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 XVII- Le livre des invocations

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Oum Mouqbil
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MessageSujet: XVII- Le livre des invocations   Ven 23 Jan 2009 - 18:20

250 Le livre des invocations





Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 40 - verset 60: «Votre Seigneur a dit: «Invoquez-Moi et Je répondrai à votre appel».

2. Chapitre 7 - verset 55: «Invoquez votre Seigneur en toute humilité et recueillement, et avec discrétion. Il n'aime pas les
transgresseurs».


3. Chapitre 2 - verset 186: «Quand Mes esclaves t'interrogent sur Moi, Je suis proche, répondant à l'appel de qui appelle quand il M'appelle».

4. Chapitre 27 - verset 62: «Est-ce Celui qui répond à l'appel de celui qui est acculé par les peines, qui dissipe le mal».


1465. Selon Annou'màn Ibn Bashir (das), le Prophète :saws: a dit: «L'invocation est l'adoration même». (Rapporté par Abou
Dawùd et Attirmdhi)

1466. Selon 'Àisha (das), le Messager de Dieu aimait de préférence les invocations concises et pleines de sens et s'abstenait des autres formules d'invocation. (Rapporté par Abou Dawùd)

1467. Anas (das) rapporte: «La plupart des invocations du Prophète consistaient à dire: «Seigneur Dieu! Donne-nous dans ce monde une bonne chose et dans l'autre une bonne chose et préserve-nous des tourments de l'Enfer». (Unanimement reconnu authentique)

1468. Selon Ibn Mas'ûd (das), le Prophète :saws: disait: «Seigneur Dieu! Je Te demande la bonne direction, la piété, la chasteté et d'être au-dessus du besoin». (Rapporté par Moslem)

1469. Târeq Ibn Ashyam (das) rapporte: «Quand quelqu'un embrassait l'Islam, le Prophète lui enseignait la prière puis lui ordonnait de répéter cette invocation: «Seigneur Dieu! Absous-moi, donne-moi Ta miséricorde, mets-moi sur le droit chemin, assure-moi une bonne santé et procure-moi ma subsistance» (Rapporté par Moslem)

1470. Selon 'Abdullàh Ibn 'Amr Ibn Al 'As (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Seigneur Dieu! Toi qui fais passer les coeurs d'un état à un autre, établis fermement nos coeurs dans Ton obéissance». (Rapporté par Moslem)

1471. Selon Abou Hourayra (das), le Prophète :saws: a dit: «Demandez à Dieu de vous protéger de toute épreuve qui vous écrase, de tout mauvais destin qui vous frappe et de tout malheur dont se réjouissent vos ennemis». (Unanimement reconnu authentique)

1472. Selon lui encore, le Messager de Dieu :saws: disait: «Seigneur Dieu! Améliore-moi ma religion qui est ma protection contre toute erreur. Améliore-moi ma vie ici-bas où se trouve ma subsistance. Améliore-moi ma vie future où je dois absolument retourner. Fais pour moi de la vie une source d'augmentation de tout bien, et fais pour moi de la mort une délivrance de tout mal». (Rapporté par Moslem)

1473. 'Ali (das) rapporte: «Le Messager de Dieu m'a recommandé de dire; «Seigneur Dieu! Mets-moi sur le droit chemin et sur la voie de la raison». (Rapporté par Moslem)

1474. Anas (das) rapporte: «Le Messager de Dieu disait: «Seigneur Dieu! Je me mets sous Ta protection contre l'incapacité, la paresse, la couardise, la vieillesse extrême et l'avarice. Je me mets sous Ta protection contre les tourments de la tombe. Je me mets sous Ta protection contre les tentations de la vie et de la mort».

Dans une autre version il :saws: ajoute:
«Contre le poids écrasant des dettes et contre la domination des hommes». (Rapporté par Moslem)

1475. Abou Bakr Assiddiq (das) dit une fois au Messager de Dieu :saws: : «Apprends-moi une invocation que je prononce dans ma prière». Il lui dit: «Dis: «Seigneur Dieu! Je me suis fait à moi-même beaucoup de tort. Or nul autre que Toi n'absout des péchés. Absous-moi par une absolution de Ta part. Sois miséricordieux avec moi. C'est Toi, par excellence, L'Absoluteur
et Le Miséricordieux».
(Unanimement reconnu authentique)

1476. Selon Abou Musa (das), le Prophète :saws: disait cette invocation : «Seigneur Dieu! Absous-moi de ma faute et de mes actes insensés - de ma prodigalité dans ma conduite - de tout de que Tu sais mieux que moi. Seigneur Dieu ! Absous-moi de mon sérieux et de ma plaisanterie de ce que j'ai fait par erreur ou en connaissance de cause, et tout cela se trouve en moi. Seigneur Dieu! Absous-moi de mes péchés passés et à venir - de ce que j'ai caché et de ce que j'ai fait au grand jour, de tout ce que Tu sais mieux que moi. C'est Toi qui fais avancer et reculer et Tu es capable de toute chose». (Unanimement reconnu authentique)
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Oum Yasmine
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MessageSujet: Re: XVII- Le livre des invocations   Lun 16 Mar 2009 - 22:34

1477. Selon 'Àisha (das), le Prophète :saws: disait dans ses invocations : «Seigneur Dieu! Je me mets sous Ta protection contre le mal de ce que j'ai fait et contre le mal de ce que je n'ai pas fait». (Rapporté par Moslem)

1478. Ibn 'Omar rapporte: «Parmi les invocations du Messager de Dieu , il y avait ceci: «Seigneur Dieu! Je me mets sous Ta protection contre la disparition de Tes bienfaits — contre la détérioration de ce que Tu m'as donné comme santé - contre l'arrivée à l'improvisite de Ta punition et contre toutes les manifestations de Ta colère». (Rapporté par Moslem)

1479. Selon Zeyd Ibn Arqam (das), le Messager de Dieu :saws: disait: «Seigneur Dieu! Je me mets sous Ta protection contre l'incapacité, contre la paresse, contre l'avarice, contre la vieillesse avancée et contre les tourments de la tombe. Seigneur Dieu! Donne à mon âme sa piété et bénis-la, car c'est Toi qui l'as le mieux bénie. C'est Toi son patron protecteur et son maître. Seigneur Dieu! Je me mets sous Ta protection contre une science qui ne fait aucun bien - contre un coeur qui ne se soumet pas à Toi en toute humilité - contre une âme qui n'est jamais satisfaite et contre une invocation qui n'est pas exaucée». (Rapporté par Moslem)

1480. Selon Ibn 'Abbàs (das), le Messager de Dieu :saws: disait: «Seigneur Dieu! Je me suis entièrement soumis à Toi. J'ai cru en Toi. Je m'en suis remis en tout à Toi. C'est à Toi que je reviens en toute chose. C'est en Ton Nom que j'ai déclaré la guerre à Tes ennemis et c'est conformément à Ta loi que j'ai jugé . Absous-moi de mes péchés passés et futurs, de ceux que j'ai cachés et de ceux que j'ai commis en plein jour. C'est Toi qui fais avancer et qui fais reculer. Nul dieu autre que Toi».

Certains ajoutent: «II n'est de force ni de puissance que par Dieu».(Unanimement reconnu authentique)

1481. Selon 'Àisha (das), le Prophète :saws: invoquait Dieu ainsi: «Seigneur Dieu! Je me mets sous Ta protection contre la tentation du Feu - contre les tourments du Feu et contre le mal de la richesse et de la pauvreté».

1482. Selon Ziyâd Ibn 'ilàqa, le Prophète :saws: disait: «Seigneur Dieu! Je me mets sous Ta protection contre tout ce qu'on réprouve dans les traits de caractère, dans les actes et dans les penchants». (Rapporté par Attirmidhi)

1483. Shakai Ibn Houmeyd (das) rapporte: «J'ai dit une fois: «O Messager fie Dieu! Apprends-moi une invocation». Il :saws: me dit: «Dis: «Seigneur Dieu! Je me mets sous Ta protection contre le mal de mon ouïe, contre le mal de ma vue, contre le mal de ma langue, contre le mal de mon coeur et contre le mal de mon sperme».(Rapporté par Abou Dawùd)

1484. Selon Anas (das), le Prophète :saws: disait: «Seigneur Dieu! Je me mets sous Ta protection contre la lèpre, la folie, la lèpre léonine et les mauvaises maladies». (Rapporté par Abou Dawùd)

1485. Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu :saws: disait: «Seigneur Dieu! Je me mets sous Ta protection contre la faim car c'est un mauvais compagnon de lit et contre la trahison car c'est un vilain défaut». (Rapporté par Abou Dawùd)

1486. On rapporte qu'un esclave qui avait signé un contrat avec son maître pour qu'il le libère contre le paiement d'une somme convenue vint dire à "Ali (das): «Je me trouve incapable de payer la somme convenue pour ma libération. Aide-moi donc à la payer». Il lui dit: «Veux-tu que je t'apprenne des paroles que m'a enseignées le Messager de Dieu et, qu'une fois que tu les auras prononcées, Dieu t'acquittera de ta dette même si elle a le volume d'une montagne? Dis: «Seigneur Dieu! Donne-moi de Tes biens licites de quoi m'éviter de rechercher Tes interdits et puisse Ta générosité me dispenser de recourir à tout autre que Toi». (Rapporté par Attirmidhi)

1487. 'Tmràn Ibn Al Housayn (das) dit que le Prophète :saws: enseigna à son père Al Housayn deux paroles servant d'invocation: «Seigneur Dieu! Inspire-moi ma pleine raison et protège-moi de mon propre mal». (Rapporté par Attirmidhi)

1488. Al 'Abbàs (das) rapporte: «J'ai dit une fois: «O Messager de Dieu ! Apprends-moi quelque chose que je demande à Dieu exalté». Il dit: «Demandez à Dieu la santé et la sécurité». Je suis resté quelques jours et je vins lui dire de nouveau: «O Messager de Dieu! Apprends-moi quelque chose que je demandée Dieu exalté». Il dit: «O 'Abbàs! 0 oncle du Messager de Dieu! Demandez à Dieu la santé et la sécurité dans ce monde et dans l'autre». (Rapporté par Attirmidhi)

1489. Shahr Ibn Hawshab rapporte: «J'ai dit à Oummou Salma (das): «O mère des Croyants! Quelles étaient les invocations les plus fréquentes que disait chez toi le Messager de Dieu ?» Elle dit: «La plupart de ses invocations étaient comme suit: «O Toi qui fais retourner les coeurs, établis fortement mon coeur dans Ta religion». (Rapporté par Attirmidhi)

1490. Abouddardà rapporte: «Le Messager de Dieu :saws: a dit: «Parmi les invocations de David il y avait ceci: «Seigneur Dieu! Je Te demande Ton amour, l'amour de ceux qui T'aiment et l'oeuvre qui me fait mériter Ton amour. Seigneur Dieu! Fais que ton amour me soit plus cher que ma propre personne, que ma famille et que l'eau fraîche». (Rapporté par Attirmidhi)

1491. Selon Anas (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «Invoquez beaucoup Le Digne de respect et d'honneur». (Rapporté par Attirmidhi)

1492. Selon Abou Oumàma (das), le Messager de Dieu fit une longue invocation dont nous n'avons rien pu retenir.
Nous dîmes: «O Messager de Dieu! Tu viens de faire une longue invocation dont nous n'avons pu rien retenir». Il dit:
«Voulez-vous que je vous indique le résumé de tout cela? Dites: «Seigneur Dieu! Je Te demande une partie du meilleur que
T'a demandé Ton Prophète Mohammad et nous nous mettons sous Ta protection contre le plus grand mal contre lequel Ton Prophète Mohammad T'a demandé Ta protection. C'est de Toi seul qu'on demande aide. C'est Toi qui assures tout ce qui suffit pour parvenir aux biens de ce monde et de l'autre. Il n'est de force ni de puissance que par Dieu»
.
(Rapporté par Attirmidhi)

1493. Selon Ibn Mas'ùd (das), parmi les invocations du messager de Dieu :saws: il y avait ceci: «Seigneur Dieu! Je Te demande tout ce qui me donne droit à Ta miséricorde et tout ce qui m'assure Ton absolution. Je Te demande de me préserver de Tout péché, de m'accorder le butin que rapporte toute action de bien et d'obéissance,de me faire gagner le Paradis et de me sauver de l'Enfer». (Rapporté par Al Hâkem)
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Oum Yasmine
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MessageSujet: Re: XVII- Le livre des invocations   Lun 16 Mar 2009 - 22:38

251 La grande valeur des invocations qu'on fait en faveur de quelqu'un en son absence





Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 59 - verset 10: «Ceux qui sont venus après eux disent: «Seigneur! Donne-nous l'absolution ainsi qu'à nos frères qui nous ont devancés dans la foi».

2. Chapitre 47 - verset 19: «Et implore l'absolution de tes péchés et de ceux des Croyants et des Croyantes».

3. Chapitre 14 - verset 41: «Notre Seigneur! Donne-moi l'absolution ainsi qu'à mes deux géniteurs et aux Croyants le jour où se dressera le Jugement».



1494. Abouddardâ (das) rapporte qu'il a entendu le Messager de Dieu :saws: dire: «Toutes les fois que le musulman fait une invocation en faveur de son frère en son absence, l'Ange lui dit: «Et à toi la même chose». (Rapporté par Moslem)

1495. Selon lui encore, le Messager de Dieu :saws: disait: «Dieu exauce toujours l'invocation que fait le Musulman en faveur de son frère en son absence. Il a du côté de sa tête un Ange spécial qui lui dit à chaque bonne invocation qu'il fait pour son frère: «Amen et à toi la même chose». (Rapporté par Moslem)
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MessageSujet: Re: XVII- Le livre des invocations   Lun 16 Mar 2009 - 22:44

252 Quelques questions concernant les invocations




1496. Ousâma Ibn Zeyd (das) rapporte: «Le Messager de Dieu :saws: a dit: «Celui à qui on a rendu un service et qui dit à son bienfaiteur: «Que Dieu t'en donne une bonne récompense!» l'a ainsi suffisamment remercié». (Rapporté par Attirmidhi)

1497. Selon Jàber (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «N'invoquez pas du mal contre vous-mêmes, ou contre vos enfants ou contre vos biens de crainte que votre invocation ne coïncide avec une heure où Dieu exauce toute demande». (Rapporté par Moslem)

1498. Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «C'est quand on est prosterné en prière que l'on est le plus près de son Seigneur. Aussi faites de nombreuses invocations dans cette position». (Rapporté par Moslem)

1499. Selon lui encore, le Messager de Dieu :saws: a dit: «Dieu exauce vos voeux tant que vous ne vous montrez pas impatients. Vous dites alors: «J'ai invoqué mon Seigneur et II ne m'a pas répondu». (Unanimement reconnu authentique)

Dans une autre version: «Dieu ne cesse d'exaucer les voeux de quelqu'un tant qu'il ne souhaite pas une source de péché ou la rupture des liens de la parenté, à condition qu'il ne montre pas de hâte». On dit: «O Messager de Dieu! Quand montre-t-il de la hâte?» Il dit: «Quand il dit: «J'ai invoqué et j'ai invoqué et je ne vois venir aucune réponse», ainsi il désespère et cesse d'invoquer Dieu».

1500. Abou Oumàma (das) rapporte: «On dit une fois au Messager de Dieu :saws: : «Quelle est l'invocation que Dieu entend le plus facilement?» Il dit: Celle qu'on dit au dernier tiers de la nuit ou à la fin des prières obligatoires». (Rapporté par Attirmidhi)

1501. Selon 'Oubàda Ibn Assàmet (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «II n'est pas sur terre un Musulman adressant une invocation à Dieu le Très-Haut sans que Dieu n'y réponde ou n'écarte de lui un mal égal à l'objet de son invocation, tant qu'il ne souhaite pas une source de péché ou la rupture des liens de la parenté». L'un des assistants dit: «Ainsi donc nous devons invoquer Dieu abondamment?» Il dit: «la générosité de Dieu est plus abondante encore». (Rapporté par Attirmidhi)

1502. Selon Ibn 'Abbàs (das), le Messager de Dieu :saws: disait dans les situations affligeantes: «II n'est de dieu que Dieu, Le Très Grand et Le Très Sage. Il n'est de dieu que Dieu, Le Maître du Trône immense. Il n'est de dieu que Dieu, Le Maître des cieux, Le Maître de la terre et Le Maître du Trône noble et généreux». (Unanimement reconnu authentique)
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: XVII- Le livre des invocations   Mar 14 Avr 2009 - 22:01

253 Les miracles des saints et leur mérite




Dieu le Très-Haut a dit:

1. Chapitre 10 - versets 62 à 64: «Assurément les bien-aimés de Dieu, aucune crainte à leur sujet et nul chagrin ne les afflige.
(62) Ceux qui ont cru et pratiquaient la piété.(63) Ils ont la bonne nouvelle dans la vie ici-bas et dans la vie ultime. Aucun
changement aux paroles de Dieu. C'est cela le très grand succès». (64)


2. Chapitre 19 - versets 25 et 26: «Agite vers toi (ô Marie!) le tronc du palmier et il laissera tomber sur toi des dattes bien mûres. (25) Mange et bois en toute satisfaction et quiétude». (26)

3. Chapitre 3 - verset 37: «Chaque fois que Zacharie la surprenait chez elle dans le sanctuaire, il trouvait à ses côtés une subsistance. Il lui dit: «D'où te vient cela? Marie!» Elle dit: «Cela vient de Dieu. Certes Dieu donne à qui II veut sans compter».

4. Chapitre 18 - versets 16 et 17: «Maintenant que vous les avez fuis, eux etce qu'ils adorent en dehors de Dieu, réfugiez-vous dans la caverne et Dieu étendra sur vous les effets de Sa miséricorde et vous apprêtera pour votre séjour des conditions
clémentes. (16) Tu voyais le soleil, à son lever, se pencher à droite, évitant leur caverne et, à son coucher, les éclairer par la gauche, cependant qu'ils en étaient bien à l'écart». (17)



1503. Selon 'Abdurrahman Ibn Abi Bakr Assidiq (das), les gens de la «Soffa» (partie de la mosquée réservée au logement des
pauvres) étaient pauvres. Le Prophète :saws: dit une fois: «Que celui qui dispose du manger de deux prenne avec lui un troisième. Que celui qui a le manger de quatre prenne avec lui un cinquième ou un sixième». Abou Bakr (das) ramena chez lui trois invités. Le Prophète en ramena dix. Abou Bakr (das) dîna entre-temps chez le Prophète et y resta jusqu'à la prière du 'Ishà. Il rentra ensuite chez lui après avoir laissé passer une bonne partie de la nuit. Sa femme lui dit: «Qu'est-ce qui t'a retenu alors que tu avais des hôtes à la maison?» Il dit: «Tu ne leur as donc pas servi leur dîner?» Elle dit: «On le leur a bien servi mais ils ont refusé d'en manger avant ton retour». 'Abdurrahman dit: «Quant à moi je suis allé me cacher». Il me dit: «Espèce d'idiot! Que Dieu te fasse ronger le nez!», et il me couvrit d'injures. Puis il dit à ses hôtes:«Mangez en toute tranquillité. Moi, par Dieu, je n'y goûterai pas». (Il craignait que le repas ne suffise pas à tout le monde). 'Abdurrahman dit: «Par Dieu, toutes les fois qu'on en prenait une bouchée, le volume du dîner augmentait par sa base si bien qu'ils ont mangé à satiété et le manger était encore plus copieux qu'au départ. Abou Bakr regarda le manger et dit à sa femme: «O soeur des béni Firas! Qu'est-ce donc que cela?» Elle dit: «Par tout ce que j'aime, voilà donc que notre dîner est trois fois plus abondant qu'au début». (Devant cette abondance inattendue) Abou Bakr se décida enfin à manger avec eux en disant: «Le serment que j’avais fait de ne pas manger n'était qu’une inspiration du Diable». Il en prit une bouchée puis porta le plat au Prophète et le manger se trouva ainsi chez lui. Or juste en ces temps expira le terme d'une trêve entre nous et certaines tribus. Douze hommes des nôtres arrivèrent chacun avec ce qu'il avait pu mobiliser comme hommes (pour reprendre le combat contre ces tribus), Tous purent en manger à leur faim».

1504. Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu :saws: a dit: «II y avait dans les communautés qui vous ont précédés des hommes-inspirés de Dieu. S'il y a un tel homme dans ma nation, c'est bien 'Omar». (Rapporté par Al Boukhâri)

1505. Jàber Ibn Samoura (das) rapporte: «Les habitants de Koufa se plaignirent de Sa'd (Ibn Abi Waqqàs) (das) auprès de 'Omar Ibn Al Khattàb (das) qui le destitua et leur nomma un nouveau gouverneur en la personne de 'Arnmâr (Ibn Yâser). Mais ils se plaignirent encore de 'Ammâr et, parmi les arguments qu'ils invoquèrent contre lui, ils prétendirent qu'il ne savait pas faire la prière. 'Omar envoya donc le chercher et lui dit: «O Abou Isaâc! Ces gens prétendent que tune sais pas faire la prière». Il dit: «Pour ce qui me concerne, je jure par Dieu que je présidais à leur prière exactement à la manière du Messager de Dieu sans rien en diminuer. Quand je faisais les deux prières du soir, je prolongeais la lecture dans les deux premières unités de prière et je la raccourcissais dans le reste». Il lui dit: «C'est ce que nous avons toujours pensé de toi». Il envoya avec lui quelqu'un (ou quelques-uns) à Koufa pour interroger sur lui ses habitants. Cet homme ne laissa pas une mosquée sans s'y renseigner sur lui. Tout le monde ne disait de lui que du bien. Il entra enfin dans une mosquée appartenant aux Béni "Abs. L'un d'eux se leva, du nom de Ousâma Ibn Qatàda, surnommé Abou Sa'da. Il dit: «Puisque tu nous demandes notre avis sur lui, Sa'd ne marche pas avec les expéditions militaires, ne partage pas équitablement le butin et n'est pas impartial dans ses jugements». Sa'd dit alors: «Je me contenterai de faire contre toi ces trois invocations: «Seigneur Dieu! Si ton esclave que voici est menteur et ne cherche par son intervention qu'à se montrer et à se faire connaître, allonge-lui sa vie,allonge-lui sa pauvreté et expose-le aux tentations!» Plus tard, quand on lui demandait qui il était, il disait: «Un pauvre vieux
soumis aux tentations et frappé de la malédiction de Sa^d».


'Abdul Màlek Ibn '-Omeyr qui rapporte ce Hadith de Jàber dit: «Je l'ai vu de mes propres yeux alors que ses sourcils tombaient sur ses yeux à cause de l'âge. Il se mettait sur le chemin des jeunes filles pour croiser ses doigts avec les leurs (pour jouir vicieusement de ce contact)». (Unanimement reconnu authentique)

1506. Selon 'Orwa Ibn Zoubeyr, Arwa Bent Aws se plaignit auprès de Marwân Ibn Al Hakam (l'un des califes 'Omeyades) de Sa'îd Ibn Zeyd Ibn Noufeyl (das). Elle prétendit qu'il lui avait usurpé une partie de sa terre. Sa'id dit : «Comment lui prendrais-je quelque chose de sa terre après ce que j'ai entendu de la bouche du Messager de Dieu ?». Il lui dit: «Qu'as-tu entendu dire le Messager de Dieu ?» Il dit: «J'ai entendu le Messager de Dieu dire: «Celui qui s'approprie injustement une palme de terre sera étranglé par un ruban de terre égal pris dans chacune des sept terres». Marwân lui dit: «Je ne te demande aucune preuve après ce que tu viens de dire». Sa'id dit alors «Seigneur Dieu! Si cette femme est menteuse, emporte-lui sa vue et fais-la mourir engloutie par sa terre». Il dit: «Elle ne mourut pas avant d'être devenue aveugle. Un jour qu'elle marchait dans sa terre, elle tomba dans un puits qui fut sa tombe». (Unanimement reconnu authentique)

1507. Jâber Ibn 'Abdullàh (das) rapporte: «Quand nous fûmes à la veille de la bataille de Ouhoud, mon père m'appela le soir.Il me dit: «J'ai le ferme pressentiment que je serai l'un des premiers tués parmi les Compagnons du Prophète . Je ne te laisse rien après moi de plus cher que toi, si ce n'est la vie du Messager de Dieu . J'ai une dette. Acquitte-la et sois bon avec tes soeurs». Le lendemain matin il fut le premier tué. J'ai enterré un autre dans la même tombe que lui. Puis je n'ai pas aimé en moi-même l'y laisser avec un autre. Je l'ai donc exhumé six mois après. Je l'ai trouvé tel que je l'avais laissé le premier jour et seule l'une de ses oreilles s'était décomposée. Je l'ai alors enterre seul dans une autre tombe». (Rapporté par Al Boukhâri)

1508. Selon Anas (das), deux des Compagnons du Prophète sortirent de chez lui par une nuit obscure. Ils avaient devant eux une lumière comme s'ils tenaient deux lampes. Quand ils se séparèrent, chacun d'eux avait sa propre lumière avec lui jusqu'à son arrivée chez lui». (Rapporté par Al Boukhâri)

1509. Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu :saws: envoya une fois un groupe de dix hommes en reconnaissance chez l'ennemi. Il nomma à leur tête comme émir (chef) 'Asem Ibn Thâbet Al Ansàri (das). Ils partirent donc jusqu'à ce qu'ils arrivèrent à l'endroit dit «Al Houdât», entre 'Ousfàn et la Mecque. On annonça leur arrivée à l'un des clans de la tribu
Houdheyl, les Bani Lihyàn. Ils sortirent à leur rencontre avec une centaine d'archers. Ils les suivirent à la trace. Quand 'Asem et ses compagnons sentirent leur présence, ils se réfugièrent sur un monticule. Les autres les encerclèrent de toutes parts et leur dirent: «Descendez et rendez-vous de votre propre gré et nous vous donnons la ferme assurance que nous ne tuerons aucun de vous». 'Asem Ibn Thâbet dit: «O gens! Quant à moi je ne me mettrai pas à l'abri de la promesse d'un Mécréant. Seigneur Dieu ! Informe s'en Ton Prophète ». Ils tirèrent sur eux leurs flèches et tuèrent 'Asem. Trois d'entre eux se rendirent à l'ennemi. C'étaient Khoubeyb, Zeydibn Addathina et un autre. Quand ils les eurent en leur pouvoir, ils détachèrent les cordes de leurs arcs et les lièrent avec elles. Le troisième dit: «Voilà que coommence leur traîtrise. Je jure par Dieu de ne pas vous suivre et j'ai en ceux des nôtres que vous venez de tuer un bon exemple à suivre. Ils voulurent en vain le
traîner de force puis le tuèrent et partirent avec Khoubeyb e\ Zeyd Ibn Addathina. Ils les vendirent à la Mecque après la bataille de Badr. Ce furent les fils d'Aï Hâreth qui achetèrent Khoubeyb. Or c'était ce même Khoubeyb qui avait tué Al Hâreth, le jour de Badr. Khoubeyb resta leur prisonnier jusqu'à ce qu'ils décidèrent de le tuer. Il se fit prêter un rasoir par l'une des filles de Hâreth afin de se raser les poils du corps. Elle le lui prêta. Juste à ce moment un petit enfant à elle, marchant à quatre pattes, arriva jusqu'à lui, dans un moment d'inattention de sa mère. Elle vit Khoubeyb mettre l'enfant sur sa cuisse en tenant le rasoir dans sa main. Elle fut saisie de frayeur comme le ramarqua Khoubeyb. Il lui dit: «Craindrais-tu donc que je le tue? Je ne suis pas homme à commettre pareille infamie». Elle dira plus tard: «Par Dieu! Je n'ai jamais vu un prisonnier meilleur que Khoubeyb. Par Dieu Je l'ai trouvé un jour mangeant une grappe de raisin qu'il tenait dans sa main alors qu'il était enchaîné et qu'il n'y avait en cette saison aucun fruit à la Mecque». Elle disait: «C'était sans aucun doute une
subsistance apportée par Dieu à Khoubeyb». Quand ils le sortirent de la zone sacrée pour le tuer dans la zone profane, Khoubeyb leur dit: «Laissez-moi faire deux unités de prière». Ils le lui permirent. Il fit deux unités de prière et dit: «Par Dieu! Si je ne craignais pas que vous pensiez que je le fais par peur de mourir, j'aurais prié davantage. Seigneur Dieu! Compte-les puis tue-les les uns après les autres et n'en laisse aucun vivant». Il improvisa alors ces deux vers : «Peu m'importe quand je suis tué en Islam «sur quel côté je tombe au service de Dieu. «Et ce par amour de Dieu qui, s'il veut, «bénira les morceaux de ce corps déchiqueté». C'est ainsi que Khoubeyb fut le premier à instaurer l'habitude de la prière que fait tout Musulman enchaîné avant de mourir. Le Prophète (bsdl.) informa ses Compagnons de leur mésaventure quand ils furent
rattrapés par l'ennemi. Quand les gens de la tribu Qoreysh apprirent que 'Asem Ibn Thàbet avait été tué, ils envoyèrent des
hommes à eux pour leur rapporter une partie de son cadavre à laquelle ils pourraient le reconnaître et ce parce qu'il avait tué l'un de leurs grands. Mais Dieu envoya une nuée de faux bourdons qui le protégèrent de ces hommes qui ne purent ainsi rien couper de son corps».
(Rapporté par Al Boukhàri)

Dans ce même chapitre il y a plusieurs Hadiths authentifiés qu'on a cités à leur place dans ce livre. Parmi eux est le Hadith de jeune homme qui allait une fois chez l'ascète et une fois chez le sorcier (Hadith n° 30) II y a aussi le Hadith de Joreyj, celui de la grotte qui fut obstruée par un rocher, celui de l'homme qui entendit une voix dans un nuage disant au nuage: «Va arroser le jardin d'untel», et bien d'autres. Les preuves à l'appui de ce chapitre sont nombreuses et bien connues de tous. Nous demandons à Dieu de nous bien guider.

1510. Ibn 'Ornar (das) a dit: «Je n'ai jamais entendu 'Omar (das) dire à propos d'une chose: «Je crois que c'est ainsi», sans qu'elle ne fût exactement ainsi»
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XVII- Le livre des invocations
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