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 Explication de cheikh al outheimin

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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Explication de cheikh al outheimin   Lun 1 Déc 2008 - 11:17

Explication de cheikh al outheimin



Disponible dans le forum :

http://www.el-ilm.net/oussoul-as-sitta-f65/
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Explication de cheikh al outheimin   Jeu 15 Jan 2009 - 9:18

EXPLICATION DE CHEIKH AL 'OUTHAYMIN


OUSSOUL AS-SITTA

* INTRODUCTION *


بِسْـمِ اللهِ الرَّحْمـَنِ الرَّحِيـمِ


مِنْ أَعْجَبِ العَجَائِبِ
وَ أكْبَرِ الآيَاتِ الدَّالَةِ على قُدرَةِ المَلِك الغَلاَّب سِتَّةُ أُصُولٍ بَيَّنهَا الَّله تَعَالى بَيَاناً و اضحاً لِلعَوَامِ فَوْقَ ما يَظُنُّ الظَّانُون
ثُمَّ بَعْدَ هَذَا غَلِطَ فِيهَا كَثِيرٌ مِنْ أَذْكِيَاءِ العَالَمِ وَ عُقلاءِ بَنِي آدمَ إلاَّ أَقَلَّ القليل


Au nom (1) d'Allah (2) le Tout-Miséricordieux (3), Très Miséricordieux (4)

Il existe six principes fondamentaux qui sont autant de signes prodigieux de l’omnipotence divine qu’Allah (Exalté soit-Il) a montrés clairement et de façon indubitable au commun des gens. Or, malgré cela beaucoup d’intelligents en ce monde et d’esprits brillants de l’humanité s’y fourvoient à l’exception d’un petit nombre. (5)




COURS N°1




1) « Au nom d'Allah » : L'auteur inaugure son ouvrage par la formule de la Basmala (qui signifie: Au Nom d'Allah) prenant l'exemple sur le Livre d'Allah, le Saint Coran qui commence ainsi et sur le Prophète qui inaugurait par cette même formule ses missives et ses correspondances.

Dans ce contexte, cette formule ou locution sous-entend : "J'écris ou compose ce livre au Nom d'Allah." Donc elle inaugure l'acte d'écrire que l'auteur entreprend. [En arabe] le verbe écrire sous-entendu se place après ladite formule. Sa place ainsi considérée après la Basmala donne deux indications :
a) Le désir de susciter la bénédiction de l’acte entrepris au moyen de la citation du nom divin Allah (Exalté soit-Il) tout au début.
b) L’exclusivité du motif ou du principe qui sous-entend l’acte. Car le fait d’avancer la citation du nom d’Allah sur le verbe décrivant l’action implique que cette action est entreprise exclusivement au nom d’Allah, comme si l’on disait : « C’est au nom d’Allah que j’écris » qui signifie implicitement exclusivement au nom d’Allah.
Le verbe sous-entendu ou implicite (écrire) est choisi de sorte à mieux préciser et expliciter la nature de l’action à entreprendre. Car si l’on disait vaguement par exemple : « Au nom d’Allah je commence » quand on s’apprête à lire un livre, l’action à entreprendre ne serait pas précisée. Mais quand on dit : « Au nom d’Allah je lis », cela précise mieux l’intention ou le dessein que l’on compte exécuter.



2) « Allah » : Nom divin propre désignant le Créateur (à Lui la majesté et l’exaltation). C’est le nom générique de tous les autres noms divins. Dans le saint verset où Allah (Exalté soit-Il) dit : {…Voici un Livre que Nous avons fait descendre sur toi afin que , par la permission de leur Seigneur, tu fasses sortir les gens des ténèbres vers la lumière, sur la voie du Tout Puissant, du Digne de louange, Allah à qui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre… } [Ibrahim, 1-2]
Nous ne considérons pas le saint vocabulaire « Allah » comme adjectif mais plutôt comme apposition synonymique et ne doit pas être entendu comme régi par le rapport de dépendance de qualificatif à qualité. Aussi, affirment les oulémas, que la définition la plus évidente est le vocabulaire Allah car il ne désigne nul autre que Dieu (à Lui la puissance et la majesté).



3) « Le Tout-Miséricordieux » (ar-Rahmân) : est un nom spécifique à Allah, ne pouvant être attribué à quelqu’un d’autre que Lui et signifiant : « Celui dont la miséricorde est large .»


4) « Le Miséricordieux » (ar-Rahîm) : nom désignant Allah mais pouvant également désigner quelqu’un d’autre. Il signifie : « Celui dont la miséricorde parvient à destination. » La combinaison de ces deux noms lorsqu’ils sont cité ensemble signifie alors : « Celui qui fait parvenir Sa large miséricorde à qui Il veut de ses serviteurs comme Il l’explique dans ce verset : {Il châtie qui Il veut et fait miséricorde à qui Il veut ; et c’est vers Lui que vous serez ramenés.} [L’Araignée , 21].


5) « Il existe six principes fondamentaux qui sont autant de signes prodigieux de l’omnipotence divine qu’Allah (Exalté soit-Il)… » : Le cheikh Al Islam Mouhammed Ibn ‘Abdel-Wahhab (qu’Allah le couvre de Sa miséricorde) portait un grand intérêt à la rédaction de brèves épîtres accessibles également au commun des gens et comme aux étudiants qui cherchent à approfondir leurs connaissances en matière de religion et s’y spécialisent. La présente épître Sittat Oussoul ‘azîma ou six principes fondamentaux majeurs en est une.
Elle traite en effet des principes suivants :

- Premier principe : La pureté du culte et la caractérisation de son contraire l’associannisme.
- Deuxième principe : L’union dans la foi et l’interdiction de la division.
- Troisième principe : La soumission et l’obéissance aux autorités.
- Quatrième principe : Caractérisation de la science ou érudition religieuse (‘Ilm) et des érudits ou oulémas ainsi que ceux qui simulent sans en faire réellement partie.
- Cinquième principe : Caractérisation des Alliés d’Allah.
- Sixième principe : Réfutation du fourvoiement établi par le démon pour abandonner le Coran et la Sounah.

Ces six principes fondamentaux revêtent une importance extrême et sont dignes de tout l’intérêt qu’on doit leur porter.



Nous implorons l’assistance d’Allah (Exalté soit-Il) dans l’explication et le commentaire de ces principes de sorte à nous en faciliter la tâche.

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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Explication de cheikh al outheimin   Jeu 15 Jan 2009 - 9:20

* LE PREMIER FONDEMENT *

* الأصل الأول *




إِخْلاَصُ الدِّين الّله تَعَالَى وَحْدَهُ لاَ شَرِيكَ لَه, وبَيَانُ ضِدِّهِ اللَّذِي هُوَ الشِّركُ بِالله, وَ كونِ أَكْثَرِ القُرْآنِ فِي بَيَانِ هَذَا الأصْل مِنْ وَجُوهٍ شَتَّى بِكَلامٍ يَفْهَمُه أبْلَدُ العامَة ثُمَّ مللّ صَار عَلى أكْثَرِ الأمَّةِ ما صَارَ أظهَرَ لَهُمُ الشَّيْطَان الإخلاصَ قِي صُوْرَةِ تنقّصِ الصَّالِحِين وَ التَّقْصِيرِ فِي حُقُوقِهِمْ, وَ أظْهَرَ لَهُمُ الشِّرْكَ بِاللهِ فِي صُوْرَةِ مَحَبَّةِ الصَالِحِين وَ أتْبَاعِهِمْ


La pureté du culte rendu à Allah (6) (Exalté soit-Il) seul, sans associé et la caractéristique de son contraire l’associationnisme. La plus grande partie du Coran traite des divers aspects de ce principe dans un langage accessible au plus simple d’esprit d’entre les gens ordinaires. Ensuite, la majorité de la nation ayant subit ce qu’elle a subit, le démon leur a présenté la pureté du culte comme dépréciant les saints et portant atteinte à leurs droits et leur a dissimulé, en contrepartie, l’associationnisme (7) dans le culte d’Allah sous l’apparence de l’amour des saints et de leurs partisans.




COURS N°2



6) La pureté du culte rendu à Allah signifie : « Que le culte pratiqué par l’homme doit être mû exclusivement par l’intention de se rapprocher d’Allah (Exalté soit-Il) et d’accéder à Sa grâce divine dans la demeure éternelle. » Cette pureté de la foi en Allah (Exalté soit-Il) et du culte à Lui rendre doit se manifester à la fois dans l’intention qui motive tout acte, dans l’amour et l’attachement Allah (Exalté soit-Il) et dans Sa vénération, aussi bien intérieurement, dans sa conviction intime et les mouvements de l’âme extérieurement par les propos et les actes manifestes. L’homme ne doit viser à travers son adoration que l’accès à l’agrément d’Allah (Exalté soit-Il) et à Sa grâce dans la demeure éternelle. Allah (Exalté soit-Il) dit à ce propos dans le saint Coran : {Dis : « En vérité, ma prière, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort sont vouées à Allah, Seigneur de l’Univers. A Lui nul associé ! Voilà ce qu’il m’a été ordonné, et je suis le premier à me soumettre. »} [Les Bestiaux, 162-163].
{Revenez repentant à votre Seigneur, et soumettez-vous à Lui…} [Les Groupes, 54].
{Votre Dieux est un Dieux Unique. Pas de divinité à part Lui, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.} [La Vache, 163].
{…Votre Dieu est certes un Dieu unique. Soumettez-vous donc à Lui …} [Le Pèlerinage, 34].

Allah (Exalté soit-Il) a, en fait, envoyé tous les prophètes avec pour mission de prêcher ce message tel qu’Il le précise dans ce verset :
{Nous n’avons envoyé avant toi aucun Messager à qui Nous n’ayons révélé : « Point de divinité en dehors de Moi. Adorez-Moi donc. »} [Les Prophète, 25].

Allah a ainsi bien explicité ce principe et ses divers aspects et manifestations dans la révélation du Saint Coran de sorte que tout individu le saisisse sans peine serait-ce l’individu le plus simple d’esprit parmi les hommes, comme le souligne l’auteur. De même, le Prophète l’a expliqué clairement vu qu’il avait mission de réaliser la foi de l’unicité divine et sa pureté en la débarrassant de toute altération et en coupant toutes les voies susceptibles de mener à souiller ou à affaiblir ladite foi de l’unicité divine. A ce propos, un homme dit un jour au Prophète :
« Que la volonté d’Allah soit faite ainsi que la tienne. » Le Prophète lui rétorqua : « Oses-tu faire de moi l’égal d’Allah ?! Que la volonté d’Allah, seul, soit plutôt faite. » (Hadith authentique rapporté par An-Nasâ’î, 6/10825, Ibn Mâja, 2117, Ahmed, 1/214).
Le Prophète reprocha fortement à cet homme de lier sa volonté à celle d’Allah (Exalté soit-Il) de façon à les égaliser. Il a considéré que cela revient à donner un égal à Allah. Dans le même contexte, le Prophète interdit de jurer autrement que par Allah considérant la transgression de cette règle comme une forme d’associationnisme en disant :
« Quiconque jure autrement que par Allah aura abjuré ou aura fait acte d’associationnisme » (Hadith rapporté par Abu Dawud, 3261, At-Tirmidhi, 1535, Ahmad, 2/86, ibn Hibban, 10/4358, et al Hakim, 4/297).
La raison est que le serment est forme de vénération de l’être par le nom duquel on jure, vénération dont seul Allah est vraiment digne.
Une fois, les membres d’une délégation venus en visite au Prophète lui dirent :
« Ô Messager d’Allah ! Toi qui est le meilleur d’entre nous et le descendant du meilleur d’entre nous, notre maître et descendant de notre maître… ! », il leur répliqua : « Ô hommes, dites ce que vous voulez mais ne vous laissez pas égarer par le démon. Je suis Mouhammad, le serviteur d’Allah et Son Messager et je n’aime pas que vous me hissiez au-delà de mon rang qu’Allah (à Lui la puissance et la majesté) m’a donné. » (Hadith rapporté par Abou Dawoud, 8406).
L’auteur (qu’Allah le couvre de Sa miséricorde) a consacré un chapitre entier à ce sujet dans Kitâb at-Tawhid (le Livre de l’unicité) sous le titre : « Chapitre des mesures établies par l’Elu (le Prophète) pour la protection de la foi de l’unicité divine contre les risques de l’associationnisme. »

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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Explication de cheikh al outheimin   Jeu 15 Jan 2009 - 9:22

COURS N°3



7) Caractérisation de l'associationnise : Au même titre qu’Allah (Exalté soit-Il) a indiqué la pureté de la foi, Il a caractérisé également l’associationnisme et l’a expliqué clairement. Il dit dans ces versets que l’on cite à titre d’exemple car très nombreux : {Certes, Allah ne pardonne pas qu’on Lui donne des associés. A part cela, Il pardonne à qui Il veut. Quiconque donne des associés à Allah s’égare, très loin dans l’égarement.} [Les femmes, 116]
{Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé…} [Les femmes, 36]
{Nous avons envoyé dans chaque communauté un Messager, (pour leur dire) : « Adorez Allah et écartez-vous de l’idolâtrie »…} [Les Abeilles, 36]
Le Prophète dit aussi :
« Quiconque rencontre Allah ne Lui ayant rien associé, accédera au Paradis. Quiconque, par contre, Le rencontre en Lui ayant associé quelqu’un, ira en Enfer. » (Hadith authentique rapporté d’après Jâbir par Mouslim, 93, et Al Boukhari dans une version similaire, 129)

L’associationnisme se divise en deux genres :

Premier genre : L’associationnisme majeur valant l’excommunication qui englobe toute forme d’associationnisme déclarée tel de façon catégorique par le Législateur et qui est en contradiction absolue avec le principe de l’unicité divine. C’est le cas, par exemple, de vouer l’une des pratiques cultuelles à quelqu’un d’autre qu’Allah tel que vouer une prière ou une immolation ou adresser un vœu pieux à quelqu’un d’autre qu’Allah, ou encore d’invoquer quelqu’un d’autre que Lui, comme invoquer une personne morte devant sa tombe ou invoquer une personne absente pour le sauver d’un danger dont seule une personne présente est capable de le faire, etc. Les diverses formes d’associationnisme sont établies de manière exhaustive dans les ouvrages des docteurs de la foi.

Deuxième genre : L’associationnisme mineur qui englobe tout propos ou acte qualifié d’associationnisme par le Législateur mais qui n’est toutefois pas en contradiction absolue avec le principe de l’unicité divine. C’est l’exemple du serment que l’on fait en jurant par quelqu’un ou quelque chose en dehors d’Allah. Ainsi, jurer par le nom d’un être autre qu’Allah, sans pour autant lui accorder la même vénération témoignée à Allah, relève de l’associationnisme mineur. C’est aussi l’exemple de l’ostentation des œuvres qui constitue un péché grave à propos duquel le Prophète dit : « Ce dont je crains le plus pour vous c’est bien l’associationnisme mineur. » Lui ayant demandé ce que c’est, il répondit : « C’est l’ostentation des œuvres. » (Hadith établie authentique par Al Albâni dans Sahih at-Targhîb, 29).

L’ostentation des œuvres pourrait même être considéré associationnisme majeur. Ibn al Qayyim (qu’Allah le couvre de Sa miséricorde) classe l’ostentation limité qui n’est pas très marquée dans la catégorie de l’associationnisme mineur. Ce qui implique que l’ostentation fréquente et excessive pourrait constituer une forme d’associationnisme majeur. Certains oulémas vont jusqu’à déclarer que le verset :
{Certes, Allah ne pardonne pas qu’on Lui donne des associés…} [Les Femmes, 116], concerne tous les genres ou degrés de l’associationnisme y compris celui dit mineur. Il est donc impératif de prendre garde contre l’associationnisme en général vu ses funestes conséquences. Allah (Exalté soit-Il) dit justement : {…Quiconque associe à Allah (d’autre divinité), Allah lui interdit le Paradis ; et son refuge sera le Feu. Pour les injustes pas de secoureurs !} [La Table Servie, 72].

Or, l’interdiction du Paradis à l’associationniste implique nécessairement sa damnation éternelle en Enfer. L’associationniste est perdant à la fois dans l’au-delà vu sa damnation en Enfer pour l’éternité et dans la vie ici-bas vu qu’il a raté l’occasion de profiter de l’avertissement divin qui lui fut destiné et qui devient désormais un argument établi contre lui.
Aussi, sa perdition est totale et est décrite par Allah (Exalté soit-Il) dans ce verset :
{Adorez donc, en dehors de Lui, qui vous voudrez ! Dis : « Les perdants sont ceux qui, au Jour de la Résurrection, auront causé la perte de leurs propres âmes et celles de leurs familles. » C’est bien cela la perte évidente.} [Les Groupes, 15].
Par son associationnisme, l’individu cause ainsi sa propre perdition et ruine son âme en la condamnant aux peines éternelles de l’Enfer. Et quel mauvais sort pour une aussi mauvaise personne ! Il perd également sa famille, car si celles-ci accède au Paradis, il en sera privé à tout jamais. Et si elle est damnée, l’on sait qu’à chaque fois qu’un groupe jeté en Enfer, maudit ses semblables.
Saches, par ailleurs, que l’associationnisme est très insidieux à telle enseigne que le Prophète Ibrahim, l’intime d’Allah et le chef des Hanîfs (ceux qui ont la foi foncière selon la prime nature) le redoutait ainsi que relaté dans le Coran :
{(Rappelle-toi) quand Ibrahim dit : « Ô mon seigneur, fais de cette cité un lieu sûr, et écarte-moi ainsi que mes enfants de l’adoration des idoles. »} [Ibrahim, 35].
L’expression « écarte-moi » mérite de l’attention et de la méditation. En fait, Ibrahim n’a pas dit : « Préserve-moi », mais « écarte-moi » qui signifie place-moi dans le parti de l’adoration d’Allah de sorte que je sois séparé et loin de partie de l’idolâtrie. L’expression « écarte-moi » est donc plus forte que « préserve-moi » et dénote plus d’insistance, de souci et d’inquiétude.
Ibn Abou Malîka dit :
« J’ai connu trente Compagnons du Prophète qui tous redoutaient pour leur personnes de tomber dans la duplicité. » (Hadith rapporté par Al Boukhari).
Le commandeur des Croyants, ‘Oumar Ibn al-Khattâb dit à Hudhayfa Ibn al-Yaman :
« Je te conjure au nom d’Allah de me dire si le Messager d’Allah m’avait mentionné parmi les hypocrites dont il t’as confié les noms. » Le Prophète avait pourtant annoncé à ‘Oumar qu’il accédera au Paradis, mais celui-ci préférait supposer que le Prophète avait fondé ce jugement sur les œuvres que ‘Oumar accomplissait alors de son vivant.
Seul se croit à l’abri de l’hypocrisie et de la turpitude le réel hypocrite. Et inversement, seul un vrai croyant redoute de tomber dans l’hypocrisie. L’homme est donc tenu de préserver avec application et persévérance la pureté de sa foi et du culte rendu exclusivement à Allah. L’un des anciens pieux dit : « Je ne suis jamais autant appliqué avec persévérance à quelque chose qu’à la pureté de la foi. »
L’associationnisme est une chose très grave qu’il ne faut jamais sous-estimer. Mais cela n’empêche pas qu’Allah facilite le culte exclusif et pur à Lui rendre. Il suffit pour l’homme d’avoir Allah présent à l’esprit et viser en constance Son agrément en Lui vouant tous ses actes de façon exclusive.
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Explication de cheikh al outheimin   Jeu 15 Jan 2009 - 9:23

* LE DEUXIEME FONDEMENT *

* الأصل الثَّانِي *



أمَرَ الله بالإجْتِمَاعِ فِي الدِّينِ وَ نَهى عَن التَّفَرُّقِ فِيه, فبَيَّنَ الله هذا بيَاناً شَافِياً تَفْهَمه العَوَام, وَ نَهانا أن نَكُونَ كَالَّذِين تَفَرَّقُوا وَ اخْتَلَفُوا قَبْلنَا فَهَلَكُوا وَذَكر أنَّهُ أمَرَ المُسْلِمِين بالإجْتِماعِ فِي الدِّينِ وَ نَهَاهُمْ عَن التَّفَرُّقِ فيه, وَ يَزِيدُهُ وُضُوحاً مَا وَرَدَت بِهِ السُّنَّة مِن العَجَبِ العُجابِ فِي ذَلِك, ثُمَّ صارَ الأمْرُ إلى أنَّ الإفْتِرَاقَ فِي أُصُولِ الدِّينِ وفُر وعِهِ هُوَ العِلمُ و الفِقْهُ فِي الدِّين, و صَارَ الإجْتِمَاعُ فِي الدِّينِ لا يَقُولُه إلا زِنْدِيق أوْ مَجْنُون


Allah recommande l’union de la foi et interdit la division. Il a expliqué cela de façon exhaustive de sorte à être accessible au commun de gens. Il nous a interdit d’agir à la manière des peuples anciens qui ont couru à leur perdition à cause de leur division et de leurs divergences. Il insiste sur le commandement adressé aux musulmans d’être unis dans la foi et son interdiction de s’y diviser. Ceci est d’autant plus clair que la sounna y insiste de façon étonnante. Mais on est arrivé à une situation où la discorde sur les principes fondamentaux et secondaires de la foi est considérée désormais comme étant la vraie érudition et science religieuse et où quiconque soutient l’accord en matière de foi est considéré hérétique et fou. (8)
.


COURS N°4



8) Le deuxième principe établi par l’auteur (qu’Allah lui accorde Sa miséricorde) traite de l’obligation de rester unis en matière de foi et l’interdiction de se diviser. Il s’agit d’un principe d’une importance capitale indiqué par le saint Coran, la sounnah du Prophète et la pratique des Compagnons et des Pieux Anciens (Qu’Allah leur accorde miséricorde).


Preuves de ce principe tirées du Saint Coran :
Allah (à Lui la puisance te la majesté) dit : {Ô les croyants ! Craignez Dieu comme Il doit être craint. Et ne mourez qu'en pleine soumission. Et cramponnez-vous tous ensemble au "Habl" (câble) de Dieu et ne soyez pas divisés; et rappelez-vous le bienfait de Dieu sur vous : lorsque vous étiez ennemis, c'est Lui qui réconcilia vos coeurs. Puis, pas Son bienfait, vous êtes devenus frères. Et alors que vous étiez au bord d'un abîme de Feu, c'est Lui qui vous en a sauvés. Ainsi, Dieu vous montre Ses signes afin que vous soyez bien guidés.} [La Famille d’Imran, 102-103].
{Et ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et se sont mis à disputer, après que les preuves leur furent venues, et ceux-là auront un énorme châtiment.} [La Famille d’Imran, 105].
{Obéissez à Dieu et à Son messager; et ne vous disputez pas, sinon vous fléchirez et perdrez votre force...} [Le Butin, 46].
{Ceux qui émiettent leur religion et se divisent en sectes, de ceux- là tu n'es responsable en rien…} [Les Bestiaux, 159].
{Il vous a légiféré en matière de religion, ce qu'Il avait enjoint à Noé, ce que Nous t'avons révélé, ainsi que ce que Nous avons enjoint à Abraham, à Moïse et à Jésus : "Etablissez la religion; et n'en faites pas un sujet de division"…} [La Concertation, 13].
Allah interdit dans ces versets la désunion et montre ses conséquences fâcheuses aussi bien sur l’individu que sur la société, voire sur la nation entière.



Preuves scripturaires de la sounnah appuyant ce principe :
Le Messager d’Allah dit : « Tout musulman est frère de son prochain musulman. Il ne doit pas commettre d’injustice à son égard, ni lui refuser assistance, ni le traiter avec mépris. Voici le siège de la piété. » Dit-il en montrant sa poitrine et d’ajouter : « C’est une bien grande méchanceté que de traiter son frère musulman avec mépris. Pour tout musulman, ce qui appartient à un musulman est frappé d’inviolabilité, soit sa vie, son honneur, et ses biens. » (Hadith authentique rapporté par Al-Boukhari, 2442 et Mouslim, 2580).
Il dit selon une autre version :
« Ne vous enviez pas, ne vous haïssez pas, ne vous espionnez pas les uns les autres. N’enchérissez pas dans le seul but d’augmenter le prix de la marchandise au détriment d’un autre acheteur. Soyez plutôt frères, ô humains, serviteurs d’Allah. » et dans une autre version encore : « Ne vous détournez pas les uns des autres et ne rompez pas les rapports entre vous, ne vous haïssez pas et ne vous enviez pas les uns les autres. Soyez plutôt frères ô humains, serviteurs d’Allah. » (Hadith authentique rapporté par Al-Boukhari, 6066 et Mouslim, 2563). Le Prophète dit également : « Le fidèle est solidaire au fidèle comme le sont les parties solidaires d’un édifices. » (Hadith authentique rapporté par Al-Boukhari, 481 et Mouslim, 2585).
Il dit une fois à Abou Ayoub :
« Ne veux-tu pas que je t’indique un bon commerce ? », « Si, ô Messager d’Allah ! », répondit Abou Ayoub et le Prophète de lui dire : « Applique-toi à concilier les gens quand ils viennent à se disputer et à les rapprocher les uns les autres quand ils viennent à se séparer. » (Hadith de très faible degré d’authenticité rapporté par Al-Haythamî dans al-Majma’, 13052 et par Al-Bazzâr).
Le Prophète recommande ainsi aux fidèles de faire montre d’amour, de solidarité, d’amabilité réciproques, de s’entraider dans les œuvres de bienfaisance et les œuvres pieuses et de réaliser les conditions et les moyens qui propres à conforter et développer ces rapports. D’un autres côté, le Prophète interdit tout ce qui mène à la désunion des musulmans ou sème les germes de la discorde entre eux vu les lourdes suites qui s’ensuivent. La discorde entre les musulmans étant le but espéré des démons djinns et humains. Ces derniers espèrent ne jamais voir les adeptes de l’islam unis sur une question. Ils ne cherchent qu’à les diviser car ils savent bien que leur désunion entraîne la disparition de leur force qui vient de leur discipline et de leur dévouement à Allah (à Lui la puissance et la majesté).
Le Prophète a, en effet, vivement incité les musulmans à l’amour et à l’entente et l’harmonie aussi bien par ses propos que par ses actes. Comme il a rigoureusement interdit la désunion et la divergence qui mènent inéluctablement à la dispersion et de là, au déclin de la force.
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MessageSujet: Re: Explication de cheikh al outheimin   Jeu 15 Jan 2009 - 9:24

COURS N°5



Preuves appuyant ce principe tirées de l’exemple pratique des Compagnons :
Il est vrai qu’il y eut divergence d’avis entre les Compagnons, mais cela n’a jamais dégénéré en désunion, animosité ou haine. Cela se produisit même du vivant du Prophète. En fait, dès après le fin de la bataille de coalisés, l’archange Gabriel vint transmettre au Prophète l’ordre de lancer une campagne contre les juifs de Banû Qurayza qui venaient de violer le pacte conclu avec les musulmans. Le Prophète dit alors à ses Compagnons : « Que personne d’entre vous n’accomplisse la prière du ‘Asr qu’une fois arrivé aux Banû Qurayza. » (Hadith authentique rapporté par Al-Boukhari, 946 et Mouslim, 1770). Sur ce, les fidèles quittèrent Médine vers les Banû Qurayza. Puis en cours de route, le moment canonique de la prière du ‘Asr arrivé, certains dirent : « Nous n’accomplirons la prière du ‘Asr qu’une fois arrivés aux Banû Qurayza même si nous devons y arriver après le coucher du soleil car le Prophète nous a bien dit : « Que personne d’entre vous n’accomplisse la prière du ‘Asr qu’une fois arrivé aux Banû Qurayza. » D’où nous ne pouvons que nous soumettre et obéir à son ordre. ». D’autres, par contre dirent : « Nous allons accomplir la prière en son temps car le Messager d’Allah sous-entendait qu’il fallait précipiter le départ et non pas qu’il fallait réellement retarder la prière. » Une fois la nouvelle parvenue au Prophète, il ne réprimanda aucun des deux partis pour l’interprétation qu’il donna de ses dires. Eux-mêmes ne se sont pas, non plus, disputés à cause de cette divergence d’avis sur l’interprétation du hadith du Prophète.


Preuves de ce principe tirées de l’exemple pratique des pieux Anciens :
D’après les principes des partisans de la sounnah et de la communauté (ahl as-sounnah wal jama’a) relatifs aux questions de divergence, il est stipulé que si la divergence émane d’un effort personnel de réflexion fondant une opinion originale (ijtihad) sur une question où l’ijtihad est loisible, les uns doivent tolérer la divergence des autres sans se porter réciproquement haine, hostilité ou rancune. Les divers partis doivent conserver la fraternité entre eux en dépit de leur divergence d’opinion. A telle enseigne que l’un d’entre eux doit prier sous la direction d’un imam dont il considère l’ablution nulle selon sa propre opinion alors que l’imam la considère valide selon le sienne. C’est le cas, par exemple, d’un fidèle qui prie sous la direction d’un imam qui ayant mangé de la viande de chameau considère que la consommation de cette viande n’annule pas l’ablution tandis que le fidèle priant sous sa direction la considère annulative mais considère cependant que la prière sous la direction de cet imam est valide. Alors que si ce fidèle considère sa propre prière nulle s’il venait à manger de cette viande. Et ce, car on ne considère pas divergence réelle celle qui émane de l’ijtihad quand celui-ci est loisible. En effet, chacun des partis divergents, en pareils cas, se conforme aux preuves qu’il possèe et ne doit point s’en écarter. Ils considèrent ainsi que les frère qui diverge dans un acte donné conformément à une preuve légale est en réalité en accord avec eux, puisque tous les partis s’accordent sur le nécessité de ce conformer aux preuves légales, qui fondent l’opinion, quelles qu’elles soient. La divergence avec un parti est donc un accord quand elle se fonde sur une preuve légale vu qu’elle respecte le principe unanime sur lequel tous s’accorde et auquel tous appellent, à savoir de prendre pour référence le saint Coran et la noble sounnah du Prophète.
Par contre, la divergence n’est pas loisible quand il s’agit de diverger de ce qui fut établi par les Compagnons et leurs Epigones tel que les questions relatives au credo au sujet desquelles beaucoup de gens se sont égarés. Par ailleurs, la divergence sur ces questions ne sévit avec ampleur qu’après les premiers et meilleur siècles de l’islam, quoiqu’elle existait mais à un degré minime à l’époque des Compagnons. Notons ici, qu’il faut entendre par siècle des Compagnons, l’époque où la majorité d’entre eux vivaient encore. Quand on parle de l’écoulement de ce siècle, cela ne signifie donc pas qu’ils étaient alors tous morts. Le Cheikh al-Islam Ibn Taymiyya (qu’Allah le couvre de Sa miséricorde) dit à ce propos :
« Un siècle est jugé écoulé à la disparition de la plupart des gens qui y vivaient. »
Les meilleurs siècles se sont donc écoulés sans qu’il y eût ce genre de divergence qui sévit par la suite dans le domaine des articles de la foi. Quiconque s’écarte alors du credo établi du temps des Compagnons et des Epigones devra endosser les conséquences de son écart et sa divergence sera rejetée.
Quant aux questions qui firent l’objet de divergence du temps des Compagnons et où l’ijtihad est loisible, elles doivent nécessairement continuer à l’être. Le Prophète dit :
« Quand un gouvernement émet une décision sur la base d’une réflexion personnelle il au une double récompense (divine) si sa décision est correcte, et une seule récompense si sa décision est erronée. » (Hadith authentique rapporté par Al-Boukhari, 7352 et Mouslim, 1716). Tel est le critère qui gouverne la question.
Il incombe alors à l’ensemble des musulmans de former une seule nation unie et d’éviter la désunion et le sectarisme propres à susciter les disputes les plus violentes ainsi que la haine et la rancune, à cause d’une divergence légitime en vertu de l’ijtihad qui y est loisible. Quand la divergence provient de la diversité des interprétations et des approches dictées par la nature des textes, cela relève de la diversité louable car donnant lieu à une marge de liberté plus large, que Dieu en soit loué. L’essentiel est de rester unis et solidaires, surtout que les ennemis déclarés de l’Islam et ceux qui dissimulent leur haine de l’islam sous apparence d’alliés espèrent voir les musulmans divisés.

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MessageSujet: Re: Explication de cheikh al outheimin   Jeu 15 Jan 2009 - 9:25

* LE TROISIEME FONDEMENT *

* الأصل الثَّالِثُ *



إنَّ مَنْ تَمام الاجْتمَاع السَّمْع وَ الطَّاعَة لِمَنْ تأمَّرَ عَلَيْنَا وَ لَوْ كَانَ عَبْداً حَبَشِياً, فَبَينَّ الله هَذَا بَيَانًا شَائعاً كَافِياً بُوجُوْه مِنْ أنْوَاع البَيَان شَرْعاً وَقَدراً, ثُمّ صَارَ هَذَا الأصْلُ لا يُعْرَفُ عِنْدَ أكْثَرِ مِنْ يَدَّعِي العلْم فَكَيْف العَمَل بِهِ


L’une des conditions de l’union parfaite consiste à témoigner soumission et obéissance au gouvernant, même s’il s’agit d’un esclave abyssin(9). Allah expliqua ce principe de façon exhaustive sur les divers plans de la loi et du destin (10). Par la suite, ce principe devint étrange pour la plupart des pseudo savants. Comment alors le mettre en application (11).
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COURS N°6




9) « L’une des conditions de l’union parfaite consiste à témoigner soumission et obéissance au gouvernant, même s’il s’agit d’un esclave abyssin. » : L’auteur (qu’Allah lui accorde Sa miséricorde) que l’union de la communauté tient à la soumission et à l’obéissance aux autorités ; Autrement dit, en se conformant à leurs ordres et en évitant leurs interdictions, même si le chef est un esclave d’Abyssinie.


10) « Allah expliqua ce principe de façon exhaustive sur les divers plans de la loi et du destin. » : Sur le plan légal : Ce principe est soutenu par les preuves scripturaires du Saint Coran et de la noble sounnah du Prophète.

a) Preuves appuyant ce principe tirées du Saint Coran : Allah (Exalté soit-Il) dit : {Ô les croyants ! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement…} [Les Femmes, 59].
{Et obéissez à Dieu et à Son messager; et ne vous disputez pas, sinon vous fléchirez et perdrez votre force. Et soyez endurants, car Dieu est avec les endurants.} [Le Butin, 46]
{Et cramponnez-vous tous ensemble au "Habl" (câble) de Dieu et ne soyez pas divisés} [La Famille d’Imran, 103]

b) Preuves appuyant ce principe tirées de la sounnah du Prophète : Le hadith mentionné dans les deux Sahih d’Al Boukhari et de Mouslim d’après ‘Oubâda ibn As-Samit qui dit : « Nous avons prêté serment d’allégeance au Messager d’Allah par lequel nous nous sommes engagés à lui témoigner soumission et obéissance [à nos chefs] bon gré mal gré et aussi bien dans l’aisance que dans la difficulté, voire même à notre dépit, et de ne pas disputer le pouvoir à ceux qui le détiennent. A moins, ajouta-t-il, que vous constatiez une hérésie manifeste que vous jugerez telle sur la base d’un argument que vous tenez d’Allah. » (Hadith authentique rapporté par Al Boukhari, 7056, et Mouslim, 1709).
Le Prophète dit :
« Si L’on désaprouve quelque chose de la part de son Emir (chef), on doit souffrir de passer dessus. Car quiconque sort d’un empan de la communauté, mourra en tant que païen. » (Hadith authentique rapporté par Al Boukhari, 7054, et Mouslim, 1849).
Il dit également :
« Quiconque refuse obéissance (aux autorités) sera privé de tout argument en sa faveur quand il rencontrera Allah au Jour de la Résurrection. » (Hadith authentique rapporté par Mouslim, 1851).
Il dit aussi :
« Ecoutez et obéissez à celui qui vous commande fût-il un esclave abyssin. » (Hadith authentique rapporté par Al Boukhari, 693).
Dans un autre hadith, il dit :
« Il incombe à tout musulman d’écoutez les ordres et d’obéir bon gré, mal gré tant qu’il ne désobéit pas à Dieu par sa soumission aux ordres. Si l’ordre qui lui est donné revient à désobéir à Dieu, il lui est alors formellement interdit de s’y soumettre. » (Hadith authentique rapporté par Al Boukhari, 7144, et Mouslim, 1839).
‘Abdullah ibn ‘Umar rapporte :
« Au cours d’un voyage en compagnie du Messager d’Allah, nous fîmes halte en un certain endroit et voilà que son crieur préposé appela au rassemblement. Nous tînmes alors le rassemblement auprès du Prophète qui nous fit ce discours : « Tout prophète envoyé par Allah avait le devoir d’indiquer aux gens de sa nation ce qu’il sait être le meilleur pour eux et de les avertir contre ce qu’il sait être néfaste pour eux. Quant à votre nation, les premiers connaîtront la postérité mais les derniers seront frappés par des malheurs et des choses que vous désapprouvez. Les épreuves se succèderont les unes après les autres, de sorte qu’à chaque fois que le croyant dira : « Celle-ci me fera périr. », puis à la suivante il dira : « C’est plutôt celle-ci… ». Alors quiconque voudra éviter l’Enfer de justesse pour accéder au Paradis qu’il meurt en étant croyant en Allah et a Jour Dernier et qu’il traite les gens de la manière dont il aime être lui-même traité. Et quiconque prête allégeance à un chef en lui vouant un sincère dévouement, doit lui obéir autant qu’il peut. Si un autre vient disputer au chef son autorité, tranchez lui le cou. » » (Hadith authentique rapporté par Mouslim, 1844).
Sur le plan du destin : Il est un fait que la nation islamique jouissait de la souveraineté et de suprématie lorsqu’elle était unie et attachée à sa foi, qu’elle honorait ses gouvernants et leur témoignait soumission et obéissance dans le bien. Allah (Exalté soit-Il) dit :
{Dieu a promis à ceux d'entre vous qui ont cru et fait les bonnes oeuvres qu'Il leur donnerait la succession sur terre comme Il l'a donnée à ceux qui les ont précédés. Il donnerait force et suprématie à leur religion qu'il a agréée pour eux. Il leur changerait leur ancienne peur en sécurité. Ils M'adorent et ne M'associent rien et celui qui mécroît par la suite, ce sont ceux-là les pervers.} [La Lumière, 55].
Il dit aussi :
{Dieu soutient, certes, ceux qui soutiennent (Sa Religion). Dieu est assurément Fort et Puissant, ceux qui, si Nous leur donnons la puissance sur terre, accomplissent la Salat, acquittent la Zakat, ordonnent le convenable et interdisent le blâmable. Cependant, l'issue finale de toute chose appartient à Dieu.} [Le Pèlerinage, 40-41].
Mais par la suite, les musulmans ont changé de voie, se sont divisés en raison du sectarisme religieux, se sont rebellés contre l’autorité légitime, et sont devenus des partis désunis. Là, la terreur qu’ils inspiraient à leurs ennemis s’est éteinte. Puis, ils sont entrés dans des conflits intestins qui finirent par les affaiblir et faire disparaître le restant de leur force, devenant ainsi une proie facile aux autres nations qui s’emparèrent d’eux et les attaquèrent de toutes parts.

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MessageSujet: Re: Explication de cheikh al outheimin   Jeu 15 Jan 2009 - 9:26

COURS N°7



11) « Par la suite, ce principe devint étrange pour la plupart des pseudo savants. Comment alors le mettre en application. » : Ce principe devint désormais étrange aux yeux de la plupart des pseudo savants qui prétendent défendre la foi avec dévouement. Ainsi donc, ce principe délaissé, chaque individu de la communauté commença à se considérer comme chef ou du moins le rival de l’autorité légitime. Vu cette situation, il nous incombe tous, ainsi bien les chefs que les sujets, d’observer la prescription divine de nous aimer réciproquement et de nous entraider dans le sens de la bienfaisance et de la piété, et d’associer nos efforts pour l’intérêt général afin de réaliser le succès. Nous nous devons de nous accorder et nous unir en vue de faire triompher la vérité et la justice, d’être sincère et de vouer nos œuvres entièrement à Allah et de viser au même but qui est le redressement de notre nation sur les plans religieux et temporel autant que nous le pouvons. Or ceci n’est possible que si nous parvenons à réaliser l’accord et l’entente entre nous et à abandonner les disputes et les conflits vains, voire qui nous font perdre des potentialités et des occasions précieuses.
Une autorité émiettée et des membres d’une communauté rebelles forment le terrain propice aux déviations de toutes sortes et aux conflits de diverses autres natures. Chacun cherche alors à imposer son mot en dépit même de la vérité et de la justice, quitte à faire fi des orientations d’Allah (Exalté soit-Il) qui dit :
{Ô les croyants ! Craignez Dieu comme Il doit être craint. Et ne mourez qu'en pleine soumission. Et cramponnez-vous tous ensemble au "Habl" (câble) de Dieu et ne soyez pas divisés; et rappelez-vous le bienfait de Dieu sur vous : lorsque vous étiez ennemis, c'est Lui qui réconcilia vos coeurs. Puis, pas Son bienfait, vous êtes devenus frères. Et alors que vous étiez au bord d'un abîme de Feu, c'est Lui qui vous en a sauvés. Ainsi, Dieu vous montre Ses signes afin que vous soyez bien guidés.} [La Famille d’Imran, 102-103].
Quand chacun prend conscience de ses droits et de ses devoirs et qu’il les exerce avec sagesse et pondération, aussi bien la vie publique que la vie privée de la communauté se rétablit et s’organise parfaitement d’elle-même.

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MessageSujet: Re: Explication de cheikh al outheimin   Jeu 15 Jan 2009 - 9:27

* LE QUATRIEME FONDEMENT *

* الأصل الرابع*



بَيَان العِلْمِ و العُلَمَاء, و الفِقْهِ و الفُقَهَاء, وبَيَان مِن تَشَّبَه بِهِمْ وَ لَيْسَ مِنْهُمْ, وَ قَدْ بَيَّنَ الله هذا الأصْلَ قِي أولِ سُورَةِ البَقَرَة مِنْ قَوْلِهِ : [يَا بَنِي إِسْرَائِيلَ اذْكُرُواْ نِعْمَتِيَ الَّتِي أَنْعَمْتُ عَلَيْكُمْ وَأَوْفُواْ بِعَهْدِي أُوفِ بِعَهْدِكُمْ] [40, البَقَرَة ] إلى قَوْلُهُ : [يَا بَنِي إِسْرَائِيلَ اذْكُرُواْ نِعْمَتِيَ الَّتِي أَنْعَمْتُ عَلَيْكُمْ وَأَنِّي فَضَّلْتُكُمْ عَلَى الْعَالَمِينَ ] [47, البَقَرَة ] و يَزِيدُه و ضُوحاً ما صَرَّحَت بِهِ السُّنَّة فِي هذا الكلام الكَثر البَينِّ الواضِح للعَامِي البَلّيد, ثُمَّ صارَ هذا أغْرَب الأشْيَاء, وَ صَارَ العِلْم و الفِقْهُ هُوَ البِدَع وَ الضَلالات, و خِيَار ما عِنْدَ هُم لَبْس الحقِّ بالبَاطِلِ, و صار العِلْمُ الذي فَرَضَهُ الله تعلى على الخلق و مَدَحَه لا يَتَفَوَّه بِهِ إلا زِنْدِيق أوْ مَخْنُون, و صارَ مَنْ أنْكَدَهُ و عَادَاهُ و صَنَّفَ قِي التَّحْذِير مِنْه و النَّهْي عَنْهُ هُوَ الفَقِيه العَالِم


Caractérisation de la science ou érudition religieuse et des érudits ou ulémas ainsi que ceux qui simulent sans en faire réellement partie. Allah a indiqué ce principe au début de la sourate La Vache dans ce verset : {Ô enfants d’Israël ! Rappelez-vous Mon bienfait dont Je vous ai comblés. Si vous tenez vos engagements vis-à-vis de Moi, Je tiendrai les miens. Et c'est Moi que vous devez redouter.} [La Vache, verset 40] Et Il dit : {Ô enfants d'Israël, rappelez-vous Mon bienfait dont Je vous ai comblés, (Rappelez-vous) que Je vous ai préférés à tous les peuples (de l'époque).} [Al Baqara, 47]
Ce principe est d’autant plus clair que la sounna apporte des explications claires même au plus simple d’esprit des gens du commun. Il arriva par la suite que cela devint une chose des plus étranges, la science et l’érudition (religieuse) devint innovation hérétique et égarements. Le mieux qu’ils peuvent est de dissimuler le faux sous l’apparence de la vérité. Désormais, est déclaré hérétique ou fou quiconque parle au nom de la vraie science prescrite et loué par Allah (Exalté soit-Il) aux créatures. De même, est déclaré érudit et docteur de la Loi celui qui nie cette science, prend une attitude hostile vis-à-vis d’elle et compose des ouvrages mettant en garde contre elle et l’interdisant. (12)

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MessageSujet: Re: Explication de cheikh al outheimin   Jeu 15 Jan 2009 - 9:28

COURS N°8



12) La science signifie ici la science religieuse à savoir : « La science se rapportant à la Révélation qu’Allah fit à Son Messager comportant les preuves et les orientations dans le droit chemin. » C’est la science digne de louanges et d’éloges relative au Coran et à la sagesse révélée par Allah à Son Messager. Allah (Exalté soit-Il) dit : {…Dis : "Sont-ils égaux, ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ?" Seuls les doués d'intelligence se rappellent.} [Les Groupes, 9].
Le Prophète dit dans ce contexte :
« Allah instruit dans la religion quiconque à qui Il veut du bien. » (Hadith authentique rapporté par Al-Boukhari, 71, et Mouslim, 1037).
Il dit aussi :
« Les Prophètes n’ont pas laissé en héritage ni dinar (or), ni dirham (argent). Le seul héritage qu’ils lèguent est la science que quiconque prend aura acquis un gros lot. » (Hadith authentique rapporté dans Sahih al Jami’, 6297).
Cela va de soi que la science léguée par les Prophètes est la science religieuse. Nous ne nions pas toutefois l’intérêt et l’utilité des autres sciences. Mais ces dernières sont une lame à double tranchant : Elles sont bénéfiques et intéressantes quand elles renforcent la piété, soutiennent la religion et servent les hommes. A ce propos, l’un des docteurs de la Loi, dit que l’étude des sciences appliquées et l’apprentissage des divers métiers constituent une obligation collective, qui une fois remplie par une partie de la communauté, le reste en est dispensé. Cette opinion discutable fait l’objet d’une divergence.
Quoiqu’il en soit, la science louée dans les textes scripturaires est certes l’érudition se rapportant au Coran et à la sounnah du Prophète. Pour le reste, la règle général stipule que tout moyen réalisant un bienfait ou présentant un intérêt relève du bien, tout moyen engendrant un méfait relève du mal et tout moyen ne produisant aucun effet relève du gaspillage de temps et des futilités.

Les avantages de la science sont nombreux :


1) Allah élève le rang des savants dans les deux mondes. Dans l’au-delà, Il élève leur rang autant qu’ils auront prêché Allah et traduit cette science par leurs actes. Dans l’ici-bas, Il leur accorde un rang honorable parmi les humains à la mesure de ce qu’ils auront accompli. Allah (Exalté soit-Il) dit : {…Allah élèvera en degrés ceux d'entre vous qui auront cru et ceux qui auront reçu le savoir.} [La Discussion, 11].

2) Ce savoir est l’héritage légué par le Prophète tel qu’il nous le dit : « Les Prophètes n’ont pas laissé en héritage ni dinar (or), ni dirham (argent). Le seul héritage qu’ils lèguent est la science que quiconque prend aura acquis un gros lot. ».

3) Il assure à l’homme une rétribution continuelle même après sa mort. Le Prophète dit : « A la mort d’un homme, ses œuvres cessent à l’exception de trois (pour lesquelles il continue d’être rétribué) et qu’il aura laissées : une œuvre de bienfaisance permanente, un savoir utile ou un enfant pieux. » (Hadith authentique rapporté par Mouslim, 1631).

4) Le Prophète n’a recommandé la convoitise que lorsqu’elle a pour objet l’une des deux faveurs suivantes :
a) L’acquisition du Savoir et sa mise en œuvre.

b) La richesse consacrée au service de l’Islam.
D’après ‘Abdellah ibn Mas’oud, le Prophète dit :
« La convoitise est interdite sauf dans deux cas : celui de convoiter l’homme qui consacre la richesse qu’Allah lui a accordé à servir la Vérité et celui de l’homme qui emploie la sagesse qu’Allah lui a accordé pour juger et qui l’enseigne. » (Hadith authentique rapporté par Al-Boukhari, 73, et Mouslim, 816).

5) La science est une lumière qui éclaire l’homme et lui permet de savoir comment adorer son Seigneur et traiter autrui. Ainsi, sa vie sera réglée par le savoir et la clairvoyance inhérente.

6) Le savant est lui-même source de lumière qui guide les gens et les oriente dans les affaires de leur vie religieuse et temporelle. Célèbre, à ce propos, est l’histoire de l’homme Israélite qui ayant commis 99 meurtres, alla demander à un homme pieux (mais non savant) s’il y avait lieu pour lui de se repentir. Ce dernier trouvant le crime terrible, lui répondit que son repentir serait vain. Et l’israélite le tua, commettant ainsi son 100ème meurtre. Il alla ensuite trouver un savant pour s’enquérir auprès de lui de la possibilité de se repentir. Ce dernier lui expliqua que rien n’empêchait que son repentir fût recevable. Il lui indiqua d’aller s’installer dans un certain pays dont les habitants étaient pieux. En cours de route, l’homme mourut. Les anges de la grâce et ceux de la damnation se présentèrent simultanément pour cueillir son âme (…) Après l’intervention de la Providence, les premiers finirent par le prendre. Cette histoire donne à méditer sur la différence entre le savant et l’ignorant.


Ceci étant clair, il est impératif de définir à présent qui sont les vrais savant. En fait, ce sont les hommes de Dieu qui éduquent les gens et les instruisent à mettre en œuvre la Loi divine. Voilà ce qui distingue ces hommes de Dieu des pseudo savants qui empruntent l’apparence des premiers alors qu’ils ne le sont pas. Ils simulent leur apparence, leur attitude, leur propos, leurs actes, mais diffèrent d’eux dans le sincère dévouement envers les gens et la volonté de la Vérité. Le mieux qu’ils peuvent est de mêler le vrai au faux dans un discours orné d’expressions et de formules trompeuse pour donner l’apparence de Vérité, telle un mirage que l’homme assoiffé prend pour l’eau puis se rend compte qu’il n’en est rien une fois qu’il l’atteint. Il s’agit plutôt d’innovations hérétiques et de fourvoiements que les gens prennent pour érudition et savoir religieux, en considérant hérétique ou fou quiconque soutient le contraire.
Dans ce texte, l’autre semble faire allusion aux chefs de l’hérésie qui fourvoient les gens et imputent aux gens de la sounnah, l’orthodoxie musulmane, des accusations dont ils sont innocents, pour détourner les gens de se référer à eux. Or, cela est le legs des anciens injustes qui avaient démenti le message des Prophètes ainsi que le dit Allah (Exalté soit-Il) :
{Ainsi aucun Messager n'est venu à leurs prédécesseurs sans qu'ils n'aient dit : "C'est un magicien ou un possédé" !} [Qui éparpillent, 52]
{Est-ce qu'ils se sont transmis cette injonction ? Ils sont plutôt des gens transgresseurs.} [Qui éparpillent, 53].
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MessageSujet: Re: Explication de cheikh al outheimin   Jeu 15 Jan 2009 - 9:29

* LE CINQUIEME FONDEMENT *

* الأصل الخامس*




بَيَانُ الله سُبْحَانَهُ الأوْلِيَاء الله وَ تَفْرِيقه بَيْنَهُم و بَيْن المُتَشَبِهينَ بِهِمْ مِن أعْداء الله المُنَافِقِينَ و الفُجَّر, و يَكْفِي فِي هذا آيةٌ من سُورَة آلِ عِمْرَان و هي قوله :[ قُلْ إِن كُنتُمْ تُحِبُّونَ اللّهَ فَاتَّبِعُونِي يُحْبِبْكُمُ اللّهُ ] [31,آلِ عِمْرَان] الآية, و آية فِي سُورَةِ المَائِدَة و هي قوله :[ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُواْ مَن يَرْتَدَّ مِنكُمْ عَن دِينِهِ فَسَوْفَ يَأْتِي اللّهُ بِقَوْمٍ يُحِبُّهُمْ وَيُحِبُّونَهُ ] [المَائِدَة,54] الآية, و آية فِي يونَس و هي قوله :[ أَلا إِنَّ أَوْلِيَاء اللّهِ لاَ خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلاَ هُمْ يَحْزَنُونَ الَّذِينَ آمَنُواْ وَكَانُواْ يَتَّقُونَ ] [62-63,يونَس] ثُمَ صارَ الأمْر عِنْد أكْثَر مَن يَدَّعِي العِلْمَ و أنَّهُ مِنْ هُدَاةِ الخَلْقِ و حُفَّاظِ الشَّرْع إلى أنَّ الأوْلياءَ لابُدَّ فِيهِمْ مِنْ تَرْك اتِّبَاعِ الرُسُل و مَن تَبِعَهُمْ فَلَيْسَ مِنْهُمْ و لابُدَّ مِنْ تَركِ الجِهادِ فَمَنْ جَاهَدَ فَلَيْسَ مِنْهُم, و لابُدَّ مِنْ تَرْكِ الإيمَان و التَّقْوَى فَمَن تَعَهَّدَ بِالإيمَانِ و التَّقْوَى فَلَيْسَ مِنْهُمْ يَا رَبَّنَا نَسْألُكَ اعَفوَ و العَافِيَة إنَّك سَمِيعُ الدُّعَاءِ .


Allah caractérise clairement Ses Alliés ou bien-aimés et les distingues de Ses ennemis, hypocrites et pervers qui usurpent leur apparence par imposture.(13) Les quelques versets qui suivent en donnent une assez précise caractérisation. Ainsi donc, Allah (Exalté soit-Il) dit dans la sourate la Famille d’Imran : {Dis : "Si vous aimez vraiment Dieu, suivez-moi, Dieu vous aimera} [‘Ali Imran, 31] ; Dans la sourate La Table servie : { Ô les croyants ! Quiconque parmi vous apostasie de sa religion... Dieu va faire venir un peuple qu'Il aime et qui L'aime} [La Table servie, 54] Et dans la sourate Jonas : {En vérité, les bien-aimés de Dieu seront à l'abri de toute crainte, et ils ne seront point affligés, Ceux qui croient et qui craignent [Dieu].} [Younous, 62-63] (14)
Il est advenu par la suite, d’après la plupart de ceux qui se prétendent les tenants du savoir, les guides des hommes et les protecteurs de la Loi divine, que les bien-aimés d’Allah doivent nécessairement ne pas suivre l’exemple des Messager car quiconque suit leur exemple ne saurait faire partie des bien-aimés d’Allah ; Ils ne doivent obligatoirement pas pratiquer la lutte pour la cause d’Allah (le Djihad) car quiconque le fait n’en fait pas partie. Ils ne doivent également s’écarter de la foi et de la piété car quiconque persévère dans la foi et la piété n’en fait pas partie. Seigneur ! Nous implorons Ton pardon et Ta protection ! Toi qui entends bien l’invocation ! (15)

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COURS N°9




13) Les alliés ou bien-aimés d’Allah (Exalté soit-Il) sont ceux qui ont la foi en Lui, Le craignent et suivent droitement la religion qu’Il leur a instituée, tels qu’Il les qualifie dans le saint Coran : {En vérité, les bien-aimés de Dieu seront à l'abri de toute crainte, et ils ne seront point affligés, ceux qui croient et qui craignent [Allah].} [Younous, 62-63].
Ainsi, n’est pas bien-aimé, protégé ou allié d’Allah quiconque le prétend, sinon n’importe qui aurait pu se prétendre tel. Le critère qui confirme et justifie la prétention d’être l’un des favoris ou bien-aimés d’Allah est l’œuvre. Quand l’œuvre est fondé sur la foi et la piété, ladite prétention est justifiée, sinon non. Par ailleurs cette prétention est une marque de vanité et d’outrecuidance en contradiction avec la piété et la dévotion à Allah (à Lui la puissance et la majesté) qui enjoint dans ce verset :
{Ne vantez pas vous-mêmes votre pureté; c'est Lui qui connaît mieux ceux qui [Le] craignent.} [L’étoile, 32].
Se réclamer être des favoris d’Allah révèle une fatuité insolente qui constitue un péché réprouvé d’Allah car en contradiction avec la piété. Les bien-aimés d’Allah ne sauraient tirer vanité et s’enorgueillir d’un tel mérite. Ils croient plutôt en Allah et le craignent et accomplissent parfaitement les actes de piété qu’ils Lui vouent. Ils n’usent pas de cette prétention pour fourvoyer les gens et les éloigner du chemin d’Allah. Eux qui se disent tantôt (asyâd pluriel de sayyid) maîtres favoris d’Allah (awliyâ’) sont, après examen minucieux de leur réalité, les plus éloignés de ce qu’ils se réclament être. Je conseille donc mes frères musulmans de ne pas se laisser fourvoyer par n’importe quel prétendu bien-aimé d’Allah avant de s’assurer qu’il recèle parfaitement les qualités des bien-aimés d’Allah mentionnées dans les textes scripturaires.



14) L’auteur (qu’Allah lui accorde Sa miséricorde) indique ensuite les signes de l’amour et de l’attachement à Allah à travers la citation de quelques versets :
Premier verset : Allah (Exalter soit-Il) dit : {Dis : "Si vous aimez vraiment Dieu, suivez-moi, Dieu vous aimera…} [La Famille d’Imran, 31]. Ce verset est appelé verset de l’épreuve ou de l’examen car il fut révélé à l’occasion de la prétention de l’amour d’Allah par certains gens. Aussi, quiconque prétend l’amour d’Allah (Exalter soit-Il), doit être soumis à l’examen de ses œuvres. S’il s’avère suivre la sounnah du Prophète, il sera jugé sincère, sinon ce sera un imposteur.

Deuxième verset : Allah (Exalter soit-Il) dit : {Ô les croyants ! Quiconque parmi vous apostasie de sa religion... Dieu va faire venir un peuple qu'Il aime et qui L'aime, modeste envers les croyants et fier et puissant envers les mécréants, qui luttent dans le sentier de Dieu, ne craignant le blâme d'aucun blâmeur. Telle est la grâce de Dieu. Il la donne à qui Il veut. Dieu est Immense et Omniscient. Vous n'avez d'autres alliés que Dieu, Son messager, et les croyants qui accomplissent la Salat, s'acquittent de la Zakat, et s'inclinent (devant Dieu).} [La Table servie, 54-55]. Les deux versets comportent des qualifications qui sont les signes de l’amour d’Allah et de ses effets ou fruits :
1ère qualité : La modestie envers les croyants, ce qui implique qu’ils ne les attaquent pas, qu’ils ne prennent pas parti contre eux et qu’ils ne les repoussent pas.
2ème qualité : La fierté et la suprématie sur les mécréants : c’est-à-dire qu’ils les dominent et s’imposent devant eux.
3ème qualité : Ils luttent pour la cause d’Allah, notamment dans le combat contre les ennemis d’Allah pour la gloire et la vérité établie par Allah.
4ème qualité : Ils ne craignent aucun reproche d’où qu’il vienne tant qu’ils oeuvrent pour la cause d’Allah. Tous les reproches qui leur sont adressés à cause de leur attachement à la foi ne les en détournent pas serait-ce d’un degré minime.


Troisième verset : Celui où Allah (Exalter soit-Il) dit dans la sourate Younous : {En vérité, les bien-aimés de Dieu seront à l'abri de toute crainte, et ils ne seront point affligés, ceux qui croient et qui craignent [Allah].} [Younous, 62-63]. Allah (Exalter soit-Il) y montre justement que Ses bien-aimés sont ceux qui recèlent des deux qualités de la foi et de la piété, la foi étant la conviction intime siégeant dans le cœur, alors que la piété en est la traduction par les actes extérieurs manifestes accomplis au moyen du corps. D’où, quiconque prétend l’amour d’Allah sans receler effectivement ces deux qualités est un pur imposteur.
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Oum Mouqbil
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MessageSujet: Re: Explication de cheikh al outheimin   Jeu 15 Jan 2009 - 9:30

COURS N°10



15) L’auteur (qu’Allah le couvre de Sa miséricorde) explique ensuite que les vérités sont désormais inversées chez la plupart des pseudo savants en matière de religion qui prétendent être des guides spirituels pour les gens et les protecteurs de la Loi divine. Ceux-ci considèrent bien-aimé d’Allah, une personne qui ne suit pas le message des prophètes, ne luttent pas pour la cause d’Allah et ne croient en Lui et ne Le craint pas.

Il convient de citer ici un extrait de l’épître de Cheikh al Islam ibn Taymiyya intitulée : « Al-furqân bayn awliyâ’ ar-rahmân wa awliyâ’ ach-chaytân » ou « Le critère de distinction entre les alliés du Miséricordieux et les alliés du démon » que voici :
« Allah (Exalter soit-Il) a montré dans le Coran et la sounnah du Prophète qu’Il a des alliés ou favoris parmi les humains, de même que le démon en a. Il montra, par ailleurs, la différence entre les alliés du Miséricordieux et les alliés du démon en décrivant Ses alliés comme suit : {En vérité, les bien-aimés de Dieu seront à l'abri de toute crainte, et ils ne seront point affligés, ceux qui croient et qui craignent [Dieu]. Il y a pour eux une bonne annonce dans la vie d'ici-bas tout comme dans la vie ultime. - Il n'y aura pas de changement aux paroles de Dieu -. Voilà l'énorme succès !} [Younous, 62-64]. Comme Il mentionna les alliés du démon en disant : {Lorsque tu lis le Coran, demande la protection de Dieu contre le Diable banni. Il n'a aucun pouvoir sur ceux qui croient et qui placent leur confiance en leur Seigneur. Il n'a de pouvoir que sur ceux qui le prennent pour allié et qui deviennent associateurs à cause de lui.} [Les Abeilles, 98-100]. »

Ainsi faut-il distinguer entre les deux sur la base des critères de distinction établis par Allah et Son Messager. Les alliés d’Allah sont donc les croyants, pieux, qui Lui sont dévoués, qui aiment ce qu’Il aime et haïssent ce qu’Il hait, qui agréent ce qu’Il agrée et réprouvent ce qu’Il réprouve, qui ordonnent ce qu’Il ordonne et interdisent ce qu’Il interdit, qui donnent à ceux qu’Il aime qu’on leur donne et privent ceux qu’Il aime qu’on prive… Nul saurait être un bien-aimé d’Allah que s’il croit en Lui et à ses enseignements auxquels il adhèrent aussi bien intérieurement par sa conviction intime qu’extérieurement par les propos et les actes manifestes.
Quiconque prétend jouir de l’amour d’Allah et sa protection sans suivre l’enseignement du Prophète ne saurait faire partie des bien-aimés d’Allah. Voire, quiconque agit ou se comporte contrairement à ses enseignements est un ennemi d’Allah et fait manifestement partie des alliés du démon. Allah (Exalté soit-Il) dit à ce propos :
{Dis : "Si vous aimez vraiment Dieu, suivez-moi, Dieu vous aimera…} [La Famille d’Imran, 31].

Les gens se classent dans la hiérarchie des alliés ou bien-aimés d’Allah selon le degré de leur foi et de leur piété. De même qu’Ils se classent à l’inverse en degré sur l’échelle des ennemis d’Allah selon le degré de leur impiété et de leur hypocrisie.
Les alliés d’Allah se distinguent en deux rangs : Les rapprochés privilégiés et les gens modérés du droit côté, mentionnés dans plusieurs endroits du saint coran tels qu’au début et à la fin de la sourate l’Evènement (versets 8-40, 88-91) dans la sourate de L’Homme, Les Fraudeurs, Le Créateur ou Les Anges, etc. Le Paradis comporte des rangs dont les degrés varient énormément. De même, les croyants et pieux alliés d’Allah occuperont ces rangs selon les degrés respectifs de leur foi et de leur piété.

Celui qui ne se rapproche pas d’Allah par l’accomplissement des bonnes actions et l’abstention des mauvaises ne saurait être du nombre des bien-aimés d’Allah et personne ne le doit le considérer tel, notamment qu’on se fonde ce jugement sur quelque gnose ou sur quelque comportement irrationnel… Il n’est pas loisible de se contenter d’une telle preuve pour juger qu’un individu est un bien-aimé d’Allah, même si rien à notre connaissance n’empêche qu’il le soit réellement. Qu’en est-il alors si l’individu en question est connu pour ses actes en contradiction avec ce titre ?! Comme au cas où l’on sait que cet individu ne croit pas en l’obligation de suivre l’enseignement du Prophète aussi bien intérieurement qu’extérieurement, ou qu’il croit qu’on suit plutôt la Loi apparente sans réalité intérieure ou qu’il croit que les bien-aimés d’Allah possèdent une voie qui mène vers Allah autre que la voie des prophètes. Partant, quand quelqu’un prétend cette sainteté alors qu’il n’accomplit pas les prescriptions divines ni ne s’abstient des interdits, voire il agit contrairement à la Loi, nul ne doit attester de sa sainteté. Par ailleurs, les bien-aimés d’Allah ne se distinguent manifestement en rien des gens ordinaires dans la vie courante. Ils ne sont pas nécessairement infaillibles ni impeccables. Il se peut même qu’ils ignorent certaines choses relatives à la Loi canonique et peuvent avoir des lacunes ou se fourvoyer sur quelques questions religieuses. L’erreur étant possible de la part d’un saint homme, les gens ne sont pas tenus de croire à tout ce qu’il déclare. Ainsi, évitera-t-on de le hisser au rang de prophète. Il faut, au contraire, juger tout ce qui émane de sa part en référence aux enseignements du Prophète. On admettra alors ce qui concordera avec lesdits enseignements et l’on rejettera ce qu’y sera en contradiction. Quand on ne peut trancher s’il s’agit d’un cas de concordance ou de contradiction, on s’abstient de prendre parti de façon arbitraire. Les attitudes des gens sur le question les départagent en trois catégories, dont deux extrêmes et une intermédiaire :


La première catégorie est celle des adeptes de la sainteté d’un homme qui adhèrent absolument à sa gnose et s’en remettent entièrement à lui en ce qui concerne ses actes.

La deuxième catégorie : extrême apposée de la première, comprend les sceptiques qui nient totalement la sainteté de l’homme dont ils constatent des propos ou des actes non concordants avec la Loi canonique. Et ce, même si les propos ou les actes de cet homme résultent d’une réflexion personnelle sur la base des textes (ijtihad) quoique erronée.

La troisième catégorie, enfin, en est la meilleure vu sa position modérée et de juste milieu. Cette attitude consiste à ne considérer le prétendu saint ni impeccable et infaillible d’un côté, ni pécheur s’il commet une erreur de jugement. Ainsi, on ne doit pas admettre tout ce qu’il affirme comme l’on doit éviter de le juger impie ou pervers s’il émet une opinion originale qui s’avère erronée (partant d’une interprétation personnelle des textes). En règle générale, on est tenu de suivre les enseignements prêchés par le Prophète sur ordre d’Allah.
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MessageSujet: Re: Explication de cheikh al outheimin   Jeu 15 Jan 2009 - 9:31

COURS N°11



Suite ...

Les ancienx pieux et les grands docteurs de la communauté s’accordent que les affirmations de toute personne peuvetn être relativement adoptées ou rejetées excepté celles du Prophète. C’est ce qui fait, entre autres, la différence entre les prophètes et le reste des gens. Ainsi, il est obligatoire de croire à tout ce que les Prophète rapportent d’après Allah (à Lui la puissance et la majesté), comme il est obligatoire de se soumettre à tous leurs commandements. Contrairement aux hommes saints dont les commandements n’exigent pas nécessairement obéissance de façon absolue. Il n’est pas obligatoire non plus de croire à tout ce qu’ils rapportent. Leur commandements et leurs affirmations doivent plutôt être confrontés au saint Coran et à a sounnah pour en accepter ce qui concorde et rejeter ce qui diverge.

Quand il s’agit vraiment d’un homme saint qui aura élaboré une opinion personnelle sur une certaine question et dont l’erreur sera ainsi excusable, il aura quand même un rétribution pour son ijtihad. Mais s’il émet une opinion contraire au Coran et à la sounnah, il sera fautif et sa faute sera toutefois pardonnable s’il aura craint Allah autant qu’il le pouvait.
Cela s’inscrit dans le cadre susmentionné de l’obligation pour les hommes saints de s’en tenir au Coran et à la sounnah. Nul d’entre eux n’est donc impeccable, et de là il ne leur est as loisible de suivre ce qui se présente à eux intérieurement quitte à faire fi du Coran et de la sounnah. Cela fait l’objet d’un accord des hommes saints eux-mêmes. Quiconque agit contrairement à ces principes ne peut faire partie des hommes saints qu’Allah recommande de suivre et ne peut plutôt être qu’impie ou extrêmement ignorant.

Beaucoup de gens se fourvoient sur ce sujet croyant qu’untel est un homme saint dont il faut admettre sans réserve tout ce qui émane de lui comme propos ou actes même s’il se trouve en contradiction avec le Coran et la sounnah ainsi que les préceptes prêchés par le Prophète sur ordre d’Allah, sachant qu’il est divinement prescrit à tout l’humanité de croire aux dires rapportés par le Messager d’Allah et de se soumettre à ses commandements. L’enseignement du Messager d’Allah est ainsi institué par Allah comme critère de distinction entre ses alliés et ses ennemis, entre les élus du Paradis et les réprouvés de l’Enfer, entre les bienheureux et les damnés. Quiconque le suit fera partie des pieux alliés d’Allah, victorieux soldats et vertueux serviteurs. Quiconque, par contre, ne le suit pas sera du nombre des ennemis d’Allah et perdants criminels. La contradiction avec l’enseignement du Prophète pour être en concordance avec le prétendu saint conduit en fin de compte à l’impiété et l’hypocrisie.
Nombreux sont les gens qui deviennent adeptes d’un prétendu homme saint pour la simple raison qu’il dévoile des vérités cachées ou réalise des choses surnaturelles. Mais tout cela ne prouve en rien sa sainteté. Surtout que selon l’accord unanime des hommes saints ou alliés d’Allah, on ne doit pas se laisser impressionner par quelqu’un qui volerait dans les airs ou marcherait sur l’eau avant de s’assurer qu’il se conforme aux enseignements du Prophète et qu’il respecte ses commandements et interdits. Les prodiges des saints dépassent en réalité la simple production de ce genre de phénomènes extraordinaires ou surnaturels qui peuvent également être réalisés par des ennemis d’Allah y compris, des impies, des associationnistes, des gens dotés des Ecritures, des hypocrites, des hérétiques et des démons. D’où, la réalisation de tels phénomènes surnaturels ne constitue pas un critère permettant de juger de la sainteté d’une personne. Les saints, bien-aimés ou alliés d’Allah se reconnaissent plutôt à leur qualités, à leurs actes et leurs états indiqués dans le Coran et la sounnah, à la lumière de la foi et du Coran dont ils rayonnent, ainsi qu’à la réalité de la foi intérieure et à l’observance extérieure des lois islamiques.
Ceci dit, les anciens, les docteurs et l’ensemble des hommes saints de la communauté s’accordent que les prophètes dépassent en mérite les saints qui ne sont pas prophètes. Allah (Exalté soit-Il) classe ses bienheureux serviteurs qui jouissent de Sa grâce en quatre rangs en disant :
{Quiconque obéit à Dieu et au Messager... ceux-là seront avec ceux que Dieu a comblés de Ses bienfaits : les prophètes, les véridiques, les martyrs, et les vertueux. Et quels compagnons que ceux-là !} [Les Femmes, 69].

Allah (Exalté soit-Il) gratifie ses pieux alliés, par ailleurs, de prodiges (karâmât). Les prodiges ont accordés aux meilleurs d’entre eux en tant que preuve consolidant la foi ou bien en réponses à un besoin de la communauté à l’instar des miracles du Prophètes. Or, les prodiges des saints ne se produisent que grâce à la conformation à l’enseignement du Prophète et, pour ainsi dire, ils découlent des miracles du Prophète.
Il faut savoir aussi que ces prodiges viennent en réponse à une nécessité éprouvée par le saint selon le cas. Si ce dernier en a besoin pour renforcer la foi, Allah lui en accorde pour satisfaire ce besoin et répondre à cette nécessité. Un plus saint que lui s’en passe en vertu de la supériorité de son degré de sainteté et non pas parce qu’il est moins saint. Aussi, ces prodiges ont-ils été plus fréquent à l’époque des Epigones qu’à l’époque de leurs prédécesseurs, les Compagnons. Toutefois cela diffère du cas des prodiges réalisés pas des saints en vue de guider les gens dans le droit chemin et de répondre à leur besoin, car dans ce cas, le degré de sainteté est beaucoup plus élevé.
On remarque généralement trois attitudes concernant les prodiges et la production de phénomènes surnaturels :


La première attitude nie la possibilité des prodiges réalisés par des gens en dehors des prophètes. L’individu de cette catégorie peut croire au principe en général en niant les prodiges attribués à des gens qu’il ne considère pas du nombre des saints.

La deuxième catégorie de gens, selon eux, quiconque réalise un prodige est un saint bien-aimé d’Allah.
Ces deux attitudes sont toutes les deux fausses. En effet, ces derniers affirment que les infidèles et les gens des Ecritures possèdent des alliés qui les soutiennent lors des combats contre les musulmans et qui sont des alliés d’Allah. Les autres nient, quant à eux, que ceux-ci puissent avoir des prodiges.


La troisième attitude en est la plus juste, à savoir qu’ils possèdent des alliés de leur genre et non pas des alliés d’Allah (à Lui la puissance et la majesté).

Nous nous restreindrons à cela que nous jugeons suffisant. Pour celui qui cherche à savoir plus, il n’a qu’à se référer à la source. Et qu’Allah nous assiste.

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MessageSujet: Re: Explication de cheikh al outheimin   Jeu 15 Jan 2009 - 9:32

* LE SIXIEME FONDEMENT *

* الأَصْلُ السادس *



رَدُّ الشُّبْهَة الَّتِي وَ ضَعَهَا الشَّيْطَانُ فِي تَرْكِ القُرْآن وَ السُّنَّة وَ إتِّبَاع الآرَاءِ وَ الأهْوَاءِ المُتَفَرِّقَة, المُخْتَلِفَة وَ هِيَ أنَّ القُرْآنَ وَ السُّنَّةَ لا يِعْرفُهُمَا إلا المُجْتَهِد المُطْلَق, وَ المُجْتَهِدُ هُوَ المَوْصُوفِ بِكَذَا وَ كَذا أوْصَافاً لعَلَّهَا لا تُوجَد تامَّة فِي أبي بكر وَ عمر, فَإْن لَمْ يَكُن الإنْسان كَذَلِكَ فَلْيَعْرِض عَنْهما فَرْضاً حَتْماً لا شَكَّ وَ لا أشَكال فِيه, وَ مَنْ طَلَبَ الهُدَى مِنْهما فَهُو إمَّا زِنْدِيق, وَ إمَّا مَجْنُون لِأجلِ صُعُوبَة فَهْمِهِما, فَسُبْحَانَ الله وَ بِحَمْدِه كَمْ بَيَّنَ الله سُبْحَانَهُ شَرْعاً وَ قَدراً, خَلقاً وَ أمراً فِي رَدِّ هَذِهِ الشُّنْهة المَلَعُونَة مِنْ وُجُوه شَتَّى بَلَغَت إلى حَدِّ الضَّرُوريات العَامَة و لَكِنَّ أكْثَرَ النَّاسِ لا يَعْلَمُون :[ لَقَدْ حَقَّ الْقَوْلُ عَلَى أَكْثَرِهِمْ فَهُمْ لَا يُؤْمِنُونَإِنَّا جَعَلْنَا فِي أَعْنَاقِهِمْ أَغْلاَلاً فَهِيَ إِلَى الأَذْقَانِ فَهُم مُّقْمَحُونَوَجَعَلْنَا مِن بَيْنِ أَيْدِيهِمْ سَدّاً وَمِنْ خَلْفِهِمْ سَدّاً فَأَغْشَيْنَاهُمْ فَهُمْ لاَ يُبْصِرُونَ وَسَوَاء عَلَيْهِمْ أَأَنذَرْتَهُمْ أَمْ لَمْ تُنذِرْهُمْ لاَ يُؤْمِنُونَإِنَّمَا تُنذِرُ مَنِ اتَّبَعَ الذِّكْرَ وَخَشِيَ الرَّحْمَن بِالْغَيْبِ فَبَشِّرْهُ بِمَغْفِرَةٍ وَأَجْرٍ كَرِيمٍ ] [7-11,يس ] آخِرَة وَ الحَمْدُ الله رَبِّ العَالَمِين وَ صَلَّى الله على سيدنَا محمد و على آله و صحبه و سَلَّم تسليماً كَثِيراً إلى يَوْمِ الدِّين


Réfutation du fourvoiement établi par le démon pour mener à abandonner le Coran et la sounna et suivre les opinions diverses et divergentes, suggérées par les passions. Cette mystification établit que le Coran et la sounna ne peuvent être compris avec maîtrise que par un jurisconsulte complet (mujtahid mutlaq) qui doit receler telle et telle qualité que même Abou Bakr et ‘Oumar ne recèleraient pas entièrement. L’homme qui ne remplit pas ces conditions requises, doit donc obligatoirement et incontestablement s’abstenir de chercher à tirer enseignement du Coran et de la Sounna. Quiconque cherche à s’en éclairer sera soit hérétique, soit fou vu la difficulté de les comprendre.
Gloire et louange à Allah qui a donné tant de preuves scripturaire et rationnelles qui réfutent cette maudite mystification sur différents plans à telle enseigne que ces preuves constituent des principes généraux nécessairement connus. Seulement, la plupart des gens ne savent pas la vérité :
{En effet, la Parole contre la plupart d'entre eux s'est réalisée : ils ne croiront donc pas. Nous mettrons des carcans à leurs cous, et il y en aura jusqu'aux mentons : et voilà qu'ils iront têtes dressées et Nous mettrons une barrière devant eux et une barrière derrière eux; Nous les recouvrirons d'un voile : et voilà qu'ils ne pourront rien voir. Cela leur est égal que tu les avertisses et que tu ne les avertisses pas : ils ne croiront jamais. Tu avertis seulement celui qui suit le Rappel (le Coran), et craint le Tout Miséricordieux, malgré qu'il ne Le voit pas. Annonce-lui un pardon et une récompense généreuse.}[Ya-Sin, 7-11] (16)

Nous parvenons ainsi à la fin de cette épître. Louange à Allah, Seigneur des univers et grâce et salut à notre maître Mouhammed ainsi qu’à sa famille et ses compagnons jusqu’au jour de la résurrection.

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MessageSujet: Re: Explication de cheikh al outheimin   Jeu 15 Jan 2009 - 9:33

COURS N° 12



16) L’Ijtihad signifie en arabe, l’effort (juhd) déployé pour réaliser quelque chose de difficile. En terminologie juridique, il signifie f’effort intellectuel employé pour l’élaboration d’une décision juridique.

Les conditions requises pour l’Ijtihad :
1) La connaissance des preuves scripturaires nécessaires pour l’élaboration de la décision juridique, telles que les versets coraniques et les hadiths du Prophète relatifs aux questions juridiques.
2) La connaissance des critères déterminant le degré d’authenticité du hadith tels que l’isnâd ou chaîne des transmetteurs, les biographies critiques de ces personnes, etc.
3) La connaissance des textes abrogés et des textes abrogeants et des questions faisant l’objet du consensus de la communauté islamique représentée par ses docteurs (ijmâ’) afin d’éviter de fonder une décision sur la base d’un texte abrogé ou contraire au consensus.
4) Connaître les preuves d’adaptation des décisions juridiques telles que les preuves restrictives, spécifiques ou particulières et similaires afin d’éviter d’émettre des décision en contradiction avec ces principes.
5) La connaissance linguistique et des sources du Droit (Oussoul al-Fiqh) qui se rapporte aux significations et connotations des termes telles que : le général et le particulier, l’absolu et le restrictif, le sommaire et le détaillé, etc. afin d’élaborer les décisions conformément auxdites significations connotatives des termes.
6) Avoir l’aptitude et la compétence nécessaire à la déduction des décisions à partir des preuves relatives.

L’ijtihad peut être partiel et ne concerner qu’un seul chapitre ou une seule question de Droit. L’essentiel est que le jurisconsulte s’applique avec effort scientifique sérieux à déterminer la vérité pour ensuite fonder sa décision sur la conviction qu’il aura constituée sur la question. Si la décision qu’il émet à la fin est correct il aura une double rétribution divine ; l’une pour son effort et son application et l’autre pour la justesse de son jugement car cette justesse contribue à renforcer la vérité et à la mettre en œuvre. Si sa décision s’avère, au contraire, erroné, il aura quand même une rétribution unique de la part d’Allah et son erreur sera pardonnable. Et ce conformément au hadith où le Prophète dit :
« Quand un gouvernant émet une décision sur la base d’une réflexion personnelle il aura une double récompense (divine) si sa décision est correcte, et une seule récompense si sa décision est erronée. » (Hadith authentique rapporté par Al Boukhari, 7352, et Mouslim, 1716). S’il n’arrive pas à élaborer un décision, il lui incombera de s’abstenir. Il lui sera alors loisible d’adopter une décision établie (Taqlîd = littér. Imitation qui signifie conformisme) ainsi que l’exige la situation en vertu du verset où Allah (Exalté soit-Il) dit : {Demandez donc aux gens du rappel si vous ne savez pas.} [Les Abeilles, 43].
C’est pourquoi Cheikh al Islam ibn Taymiyya (qu’Allah le couvre de Sa miséricorde) dit : « Le conformisme en matière de Droit est comparable à la consommation de la viande provenant d’une bête crevée. Ainsi, en cas de possibilité de trouver par soi-même la preuve scripturaire fondant la décision juridique, le conformisme est interdit. »
Ibn al Qayyim (qu’Allah le couvre de Sa miséricorde) dit dans sa Nûniyya : « La science c’est découvrir la vérité par la preuve. Cela prévaut et de loin sur le conformisme. »


Le conformisme est justifié en deux cas :
Premier cas : Quand il s’agit d’un individu du commun incapable de connaître la décision juridique par lui-même, le confomisme est obligatoire en vertu du verset : {Demandez donc aux gens du rappel si vous ne savez pas.} [Les Abeilles, 43]. Cet individu devra alors imiter le juriste qui est le meilleur sur le plan du savoir et de la piété. En cas d’égalité entre deux juristes, il aura le choix d’opter pour l’un d’entre eux.
Second cas : Quand le jurisconsulte (mujtahid) est confronté à une situation d’urgence qui ne lui donne pas le temps nécessaire pour l’élaboration d’une décision juridique sur la question, il lui est loisible de se conformer à une opinion établie.


Les deux genres de conformismes : absolu et spécifique.
Le conformisme absolu : Il s’agit de se conformer à une école déterminée en adoptant toutes les mesures de facilités ainsi que toutes les obligations dans l’ensemble des questions religieuses. Les oulamas divergent cependant sur ce type de conformisme. Certains affirment qu’il est obligatoire vu l’impossibilité de l’ijtihad dans les dernières époques. D’autres l’interdisent catégoriquement parce qu’il comporte un engagement absolu de suivre quelqu’un d’autre que le Prophète. Le Cheikh al Islam ibn Taymiyya (qu’Allah le couvre de Sa miséricorde) dit à ce propos : « Affirmer l’obligation de se conformer à tous les commandements et interdictions de quelqu’un d’autre que le Prophète est contraire au consensus, et même l’affirmation de la licéité de ce conformisme est contestable. »
Le conformisme spécifique : Il s’agit dans ce cas d’adopter une opinion précise sur une question précise. Ce conformisme est loisible en cas d’impossibilité de connaître la vérité par soi-même au moyen de l’ijtihad, que cette impossibilité soit due à une réelle inaptitude, ou qu’elle soit due à la grande difficulté requise malgré l’aptitude.


Ainsi s’achève L’épître sur les six principes fondamentaux. Nous implorons Allah (Exalté soit-Il) d’accorder une excellente rétribution à son auteur, et de réunir avec lui dans la Demeure du salut éternel. Allah est certes Munificent et généreux. Louang à Allah, Seigneur des univers et bénédictions et salut à notre Prophète Mouhammed.

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