El 'Ilm


 
AccueilFAQRechercherS'enregistrerConnexion
Partagez | 
 

 Les droits [et devoirs] du père à l’égard de son enfant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Oum Mouqbil
Gérante
Gérante


Nombre de messages : 9812
Date d'inscription : 21/07/2007

MessageSujet: Les droits [et devoirs] du père à l’égard de son enfant   Mar 20 Jan 2009 - 21:05

Les droits [et devoirs] du père à l’égard de son enfant

Al-Imâm al-Faqîh Abî al-Layth Naçr Ibn Muhammad al-Hanafî as-Samarqandî - [373 H]



Al-Faqîh [as-Samarqandî] Abû al-Layth (rahimahullâh) a dit [...] Abû Hurayra (radhiallâhu ’anhu) a dit que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit :


Le père doit à l’égard de son enfant trois devoirs
* Lui choisir un bon nom
* Lui enseigner le Livre [al-Qor’ân] dès qu’il atteint l’âge de raison
* Le marier dès qu’il atteint l’âge de la puberté.



Il est rapporté qu’un homme est venu à ’Oumar (radhiallâhu ’anhu) avec son fils et lui dit :
C’est mon fils et il est ingrat avec moi.

’Oumar (radhiallâhu ’anhu) dit au fils :
« Ne crains-tu pas Allâh avec cette ingratitude à l’égard de ton père ? Le père a un droit comme cela, et un droit comme cela. »

L’enfant répondit : « Ô Prince des croyants ! L’enfant n’a t-il pas de droit sur son père ? »

Il [’Oumar] répondit :
« Oui. Il a sur son père le droit de choisir sa mère qui doit être digne d’éloges, cela veut dire, de ne pas se marier avec une femme infâme afin que l’enfant ne soit pas déconsidéré dû à cette femme. »

Et il dit encore :« Lui choisir un bon prénom et lui enseigner le Livre [al-Qor’ân]. »

Et le fils de répondre :« Par Allâh ! Il n’a pas choisit [une bonne] mère, certes elle n’est qu’une esclave parmi les « Sind » [sindiyah] qu’il a acheté pour 400 dirhâms, il ne m’a pas donné un beau prénom, car il m’a appelé « Djou’alân » qui indique le « scarabée », et il ne m’a pas enseigné un seul verset du Livre d’Allâh. »

Alors ’Oumar (radhiallâhu ’anhu) se tourna vers le père et lui dit :
« Tu dis : Mon fils est ingrat à mon égard, alors que c’est toi qui a été ingrat avant qu’il le soit ! Repart. »


Al-Faqîh (rahimahullâh) a dit : J’ai entendu mon père raconter de Abû Hafs al-Iskandarânî, qui était parmi les savants de Samarqand, qu’un homme vint à lui et lui dit : « Mon fils m’a battu et il m’a fait mal. »
Il dit : « Subhâna-LLâh ! L’enfant qui bat son père ? »
L’homme de répondre : « Oui, il m’a battu et m’a fait mal. »
Il [Abû Hafs] lui dit : « Est-ce que tu lui as enseigné la politesse [al-Adab] et la science ? »
L’homme lui dit : « Non. »
Il lui demanda encore : « Et est-ce que tu lui as enseigné le Qor’ân ? »
L’homme lui dit : « Non »
Il [Abû Hafs] lui dit : « Que fait-il dans sa vie ? »
Il répondit : « L’agriculture »
Il lui dit : « Mais sais-tu pourquoi est-ce qu’il t’a battu ? »
Il lui répondit : « Non ».
Et c’est là [que Abû Hafs] lui dit : « Il se peut alors qu’il soit sortit un matin cultiver ses champs, assis sur son âne, ses bœufs tenus entre ses mains et les chiens derrière lui, lui qui ne connaît pas le Qor’ân, et que tu te sois opposé à lui à ce moment, et qu’il t’es prit pour une vache, et c’est la raison pour laquelle il t’a battu, tu devrais certes remercier Allâh qu’il ne t’ait pas brisé la tête ! »


Selon Thâbit al-Banânî (rahimahullâh) a dit : Il est rapporté qu’un homme battait son père à un endroit sensible,
on lui a dit : « Pourquoi le frappes-tu à cet endroit ? »
Et le père répondit : « Eloignez-vous de lui, car moi-même je battais mon père à ce même endroit, ainsi j’ai eu l’épreuve d’être battu par mon fils au même endroit, c’est pour cela qu’il n’a pas de reproche. »


Certains sages [Hukamâ] ont dit : « Celui qui désobéit à ses pères et mères, ne sera pas content de ses enfants, celui qui ne demande pas conseil à autrui, arrivera difficilement à ses objectifs, et celui qui n’arrivera à rien, sa joie de vivre se dispersera. »

Il est rapporté de Ach-Cha’bî que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit : « Qu’Allâh accorde la miséricorde à un père qui a aidé son fils à lui être obligeant. » [] Cela veut dire : qui ne lui commande pas de faire des choses qui pourrait le pousser à lui désobéir.

Il est rapporté qu’un des vertueux [as-Salihîn] n’ordonnait pas de chose à son fils ; et lorsqu’il fut interrogé sur cela, il répondit : « Je crains pour mon fils, que si je lui ordonne de faire quelque chose, qu’il me désobéisse, et que pour cela il méritera le feu, or moi je ne brûle pas mon fils dans le feu. »

Et il est rapporté de Khalaf Ibn Ayoûb un récit identique.

Al-Fudhayl Ibn ’Iyâdh (rahimahullâhu ta’âla) a dit :




La parfaite bonté se situe dans :

* la piété envers les parents
* le maintien des liens de parenté
* le fait d’honorer ses frères
* le bon comportement avec sa famille, ses enfants
  et ses serviteurs
* l’acquisition de sa religion
* la bonne acquisition de son argent
* le fait de dépenser [cet argent] avec bienfaisance
* le fait de retenir sa langue
* le fait de se tenir chez soi, ce qui veut dire, de marquer de l’intérêt pour son travail tout en évitant l’assise avec des gens qui manque de réserve [Ahl al-Fadhoûl]
       

Il est rapporté que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit :

Quatre choses font partie de ce qui constitue le bonheur d’une personne :
* Une femme vertueuse
* Un enfant obligeant
* Un compagnon vertueux
* Acquérir ce qui constitue sa subsistance dans son pays. []

[...]

Il est rapporté d’après Abî Hurayra (radhiallâhu ’anhu) que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit :
« Lorsque l’adorateur [d’Allâh] meurt, son action s’interrompe excepté trois choses : une aumône courante, ou une science utile, ou un enfant vertueux qui implore le bien pour lui. » [] []



Notes

[] Rapporté par al-Asbahânî dans « al-Targhîb wal-Tarhîb » - Hadîth très faible. Voir du SHeikh al-Albânî « Dha’îf al-Djâmi’ -n°2734 »

[] Hadîth faible - Voir du SHeikh al-Albânî « Dha’îf al-Djâmi’ - n°3118 » et « as-Silsila adh-Dha’îfa - n°1946 » Et la vérification de ce hadîth par al-Hâfidh al-’Irâqî dans « al-Ihyâ » qui le considère d’une chaîne de transmission faible

[] Hadîth très faible - Voir du SHeikh al-Albânî « as-Silsila adh-Dha’îfa - n°759 »

[] Authentifié par SHeikh al-Albânî dans « Sahîh Abî Dâwoud - n°2504 »

[] Kitâb « Tanbiyyah ul-Ghâfilîn » de L’Imâm as-Samarqandî, p.130-132



Like a Star @ heaven copie de :  http://al-mumtahanah.over-blog.com/article-4917214.html
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Les droits [et devoirs] du père à l’égard de son enfant   Mer 18 Sep 2013 - 8:33

Le père est la porte du milieu des portes du paradis





D'après Abou Darda (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a dit :

« Le père est la porte du milieu des portes du paradis.

Ainsi si tu veux laisse cette porte ou prends en soin (*) »


(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°1900 qui l'a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans sa correction de Sounan Tirmidhi)

(*) C'est à dire en fonction du comportement avec le père.

عن أبي الدرداء رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم
الوالد أوسط أبواب الجنة فإن شئت فأضع هذا الباب أو احفظه

(رواه الترمذي في سننه رقم ١٩٠٠ و صححه و صححه أيضاً الشيخ الألباني في تحقيق سنن الترمذي)


Like a Star @ heaven copié de http://www.hadithdujour.com/hadiths/hadith-sur-Le-pere-est-la-porte-du-milieu-des-portes-du-paradis_1174.asp
Revenir en haut Aller en bas
 
Les droits [et devoirs] du père à l’égard de son enfant
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
El 'Ilm :: Lecture en ligne :: Articles :: La famille en Islam :: L'enfant et l'Education-
Sauter vers: