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 VII- Le livre de la visite des malades et des funérailles

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Oum Mouqbil
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MessageSujet: VII- Le livre de la visite des malades et des funérailles   Ven 23 Jan 2009 - 20:42

144 Le devoir de rendre visite au malade, de suivre le cortège funèbre du mort, de prier sur lui, d'assister à son inhumation et de stationner quelques moments devant sa tombe après son enterrement



894. Al Barà Ibn 'Àzeb (das) a dit: «Le Messager de Dieu :saws: nous a ordonné:
— De rendre visite au malade.
— De suivre le cortège funèbre.
— De dire à celui qui étemue: «Rahimakallàh».
— D'aider celui qui fait serment à le remplir.
— De soutenir l'opprimé.
— De répondre à l'invitation.
— Et de saluer les gens». (Unanimement reconnu authentique)

895. Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Le Musulman a cinq obligations vis-à-vis du Musulman:
1) Lui rendre son salut.
2) Lui rendre visite quand il tombe malade.
3) Suivre son cortège funèbre.
4) Répondre à son invitation.
5) Lui dire quand il éternue: «Rahimakallàh», (que Dieu soit miséricordieux avec toi)
. (Unanimement reconnu authentique)

896. Selon lui encore, le Messager de Dieu :saws: a dit: «Dieu, honore et glorifié, dit le jour de la résurrection: «O fils d'Adam! Je suis tombé malade et tu ne m'as pas rendu visite». Il lui dit: «Seigneur! Comment serais-Tu malade pour que je Te rende visite alors que Tu es Le Seigneur et Maître de l'univers?» Il dit: «N'as-tu pas su que Mon esclave untel est tombé malade et tu ne lui as pas rendu visite? N'as-tu pas su que si tu lui avais rendu visite tu M'aurais trouvé auprès de lui?» O fils d'Adam! Je t'ai demandé à manger et tu ne M'as pas donné à manger». Il dit: «Seigneur! Comment pouvais-je Te donner à manger quand Tu es Le Seigneur et Maître de l'univers?» Il dit: «N'as-tu pas su que Mon esclave untel est venu te demander à manger et tu ne le lui as pas donné? Ne sais-tu pas que si tu lui avais donné à manger tu aurais trouvé cela auprès de Moi? 0 fils d'Adam! Je t'ai demandé à boire et tu ne me l'as pas donné». Il dit: «Seigneur! Comment pouvais-je Te donner à boire, Toi Le Seigneur et Maître de l'univers?» Il dit: «Mon esclave untel t'a demandé à boire et tu le lui as refusé. N'as-tu pas su alors que si tu lui avais donné à boire, tu aurais trouvé cela auprès de Moi?» (Rapporté par Moslem)

897. Selon Abou Musa (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Rendez visite au malade, donnez à manger à l'affamé et libérez le prisonnier». (Rapporté par Al Boukhâri)

898. Selon Thawbàn (das), le Prophète :saws: a dit: «Quand le Musulman rend visite à son frère Musulman malade, il ne cesse de cueillir les fleurs et les fruits du Paradis jusqu'à son retour chez lui». (Rapporté par Moslem)

899. Ali (das) rapporte: «J'ai entendu le Messager de Dieu :saws: dire: «Chaque fois qu'un Musulman rend visite à un Musulman malade le matin, soixante dix mille Anges prient pour lui jusqu'au soir. Et chaque fois qu'il lui rend visite l'aprèsmidi, soixante-dix mille Anges prient pour lui jusqu'au matin et il a de bonnes choses à récolter au Paradis».

900. Anas (das) rapporte: «Un jeune Juif servait le Prophète :saws: . Il tomba malade et le Prophète alla lui rendre viste. Il s'assit du côté de sa tête et lui dit: «Deviens Musulman!» L'enfant regarda vers son père qui était à côté de lui. Il lui dit: «Obéis à Aboulqàsem (surnom élogieux du Prophète)», et il embrassa l'Islam. Le Prophète sortit en disant: «La louange est à Dieu qui l'a sauvé du Feu». (Rapporté par Al Boukhâri)






145 Les invocations qu'on doit faire en faveur du malade



901. Selon Aisha (das), le Prophète :saws: , quand quelqu'un se plaignait de quelque mal ou souffrait d'une ulcération ou d'une blessure, faisait ainsi avec son doigt (et celui qui rapporte ce Hadith, Soufyàn Ibn 'Outeyba, toucha de son doigt la terre puis
le releva) et disait: «Au nom de Dieu! La terre de notre pays avec la salive de certains des nôtres fait guérir notre malade avec la permission de notre Seigneur». (Unanimement reconnu authentique)

902. Encore selon elle, le Prophète :saws: rendait visite à l'une de ses épouses malades. Il passait sa main droite sur l'endroit douloureux en disant: «Seigneur Dieu, Maître des Humains! Fais partir le mal. Guéris, c'est Toi qui guéris et il n'est de guérison que la Tienne. Une guérison ne laissant après elle aucun mal». (Unanimement reconnu authentique)

903. Anas (das) rapporte qu'il a dit une fois à Thâbet (que Dieu soit miséricordieux avec lui): «Veux-tu que je prononce pour toi la même invocation que disait le Messager de Dieu ?» Il lui dit: «Je veux bien». Il dit: «Seigneur Dieu, Maître des Humains! Toi qui fais partir le mal! Guéris car c'est Toi qui guéris et nul autre que Toi ne guérit. Une guérison qui ne laisse après elle aucun mal». (Rapporté par Al Boukhâri)

904. Sa'd Ibn Abi Waqqàs (das) a dit: «Le Messager de Dieu :saws: m'a rendu visite au cours d'une maladie. Il dit: «Seigneur Dieu! Guéris Sa'd! Seigneur Dieu! Guéris Sa'd! Seigneur Dieu! Guéris Sa'd!» (Rapporté par Moslem)

905. 'Othmàn Ibn Abi Al "As (das) rapporte qu'il s'est plaint une fois au Messager de Dieu :saws: d'un mal dont il souffrait en son corps. Le Messager de Dieu lui dit: «Pose ta main sur l'endroit qui te fait mal et dis: «Au nom de Dieu», trois fois, puis répète sept fois de suite: «Je me mets sous la protection de la puissance et du pouvoir de Dieu contre le mal dont je souffre et que je crains». (Rapporté par Moslem)

906. Selon Ibn 'Abbâs (das), le Prophète :saws: a dit: «Celui qui rend visite à un malade dont le terme n'est pas encore venu et qui dit auprès de lui sept fois de suite: «Je prie Dieu Le Très Grand, Le Maître du très grand Trône, de te guérir», voit aussitôt Dieu le guérir de cette maladie». (Rapporté par Abou Dawùd et Attirmidhi)

907. Encore selon lui, le Prophète :saws: entra chez un Bédouin malade pour lui rendre visite. Or, quand il entrait auprès d'un malade pour lui rendre visite, il disait: «II n'y a pas de mal. C'est une occasion de te purifier de tes péchés». (Rapporté par Al Boukhâri)

908. Selon Abou Sa^d Al Khoudri (das), Gabriel vint au Prophète :saws: et lui dit: «O Mohammad ! T'es-tu plaint de quelque mal ?» Il dit: «Oui». Gabriel lui dit: «Au nom de Dieu je prononce sur toi cette incantation contre tout ce qui te nuit, contre toute âme et tout oeil d'envieux. Que Dieu te guérisse! Au nom de Dieu je prononce sur toi cette incantation. (Rapporté par Moslem)

909. Abou Sa’d Al Khoudri (das) et Abou Hourayra (das) rapportent qu'ils ont vu le Messager de Dieu :saws: disant: «Celui qui dit: «II n'est de dieu que Dieu, Dieu est plus grand», son Seigneur répète la même chose en signe de confirmation et dit: «II n'est de dieu que Moi et Je suis plus grand». Quand il dit: «II Il n'est de Dieu que Dieu, seul et n'ayant aucun associé». Dieu dit: «Mon esclave dit: Il n'est de Dieu que Moi, seul et n'ayant aucun associé». Quand il dit: «II n'est de dieu que Dieu. C'est à Lui le Royaume et c'est à Lui la louange». Dieu dit: «II n'est de dieu que Moi. C'est à Moi le Royaume et c'est à Moi la louange». Quand il dit: «II n'est de dieu que Dieu. Il n'est de force ni de puissance que par Dieu». Dieu dit: «II n'est de dieu que Moi. Il n'est de force ni de puissance que par Moi». Le Prophète disait: «Celui qui dit cela au cours de sa maladie puis meurt, ne sera pas mangé par le Feu». (Rapporté par Attirmidhi)





146 Où il est bon de s'enquérir des nouvelles du malade auprès de sa famille



910. Selon Ibn 'Abbàs (das), 'Ali (das) sortit de chez le Messager de Dieu :saws: au cours de sa maladie qui a été suivie de sa mort. Les gens lui dirent: «O Abou Hasan ! Comment va ce matin le Messager de Dieu ?» Il dit: «II est ce matin, par la grâce de Dieu, tout près de la guérison». (Rapporté par Al Boukhàri)





147 Ce que doit dire celui qui a désespéré de la vie



911. 'Àisha (das) rapporte: «J'ai entendu le Prophète :saws: dire alors qu'il s'appuyait sur moi: «Seigneur Dieu! Absous-moi, accorde-moi Ta miséricorde et fais-moi rejoindre Le Compagnon Sublime (Dieu)!».

912. Elle a dit encore: «J'ai vu le Messager de Dieu :saws: à l'approche de sa mort et ayant près de lui une écuelle pleine d'eau. Il introduisait sa main dans l'écuelle puis s'essuyait le visage avec l'eau en disant: «Seigneur Dieu! Me voici dans l'agonie de la mort, dans les affres de la mort». (Rapporté par Attirmidhi)





148 Où il est bon de recommander à la famille du malade et à ses serviteurs de le traiter avec bonté, de supporter et d'accepter avec patience toutes les fatigues qu'il occasionne. Où il est bon aussi de recommander celui dont la mise à mort est proche soit en application d'une sanction pour avoir transgressé une limite de Dieu, soit en châtiment d'un crime commis par lui ou autre chose pareille



913. Selon 'Imràn Ibn Housayn (das), un femme de la tribu Jouhayna vint au Prophète :saws: alors qu'elle était enceinte à la suite d'un adultère. Elle lui dit: «O Messager de Dieu! J'ai transgressé une limite de Dieu. Fais-moi subir le châtiment prescrit». Le Messager de Dieu fit venir son répondant et lui dit: «Traite-la avec bonté. Une fois qu'elle aura accouché, fais-la venir», et c'est ce qu'il fit. Le Prophète ordonna alors de bien fixer ses vêtements sur son corps (pour éviter qu'elle ne se découvre) et donna l'ordre de la lapider à mort. Puis il pria sur elle. (Rapporté par Moslem)
.


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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: VII- Le livre de la visite des malades et des funérailles   Lun 9 Mar 2009 - 22:07

149 Où il est permis au malade de dire: «Je souffre», ou «Je souffre beaucoup», ou de dire: «Je suis souffrant», ou: «Oh quel mal de tête!» ou autre chose pareille. Expliquer que cela ne mérite aucun blâme tant qu'il n'y a pas là un signe de révolte contre Dieu ou un signe d'affolement



914. Ibn Mas'ùd (das) a dit: «Je suis entré chez le Prophète :saws: alors qu'il souffrait de la fièvre. Je le touchai et lui dis: «Tu sembles souffrir beaucoup». Il dit: «Effectivement je souffre comme deux d'entre vous». (Unanimement reconnu authentique)

915. Sa'd Ibn 'Abi Waqqàs (das) rapporte: «Le Messager de Dieu :saws: est venu me rendre visite à cause d'une grande douleur dont je souffrais. Je lui dis: «Me voici arrivé au point que tu vois. J'ai une fortune et je n'ai pour m'hériter que ma fille...» et il cita le Hadith mentionné plus haut. (Unanimement reconnu authentique)

916. Qàsem Ibn Mohammad rapporte: «'Âisha (das) a dit une fois: «Oh quel mal de tête!» Le Prophète :saws: dit alors: «C'est à moi plutôt de dire: «Quel mal de tête!». (Rapporté par Al Boukhâri)





150 Le devoir de faire dire au mourant la profession de foi: «II n'est de dieu que Dieu»



917. Selon Mou'àdh (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Celui dont les dernières paroles ont été: «II n'est de dieu que Dieu», entrera au Paradis». (Rapporté par Abou Dawùd et Al Hâkem)

918. Selon Abou Sa'id Al khoudri (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Faites dire à vos mourants; «II n'est de dieu que Dieu». (Rapporté par Moslem)







151 Ce qu'on doit dire après avoir fermé les yeux du mort



919. Oummou Salama (das) rapporte: «Le Messager de Dieu :saws: entra auprès de Abou Salama alors que son regard était devenu fixe (hagard). Il lui ferma les yeux en disant: «Quand l'âme a été retirée du corps, le regard la suit». Une rumeur s'éleva alors parmi certains membres de sa famille. Il leur dit: «N'invoquez sur vous que du bien car les Anges disent «Amen» à chacune de vos invocations». Puis il ajouta: «Seigneur Dieu! Absous Abou Salama, élève son degré parmi les biens-guides - donne-lui un successeur dans sa suite qui doit elle-même disparaître à son tour - absous-nous et absous-le, ô Seigneur et Maître des univers! Elargis pour lui sa tombe et inonde-la de lumière!». (Rapporté par Moslem)






152 Ce qu'on doit dire auprès du mort et ce que doit dire celui qui a perdu quelqu'un



920. Selon Oummou Salama (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Quand vous êtes auprès du malade, ou du mort, n'invoquez que le bien car les Anges disent «Amen» à la suite de tout ce que vous dites». Elle a dit aussi: «Quand mourut Abou Salama (son premier mari) je vins dire au Messager de Dieu : «O Messager de Dieu! Abou Salama est mort». Il dit: «Dis: «Seigneur Dieu! Absous-moi et absous-le et compense-moi sa perte par une chose meilleure!» Elle ajouta: «Et effectivement Dieu me le compensa par quelqu'un de meilleur que lui : Mohammad». (Rapporté par Moslem)

921. Elle a dit encore: «J'ai entendu le Messager de Dieu :saws: dire: «Toutes les fois que celui qui est frappé d'un malheur dit: «Nous appartenons à Dieu et c'est à Lui que nous devons retourner. Seigneur Dieu! Donne-moi un salaire pour mon malheur et donne-moi en compensation quelque chose de meilleur». Dieu le Très-Haut lui donne un salaire pour son malheur et le lui compense par quelque chose de meilleur». (Rapporté par Moslem)

922. Selon Abou Musa (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Quand l'esclave de Dieu perd l'un de ses enfants, Dieu dit à Ses Anges: «Avez-vous retiré l'âme du fils d'untel?» Ils disent: «Oui». Il dit: «Vous avez donc cueilli le fruit de son coeur?» Ils disent: «Oui». Il leur demande: «Qu'a dit alors Mon esclave?» Ils disent: «II T'a loué et dit: «Nous appartenons à Dieu et c'est à Lui que nous devons retourner». Dieu le Très-Haut dit: «Construisez donc pour Mon esclave une maison au Paradis et appelez-la» La maison de la louange». (Rapporté par Attirmidhi)

923. Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Dieu le Très-Haut dit: «Pour Mon esclave croyant qui a perdu son bien-aimé des gens de ce monde et qui patienta dans l'espoir de Ma récompense. Je n'en ai d'autre que le Paradis». (Rapporté par Al Boukhâri)

924. Ousàma Ibn Zeyd (das) a dit: «L'une des filles du Prophète :saws: lui envoya quelqu'un pour l'inviter à venir chez elle et pour lui apprendre que l'un de ses fils était mourant. Il dit à l'envoyé: «Retourne auprès d'elle et informe-la que Dieu exalté n'a pris que ce qui Lui appartenait et ce qu'il a donné Lui revient. Tout auprès de Lui est lié à un terme déjà nommé. Ordonne-lui donc de patienter dans l'espoir de la récompense de Dieu».






153 Où il est permis de pleurer le mort mais sans se griffer le visage et sans se lamenter à voix haute Pour ce qui est des lamentations à voix haute, c'est interdit. Un chapitre suivant les concernant viendra, si Dieu veut, dans le livre des interdits. Pour ce qui est de pleurer le mort, il y a des Hadiths qui l'interdisent pour la raison que le mort est tourmenté par les pleurs de sa famille. Mais en réalité l'interdiction ne concerne que les pleurs où l'on se griffe le visage ou qui sont accompagnés de lamentations à voix haute.
Plusieurs Hadiths appuient ce que nous venons de dire.



925. Selon Ibn 'Omar (das), le Messager de Dieu :saws: alla au chevet de Sa'd Ibn 'Oubàda, en compagnie de Abdurrahman Ibn 'Awf, Sa'd Ibn Abi Waqqàs et 'Abdullàh Ibn Mas'ûd (das). Le Messager de Dieu pleura. Quand les gens le virent pleurer, ils pleurèrent à leur tour. Il leur dit: «Ecoutez-moi bien! Dieu ne tourmente pas le mort pour les larmes des yeux ou le chagrin du coeur, mais II le tourmente à cause de ceci (la langue) ou II se montre miséricordieux». (Unanimement reconnu authentique)

926. Ousàma Ibn Zeyd (das) a dit: «On éleva jusqu'au Messager de Dieu le fils de sa fille alors mourant. Les yeux du Messager de Dieu débordèrent de larmes et Sa'd lui dit: «Qu'est-ce donc que cela? O Messager de Dieu!» Il dit: «Cela est une miséricorde que Dieu exalté a placée dans le coeur de Ses esclaves. Dieu réserve Sa miséricorde à ceux de Ses esclaves qui sont miséricordieux». (Unanimement reconnu authentique)

927. Anas (das) rapporte: «Le Messager de Dieu :saws: entra auprès de son fils Ibràhim (das) alors qu'il agonisait. Les larmes se mirent à couler de ses yeux et cAbdurrahman Ibn "Awf lui dit: «Toi aussi (tu pleures), ô Messager de Dieu ?» Il lui dit: «O Ibn 'Awf, cela est une miséricorde». Puis il ajouta: «L'oeil pleure, le coeur ressent du chagrin, mais nous ne disons que ce qui satisfait notre Seigneur. O Ibràhim! Ta séparation nous remplit certainement de chagrin». (Rapporté par Al Boukhâri)





154 Le devoir de ne pas parler des défauts physiques du mort



928. Selon Asiam, le protégé du Messager de Dieu :saws: , ce dernier a dit: «Celui qui a lavé un mort et a tu ses défauts. Dieul'absout quarante fois». (Rapporté par Al Hâkem)





155 Le devoir de prier sur le mort, d'accompagner son cortège funèbre et d'assister à son inhumation. Cependant qu'il n'est pas bien vu que les femmes suivent les cortèges funèbres On a déjà parlé du mérite de celui qui suit les cortèges funèbres.



929. Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Celui qui assiste aux funérailles de quelqu'un jusqu'à ce qu'on prie sur lui, a une montagne de récompenses et celui qui reste jusqu'à son enterrement en a deux». (Unanimement reconnu authentique)

930. Selon lui encore, le Messager de Dieu :saws: a dit: «Celui qui accompagne le cortège funèbre d'un Musulman, poussé par sa foi et son désir de la récompense de Dieu, et qui reste avec lui jusqu'à ce qu'on prie sur lui et jusqu'à la fin de son inhumation, retourne avec deux masses de récompenses, chaque masse égale au mont Ouhoud. Celui qui participe à la prière et retourne avant son inhumation, revient avec une seule masse de récompenses». (Rapporté par Al Boukhâri)

931. Oummou 'Atiya (das) a dit: «On nous a interdit (à nous femmes) de suivre les cortèges funèbres mais sans que ce ne soit
une interdiction absolue». (Unanimement reconnu authentique)
.


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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: VII- Le livre de la visite des malades et des funérailles   Lun 9 Mar 2009 - 22:09

156 Où il est bon d'augmenter le nombre des prieurs sur le mort et de les aligner en trois rangées ou plus



932. 'Àisha (das) rapporte: «Le Messager de Dieu :saws: a dit: «Quand un groupe de Musulmans, atteignant la centaine, prient sur un mort en intercédant tous en sa faveur, ils sont automatiquement autorisés à intercéder pour lui». (Rapporté par Moslem)

933. Ibn 'Abbàs (das) rapporte: «J'ai entendu le Messager de Dieu :saws: dire: «Dès qu'un homme musulman meurt et que quarante hommes n'associant rien à Dieu prient sur lui, Dieu les autorise automatiquement à intercéder pour lui». (Rapporte par Moslem)

934. Marthad Ibn 'Abdullàh Al Yazanni a dit: «Màlek Ibn Houbayra (das), quand il priait sur un mort et que le nombre des prieurs était petit, s'arrangeait pour en faire trois rangs et disait: «Le Messager de Dieu :saws: a dit: «Quand trois rangs prient sur un mort, le Paradis lui revient aussitôt de droit». (Rapporté par Abou Dawûd et Attirmidhi)





157 Ce que l'on récite dans la prière des morts On dit quatre fois de suite: «Allàhou akbar». (Dieu est plus grand).



1. Après la première fois on dit : «Je me mets sous la protection de Dieu contre le Diable lapidé», puis on récite le premier chapitre du Coran (Al Fàtiha).

2. Après la deuxième fois on dit: «Seigneur Dieu! Bénis Mohammad et ceux qui appartiennent à Mohammad», et le mieux est de terminer par cette formule: «... comme Tu as béni Abrahàm...», jusqu'aux mots: «Tu es digne de louange et de glorification». On ne dit pas comme le font la plupart des gens peu avertis: «Dieu et Ses Anges bénissent le Prophète...» (Chapitre 33— verset 56) car la prière n'est pas valable si l'on s'en tient à ce verset.

3. Après la troisième fois on invoque Dieu pour le mort et pour les Musulmans selon la formule qu'on indiquera dans les Hadiths suivants, si Dieu exalté veut.

4. Après la quatrième fois on invoque Dieu et de préférence comme suit: «Seigneur Dieu! Ne nous prive pas de son salaire et ne nous tente pas après lui. Absous-nous ainsi que lui». Il est bon de prolonger les invocations contrairement à ce qu'on fait en général, comme l'affirme le Hadith de Ibn Abi 'Awf que nous citerons plus loin, si Dieu le Très-Haut veut. Pour ce qui est des invocations qu'on prononce à la troisième fois, en voici quelques formules de ce qu'on a hérité:


935. "Awf Ibn Màlek (das) a dit: «Le Messager de Dieu :saws: a prié une fois sur un mort. Parmi les invocations qu'il a prononcées, j'ai retenu ceci: «Seigneur Dieu! Absous-le et donne-lui Ta miséricorde. Donne-lui le salut et Ton pardon. Installe-le dans une demeure généreuse. Elargis sa tombe et lave-le avec l'eau, la neige et la grêle (symboles de la miséricorde divine). Nettoie-le de ses péchés comme tu as nettoyé le vêtement blanc de sa saleté. Donne-lui en remplacement de sa maison (ici-bas) une maison meilleure qu'elle et donne-lui une famille meilleure que la sienne et une épouse meilleure que la sienne. Introduis-le au Paradis et préserve-le des tourments de la tombe et des tourments de l'Enfer». Si bien que j'ai souhaité être à la place de ce mort». (Rapporté par Moslem)

936. Selon Abou Hourayra (das), Abou Qatàda (das) et Abou Ibràhim Al Ashhali d'après son père qui fut compagnon du Prophète :saws: , le Prophète pria une fois sur un mort et dit: «Seigneur Dieu! Absous notre vivant et notre mort, notre jeune et notre vieux, notre homme et notre femme, notre présent et notre absent. Seigneur Dieu! Celui d'entre nous que Tu maintiens en vie, fais-le vivre conformément à l'Islam et celui d'entre nous dont tu as repris l'âme, fais-le mourir dans la foi. Seigneur Dieu! Ne nous prive pas de son salaire et ne nous tente pas après lui!» (Rapporté par Attirmidhi et Abou Dawûd)

937. Abou Hourayra (das) rapporte: «J'ai entendu le Messager de Dieu :saws: dire: «Quand vous priez sur un mort, soyez sincères dans vos invocations pour lui». (Rapporté par Abou Dawùd)

938. Selon lui encore, le Prophète :saws: pria sur un mort et dit: «Seigneur Dieu! Tu es son Seigneur et Maître. C'est Toi qui l'as créé. C'est Toi qui l'as guidé à l'Islam. C'est Toi qui lui as repris son âme. C'est Toi qui connais le mieux ce qu'il a fait en secret et ce qu'il a fait en public. Nous voici donc venus à Toi pour intercéder en sa faveur. Absous-le». (Rapporté par Abou Dawùd)

939. Wàthila Ibn Asqa' (das) rapporte; «Le Messager de Dieu :saws: a présidé à notre prière sur un mort d'entre les Musulmans. Je l'y ai entendu dire: «Seigneur Dieu! Untel, fils d'untel, est sous Ta protection et à l'ombre de Ton voisinage. Préserve-le donc de la tentation de la tombe et des tourments du Peu. Tu es digne de loyauté et de louange. Seigneur Dieu! Absous-le et donne-lui Ta miséricorde. C'est Toi l'Absoluteur et Le Miséricordieux infinis». (Rapporté par Abou Dawùd)

940. On rapporte que 'Abdullàh Ibn Abi Awfa (das) a dit quatre fois: «Allàhou akbar». (Dieu est plus grand) sur la dépouille mortelle de l'une de ses filles. Il resta debout après la quatrième le temps qui sépare les deux précédentes à prier pour son absolution et à invoquer Dieu pour elle. Puis il dit: «Le Messager de Dieu :saws: faisait ainsi».
Dans une autre version: «II est resté une heure après la quatrième fois puis salua à droite et à gauche (pour clôturer la prière)». Une fois qu'il termina, nous lui dîmes: «Qu'est-ce que cela?» Il nous dit: «Je n'ai rien ajouté à ce que faisait le Messager de Dieu :saws: ». (Rapporté par Al Hàkem)






158 Le devoir de hâter les funérailles



941. Selon Abou Hourayra (das), le Prophète :saws: a dit: «Hâtez les funérailles. Si le mort était vertueux, vous lui faites ainsi du bien et s'il était autre chose, c'est un mauvais fardeau dont vous déchargez vos encolures». (Unanimement reconnu authentique)

942. Abou Sa'id Al Khoudri (das) rapporte: «Le Prophète :saws: disait: «Quand le cercueil est placé et que les hommes le portent sur leurs encolures, si le 'mort était vertueux, il dit: «Hâtez-vous de me présenter (à mon destin)». S'il était non vertueux, il dit à sa famille: «Malheur à moi! Où me portez-vous?» Sa voix est entendue de toute chose sauf de l'être humain car, s'il l'entendait, il en tomberait foudroyé (de terreur)». (Rapporté par Al Boukhàri)





159 Le devoir de hâter le paiement des dettes du mort et de se presser de l'apprêter à l'enterrement sauf s'il est mort d'une façon soudaine et, dans ce cas, on doit le laisser pour bien s'assurer de sa mort



943. Selon Abou Hourayra (das), le Prophète :saws: a dit: «L'âme du Croyant est accrochée à sa dette jusqu'à son acquittement». (Rapporté par Attirmidhi)

944. Selon Housayn Ibn Wahwah (das), Talha Ibn Al Barâ Ibn 'Àzeb (das) tomba malade. Le Prophète :saws: vint lui rendre visite. Il dit: «Je suis convaincu que Talha est mourant. Attendez la nouvelle de sa mort et hâtez ses funérailles car il ne convient pas à la charogne du Musulman de rester emprisonnée parmi les siens». (Rapporté par Abou Dawùd)





160 Le devoir de tirer une leçon des funérailles



945. 'Ali (das) rapporte: «Nous étions à un enterrement au Baqi' Al Gharqad (cimetière de Médine). Le Messager de Dieu :saws: vint à nous. Il s'assit et nous nous assîmes autour de lui. Il avait une canne. Il baissa la tête et se mit à tracer des points avec sa canne, puis il dit: «II n'est pas un d'entre vous pour lequel sa place dans le Feu ou au Paradis n'ait été déjà écrite». Ils dirent: «O Messager de Dieu! Devons-nous alors compter sur ce qui nous a été écrit?» Il dit: «Agissez plutôt car chacun est prédisposé à l'oeuvre pour laquelle il a été créé». (Unanimement reconnu authentique)






161 Le devoir de faire des invocations pour le mort après son inhumation et de s'asseoir près de sa tombe environ une heure pour prier pour lui, pour demander à Dieu de l'absoudre et pour lire le Coran



946. 'Othmàn Ibn 'Affàn (das) a dit: «Le Prophète :saws: , quand on avait fini d'enterrer le mort, se tenait debout devant sa tombe et disait: «Priez pour l'absolution de votre frère et demandez à Dieu d'affermir sa langue dans ses réponses aux Anges de la mort car il est en train d'être questionné».

Commentaire
La mort n'est qu'un passage dans une vie nouvelle et un monde nouveau servant de pont entre ce monde et l'autre. Ce pont s'appelle «Barzakh» (isthme). L'âme, en effet, est immortelle contrairement au corps qui doit en général se décomposer et disparaître. Pendant cette période isthmique l'âme est soumise à un examen terrifiant qui fixera le mort sur sa destination soit au Paradis, soit à l'Enfer. Un Hadith affirme que «la tombe est ou bien l'un des jardins du Paradis, ou bien l'une des fosses de l'Enfer».


947. 'Amr Ibn Al 'As (das) a dit: «Une fois que je serai mort, restez autour de ma tombe le temps qu'il faut pour sacrifier un chameau et pour distribuer sa viande (entre les pauvres) afin que vous m'aidiez ainsi à supporter ma solitude et afin que je sache quoi répondre aux questions des Messagers de mon Seigneur (les Anges de la mort)». (Rapporté par Moslem)

Ashàfî'i a dit: «II est bon alors de lire auprès du mort une partie du Coran, et, si on le lit en entier, c'est une bonne chose.
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Dernière édition par Oum Mouqbil le Lun 9 Mar 2009 - 23:05, édité 2 fois
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: VII- Le livre de la visite des malades et des funérailles   Mar 14 Avr 2009 - 22:08

162 - Le devoir de faire des aumônes pour le mort et d'invoquer Dieu pour lui



Dieu le Très-Haut a dit :

1. Chapitre 59 - verset 10: «Ceux qui sont venus après eux disent: «Seigneur! Donne-nous l'absolution ainsi qu'à nos frères qui nous ont devancés dans la foi...».


948 Selon 'Aisha (das), un homme dit au Prophète :saws: : «Ma mère a rendu l'âme et je suis sûr que si elle avait pu parler, elle aurait fait quelque aumône. A-t-elle quelque salaire si je fais une aumône pour elle?». Il lui dit: «Oui». (Unanimement reconnu authentique)

949. Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Quand l'homme (ou la femme) meurt, son oeuvre s'arrête sauf dans trois choses:
1. Un bien qu'il a légué en aumônes continues.
2. Une oeuvre scientifique dont les gens tirent profit.
3. Un enfant vertueux qui prie pour lui ou qui, par ses bonnes actions, pousse les gens à lui bénir ses parents».
(Rapporté par
Moslem)

Commentaire
Contrairement à ce que certains pensent, l'homme, une fois mort, ne peut rien ajouter ni diminuer à son oeuvre sur terre. Ce monde, en effet, est le terrain de l'action et on a tout intérêt à y agir le plus possible dans le bien et le moins possible dans le mal car au Paradis, comme en Enfer, il y a des degrés divers qu'on mérite par ses actions. L'autre monde est le vrai lieu de la récompense car celle de ce monde ne compte rien devant celle de l'autre. Cependant l'oeuvre du mort peut continuer après lui dans les trois cas cités plus haut. C'est donc un encouragement à faire des oeuvres de bienfaisance qui restent actives après la mort de leur auteur (hôpitaux, écoles, mosquées, foyers pour vieillards etc...), ou à écrire une oeuvre scientifique utile aussi bien pour ce monde que pour l'autre. Ou enfin à laisser un enfant vertueux qui prie pour l'âme de ses parents ou qui fait de bonnes actions attirant sur eux la bénédiction de ceux qui en profitent.






163 Quand les gens disent du bien d'un mort



950. Anas (das) rapporte: «On passa avec un cercueil et les gens dirent du bien du défunt. Le Prophète :saws: dit: «II lui revient de droit». Puis on passa avec un autre cercueil et les gens dirent du mal du défunt. Le Prophète dit alors: «II lui revient de droit». 'Omar Ibn Al Khattàb (das) lui demanda: «Qu'est-ce qui lui revient de droit?» Il dit: «Celui-là, vous avez dit du bien de lui et le Paradis lui est revenu de droit et l'autre, vous avez dit du mal de lui et l'Enfer lui est revenu de droit. Vous êtes en effet les témoins de Dieu sur terre». (Unanimement reconnu authentique)

951. Abou Al Aswad a dit: «Je me rendis une fois à Médine et m'assis près de 'Omar Ibn Al Khattàb (das). A ce moment passa un cortège funèbre. On dit du bien du défunt et 'Omar dit: «II lui revient de droit». Puis passa un autre cortège funèbre et l'on dit du bien du défunt. 'Omar dit: «II lui revient de droit». Puis passa un troisième cortège funèbre et l'on dit du mal du défunt. 'Omar dit: II lui revient de droit». Abou Al Aswad rapporte: «Je dis: «Qu'est-ce qui lui revient de droit? 0 Prince des Croyants!» Il dit: «J'ai dit comme a dit le Prophète :saws: : «Tout Musulman dont quatre Musulmans témoignent de son bien. Dieu l'introduit au Paradis». Nous dîmes: «Et s'ils ne sont que trois?» Il dit: «Même s'ils ne sont que trois». Nous dîmes: «Et s'ils ne sont que deux?» Il dit: «Même s'ils ne sont que deux». Nous n'osâmes pas lui dire: «Et si ce n'est qu'un seul témoin?». (Rapporté par Al Boukhâri)







164 Le mérite de celui qui a perdu un enfant en bas âge



952 Anas (das) rapporte: «Le Messager de Dieu :saws: a dit: «Chaque fois qu'un Musulman perd trois enfants mineurs. Dieu l'introduit automatiquement au Paradis à cause de la miséricorde qu'il a eue pour eux». (Unanimement reconnu authentique)

953. Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Toutes les /fois que l'un des Musulmans perd trois de ses enfants, le feu de l'Enfer ne le touchera que dans la mesure de la réalisation du serment de Dieu qui a dit: «D n'est pas un seul d'entre vous qui ne doive passer par l'Enfer». (Chapitre 19- verset 71).

Commentaire
Toutes les créatures vivantes, les bons comme les mauvais, devront en effet passer par un pont très étroit qui traverse l'Enfer.
Les gens passent à une vitesse variant avec le degré de leur vertu. Les uns passent à la vitesse du vent, d'autres à la vitesse du cheval, d'autres en traînant sur les genoux et d'autres enfin sont saisis par des tenailles qui les précipitent au fond de l'Enfer. Dans l'Evangile de Barnabé on dit que, lorsque le Prophète Mohammad traversera ce pont, la durée de quelques secondes, les habitants de l'Enfer y trouveront un certain répit car l'Enfer atténuera sa violence par respect pour lui.
Dans le chapitre 136, verset 337 de cet Evangile, il est dit textuellement (selon la traduction de Luigi Cirillo et Miche] Frémaux Editions Beauchesne, Paris): «Mais que dis-je? Le Messager de Dieu lui-même s'y rendra pour voir la justice de Dieu et l'Enfer en tremblera devant lui. Et, comme il sera de chair humaine, tous ceux qui sont de chair humaine et qui se trouveront dans la peine, seront exempts de peine aussi longtemps que le Messager de Dieu restera à regarder l'Enfer. Mais il y restera le temps qu’il faut pour fermer et ouvrir les yeux. Dieu fera cela pour que toute créature sache qu'elle a tiré profit du Messager de Dieu. Quand il s'y rendra, tous les diables chercheront à se cacher sous les braises ardentes, poussant des cris et disant l'un à l'autre: «Fuis, fuis, car voici qu'arrive Mohammad, notre ennemi!» En l'entendant, Satan se frappera la face des deux mains et il dira en poussant des cris: «A ma honte, tu es plus noble que moi et cela n'est pas juste».


954. Abou Sa'id Al Khoudri (das) rapporte: «Une femme vint dire au Messager de Dieu :saws: : «O Messager de Dieu! Les hommes se sont réservés à eux seuls tes Hadiths. Laisse donc pour nous l'une de tes journées pour nous enseigner de ce que Dieu t'a appris». Il lui dit: «Réunissez-vous tel jour». Elles se réunirent donc et le Prophète vint à elles et leur enseigna de ce que Dieu lui avait appris. Puis il leur dit: «Chacune d'entre vous qui sera précédée dans l'autre monde par trois de ses enfants trouvera en eux un écran contre le Feu». L'une d'elles lui demanda: «Et si ce ne sont que deux?» Il dit: «Même s'ils ne sont que deux». (Unanimement reconnu authentique)





165 Le devoir de pleurer et d'avoir peur en passant devant les tombes des Injustes, de méditer enfin sur leur fin brutale. Le devoir de montrer son indigence vis-à-vis de Dieu exalté et de prévenir ceux qui ne font pas attention à ces choses



955. Selon Ibn 'Omar (das), le Messager de Dieu :saws: a dit à ses Compagnons lorsqu'ils parvinrent (sur la route de la Syrie) à l'endroit nommé Al Hijr où habitait jadis le peuple de Thamûd: «Si vous n'êtes pas en pleurs, n'entrez pas dans leur vallée, sinon vous risqueriez d'avoir leur propre sort». (Unanimement reconnu authentique)

Dans une autre version il est dit: «Lorsque le Messager de Dieu passa par Al Hijr il dit: «N'entrez pas dans les demeures de ceux qui ont été injustes avec eux-mêmes (en doutant de la toute-puissance de Dieu), sinon vous subiriez leur propre sort sauf si vous y entrez en pleurant». Puis le Messager de Dieu se couvrit le visage et accéléra la marche de sa monture jusqu'à ce qu'il eût traversé la vallée».

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VII- Le livre de la visite des malades et des funérailles
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