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 II - Le livre de l'éducation

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Oum Mouqbil
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MessageSujet: II - Le livre de l'éducation   Ven 23 Jan - 19:45

84 La pudeur, son grand mérite et le devoir d'y exhorter les gens



681. Selon Ibn "Omar (das), le Messager de Dieu :saws: passa devant l'un des Ansàrites (les premiers habitants de Médine)
qui donnait à son frère une leçon de pudeur. Le Messager de Dieu :saws: lui dit: «Laisse-le donc car la pudeur est un produit
de la foi».
(Unanimement reconnu authentique)


682. Selon 'Imràn Ibn Housayn (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «La pudeur ne peut apporter que du bien».
(Unanimement reconnu authentique) Dans une autre version de Moslem: «La pudeur est entièrement bonne».


683. Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «La foi comporte un peu plus de soixante-dix (ou
soixante) branches. La plus noble en est l'affirmation qu'il n'y a de dieu que Dieu et la plus infime est l'action de retirer de la
route ce qui peut nuire aux passants. La pudeur est l'une des branches de la foi».
(Unanimement reconnu authentique)


684. Selon Abou Sa'id Al Khoudri (das), le Messager de Dieu était plus pudique que la jeune fille vierge dans son
gynécée (partie de la maison réservée aux femmes). Quand il voyait quelque chose qu'il n'aimait pas, on le lisait sur son
visage».
(Unanimement reconnu authentique)


Les savants ont dit: «La pudeur est par définition une qualité qui incite à fuir les choses vilaines et qui empêche de lésiner dans l'octroi de leur dû aux ayants droit. Selon Al Jouneyd, que Dieu lui donne Sa miséricorde, la pudeur est le fait de reconnaître les bienfaits des autres à son égard et l'insuffisance de sa propre reconnaissance pour eux. Entre ces deux états d'âme naît un troisième qui s'appelle «pudeur».



85 Le devoir de garder le secret



Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 17 - verset 34: «Respectez vos engagements car on vous en demandera certainement compte».

Quant aux Hadiths:

685. Selon Abou Sa'id Al Khoudri (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Le jour de la résurrection, l'homme qui aura la plus mauvaise position auprès de Dieu est celui qui a eu avec une femme des rapports (en secret) et qui le divulgue par la suite».


686. Selon 'Abdullàh Ibn 'Omar (das), quand sa fille Hafsa devint veuve, 'Omar dit: «J'ai rencontré 'Othmàn Ibn 'Affân (das) et je lui ai proposé la main de Hafsa. Je lui dis: «Si tu veux, je te donne en mariage Hafsa, la fille de 'Omar». Il dit: «Je vais y réfléchir». Je restai à attendre sa réponse trois nuits, puis il me rencontra et me dit: «J'ai jugé bon de ne pas me marier ce jour-ci». Je rencontrai ensuite Abou Bakr Assiddiq (das) et lui dis: «Si tu veux, je te donne en mariage Hafsa, la fille de 'Omar». Abou Bakr (das) garda le silence et ne me donna aucune réponse. Aussi je lui en voulus plus qu'à 'Othmàn. J'attendis ainsi plusieurs nuits et voilà que le Prophète me demanda sa main et je la lui accordai. Abou Bakr me rencontra alors et me dit: «Tu as sans doute éprouvé quelque ressentiment à mon égard de ne t'avoir rien répondu quand tu m'avais proposé la main de Hafsa». Je dis: «Oui». Il dit: «La seule chose qui m'a empêché de répondre à ta proposition était que j'avais su que le Prophète avait cité Hafsa et je n'étais pas homme à dévoiler le secret du Messager de Dieu . Si le Prophète me l'avait laissée, je l'aurais acceptée». (Rapporté par Al Boukhàri)


687. "Âisha (das) rapporte: «Nous étions, les épouses du Prophète , chez lui. tout à coup arriva Fâtima (das)
ressemblant tout à fait dans sa démarche au Messager de Dieu . Quand il la vit, il l'accueillit avec joie et lui dit: «Bienvenue à ma fille». Puis il la fit asseoir à sa droite (ou à sa gauche). Ensuite il lui dit quelque chose à l'oreille qui la fit pleurer à chaudes larmes. Quand il remarqua son désespoir, il lui dit autre chose à l'oreille et elle se mit à rire. Je lui dis: «Ainsi le Messager de Dieu t'a donné la préférence sur ses propres épouses pour te faire ses confidences et, avec cela, tu pleures?» Quand le Messager de Dieu se leva, je demandai à Fâtima: «Que t'a dit le Messager de Dieu ?» Elle dit: «Je ne suis pas femme à dévoiler le secret du Messager de Dieu ». Quand le Messager de Dieu mourut, je lui dis: «Je t'adjure par le respect que tu me dois de me dire maintenant ce que t'a confié le Messager de Dieu ». Elle dit: «Maintenant oui. Quand il me parla en secret la première fois, il m'avait annoncé que l'Ange Gabriel lui faisait d'habitude réciter le Coran une ou deux fois par an. Or il venait de le lui faire réciter deux fois de suite» et je pense, dit-il, fermement que le terme de ma vie est désormais tout proche. Aussi, crains Dieu (de ne pas te révolter contre Sa décision) et arme-toi de patience car tu as en moi le meilleur ascendant». C'est alors que je versai les larmes que tu as vues. Quand il remarqua mon désespoir il me fit une deuxième confidence et me dit: «O Fàtima! Ne serais-tu pas satisfaite d'être la première dame des Croyants (ou la première dame des femmes de cette nation)?» Et je ris donc comme tu l'as vu».
(ura version de Moslem)


688. Selon Thàbet, Anas rapporte ceci: «Le Messager de Dieu vint, alors que je jouais avec d'autres enfants. Il nous salua et m'envoya en mission. Ma mère fut inquiétée de mon retard et me demanda à mon retour à la maison: Qu'est-ce qui t'a retenu?». Je lui dis: «Le Messager de Dieu m'a envoyé faire une mission». Elle me dit: «Et de quoi s'agissait-il?» Je lui dis: «C'est un secret». Elle dit: «Surtout ne dévoile à personne le secret du Messager de Dieu » Anas dit à Thàbet: «Par Dieu, si j'avais révélé ce secret à quelqu'un d'autre avant toi, je t'en aurais parié». (Rapporté par Moslem et Al Boukhàri)


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MessageSujet: Re: II - Le livre de l'éducation   Mar 27 Jan - 13:27

86 Le respect de la parole donnée et l'exécution des promesses



Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 17 - verset 34: «Respectez vos engagements car on vous en demandera certainement compte».

2. Chapitre 16 - verset 91: «Tenez vos engagements pris au nom de Dieu une fois que vous vous y êtes engagés».

3. Chapitre 61 - versets 2 et 3: «O vous qui avez cru! Pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas? (2) C'est une grande abomination auprès de Dieu que de dire ce que vous ne faites pas». (3)

4. Chapitre 5 - verset 1: «O vous qui avez cru! Respectez scrupuleusement les pactes qui vous lient».


689. Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Les marques de l'hypocrite sont trois: quand il parle, il ment. Quand il promet, il manque à sa parole. Quand on lui confie un dépôt, il le trahit». (Unanimement reconnu authentique)

Dans la version de Moslem il y a en outre: quand bien même il a observé le jeûne, pratiqué la prière et prétendu être Musulman.


690. Selon 'Abdullàh Ibn 'Amr Ibn Al 'As (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Quatre marques, celui qui les réunit toutes est un parfait hypocrite. Celui qui en détient une seule est marqué par l'hypocrisie jusqu'à ce qu'il s'en débarrasse: Quand on lui confie un dépôt, il le trahit. Quand il parle, il ment. Quand il signe un pacte, il ne le respecte pas. Quand il est en litige, il transgresse les règles de la justice et de la morale». (Unanimement reconnu authentique)


691. Selon Jàber (das), le Messager de Dieu :saws: lui a dit: «Si les contributions du Bahreyn arrivaient, je t'en donnerais telle et telle chose». Mais l'or du Bahreyn n'arriva pas jusqu'à la mort du Prophète . Quand cet or arriva enfin, le calife AbouBakr (das) cria à haute voix: «Que celui qui a une promesse du Messager de Dieu ou auquel ce dernier doit quelque chose vienne à nous». Je vins à lui et lui dis: «Le Prophète m'a dit ceci et cela». Il me donna alors une certaine somme. Je la comptai et voilà qu'elle représentait cinq cents (dinars ou dirhems). Il me dit: «Prends-en encore le double». (Unanimement reconnu authentique)


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MessageSujet: Re: II - Le livre de l'éducation   Mar 27 Jan - 13:31

87 Le devoir de persévérer dans les bonnes oeuvres qu'on a pris l'habitude de faire



Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 13 - verset 11: «Dieu ne change l'état d'un peuple que s'ils changent ce qu'il y a en eux-mêmes»

2. Chapitre 16 - verset 92: «Ne soyez pas comme celle qui a défait sa quenouille (pour la réduire en laine) après l'avoir fortement filée».

3. Chapitre 57 - verset 16: «Et qu'ils ne soient pas pareils à ceux qui ont reçu le Livre avant eux (Juifs et Chrétiens). Ceux-là, de trop longues années sont déjà passées depuis qu'ils l'ont reçu et c'est pourquoi leurs coeurs devinrent trop durs».

4. Chapitre 57 - verset 27: «Ils n'en ont pas par la suite respecté la règle».


692. Selon 'Abdullàh Ibn 'Amr Ibn 'As (das), le Messager de Dieu :saws: lui a dit: «O 'Abdullàh! Ne sois pas comme untel qui veillait la nuit en actes surérogatoires et qui s'arrêta ensuite de le faire!» (Unanimement reconnu authentique)



88 La recommandation de tenir des propos aimables et de rencontrer les autres avec un visage souriant



Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 15 - verset 88: «Montre-toi modeste et bienveillant avec les Croyants».

2. Chapitre 3 - verset 159: «Si tu étais un rustre au coeur dur, ils se seraient dispersés loin de toi».


Quant aux Hadiths :

693. Selon 'Adi Ibn Hàtem (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Mettez-vous à l'abri du Feu ne serait-ce que par un morceau de datte. Celui qui n'en a pas, par une bonne parole». (Unanimement reconnu authentique)


694. Selon Abou Hourayra (das), le Prophète :saws: a dit: «La parole gentille est déjà une aumône».


695. Selon Abou Dharr (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Ne méprise aucune bonne action ne serait-ce que le fait de rencontrer ton frère avec un visage détendu». (Rapporté par Moslem)



89 Où il est bien apprécié de s'exprimer d'une façon claire et compréhensible, voire même de se répéter si l'interlocuteur ne comprend que de cette façon




696. Selon Anas (das), le Prophète :saws: , quand il prononçait un mot, le répétait trois fois afin qu'il fût bien compris. Quand il se rendait chez des gens, il les saluait trois fois». (Rapporté par Al Boukhàri)


697. 'Àisha (das) a dit: «Le parler du Messager de Dieu était un langage bien net que tout auditeur comprenait».
(Rapporté par Abou Dawûd)


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MessageSujet: Re: II - Le livre de l'éducation   Jeu 29 Jan - 16:28

90 Le devoir de bien écouter les paroles de celui qui est assis avec toi, tant qu'il ne dit pas de choses interdites. Le devoir pour le savant et le prêcheur de demander aux assistants de bien écouter ses paroles




698. Selon Jarir Ibn 'Abdullàh (das), le Messager de Dieu :saws: a dit au cours du pèlerinage d'adieu: «Demande aux gens de bien écouter et de se taire». Puis il dit: «Ne redevenez pas après moi des mécréants vous frappant le cou les uns les autres».
(Unanimement reconnu authentique)




91 Le devoir de prêcher la bonne parole sans en abuser





Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 16 - verset 125: «Appelle à la voie de ton Seigneur par la sagesse et la bonne parole et discute avec eux de la façon
la plus douée».



Pour ce qui est des Hadiths:

699. Wàil, le frère de Ibn Salama, rapporte: «Ibn Mas'ûd (das) nous faisait un sermon de rappel une fois par semaine.
Quelqu'un lui dit: «O Abou 'Abdurrahman! J'aurais voulu que ton prêche fût quotidien». Il lui dit: «Seule m'empêche de le faire ma crainte de votre lassitude. Je préfère espacer mes sermons comme le faisait avec nous le Messager de Dieu de peur de vous ennuyer».
(Unanimement reconnu authentique)


700. 'Ammàr Ibn Yasâr (das) rapporte: «J'ai entendu dire le Messager de Dieu :saws: : «Quand l'homme prolonge sa prière et abrège son sermon, c'est là un signe de sa science. Prolongez donc la prière et abrégez le sermon». (Rapporté par Moslem)


701. Mou'âwiya Assoulami (das) rapporte: «Alors que je priais avec le Messager de Dieu , voilà que l'un des orants étemua. Je lui dis (selon la règle de la politesse): «Que Dieu soit clément avec toi». Les gens me jetèrent des regards de réprobation. Je dis: «Malheur à moi! Qu'avez-vous à me regarder ainsi?» Ils se mirent à taper des mains sur leurs cuisses (pour me faire taire). Quand je compris qu'ils voulaient me faire taire, je me tus». Quand le Messager de Dieu - puisse je lui servir de rançon ainsi que mon père et ma mère - acheva sa prière, je n'ai jamais vu avant lui, ni après lui, un instructeur meilleur que lui. Il dit tout simplement: «Durant la prière il n'est pas permis de prononcer une seule parole de ce que les gens se disent entre eux. La prière, en effet, n'est faite que pour purifier et glorifier Dieu et pour réciter le Coran». Je dis: «O Messager de Dieu! Je sors à peine de mon paganisme et voilà que Dieu nous a apporté l'Islam. Il y a encore parmi nous des gens qui consultent les devins». Il dit: «Ne les consulte plus». Je dis: «II y a parmi nous des gens qui croient encore au mauvais augure». Il dit: «C'est une simple sensation qu'ils éprouvent en eux-mêmes. Que cela ne les empêche pas de faire ce qu'ils avaient l'intention de faire». (Rapporté par Moslem)


702. 'Irbàd Ibn Sariya (das) rapporte: «Le Messager de Dieu nous a fait une fois un sermon qui remplit nos coeurs de
crainte et fit couler les larmes de nos yeux».
Il cita alors le Hadith 456 du chapitre 54.



92 L'attitude digne et posée




Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 25 - verset 63: «Les esclaves du Très-Miséricordieux sont ceux qui marchent sur terre avec douceur et humilité et qui, lorsque les insensés leur adressent la parole, disent: «Salut».


Pour ce qui est des Hadiths:

703. 'Âisha (das) rapporte: «Je n'ai jamais vu le Messager de Dieu plonger dans le rire au point de faire voir sa luette. Il ne faisait que sourire». (Unanimement reconnu authentique)


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MessageSujet: Re: II - Le livre de l'éducation   Jeu 29 Jan - 17:53

93 Où il est recommandé d'aller d'un pas digne et posé à la prière, aux cours de sciences religieuses ou toutes autres pratiques cultuelles




Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 22 - verset 32: «C'est ainsi et celui qui prend en haute considération les rites de Dieu, cela provient de la piété des coeurs».


Quant aux Hadiths:

704. Abou Hourayra (das) rapporte: «J'ai entendu dire le Messager de Dieu :saws: : «Quand on a lancé le dernier appel à la prière, n'y allez pas en vous pressant, mais en marchant normalement et d'une façon posée. Faites alors avec les autres ce que vous avez pu rattraper de la prière et complétez tous seuls le reste».(Unanimement reconnu authentique)Dans une autre version, Moslem ajoute ceci: «Dès que l'un de vous se dirige vers la prière, il y est déjà entré».


705. Ibn 'Abbàs (das) s'est avancé avec le Prophète :saws: le jour de 'Arafat (le rassemblement obligatoirement des pèlerins sur le mont 'Arafat). Le Prophète entendit derrière lui des gens faisant accélérer leurs chameaux à force de coups et de cris. Il leur fit signe de son bâton et leur dit: «La recherche de la satisfaction de Dieu n'implique nullement la précipitation».
(Rapporté par Moslem et Al Boukhâri)


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MessageSujet: Re: II - Le livre de l'éducation   Jeu 29 Jan - 19:00

94 Le devoir d'hospitalité





Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 51 - versets 24 à 27: «T'est-il parvenu le récit des honorables hôtes d'Abrahâm? (24) Quand ils le surprirent chez lui et dirent: «Paix et salut!» Il dit: «Paix et salut! Gens inconnus de nous». (25) II se retira discrètement parmi les siens pour apporter un veau gras. (26) II le leur avança et dit: «Ne mangez-vous donc pas?» (27)

2. Chapitre 11 - verset 78: «Son peuple arriva vers lui en courant; or ils faisaient auparavant les mauvaises choses. Il dit: «O mon peuple! Mes filles que voilà sont plus pures pour vous. Craignez donc Dieu et ne me couvrez point d'opprobre à propos
de mes hôtes. N'y a-t-il donc parmi vous aucun homme raisonnable?»



Commentaire

Le peuple de Sodome et de Gomorrhe furent les premiers à pratiquer l'homosexualité. Leur prophète Loth (neveu d'Abrahâm) essaya en vain de les en dissuader en leur annonçant la venue prochaine d'un terrible châtiment de Dieu. Quand les Messagers angéliques de Dieu vinrent annoncer à Loth la destruction imminente de ces deux cités perverties, ils se présentèrent sous l'apparence déjeunes gens de très grande beauté.
Cela attira aussitôt ces gens corrompus qui demandèrent à Loth de leur livrer ses hôtes. Il leur conseilla d'épouser plutôt ses filles au lieu de poursuivre ces pratiques impures. Les Anges effacèrent complètement leurs yeux de leurs visages et retournèrent leurs cités de fond en comble, puis Dieu fit pleuvoir sur eux une pluie de cendre et de feu.


706. Selon Abou Hourayra (das), le Prophète :saws: a dit: «Celui qui croit en Dieu et au jour ultime, qu'il traite généreusement son hôte. Celui qui croit en Dieu et au jour ultime, qu'il soit gentil avec ses proches. Celui qui croit en Dieu et au jour ultime, qu'il dise une bonne chose ou se taise». (Unanimement reconnu authentique)


707. Khoueyiid Ibn 'Amr Al Khouzà'i (das) a dit: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire: «Celui qui croit en Dieu et au jour ultime, qu'il traite généreusement son hôte durant la période qui lui revient de droit». Ils dirent: «Et quelle est donc cette période? 0 Messager de Dieu!» Il dit: «Le jour de son arrivée et la nuit suivante. Le droit à l'hospitalité est de trois jours. Ce qui dépasse cette période est une aumône».

Dans une autre version de Moslem: «II n'est pas permis à un Musulman de séjourner chez son frère jusqu'à le pousser à commettre un péché». Ils dirent: «Comment peut-il le contraindre à commettre un péché? 0 Messager de Dieu!» Il dit: «II reste chez lui alors qu'il n'a plus rien à lui servir».


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MessageSujet: Re: II - Le livre de l'éducation   Sam 31 Jan - 15:13

95 Où il est bon d'annoncer la bonne nouvelle et de féliciter ceux qui la reçoivent




Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 9 - verset 21: «Leur Seigneur leur annonce la bonne nouvelle d'une miséricorde de Sa part de même que d'une
satisfaction suprême et de jardins où ils auront des délices permanents».


2. Chapitre 39 - versets 17 et 18: «Annonce la bonne nouvelle à Mes esclaves... (17)...Ceux qui écoutent le discours et en
suivent le meilleur». (18)


3. Chapitre 41 - verset 30: «Réjouissez-vous à l'avance du Paradis qui vous était promis».

4. Chapitre 37 - verset 101: «Nous lui annonçâmes (la venue) d'un garçon plein de raison».

5. Chapitre 77 - verset 69: «Effectivement Nos Messagers (les Anges) vinrent à Abrahàm avec une bonne nouvelle».

6. Chapitre 77 - verset 71: «Sa femme était debout (en prière) et elle eut (brusquement) ses règles. Nous lui annonçâmes alors la bonne nouvelle (de la prochaine naissance) d'Isaâc et, derrière Isaâc, Jacob».

7. Chapitre 3 - verset 39: «Les Anges l'appelèrent à ce moment alors qu'il se tenait debout en prière dans le
sanctuaire: «Dieu t'annonce la bonne nouvelle de la prochaine venue de Jean».


8. Chapitre 3 - verset 45: «Et lorsque les Anges
dirent: «O Marie! Dieu t'annonce la bonne nouvelle de la prochaine venue d'une Parole de Lui. Son nom est le Messie».


Les versets concernant ce chapitre sont nombreux et bien connus.

Pour ce qui est des Hadiths, ils sont très nombreux. Ils sont renommés dans les recueils authentifiés. Nous en citerons les suivants:

708. Selon 'Abdullàh Ibn Abi Awfa (das), le Messager de Dieu :saws: annonça à Khadija (das) la bonne nouvelle qu'elle a au Paradis une maison faite d'une perle creuse et où il n'y a ni rumeur ni fatigue». (Unanimement reconnu authentique)

709. On rapporte au sujet de Abou Musa Al Ash'ari (das) qu'il fit ses ablutions chez lui puis sortit et dit: «Je ne quitterai
sûrement pas le Messager de Dieu et je serai à ses côtés durant tout ce jour». Il alla à la mosquée et se renseigna sur le
Prophète . On lui dit: «II s'est dirigé par là». Il dit: «Je sortis alors sur ses traces en interrogeant les gens sur lui, jusqu'à ce qu'il entrât dans l'enclos où se trouvait le puits de Ans. Je m'assis devant sa porte jusqu'à ce que le Messager de Dieu eût satisfait son besoin et fait ses ablutions. A ce moment je me levai et me rendis auprès de lui. Il s'était entre-temps assis au bord du puits sur sa margelle. Il se déchaussa et y plongea les pieds. Je le saluai puis repartis m'asseoir derrière la porte. Je me dis en moi-même: «Je serai aujourd'hui le portier du Messager de Dieu ». A ce moment arriva Abou Bakr (das) qui poussa la porte. Je dis: «Qui va là?» Il dit: «Abou Bakr». Je lui dis: «Attends un peu». Puis je m'en allai et dis: «O Messager de Dieu! Voilà Abou Bakr qui demande l'autorisation d'entrer». Il dit: «Laisse-le passer et annonce-lui le Paradis». Je retournai auprès de Abou Bakr et lui dis: «Le Messager de Dieu t'annonce le Paradis». Abou Bakr entra alors et vint s'asseoir à la droite du Prophète sur la margelle du puits. Il y plongea lui aussi les pieds à l'instar du Messager de Dieu après s'être déchaussé. Je revins m'asseoir derrière la porte. Avant de sortir de la maison j'y avais laissé mon frère en train de faire ses
ablutions pour me suivre. Je me dis: «Si Dieu veut du bien à mon frère, II le fera venir à cette heure». Or voilà que quelqu'un
faisait bouger la porte. Je dis: «Qui va là?» Il dit: «'Omar Ibn Al Khattàb». Je dis: «Attends un peu!» Je vins auprès du Messager de Dieu , le saluai et lui dis: «'Omar demande l'autorisation d'entrer». Il dit: «Fais-le entrer et annonce-lui le Paradis». Je retournai à 'Omar et lui dis: «Tu peux entrer et le Messager de Dieu t'annonce le Paradis». Il entra donc et s'assit sur la margelle à gauche du Messager de Dieu . Il plongea comme lui ses pieds dans le puits. Puis je revins m'asseoir derrière la porte. Je dis: «Si Dieu veut du bien à mon frère. II le fera venir à cette heure». Juste à ce moment quelqu'un fit bouger la porte. Je dis: «Qui va là?» Il dit: «'Othmàn Ibn 'Affàn». Je dis: «Attends un peu!» Je partis l'annoncer au Prophète qui dit: «Laisse-le entrer et annonce-lui le Paradis ainsi qu'une épreuve qui le touchera». Je revins et dis: «Entre! Le Messager de Dieu t'annonce le Paradis ainsi qu'une épreuve qui te touchera». Il entra et, ayant trouvé ce côté de la margelle déjà occupé, s'assit sur le côté d'en face. Sa'id Ibn Al Mousayab a dit: «J'ai vu en cela la préfiguration de leurs tombes. (Abou Bakr (das) et 'Qmar (das) sont en effet enterrés avec le Prophète dans le chambre de 'Aisha (das) attenante à la mosquée, tandis que 'Othmàn (das) est enterré au Baqi'i qui fait face à la mosquée).
(Unanimement reconnu authentique)

On ajoute dans une autre version: «Le Messager de Dieu m'ordonna de garder la porte». Il y a encore dans cette version: «'Othmân, quand on lui annonça la bonne nouvelle du Paradis, remercia Dieu puis dit: «C'est de Dieu qu'on demande l'aide
(pour l'épreuve qui doit le toucher).


710. Abou Hourayra (das) rapporte: «Nous étions assis autour du Messager de Dieu et avec nous étaient, entre autres, Abou Bakr (das) et 'Omar (das). A ce moment le Messager de Dieu se leva et s'éloigna de nous. Comme il tarda à revenir, nous craignîmes pour lui quelque danger et nous nous levâmes à sa recherche. Je fus le premier à courir à son secours. Je sortis donc à sa recherche jusqu'à ce que je fusse parvenu à un jardin des Ansàrites appartement aux Banù Annajjàr (les oncles maternels du Prophète bsdl). Je fis le tour du jardin pour trouver une porte mais en vain. Or voilà qu'une rigole traversait la clôture du jardin à partir d'un puits se trouvant à l'extérieur. Je me ramassai alors et pus entrer par cette rigole jusqu'au Messager de Dieu . Il dit: «O Abou Hourayra!» Je dis: «Oui, ô Messager de Dieu!» Il dit: «Qu'est-ce qui t'a fait venir jusqu'ici?» Je dis: ,Tu étais parmi nous, puis tu t'es levé et as tardé à revenir. Nous craignîmes pour toi quelque danger
en notre absence et nous courûmes à ton secours. Je fus le premier à accourir. Je parvins à ce jardin et me suis ramassé comme le fait le renard alors que ces gens sont sur mes traces». Il dit: «O Abou Hourayra!» Il me donna alors ses chaussures (comme signe de reconnaissance) et dit: «Va avec mes chaussures que voici. Celui que tu rencontreras de derrière ce jardin et qui atteste qu'il n'y a de dieu que Dieu, le coeur convaincu de son attestation, annonce-lui le Paradis».
(Rapporté par Moslem)

711. Abou Shoumâsa rapporte: «Nous assistâmes aux dernières heures de 'Amr Ibn Al 'As alors qu'il était mourant. Il pleuralongtemps et tourna son visage vers le mur. Son fils se mit à lui dire: «O père! Est-ce que le Messager de Dieu ne t'a pas annoncé telle bonne nouvelle (son entrée au Paradis)?» Il se tourna vers nous et dit: «Le mieux qu'on prépare (pour l'autre monde) c'est notre attestation qu'il n'y a de dieu que Dieu et que Mohammad est le Messager de Dieu. Dans ma vie je suis passé par trois états. Il fut un temps où je me vis l'homme le plus haineux vis-à-vis du Messager de Dieu . Mon plus grand désir était alors d'avoir une occasion pour le tuer. Si j'étais mort dans cet état, j'aurais sûrement été des gens de l'Enfer.
Puis, quand Dieu mit l'Islam dans mon coeur, je vins trouver le Prophète et lui dis: «Tends la main, que je te fasse acte
d'allégeance!» Il tendit sa main mais je retins la mienne. Il
dit: «Qu'as-tu donc? 0 'Amr!» Je dis: «J'ai mes conditions». Il dit: «Et que sont-elles?» Je dis: «Mon absolution». Il dit: «Ne sais-tu donc pas que l'Islam efface tout ce qui le précède et que le
pèlerinage efface tout ce qui le précède?» Nul n'était alors pour moi plus aimable que le Messager de Dieu et nul n'était à mes yeux plus vénérable que lui. Je ne pouvais pas emplir entièrement mon oeil de son image tellement je le vénérais. Si l'on m'avait demandé de faire sa description, j'en aurais été incapable car mon respect m'empêchait de fixer sur lui mes regards. Si j'étais mort dans cet état j'aurais eu le ferme espoir d'être des gens du Paradis. Puis on nous a confié des gouvernerais et je ne sais quel est mon état dans l'exercice de ces fonctions. Une fois que je serai mort, je tiens à ce qu'il n'y ait dans mon cortège funèbre ni pleureuses, ni feu. Quand vous m'aurez enterré, faites couler lentement sur moi la terre et restez autour de ma tombe le temps d'abattre une chamelle et d'en distribuer la viande afin que votre présence m'aide à supporter ma solitude et que je voie ce que je devrai répondre aux Anges-Messagers de mon Seigneur».
(Rapporté par
Moslem)

Commentaire:
Dès que le mort est enterré, il est soumis à un questionnaire dont dépendra sa destinée en Paradis ou en Enfer.Deux Anges à l'aspect effarant le font asseoir et lui disent: «Quel est ton Dieu et que penses-tu de Mohammad?» S'il s'agit d'un hypocrite ou d'un mécréant, il dit: «C'est vous mon Dieu et quand à Mohammad, j'ai entendu les gens dire de lui des choses et j'ai dit comme eux». Ils lui donnent alors un coup tellement terrible qu'il pousse un cri que toutes les créatures vivantes entendent à l'exception des humains et des génies. Car si ces derniers l'entendaient, ils en mourraient tous de peur. Puis il lui montrent sa place future en Enfer. Si c'est un bon croyant, il leur répond que son Dieu est en même temps le leur et que Mohammad est le Prophète et le Messager de Dieu. Ils lui montrent sa future place au Paradis et il se rendort en paix jusqu'au jour du jugement dernier.


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MessageSujet: Re: II - Le livre de l'éducation   Sam 31 Jan - 15:24

96 L'obligation en cas de voyage ou autre de faire ses adieux à son compagnon, de lui faire ses recommandations, de prier pour lui et de lui demander ses prières




Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 2 - versets 132 et 133: «C'est ce que recommanda Abrahàmàses fils ainsi que Jacob: «O mes fils! Dieu a choisi pour vous la Religion (l'Islam). Veillez sérieusement à ne mourir que dans la foi islamique». (132) Etiez-vous donc témoins lorsque la mort se présenta à Jacob lorsqu'il dit à ses fils: «Qu'allez-vous adorer après moi?» Ils dirent: «Nous allons adorer ton Dieu et le Dieu de tes pères Abrahàm, Ismaël et Isaâc, un seul et même Dieu et nous Lui sommes entièrement soumis».(133)


Pour ce qui est des Hadiths:

712. Parmi les Hadiths il y a celui de Zeyd Ibn Arqam (das) déjà rapporté au chapitre 43 (n° 346) : «Le Messager de Dieu se leva parmi nous pour nous faire un discours. Il prononça d'abord la louange et la glorification de Dieu, puis il nous fit une leçon de morale, nous rappela nos obligations et dit enfin: «Or donc, attention ô gens! Je ne suis qu'un être humain et le Messager de mon Dieu (l'ange de la mort) n'est pas loin de venir m'appeler et moi d'y répondre. Je laisse après moi parmi vous deux choses de grand poids: D'abord le Livre de Dieu contenant la bonne direction et la lumière. Pratiquez ses enseignements et accrochez-vous à lui». Il exhorta les gens à respecter les enseignements du Livre de Dieu et les poussa à l'aimer. Puis il dit: «Puis les membres de ma famille. Je vous rappelle Dieu pour tout ce qui concerne les membres de ma famille». (Rapporté par Moslem)

713. Màlek Ibn Al Houwayreth rapporte: «Nous vînmes au Messager de Dieu alors que nous étions des jeunes à peu près du même âge. Nous demeurâmes chez lui vingt nuits. Le Messager de Dieu était très clément et très doux. Il pensa que nous avions envie de revoir les nôtres. Il nous interrogea sur les membres de notre famille que nous avions quittés.
Nous le renseignâmes là-dessus. Il dit: «Retournez aux vôtres, installez-vous parmi eux, enseignez-leur (la religion) et donnez-leur des ordres. Faites telle prière à telle heure et telle autre prière à telle autre heure. Quand vient l'heure de la prière, que l'un de vous lance l'appel à la prière et que ce soit le plus âgé d'entre vous à la diriger».
(Unanimement reconnu authentique)

Al Boukhàri ajouta dans sa version: «Priez comme vous m'avez vu le faire».

714. 'Omar Ibn Al Khattàb (das) rapporte: «J'ai demandé au Prophète la permission d'aller faire le petit pèlerinage ('Omra). Il me l'accorda et dit: «O petit frère! Ne nous oublie pas dans tes prières!». 'Omar disait: «Ce fut pour moi un mot que je ne serais pas heureux d'échanger contre tout ce bas-monde».

Dans une autre version: «O petit frère! Associe-moi dans tes prières!». (Rapporté par Attirmidhi)

715. Selon Sàlem Ibn 'Abdullàh Ibn 'Omar (das), 'Abdullâh Ibn 'Omar (das), quand il voulait partir en voyage, disait à l'un de nous: «Approche-toi de moi que je te fasse mes adieux comme le faisait avec nous le Messager de Dieu . Il disait: «Je
confie à Dieu ta religion, ton respect du dépôt ainsi que les conclusions de ton oeuvre».
(Rapporté par Attirmidhi)

716. 'Abdullàh Ibn Yazid Al Khatmi (das), le compagnon du Prophète :saws: , a dit: «Le Messager de Dieu , quand il voulait faire ses adieux aux armées, leur disait: «Je confie à Dieu votre religion, votre respect du dépôt et les conclusions de
votre oeuvre».


717. Anas (das) rapporte: «Un homme vint dire au Prophète :saws: : «O Messager de Dieu! Je pense faire un voyage. Donne moi mes provisions de route (il voulait dire «tes bénédictions pour mon voyage»)». Il lui dit: «Que Dieu te donne la piété comme viatique». L'autre dit: «Ajoute-moi-s'en encore!» Il dit: «Puisse-t-il t'absoudre de tes péchés!» Il dit: «Ajoute-mois'en encore!» Il dit : «Puisse-t-Il te faciliter le bien là où tu le trouves!».
(Rapporté par Attirmidhi)


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MessageSujet: Re: II - Le livre de l'éducation   Sam 31 Jan - 15:52

97 Le devoir de prendre l'avis de Dieu par la prière dite «de consultation», et le devoir de prendre conseil auprès des autres




Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 3 -verset 159: «Consulte-les dans toute décision».

2. Chapitre 42 - verset 38: «Leurs décisions naissent de leur consultation mutuelle».


Pour ce qui est des Hadiths:

718. Jàber (das) rapporte: «Le Messager de Dieu nous apprenait la façon de faire la prière «de consultation» dans toutes nos décisions de la même façon qu'il nous apprenait le chapitre du Coran. Il disait: «Quand l'un de vous a décidé de faire quelque chose qu'il fasse deux unités de prière autres que les prières obligatoires. Puis qu'il dise: «Seigneur Dieu! Je viens prendre conseil auprès de Ta science et prendre force dans Ta force. Je viens Te demander de Ta générosité infinie. Car Tu es capable et je suis incapable, Tu sais et je ne sais pas et c'est Toi Le Grand Connaisseur des mondes inconnus. Seigneur Dieu! Si Tu sais que cette affaire est pour moi une source de Bien pour ma religion, pour ma vie ici-bas et pour ma destinée future (ou il a dit: pour mon présent et pour mon futur), destine-la moi, facilite-moi sa réalisation et bénis-la moi. Et si Tu sais que cette affaire est pour moi une source de mal pour ma religion, pour ma vie ici-bas et pour ma destinée future (ou il a dit: pour mon présent et pour mon futur), détourne-la de moi et détourne-moi d'elle. Prédestine-moi le bien là où il se trouve et inspire-moi-s'en la satisfaction. Et il nomme alors l'affaire en question».


Commentaire

Cette prière dite «de la consultation» est très recommandée dans tout dilemme. Elle consiste à faire deux unités de prière surérogatoires avant de se mettre au lit. On dit à leur fin le texte ci-dessus et on s'endort, A son réveil on voit sans faute quelle est la décision à prendre et on doit se baser sur le premier jugement qu'on a eu à son réveil.
Il arrive même parfois qu'on voie en rêve une réponse concrète à son dilemme Le rêve autre que le cauchemar est considéré en Islam comme une source authentique de vérité et le Prophète dit que le rêve est la quarante sixième partie de la prophétie. Nous citons, à titre d'exemple, une expérience personnelle qui jette de la lumière sur cette question, Dans les années soixante un ami, feu Cheikh Habib Mistawi, alarmé de la vague de matérialisme athée et de dissolution morale qui déferlait sur le pays, vint me demander de collaborer avec lui à la rédaction d'une revue islamique mensuelle (Jawhar Al Islam). Devant le risque qu'une telle oeuvre faisait courir à tout être entier et courageux, nous avons décidé de nous adresser à Dieu dans une prière de consultation. Nous vîmes en rêve la scène suivante:
Nous découpions dans un grand quartier de boeuf un morceau de viande que nous mettions sur le plateau d'une balance. Le temps de mettre les poids sur l'autre plateau, le morceau de viande disparaissait mystérieusement.
Comme la viande symbolise en rêve les malheurs et les soucis, nous en déduisîmes que Dieu ferait dissiper au fur et à mesure tous les désagréments à craindre. Et c'est ainsi que nous nous engageâmes dans ce Jihâd de la plume, pleins de confiance au Tout-Puissant.




98 Où il est bon d'aller à la prière de L'id, ou à la visite d'un malade, ou au pèlerinage, ou à la guerre sainte, ou à la suite d'un cortège funèbre, ou autres bonnes actions pareilles, en empruntant au retour une autre voie qu'à l'aller et ce pour élargir le champ de ces actes de dévotion




719. Jàber (das) rapporte: «Le Prophète , quand il s'agissait d'un jour de fête religieuse, suivait deux trajets différents à l'aller et au retour». (Rapporté par Al Boukhâri)

720. Selon 'Omar (das), le Messager de Dieu :saws: sortait par la route dite «de l'arbre» et rentrait par la route d'Aï Mou'arras. Quand il entrait à la Mecque, il en prenait le sentier supérieur et, quand il en sortait, il prenait le sentier inférieur».


Commentaire

Dans tout acte de dévotion ou de bien, la discrétion est fortement recommandée afin d'éviter toute ostentation qui annule la valeur de ces actes. Cependant il est bon d'autre part d'extérioriser au maximum les manifestations de joie licite et les rites sacrés afin d'y attirer ceux qui ne les connaissaient pas et afin de montrer toute la splendeur et la puissance de l'Islam. Il y a aussi sur le bord des routes des Anges pour témoigner en faveur de ceux qui se rendent à une oeuvre de bien ou à un lieu de dévotion. En empruntant deux itinéraires différents, on augmente ainsi le nombre de ces Anges.


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MessageSujet: Re: II - Le livre de l'éducation   Mar 14 Avr - 20:13

99 Où il est recommandé de commencer par la droite dans tous les cas où il s'agit d'honorer ce qui en est digne




C'est par exemple le cas dans les petites et les grandes ablutions, dans les ablutions sèches (tayammùm), dans l'action d'enfiler un vêtement, de mettre des chaussures, des pantoufles ou un
pantalon, de même lorsqu'on entre à la mosquée, lorsqu'on se
frotte les gencives, lorsqu'on se met du rimmel dans les yeux,
lorsqu'on se taille les ongles ou a moustache, lorsqu'on s'arrache les poils des aisselles, lorsqu'on se rase la tête, lorsqu'on salue à la fin de la prière, ans le manger et le boire, lorsqu'on donne sa main à serrer, lorsqu'on embrasse la pierre noire (de la Ka'ba), lorsqu'on sort des toilettes, lorsqu'on donne et lorsqu'on prend, ainsi que dans tout ce qui entre dans cette catégorie. Il est de même recommandé de commencer par la gauche dans les actes opposés: tels le fait de se moucher ou de cracher, celui d'entrer aux toilettes ou de sortir de la mosquée, le fait de se déchausser ou de se dévêtir, de même lorsqu'on se lave les parties et dans tout acte répugnant de ce genre.


Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 69 - verset 19: «Celui qui aura reçu son livret dans sa main droite dira: «Tenez, lisez mon livret!».

2. Chapitre 56 - versets 8 et 9: «Les gens de la dextre et que sont les gens de la dextre? (8)
«Les gens de la sinistre et que sont les gens de la sinistre?» (9)



Commentaire

En Islam tout est codifié dans le moindre détail et rien n'est laissé au hasard ou à l'anarchie. Ainsi la droite est le symbole de
l'honneur, de la bénédiction et de la pureté; tandis que la gauche représente les qualités opposées.
Dans tous les actes purs et honorables on commence toujours par la droite. On écrit avec la main droite, on mange avec la main droite, on tend aux gens la main droite. Pour entrer chez soi ou à la mosquée on avance le pied droit et, pour en sortir, on avance le pied gauche.
Dans les ablutions on commence toujours par la droite et on lave les membres supérieurs avant les membres inférieurs. Quand il s'agit d'actes impurs ou répugnants, on se sert de la main gauche. Ainsi on ne mange pas avec la main qui a servi à nous laver après l'accomplissement de nos besoins. Quand on se met au lit, on se couche sur le côté droit. Ainsi on ne fait pas supporter au coeur le poids des autres organes et notre sommeil est plus agréable. Quand on distribue à boire ou à manger à ses hôtes, on commence toujours par la droite. C'est ainsi que le veut la politesse de Mohammad .

721. 'Àisha (das) rapporte: «Le Messager de Dieu commençait par la droite en toute chose: dans ses ablutions, quand il se peignait les cheveux et quand il mettait ses chaussures». (Unanimement reconnu authentique)

722. Toujours selon elle: (Rapporté par Abou Dawùd)
«La main droite du Messager de Dieu lui servait à ses ablutions et à son manger, tandis que sa main gauche lui servait après l'accomplissement de ses besoins et pour tout acte impur».

723. Selon Oummou "Atiya (das), le Prophète :saws: leur a dit à propos de la toilette funèbre de sa fille Zeynab (das):
«Commencez par les parties droites de son corps et par les organes qu'on lave dans les ablutions rituelles». (Unanimement reconnu authentique)

724. Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Quand l'un de vous se chausse, qu'il commence par le pied droit et, quand il se déchausse, par le pied gauche. Que le pied droit soit ainsi le premier chaussé et le dernier déchaussé».
(Unanimement reconnu authentique)

725. Selon Hafsa (das), le Messager de Dieu :saws: réservait sa main droite pour manger, boire et se vêtir. Il utilisait sa main gauche pour le reste». (Rapporté par Abou Dawùd)

726. Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Quand vous vous habillez et quand vous faites vos
ablutions, commencez toujours par les membres droits».
(Rapporté par Abou Dawùd et Attirmidhi)

727. Selon Anas (das), le Messager de Dieu vint à Mina. Il se dirigea vers la première pierre (symbolisant le Diable) et lui jeta les sept cailloux rituels. Puis il alla à sa maison de Mina et sacrifia. Il dit ensuite au coiffeur: «Taille de ce côté (et il désigna le côté droit de sa tête puis le côté gauche). Ensuite il chargea Abou Tailla (das) de distribuer ses cheveux parmi les gens (comme reliques)». (Unanimement reconnu authentique)
.
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