon Mos'ab Ibn Sa'd Ibn Abi Waqqàs (das), Sa'd se jugea un jour supérieur aux autres. Le Prophète :saws: dit alors: « Recevez-vous de Dieu Son soutien et votre subsistance autrement que par égard à vos faibles?» (Rapporté par Al Boukhâri)

272. Abouddarda’ (DAS) a dit : J’ai entendu le Messager de Dieu :saws: : «Recherchez ma bénédiction en faisant du bien à vos faibles car Dieu ne vous donne Son soutien et votre subsistance que par egard pour vos faibles » (Abou Dawud)


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MessageSujet: Re: I- L'intention et la concentration dans... (1ère partie)   Lun 9 Fév 2009 - 10:42

34 La recommandation en faveur des femmes





Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 4-verset 19: «Vivez avec elles avec gentillesse».

2. Chapitre 4 - verset 129: «Vous ne pourrez jamais être équitables entre les femmes même si vous vous y appliquez. Ne penchez pourtant pas entièrement (vers l'une d'elles) au point de laisser (l'autre) telle la femme suspendue (entre le mariage et le divorce). Si vous réparez et si vous êtes pieux, Dieu est certes constamment absoluteur et miséricordieux».


Pour ce qui est des Hadiths:

273. Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Faites de bonnes recommandations en faveur des femmes, car la femme a été créée à partir d'une côte et la partie la plus tordue de la côte est sa partie supérieure. Si tu cherches à la redresser, tu la brises et, si tu la laisses comme elle est, elle ne cesse d'être tordue. Aussi faites de bonnes recommandations en faveur des femmes». (Unanimement reconnu authentique)

Dans une autre version des deux recueils authentifiés: «La femme est comme la côte: si tu la redresses tu la brises et, si tu en tires quelque jouissance, tu en jouis alors qu'elle est tordue».

Dans la version de Moslem: la femme a été créée à partir d'une côte. Jamais elle ne deviendra droite quoi que tu fasses. Si tu en tires quelque jouissance, tu en as joui alors qu'elle était tordue, et si tu cherches à la redresser tu la brises». («Tu la brises» veut dire «tu la répudies»).

274. 'Abdullàh Ibn Zam'a (das) a dit avoir entendu le Messager de Dieu dans l'un de ses sermons. Il parla de la chamelle (voir commentaire) et de celui qui l'a tuée. Il dit: «Le verset dit: «Quand se leva en toute hâte leur plus misérable», cela veut dire que se leva pour la tuer un homme puissant et malfaiteur, jouissant de la protection de son clan». Puis il parla des femmes. Il prononça alors un sermon les concernant où il dit entre autres: «L'un de vous ose frapper sa femme comme on frappe son esclave. Or il se peut qu'il partage son lit à la fin du jour même!» Puis il leur parla de leur manie de rire en entendant quelqu'un péter, il leur dit: «Qu'a donc l'un de vous à se rire de ce qu'il fait lui-même?» (Unanimement reconnu authentique)


Commentaire

II s'agit de la fameuse chamelle dont parle le chapitre 91 du Coran. Le peuple de Thamùd vivait dans le désert et avait une seule source d'eau pour boire et abreuver leurs animaux. Dieu voulut les éprouver en leur faisant sortir de la montagne une superbe chamelle. Leur prophète Saleh leur dit de la laisser boire en paix et de ne lui faire aucun mal. Mais ils furent très vite indisposés par cette chamelle qui leur buvait une bonne partie de leur eau et chargèrent le plus misérable d'entre eux de la tuer. Aussi furent-ils anéantis pour leur désobéissance.

275. Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Qu'un croyant ne déteste pas une croyante. Si l'un de ses côtés lui déplait, elle lui plaira par un autre». (Rapporté par Moslem)

276. 'Amr Ibn Al Ahwas Al Joushami rapporte qu'il a entendu dire le Prophète dans le pèlerinage d'adieu après avoir loué et glorifié Dieu exalté et après avoir rappelé et recommandé: «Attention! Faites de bonnes recommandations en faveur des femmes car elles ne sont chez vous que comme vos prisonnières. Elles ne vous doivent que fidélité et la sauvegarde de vos biens. Si elles commettent quelque immoralité prouvée, ne partagez alors pas leur lit et frappez-les d'une façon modérée. Une fois qu'elles vous obéissent de nouveau, ne cherchez plus à leur faire du mal. Attention! Vous avez sur vos femmes un droit comme elles ont un droit sur vous. Votre droit sur elles est qu'elles ne s'isolent pas avec ceux que vous n'aimez pas et qu'elles ne permettent pas à ceux que vous détestez d'entrer chez vous. Attention! Leur droit sur vous est que vous les traitiez bien dans leur habillement et leur manger». (Rapporté par Attirmidhi)

277. Mou'àwiya Ibn Hayda (das) rapporte: «J'ai dit: «O Messager de Dieu! Quel est le droit de l'une de nos épouses sur son mari?» Il dit: «Que tu lui donnes à manger quand tu manges et que tu l'habilles quand tu t'habilles toi-même. N'en frappe pas le visage. Ne lui dis pas: «Que Dieu t'enlaidisse!» Si tu la mets en quarantaine que ce soit à l'intérieur de ta maison». (Rapporté par Abou Dawùd)

278. Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Le Croyant qui a la foi la plus parfaite est celui qui a le meilleur caractère. Les meilleurs d'entre vous sont les meilleurs avec leurs femmes». (Rapporté par Attirmidhi)

279. Selon Ayàs Ibn "Abdullâh (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Ne frappez pas les femmes esclaves de Dieu (c'est-àdire les femmes)». Juste à ce moment vint 'Omar (das) pour dire au Messager de Dieu : «Les femmes sont devenues trop insolentes avec leurs maris». Il permit alors de les frapper. Plusieurs femmes entourèrent les épouses du Messager de Dieu et se plaignirent à elles de leurs maris. Le Messager de Dieu dit: «Voilà donc qu'un grand nombre de femmes assiègent la famille de Mohammad, se plaignant de leurs maris. Elles ne sont certainement pas vos meilleures».

280. Selon 'Abdullàh Ibn 'Amr Ibn Al 'As (das), le Messager de Dieu ' :saws: a dit: «Ce bas-monde est une jouissance (passagère) et sa meilleure jouissance est la femme vertueuse». (Rapporté par Moslem)


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MessageSujet: Re: I- L'intention et la concentration dans... (1ère partie)   Lun 9 Fév 2009 - 17:16

35 Le droit du mari sur sa femme




Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 4 - verset 34: «Les hommes ont la charge et la direction des femmes vu les avantages que Dieu a accordés aux uns de préférence aux autres et vu ce qu'ils ont dépensé de leur argent. Les vertueuses sont pleines de crainte pieuse et sauvegardent le dépôt (de leur mari en son absence) par la sauvegarde de Dieu».


Quant aux Hadiths, on peut citer celui de 'Amr Ibn Al Ahwas mentionné dans le chapitre précédent.

281. Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Quand l'homme appelle sa femme à son lit et quand elle n'y répond pas et qu'il passe sa nuit plein de colère contre elle, les Anges ne cessent de la maudire jusqu'au matin».

Dans une autre version: «Quand la femme passe sa nuit fuyant le lit de son mari, les Anges la maudissent jusqu'au matin».

Dans une troisième version: «Le Messager de Dieu :saws: a dit: «Par Celui qui tient mon âme dans Sa Main, chaque fois qu'un homme appelle sa femme à son lit et qu'elle s'y refuse, tous les habitants du ciel se remplissent de colère contre elle jusqu'à ce que son mari soit satisfait d'elle».

282. Toujours selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «II n'est pas permis à la femme de jeûner (le jeûne surérogatoire) en la présence de son mari sauf avec sa permission. Elle ne permet l'accès de sa maison qu'avec son autorisation». (Unanimement reconnu authentique)

283. Selon Ibn "Omar (das), le Prophète :saws: a dit: «Vous êtes tous des bergers et vous êtes tous responsables de l'objet de votre garde». Le chef est un berger, l'homme est le berger de sa propre famille, la femme est la bergère de la maison de son mari et de ses enfants. Vous êtes tous bergers et vous êtes tous responsables de l'objet de votre garde». (Unanimement reconnu authentique)

284. Selon Talq Ibn 'Ali (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Quand l'homme appelle son épouse pour satisfaire son désir, elle doit y répondre même si elle est en train de cuire son pain». (Rapporté par Attirmidhi et Annasâ'i)

285. Selon Abou Hourayra (das), le Prophète :saws: a dit: «Si je devais ordonner à quelqu'un de se prosterner devant son semblable, j'ordonnerais sûrement à la femme de se prosterner devant son mari». (Rapporté par Attirmidhi)

286. Selon Oummou Salma (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Toute femme qui meurt jouissant de la satisfaction de son mari entre au Paradis.» (Rapporté par Attirmidhi)

287. Selon Mou'àdh Ibn Jabal (das) le Prophète :saws: a dit: «Toutes les fois qu'une femme fait du tort à son mari dans ce monde, la Houri qui sera son épouse dans l'autre dit: «Ne lui fais pas du tort, que Dieu te combatte! Il n'est chez toi qu'à titre de passager et il ne va pas tarder à te quitter pour nous». (Rapporté par Attirmidhi)

288. Selon Ousâma Ibn Zeyd (das), le Prophète :saws: a dit: «Je n'ai pas laissé après moi de tentation plus néfaste pour les hommes que les femmes».


Commentaire
L'Imam 'Alî (das) recommande de demander conseil aux femmes et de faire l'opposé. Il a dit aussi: «La femme est un grand mal et son plus grand mal est qu'on ne peut s'en passer». Ce sont les gens prodigues et trop avides des plaisirs de ce monde qui deviennent les esclaves de leur passion pour les femmes. C'est cette même passion qui les pousse à aimer les autres biens terrestres (argent, pouvoir, notoriété etc...) et à les rechercher par tous les moyens en dépit de toute justice, de toute morale et de tout honneur.


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MessageSujet: Re: I- L'intention et la concentration dans... (1ère partie)   Lun 9 Fév 2009 - 17:24

36 L'entretien de la famille





Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 2 - verset 233: «Celui pour qui des femmes ont enfanté est tenu de les nourrir et de les vêtir selon la bonne coutume».

2. Chapitre 65 - verset 7: «Que celui qui est dans l'aisance dépense de son aisance et que celui qui a reçu sa part de biens avec parcimonie dépense de ce que Dieu lui a donné. Dieu ne charge une âme que selon ce qu'il lui a donné (comme richesses)».

3. Chapitre 34 - verset 39: «Tout ce que vous avez dépensé, II vous le remplacera».


Quant aux Hadîths:
289. Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Un dinar que tu as dépensé au service de Dieu, un dinar que tu as dépensé pour à affranchir un esclave, un dinar dont tu as fait aumône à un pauvre et un dinar que tu as dépensé pour ta famille, c'est celui que tu as dépensé pour ta famille qui te rapporte le plus grand salaire». (Rapporté par Moslem)

290. Selon Thawbàn Ibn Yohdod, l'affranchi du Messager de Dieu , le Messager de Dieu :saws: a dit: «Le meilleur dinar que dépense l'homme est celui qu'il dépense pour sa famille, celui qu'il dépense pour sa monture consacrée au service de Dieu et celui qu'il dépense pour ses compagnons au service de Dieu». (Rapporté par Moslem)

291. Oummou Salma (das) a dit: «J'ai dit: «O Messager de Dieu! Ai-je un salaire dans ce que je dépense pour les enfants de Abou Salma (ceux qu'elle avait eus de son premier mariage)? Car je n'ai pas l'intention de les laisser se débattre dans la misère alors que ce sont mes propres enfants?» Il dit: «Oui, tu as un salaire pour tout ce que tu dépenses pour eux». (Unanimement reconnu authentique)

292. Selon Sa'd Abi Waqqàs (das), (dans son long Hadith que nous avons mentionné au début de ce livre dans le chapitre de «l'intention», le Messager de Dieu :saws: lui a dit: «Toute dépense que tu feras y cherchant le Visage de Dieu (c'est-à-dire par seul amour de Dieu) tu en recevras le salaire, jusqu'à ce que tu mets (comme manger) dans la bouche de ta femme». (Unanimement reconnu authentique)

293. Selon Abou Mas'ùd Al Badri (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Quand l'homme fait une dépense pour sa famille, y recherchant la satisfaction de Dieu, cela lui est compté comme aumône». (Unanimement reconnu authentique)

294. Selon 'Abdallâh Ibn 'Amr Al 'As (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «II suffit pour l'homme comme péché le fait d'abandonner ceux qui sont à sa charge» (Rapporté par Abou Dawùd et autres)

Moslem l'a rapporté dans son recueil authentifié dans ce même sens. Il dit: «II suffit pour l'homme comme péché le fait de refuser leur subsistance à ceux qui dépendent de lui».

295. Selon Abou Hourayra (das), le Prophète :saws: a dit: «II ne se lève pas un seul jour sur l'humanité sans que deux Anges ne descendent du ciel. L'un d'eux dit: «Seigneur Dieu! Remplace sa dépense à celui qui a dépensé!» Et l'autre dit: «Seigneur Dieu! Frappe de perte celui qui s'est montré avare!» (Unanimement reconnu authentique)

296. Toujours selon lui, le Prophète :saws: a dit: «La main supérieure (celle qui donne) vaut mieux que la main inférieure (celle qui reçoit) et commence (dans tes dépenses) par ta famille. Ta meilleure aumône est celle qui ne laisse pas ta famille dans le besoin. Celui qui ne se rabaisse pas à demander l'aumône. Dieu lui préserve sa fierté et celui qui ne montre pas son besoin, Dieu le met au-dessus du besoin». (Rapporté par Al Boukhâri)


Dernière édition par oumyasmine93 le Jeu 12 Mar 2009 - 14:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I- L'intention et la concentration dans... (1ère partie)   Lun 9 Fév 2009 - 17:34

37 Le devoir de dépenser de ce qu'on aime et de ce qui est bon





Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 3 - verset 92: «Jamais vous n'atteindrez la bienfaisance jusqu'à ce que vous dépensiez de ce que vous aimez».

2. Chapitre 2 - verset 267: «O vous qui avez cru! Dépensez de ce qui est bon parmi ce que vous avez acquis et ce que Nous avons fait sortir pour vous de la terre, ne vous dirigez pas pour vos largesses vers ce qui en est le plus mauvais».


Quant aux Hadiths:

297. Anas (das) a dit: «Abou Talha (das) était à Médine le plus riche propriétaire de palmiers des Ansàrs. La palmeraie qu'il aimait le plus était celle de «Bayruhà» qui faisait face à la mosquée. Le Messager de Dieu y entrait souvent et y buvait d'une eau suave.

Anas a dit: «Quand fut descendu ce verset («Jamais vous n'atteindrez la bienfaisance jusqu'à ce que vous dépensiez de ce que vous aimez»). Abou Talha vint au Messager de Dieu et lui dit: «O Messager de Dieu! Dieu exalté a fait descendre sur toi: «Jamais vous n'atteindrez la bienfaisance jusqu'à ce que vous dépensiez de ce que vous aimez» et, de tous, mes biens, rien ne m'est plus cher que «Bayruhà». Aussi est-elle désormais de ma part une aumône pour Dieu exalté. J'espère y trouver un bien dans ce monde et dans l'autre auprès de Dieu exalté. Place-la donc, ô Messager de Dieu, à l'endroit que te fait voir Dieu». Le Messager de Dieu lui dit: «Bravo! Bravo! Voilà donc un placement gagnant! J'ai bien entendu ce que tu viens de dire et je suis d'avis que tu la places parmi tes parents». Abou Talha dit: «C'est ce que je vais faire, ô Messager de Dieu!» Et il partagea la palmeraie entre ses proches et ses cousins. (Unanimement reconnu authentique)




38 Le devoir de commander l'obéissance à Dieu le Très-Haut à sa famille, àses enfants qui sont d'âge à reconnaître le bien du mal ainsi qu'à tousceux qui sont sous son autorité. Le devoir de leur interdire toutedésobéissance, de les éduquer et de les empêcher de faire tout ce qui est interdit




Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 20 - verset 132: «Ordonne à ta famille de pratiquer la prière et attache-toi s'y fortement avec endurance».

2. Chapitre 66 - verset 6: «O vous qui avez cru! Mettez-vous, vous et les vôtres, à l'abri du feu...».


Pour ce qui est des Hadiths:

298. Abou Hourayra (das) a dit: «Al Hasan Ibn "Ali (das) prit une fois une datte dans les dattes de l'aumône l'égale (zakât). Il la plaça dans sa bouche. Le Messager de Dieu :saws: lui dit aussitôt: «Caca! Caca! Jette-la donc! N'as-tu pas su que nous autres (la famille du Prophète bsdl) nous ne mangions pas de l'aumône?».

299. 'Omar Ibn Abi Salma (le fils de l'une des épouses du Prophète :saws: ) a dit: «J'étais un enfant vivant sous le toit du Messager de Dieu . Quand je mangeais avec les autres, ma main se promenait pour prendre le manger de devant eux. Le Messager de Dieu me dit alors: «Enfant! Prononce le nom de Dieu (en te mettant à table), mange avec ta main droite et mange de ce qui est devant toi». Cela n'a cessé depuis d'être ma façon de manger».


Commentaire
Parmi les règles de politesse du manger, l'Islam ordonne de se laver les mains avant de se mettre à table, de prononcer le nom de Dieu («Bismillah»), de manger uniquement avec la main droite (la main gauche servant entre autres à se laver les parties intimes) et de ne manger que de ce qui est devant soi. Il est en effet incorrect d'aller fureter devant les autres.

300. Ibn 'Omar (das) rapporte avoir entendu le Messager de Dieu :saws: dire: «Chacun de vous est un berger et chacun de vous est responsable de l'objet de sa garde. Le chef d'Etat est un berger et est responsable de ses administrés. L'homme est berger dans sa famille et est responsable de l'objet de sa garde. La femme est bergère dans la maison de son mari et est responsable de l'objet de sa garde. Le serviteur est berger dans les biens de son maître et est responsable de l'objet de sa garde. Chacun de vous est donc berger et est responsable de l'objet de sa garde» (Unanimement reconnu authentique)

301. Selon 'Amr Ibn Shou'ayb, selon son père, son grand-père (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Ordonnez à vos enfants de faire la prière à l'âge de sept ans et, quand ils en ont dix, frappez-les s'ils s'en abstiennent. Ne les faites pas coucher dans le même lit». (Rapporté par Abou Dawùd)

302. Selon Abou Thourayya Al Jouhanni (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Enseignez la prière à l'enfant quand il a sept
ans et frappez-le à l'âge de dix ans quand il s'en abstient». (Rapporté par Abou Dawùd et Attirmidhi)


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MessageSujet: Re: I- L'intention et la concentration dans... (1ère partie)   Lun 9 Fév 2009 - 21:55

39 Les droits du voisin et l'obligation de faire une bonne recommandation en sa faveur




Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 4 - verset 36: «Adorez Dieu et ne Lui associez rien. Faites du bien avec les deux géniteurs, le proche, les orphelins, les miséreux, le compagnon permanent, l'étranger de passage et ce que vous possédez par la voie légale».


Pour ce qui est des Hadiths:

303. Selon Ibn'Omar (das) et 'Âisha (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «L'Ange Gabriel n'a pas cessé de me recommander le voisin à tel point que j'ai cru qu'il allait lui donner droit à l'héritage». (Unanimement reconnu authentique)

304. Selon Abou Dharr (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «O Abou Dharr! Quand tu prépares un ragoût augmente son eau et donnes-en à tes voisins!» (Rapporté par Moslem)

Dans une autre version de Moslem selon Abou Dharr: «Mon grand ami m'a fait cette recommandation: «Quand tu prépares un ragoût augmente son eau puis cherche une famille de tes voisins et donne-lui s'en un peu avec gentillesse».

305. Selon Abou Hourayra (das), le Prophète :saws: a dit: «Par Dieu, n'est pas croyant, par Dieu, n'est pas croyant, par Dieu, n'est pas croyant!» On dit: «Qui donc? O Messager de Dieu! «Il dit: «Celui dont le voisin n'est pas à l'abri de son mal». (Unanimement reconnu authentique)

Dans une autre version de Moslem: «N'entre pas au Paradis celui dont le voisin n'est pas à l'abri de son mal».

306. Toujours selon lui, le Messager de Dieu :saws: a dit: «O Musulmanes! Que l'une de vous ne méprise pas le cadeau que lui fait sa voisine même ci ce n'est que le sabot d'un agneau».

307. Selon lui encore, le Messager de Dieu :saws: a dit; «Que l'un de vous ne refuse pas à son voisin la permission de planter une poutre dans son mur». Puis Abou Hourayra poursuit: «Qu'ai-je donc à vous voir tourner le dos à cette recommandation? Par Dieu! Je ne cesserai pas de vous réprimander à son sujet».

308. Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Celui qui croit en Dieu et au jour dernier, qu'il ne fasse pas de tort à son voisin! Celui qui croit en Dieu et au jour dernier, qu'il dise une bonne chose ou qu'il se taise!»(Unanimement reconnu authentique)

309. Selon Abou Shouryh Al Khouzà'i (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Celui qui croit en Dieu et au jour dernier, qu'il fasse du bien à son voisin! Celui qui croit en Dieu et au jour dernier, qu'il reçoive généreusement son hôte! Celui qui croit en Dieu et au jour dernier, qu'il dise une bonne chose ou qu'il se taise!» (Rapporté par Moslem et Al Boukhâri)

310. 'Âisha (das) rapporte: «J'ai dit: «O Messager de Dieu! J'ai deux voisins. A qui des deux dois-je faire mon cadeau ?» Il dit: «A celui dont la porte est la plus proche de la tienne». (Rapporté par Al Boukhâri)

311. Selon 'Abdullàh Ibn "Omar (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Le meilleur compagnon pour Dieu est celui qui est le plus gentil avec ses compagnons et le meilleur voisin pour Dieu est celui qui est le plus gentil avec ses voisins». (Rapporté par Attirmidhi)


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MessageSujet: Re: I- L'intention et la concentration dans... (1ère partie)   Lun 9 Fév 2009 - 22:21

40 La piété filiale et la gentillesse avec les proches



Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 4 - verset 36: «Adorez Dieu et ne Lui associez rien. Faites du bien avec les deux géniteurs, le proche, les orphelins, les miséreux, le voisin très proche, le voisin de côté, le compagnon permanent, l'étranger de passage et ce que vous possédez par la voie légale».

2. Chapitre 4 - verset 1: «Et craignez Dieu au nom de qui vous vous implorez les uns les autres ainsi que les liens de parenté».

3. Chapitre 13 - verset 21: «Ceux qui maintiennent les liens que Dieu a ordonné de maintenir».

4. Chapitre 29 - verset 8: «Nous avons recommandé à l'homme de bien traiter ses deux géniteurs».

5. Chapitre 17 - versets 23 et 24: «Ton Seigneur en a décidé ainsi: que vous n'adoriez que Lui et de traiter les deux géniteurs avec bienveillance. Si l'un d'eux ou tous deux atteignent chez toi la vieillesse, ne leur dis pas «ouf», ne leur réponds pas avec brutalité et tiens-leur un langage généreux. Baisse pour eux l'aile de l'humilité par miséricorde et dis: «Seigneur! Aie-les en Ta clémence comme ils m'ont élevé enfant».

6. Chapitre 31 - verset 14: «Nous avons recommandé à l'homme ses deux géniteurs. Sa mère l'a porté en allant d'affaiblissement en affaiblissement. Son sevrage se fait au bout de deux ans. Rends grâce à Moi et à tes géniteurs!»


Quant aux Hadiths:

312. 'Abdullàh Ibn Mas'ùd (das) a dit: «J'ai demandé au Prophète : «Quelle est l'oeuvre la plus aimée de Dieu exalté?» Il
dit: «La prière à son heure». Je dis: «Et puis? Il dit: «La piété filiale». Je dis: «Et puis? «Il dit: «Le combat au service de Dieu».
(Unanimement reconnu authentique)

313. Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Un enfant ne peut s'acquitter de sa dette vis-à-vis de son géniteur à moins que, le trouvant esclave, il le rachète et l'affranchit». (Rapporté par Moslem)

314. Selon lui encore, le Messager de Dieu :saws: a dit: «Celui qui croit en Dieu et au jour dernier, qu'il reçoive généreusement son hôte. Celui qui croit en Dieu et au jour dernier, qu'il soit gentil avec tous ses parents. Celui qui croit en Dieu et au jour dernier, qu'il dise une bonne chose ou qu'il se taise». (Unanimement reconnu authentique)

315. Toujours selon lui, le Messager de Dieu :saws: a dit: «Dieu exalté a fait les créatures. Quand II finit de les créer, les liens de la parenté se levèrent et dirent: «Nous voici debout devant Toi à la façon de celui qui se met sous Ta protection contre la rupture des liens de la parenté». Il dit: «Oui. Acceptez-vous que Je reste lié à celui qui vous respecte et que je rompe avec celui qui vous rompt?» Ils dirent: «Oui». Il dit: «c'est un droit qui vous est désormais acquis». Puis le Messager de Dieu dit: «Lisez si vous voulez ces versets: «Mais qui sait si, une fois au pouvoir, vous n'allez pas semer la corruption sur terre et rompre les liens sacrés de la parenté? (22). Ce sont ceux-là que Dieu a maudits. Il les a rendus sourds et a rendu leurs yeux aveugles (23)». (Chapitre 47). (Unanimement reconnu authentique)

316. Selon lui encore, un homme vint chez le Messager de Dieu :saws: et lui dit: «O Messager de Dieu! Quel est celui qui mérite le plus que je lui tienne compagnie?» Il dit: «Ta mère». Il dit: «Et qui encore?» Il dit: «Ta mère». Il dit: «Et qui encore?» Il dit: «Ta mère». Il dit: «Et qui encore?» Il dit: «Ton père».(Unanimement reconnu authentique)

317. Toujours selon lui, le Prophète :saws: a dit: «Fi, le sot qui..., fi, le sot qui..., fi, le sot qui a rejoint dans leur vieillesse ses deux parents ou l'un d'eux et qui n'est pas entré au Paradis». (Unanimement reconnu authentique)

318. Selon lui encore, un homme dit: «O Messager de Dieu! J'ai des proches parents envers qui je respecte les liens de parenté et qui ne le font pas avec moi. Je leur fais du bien et ils me font du mal. Je les traite avec gentillesse et ils me traitent brutalement». Il lui dit: «Si tu es vraiment tel que tu viens de dire, c'est comme si tu leur faisais avaler sans eau de la cendre brûlante. Tu ne cesseras pas de trouver en Dieu un soutien contre eux tant que tu te conduiras ainsi».

319. Selon Anas (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Celui qui aimerait bien qu'on élargisse sa subsistance et qu'on retarde l'échéance de sa mort, qu'il se montre bon avec ses proches!» (Unanimement reconnu authentique)

320. Selon lui encore, Abou Talha était parmi les Ansàrs le plus gros propriétaire de palmiers. Sa palmeraie qui lui était la plus chère s'appelait «Bayruhà». Elle faisait face à la mosquée et le Messager de Dieu y entrait souvent pour y boire une eau suave. Quand descendit ce verset: «Jamais vous n'atteindrez la bienfaisance jusqu'à ce que vous dépensiez de ce que vous aimez». Abou Talha se leva et se dirigea vers le Messager de Dieu . Il lui dit: «O Messager de Dieu! Dieu, béni par Lui même et exalté, dit: «Jamais vous n'atteindrez la bienfaisance jusqu'à ce que vous dépensiez de ce que vous aimez». Or, de tous mes biens, c'est «Bayruhâ qui m'est la plus chère. C'est désormais une offrande à Dieu dont j'espère la récompense dans ce monde et dans l'autre auprès de Dieu exalté. Place-la donc, ô Messager de Dieu! dans l'endroit que Dieu te fait voir!» Le Messager de Dieu lui dit alors: «Bravo! Bravo! Voilà donc un placement gagnant! J'ai bien entendu ce que tu viens de dire et je suis d'avis que tu la partages entre tes proches parents». Abou Talha dit: «C'est ce que je vais faire, ô Messager de Dieu!» et il la repartit entre ses proches et ses cousins.(Unanimement reconnu authentique)

321. Selon 'Abdullâh Ibn 'Amr Ibn Al 'As (das), un homme vint au Messager de Dieu :saws: et lui dit: «Je te fais acte d'allégeance en m'engageant à l'exil (à Médine) et à la guerre sainte dans l'espoir d'un salaire de Dieu exalté». Il lui dit: «As-tu l'un de tes deux parents encore en vie?» Il dit: «Oui, les deux même». II dit: «Retourne auprès de tes parents et tiens-leur bonne compagnie!» (Unanimement reconnu authentique)

322. Selon lui encore, le Prophète :saws: a dit: «Celui qui respecte les liens de la parenté n'est pas celui qui rend le bien par le bien mais c'est celui qui continue à respecter ces liens quand même ses proches les rompent». (Rapporté par Al Boukhâri)

323. Selon 'Àisha (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Les liens de parenté s'accrochent au Trône de Dieu en disant: «Celui qui nous respecte, que Dieu reste lié à lui! Et celui qui nous rompt, que Dieu rompe avec lui!». (Unanimement reconnu authentique)

324. On rapporte au sujet de la mère des Croyants, Meymouna Bent Al Hâreth (das), qu'elle affranchit une fois une esclave sans en demander la permission au Prophète . Quand vint son jour où il se consacrait à elle, elle lui dit: «As-tu remarqué, ô Messager de Dieu! que j'ai affranchi mon esclave?» Il dit: «est-ce que tu l'as vraiment fait?» Elle dit: «Oui». Il dit: «Si tu l'avais donnée à tes oncles maternels ton salaire en aurait été plus grand». (Unanimement reconnu authentique)

325. Asrnà' (das), fille de Abou Bakr, le très véridique, (das) a dit: «Du temps du Messager de Dieu, , ma mère vint me rendre visite alors qu'elle était encore idolâtre. J'ai été prendre conseil à son sujet auprès du Messager de Dieu . Je lui dis: «Ma mère est venue me demander quelque chose. Dois-je lui faire du bien?» Il dit: «Oui, sois bonne avec ta mère!» (Unanimement reconnu authentique)

326. Selon Zaynab Aththaqafîa (das), la femme de 'Abdullàh Ibn Mas'ùd (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «O femmes! Faites l'aumône même en prélevant de vos bijoux!» Elle dit: «Je retournai auprès de 'Abdullàh Ibn Mas'ùd je lui dis: «Tu es un homme peu riche et le Messager de Dieu nous a ordonné de faire l'aumône. Va lui demander si mon aumône reste valable si je te la donne à toi et à tes enfants sinon je la donne à d'autres que vous». 'Abdullàh dit: «Va plutôt toi-même le lui demander!» Je partis donc et voilà qu'une femme des Ansàrs était devant la porte du Messager de Dieu venant lui poser la même question que moi. Le Messager de Dieu nous étant couvert par le respect que nous lui devions, ce fut Bilâl qui sortit à notre rencontre. Nous lui dîmes: «Va dire au Messager de Dieu que deux femmes sont à sa porte et lui
demandent si leurs aumônes sont valables si elles les donnent à leurs maris et à des orphelins a leur charge. Ne lui dis pas qui nous sommes». Bilâl entra auprès du Messager de Dieu et lui posa la question. Le Messager de Dieu lui dit: «Et qui sont-elles?» Il dit: «Une femme des Ansàrs et Zaynab». Le Messager de Dieu dit: «Laquelle des Zaynabs?» Il dit: «La femme de 'Abdullàh». Le Messager de Dieu dit: «Elles ont un double salaire: le salaire de la parenté et celui de l'aumône».
(Unanimement reconnu authentique)


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MessageSujet: Re: I- L'intention et la concentration dans... (1ère partie)   Lun 9 Fév 2009 - 22:21

Commentaire
Ce Hadith vient nous montrer qu'on peut donner ses aumônes légales (Zakât et Fitra) à ses proches parents et que cela est même préférable. Il s'agit des parents dont on n'a pas la charge obligatoire. L'épouse, les enfants mineurs et les géniteurs par contre n'ont pas droit à ces aumônes. Pour ce qui est des enfants cela concerne ceux qui ne sont pas en âge de travailler. Les enfants adultes qui sont dans le besoin peuvent alors recevoir les aumônes de leurs géniteurs.

327. Selon Abou Soufyàn Ibn Harb (das), dans son long récit au sujet de l'histoire de Héraclès, Celui-ci a dit Abou Soufyàn: «Qu'est-ce qu'il vous ordonne de faire?» (il voulait parler du Prophète - bsdl). Je dis: «II dit: «Adorez Dieu tout seul et ne lui associez rien. Abandonnez ce que disent vos pères (comme fausses croyances)». Il nous ordonne de pratiquer la prière et nous recommande la sincérité, la fuite de tout péché et de toute action vilaine ainsi que le respect des liens de la parenté». (Unanimement reconnu authentique)

328. Selon Abou Dharr (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Vous conquerrez une terre où l'on parle des fractions du dinar et du dirham (les carats). Dans une autre version: «Vous conquerrez l'Egypte et c'est une terre où l'on parle de carats. Recommandez-vous la bienveillance à l'égard de ses habitants».

Dans une autre version: «Quand vous l'aurez conquise, soyez bons avec ses habitants car ils ont sur vous les droits de protégés et les droits de la parenté - ou il a dit: «Les droits de protégés et les droits de parents par alliance». (Rapporté par Moslem)


Commentaire
Le Prophète :saws: a non seulement prédit avec certitude la prochaine conquête de l'Egypte, mais a vivement recommandé ses habitants pour deux ou trois raisons. D'abord, parce que tout pays qui accepte la loi de l'Islam devient un pays protégé et a ainsi droit a toute considération et à toute assistance. Ensuite, parce que la mère d'Ismaël et de la race arabe est Hagar, cette princesse égyptienne offerte par Pharaon à Abrahàm. Enfin, il y a une
parenté par alliance du fait de Marie la copte que le roi d'Egypte offrit au Prophète qui l'épousa après sa conversion à l'Islam et en
eut son fils Ibrahim qui mourut en bas âge. Le Prophète qualifiait l'Egypte de futur «carquois» (Kinana) des forces de l'Islam et
l'Egypte s'avéra par la suite comme la principale réserve de l'Islam en armes et hommes courageux, ce qui permettra ses futures conquêtes à l'Est comme à l'Ouest ainsi que ses brillantes victoires sur les Croisés et sur les Tartares.

329. Selon Abou Hourayra (das), quand fut révélé ce verset: «Mets en garde tes parents les plus proches», (chapitre 26 - verset 214), le Messager de Dieu invita chez lui les membres de la tribu Qoreysh. Il s'adressa à la tribu dans son ensemble et à chacun de ses clans en particulier. Il dit: «O fils de 'Abd Shams! O fils de Ka'b Ibn Lou'ay! Sauvez vos propres personnes du Feu! O fils de Mourra Ibn Ka’b Sauvez vos propres personnes du Feu! O fils de 'Abd Manâf! Sauvez vos propres personnes du Feu! Ofils de Hashem! Sauvez vos propres personnes du feu! O fils de ‘Abd Al Mottaleb! Sauvez vos propres personnes du Feu! O Fatima (sa fille)! Sauve ta propre personne du Feu car je ne possède pour vous aucune parade contre Dieu si ce n'est les droits de la parenté que j'honorerai d'ailleurs comme il se doit». (Rapporté par Moslem)

330. 'Amr Ibn Al 'As (das) a dit: «J'ai entendu le Messager de Dieu proclamer à voix haute et publiquement: «Les hommes des Bani Untel ne sont pas mes soutiens. Mes seuls soutiens sont Dieu et les vertueux parmi les Croyants. Ils me sont cependant attachés par des liens de parenté que j'honore comme il se doit». (ura texte d'Al Boukhâri)

331. Selon Abou Ayoub Al Ansàri (das), un homme dit: «O Messager de Dieu! Informe-moi d'une oeuvre qui me fasse entrer au Paradis et qui m'éloigne de /l'Enfer». Le Prophète :saws: lui dit: «Tu adores Dieu sans rien Lui associer. Tu pratiques correctement la prière. Tu t'acquittes de l'aumône légale et tu fais du bien avec tes proches». (Unanimement reconnu authentique)

332. Selon Ibn 'Amer (das), le Prophète :saws: a dit: «Quand l'un de vous rompt son jeûne qu'il le rompe avec une datte car il y a là une bénédiction. S'il ne trouve pas de datte que ce soit avec l'eau car elle lave toutes les impuretés». Il dit encore: «L'aumône faite au pauvre est une simple aumône et, au proche, elle en compte deux: une aumône et un respect des liens de parenté». (Rapporté par Attirmidhi)

333. Ibn 'Omar (das) a dit: «J'avais une femme que j'aimais et que (mon père) 'Omar détestait. Il me dit: «Répudie-la!» et je refusai. ‘Omar (das) alla trouver le Prophète et lui en parla. Le Prophète :saws: me dit alors: «Répudie-la!».(Rapporté par Abou Dawùd et Attirmidhi)

334. Selon Abouddardà’ (das), un homme vint lui dire: «J'ai une femme et ma mère m'ordonne de la répudier». Il dit: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire: «Le géniteur est la meilleure porte du Paradis. Si tu veux, perds cette porte ou garde-la». (Rapporté par Attirmidhi)

335. Selon Al Barà Ibn 'Âzeb (das), le Prophète :saws: a dit: «La tante maternelle est comme la mère». (Rapporté par Attirmidhi)

Plusieurs Hadiths bien connus concernant ce chapitre se trouvent dans les recueils authentifiés. Parmi eux est le récit des compagnons de la caverne et le récit de Joreyj. Tous deux ont déjà été mentionnés. J'en ai supprimé plusieurs pour la concision. Parmi ces Hadiths, le plus important est celui de 'Amr Ibn 'Absa (das). C'est un long Hadith comportant de nombreux ensembles des règles de l'Islam et de sa morale. Je le citerai, si Dieu veut, dans sa totalité dans le chapitre de l'espérance. Il dit entre autres: «Je suis entré une fois chez le Prophète à la Mecque (il voulait dire aux premiers temps de la révélation). Je lui dis: «Qu'est-ce que tu es?» Il dit: «Un Prophète». Je dis: «Et qu'est-ce qu'un prophète?» Il dit: «J'ai été suscité par Dieu exalté». Je dis: «II t'a envoyé porteur de quoi?» Il dit: «II m'a suscité avec la mission de recommander le
respect des liens de parenté, de briser les idoles et de faire en sorte qu'on croie à un Dieu unique et qu'on ne Lui associe rien». Il cita le Hadith dans sa totalité et Dieu sait mieux que tous.


Dernière édition par oumyasmine93 le Jeu 12 Mar 2009 - 14:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I- L'intention et la concentration dans... (1ère partie)   Mar 10 Fév 2009 - 14:25

41 L'interdiction d'être ingrat envers ses père et mère et de rompre les liens de parenté




Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 47 - versets 22 et 23: «Mais qui sait si, une fois au pouvoir, vous n'allez pas semer la corruption sur terre et rompre les liens sacrés de la parenté? (22). Ce sont ceux-là que Dieu a maudits. Il les a alors rendus sourds et a rendu leurs yeux
aveugles (23)».


2. Chapitre 13 - verset 25: «Ceux qui dénoncent le pacte de Dieu après l'avoir solidement noué, qui rompent les liens que Dieu a ordonné de maintenir et qui sèment la corruption sur terre, ceux-là auront la malédiction et auront la plus mauvaise demeure».

3. Chapitre 17 - versets 23 et 24: «Ton Seigneur en a décidé ainsi: Que vous n'adoriez que Lui et de traiter les deux géniteurs avec bienveillance. Si l'un d'eux ou tous deux atteignent chez toi la vieillesse, ne leur dis pas «ouf», ne leur réponds pas avec brutalité et tiens-leur un langage généreux (23). Baisse pour eux l'aile de l'humilité par miséricorde et dis: «Seigneur! Aie-les en Ta clémence comme ils m'ont élevé enfant (24)».


Quant aux Hadiths:

336. Selon Abou Bakra Ibn Al Hàreth (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Voulez-vous que je vous informe des plus grands péchés?» (trois fois de suite). Nous dîmes: «Certainement que oui, ô Messager de Dieu!» Il dit: «Le fait de donner à Dieu des associés, l'ingratitude envers les deux parents...» Il était appuyé à quelque chose. Il se mit assis et dit: «Attention! et le parler mensongère! le faux témoignage». Il ne cessa de les répéter jusqu'à ce que nous dîmes: «Que ne s'est-il donc tu!» (Unanimement reconnu authentique)

337 Selon 'Abdullàh Ibn 'Amr Ibn Al 'As (das), le Prophète :saws: a dit: «Les grands péchés sont: Le fait de donner à Dieu des associés. L'ingratitude envers les deux parents. Le meurtre. Et le faux serment».



42 Le mérite qu'on a à être gentil avec les amis du père, de la mère, des proches et de l'épouse et avec tous ceux qu'on recommande de traiter avec générosité




341. Selon Ibn 'Omar (das), le Prophète :saws: a dit: «La meilleure façon d'honorer les liens de parenté est de faire du bien avec les anciens amis de son père».

342. 'Abdullàh Ibn Dinar rapporte que 'Abdullàh Ibn 'Omar (das) raconte qu'un bédouin le rencontra sur sa route vers la Mecque. 'Abdullàh Ibn 'Omar le salua, le fit monter sur un âne qu'il montait lui-même et lui donna un turban qu'il avait sur la tête. Ibn Dinar dit: «Nous lui dîmes: «Puisse Dieu te corriger tes fautes! Tu as affaire aux Bédouins et les Bédouins se contentent de peu de chose». (Sous-entendu pourquoi lui donner tout cela?) 'Abdullàh Ibn 'Omar dit: «Le père de cet homme était l'ami de 'Omar Ibn Al Khattàb (das) et j'ai entendu le Messager de Dieu dire: «La meilleure façon d'honorer les liens de parenté est de faire du bien avec les anciens amis de son père».

Dans une autre version que rapporte Ibn Dinar à partir du récit de 'Abdullàh Ibn 'Omar «Quand Ibn 'Omar sortait pour la Mecque, il avait un âne qu'il montait quand il était fatigué de la selle du chameau. Il avait aussi un turban qu'il enroulait autour de sa tête. Un jour qu'il était sur cet âne, voilà que passa un Bédouin. Il lui dit: «N'es-tu pas un tel fils d'un tel?» Il lu dit: «Si». Il lui donna l'âne et lui dit: «Monte sur cet âne!». Il lui donna ensuite son turban et lui dit: «Enroule-le autour de ta tête!». Certains de ses compagnons lui dirent: «Que Dieu te pardonne! Tu viens de donner à ce Bédouin un âne qui te reposait de ta monture et un turban que tu enroulais autour de ta tête». Il dit: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire: «La meilleure façon d'honorer les liens de parenté est de faire du bien avec les anciens amis de son père après sa mort». Or son père était l'ami de 'Omar (das). (Toutes ces versions sont rapportées par Moslem)

343. Màlek Ibn Rabi'a Asà^di (das) a dit: «Alors que nous étions assis auprès du Messager de Dieu , voilà que lui vint un homme de la tribu des Bani Salma qui lui dit: «O Messager de Dieu! Reste-t-il pour moi une occasion de faire du bien à mes parents maintenant qu'ils sont morts?» Il dit: «Oui. Tu pries Dieu de les bénir et de les absoudre et tu tiens après eux leurs promesses. Tu respectes les liens de parenté dont ils sont la cause et tu honores leurs anciens amis». (Rapporté par Abouddardâ')

344. 'Âisha (das) a dit: «Je n'ai jamais éprouvé de jalousie vis-à-vis des épouses du Prophète comme j'en ai éprouvée vis-à-vis de Khadija (das) alors que je ne l'avais jamais vue. Il ne cessait en effet de parler d'elle. Quand il égorgeait un agneau, il lui arrivait de le couper en morceaux pour les envoyer aux anciennes amies de Khadija. Il m'est peut-être arrivé de lui dire: «On dirait qu'il n'existe au monde d'autres femmes que Khadija!» Il disait: «Elle était ceci, elle était cela et c'est d'elle que j'ai eu des enfants».


Commentaire

Le Prophète :saws: qui a réuni jusqu'à neuf co-épouses n'a eu d'enfants que de Khadija (das) qui lui donna un garçon qui mourut en bas âge ('Abdullah Attaher) et quatre filles (Fatima, Roqaya, Zaynab et Om Kalthùm). C'est de sa fille Fatima (DAS), épouse de l'Imam 'Ali (DAS), que se fera sa descendance représentant la caste noble de l'Islam (Al Ashrâf). Plus tard sa femme Marie la copte (das) lui donnera un autre garçon (Ibrahim) qui mourra aussi dans les premiers mois de sa vie. Khadija a en outre le grand mérite d'être le premier être humain à croire en la mission de Mohammad et d'avoir dépensé toute son immense fortune au service de l'Islam.

345. Anas Ibn Màlek (das) a dit: «Je suis sorti en voyage avec Jarir Al Bajalli (das). Il se comportait avec moi comme un serviteur. Je lui dis: «N'en fais rien!». Il dit: «J'ai vu les Ansàrs se comporter ainsi avec le Messager de Dieu et, devant cette grande chose, je me suis juré de ne jamais plus accompagner l'un d'eux sans être son serviteur». (Unanimement reconnu authentique)


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MessageSujet: Re: I- L'intention et la concentration dans... (1ère partie)   Mar 10 Fév 2009 - 14:29

43 Le devoir d'honorer les membres de la famille du Messager de Dieu et de vanter leurs mérites




Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 33 - verset 33: «Dieu ne veut que vous débarrasser de toute souillure, ô gens de la Maison (du Prophète)! et veut vous purifier à fond».

2. Chapitre 22 - verset 32: «Celui qui prend en haute considération les rites de Dieu, cela provient de la piété des coeurs».

Pour ce qui est des Hadiths:

346. Yazid Ibn Habban a dit: «Je me rendis en compagnie de Housayn Ibn Sabra et de 'Amr Ibn Moslem chez Zeyd Ibn Arqam (das). Quand nous nous assîmes auprès de lui, Housayn lui dit: «Tu as certainement rencontré, ô Zeyd, un grand bien. Tu as vu en effet le Messager de Dieu et tu as entendu ses paroles. Tu as de même pris part à ses campagnes et tu as fais la prière derrière lui. C'est pourquoi tu as certainement rencontré, ô Zeyd, un grand bien. O Zeyd! Parle-nous un peu de ce que tu as entendu de la bouche du Messager de Dieu ». Il dit: «O fils de mon frère! Par Dieu, mon âge est déjà avancé, mon temps est devenu ancien et j'ai oublié une partie de ce que j'avais retenu jadis des paroles du Messager de Dieu . Acceptez donc les Hadiths que je vous rapporte et ne me mettez pas dans l'embarras pour ce que je ne vous en ai pas rapporté». Puis il dit: «le Messager de Dieu se leva parmi nous pour nous faire un discours auprès d'un lac appelé Khomm entre la Mecque et Médine. Il prononça d'abord la louange et la glorification de Dieu, puis nous fit une leçon de morale, nous rappela nos obligations et dit enfin: «Or donc! Attention, ô gens! Je ne suis qu'un être humain et le messager de Dieu (l'Ange de la mort) ne va plus tarder à venir m'appeler et moi à y répondre. Je laisse après moi deux choses de grand poids: d'abord le Livre de Dieu contenant la bonne direction et la lumière. Pratiquez ses enseignements et accrochez-vous à lui». Il exhorta alors les gens à respecter les enseignements du Livre de Dieu et les poussa à l'aimer. Puis il leur dit: «...Puis les membres de ma famille. Je vous rappelle Dieu pour tout ce qui concerne les membres de ma famille». Housayn lui dit: «Qui sont les membres de sa famille? O Zeyd!» Il dit: «Ses femmes font partie de sa famille mais les membres de sa famille sont ceux à qui il a été interdit d'accepter les aumônes du trésor public après sa mort». Il dit: «Et qui sont-ils?» Il dit: «Les familles de 'Ali, de 'Aqil, de Ja'far et de 'Abbàs». Il dit: «A-t-on interdit à tous ceux-là d'accepter les aumônes du trésor
public?» Il dit: «Oui».
(Rapporté par Moslem)

Dans une autre version: «Attention! Je vais laisser après moi parmi vous deux choses de grand poids: L'une d'elles est le Livre de Dieu et c'est la corde de Dieu. Celui qui le suit sera sur la bonne voie et celui qui le délaisse sera dans l'errance».

347. Selon Ibn 'Omar (das), selon Abou Bakr le très véridique (das) et ce sont ses propres termes: «Considérez Mohammad et honorez les membres de sa famille». (Rapporté par Al Boukhârî)


Dernière édition par oumyasmine93 le Jeu 12 Mar 2009 - 14:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I- L'intention et la concentration dans... (1ère partie)   Mar 10 Fév 2009 - 14:39

44 Les égards dûs aux savants, aux personnes âgées et aux bienfaiteurs. Le devoir de leur donner la priorité sur les autres, d'élever leurs sièges et de mettre en exergue leur position




Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 39 - verset 9: «Dis: «Est-ce que ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ont la même valeur?»


Pour ce qui est des Hadiths:

348. Selon 'Oqba Al Ansàri (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Ceux qui connaissent mieux le Livre de Dieu président à la prière. Si leur connaissance du Livre est égale, c'est celui qui possède mieux la sunna (tradition du Prophète), si leur connaissance de la sunna est égale, c'est celui dont l'exil (à Médine) est le plus ancien. S'ils se sont exilés à la même époque, c'est le plus âgé d'entre eux (ou le plus anciennement musulman). Nul n'a le droit de présider à la prière de quelqu'un dans son propre fief ni d'occuper chez lui sa place d'honneur sauf s'il l'y autorise». (Rapporté par Moslem)

349. Toujours selon lui: «Le Messager de Dieu poussait nos épaules avant la prière en disant: «Alignez-vous bien et ne soyez pas dans des positions diverses, sinon vos coeurs iraient dans des directions opposées. Que viennent juste, après moi les gens les plus sensés et les plus sages puis ceux qui le sont un peu moins et ainsi de suite». (Rapporté par Moslem)

350. Selon Ibn Mas'ùd (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Que prient juste derrière moi les plus sensés et les plus sages, puis ceux qui le sont un peu moins et ainsi de suite (et il le répéta trois fois) et méfiez-vous du brouhaha des souks».

Commentaire
La prière est le moment le plus important de la journée du Croyant. Elle doit être présidée par le plus versé dans les sciences religieuses, le plus accompli moralement et physiquement. Les rangs des prieurs indiquent leur degré de sagesse et de science et la priorité y est donnée au plus sage et au plus savant. Les enfants et les ignorants doivent laisser les premiers rangs aux personnes âgées : et aux gens cultivés. Le désordre et l'anarchie sont les caractéristiques du marché mais la mosquée est d'un plus haut niveau et tout doit y obéir à un ordre bien déterminé basé sur le mérite réel des gens dont le seul critère est la crainte de Dieu.

351. Abou Yahya Al Ansàri (das) rapporte: «'Abdullàh Ibn Sahl et Mouhaysa Ibn Mas'ùd se mirent en route pour Khaybar et c'était en temps de paix. Ils se séparèrent. Puis Mouhaysa vint vers 'Abdullàh Ibn Sahl et le trouva mort se débattant encore dans son sang. Il l'enterra et vint à Médine. 'Abdurrahman Ibn Sahl et les deux fils de Mas'ûd, Mouhaysa, et Houwaysa, allèrent trouver le Prophète . 'Abdurrahman voulut prendre la parole mais le Prophète lui dit: «Laisse parler le plus âgé! Laisse parler le plus âgé!» car il était le plus jeune du groupe. Il se tut donc et les deux autres parlèrent. Il leur dit: «Etesvous disposés à le jurer et vous pourrez alors avoir justice du meurtrier?» (Unanimement reconnu authentique)

352. Selon Jàber (das), le Prophète :saws: mettait deux à deux les tués delà bataille de Ouhoud dans la même tombe. Puis il disait: «Lequel des deux connaissait mieux le Coran?» Quand on lui désignait l'un, il le mettait le premier dans la tombe». (Rapporté par Al Boukhâri)

353. Selon Ibn 'Omar (das), le Prophète :saws: a dit: «Je me vois en rêve me curant les dents avec un bâton d'arac. Deux hommes vinrent vers moi dont l'un était plus âgé que l'autre. Je donnai le bâton d'arac au plus jeune. On me dit alors; «Commence par le plus âgé» et je l'ai donné au plus âgé». (Rapporté par Moslem et Al Boukhâri)

354. Selon Abou Musa (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «C'est glorifier Dieu le Très-Haut que d'honorer le Musulman aux cheveux blancs, d'honorer celui qui possède tout le Coran sans excès de recherche dans son interprétation et sans négligence de sa lecture assidue et d'honorer le détenteur du pouvoir juste» (Rapporté par Abou Dawùd)

355. Selon 'Amr Ibn Shou'ayb, selon son père, selon son grand-père (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Ne fait pas partie de notre communauté celui qui ne se montre pas clément avec notre petit et ne reconnaît pas l'honneur de notre grand». (Rapporté par Attirmidhi)

356. Selon Meymoun Ibn Abi Shabib (das), 'Âisha (das) donna un morceau de pain à un mendiant qui passa devant elle. Puis vint un homme bien habillé et d'apparence respectable. Elle le fit asseoir et lui donna à manger. On lui demanda la raison de cette différence de comportement. Le Messager de Dieu à alors: «Placez les gens selon leur mérite». (Rapporté par Abou Dawùd)

357. Ibn 'Abbàs (das) a dit: «'Ouyaynatou Ibn Hisn vint à Médine et s'installa chez le fils de son frère Al Hourr Ibn Qays qui faisait partie du petit groupe de gens que 'Omar (das) rapprochait de lui. Les lecteurs du Coran étaient en effet les gens du cercle de 'Omar ainsi que ses conseillers qu'ils fussent vieux ou jeunes. 'Ouyayna dit à son neveu: «Mon neveu! Tu jouis de quelque considération auprès de ce prince. Demande-lui donc de m'accorder une audience». Il demanda à 'Omar de le recevoir et 'Omar lui permit d'entrer. Une fois chez lui, il lui dit: «Gare à toi, ô fils d'Aï Khattàb! Par Dieu, tu ne nous donnes pas en abondance et tu ne juges pas équitablement entre nous». 'Omar (das) fut pris d'une telle colère qu'il était sur le point de lui faire subir un mauvais sort. Al Hourr lui dit alors: «O Prince des Croyants! Dieu exalté a dit à Son Prophète: «Exige ce qui est aisément supportable, ordonne le bien communément reconnu comme tel et détourne-toi des insensés». (Chapitre 7 - verset 199) Or cet homme est un insensé. Par Dieu, 'Omar, dès qu'il lui cita ce verset, n'alla pas outre à ses commandements car 'Omar respectait particulièrement les commandements du Livre de Dieu». (Rapporté par Al Boukhâri)

358. Samoura Ibn Joundab (das) a dit: «Du temps du Messager de Dieu (bsdl.), j'étais encore un jeune homme. J'apprenais tout ce qu'il disait parmi nous et il m'interdisait de prendre la parole uniquement parce qu'il y avait parmi nous des gens plus âgés que moi». (Unanimement reconnu authentique)

359. Selon Anas (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Toutes les fois qu'un jeune honore un vieillard à cause de son âge, Dieu lui suscitera plus tard quelqu'un pour l'honorer dans sa vieillesse».


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MessageSujet: Re: I- L'intention et la concentration dans... (1ère partie)   Lun 16 Fév 2009 - 14:33

45 Le devoir de rendre visite aux gens de bien, de prendre part à leurs réunions, de leur tenir compagnie et de les aimer. Le devoir de chercher à leur rendre visite, de leur demander leur bénédiction et de visiter les hauts lieux de l'Islam




Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 18 - verset 60: «Et lorsque Moïse dit à son jeune disciple: «Je n'aurai de cesse avant d'avoir atteint la jonction des deux mers ou d'avoir marché très longtemps» jusqu'à ce qu'il dise: «Moïse lui dit: «Puis-je te suivre à condition que tu m'apprennes quelque sagesse de ce qu'on t'a appris?» (Chapitre 18 - verset 66).

2. Chapitre 18 - verset 28: «Résigne-toi à la compagnie de ceux qui invoquent leur Seigneur au début du jour et à sa fin dans l'espoir de (voir un jour) Son Visage!».


Quant aux Hadiths:

360. Selon Anas (das), Abou Bakr (das) dit à 'Omar (das) après la mort du Messager de Dieu :saws: : «Allons rendre visite à Oummou Ayman de même que le Messager de Dieu lui rendait visite». Lorsqu'ils arrivèrent chez elle, elle pleura. Ils lui dirent: «Qu'est-ce donc qui te fait pleurer? Ne sais-tu pas que ce qui est auprès de Dieu est bien meilleur pour le Messager de Dieu ?» Elle dit: «Je ne pleure pas (la mort du Prophète) et je sais parfaitement que ce qui est auprès de Dieu est bien meilleur pour le Messager de Dieu . Mais je pleure l'inspiration de Dieu qui s'est arrêtée de nous venir du ciel». Elle fit couler ainsi leurs larmes et ils se mirent à pleurer avec elle. (Rapporté par Moslem)

361. Selon Abou Hourayra (das), le Prophète :saws: a dit: «Un homme rendit visite à l'un de ses frères dans une autre cité. Dieu plaça un Ange sur son chemin pour épier son passage. Lorsqu'il arriva, l'Ange lui dit: «Qui veux-tu voir?» Il dit: «Je veux voir un frère à moi dans cette ville». Il dit: «Lui gères-tu quelqu'entreprise» II dit: «Non. Seulement je l'ai aimé en Dieu le Très-Haut». L'Ange lui dit : «Je suis envoyé à toi de la part de Dieu pour te dire que Dieu t'a aimé comme tu l'as aimé en Lui». (Raporté par Moslem)

362. Toujours selon lui, le Messager de Dieu :saws: a dit: «Celui qui rend visite à un malade ou à un frère à lui en Dieu est appelé par un appeleur: «Béni sois-tu! Bénie soit ta marche et puisses-tu t'installer dans une demeure du Paradis!» (Rapporté par Attirmidhi)

363. Selon Abou Musa Al Ash'ari (das), le Prophète :saws: a dit: «L'image de l'homme de bonne compagnie et de celle de l'homme de mauvaise compagnie est l'image du porteur de musc et celle du forgeron. Le porteur de musc, ou bien te donne un peu de son musc ou bien te le vend, ou bien tu jouis de sa bonne odeur. Tandis que le forgeron, ou bien il te brûle tes vêtements ou bien te nuit avec sa mauvaise odeur». (Unanimement reconnu authentique)

364. Selon Abou Hourayra (RA), le Prophète :saws: a dit : « On épouse la femme pour quatre raisons : Pour son argent, pour sa famille, pour sa beauté, ou sa religion (sa chasteté). Emporte celle qui a la religion, puissent tes mains se couvrir de poussière ! » (C’est un voeu qu’on dit pour plaisanter). (Unanimement reconnu authentique)

365. Selon Ibn 'Abbas (das), le Prophète :saws: dit une fois à l'Ange Gabriel: «Qu'est-ce qui t'empêche de nous rendre visite plus fréquemment?» C'est alors que descendit le verset suivant: «Nous ne descendons que sur ordre de ton Seigneur. Il a ce qui est devant nous, ce qui est derrière et ce qu'il y a entre cela» (Chapitre 19 - verset 64). (Rapporté par Al Boukhàri)

366. Selon Abou Sa'id Al Khoudri (das), le Prophète :saws: a dit: «Ne tiens compagnie qu'à un homme croyant et que ne partage ton repas qu'un homme pieux!» (Rapporté par Abou Dawûd et Attirmidhi)

367. Selon Abou Hourayra (das), le Prophète :saws: a dit: «L'homme a la même religion que son ami. Que l'un de vous fasse donc bien attention à celui qu'il prend pour ami!» (Rapporté par Abou Dawùd et Attirmidhi)

368. Selon Abou Musa Al Ash'ari (das), le Prophète :saws: a dit: «Chacun sera (dans l'autre monde) avec celui qu'il aura aimé (dans ce monde)».

Dans une autre version: «On a dit une fois au Prophète : «L'homme aime telles gens mais ne pourra jamais les rejoindre (au Paradis)». Il lui dit: «L'homme sera avec qui il aura aimé». (Unanimement reconnu authentique)

369. Selon Anas (das), un Bédouin dit au Messager de Dieu :saws: : «A quand l'heure (de la résurrection)?». Le Messager de Dieu lui dit: «Et que lui as-tu préparé?» Il dit: «Mon amour pour Dieu et pour Son Messager». Il lui dit: «Tu seras avec celui que tu auras aimé».

Dans une autre version: «Je ne lui ai préparé ni beaucoup de jeûnes, ni de prières, ni d'aumônes, mais j'aime Dieu et Son Messager». (Rapporté par Moslem)

370. Selon Ibn Mas'ùd (das), un homme vint dire au Messager de Dieu :saws: : «Que dis-tu à propos d'un homme qui a aimé des gens sans jamais pouvoir atteindre leur niveau (pour être avec eux au Paradis)?» Le Messager de Dieu dit: «L'homme sera avec ceux qu'il aura aimés». (Unanimement reconnu authentique)

371. Selon Abou Hourayra (das), le Prophète :saws: a dit: «Les gens sont des métaux, tels les métaux de l'or et de l'argent. Les meilleurs d'entre eux pendant la période préislamique sont leurs meilleurs en Islam une fois qu'ils ont bien compris l'Islam. Les âmes sont des armées mobilisées. Celles d'entre elles qui se reconnaissent s'attirent et celles qui se méconnaissent se repoussent». (Rapporté par Moslem)


Commentaire

Dans ce fameux Hadith il est dit que les hommes naissent chacun avec une nature bien précise qui finit toujours par dominer les caractères acquis. Il y a des gens de nature noble tels l'or et l'argent. Il en est de nature moins noble telle l'argile et il en est de nature méprisable telle la fange.

Un autre Hadith vient corroborer ce dernier:
«L'homme grandit tel qu'il est né, il vieillit tel qu'il a été dans sa jeunesse. Il meurt tel qu'il a été dans sa vieillesse et il est ressuscité tel qu'il était à sa mort». Il est dit, d'autre part, que les âmes semblables s'attirent et que les âmes différentes se repoussent.

372. Ouceyr Ibn 'Amr a dit: «'Omar Ibn Al Khattàb (das), quand lui venaient les renforts du Yémen, leur demandait: «Y a-t-il parmi vous Ouweys Ibn 'Amer?». Jusqu'à ce qu'il trouvât Ouweys (das). Il lui dit: «C'est bien toi Ouweys Ibn 'Amer?» Il dit: «Oui». Il dit: «De la tribu de Mouràd et du clan de Qaran?». Il dit: «Oui». Il dit: «Tu as une mère?» Il dit: «Oui». Il dit: «J'ai entendu dire le Messager de Dieu : «II vous viendra avec les renforts du Yémen Ouweys Ibn 'Amer, de la tribu de Mouràd et du clan de Qaran. Il était lépreux puis guérit n'en gardant qu'une marque de la grosseur du dirham. Il a une mère qu'il traite avec piété filiale, s'il faisait à Dieu un serment pour que Dieu lui fasse quelque chose, Dieu ne démentirait pas son serment. Si tu peux lui demander de prier pour ton absolution, fais-le». Aussi je te demande de prier pour mon absolution». Et c'est ce qu'il fit. 'Omar lui dit: «Où veux-tu aller?» Il dit: «A Al Koufa». Il dit: «Veux-tu que je t'écrive une recommandation auprès de son gouverneur?» Il dit: «J'aime mieux être parmi les humbles». L'année d'après, l'un de leurs nobles alla en pèlerinage à La Mecque. Il rencontra par hasard 'Omar qui lui demanda des nouvelles de Ouweys. Il lui dit: «Je l'ai quitté habitant une maison pauvre et ne possédant pas gand-chose». 'Omar lui dit: «J'ai entendu dire le Messager de Dieu : «II vous viendra avec les renforts du Yémen Ouweys Ibn 'Amer, de la tribu de Mouràd et du clan de Qaran. Il était lépreux mais en guérit et n'en garda qu'une tache de la grosseur du dirham. Il a une mère qu'il traite avec piété filiale. S'il faisait à Dieu serment pour que Dieu lui fasse quelque chose. Dieu ne démentirait pas son serment. Si tu peux lui demander de prier pour ton absolution, fais-le». Le noble yéménite alla trouver, à son retour, Ouweys et lui dit: «Prie pour mon absolution!» Ouweys lui dit: «C'est à toi plutôt de prier pour la mienne car tu retournes plus récemment que moi d'un saint voyage». Il me dit: «Tu as donc rencontré 'Omar?» Il lui dit: «Oui» et il pria pour son absolution. Les gens comprirent alors son importance mais il se retira loin d'eux. (Rapporté par Moslem)

373. 'Omar Ibn Al Khattàb (das) a dit: «J'ai demandé au Prophète de me donner l'autorisation de faire le petit pèlerinage. Il me la donna et me dit: «Petit frère! Ne m'oublie pas dans tes invocations». 'Omar dit: «Voilà bien une paroleque je n'aimerais pas échanger contre tout ce bas-monde». (Rapporté par Abou Dawùd et Attirmidhi)

374. Ibn 'Omar (das) a dit: «Le Prophète visitait la mosquée de Qobâ' (à une lieue de Médine) aussi bien à pied que sur une monture. Il y faisait alors deux unités de prière». (Unanimement reconnu authentique)

Dans une autre version: «Le Prophète visitait tous les samedis la mosquée de Qobà, soit sur une monture, soit à pied. Le fils de 'Omar en faisait de même».


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MessageSujet: Re: I- L'intention et la concentration dans... (1ère partie)   Lun 16 Fév 2009 - 14:40

46 Le grand mérite de l'amour en Dieu et l'exhortation à cet amour.L'obligation de dire à celui qu'on aime: «Je t'aime» et ce que doit répondre l'autre





Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 48 - verset 29: «Mohammad est le Messager de Dieu et ceux qui sont avec lui sont durs avec les Mécréants, miséricordieux entre eux-mêmes». (... jusqu'à la fin du chapitre).

2. Chapitre 59 - verset 9: «Ceux qui possédaient avant eux la maison de l’exil (Médine) ainsi que la foi, aiment ceux qui
immigrent chez eux».



Quant aux Hadiths:

375. Selon Anas (das), le Prophète :saws: a dit: «Trois caractéristiques, celui qui les possède découvre grâce à elles la douceur de la foi :

1. Que Dieu et Son Messager lui soient plus chers que tout le reste.
2. Quand il aime quelqu'un, qu'il ne l'aime que pour Dieu (= en toute loyauté et désintéressement).
3. Qu'il lui répugne de retourner à la mécréance, après que Dieu l'en a sauvé, comme il lui répugne de se voir jeté au feu».

(Unanimement reconnu authentique)


376. Selon Abou Hourayra (das), le Prophète :saws: a dit: «Sept personnes seront ombragées par l'ombre de Dieu, le jour où il n'y aura d'ombre que la Sienne:
1. Un chef équitable.
2. Un jeune homme qui a grandi dans l'adoration de Dieu honoré et glorifié.
3. Un homme dont le coeur est accroché aux lieux de prière.
4. Deux hommes qui se sont aimés en Dieu. Il se sont réunis en Lui et se sont séparés en Lui.
5. Un homme qu'une femme de haut rang et de grande beauté appela à elle et à qui il dit: «Je crains Dieu».
6. Un homme qui a donné une aumône si discrètement que sa main gauche n'a pas su ce qu'a donné sa main droite.
7. Un homme solitaire dont les yeux débordèrent de larmes à l’évocation de Dieu». (Unanimement reconnu authentique)


Commentaire
Au jour du jugement dernier la terre sera parfaitement plane et il n'y aura ni montagnes, ni arbrespour faire de l'ombre. Il n'y aura que l'ombre du Trône de Dieu à laquelle ne sont admis que les élus de Dieu.

377. Selon lui encore, le Messager de Dieu :saws: a dit: «Dieu le Très-Haut dira au jour de la résurrection: «Où sont ceux qui se sont aimés en Mon Nom glorieux? Aujourd'hui Je les ombrage de Mon ombre le jour où il n'y a d'autre ombre que la Mienne». (Rapporté par Moslem)

378. Toujours selon lui, le Messager de Dieu :saws: a dit: «Par Celui qui tient mon âme dans Sa Main, vous n'entrerez au Paradis que lorsque croirez et vous ne croirez vraiment que lorsque vous vous aimerez. Voulez-vous que je vous indique une chose qu'en la faisant vous vous aimerez? Saluez-vous les uns les autres».(Rapporté par Moslem)

379. Selon lui encore, le Prophète :saws: a dit: «Un homme rendit visite à l'un de ses frères dans une autre cité. Dieu plaça sur son chemin un Ange pour épier son passage...» Puis il cita tout le Hadith jusqu'à ces mots: «Dieu t'a effectivement aimé comme tu l'as aimé en Lui». (Rapporté par Moslem)

380. Selon Al Barà Ibn 'Âzeb (das), le Prophète :saws: a dit au sujet des Ansâis (les habitants de Médine qui ont accordé asile et soutien aux émigrés de la Mecque), «Seul un vrai Croyant les aime et seul un hypocrite les déteste. Celui qui les a aimés est aimé par Dieu et celui qui les a détestés est détesté par Dieu». (Unanimement reconnu authentique)

381. Mou'àdh (das) a dit: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire: «Dieu honoré et glorifié a dit: «Ceux qui s'aiment en Mon Nom glorieux auront des chaires de lumière que leur envieront les prophètes et les martyrs». (Rapporté par Attirmidhi)

382. Abou Idris Al Khawalàni, paix à son âme, a dit: «Je suis entré une fois à la mosquée de Damas. Tout à coup je vis un jeune homme souriant que les gens entouraient. Quand ils étaient en désaccord sur une question ils recouraient à son arbitrage et adoptaient son opinion. Je me renseignai alors sur lui et l'on me dit: «C'est Mou'âdh Ibn Jabal, que Dieu lui accorde Sa satisfaction». Quand ce fut le lendemain, je partis à la mosquée de bonne heure, mais j'ai trouvé qu'il m'y avait déjà précédé. Je l'ai trouvé en prière. J'attendis qu'il terminât sa prière puis je me dirigeai vers lui. Je le saluai et lui dis: «Par Dieu, je t'aime». Il dit: «Tu dis bien par Dieu?» Je dis: «Oui, par Dieu». Il répéta: «Tu dis bien par Dieu?» Je dis: «Oui, par Dieu». Il me saisit par le pan de mon manteau et m'attira à lui en me disant: «Réjouis-toi donc car j'ai entendu le Messager de Dieu dire: «Dieu le Très-Haut a dit: «Mon amour est acquis de droit à ceux qui s'aiment en Moi, qui se réunissent en Moi, se séparent en Moi et se font des cadeaux en Moi». (Rapporté par Màlek)

383. Selon Al Miqdàd Ibn Ma'diKariba (das), le Prophète :saws: a dit: «Quand quelqu'un aime son frère, qu'il lui fasse part de son amour pour lui». (Rapporté par Abou Dawûd et Attirmidhi)

384. Mou'âdh (das) raconte que le Messager de Dieu :saws: lui saisit une fois la main et lui dit: «O Mou'âdh! Par Dieu, je t'aime. Puis je te recommande, ô Mou'àdh, de ne jamais manquer de dire à la fin de chaque prière; «Seigneur Dieu! Aide-moi à T'évoquer, à Te remercier et à T'adorer comme il se doit». (Rapporté par Abou Dawùd et Annasâ'i)

385. Selon Anas (das), un homme était assis auprès du Prophète :saws: quand passa quelqu'un. Il dit: «O Messager de Dieu! J'aime vraiment cet homme», Le Prophète :saws: lui dit: «L'en as-tu informé?» Il dit: «Non». Il lui dit: «Informe-le donc». Il le rejoignit et lui dit: «Je t'aime en Dieu». L'autre lui dit: «Puisse t'aimer Dieu en qui tu m'as aimé!». (Rapporté par Abou Dawûd)


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MessageSujet: Re: I- L'intention et la concentration dans... (1ère partie)   Lun 16 Fév 2009 - 20:36

47 Les signes de l'amour de Dieu pour Sa créature et l'exhortation à s'attacher à ces signes et à les rechercher




Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 3 - verset 31: «Dis: «Si vous aimez réellement Dieu, suivez-moi et Dieu vous aimera et vous pardonnera vos péchés. Dieu est infiniment absoluteur et miséricordieux».

2. Chapitre 5 - verset 54: «O vous qui avez cru! Celui d'entre vous qui reniera sa foi, Dieu fera venir des gens qu'il aime et qui L'aiment, humbles et doux avec les Croyants, fiers et puissants avec les Mécréants. Ils combattent sur le chemin de Dieu sans craindre le reproche de quiconque. Telle est la générosité de Dieu qu'il accorde à qui II veut et Dieu est vaste et infiniment sachant».


Quant aux Hadiths:

386. Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Dieu le Très-Haut a dit: «Celui qui se fait l'ennemi de l'un de Mes élus, je lui ai effectivement déclaré la guerre. Mon esclave n'a fait pour se rapprocher de Moi aucune action plus aimable à Moi que ce que Je lui ai imposé (comme obligations religieuses). Mon esclave ne cesse de se rapprocher de Moi par les actes surérogatoires jusqu'à ce que Je l'aime. Une fois que Je l'ai aimé, Je deviens son ouïe avec laquelle il entend, sa main avec laquelle il frappe et son pied avec lequel il marche. S'il Me demande une chose, Je la lui donne et, s'il se met sous Ma protection, Je la lui accorde à coup sûr». (Rapporté par Al Boukhàri)

387. Selon lui encore, le Prophète :saws: a dit: «Quand Dieu le Très-Haut aime quelqu'un, l'Ange Gabriel lance cet appel: «Dieu le Très-Haut aime untel, aimez-le donc!» Et ainsi il devient aimé des habitants du ciel et on le rend sympathique aux habitants de la terre». (Unanimement reconnu authentique)

Dans une autre version de Moslem: «Quand Dieu le Très-Haut aime quelqu'un, II appelle Gabriel et lui dit: «J'aime untel. Aime-le donc à ton tour!» Gabriel l'aime alors et crie aux habitants du ciel: «Dieu aime untel. Aimez-le donc vous aussi!» Il devient ainsi aimé des gens du ciel et on le rend sympathique sur terre. Et quand Dieu déteste quelqu'un, II appelle Gabriel et lui dit: «Je déteste untel. Déteste-le à ton tour!» Aussitôt Gabriel le déteste et crie aux habitants du ciel: «Dieu déteste untel. Détestez-le donc vous aussi!» Puis on le rend antipathique sur terre».

388. Selon 'Àisha (das), le Messager de Dieu :saws: envoya quelqu'un à la tête d'un commando. Quand il priait comme Imam avec ses compagnons, il récitait des versets du Coran qu'il clôturait toujours par le chapitre 112 (Dis: «Dieu est un...). A leur retour, ils parlèrent de cela au Messager de Dieu qui leur dit: «Demandez-lui pourquoi il agit ainsi». Ils le lui demandèrent et il leur dit: «Ce chapitre comporte les attributs du Miséricordieux et c'est pourquoi j'aime le réciter dans sa prière». Le Messager de Dieu dit: «Annoncez-lui que Dieu le Très-Haut l'aime». (Unanimement reconnu authentique)





48 La mise en garde de ne pas faire de tort aux saints, aux faibles, et aux miséreux



Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 33 - verset 58: «Ceux qui font du tort aux Croyants et aux Croyantes sans qu'ils n'aient rien fait, se sont réellement chargés d'un mensonge effronté et d'un péché évident».

2. Chapitre 93-versets 9 et 10: «Quant à l'orphelin, ne l'opprime pas! Et quant au mendiant, ne le repousse pas avec violence!»


Pour ce qui est des Hadiths:

ils sont nombreux, dont celui de Abou Hourayra (das) mentionné dans le chapitre précédent (Celui qui s'est fait l'ennemi de l'un de mes élus, Je lui ai effectivement déclaré la guerre). Il y a aussi le Hadith de Sa'd Ibn Abi Waqqàs (das) cité plus haut dans le chapitre concernant le bon traitement de l'orphelin ainsi que ces paroles du Prophète: «O Abou Bakr! Si tu les a fâchés, tu as certainement fâché ton Seigneur».

389. Joundab Ibn 'Abdullàh (das) a dit: «Le Messager de Dieu :saws: a dit: «Celui qui a fait la prière de l'aube. Dieu S'oblige à le sauvegarder et ne lui demande pas compte de ses propres obligations. Car celui à qui Dieu demande compte de ses obligations, Dieu le rattrape puis le jette sur sa face dans le feu de l'Enfer». (Rapporté par Moslem)


Dernière édition par oumyasmine93 le Jeu 12 Mar 2009 - 14:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I- L'intention et la concentration dans... (1ère partie)   Mar 17 Fév 2009 - 14:11

49 Le devoir de juger les gens selon leurs apparences et de laisser à Dieu le soin de juger le fond de leurs consciences



Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 9 - verset 11: «S'ils reviennent à Dieu, pratiquent correctement la prière et donnent l'aumône légale, ce sont vos frères dans la foi».


390. Selon Ibn 'Omar (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «J'ai reçu l'ordre de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils attestent qu'il n'y a de dieu que Dieu et que Mohammad est le Messager de Dieu, puis qu'ils fassent correctement la prière et qu'ils donnent l'aumône légale. S'ils ont fait tout cela, ils ont assuré contre moi leur sang et leurs biens sauf ce que l'Islam permet d'en prélever légalement». (Unanimement reconnu authentique)

391. Tàreq Ibn Ashyam (das) a dit: «J'ai entendu le Messager de Dieu :saws: dire: «Celui qui dit: «II n'est de dieu que Dieu», qui renie tout ce qu'on adore en dehors de Dieu, ses biens et son sang deviennent alors sacrés et c'est à Dieu le Très-Haut qu'il incombe de le juger». (Rapporté par Moslem)

392. Al Miqdàd Ibn Al Aswad (das) rapporte: «J'ai dit: «O Messager de Dieu! Si je rencontre au combat l'un des Mécréants et si dans le combat il m'a coupé l'une de mes mains puis s'est sauvé derrière un arbre en disant: «Je me soumets à Dieu». Est-ce que je le tue? O Messager de Dieu! après sa déclaration.» Il dit: «Ne le tue pas». Je dis: «O Messager de Dieu! Il m'a coupé l'une de mes deux mains puis a dit ce qu'il a dit après l'avoir coupée». Il dit: «Ne le tue pas. Si tu le tues il est dans ta situation avant que tu ne le tues (c.à.d. que son sang est sacré) et tu es dans sa situation avant qu'il ne fasse sa déclaration, (c.à.d. que ses héritiers ont le droit d'appliquer sur toi la loi du talion)». (Unanimement reconnu authentique)


Commentaire
Tout homme (ou femme) qui embrasse l'Islam met sa vie et ses biens à l'abri de toute atteinte. Nul ne peut attenter à sa vie ou à ses biens sauf pour ce qui concerne les redevances imposées par l'Islam dont principalement l'aumône légale. En dehors de ce cas précis, le prince n'a aucun droit sur les biens des Croyants et de ceux qui ont accepté la loi de l'Islam. C'est cette garantie sans ambages qui a attiré rapidement les diverses ethnies à l'Islam afin de fuir le despotisme et l'arbitraire auxquels les soumettaient leurs princes non musulmans. Il est maintenant des démagogues qui se posent en «exégètes modernes du Coran et de la Sunna et qui veulent ainsi renier tout droit de propriété afin de faire passer le communisme qui est leur vraie religion ou dont ils sont les agents serviles et plus ou moins avoués. Cela se rapporte en particulier à
la propriété agricole qu'on veut nier à son possesseur légitime pour la partager entre des gens qui n'ont rien fait, ni eux, ni leurs parents, pour constituer ce patrimoine. Cela mène aussitôt à l'anarchie et à la mort du secteur agricole comme cela est facile de constater dans les pays qui prônent ce slogan. Sous les quatre premiers califes, les Musulmans n'ont nullement dépossédé les gens du pays de leurs terres mais ont simplement astreint ceux d'entre eux qui n'embrassaient pas l'Islam à payer l'impôt de capitation. C'est grâce à cette garantie que les pays musulmans connurent une grande prospérité et que leur agriculture, en particulier, fut marquée d'un grand essor. Il suffit de se référer aux
savants systèmes d'irrigation qui s'installèrent particulièrement en Iraq et en Espagne qui devinrent vite les greniers de l'Islam. S'ils avaient dépossédé leurs propriétaires séculaires, ces terres seraient vite tombées en friche et cela aurait installé la famine et la désolation. Les expériences récentes de collectivisation ont vite tourné à la faillite dans tous les pays du Tiers-Monde qui l'ont essayées. On peut astreindre les gens à cultiver leurs terres, à les louer ou à les vendre s'ils en sont incapables, On peut aussi faire des coopératives de services à condition qu'elles offrent toutes les garanties de justice et de probité. Mais on n'a nullement le droit de déposséder les gens de leurs biens légitimes; si quelque malhonnête brigand a usurpé une terre appartenant à d'autres, il va de soi qu'on doit rendre chaque propriété à ses ayants-droit. Mais c'est une abominable injustice et une lourde erreur politique que de considérer tous les propriétaires terriens comme des brigands.

393. Ousàma Ibn Zeyd (das) a dit: «Le Messager de Dieu nous a envoyés en expédition à Al Horqa, de la tribu de Jouhayna. Le lendemain matin nous étions devant leur point d'eau. Nous poursuivîmes, un ansàrite et moi, l'un de leurs hommes. Quand nous le rattrapâmes il dit: «II n'est de dieu que Dieu», L'ansàrite l'épargna mais moi je le tuai avec ma lance. De retour à Médine, le Prophète eut vent de la chose. Il me dit: «O Ousàma! Tu l'as donc tué après qu'il a dit: «II n'est de dieu que Dieu»? Je dis: «O Messager de Dieu! Il ne l'a dit que pour sauver sa tête». Il dit: «L'as-tu donc tué après qu'il a dit: «II n'est de dieu que Dieu»? Et il ne cessa de le répéter jusqu'à ce que je souhaitasse que je n'eusse pas embrassé l'Islam avant ce jour». (Unanimement reconnu authentique)

Dans une autre version: Le Messager de Dieu :saws: dit: «A-t-il dit: «II n'est de dieu que Dieu?» Je dis: «O Messager de Dieu! Il ne l'a dit que par peur de mon arme». Il dit: «Pourquoi ne lui as tu pas ouvert le coeur pour voir s'il l'a dit sincèrement ou non?» Il ne cessa de le répéter jusqu'à ce que je souhaitasse que je ne fusse entré en Islam que ce jour-là».

394 Selon Joundab Ibn 'Abdullâh (das), le Messager de Dieu :saws: a envoyé en expédition un groupe de Musulmans contre un peuple appartenant aux idolâtres. Ils se rencontrèrent et, chaque fois qu'un idolâtre se dirigeait vers un Musulman pour le combattre, il allait vers lui et le tuait. L'un des Païens voulut profiter de son inattention, mais il leva au-dessus de lui son sabre (on disait entre nous que c'était Ousàma Ibn Zeyd) et l'autre cria alors: «II n'est de dieu que Dieu». Il le tua quand même. Quelqu'un vint annoncer la bonne nouvelle au Messager de Dieu qui l'interrogea sur les péripéties de la bataille et il l'en informa. Il en vint à l'histoire de l'homme et ce qu'il avait fait. Le Messager de Dieu l'appela et lui demanda: «Pourquoi l'as-tu tué?» Il dit: «O Messager de Dieu! Il a endolori les Musulmans et en a tué untel et untel (et il en nomma quelques-uns)». C'est alors que je l'ai chargé. Quand il vit le sabre il dit: «II n'est de dieu que Dieu». Le Messager de Dieu dit: «L'as-tu tué?» Il dit: «Oui». Il dit: «Quelle sera ton excuse devant «il n'est de dieu que Dieu» le jour de la résurrection?» Il dit: «O Messager de Dieu! Prie Dieu de m'absoudre». Il dit: «Quelle sera ton excuse devant «il n'est de dieu que Dieu» quand viendra le jour de la résurrection?» et il ne fit que répéter la même question. (Rapporté par Moslem)

395. 'Abdullàh Ibn 'Outba Ibn Mas'ùd rapporte qu'il a entendu 'Omar Ibn Al Khattàb (das) dire: «II y avait des gens du temps du Messager de Dieu que la révélation de Dieu venait réprimander. Or la révélation s'est désormais arrêtée. Aussi nous ne vous jugeons maintenant que sur les apparences de vos actes. Celui qui nous montre un bon visage, nous le rapprochons de
nous sans aller fouiller à l'intérieur de sa conscience. C'est Dieu qui lui demandera compte de ce que contient sa conscience. Celui qui nous montre un mauvais visage, nous ne lui donnons pas notre confiance et nous ne croyons pas ce qu'il dit, quand même il dit que son for intérieur est bon».
(Rapporté par Al Boukhari)


Dernière édition par oumyasmine93 le Jeu 12 Mar 2009 - 14:35, édité 1 fois
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: I- L'intention et la concentration dans... (1ère partie)   Mar 14 Avr 2009 - 22:14

50 La crainte de Dieu




Dieu le Très-Haut à dit :

1. chapitre 2 – verset 40 : « Et craignez-Moi ! »

2. Chapitre 85 – verset 12 : « Quand ton Seigneur frappe, Il frappe très durement ».

3. Chapitre 11 - versets 102 à 106: «Tel est le châtiment de ton Seigneur quand II punit les cités alors qu'elles sont injustes. Son châtiment est bien douloureux et bien dur ( 102). Il y a là un signe pour celui qui a craint les tourments de l'autre monde. C'est là un jour pour lequel on rassemblera les gens et c'est là un jour à grande affluence. (103). Nous ne le retardons que pour un délai bien déterminé. (104). Le jour où il arrivera à terme, nulle âme ne soufflera mot sauf avec Sa permission. Parmi eux l'un est misérable et l'autre est bienheureux. (105). Ceux qui ont mérité la damnation, ceux-là sont dans le feu (de l'Enfer) où ils ont soupirs et hoquets. (106)».

4. Chapitre 3 - verset 28: «Dieu vous met en garde contre lui-même».

5. Chapitre 80 - versets 34 à 37: «Le jour où l'homme fuira son frère, (34) sa mère ainsi que son père, (35) sa compagne et ses enfants. (36). Chacun d'eux sera ce jour-là trop préoccupé de lui-même pour penser aux autres» (37).

6. Chapitre 22 - versets 1 et 2: «O Humains! Craignez votre Seigneur! La secousse de l'Heure est une chose bien grande. (1) Le jour où vous la verrez (l'Heure), chaque nourrice sera tellement abattue qu'elle en oubliera ce qu'elle avait allaité et chaque femelle enceinte déposera ce qu'elle porte. Tu vois alors les gens ivres bien que n'étant pas ivres, mais le supplice de Dieu est bien dur» (2).

7. Chapitre 55 - verset 46: «A celui qui craint de comparaître (un jour) devant son Seigneur deux jardins».

8. Chapitre 52 - versets 25 à 28: «Ils vinrent les uns vers les autres s'interroger. (25). Ils dirent: «Nous vivions au milieu des nôtres dans la crainte de Dieu». (26). Dieu nous accorda alors Sa grâce et nous préserva du supplice du souffle de l'Enfer (27). Nous L'invoquions jadis et c'est Lui Le Bienfaiteur à la clémence infinie» (28).

Les versets se rapportant à ce chapitre sont très nombreux et bien notoires et notre seul but fut d'en désigner quelques-uns et
c'est chose faite.


Quant aux Hadiths, ils sont aussi très nombreux et nous allons en rapporter quelques-uns. Puisse Dieu nous guider à en citer les meilleurs!

396. Ibn Mas'ùd (das) rapporte: «Le Messager de Dieu :saws: , et c'est lui le véridique et le digne d'être cru, nous a fait ce discours: «On consacre quarante jours à la création de l'un de vous dans le ventre de sa mère pour en faire une goutte de liquide. Puis on en fait une masse accrochée dans la même période. Puis on en fait un bol de mastication dans la même période. Puis on lui envoie l'Ange qui insuffle en lui l'esprit (l'âme) et l'on prédétermine pour lui quatre choses: sa subsistance, la durée de sa vie, la valeur de son oeuvre et sa prédestination soit en Enfer, soit au Paradis. Par Celui en dehors de qui il n'est point de dieu, l'un de vous fait certainement l'oeuvre des gens destinés au Paradis jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'une coudée entre lui et le Paradis et voilà que sa prédestination le devance, il commet alors un acte de ce que font les gens de l'Enfer et il y entre. Et l'un de vous fait certainement l'oeuvre des gens voués à l'Enfer jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'une coudée entre lui et l'Enfer et voilà que sa prédestination le devance, il fait alors un acte de ce que font les gens du Paradis et il y entre». (Unanimement reconnu authentique)

Commentaire

Ce Hadith inquiétant nous oblige à vivre jusqu'au dernier moment entre la crainte et l'espérance étant donné que c'est seule la phase finale de notre vie qui nous désigne soit au Paradis, soit à l'Enfer quelle que soit notre oeuvre durant toute notre vie. Un Hadith dit que les choses sont uniquement jugées sur leur conclusion. Le Diable était un très grand savant (Lucifer = porteur de lumière) et il a adoré Dieu durant soixante dix mille ans. Mais sa prédestination à l'Enfer fut la plus forte. Il commit alors sa fameuse désobéissance à Dieu et tomba dans les abîmes de la malédiction éternelle. Il nous appartient donc de ne jamais nous satisfaire de notre oeuvre si elle est bonne et de ne jamais désespérer en la clémence de Dieu quel que soit le nombre de nos péchés. Nous prions Le Tout-Puissant de nous prédestiner la bonne conclusion.

397. Le Messager de Dieu :saws: a dit: «Ce jour-là on fera venir l'Enfer avec soixante-dix mille rênes et avec chaque rêne soixante-dix mille Anges pour le traîner». (Rapporté par Moslem)

398. Annou'màn Ibn Bachir (das) a dit: «J'ai entendu le Messager de Dieu :saws: dire: «Le jour de la résurrection l'homme qui aura les tourments les plus légers sera quelqu'un à qui on mettra deux braises dans les creux de la plante des pieds qui font bouillir sa cervelle si bien qu'il croit que nul n'a des tourments plus grands que les siens et c'est pourtant celui d'entre eux qui a le plus léger supplice». (Unanimement reconnu authentique)

399. Selon Samoura Ibn Joundab (das), le Prophète :saws: a dit: «Parmi eux l'un est saisi par le feu jusqu'aux chevilles, l'autre jusqu'aux genoux, l'autre jusqu'à la ceinture et l'autre jusqu'à la clavicule». (Rapporté par Moslem)

400. Selon Ibn 'Omar (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Les gens seront ressuscites pour être mis à la disposition du Seigneur-et-Maître des Univers si bien que l'un d'eux est noyé dans sa propre sueur». (Unanimement reconnu authentique)

401. Anas (das) a dit: «Le Messager de Dieu nous a tenu un sermon auquel je n'avais jamais rien entendu de semblable. Il dit: «Si vous saviez ce que je sais, vous ririez certainement peu et vous pleureriez certainement beaucoup». Les compagnons du Messager de Dieu se couvrirent le visage et se mirent à pleurer en faisant entendre un nasillement» (Unanimement reconnu authentique)

Dans une autre version: «Quelque chose parvint au Messager de Dieu concernant ses Compagnons (on lui avait rapporté qu'ils riaient dans leurs réunions). Il leur fit ce sermon: «On m'a présenté le Paradis et l'Enfer et je n'ai jamais rien vu jusqu'à ce jour de plus beau ni de plus affreux. Si vous saviez ce que je sais, vous ririez certainement peu et vous pleureriez certainement beaucoup.» Ce fut pour les Compagnons du Messager de Dieu la journée la plus pénible de leur vie. Ils se couvrirent le visage et se mirent à pleurer en faisant entendre un nasillement».

402. Al Miqdàd (das) a dit: «J'ai entendu le Messager de Dieu :saws: dire: «Le jour de la résurrection le soleil sera rapproché des gens à la distance d'un mille». Souleym Ibn 'Amer qui rapporte le récit d'Aï Miqdàd a dit: «Par Dieu, je ne sais pas ce qu'il voulait dire par mille, est-ce la distance connue sous ce nom, ou est-ce la longueur du bâtonnet à rimmel (le mot «mil» en arabe a en effet les deux significations). Les gens seront alors submergés par leur sueur selon la valeur de leurs oeuvres. Certains le seront jusqu'à la cheville, d'autres jusqu'aux genoux, d'autres jusqu'aux hanches et pour d'autres leur sueur sera dans leurs bouches à la manière de la bride (le Messager de Dieu - bsdl fit signe de sa main à la hauteur de sa bouche). (Rapporté par Moslem)

403. Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Les gens sueront le jour de la résurrection jusqu'à ce que leur sueur pénètre dans la terre à la profondeur de soixante-dix coudées. La sueur arrivera à la hauteur de leurs oreilles». (Unanimement reconnu authentique)

404. Il a dit encore: «Nous étions avec le Messager de Dieu quand il entendit un bruit. Il dit: «Savez-vous ce que c'est que ce bruit?» Nous dîmes: «Dieu et son Messager le savent mieux que nous». Il dit: «C'est une pierre qu'on a jetée dans l'Enfer depuis soixante-dix automnes (c.à.d. soixante dix longues années). Elle vient juste à ce moment de toucher le fond de l'Enfer et vous venez d'entendre son bruit». (Rapporté par Moslem)

405. Selon 'Adi Ibn Hàtem (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «II n'est aucun d'entre vous à qui Dieu ne parlera sans l'intermédiaire d'un interprète. Il regarde à sa droite et n'y voit que ce qu'il a avancé, et il regarde à sa gauche et n'y voit que ce qu'il a avancé. Il regarde devant lui et n'y voit que l'Enfer lui faisant face. Protégez-vous de l'Enfer ne serait-ce que par un morceau de datte». (Unanimement reconnu authentique)

406. Selon Abou Dharr (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Je vois ce que vous ne voyez pas: le ciel a gémi sous le poids de son fardeau et il a raison de gémir. Il n'y a pas au ciel la place de quatre doigts où il n'y ait pas un Ange posant le front par terre, prosterné devant Dieu exalté. Par Dieu, si vous saviez ce que je sais, vous ririez certainement peu, vous pleureriez certainement beaucoup et vous ne pourriez plus jouir de vos femmes dans les lits. Vous seriez certainement sortis par les routes implorant Dieu de venir à votre secours». (Rapporté par Attirmidhi)

407. Selon Nadia Ibn 'Oubeyd Al Asiami (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Les pieds d'un homme ne franchiront pas le seuil du Paradis ou de l'Enfer avant qu'on ne l'interroge sur sa vie à quoi il l'a consacrée, sur son oeuvre dans quoi il l'a faite, sur ses biens d'où il les a acquis et où il les a dépensés et sur son corps en quoi il l'a usé». (Rapporté par Attirmidhi)

408. Abou Hourayra (das) rapporte: «Le Messager de Dieu a récité ce verset: «Ce jour-là la terre fournira ses informations», (chapitre 99 - verset 4), puis il dit: «Savez-vous ce que sont ses informations?» Ils dirent: «Dieu et Son Messager le savent mieux que nous». Il dit: «Ses informations consisteront à témoigner de tout ce qu'aura fait sur elle tout homme et toute femme. Elle dira: «J'ai su ceci et j'ai su cela à tel ou tel jour. Ce sont là ses informations». (Rapporté par Attirmidhi)

409. Selon Abou Sa^d al- Khoudri (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Comment puis-je me délecter alors que l'Ange au clairon (de l'apocalypse) a déjà bel et bien embouché son clairon et a déjà entendu l'autorisation de sonner? Quand donc va-til recevoir l'ordre de souffler pour qu'il souffle?» On dirait que cela fit une lourde impression sur les Compagnons du Messager de Dieu et c'est alors qu'il leur dit: «Dites: «Dieu nous suffit et quel bon défenseur!» (Rapporté par Attirmidhi)

Commentaire

Quand l'Heure sera toute proche l'Ange Israphil (Uriel) soufflera une première fois dans son clairon et toutes les créatures vivantes meurent foudroyées. Quarante années après, il souffle une deuxième fois et tous les morts depuis la première création sortent en courant de leur tombes. C'est alors que se tient le rassemblement universel pour le jugement dernier.

410. Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Celui qui a peur (de ne pas arriver à bon port) se met en route de bonne heure et celui qui se met en route de bonne heure atteint l'endroit (de sa sécurité). Attention! La marchandise de Dieu est très chère. Attention! La marchandise de Dieu c'est le Paradis». (Rapporté par Attirmidhi)

411. 'Âisha (das) a dit: «J'ai entendu dire le Messager de Dieu :saws: : «Le jour de la résurrection les gens seront rassemblés nus-pieds, complètement nus et non circoncis». Je dis: «O Messager de Dieu! Est-ce que les hommes et les femmes seront ensemble les uns regardant les autres?» Il dit: «O 'Àisha! Leur situation sera trop dure pour qu'ils pensent à ces choses».

Dans une autre version: «Leur situation sera trop préoccupante pour que l'un d'eux regarde l'autre».
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