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 Le jour de l'Aïd

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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Le jour de l'Aïd    Lun 29 Déc 2008 - 15:16

Sommaire


Montrer sa joie (les jours de fêtes)
Le jugement des cadeaux dans Al-'îd


Dernière édition par Oum Mouqbil le Ven 15 Oct 2010 - 22:15, édité 1 fois
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Le jour de l'Aïd    Ven 11 Sep 2009 - 15:31

Montrer sa joie (les jours de fêtes)
 
Ali Hassan 'Abd Al-Hamid al-Halabi al-Athari
 
 
 
Dans le livre Les Règles des deux fêtes du jeûne de Ramadan et du Sacrifice, d'Ali Hassan 'Abd Al-Hamid al-Halabi al-Athari, on peut lire page 19 et 20 :
 
Aïcha (qu'Allah l'aggrée) rapporte :
 
"Le Messager d'Allah entra chez moi, pendant que deux filles chantaient des chansons (sur la bataille de Bu'âth). Il s'étendit sur le lit en nous tournant le dos. Sur ces entre-faits, arriva Abû Bakr qui s'écria :
 
"Des chants diaboliques dans la demeure du Messager d'Allah ."
Se tournant vers lui, le Messager d'Allah :saws:  lui dit : "Laisse-les !"
 
Puis, pendant qu'Abû Bakr n'y prenait point garde, je fis un signe aux deux filles qui sortirent."
 
Et dans une autre version, le Messager d'Allah a dit :
 
"O ! Abû Bakr, chaque peuple a ses jours de fêtes, or c'est notre fête aujourd'hui."
 
(Les deux versions sont à Al-Boukhâri 949, 952, 987, 2907, 3530, 3931. Muslim 892. Ahmad 6/134, et Ibn Mâja 1898)
 
[...]
 
Et sa parole : "Or c'est notre fête aujourd'hui ..."
 
Ibn Hajar a dit :
 
"Et de ce hadith, nous pouvons tirer : La légitimité de gâter les enfants durant les jours de fête et ce, par tout ce qui pourait les rendre heureux et joyeux, car montrer sa joie (les jours de fêtes) est un symbole religieux"
 
(Fath al-Bârî 2/344)
 
 
 
 
 
Fêter le jour de l'Id ?
 
shaykh Al Albânî  
 
 
Quiconque médite sur la manière dont une grande partie des musulmans pratiquent leur religion constate qu’il y a un décalage évident entre les Textes et leur application. C’est particulièrement le cas pour les deux ‘Id que la plupart des gens considèrent comme des fêtes alors qu’elles sont avant tout des actes d’adorations dont l’élément principal est l’accomplissement de la prière.
 
Écouter shaykh Albânî à ce sujet :
 
Question
 
« En ce qui concerne le fait de fêter le jour du ‘Id. Je vous rappelle le hadith de ‘Aishah dans lequel le Prophète (salallahu’ alayhi wa salam) est entré chez elle et qu’elle avait auprès d’elle deux petites filles qui chantaient. »
 
 
Réponse

Premièrement, dire « fêter le ‘Id » n’est pas une expression islamique. Il n’y a pas de fête (dans le sens de festivités), c’est une chose importée en islam, il n’y a qu’un ‘Id comme l’a dit le Prophète (salallahu’ alayhi wa salam) à Abû Bakr dans l’histoire à laquelle tu as fait référence : « Laisse-les Abû Bakr. Chaque communauté a son ‘Id, et ce jour est notre ‘Id. »
 
Avant toute chose, les musulmans doivent s’attacher à accomplir la prière du ‘Id à la Musallâ si cela est possible, et s’ils ne le peuvent pas, alors à la mosquée, en fonction de leur possibilités. Quant aux choses permises, elles le sont à tout moment et en tout lieu. Mais par Sa grande sagesse, le Seigneur a permis de jouer uniquement du Duff (tambour ne produisant qu’un son) et rien d’autre pour les mariages et le jour du ‘Id.
 
Mais cela ne veut pas dire que nous devons organiser des fêtes comme le font les Européens et comme nous avons pu le constater sur les places publiques : ils amènent des instruments de musique, des orchestres et d’autres choses semblables, ils dansent, ils jouent de la musique et d’autres choses encore. Il n’y a rien de tout cela en islam. Cette permission qu’a donnée le Prophète [/color](salallahu’ alayhi wa salam) est une permission individuelle, comme tu as pu le lire dans le hadith des deux petites filles. Le Prophète (salallahu’ alayhi wa salam) n’a pas fêté, Abû Bakr n’a pas fêté, ‘Umar n’a pas fêté, si on peut utiliser ce terme de « fête ».
 
Seulement, si une petite fille veut jouer du Duff, et uniquement du Duff, il n’est pas permis aux adultes de le lui interdire. Voilà ce qui s’est passé, ce qui doit être accepté et qu’il n’est pas permis de réfuter. Mais de là à en tirer que l’on peut organiser des fêtes, jouer de la musique, et d’autres choses encore, c’est là une exagération qui n’est pas légiférée, et ce à l’unanimité des savants. »
 
Shaykh Mashûr Salmân dit : « Les actes répréhensibles dans la vie des musulmans pendant les jours de ‘Id sont très nombreux, une partie de ces actes sont également commis en dehors de ces deux jours, mais ils s’amplifient et augmentent en ces jours.

Parmi ceci : « s’embellir » en se rasant la barbe, serrer la main des étrangères (toute femme qui n’est pas interdite au mariage d’une manière définitive), le fait que les femmes se découvrent, qu’elles sortent au marché et ailleurs, l’imitation des mécréants et des occidentaux dans leur vêtements, écouter de la musique, visiter spécifiquement les tombes en ce jour, distribuer des bonbons et de la nourriture dans les cimetières, s’asseoir sur les tombes, la mixité, se dévoiler sans pudeur, se lamenter sur la disparition des morts, entrer chez des femmes qui ne sont pas interdites définitivement au mariage, l’excès et le gaspillage sans limite et sans bienfait, et d’autres actes interdits encore. » (Al-Qawl Al-Mubîn, p.399-400)

 
 
http://ramadan.free-boards.net/LIENS-DES-SITES-f9/LIENS-SALAFIS-DE-L-EST-t11.htm


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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Le jour de l'Aïd    Ven 11 Sep 2009 - 15:34

Le jugement des cadeaux dans Al-'îd

Cheyh Al-fawzân
 
 
 
 
Voici une réponse de Cheyh Al-fawzân -حفظه الله- à la question :
 
Question :
 
"Quel est le jugement des cadeaux dans Al-'îd ?"
 
 
Réponse :
 
Il répondit : "Pas de mal en cela" et que " Il n'y a pas de mal dans celui dont résultent l'amour et les liens d'amitié ".
 
voici le lien audio (il est de mauvaise qualité) :
 
http://www.alfawzan.ws/AlFawzan/FatawaSearch/tabid/70/Default.aspx?PageID=9598
 
 
Source : http://www.fourqane.fr/forum/viewtopic.php?p=14450&highlight=&sid=d6ee51b760870a4f956147332e20aeac#14450
 
 
 
Avis du cheykh Rabi'
 
 
 
Dans un poste du forum darwa.com, voici l'avis du Cheykh Rabi', concernant le faite d'offrir des cadeaux aux enfants pour l'Aïd.
 
 
 
Citation :
un frère rapporte d'un autre frère thiqa que pendant ramadhaan dernier, ils ont posé la même question à Shaikh Rabi', chez lui à Medinah.

Il répondit :
"il n'est pas permis de donner des cadeaux de l'aid car cette Religion est basée sur une différenciation des kuffar ("mabniun 'ala khilaaf al kuffaar"). Après avoir dit cela, quelques arabes qui étaient présents dirent : "mais comment cela yaa shaikh ? cela est très difficile pour nous car nos enfants se tiennent dans la rue et devant nos portes, attendant que nous leur donnions leurs cadeaux de l'aid !

ce à quoi le shaikh répondit : "vous m'avez interrogé sur le hukm, donc que voulez-vous que je fasse ?"
 
 
 
http://www.darwa.com/forum/showthread.php?t=9332&highlight=cadeaux+l%27aid









Offrir des cadeaux pour l'Aïd



Question :

Quel est le statut d'offrir des cadeuax pour al Aid ? Est ce autorisé ?


Réponse de cheikh :

http://www.albaidha.net/vb/showthread.php?p=7541#post7541

Réponse du Cheikh :

La visite des proches à l’Aïd, notre cheikh al-albani ne la voit pas permise, et autre que lui parmi nos chouyoukh voient cela comme étant de (bonnes œuvres) bienfaisance envers les proches ; et peut-être que son avis est le plus proche du (correcte) / de la vérité inchallah ta’ala, et sur ceci il n’y a rien de mal a l’offre de cadeaux pendant l’Aïd.


Cheikh 'Ali Reda autorisent le fait de visiter la famille pendant al 'id et aussi leur offrir des cadeaux.



http://alminhadj.fr/modules/newbb/viewtopic.php?topic_id=634&forum=18


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MessageSujet: Re: Le jour de l'Aïd    Ven 15 Oct 2010 - 22:54

Que faire lorsque l'aïd coïncide avec un vendredi ?




Question :

Si l'un des deux `Aïd coïncide avec le vendredi (Joumou'a), doit-on faire la prière de Joumou'a (prière du vendredi) et assister à sa Khotba (sermon du vendredi) ce jour ou non ?


Réponse : de cheikh ibn Baz - Qu'Allah lui fasse Miséricorde - :


Ce qui est légiféré pour les musulmans si l`Aïd coïncide avec un vendredi est d’accomplir la prière de l'Aïd ainsi que la prière de Joumou'a dans les mosquées où est célébrée la prière de Joumou'a (habituellement).

Et, il est permis pour celui qui a assisté à la prière de l’Aïd de délaisser la prière de Joumou'a et de se contenter de la prière de Dhor, d’après les Hadiths suivants :


D’après Zayd ibn Arqam –qu’Allah l’agrée- : Le Prophète –prières et bénédictions d’Allah sur lui- a accompli la prière de l’Aïd puis a facilité le Joumou’a en disant :

« Que celui qui veut accomplir la prière, l’accomplisse ». [1] […]


Extrait de : « Majmou' Fatawa » de son éminence le cheikh ibn Baz - Volume 4, Page 504, Fatwa No. 556

[1] Rapporté par les cinq cheikhs sauf at-Tirmidhi, et authentifié par ibn Khouzayma



Question :

Que faire si la fête coïncide avec le vendredi ?


Réponse : de cheikh ibn ‘Othaymine -Qu'Allah lui fasse Miséricorde

Dans ce cas-là il faut effectuer la prière de la fête et celle du vendredi, comme le faisait le Prophète –prières et bénédictions d’Allah sur lui-.

Puis ceux qui ont assisté à la prière de la fête peuvent être dispensés d’être présents à la prière du vendredi, par contre ils devront prier le Dhor, car c’est une prière prescrite à ce moment là, et on ne peut la délaisser.


Epître : « Questions & Réponses concernant La Prière des 2 fêtes » du cheikh Mouhammad ibn Saleh el 'Outhaymine.
copié de sounnah.free.fr
Cheikh ‘Abdel-‘Azîz Ibn ‘Abdi-llâh Ibn Bâz
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Ibn ’Outheymine
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MessageSujet: Re: Le jour de l'Aïd    Jeu 9 Fév 2012 - 9:11

A propos du ‘Id




Son obligation :

La prière du ‘Id est obligatoire pour les hommes et les femmes, car le Prophète (salallahu’ alayhi wa salam) l’a constamment accomplie et qu’il a ordonné aux femmes de sortir de chez elles pour y assister. Umm ‘Atiyyah rapporte : « On nous a ordonné de faire sortir les vieilles femmes ainsi que les jeunes filles. » (Al-Bukhârî et Muslim)

Hafsah bint Sîrîn rapporte : « Nous interdisions à nos jeunes filles de sortir pour se rendre à la prière du ‘Id. Une femme vint et elle s’installa à la citadelle de Banî Khalf. Je me rendis auprès d’elle et elle m’informa que le mari de sa soeur avait participé à douze batailles avec le Prophète (salallahu’ alayhi wa salam), et que sa sœur était avec lui dans six de ces batailles. Elle lui dit : « Nous nous occupions des malades et des blessés. » Elle dit : « Ô Messager d'Allah ! Y a-t-il un mal à ce que l’une d’entre nous ne se rende pas à la prière du ‘Id si elle ne trouve pas de Jilbab ? » Il dit : « Qu’une de ses sœurs la vêtisse d’un de ses jilbabs, et qu’elles assistent au bien et aux invocations des croyants. » (Al-Bukhârî et Muslim)

Son temps : Zayd ibn Khumayr Ar-Rahabî rapporte : « ‘Abd Allah ibn Bisr, le compagnon du Messager d'Allah (salallahu’ alayhi wa salam) sortit en compagnie des gens le jour du ‘Id de la rupture (du jeûne) ou du sacrifice et il réprouva le retard de l’imam. Il dit : « A cette heure, nous avions déjà fini (à l’époque du Prophète) » Et c’était lorsque le soleil se levait clairement dans le ciel (At-Tasbîh). » (Sahîh Abû Dâwûd)


Accomplir la prière à la Musallâ (plutôt qu’à la mosquée) :

Les hadiths précédents nous montrent que le lieu d’accomplissement de la prière du ‘Id est un lieu vaste en dehors de la ville (Al-Khalâ’) et non la mosquée. Le Prophète (salallahu’ alayhi wa salam) l’accomplissait là-bas, lui et ceux qui l’ont suivi.

Fait-on l’adhan et l’iqâmah ? Ibn ‘Abbâs et Jâbir ibn ‘Abd Allah rapportent : « On ne faisait l’adhân ni le jour de la rupture (du jeûne), ni le jour du sacrifice. » (Al-Bukhârî et Muslim)

Jâbir rapporte : « Le jour de la rupture (du jeûne), il n’y a pas d’adhân lorsque l’imam arrive, ni après qu’il soit arrivé. Il n’y a pas non plus d’iqâmah, d’appel ou quoi que ce soit, ni appel ni iqâmah » (Muslim)


Description de la prière :

La prière du ‘Id est composée de deux Raka’ât dans lesquelles on prononce douze takbîr (Allahu Akbar) : sept dans la première, après le takbir d’ouverture et avant la lecture, et cinq dans la deuxième avant la lecture :

‘Amr ibn Shu’ayb rapporte d’après son père, d’après son grand-père que le Prophète (salallahu’ alayhi wa salam) a prononcé sept takbîr dans la première raka’a et cinq dans la deuxième. (Sahîh Ibn Mâjah)

‘A’ishah rapporte : « Pour (les prières) de la rupture (du jeûne) et du sacrifice, le Prophète (salallahu’ alayhi wa salam) a prononcé sept et cinq takbir, sans compter les deux takbir de l’inclinaison. » (Al-Irwâ, 639)

Que doit-on y réciter ?An-Nu’mân ibn Bashîr rapporte : « Le Messager d'Allah lisait pour les prières des deux ‘Id et du vendredi, (les sourates) Al-‘Alâ et Al-Ghâshiyah. » (Al-Irwâ, 644)

‘Ubayd Allah ibn ‘Abd Allah rapporte : « ‘Umar sortit pour la prière du ‘Id et il envoyait quelqu’un demander à Abû Wâqid Al-Laythî : Que récitait le Prophète en ce jour ? Il dit : « (Les sourates) Qâf et Al-Qamar. » (Al-Irwâ, 3/118)

Le sermon se fait après la prière (au contraire de la prière du vendredi) :
Ibn ‘Abbâs rapporte : « J’ai assisté à la prière du ‘Id avec le Messager d'Allah, Abû Bakr, ‘Umar et ‘Uthmân, et tous priaient avant le sermon. » (Al-Bukhârî et Muslim)


Prier avant et après :

Ibn ‘Abbâs rapporte : « Le Prophète (salallahu’ alayhi wa salam) accomplit deux raka’ât le jour de la rupture (du jeûne), sans prier ni avant ni après. » (Al-Bukhârî et Muslim)


Les actes recommandés :

1) Prendre un bain (Ghusl) : On interrogea ‘Alî à propos du Ghusl, il dit : « [Il est bon de l’accomplir) le vendredi, le jour de ‘Arafah, le jour de la rupture (du jeûne), et le jour du sacrifice. » (Al-Bukhârî et Muslim)

2) Porter de beaux vêtements : Ibn ‘Abbâs rapporte : « Au jour du ‘Id, le Messager d'Allah portait une tunique rouge. » (As-Sahîhah)

3) Manger avant de se rendre à la prière le jour de la rupture (du jeûne) : Anas rapporte : « Au jour de la rupture (du jeûne), le Messager d'Allah (salallahu’ alayhi wa salam) ne sortait pas sans avoir mangé des dattes. » (Sahîh At-Tirmidhî)

4) S’abstenir de manger, le jour du sacrifice, jusqu’à revenir (de la prière) et manger ensuite de la bête sacrifiée : Abû Buraydah rapporte qu’au jour de la rupture du jeûne, le Messager d'Allah (salallahu’ alayhi wa salam) ne sortait pas sans avoir mangé, et au jour du sacrifice il ne mangeait pas jusqu’à avoir sacrifié. » (Sahîh At-Tirmidhî)

5) Emprunter deux chemins : Jâbir rapporte : « Au jour du ‘Id, le Prophète (salallahu’ alayhi wa salam) empruntait deux chemins différents (pour se rendre et revenir de la prière). » (Al-Mishkâh)

6) Prononcer le takbîr :

Allah dit dans une traduction approximative : { afin que vous en complétiez le nombre et que vous proclamiez la grandeur d’Allah pour vous avoir guidés, et afin que vous soyez reconnaissants ! } (Al-Baqarah, 185) Et cela concerne le jour de la rupture (du jeûne).

Et concernant le jour du sacrifice, Il dit dans une traduction approximative : { Invoquez Allah pendant un nombre de jours déterminés } (Al-Baqarah, 203)

{ Ainsi vous les a-t-Il soumis (les animaux), afin que vous proclamiez la grandeur d’Allah pour vous avoir guidés } (Al-Hajj, 37)

Au jour de la rupture (du jeûne), le takbîr débute lorsqu’on sort pour se rendre à la Musallâ (ou à défaut à la mosquée) et on le prononce jusqu’à ce qu’on accomplisse la prière :

Ibn Abî Shaybah rapporte d’après Zayd ibn Hârûn, d’après Ibn Abî Dhi’b, d’après Az-Zuhrî : « Le Messager d'Allah se rendait à la prière le jour de la rupture (du jeûne) et il prononçait le takbîr jusqu’à arriver à la Musallâ et accomplir la prière. Lorsqu’il l’avait accomplie, il cessait de prononcer le takbîr. » (As-Sahîhah) […]

Au jour du sacrifice, le takbîr débute à l’aube du jour de ‘Arafah et dure jusqu’au ‘Asr du dernier jour de tashrîq (3 jours après le ‘Id). Cela est rapporté authentiquement de ‘Alî, Ibn ‘Abbâs et Ibn Mas’ûd.

Quant à la manière de prononcer ce takbîr, il y a une certaine largesse en cela, « On a rapporté d’Ibn Mas’ûd qu’il le prononçait deux fois (de cette manière) : Allahu Akbar, Allahu Akbar, Lâ ilâha Illallah, Allahu Akbar, Allahu Akbar, wa Lillahi Al-Hamd. » […] on rapporte également qu’il le prononçait trois fois : Allahu Akbar, Allahu Akbar, Allahu Akbar, Lâ ilâha Illallah, Allahu Akbar, Allahu Akbar, Allahu Akbar, wa Lillahi Al-Hamd. » (Al-Irwâ, 3/125).

Source : Al-Wajîz, p.156-160.

Quiconque médite sur la manière dont une grande partie des musulmans pratiquent leur religion constate qu’il y a un décalage évident entre les Textes et leur application. C’est particulièrement le cas pour les deux ‘Id que la plupart des gens considèrent comme des fêtes alors qu’elles sont avant tout des actes d’adorations dont l’élément principal est l’accomplissement de la prière.

Shaykh Mashûr Salmân dit : « Les actes répréhensibles dans la vie des musulmans pendant les jours de ‘Id sont très nombreux, une partie de ces actes sont également commis en dehors de ces deux jours, mais ils s’amplifient et augmentent en ces jours. Parmi ceci : « s’embellir » en se rasant la barbe, serrer la main des étrangères (toute femme qui n’est pas interdite au mariage d’une manière définitive), le fait que les femmes se découvrent, qu’elles sortent au marché et ailleurs, l’imitation des mécréants et des occidentaux dans leur vêtements, écouter de la musique, visiter spécifiquement les tombes en ce jour, distribuer des bonbons et de la nourriture dans les cimetières, s’asseoir sur les tombes, la mixité, se dévoiler sans pudeur, se lamenter sur la disparition des morts, entrer chez des femmes qui ne sont pas interdites définitivement au mariage, l’excès et le gaspillage sans limite et sans bienfait, et d’autres actes interdits encore. » (Al-Qawl Al-Mubîn, p.399-400)


Une des actes les plus répandus est sans doute celui qu’évoque shaykh Al-Albânî dans le passage suivant :

Écouter le shaykh

« Nous disons, le fait que les vivants visitent les morts (spécifiquement le jour du ‘Id) est une innovation, mais il n’y a aucun Texte sur cela dans la Sunna et encore moins dans le Coran qui dise (textuellement) : « le fait que les vivants visitent les morts, spécifiquement le jour du ‘Id, est une innovation », il n’y a rien de tout cela. Et on peut dire cela de toutes les innovations. Et malheureusement, bien que le Prophète (salallahu’ alayhi wa salam) ait dit : « toute innovation est un égarement », on ne trouve pas un seul texte dans lequel le Prophète (salallahu’ alayhi wa salam) aurait dit d’une chose qu’elle est une innovation. Malgré tout, les savants sont unanimes pour dire qu’il y a des milliers d’innovations apparues après le Prophète (salallahu’ alayhi wa salam). Comment pouvons-nous dire qu’il s’agit d’une innovation alors que nous n’avons pas de texte disant (textuellement) que c’est une innovation ou interdit ? Par cette courte phrase indiquée par de nombreuses preuves du Coran et de la Sunna et qui est : « Si c’était un bien, ils (le Prophète et les compagnons) nous auraient précédé en cela. » Parmi les preuves, (on peut citer) la Parole d’Allah : « Et quiconque rentre en désaccord avec le Messager, après que le droit chemin lui est apparu et suit un autre sentier que celui des croyants, alors Nous le laisserons comme il s’est détourné, et le brûlerons en Enfer. Et quelle mauvaise destination ! » (An-Nisâ, v.115) Ce n’est pas la voie des croyants que de visiter les tombes le jour du ‘Id, et puisqu’il en est ainsi, nous résumons cette preuve et d’autres pour les gens afin qu’ils s’éloignent de toute chose inventée en disant : « Si c’était un bien, ils (le Prophète et les compagnons) nous auraient précédé en cela. »

La visite des tombes en soi est un bien, et il n’y a aucun doute en cela, mais la coutume des gens venus après les compagnons, en spécifiant cette visite au jour du ‘Id parmi tous les jours de l’année, a fait de cette visite une innovation dans la religion à laquelle nous opposons cette phrase bénie : « Si c’était un bien, ils (le Prophète et les compagnons) nous auraient précédé en cela. ». Ainsi, il est légiféré à la base que les vivants visitent les morts, et nul besoin d’en rappeler les preuves. Et de la même manière, il est légiféré que les vivants visitent les vivants, il n’y a aucune divergence sur cela. Lorsque quelqu’un vient aux gens et leur rappelle la voie du Prophète (salallahu’ alayhi wa salam) et des salafs qui l’ont suivi à la perfection, en leur disant : « Le fait que les vivants visitent les vivants le jour du ‘Id est en tout point semblable au fait que les vivants visitent les morts le jour du ‘Id. » Si tu demandes une preuve sur cela, nous te rappelons la preuve de ce que nous venons d’évoquer et qui est : le fait que les vivants visitent les morts le jour du ‘Id est une innovation. Et je pense que maintenant nous sommes tous d’accord sur ce point et totalement convaincus par cette règle que nous venons de rappeler. Nous ne pouvons délaisser cette règle et nous en détourner, car par habitude nous sommes étrangers (à la voie des croyants) et suivons les coutumes d’une manière semblable à la coutume que nous réprouvons ici et qui est que nous avons pris l’habitude de visiter les musulmans à l’occasion du ‘Id.

Nous disons donc avec une fermeté et une conviction totale que le fait que les vivants visitent les vivants au jour du ‘Id est en tout point semblable au fait que les vivants visitent les morts je jour du ‘Id. Si quelqu’un dit : ô mon frère, le fait de se visiter le jour du ‘Id est légiféré, et comme il a été rappelé aujourd’hui (plus tôt dans la conversation), pour maintenir les liens de parenté et il est possible qu’ils ne se soient pas visités depuis un ou deux ans. Cette seule chose suffit pour montrer le mal de cette visite, car ils attendent l’un sur l’autre et négligent l’accomplissement de leur obligation, qu’il s’agisse de l’obligation de visiter les morts qui adoucit les cœurs et rappelle l’au-delà, qu’ils n’accomplissent que le jour du ‘Id. De la même manière pour le maintien des liens de parenté pour lesquels ils attendent le ‘Id, (en disant) la visite le jour du ‘Id est meilleure, car la visite est en soi légiférée et le jour du ‘Id est méritoire. Pas du tout ! « Si c’était un bien, ils (le Prophète et les compagnons) nous auraient précédé en cela. » Tout ce qui confirme la première innovation (la visite des morts le jour du ‘Id) confirme la deuxième innovation (visiter les vivants spécifiquement le jour du ‘Id). Tous ceux qui condamnent la première innovation doivent condamner la deuxième innovation. Tous ceux qui doutent du caractère innové de la deuxième innovation, doutent nécessairement de l’innovation de la première, sinon ils se contredisent. »

Traduit et publié par les salafis de l’Est

http://ramadan.free-boards.net/LIENS-DES-SITES-f9/LIENS-SALAFIS-DE-L-EST-t11.htm


Dernière édition par Oum'Abdillâh wa Halîma le Ven 16 Mar 2012 - 9:15, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: Le jour de l'Aïd    Jeu 9 Fév 2012 - 9:49

Accomplir la prière de l’Aïd dans une école
 
 
Chaykh Ferkous
 
 
 
La question :
 
Est-ce qu’il est permis dans la Charia de faire la prière de l’Aïd dans deux écoles à proximité de la mosquée. L’une des deux écoles est consacrée pour les hommes et l’autre pour les femmes, et sont séparées par une voie publique, alors que la mosquée reste vide ?
 
En effet, on fait ceci, car on croit que c’est plus recommandé, vu que le Prophète صلّى الله عليه وآله وسلّم avait l’habitude de faire la prière de l’Aïd dans un Moussallâ. Et est-ce que la prière est valable tandis que les rangs sont séparés par une voie publique ?
 
La réponse :
 
Louange à Allah, Maître des Mondes; et paix et salut sur celui qu'Allah عزّ وجلّ a envoyé en miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection. Ceci dit :
 
En principe, il est permis à la personne qui prie de suivre l’imam (chef de prière) et de l’imiter, même en étant séparée de lui par un obstacle ; à condition que la personne qui prie soit au courant des mouvements et des changements de position de son imam en le voyant ou en l’écoutant. En effet, ce principe est soutenu par ce qu’a fait Abou Hourayra رضي الله عنه lorsqu’il a prié sur la terrasse de la mosquée en suivant la prière de l’imam. De même, Anas Ibn Mâlik رضي الله عنه accomplissait la prière du vendredi dans la maison d’Abou Nâfi` du côté droit de la mosquée en suivant la prière de l’imam, et aucun des Compagnons n’a contredit son acte[1].
 
Néanmoins, ce sens est porté sur les cas de besoin et d’excuse ; et ce, afin de concilier les textes susdits avec l’ordre rapporté dans les hadiths authentiques au sujet de cette question, incitant à joindre les rang et à combler les vides [dans la prière en groupe].
 
Parmi les excuses qui ont mené les Compagnons à faire cet acte, nous citons : le fait que la mosquée soit pleine et extrêmement encombrée, car il ne faut pas faire des rangs pour prier en dehors de la mosquée, alors que celle-ci est vide. Et pour ce, Hichâm et son père `Ourwa ont prié dans une maison près d’une mosquée où il n’y avait aucun espace pour prier ; sachant qu’ils suivaient l’imam de la mosquée dans leur prière et que la maison était séparée de la mosquée par une route[2].
 
Dans ce sens Cheikh El-Islam Ibn Taymia dit : « … plutôt, si la mosquée est pleine de rangs, ils (les musulmans) doivent faire des rangs en dehors de la mosquée ; dans ce cas, si les rangs se joignent dans les rues et les marchés, leur prière est valable. Cependant, s’ils font des rangs de façon qu’une voie, où marchent les gens, les sépare ; dans ce cas, et selon la plus valable des opinions des Ulémas, leur prière n’est pas valable. De même, si les rangs étaient séparés par un mur de manière que l’on ne voit pas les autres rangs tout en écoutant les Takbîr[3] [de l’imam] ; dans ce cas, s’il n’y a pas de besoin pour prier ainsi, la prière n’est pas valable selon la plus valable des opinions des Ulémas.
 
Ainsi, celui qui prie dans sa boutique alors que la route est vide ; dans un tel cas, la prière n’est pas valable. Comme il ne lui est pas permis de rester dans la boutique et attendre que les rangs se joignent l’un à l’autre jusqu’à lui ; il doit, plutôt, aller à la mosquée pour combler le vide qui s’y trouve »[4].
 
Je dis : si le fait d’être en rang et de combler les vides n’était pas obligatoire sauf pour une excuse ; la prière en suivant la radio et la télévision serait donc valable. Toutefois, cela est contraire au jugement de la Charia.
 
En effet, le Prophète صلّى الله عليه وآله وسلّمaccomplissait la prière de l’Aïd dans un Moussallâ[5][6]; c’est-à-dire : dans le désert ou dans un espace vide en dehors de la ville et qui y est communément proche. De plus, il n’est pas rapporté que le Prophète صلّى الله عليه وآله وسلّمa accompli cette prière dans la mosquée.
 
Sur ce, la prière de l’Aïd doit être accomplie, conformément à la Sounna et selon l’avis de la majorité des Ulémas, dans un Moussallâ et non pas dans une mosquée, sauf pour une nécessité ou une excuse ; mis à part la sainte mosquée de la Mecque, vu le mérite de ce lieu ; contrairement à l’avis des Chaféites qui voient que si l’espace de la mosquée est étroit et ne peut pas supporter le nombre des fidèles, alors la Sounna est de prier dans un Moussallâ ; et que si la mosquée est assez vaste et peut supporter le nombre des fidèles, il sera de préférence que la prière [de l’Aïd] soit accomplie dans la mosquée.
 
Jusque là, vous comprenez que les Ulémas ne se sont divergés que sur la préférence [de faire la prière] dans les deux lieux cités seulement. Ainsi, accomplir la prière de l’Aïd dans l’école n’est pas inclus dans les deux lieux mentionnés, car – selon mes connaissances– la définition de « Moussallâ » ne comprend pas, selon l’usage, la cour de l’école. Sur ce, faire la prière de cette façon est détestable, car elle n’est pas conforme à la Charia. Elle pourrait être même invalide, car il serait, alors, question de se détourner de la mosquée, de la vider des fidèles et de les mener aux deux écoles sises à côté ; en plus de la séparation des rangs par la voie publique.
 
Pour cela, la prière [de l’Aïd] doit être accomplie dans un Moussallâ, si c’est possible, car le Prophète صلى الله عليه وسلم avait l’habitude de faire cela. S’il n’est pas possible, qu’elle soit accomplie dans la mosquée. Si la mosquée ne pourrait pas supporter [les fidèles], et les rangs débordent, que les rangs soient complétés l’un après l’autre, même s’ils atteignent les deux écoles ou les dépassent ; de cette façon, la prière est sans doute valable.
 
Le savoir parfait appartient à Allah عزّ وجلّ, et notre dernière invocation est qu'Allah, Seigneur des Mondes, soit Loué et que paix et salut soient sur notre Prophète Mohammed, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection.
 
 
Notes :
[1] Voir : « Neyl El-Awtâr » d’Ech-Chewkâni (4/104).
[2] Voir : « El-Moussannaf » de `Abd Er-Rezzâq (3/82).
[3] C’est le fait de dire Allâhou Akbar lorsqu’on change de position dans la prière. Note du traducteur.
[4] Voir : « Medjmoû` El-Fatâwa » (23/410).
[5] En effet, Cheikh El-Albâni a écrit une épître, qui mérite d’être consultée, concernant le fait que la Sounna est d’accomplir la prière de l’Aïd dans un Moussallâ.
[6] Un Moussallâ : est un lieu de prière ouvert, non couvert et non clôturé. Note du traducteur.
 
Chaykh Ferkous
http://www.ferkous.net/fra/Bd7.php
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MessageSujet: Re: Le jour de l'Aïd    Jeu 9 Fév 2012 - 10:11

Où la femme doit-elle prier la prière de la fête ?

 
SHeikh Muhammad Ibn Sâlih al-‘Uthaymîn (rahimahullâh)
 




BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm
 
 
Question
 
Quel est le mieux pour une femme, sortir à la prière de « ‘Aîd » ou rester à la maison ?
 
Réponse
 
Il est meilleur qu’elle sorte pour la prière de « ‘Aîd », parce que le prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a commandé que les femmes sortent à la prière de « al-‘Aîd », jusqu’aux fillettes et aux vierges adolescentes – c’est-à-dire, les femmes qui d’habitude ne sortent pas. Il leur a commandées de sortir, en dehors de celles qui se trouvent en période de menstrues, à qui il a demandé de sortir mais en se gardant éloignées du lieu de prière [1] de « ‘Aîd ». Les femmes en période de menstrues doivent ainsi sortir avec les autres femmes pour le ‘Aîd, mais elles ne doivent pas entrer dans le lieu de prière, car le lieu de prière de « ‘Aîd » prend le statut d’une mosquée, et il n’est pas permis qu’une femme en période de menstrues reste dans la mosquée, mais il lui est permis de passer à travers [la mosquée] ou d’aller prendre quelque chose dont elle aurait besoin, sans y rester.
 
Sur cette base nous disons : les femmes doivent sortir à la prière de « ‘Aîd » et rejoindre ainsi les hommes dans cette prière, en raison du bien, des exhortations et invocations qu’elles peuvent y faire. [2]
P.-S.
 
 
 
Notes :
[1] Rapporté par al-Bukhârî et Muslim
[2] Madjmu’ Fatâwa de Sheikh Ibn Uthaymîn, 16/210-211
 
Source : http://manhajulhaqq.com/spip.php?article416
 
 
D'autres articles sur le sujet de la prière des deux fêtes sont visibles ici : http://www.manhajulhaqq.com/spip.php?rubrique49
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Oumm Ouways
Moujtahidah
Moujtahidah


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MessageSujet: Re: Le jour de l'Aïd    Ven 20 Juin 2014 - 19:18

La prière du ‘id est-elle obligatoire ou recommandée ?
Cheikh Abdullah Al Adani


Question :

La prière du ‘id est-elle obligatoire ou recommandée ? Et quel est le jugement de celui qui la délaisse sans excuse ?

Réponse :

L’avis authentique parmi les paroles des savants est que la prière du ‘id est obligatoire et plusieurs choses prouvent son obligation. Parmi elles, ce qui est authentifié dans le hadith de Oum ‘Atiya qui rapporte que le Prophète (صلى الله عليه و سلم)  a ordonné de faire sortir les femmes, même les jeunes filles qui ne sortent généralement pas des maisons à cause de leurs grandes pudeur et chasteté. Et malgré ça, le Prophète (صلى الله عليه و سلم)  a ordonné de les faire sortir pour la prière du ‘id. Les savants se sont appuyés sur cela pour prouver l’obligation de la prière du ‘id, surtout pour celui pour qui la prière en commun est obligatoire.

Parmi les choses qui prouvent son obligation également, ce qui est authentifié du Prophète (صلى الله عليه و سلم)  qui a autorisé de délaisser la prière du vendredi pour celui qui a accomplit la prière du ‘id, si elle a lieu le vendredi. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم)  a donc donné cette permission. Et des salafs ont compris que cette permission avait pour but que ceux qui viennent d’endroits lointains ne viennent que pour une des deux prières, si la prière du ‘id et celle du vendredi ont lieu le même jour.

Les savants ont dit que cela est une preuve de l’obligation de la prière du ‘id, car la prière du vendredi ne peut être délaissée que pour une obligation semblable. Et si elle n’était pas obligatoire, le Prophète (صلى الله عليه و سلم)  aurait ordonné d’assister à celle qui est obligatoire et aurait donné la permission de délaisser celle qui est recommandée.

Mais le fait que le Prophète leur ait donné le choix de n’assister qu’a une de ses deux prières, prouve qu’elles sont équivalentes et égales. C’est pour cela que le musulman a le choix de n’assister qu’à la prière qui est la plus facile des deux pour lui. Ceci est apparent et clair.

Et Allah est plus Savant.

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