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 Ar Riba (L'Usure)

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MessageSujet: Ar Riba (L'Usure)   Lun 15 Déc 2008 - 2:50

Ar Riba (L'Usure)





L’intérêt (Ribâ) a été interdit en Islâm à la huitième ou neuvième année de l’Hégire. Il est certes interdit par le Qor’ân, la Sounnah et le consensus des musulmans.

Cela ne constitue pas seulement un interdit en Islâm, mais cela a même été interdit dans les Livres précédents. Les savants disent – concernant les banques - qu’il n’est pas permis de déposer de l’argent en banque pour percevoir des intérêts, ni d’y prendre un prêt a intérêts. Car tout cela relève de l’usure claire. Il n’est pas permis non plus de contracter des prêts à intérêts à d’autres établissements non bancaires, auprès de personnes et autres. Car cela est interdit selon l’avis unanime des savants et jurisconsultes.


Djâbir (radhiallâhu ‘anhu) dit :

« Le Messager d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a maudit celui qui se nourrit d’usure , celui qui la fournit , celui qui l’écrit et ceux qui en témoignent, en disant qu’ils sont tous pareils » [1].

An-Nawawî (rahimahullâh) a dit dans son commentaire du hadîth :

« Ceci est une interdiction claire de l’enregistrement d’une transaction conclue entre usuriers et la déposition d’un témoignage à leur profit. Il implique l’interdiction d’aider à perpétuer le faux. Allâh Seul Sait » [2].


Allâh – Ta’âla – dit encore concernant l’intérêt :


« Ceux qui mangent [pratiquent] de l’intérêt usuraire ne se tiennent (au jour du Jugement dernier) que comme se tient celui que le toucher de Satan a bouleversé. Cela, parce qu’ils disent : "Le commerce est tout à fait comme l’intérêt" Alors qu’Allâh a rendu licite le commerce, et illicite l’intérêt . Celui donc qui cesse dès que lui est venue une exhortation de son Seigneur, peut conserver ce qu’il a acquis auparavant ; et son affaire dépend d’Allâh . Mais quiconque récidive... alors les voilà, les gens du Feu ! Ils y demeureront éternellement. Allah anéantit l’intérêt usuraire et fait fructifier les aumônes. Et Allâh n’aime pas le mécréant pécheur. »[3]

Quant au fait de déposer de l’argent dans les banques sans percevoir d’intérêts,il n'y a aucun inconvénient pour le musulman contraint à le faire selon l’avis de plusieurs savants. Ce qui est le cas de beaucoup de musulmans qui n’ont pas d’autres choix que de mettre l’argent en banque afin de payer certaines institutions et autres par le biais de la banque.

Pour ce qui est de l’exercice d’un emploi dans les banques usurières, les savants disent que cela n’est pas permis. Que l’on soit directeur, secrétaire, gardien, comptable ou autre, et cela sur la base de ce qu’Allâh – Ta’âla - dit :


« Ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression. Et craignez Allâh, car Allâh est, certes, dur en punition ! » (4)


Et d’après le hadîth qui mentionne que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a maudit celui qui se nourrit d’usure, celui qui la fournit, celui qui l’enregistre et ceux qui en témoignent.

Il a dit :
« Ils sont tous pareils » [5].

Ce hadîth a une portée générale – comme l’expliquent les savants – et il s’applique à celui qui a rédigé le premier accord (de prêt), à celui qui reproduit le document, à celui qui inscrit le montant dans le registre des comptes, au comptable qui a calculé le taux d’intérêts en fonction du montant du prêt, à celui qui transfert l’argent au profit du débiteur. Comme il est interdit aux musulmans de témoigner pour un contrat impliquant l’usure.

Les versets et les hadîth qui indiquent l’interdiction de coopérer dans le péché sont très nombreux dans le Qor’ân et la Sounnah de Son Messager. Il en est de même de la location des immeubles aux propriétaires de banques usurières. Cela est interdit par les textes susmentionnés et parce que c’est une manière de les aider à perpétuer leurs activités usurières selon le dire des savants. [6]








Notes
[1] Rapporté par Muslim
[2] Charh an-Nawawî ’ala Sahîh Muslim, 6/29
[3] Coran, 2/275-276
[4] Coran, 5/2
[5] Rapporté par Muslim
[6] Al-Fiqh al-islâmî wa Adillatuh, 5/3697-3699 - Kitâb « ach-Charh ul-Moumti’ ’ala Zâd il-Moustaqni’ » du SHeikh Muhammad Ibn Sâlih Al-’Uthaymîn, 8/392 – Kitâb « ach-Charh ul-Moukhtasar ‘ala matn Zâd ul-Moustaqni’ » du SHeikh Sâlih al-Fawzân, 3/72 - Bouhoûth wa Fatâwa Islâmiyyah fî qadhâyâ mou’âssirah, 3/263-301




source : 
http://www.manhajulhaqq.com/spip.php?article202
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MessageSujet: Re: Ar Riba (L'Usure)   Lun 29 Déc 2008 - 15:06

La décision concernant l’intérêt en Islâm et le fait d’accepter un cadeau provenant de l’intérêt ?

SHeikh Muhammad Ibn Sâlih al-’Uthaymîn (rahimahullâh)





La décision sur l’intérêt est que c’est interdit d’après le Qor’ân, la Sounnah et le consensus des musulmans. Et il fait partie des péchés majeurs - Parce qu’Allâh - Ta’âla - dit :

« Mais quiconque récidive [à l’intérêt]... alors les voilà, les gens du Feu ! Ils y demeureront éternellement. » [1]

Et Allâh - Ta’âla - dit :


« Et si vous ne le faites pas, alors recevez l’annonce d’une guerre de la part d’Allâh et de Son messager. » [2]

Et parce que le Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) : « A maudit celui qui se nourrit d’usure, celui qui la produit, celui qui leur sert de témoin et celui qui leur sert de secrétaire. » Donc c’est un péché majeur. Il y a consensus sur son interdiction. Ainsi quiconque nie sont interdiction bien qu’il vive dans un environnement musulman est un « apostat », car c’est une interdiction qui a clairement été démontrée et sur laquelle il y a un consensus [des savants].

Mais si nous disons cela : « Est-ce qu’au niveau de son sens [de l’interdiction de l’intérêt] les savants ont consenti sur toutes les formes de « Ribâ » ?

La réponse est non - Il y a une divergence d’opinion sur certaines de ses formes. C’est comme ce que nous avons dit au sujet de la « Zakâh » qui est obligatoire selon un consensus, mais en dépit de cela, il n’y a aucun consensus pour chacune de ses formes. Ils ont divergé à propos de la « Zakât » sur le chameaux et la vache pour le labourage, et ils ont divergé au sujet de la Zakât sur les bijoux et ce qui ressemble à cela. Mais en général, les savants se sont entendus sur le caractère interdit de l’intérêt, en le considérant comme faisant parti des péchés majeurs. [3]


Question :

Est-il permis d’accepter le cadeau d’une personne qui contracte de l’intérêt ?

Réponse :

Et si on vous pose la question suivante : Est-ce que les juifs mangent de ce qui provient de l’intérêt ou pas ?

Allâh - Ta’âla - dit :


« C’est à cause des iniquités des Juifs que Nous leur avons rendu illicites les bonnes nourritures qui leur étaient licites, et aussi à cause de ce qu’ils obstruent le sentier d’Allâh, [à eux-mêmes et] à beaucoup de monde, et à cause de ce qu’ils prennent des intérêts usuraires - qui leur étaient pourtant interdits - et parce qu’ils mangent illégalement les biens des gens. »
[4]

En dépit de cela, le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a accepté leurs cadeaux. Il a accepté le cadeau de la femme juive qui a apporté le [rôti] mouton dans le « Khaybar », il a réagi réciproquement avec eux, et lorsqu’il est mort son bouclier était [promis] à un Juif.


- Le principe de base sur cela est :

Que l’interdiction liée à ces gains [d’usure] s’applique à celui qui les acquiert seulement, mais prendre [ce gain] par une voie acceptable rend permis le fait d’accepter un cadeau d’une personne qui contracte de l’intérêt, comme il est aussi permis de lui acheter et de lui vendre, à moins qu’il y ait un intérêt particulier qui nécessiterait de s’en éloigner ; Cela veut dire que s’il y a un intérêt particulier à ne pas négocier et à ne pas accepter de lui ses cadeaux, dans ce cas nous devrions accomplir cet intérêt particulier.

Quant à ce qui est interdit par lui-même, il est interdit de le prendre ou de faire toutes autres choses [avec cela]. Si par exemple, un Juif ou un Chrétien pense que le vin est permis à offrir comme cadeau et me l’offre, est-ce que cela est permis pour moi ? Non en aucun cas, parce que cela est interdit en lui-même. Si une personne vole de l’argent et me le donne, est-ce que cela est interdit ? Cela est harâm, et il est interdit de prendre cet argent volé, parce que cela est interdit en lui-même.


- Ce principe de base chasse beaucoup de problème :


Que l’interdiction liée à ces gains [d’usure] s’applique à celui qui les acquiert seulement, mais il est possible de prendre [ce gain] par une voie permise, à moins qu’il y ait un intérêt particulier qui nécessiterait de s’en éloigner en le dissuadant de faire de telles choses ; dans ce cas il devrait s’en éloigner afin d’accomplir ce but. [5]




Notes
[1] Coran, 2/275
[2] Coran, 2/279
[3] Kitâb « ach-Charh ul-Moumti’ ’ala Zâd il-Moustaqni’ » du SHeikh Muhammad Ibn Sâlih Al-’Uthaymîn, 3/700
[4] Coran, 4/160-161
[5] Kitâb « Liqâ-at ul-Bâb il-Maftoûh » du SHeikh Ibn ’Uthaymîn, 1/76

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MessageSujet: Re: Ar Riba (L'Usure)   Dim 29 Avr 2012 - 11:18

L'Usure revêt plusieurs formes


 

L'Usure revêt plusieurs formes, l'une des moins grave est semblable au fait que l'homme commette l'acte sexuel avec sa mère et l'une des plus graves est de porter atteinte à l'honneur du Musulman.

Le Messager d'Allah a dit : " « Une des pires formes de l’usure consiste à violer injustement l’honneur du musulman » [Rapporté par Abu Dawud et authentifié par Sheikh Al Albani]

إن من أربى الربا الاستطالة في عرض المسلم بغير حق

Dans un autre hadith le messager d'Allah a dit : "L'usure est de soixante-treize degrés. La moins grave est semblable au fait que l'homme commette l'acte sexuel avec sa mère" [Rapporté par Ibn Majah et authentifié par Sheikh Al Albani]

الربا سبعون باباً، أيسرهن مثل أن يأتي الرجل أمه

Dans une autre version rapporté par At-tabarani est dans As-sahiha n°1871 :

"L'usure est de soixante-treize degrés. La moins grave est semblable au fait que l'homme commette l'acte sexuel avec sa mère, et la plus grave est le fait que l'homme porte atteinte à l'honneur de son frère "


Le messager d'Allah a donné ses exemples afin d'illustrer la gravité de l'Usure ainsi que ses différentes formes, si le fait qu'un homme fornique avec sa mère qui est un acte d'une extrême gravité est l'une des moins graves formes de l'usure, le fait de violer injustement l'honneur du musulman est encore plus grave, puisqu'il s'agit d'une des pires formes de l'usure.



Si seulement ceux qui passent leur temps à dénigrer leurs frères et soeurs, à pister et à chercher leurs défauts afin de les propager et à manger leurs chairs méditaient sur la signification, le sens et l'importance de ce hadith !




Source : http://www.fourqane.fr/forum
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